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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Alexis

    Boeing

    T'es sûr ? J'ai demandé à mon copain Dennis Muilenburg. Eh ben depuis qu'il n'est plus PDG de Boeing, ça l'intéresse
  2. Alexis

    Boeing

    Il y a aussi le 357 Magnum. Évidemment on risque d'avoir du mal à récupérer les données après. Mais au moins ça soulage. Du moins, ça fait parfois du bien d'en rappeler le fantasme... Verdun. Dans la peau des Allemands je veux dire. Et ceux d'en face ont juré « Ils ne passeront pas ! » Parfois, contourner l'obstacle peut donner de meilleurs résultats. Changer de boîte, j'entends.
  3. Je propose de discuter l'impact économique de Covid-19 - qui commence déjà à être mondial - dans ce nouveau fil dédié.
  4. S'agissant d'une épidémie causée par un nouveau virus, la question humaine est évidemment primordiale. Mais il faut aussi parler des impacts économiques, certes incomparablement moins graves sur le principe, mais potentiellement beaucoup plus étendus. Quelques données pour ouvrir la discussion 1. Les marchés se sont attendus jusqu’ici à ce que le cœur industriel de la Chine « redémarre » relativement rapidement. Au vu des derniers développements, il n'est pas certain que ce sera bientôt le cas. L'impact potentiel sur les marchés financiers est sujet à caution 2. Pour rappel, à ce jour 3. Au 5 février, Hyundai était l’un des premiers à interrompre sa production de voitures en Corée du Sud, faute de composants cruciaux dont l’approvisionnement issu de Chine est interrompu. L’un des premiers… mais certainement pas le dernier. Et ce n’est pas seulement l’industrie automobile qui est concernée, loin de là 4. D’autre part, le prix du pétrole a chuté de 12% à 14% depuis un mois, clairement en réaction à l’anticipation d’une demande moindre de la part de la Chine 5. Les transporteurs maritimes rapportent des pertes sérieuses du fait des nombreux navires qui doivent rester à l’arrêt vu la diminution du commerce mondial causée par Covid-19 : 6. Parmi les produits dont les chaînes d’approvisionnement sont fortement menacées… les médicaments, sachant que la Chine produit environ 70% de tous les principes actifs de médicaments utilisés dans le Monde. Enfin, plus précisément elle les produisait, avant le Covid-19 7. S’agissant plus précisément des producteurs de médicaments génériques indiens, qui dépendent largement de principes actifs importés de Chine 8. La grande question, c’est donc bien la DURÉE de l’épidémie. Si elle est vraiment sur le point d’être maîtrisée, comme le gouvernement chinois dit le croire, peut-être la vie pourra-t-elle reprendre rapidement son cours normal en Chine, les industries être redémarrées suffisamment rapidement pour que les stocks intermédiaires suffisent à éviter les pénuries ? Mais si les Chinois ne peuvent reprendre le travail normalement pendant encore plusieurs mois, alors même si d’autres foyers importants de Covid-19 n’apparaissent pas ailleurs qu’en Chine, l’impact économique mondial risque bien d’être brisant. 9. En tout état de cause, l’estimation de Bruno Le Maire la semaine dernières comme quoi le coronavirus pourrait coûter « 0,1 point » de croissance à la France en 2020 est tellement optimiste qu’il est difficile de l’interpréter autrement que comme une plaisanterie plutôt sotte. Les seuls touristes chinois représentent plus de 4% des revenus du secteur touristique en France (c’est-à-dire 7% du PIB), soit 0,3% de l’économie française rien qu’à eux seuls. Le ministre de l’Economie croit-il donc que leur absence sera le seul impact en France, même dans le scénario le plus optimiste ? 10. Le coronavirus pourrait ainsi devenir le « cygne noir » qui coulerait les marchés financiers mondiaux Rappelons qu’un « cygne noir » est un événement négatif que personne n’avait vu venir ni inclus dans les risques, pour la bonne et simple raison que personne n’avait envisagé sa possibilité même. Un nouveau virus qui coulerait la finance mondiale en rajoutant 2020 à la liste des grandes crises financières serait exactement cela : personne à ma connaissance ne l’a inclus dans la liste des risques financiers potentiels.
  5. Ah non désolé, le Queen Elizabeth et son sistership sont déjà construits et pas en version CATOBAR. C'est trop tard pour que l'Aéronavale britannique passe au Rafale Dommage d'ailleurs... un Brexit soldé par un rapprochement franco-britannique autour du Rafalou, ç'eut été savoureux Enfin, que ça n'empêche pas Johnson d'acheter des S-400 s'il en a envie, hein. Même s'il a été très froissé par les insinuations britanniques sur une prétendue attaque chimique en Grande Bretagne, Vladimir en bon chrétien saurait pardonner Connais-tu le sens caché de l'expression « éducation anglaise » ?
  6. HTS ? Houla T'es Sûr ? Plus sérieusement, je n'y crois pas une seconde. Erdogan est loin de m'être sympathique, mais je ne le crois pas irrationnel. D'ailleurs, les Syriens ne nous ont pas aidé en Normandie. Ne pas l'oublier, hein L'un des objectifs déclarés d'Erdogan est d'empêcher un nouvel afflux de réfugiés syriens en Turquie. Un objectif pas tout à fait aberrant d'ailleurs. A partir du moment où les civils sont évacués vers les zones loyalistes plutôt que de son côté, il pourrait considérer qu'il en a obtenu assez ? Il a certes de fortes accointances et de longue date avec les djihadistes que ce soit l'EI ou Al Qaeda, mais enfin sauf à être totalement fou il doit les considérer comme des instruments... donc, jetables après usage.
  7. Tu fais le difficile là... En tant qu'hirondelle, un p'tit poisson ça devrait te tenter pourtant Évidemment si tu veux en plus qu'il soit sans plomb, sans coke, sans colle, sans hasch et tout...
  8. La différence entre des livres et des euros, peut-être ? Je me suis basé sur cette phrase « The UK’s withdrawal from the European Union has left a huge €75bn (£62bn) hole in the bloc’s budget for the next seven years, 2021 to 2027 » Je n'ai pas été vérifier moi-même, disons que sauf erreur du journal c'est bien de l'impact spécifique du Brexit sur le budget européen qu'il est question.
  9. J'aime mes partenaires de l'OTAN Très juste. L'efficacité de la dépense doit être améliorée, avant même son montant.
  10. Oulah les mecs vous m'avez vraiment perdus là ... C'est le krill qui marche grâce à un fil à plomb, ou c'est le maquereau qui sniffe du plomb en nageant ?
  11. En voilà un qui a trop visionné « The Road » en version russe Moi j'ai confiance. L'androïde de Poutine sera encore au pouvoir pour son 14ème mandat, et le Président trouvera bien une solution
  12. On a de nouveaux détails sur l'affaire du bus aux « 350 millions », ce panneau publicitaire ambulant utilisé pendant la campagne du Brexit et censé représenter l'argent que le RU envoie chaque semaine à l'UE. Finalement, c'est pas 350, c'est 170 millions. Explications : boucler le budget de l'UE pour les 7 prochaines années suppose de boucher un trou de 62 milliards de livres laissé par le départ des Britanniques. Ce qui veut dire que leurs versements nets sont de 62 milliards sur 7 ans, ce qui revient à 170 millions par semaine. ( l'approximation est bonne à une époque de croissance et d'inflation presque plates ) Ça en dit assez long soit dit en passant sur les processus de propagande à l'oeuvre. Chez les Brexiters : « Eh on paie 170 millions par semaine à ce truc ! Si on faisait un joli bus rouge pour que tout le monde le sache ? » « Bonne idée, mais on va arrondir le chiffre » « D'accord, 200 millions ça accroche mieux et puis ils le méritent bien ces pro-européens » « T'es fou, on double le chiffre c'est ça arrondir vraiment ! » « MDR ! » Chez les Remainers : « Les anti-européens écrivent des mensonges sur les bus ! Faut les dénoncer ! » « Ah m.... ils manquent pas de culot ! Allez je publie le démenti 'Mais non c'est seulement 170 millions !' » « T'es fou, tu te rends pas compte c'est à peine mieux comme image ! On va plutôt aller répéter que c'est des mensonges et des fèqueniouses, sans préciser quoi ! » « Ok et si on insiste je répéterai simplement populisme, fèqueniouses et compagnie ! »
  13. Waouh ! Ils en tiennent un beau ! Un jeune conseiller de Dominic Cummings, sous Boris Johnson donc, crée le scandale par ses propos controversés. Et le premier ministre est critiqué parce qu'il ne s'en désolidariserait pas assez clairement. Encore un ravage de l'idéologie Éveillée, n'est ce pas ? Jugez-en sur pièces. Andrew Sabisky a déclaré entre autres que : - Les Noirs ont un QI plus bas que les Blancs, et davantage de problèmes mentaux - La contraception devrait être obligatoire dès l'adolescence pour éviter les grossesses, touchant surtout les classes populaires, avec création d'une « sous-classe permanente » - Par ailleurs le sport pour les femmes c'est bien gentil mais ça ressemble plus aux paralympiques qu'au vrai sport ! Bon une horloge brisée donne bien la bonne heure deux fois par jour... il faut bien que les SJW aient exceptionnellement raison de temps en temps dans leurs dénonciations.
  14. Dans le monde réel, le ruissellement ne profite qu'aux classes moyennes, dont le niveau de vie a rapidement augmenté ces 20 dernières années, aux dépens des « moyen-riches » tandis que les vraiment riches restent protégés. Vous dites ? Vous ne reconnaissez pas cette description ? C'est tout simple, je donnais un point de vue mondial. Or il se trouve que chez nous les vraiment riches on les appelle « cadres » et les moyen-riches « gilets jaunes ». Quant à la classe moyenne, on n'a pas ça chez nous, mais on avait on l'appellerait « quart monde » A l'échelle mondiale, les inégalités de revenus ont plutôt tendance à diminuer. C'est juste que dans le microcosme « pays développés » - 15% de l'humanité au max - les choses se passent différemment...
  15. Ce qui revient à dire que seul le cas de Schröder est en suspens, puisque c'est le seul chancelier entre Kohl et Merkel. Cela dit, il me semble que c'est quelqu'un qui a su prendre en compte le long terme. A preuve, sa reconversion réussie comme VRP de Gazprom, preuve qu'il avait su voir plus loin que la chancellerie
  16. Je n'avais pas fait le rapprochement. Je vois la ressemblance oui, mais ça m'a plutôt l'air d'une coïncidence que d'autre chose. Il n'y a pas de lien entre Merkel et les « stratèges » allemands des guerres mondiales. Sauf la nationalité, et ça ne suffit pas. Je ne vois pas de préférence systématique allemande pour la tactique et le court terme. Les hommes d'État de l'Allemagne d'après guerre par exemple peuvent servir de contre exemple.
  17. Sa grande réussite je crois c'est d'avoir « fait durer » ce qui aux yeux de la majorité des Allemands est une époque confortable. Là est à mon avis la racine de sa popularité, comme garante de la perpétuation indéfinie des beaux jours. Ses échecs sont à mesure. Ils ont tous en commun d'être des risques de moyen long terme, parce que la Chancelière a toujours préféré sacrifier ou du moins négliger le long terme, si c'était le prix de la continuation d'un immobilisme confortable. Je citerais trois décisions majeures : - Sortie totale du nucléaire décidée en 2011 dans la foulée de Fukushima. Confort politique de la position nucléaire abolitionniste, aux dépens de l'intérêt de long terme allemand notamment prix de l'énergie et diminution de l'empreinte climatique - Choix d'imposer à la Grèce un « traité de Versailles » économique en 2015, comme le lui reprochait le ministre de l'économie français de l'époque, qui a d'ailleurs recommencé et développé lors de la conférence de Munich - il faut dire qu'il s'est fait élire président depuis. Confort en politique interne de la position de Wolfgang Schaüble, quelque écrasement des classes moyennes des pays du Sud puisse en résulter, quelles que soient les conséquences de moyen terme sur l'acceptation de la structure UE par les peuples - alors qu'elle même en est partisane et que l'euro joue à fond pour les intérêts allemands - Choix de laisser entrer en Allemagne un million d'immigrants illégaux. Confort de la position apparemment morale, au détriment de l'unité du pays - difficulté d'intégrer à la fois tant d'immigrés sans qualification, en majorité jeunes hommes et éduqués suivant des présupposés si différents - et peut-être même de sa stabilité politique : l'AfD existait déjà avant 2015, mais les ambiguïtés indéniables de ce mouvement - voir ce discours de Björn Höcke - sont apparues après Merkel a été une tacticienne et surtout pas une stratège. Elle a acheté le court terme, au prix du long. En définitive, une adepte de la facilité.
  18. Une bonne partie de la presse britannique, sur la base d'une traduction trop littérale du verbe « s'étriper » - et pas du tout d'une tendance au sensationnalisme - en fait des gorges chaudes voire en arrive au branle-bas de combat. Tant il est vrai que le MAE français est qualifié pour parler au nom de toute l'UE - Michel Barnier vous le confirmera - et que prévenir qu'une négociation sera tendue voire dure revient à appeler à un « bain de sang » Même pas. Si les prises diminuent parce que nos pêcheurs n'ont plus accès aux eaux britanniques - on parle de 30% des prises des pêcheurs bretons - il suffira d'en revenir aux conseils des anciens, notamment du précurseur de tous nos poissonniers
  19. ! Ça fait deux fois que j'écorche son prénom zut Frank-Walter donc
  20. Moi, M'sieur ! Moi, M'sieur ! - La première citation, c'est le ministre des affaires étrangères du Canada Chrystia Freeland - La deuxième, les MAE allemand et français Heiko Maas et Jean-Yves Le Drian - La dernière est la plus simple, c'est évidemment le président allemand Frank-Walker Steinmeier ... C'est les Allemands qui gagnent, ils sont cités 2 fois sur 4 ... c'est pô juste !
  21. Une interrogation judicieuse sur la stratégie de la sous-marinade chinoise ...
  22. Au delà de la défense, le champ des activités qui gagneraient à être relancées sous forme de coopération européenne, ou à tout le moins être facilitées et vitaminées par une stratégie économique adéquate... est large, et ô combien déterminant ! Je pointe cet extrait de l'entretien avec Emmanuel Macron le 15 février à la Conférence sur la sécurité de Munich Nous sommes en train de devenir un continent qui ne croit plus dans son futur. Je regarde aujourd'hui le (inaudible) européen. On va discuter d’un budget dans quelques jours au niveau européen, on trouvera un accord, on défendra. Mais la question est de savoir si on aura un budget à 1,06, 1,07, 1,08 % du PNB européen avec des retours et des « rebates »t etc. Ça n’est pas à la hauteur de tout ce qui est à faire. Je regarde ce qu’il y a derrière. On a la Chine qui investit massivement. L’argent public, dans des règles, avec des visibilités, qui est compliqué à voir chaque jour, mais un investissement sur le numérique, sur le digital, sur une stratégie climatique qu’il ne faut pas sous-estimer, en bougeant très vite ces dernières années. Elle investit sur son futur. On a des États-Unis d'Amérique qui font le choix d'augmenter très fortement la dépense publique, très fortement à des niveaux sans précédent ; qui investit sur sa défense, qui investit sur sa technologie et qui investit sur des choix d'avenir. Et je regarde l’Europe : au niveau consolidé, agrégé, nous continuons la consolidation budgétaire. Je parle du niveau agrégé, je ne parle pas d'un budget entre Etats mais au niveau agrégé, c’est vrai. Et dans le même temps, on a su réguler les acteurs de marché avec des règles post-crise. On n’a pas régulé les marchés financiers qui financent essentiellement les Anglo-Saxons. On a su réguler les intermédiaires de marché, banques et assurances qui sont la clef du financement de l’Europe continentale et donc nous avons depuis 10 ans une contraction du financement public et privé en Europe. Ce (inaudible) est fou et il est fou dans un environnement à taux d'intérêt bas ou quasi nul parce que le résultat de tout cela et que nous avons une épargne en Europe qui continue d'augmenter, et que comme nous n’avons pas fini de bâtir une Europe financière intégrée et une vraie Europe des marchés de capitaux et de la finance, cette épargne ne circule pas en Europe pour être proprement allouée dans les endroits qui sont nos priorités et qu’aujourd’hui, nous sous-investissons en consolidés nos priorités, et que l’épargne européenne privée, elle, va financer les bons américains. C’est ce que je disais tout à l’heure à certains, c’est que le résultat de cette stratégie c’est que les Américains sont en train d’investir beaucoup plus vite sur les choix du futur, les Chinois aussi. S’ils ont raison, dans 10 ans ou 15 ans, ils auront les industries, les normes, et les structures qui permettent d'embrasser le futur, là où nous aurons pris du retard. S’ils ont tort et qu’ils font faillite, ils auront fait faillite avec notre argent, donc c'est un jeu où on perd de toute façon à chaque fois parce que nous n’investissons pas nous-mêmes suffisamment sur notre avenir. Tout à fait juste. La formule "consolidation budgétaire à tout va", jointe à l'exportation vers d'autres continents des capitaux issus de l'abondante épargne européenne, cette formule est celle du déclin On peut aussi remarquer cet extrait qui n'est certes pas exactement sur le même sujet, mais... juste, aussi ! Et donc on doit retrouver ce goût de l’avenir, cette capacité à investir et je vous le dis très simplement aussi parce que politiquement, c’est le seul moyen de réconcilier les classes moyennes européennes avec notre avenir et pour moi, c'est un point très important sur le plan politique. La crise financière de 2008-2010 a été gérée en Europe beaucoup plus lentement qu’aux Etats-Unis et elle a été gérée en ajustant sur les classes moyennes. Soyons très clairs. On a demandé à l'Italie, à la Grèce, à l'Espagne des efforts sans précédent dans l'histoire. Ça n’était jamais arrivé en temps de paix et on a ajusté sur les classes moyennes, on a baissé des salaires, on a baissé des retraites et on a poussé à faire des privatisations forcées généralement d’ailleurs en ayant le talent de faire vendre ces actifs aux Chinois. Ensuite, on a eu la crise migratoire qui a bousculé - et je parle dans un pays qui a pris ces risques sur la crise migratoire -, mais qui a bousculé nos classes moyennes, qui a fait monter une inquiétude démographique, culturelle. La réalité c’est qu'aujourd'hui, en Europe, soyons lucides, ce qui était le cœur de nos démocraties, nos classes moyennes ont un doute sur l'aventure européenne parce qu'elles se disent : « dans ce continent, quand il y a un problème économique ou financier, c'est nous qui payons » ; « quand il y a un problème migratoire, c'est nous qui ajustons, et il n’y a plus de solidarité ». Ce jugement de Macron sur la gestion de la crise des dettes publiques dans l'Europe du sud n'est pas une surprise. Rappelons sa comparaison de l'accord imposé à la Grèce en 2015 avec "une version moderne du Traité de Versailles", qui avait motivé l'exigence de Merkel à Hollande de le sortir des négociations - et Hollande, étant ce qu'il est, avait naturellement obéi à l'ordre. ... Reste que Merkel est toujours au pouvoir outre-Rhin, que le reste de la CDU n'est pas nécessairement beaucoup plus lucide sur les conséquences de la politique financière qu'ils ont imposé et continuent d'imposer au niveau européen, que le reste du monde politique allemand n'est d'ailleurs pas beaucoup plus lucide, et qu'il n'y a d'ailleurs pas que l'Allemagne dans ce cas. Au printemps, il y aura trois ans que Macron tente une redéfinition et une relance de la politique économique et stratégique à l'échelle européenne et à partir du niveau européen. C'est ce qu'il continuera sans doute les deux années suivantes. En 2022, les Français jugeront sur les résultats et pourront décider s'ils confirment le choix de l'échelle européenne, ou s'ils préfèrent l'échelle nationale, qui a après tout été celle des grands succès technico-stratégiques de la France après-guerre, du programme électronucléaire à la dissuasion, et qui a l'avantage de permettre une bien plus grande cohérence avec un seul peuple se donnant des institutions démocratiques, légitimes, qu'il garde sous son contrôle, et qui sont capables d'une bien plus grande rapidité d'exécution que « L’Europe (qui) avance au pas alors que le monde est au galop »
  23. Celui qui est probablement le plus sérieux concurrent de Sanders pour l'investiture démocrate a été victime... d'un petit trollage mignon Dites, équipe de communication de Monsieur Mike Bloomberg, ça coûte combien en bombardement de publicité télévisuelle de compenser ce genre de plaisanterie ?
  24. Très rapidement, quelques points qui ont attiré mon attention 1. Steinmeier désigne le comportement récent à la fois de Russie, Chine et États-Unis comme source majeure si ce n'est principale de problème. Washington n'a pas de carte d'immunité sous prétexte d'OTAN 2. Il appelle les Allemands à rechercher les vertus d' « humilité » et de « curiosité », mettant en garde contre un risque d'autosatisfaction et d'imaginer que « les autres n'ont qu'à faire comme nous » 3. Il les appelle encore à refuser la peur « Au milieu de l'Europe ce n'est pas un coeur timoré qui doit battre » 4. Sans rejoindre complètement la vision défendue par Macron, il regarde en face le fait que les Américains sont en train de se désengager, il dit que l'Amérique ne restera engagée que si l'Europe devient autonome. La nuance avec Macron quant à la présentation est réelle... mais quant au fond, pas tant que ça 5. Enfin il affirme qu'il faut à l'évidence saisir la main tendue par la France et commencer avec elle ce dialogue stratégique, tout en sachant se mettre à la place de l'autre pour comprendre son point de vue
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