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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Doublement du prix du Bitcoin en l'espace d'un mois et demi, des environ de 3 500 € jusqu'à 7 000 €, avec un mouvement particulièrement vif dans les dix derniers jours. Plusieurs explications sont avancées, depuis une conséquence de l'aggravation des tensions commerciales sino-américaines, des Chinois se prémunissant contre une dévaluation de leur monnaie - les mouvements d'achat semblent avoir été coordonnés avec les heures d'activité en Asie - jusqu'à l'importance croissante des marchés dérivés sur le Bitcoin Il semble tout aussi possible qu'on soit face à un feu de paille ou à un nouveau cycle de marché. Depuis sa création en 2009, l'histoire du Bitcoin a été une série de cycles stabilité du prix à un certain palier / augmentation lente / accélération spéculative et pic du prix / krach et chute jusqu'à un nouveau palier nettement plus haut que le premier. Ces cycles ont porté le prix successivement à des paliers de quelques dizaines de centimes / euros / centaines / et maintenant milliers d'euros, le dernier plus bas en date étant de l'ordre de 3 000 €. Maintenant il est tout aussi possible que le prix retombe à nouveau, qui sait plus bas que le niveau précédent de 3 000 €. Le destin final de ce système est inconnu, ce qui paraît certain c'est qu'on va continuer encore un moment à en parler !
  2. Le tout est de bien vérifier d'abord que la vitre blindée n'est pas fixée trop solidement à son cadre ...
  3. Extrait de l'article : Si l'on veut bien rêver, Mogherini devrait s'inspirer pour sa réponse de Philippe le Bel Il faut préciser que le courrier diplomatique de l'époque supposait l'envoi d'un gros rouleau de parchemin, muni de moult sceaux. Il faut imaginer les diplomates de l'empereur ouvrant le courrier diplomatique, ce qui devait prendre plusieurs minutes, déroulant le parchemin... pour n'y trouver que ces deux mots. En version actualisée, ça donnerait : "Troppo americano" puisque Mogherini est italienne. Mais bien sûr, ce n'est qu'un rêve impossible. Si ma tante en avait, on l'appellerait mon oncle, et si l'UE en avait - de la souveraineté nationale - ce serait une nation - avec son président de la République élu au suffrage universel, son armée... et sa dissuasion nucléaire. Il est fort peu probable que la Russie s'intéresse à conquérir Lituanie ou Pologne. Cela dit, s'agissant de sécurité militaire, ce n'est pas la probabilité qui compte, mais la capacité à répondre à une menace potentielle au cas où elle se matérialiserait. Par le même principe, il est peu probable que Moscou, Pékin, Washington, Londres ou Tel Aviv envoient des bombes atomiques sur Paris. Mais nous avons bien de quoi les en dissuader, au cas où une telle menace se matérialiserait sur le plan politique, puisqu'ils en ont déjà la capacité physique. Donc la question de la protection de la Pologne contre une invasion russe a effectivement du sens, puisque Moscou en a la capacité physique. Il n'existe guère que trois options pour cette protection 1. La meilleure des protections, au sens de la plus sûre, c'est une dissuasion nucléaire. Elle n'aurait pas besoin d'être très grande - la Corée du Nord n'a pas beaucoup de bombes A, et pourtant sa dissuasion produit son effet - mais elle devrait être sous le contrôle de Varsovie. Une telle protection ne semble pas être dans les projets polonais. Les deux autres options sont soit la protection d'une grande puissance militaire, soit la solution finlandaise 2. Varsovie se place aujourd'hui sous la protection d'un pays disposant à la fois d'une dissuasion nucléaire et surtout d'une capacité de projeter en Pologne de puissantes forces conventionnelles. En échange, elle offre à ce pays loyauté et alignement politique, plus quelques petits bénéfices tels contrats d'armement voire financement d'une base militaire sur son territoire. Pourrait-elle passer d'une protection américaine à une protection européenne ? Il faudrait qu'existe à l'ouest de l'Europe une puissance qui dispose et d'une dissuasion nucléaire et de puissantes forces conventionnelles, enfin qui soit disposée à offrir un tel "contrat" protection-contre-loyauté. Aucune puissance de ce genre n'existe aujourd'hui. Aucune ne peut exister à vue humaine : - La France ne peut pas doubler sa population et son économie et tripler son armée pour récupérer la puissance relative qu'elle avait au 18ème siècle - L'UE ne peut pas devenir un pays doté et d'une direction politique légitime pour envoyer des milliers de soldats à la mort ou ordonner le feu nucléaire, et du peuple uni qui est le soubassement indispensable d'une telle direction Donc, si la protection américaine en vient un jour à faire défaut, la Pologne n'aura aucune option alternative de protection par une autre puissance. Bien évidemment, on le sait fort bien à Varsovie, et on fera tout pour que les Américains restent engagés le plus longtemps possible 3. La solution finlandaise est la combinaison d'une politique très amicale envers le pays qui pourrait potentiellement être menaçant et d'une défense indépendante très convaincante montrant à ce pays que s'il essayait de vous annexer, il ne pourrait y parvenir qu'en vous écrasant sous le nombre, ce qui lui coûterait très cher. En somme, cette solution consiste à la fois à diminuer les raisons de vous attaquer - puisque vous êtes si amical - et à augmenter le coût d'une telle entreprise - puisque vous êtes si bien organisé et déterminé à faire payer très cher votre peau Si la protection américaine venait un jour à faire défaut, la Pologne devrait : - Soit construire une force nucléaire, qui pourrait être petite et de faible portée - quelques dizaines de missiles balistiques ou de croisière mobiles de portée 1 500 km avec des armes à fission exaltées suffiraient amplement - mais devrait être sous contrôle polonais exclusif - Soit adopter la stratégie finlandaise avec une armée nombreuse basée sur le service national et entraînée à la défense territoriale, plus une politique étrangère très amicale envers la Russie ===> Une protection européenne ne serait pas une option
  4. Theresa May va provoquer un nouveau vote sur l'accord de sortie de l'UE dans la semaine du 3 juin, peu après les élections européennes La stratégie, s'il y en a une, pourrait être de compter sur le massacre attendu des conservateurs et travaillistes à ces élections par le parti du Brexit et les quelques partis pro-UE pour les terroriser et les convaincre d'approuver l'accord de sortie dans l'espoir de refermer le sujet du Brexit, contenir l'hydre Farage... et préserver les places où sont assis leurs délicats postérieurs Le succès est tout sauf assuré, mais... qui sait ?
  5. Le mot est bien choisi... « présumer » Pour ce qui s'agit de l'Histoire humaine, l'homme propose... c'est Dieu, ou le hasard, qui décide. Et cette langue ne redevint une langue vivante que par l'effet d'un projet à la fois politique et, à l'évidence, religieux. Bon, je discerne un plan pour la renaissance du latin : - Convaincre les cathos que la langue vulgaire c'est moche, la messe en latin y a que ça de vrai - Convertir la grande majorité des Européens au catholicisme... allez les protestants, les orthodoxes, les musulmans, les juifs, les agnostiques, les athées, un p'tit effort ! - Ne reste plus qu'à étendre le latin à l'administration et aux médias, sachant qu'on l'entendra déjà tous les dimanches Des problèmes ? Où ça ?
  6. Heureusement que notre grammaire française est d'une simplicité biblique, elle Can you please say it also in English, for the international press? (Less polite : « Speak White ! ») Il s'agit d'un concours de l'académie de Berlin en 1783, remporté ex aequo par l'Allemand Schwab et par Rivarol avec son Discours sur l'universalité de la langue française. A noter que la plupart des textes reçus prévoyaient la continuation indéfinie de cette position pour le français. Deux ou trois originaux imaginaient un remplacement lointain par l'allemand ou par le russe. Personne n'avait vu venir l'anglais. L'Histoire est difficile à prévoir... Tenez, qui imaginerait aujourd'hui que la première langue internationale au XXIIIème siècle sera le coréen ? Et pourtant ...
  7. Voici des nouvelles du danger staliniste aux Etats-Unis A la conférence d'action politique conservatrice, il y a deux mois, Sebastian Gorka critique le projet du "New Deal vert" agité par de nombreux démocrates. Et il ne mâche pas ses mots "Ils veulent prendre votre pick-up, ils veulent reconstruire votre maison, ils veulent vous enlever vos hamburgers. C'est ce dont Staline avait rêvé sans jamais le réussir !"
  8. Absolument. Et puisqu'on est sur le fil Union européenne, voici des informations sur Nigellus Farage extraites de Vicipaedia Plaudite, cives ! Le latin et le grec ? Très rare en effet... Toutes mes ficelles de caleçon !
  9. Pas tout à fait d'accord avec l'analyse. Voici les résultats du dernier sondage en date pour les élections européennes Je dirais plutôt que les partis mi-figue mi-raisin sont dans les choux, les partis classiques soit pro-Brexit majoritairement mais pas de manière extrême (Conservateurs) soit très partagés sur le Brexit (Travaillistes). C'est particulièrement marqué pour les conservateurs qui après tout sont au gouvernement. Pendant ce temps, les partis défendant des opinions tranchées ont le vent en poupe. C'est vrai des pro-Brexit qui totalisent 38% d'intentions de vote entre le nouveau parti du Brexit de Farage et le nouvellement petit UKIP. Mais aussi des pro-Remain déterminés tels Libéraux-Démocrates, Verts, Change-UK et le SNP qui totalisent 27%. Je ne suis pas sûr que ce soit la continuation de la pantalonnade. Je dirais que ce sont ses conséquences : comme le système politique britannique s'est révélé incapable en presque trois ans de mettre en application la décision de sortir de l'UE, les partis traditionnels le paient cash, et les conservateurs davantage que les travaillistes puisque c'est eux qui étaient aux commandes.
  10. Un Tigre à 1 km, tu penses que ça ne s'entend pas ?
  11. Je m'insère dans votre discussion, mais sur le sujet de la réaction en face de la politique américaine non seulement d'être sorti de l'accord nucléaire iranien mais de saboter activement les possibilités pour les autres pays de continuer à les appliquer, vous semblez tous deux partir d'une même hypothèse que je mettrais en doute. Sauf erreur de ma part, vous parlez d'une réaction des Européens. C'est-à-dire de trois des cinq pays signataires de l'accord de Vienne que le sixième les Etats-Unis entend empêcher de l'appliquer. Mais il n'y a pas que France, Grande-Bretagne et Allemagne qui sont visés par Washington. Il y a encore Chine et Russie. A mon sens, la bonne échelle pour une réaction politique à la politique américaine de sabotage c'est le groupe formé par ces cinq pays. Et la première action à mener - une action qui soit dit en passant éveillerait à elle seule l'attention et l'intérêt de Washington - ce serait de réunir ces cinq pays avec comme ordre du jour la définition d'une politique commune pour maintenir l'accord de Vienne en dépit du sabotage américain. L'UE n'a soit dit en passant pas grand chose à voir dans l'histoire. Evidemment, si les hauts responsables des structures UE peuvent faire quelques bruits comme quoi Paris, Berlin et Londres ont bien raison de chercher à s'entendre avec Pékin et Moscou pour maintenir vivant l'accord de Vienne, ils pèseront dans le bon sens et ce sera positif. Mais ce n'est pas Bruxelles qui peut être au premier rang, elle peut être tout au plus un appui en arrière-plan.
  12. Oui, mais ça rapproche les pays européens, quand même ! Vois Israël, l'Australie...
  13. C'est vrai, tu as raison, et merci de le rappeler. L'erreur qu'ont commise les deux touristes s'appelle une imprudence, oui. Pas moins, mais pas pire. Les criminels, ce sont les djihadistes.
  14. C'est une incise, mais bon puisque on parle de la Légion d'honneur, il est utile de rappeler certaines réalités. Et non, ça ne fait pas plaisir. Mais c'est comme ça. Et on en est là, oui. D'ailleurs, depuis, il y a eu aussi ce Monsieur. Le commanditaire de la famine artificielle au Yémen, lui-même, oui.
  15. Que l'Iran ait eu à un moment, ou ait encore, un programme nucléaire de nature ou à dimension militaire ne fait guère de doute nous sommes d'accord. Il est permis de se demander s'ils ont essayé de manière réellement convaincue - s'ils l'avaient fait, ils auraient probablement réussi il y a un petit moment tout de même, il est permis de penser qu'ils n'auraient pas eu tout à fait tort de le faire jusqu'au bout vu leur environnement de sécurité, mais le fait qu'ils aient fait des choses dans ce sens me semble indubitable. Pas d'accord du tout sur l'idée que les pressions pour convaincre l'Iran de ne pas réaliser d'armes nucléaires devraient aller jusqu'à lui faire la guerre, en revanche ! La chose a été envisagée sérieusement par les Etats-Unis dans les années 1960 pour empêcher la Chine de construire ces armes... mais si Washington avait agi, le résultat aurait certainement été pire. Faire la guerre à la Corée du Nord dans les années 1990 ou 2000 pour l'empêcher de faire des armes nucléaires, ç'aurait été une catastrophe à tous les niveaux, avec des centaines de milliers de morts voire pire dans une nouvelle guerre de Corée. Faire la guerre à l'Iran aujourd'hui, ce serait plonger la région du Golfe dans la guerre, avec des conséquences humaines et économiques tragiques (une crise économique mondiale tue aussi d'ailleurs, même si indirectement par l'extension de la pauvreté) La diplomatie oui, mais rien d'autre. Gné ? Jamais entendu ça. Quelle est la source ? Par ailleurs, je rappelle qu'on n'a aucune preuve que le Pakistan possède la bombe H. Ni d'ailleurs l'Inde. On n'a que des déclarations indiennes en ce sens, suivies de déclarations pakistanaises empressées sur l'air du "Moi aussi ! Moi aussi !"
  16. Sur le principe, je comprends le raisonnement, mais nous savons tous qu'un engagement de ce genre ne serait pas tenu. On demanderait quand même à l'armée d'aller les chercher. La menace de ne pas le faire n'est tout simplement pas crédible. Je serais d'accord avec un principe du genre "Les Français qui se rendent en zone formellement déconseillée sans être missionné par l'Etat rembourseront le coût de l'opération militaire visant à les libérer". Une manière de leur promettre la faillite personnelle après vente de tous leurs biens, dans le cas où ils auraient la vie sauve. Ça ne découragerait pas encore tout le monde, mais ça pourrait aider. Les raisonnements des gens sont parfois curieux, à craindre davantage une amende extrêmement lourde que la mort pourtant objectivement à l'évidence pire.
  17. L'anglais, dites-vous ? Et si je vous faisais une autre proposition ? Plus sérieusement, la manie américanolâtre de l'UE n'est que l'un des signes que cette organisation, fondée sur et au moyen de la méthode du "cliquet" chère à l'agent stipendié par la CIA Jean Monnet, ne peut être sauvée. Delenda est Unio Europaea, comme aurait dit Caton l'ancien
  18. Pas d'inquiétude. Si "vagin" est patriarcal, c'est donc que "pénis" est féministe. Ce qui rétablit l'équilibre.
  19. C'est l'une de ses forces, mais pas la seule et je dirais pas la plus inquiétante d'un point de vue américain. L'Iran ne peut pas envoyer des bombardiers contre ses adversaires, mais ses missiles balistiques lui en tiennent lieu. L'ordre de grandeur, c'est un nombre élevé de centaines de balistiques d'un millier de kilomètres de portée (500 ? 1000 ?), de quoi battre sous le feu une bonne partie des bases américaines du Golfe, et surtout en cas de guerre généralisée les installations pétrolières et gazières des pays qui assisteraient une campagne américaine de bombardements. Sans compter les autres types de missiles à plus courte portée, ainsi que les vedettes et sous marins de poche propres au minimum à fortement troubler x voire à quasiment interdire le détroit d'Ormuz. Téhéran pourrait appliquer un principe « Si nous ne pouvons vendre notre pétrole, eh bien les autres non plus ». Ils en sont loin aujourd'hui, mais en cas de guerre américaine contre eux...
  20. Merci pour le bon souvenir Et d'une manière générale, comme le disait Coluche au sujet des blousons noirs, les Bolton - Trump - Pompeo - Netanyahou - Ben Salman peuvent dire "On est une bande de jeunes, on s'fend la poire" Il y a bien l'élément géopolitique comme tu le soulignes, mais je crois qu'il faut assez sérieusement nuancer l'idée qu'il n'y aurait que cela, ou même que ce serait le principal. Au début, peut-être ? Mais maintenant, les hostilités sont ouvertes en Irak avec la guerre civile depuis les années 2000, dont la défaite de l'E.I. n'est qu'un épisode et peut-être pas le dernier, en Syrie où la guerre civile était en grande partie une question de religion - les alaouites étant associés aux chiites dans l'esprit des sunnites extrémistes. Elles le sont au Pakistan contre la minorité chiite, évidemment au Yémen contre les chiites où l'arme de la famine organisée est utilisée par l'envahisseur saoudien. Et les minorités chiites en Arabie saoudite subissent des restrictions et n'évitent pire qu'en se tenant très à carreau. Même si le facteur déclencheur était peut-être avant tout une rivalité de puissances, voilà bien longtemps que le conflit multiforme intègre de forts éléments de haine confessionnelle, et déborde complètement le seul cadre Saoudie / Iran pour s'étendre au plus clair de la région. Oui. De même que les diverses stratégies de développement suivies par le Japon à partir de l'ère Meiji, par la Chine à partir de la chute de l'empereur, par d'autres pays asiatiques y compris l'Inde, étaient avant tout des réactions à la supériorité de puissance des Européens et apparentés. Certaines de ces réactions soit dit en passant sont plus efficaces que d'autres. L'essentiel est que nous (au minimum au sens des Français, idéalement la majorité des Européens crucialement Allemands et Britanniques) continuions la voie diplomatique, laquelle voie inclut la dénonciation de tous ceux qui cherchent la guerre plutôt que la paix. Et si malheureusement - et probablement - nous échouons, nous ne nous impliquions en rien dans la suite et que nous sortions en secouant la poussière de nos pieds. Aux fauteurs de guerre les conséquences de leurs actes. A nous, avec nos partenaires chinois et russes, de nous protéger tant bien que mal des inévitables retombées. Ils n'ont eu aucun besoin du moindre semblant de prétexte pour déclencher contre l'Iran les sanctions les plus poussées qui se puissent imaginer. La seule chose qu'ils n'ont pas encore faite, c'est la guerre. Tout va se jouer maintenant dans la tête de Donald Trump. Aura t il la sagesse de refuser d'aller jusqu'au bout là où la Saoudie, Israël et les pires des néoconservateurs veulent le conduire ? D'après l'article, le premier stade concerne l'eau lourde et la fin de la vente d'uranium enrichi par l'Iran à des pays étrangers. Le deuxième stade, assorti d'une période de grâce de 60 jours L'objectif premier semble bien être de pousser les autres parties à l'accord, Européens mais aussi Chinois et Russes, à agir pour maintenir certains de leurs liens économiques avec l'Iran, l'empêchant d'être tout à fait étouffé par les sanctions extraterritoriales américaines dictant à d'autres pays ce que Washington veut qu'ils fassent. Les Européens oui, mais aussi les Chinois et les Russes qui sont aussi parties à l'accord en plus de France, Royaume-Uni et Allemagne. Et le pari est risqué oui. Mais l'Iran n'a guère le choix : la quasi totalité de ses exportations est constituée de pétrole et de gaz. Les deux principales questions sont de savoir : - Ce qui resterait du trafic pétrolier dans le Golfe si l'Iran essayait un peu sérieusement de s'opposer au passage dans le détroit d'Ormuz - Ce qui resterait de la production pétrolière du Golfe si l'Iran visait les installations d'extraction saoudiennes et émiraties avec des volées de missiles balistiques Ce sont des questions qui n'intéressent pas seulement les gens du Golfe, mais tous les pays qui utilisent du pétrole pour faire marcher leur économie. En cas de guerre à grande échelle entre Etats-Unis et Iran, une récession économique mondiale est pratiquement garantie, et un effondrement financier est une vraie possibilité.
  21. Existé avant nous ? Non. La civilisation classique chinoise est grosso modo contemporaine des bases antiques de la civilisation européenne, Grèce, Rome et Israël. La différence est que la Chine n'a pas connu d'équivalent à l'effondrement de l'empire romain - quoique elle ait connu son lot de catastrophes et de périodes de déclin, comme toute civilisation d'ailleurs. Mais de différence dans l'ancienneté, point. Exister après nous ? Cela signifierait qu'un événement futur mettrait un point final à la civilisation occidentale tandis que la civilisation chinoise continuerait. Pour quelle raison imaginer cela ? La prochaine cible sera l'Europe en effet. Là où la dépendance risque de devenir un facteur important, c'est en matière de sécurité. Les Chinois ne pensent pas avoir besoin d'être protégés militairement par les Etats-Unis. Beaucoup d'Européens, à commencer par les Allemands, pensent avoir ce besoin. Là est le danger pour l'Europe à mon sens. Et le fait que la France n'aie pas besoin de la protection militaire américaine n'est pour nous qu'une protection partielle, car nous sommes fortement interdépendants, notamment par le biais de l'UE, de pays qui pensent avoir ce besoin.
  22. Mouais... le calvados fait à partir d'ananas, ce ne serait plus du calvados ! Tout à fait. Plus de détails dans cette traduction en français d'un article sur le sujet Y compris ce petit résumé utile : Oui, les mesures qu'il est encore possible de prendre en France - quoique pas inutiles - ne serviront pratiquement à rien si dans le même temps la Chine continue d'utiliser une énergie fossile abondante tout en exportant à tire-larigot des centrales à charbon aux pays en développement. Est-ce que ça signifie que "c'est foutu, plus rien à faire" ? Je ne crois pas : 1. D'une part une taxe carbone massive s'appliquant aussi aux produits importés - ce point est absolument essentiel - aurait des effets au-delà du pays qui l'adopterait, en incitant les autres à s'adapter pour garder leur accès à son marché. Si seule la France le faisait ce serait probablement insuffisant pour compenser les coûts de l'adaptation, mais plusieurs pays pourraient s'y mettre, européens ou autres, tous en même temps ou l'un après l'autre - contagion d'une bonne idée - et finalement atteindre une masse critique suffisante pour "persuader" les récalcitrants 2. D'autre part, le véritable argument des centrales à charbon ou à gaz c'est-à-dire le coût pourrait potentiellement être retourné si des innovations techniques majeures permettaient de diminuer fortement le coût par exemple de centrales nucléaires de quatrième génération, ou de mettre à la bonne échelle les centrales solaires (il y faudrait des moyens de stockage d'énergie massifs et bon marché pour parer à l'intermittence). Ces innovations ne viendront pas toutes seules ? Certes non, mais le projet Manhattan a permis de construire la bombe atomique, Apollo d'amener des hommes sur la Lune, Cœlacanthe de construire les premiers SNLE français... en bref, quand on met franchement les moyens financiers dans une direction de développement techno-scientifique donnée, on obtient souvent des résultats ! Les deux politiques fortes - voire brutales - que la France, éventuellement alliée avec d'autres Européens, devrait mener, ce n'est pas de s'épuiser à s'améliorer à la marge quand beaucoup d'autres font tout le contraire, mais d'une part le protectionnisme écologique, d'autre part de la R&D tous azimuts pour enfin avoir des solutions techniques au problème du développement humain sans énergies fossiles. Solutions qui aujourd'hui n'existent pas. Et c'est bien pourquoi il y a tant de réticences à une action déterminée et à la bonne échelle pour limiter le réchauffement, et d'autant plus parmi les pays les plus pauvres, ou parmi les deux superpuissances engagées dans la compétition de qui a la plus grosse. La plus grosse puissance, bien sûr. Trouvez ces solutions, et c'est le gros lot que vous gagnez : une vraie chance pour l'humanité d'éviter l'effondrement écologique et civilisationnel. Les Etats-Unis au plus fort du projet Apollo dépensaient environ 0,5% de leur PIB de l'époque pour l'espace. Je dis qu'éviter l'effondrement, ça vaut largement 1% du PIB. Soit 20 milliards par an, rien qu'au niveau de la France.
  23. Exact, au temps pour moi D'autant que le mythe de la perte des neurones à partir de 20 ans est aussi un mythe parce qu'en réalité nous perdons des neurones depuis l'enfance - sans compter que le nombre des neurones n'est pas si important que les connections qu'ils établissent.
  24. Joe Biden, le candidat démocrate qu'il faut à l'Amérique. Parce que s'il ne garde pas toujours ses mains suffisamment près de son corps, du moins il sait les faire vagabonder de manière égale et non genrée ! Equal opportunity. Always Bon oui, j'ai trouvé cette image chez d'affreux Trumpistes. M'enfin j'ai bien l'impression qu'un candidat qui peut se faire vanner si facilement et qui est tellement vulnérable de tant de côtés (M'sieur Mains Baladeuses / Cis-Blanc-Hétéro-Vieux-Mâle / Affidé de l'Hillary) n'est pas forcément là pour la longue distance ...
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