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Tout ce qui a été posté par DEFA550
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On peut être factuel et pondre un truc sans queue ni tête. Et je ne parle pas du bonhomme mais bien de son article. Au minimum il est brouillon, voir bâclé, partant du sujet du prix unitaire pour dériver rapidement sur le coût global. Ca me semble confirmer ton point de vue, ton "je le trouvais pas mal" impliquant que ce n'est plus le cas aujourd'hui. Ou alors tu pensais "je l'ai trouvé pas mal", auquel cas ce que je dis apporte une contradiction. Choisi ton camp.
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"(...)Des données devront ainsi être échangées dans tous les domaines (...)" Admettons. Mais est-ce qu'elles pourront l'être ?
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Pourtant il se décrédibilise en appuyant son propos sur des amalgames malvenus. Le prix de l'avion à sa sortie d'usine c'est le ... prix de l'avion à sa sortie d'usine. Le lot initial de pièces de rechange n'y change rien, pas plus que le prix des simulateurs ou le contrat ALIS. En revanche, mais ce n'est pas le sujet, ça augmente inévitablement le montant du contrat initial. Les modifications visant à corriger les défauts connus font partie des coûts MCO (exploitation, coût à l'heure de vol) et non du prix de l'avion. Quant aux coûts de développement, ils ne sont pas supportés par les clients étrangers qui ne sont pas partenaires du programme. In fine, ça ressemble à un article "à charge" qui fait feu de tout bois pour critiquer l'appareil mais la plupart des arguments utilisés, aussi valables soient-ils dans un autre contexte, sont ici hors sujet. Ou alors le sujet n'est pas celui introduit dans les 3 premiers paragraphes, ce qui serait encore pire.
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L'affaire n'est pas tranchée, mais mon curseur bayésien est bel et bien parti du côté obscur. J'hésite encore entre le troll intentionnel, le troll accidentel et le troll naturel.
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Un papier (un peu orienté mais néanmoins factuel) sur l'historique de l'acquisition des F-22, avec un éclairage sur les réductions successives. Je ne sais plus où le sujet a refait surface récemment, donc je le colle ici. https://apps.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a567480.pdf
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Il faut juste du papier pour imprimer quelques euros. C'est pas comme ça qu'il font de l'autre côté de l'Atlantique ?
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Le débit de la production a davantage d'effet sur le prix unitaire que la quantité fabriquée. Quand tu en sors 10 par mois au lieu de 10 par an, les coûts de l'outil de production ne sont pas tout à fait répartis pareil.
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C'est ... un résumé. Le paramètre primaire, c'est une violation de la loi Nunn Mc-Curdy et la poursuite du programme malgré tout sous prétexte de sécurité nationale. Si ça a permis d'aller jusqu'à la production au lieu de stopper le programme à un stade embryonnaire, l'effet secondaire est que ce prétexte est de moins en moins justifié au fur et à mesure que la quantité augmente ; Il y a une plus-value à obtenir des moyens plutôt que de devoir s'en passer, mais avoir ces moyens en abondance n'apporte pas grand chose de plus. Il est donc fatalement arrivé un moment où le rapport coût/efficacité a tranché la question. PS: Je me suis replongé rapidement dans l'historique du truc pour dater les baisses d'objectif. La descente depuis les 750 exemplaires initialement prévus a commencé dès 1996. En 1997 on était déjà sur une cible de 339, réduite à 277 en 2003 puis 183 en 2004 pour remonter à 187 en 2008.
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"On", c'est un con comme dit le proverbe. Et à juste titre ici puisque les arguments mis en avant sont très largement discutables. Primo, baser sa réflexion sur des appels d'offre revient à comparer une chaise en paille avec un satellite. Les rapports parlementaires comparent peut-être des choux et des carottes (ce qui reste à prouver), il n'en demeure pas moins qu'ils s'appuient sur des données publiques officielles qui peuvent être recoupées, et l'ont été ici même par le passé. Secondo, le volume de production n'est pas un argument en soit. Produire un avion dans 600 usines mène au même résultat que d'en produire 600 dans la même usine puisque ça fait bien 600 avions au final. Mais dire que ça coûte la même chose est un peu ... déraisonnable. Enfin, un peu... beaucoup. Tertio, le coût de développement à été grosso modo équivalent dans le sens ou les anglais ont payé autant que nous, les allemands aussi, les italiens et les espagnols un peu moins mais pas loin. Si on fait l'addition les coûts de développement du Typhoon sont au moins 3 fois supérieurs à ceux du Rafale. Non franchement, des fois il vaut mieux ne rien dire du tout plutôt que de se fourvoyer en étalant une telle quantité de poncifs fallacieux en si peu de phrases.
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Hmmm... d'accord... Donc on va se focaliser sur le problème des coopérations avec les allemands, et écarter d'emblée celles qui ont plus de 20 ans pour ne pas voir l'Alphajet ou le Transall. Hmmm... D'accord... Donc on va se focaliser sur le problème des coopérations avec les allemands, pas trop anciennes, et dont les coûts ont été équitablement répartis. En fait non, on va faire encore plus simple. L'idée c'est juste de dire que vous avez raison parce que l'empilement infini d'exceptions mène inévitablement à cette conclusion. Qu'il en soit donc ainsi, fin du débat.
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Ce n'est pas une question de date, mais une question de méthode. Tu ne sauves pas le F-22 en faisant autre chose qu'un F-22. Par ailleurs le prix unitaire n'est pas le seul paramètre de la décision d'arrêt du programme.
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L'exemple du Neuron démontre qu'il est possible de partager les coûts sans faire exploser l'addition. La théorie de la coopération est bonne et l'argument d'autorité (selon toi) est donc recevable. S'il y a un problème c'est dans la mise en pratique qu'il faut le chercher. Voilà la base d'une approche scientifique du problème, en mode analyse systémique.
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Heu... D'abord un avion n'est pas un jeu de Lego avec lequel il suffit de prendre des trucs ici ou là pour torcher l'affaire en 3 minutes. Ensuite si le F-22 est comme il est, c'est bien parce qu'il ne devait pas être fait autrement ce qui ruine l'argument du F-22-au-rabais-qui-coute-quand-même-plus-cher-qu'un-F-15-mais-ne-fait-guère-plus, enfin un redesign partiel signifie qu'il s'agit de produire un autre avion, ce qui ne résout en rien le problème du F-22 mais en crée un nouveau (celui du F-22-au-rabais-etc). Franchement, l'approche manque de sérieux...
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Alors si on veut vraiment être précis, cette assertion est absolument fausse. Le cas Eurofighter démontre seulement qu'une gabegie est possible, pas qu'elle est systématique. Et comme le postulat de départ est foireux, la démonstration qui suit l'est aussi.
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Et wiki re-écrit l'histoire d'une autre manière. La réalité est celle-ci : En 1981, Rolls Royce n'a absolument rien dans ses cartons. L'étude de son démonstrateur XG-40 ne sera lancé qu'en 1984 sur la base d'études préliminaires conduites depuis 1982. En face, la SNECMA avait identifié le portrait robot du futur M88 dès 1978 et de 1979 à 1983 tous les modules ont fait l'objet de démonstration technologique. Par ailleurs le lancement du démonstrateur M88 date de 1982, et il tournait au banc en 1984. En clair, au moment de discuter le bout de gras en 1981 Rolls Royce s'est retrouvé avec le caleçon sur les chevilles alors que la SNECMA avait toutes les cartes en main. Et ça, ça ne donne pas du tout le même éclairage sur la décision finale.
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Avec ou sans moteur ils collectionnent les "hangar queens", donc le cas MTU n'est pas un problème en soi. Il leur faudra juste un hangar assez grand pour stocker tous leurs... planeurs.
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Je crie à l'argument d'autorité ! Il connaît des gens "in the know" ce général, ou pas ? (multiple degrés de lecture )
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Et... c'est quoi un pilote sinon un système biologique ? Humm... ? Si maintenant il faut aussi expliquer les blagues, on n'a pas le c*l sorti des ronces...
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"Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées" (Winston Churchill) "Les chiffres sont aux analystes ce que les lampadaires sont aux ivrognes : ils fournissent bien plus un appui qu'un éclairage" (Jean Dion) Il me semble qu'en deux citations, tout est dit.
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C'est juste, et il faudrait commencer par les bases. Un avion n'est pas une cellule avec un système d'arme. C'est un vecteur qui dispose de moyens pour produire des effets. Donc déjà de deux paramètres (simplistes) on passe à trois, avec des besoins propres à chacun et un point d'équilibre qui dicte les compromis. Ainsi, et par exemple, on ne fait pas un bon intercepteur sur une base de F-5 ou F-20, même avec le meilleur système d'arme de la galaxie. Pourquoi ? Parce que le vecteur n'est pas adapté et ne permet donc pas de produire l'effet recherché en temps voulu, quels que soient les moyens dont il dispose. Bref, l'affaire est nettement plus compliquée qu'il n'y paraît. En tout cas le "problème" (réel ou imaginaire, peu importe) n'est pas résolu par une solution aussi simpliste que d'utiliser une cellule "vintage" qu'on ne saurait de toute façon plus fabriquer au même prix qu'il y a 40 ans, qu'il faudrait de surcroît ré-industrialiser et re-designer en partie ne serait-ce que pour trouver l'énergie électrique nécessaire à alimenter un système d'arme moderne et caser tous ses composants.