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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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USA - Rumeurs, controverses, polémiques & criailleries
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
La porte ouverte à toutes les fenêtres. -
Et personne ne comprend pourquoi 7 des 66 pages présentant le plan sont consacrées au cas particulier des gagnants de loteries..... Qui sont pointés du doigt comme ne devant recevoir aucune forme d'aide; ça a l'air important comme thème pour les auteurs .
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Aaaaah, je sais pas pourquoi, j'attendais de voir qui serait le premier à lancer ce thème de "Vault 7".... Et wikileaks annonce qu'il y aura un deuxième service.... Du rab, du rab!
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USA - Rumeurs, controverses, polémiques & criailleries
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon, quelque chose de vraiment sérieux à se mettre sous la dent: le National Park Service, qui a entre autres la charge des parcs et monuments nationaux, a publié il y a quelques jours les photos de l'inauguration de Trump, dont il n'avait laissé passer que quelques-unes initialement. Et il a de ce fait mis fin à toute ambiguité, même si évidemment les fans de Trump (Donald lui-même en tête: il est son premier fan et le président de son fan club) hurleront "fake news", persuadés qu'il y a eu 1,5 millions de personnes le 20 janvier pour lui à Washington, puisque le Donald l'a lui-même affirmé (apparemment, comme ses mains, la foule doit être une métaphore phallique). Les images sont facilement google-ables, et il suffit de cliquer "actualités" pour tomber direct sur un florilège d'articles se lâchant sur l'affaire. Un petit apéritif: Devinez, entre le grand black qui sourit et le vieux gros blanc qui râle et insulte.... Qui c'est qui a la plus grosse? -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
La dernière fois que quelqu'un a dit "on ne fait pas ça à la France", et ce alors que le danger était l'Allemagne, ça ne s'est pas si bien terminé.... Après tout, il y a déjà eu un St Empire Germanique en Europe: la France peut très bien sortir.... Pour voir que le monde et l'Europe continuent à tourner sans elle. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Les eurosceptiques/souverainistes te diront: "c'est la preuve que l'UE est sur sa fin". Les plus modérés et critiques te diront: "ça souligne que l'UE telle qu'elle s'est construite est sur sa fin si elle ne change pas". Les eurofans et européistes te diront: "c'est un dur moment à passer, mais c'est contre le sens de l'histoire, et c'est la preuve que l'UE marche puisque tout les pays se plaignent des mêmes choses". Les eurobéats te diront; "c'est mineur, le cap est fixe et l'avenir européen inévitable". Quand à vraiment quantifier la contestation aujourd'hui et l'évaluer morceau par morceau, composante par composante (même dans le brexit, combien voulaient vraiment partir, ou l'auraient voulu si une meilleure analyse avait pu leur être faite? A l'inverse, chez les "remain", combien ont vraiment "choisi ce qu'ils ont choisi"?), ça reste beaucoup plus difficile, mais la contestation n'a de fait que peu d'exutoires organisés en partis constituant une offre politique visible, et encore moins vu que les "partis de gouvernement" tendent à nier les protestations dans leurs rangs pour essayer d'imposer un "récit unique" absolutiste.... C'est donc aux franges, aux extrêmes, que beaucoup de gens "normaux" peuvent trouver un espace d'expression, sans pour autant souscrire au reste des agendas des dits extrêmes. Mais si on les laisse y faire leur nid, par défaut d'offre alternative.... Et oui, mais quel idéal? Les nations privées de souveraineté ne peuvent rien offrir de tel, n'ayant de marges de manoeuvres que réduites, encadrées, et dans un nombre de domaines limités. L'inconvénient du "projet" national, c'est qu'il est général: quand il est relativement bien accepté et mené, c'est un modèle aspirationnel puissant qui a besoin de TOUS ses moyens et champs d'action pour être opératif. Dans les circonstances européennes actuelles, c'est un mix réduisant les pays à une situation incertaine à cheval sur le concept de nation et celui de région administrative d'un plus grand ensemble, avec plus ou moins d'artifices de communication/décoration posés par dessus pour essayer de tenir les troupes et satisfaire les égos collectifs sans avoir les moyens de le faire (ce qui se voit ou se sent avec le temps, même chez les plus convaincus et/ou ignorants). Le "zeitgeist" pose aussi le problème des mentalités et de la culture dominante dans les populations, ainsi que du caractère type des dirigeants de notre époque en Europe: et là, on a plutôt de l'impropre à susciter enthousiasme et engouement, à voir autre chose que l'aspect gestionnaire à la petite semaine, pour cette partie "communicationnelle" de la gouvernance nationale. Bref, ils sont même pas capable ou désireux de maintenir l'illusion. Ca laisse de l'amertume. -
Situation politique en Amérique Centrale et en Amérique du Sud
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca marche pas si facilement: la Chine a montré depuis maintenant un bail qu'elle ne s'ouvre pas vraiment beaucoup, donc le Mexique ne peut pas réellement espérer "basculer" une part de son commerce vers la Chine, qui serait suffisante pour contrebalancer des difficultés avec les ricains.... Ce qui renvoie à la principale limite à ce genre de déclarations à l'emporte pièce: on ne s'affranchit pas de la géographie. Le commerce entre voisins/proches est toujours dominant, surtout en cas d'absence de barrière physique (mer, montagnes....): les ricains eux-mêmes, pays très mondialisé et au commerce massif avec l'ensemble de la planète, ont pour premiers clients.... Leurs deux voisins de palier, Canada et Mexique; et les mêmes comme 2ème et 3ème fournisseurs. Pas le genre de relation qui se "rééquilibre" facilement, pas le genre de quantités qui se translatent sur un autre pays dans le cas où on en vienne à de mauvaises relations: si actions de part et d'autre il y a, c'est avant tout de la perte sèche, sans compensation suffisante par d'autres clients/fournisseurs, ni aucune garantie que ce qui a été perdu sera retrouvé ailleurs même après quelques années. -
ALEXIS! COMBIEN DE FOIS ON T'A DIT DE RANGER TON PLACARD??!!!!!! Ca déborde un peu.
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http://www.newyorker.com/magazine/2017/03/13/donald-trumps-worst-deal Un article marrant qui fait sensation, sur les tribulations affairistes de Trump et fils, particulièrement en Azerbaïdjan. Par un journaliste très sérieux, et très rôdé dans le domaine de la corruption et du business louche. En l'occurrence, il semble surtout que, dans les faits prouvables, le business de la famille Trump pourrait tomber sous le coup du Foreign Corrupt Practices Act.
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[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Le problème est que migrants et libre-échange sont un peu compris comme appartenant au même package en Europe, et plus encore, sont "intégrés", comme fait souhaitable et inévitable, à la vision du monde de la plupart des sous-écoles de pensées de la doctrine non formulée mais dominante qui moule les élites culturellement monolithiques du continent. La "libre circulation des personnes" (sens étendu) et l'humanitarisme/droit-de-l'hommisme bobo sont consubstantiels, et pour l'essentiel, ils sont aussi confondus avec la façon dont on conçoit le libre échange, l'une des raisons souvent invoquées étant d'ailleurs l'intérêt économique d'alimenter cette "armée de réserve" (juste histoire de reprendre la formule du barbu). Et ce alors même qe se réduisent les moyens des Etats pour intégrer, assimiler et être attractifs (en tant que "modèle", de projet donnant une envie d'adhésion, un sentiment d'appartenance), pour un tas de raisons (dont la politique budgétaire européenne). Personnellement, je suis moins optimiste sur la posture de réponse des dirigeants européens, et carrément pessimiste sur celle des eurocrates (surtout vu ce que j'entends de mes petites oreilles à Bruxelles et qui commence à être flippant); je crains moins l'adaptation de façade à une "nouvelle donne" plus populiste, et plus à l'arc-boutage (avec à peine quelques changements dans la formulation des discours) sur les certitudes existantes, tant par la puissance du moule culturel dominant et l'absence de contrepartie ayant même un minimum de poids suffisant, que par la résistance naturelle à tout changement, et l'existence de cet espace peu démocratique entre l'échelon européen et l'échelon national par lequel les dirigeants peuvent bypasser une partie du processus démocratique (chacun accusant l'autre si c'est impopulaire, dans un ballet désormais bien réglé), et qui a largement contribué à former (avec les mentalités préexistantes, et l'évolution socio-économique des dernières décennies) une élite plus technocratique et aristocratique pour qui la démocratie et ses tracas sont encore moins un impératif systématique qu'auparavant. Ce qui se renforce avec le développement continu de ces logiques de fonctionnement, le retranchement croissant d'élites toujours plus endogènes et endogames (au sens figuré.... Mais aussi au sens propre: c'est vérifié aux USA, mais aussi en Europe: on se marie bien plus au sein des mêmes métiers et tranches de revenus qu'il y a encore 20-30 ans), l'affirmation d'une mentalité technocratique plus développée et puissante.... De ce fait, je crois plus à une propension croissante à se foutre du verdict des urnes, des volontés exprimées, des problèmes signalés comme prioritaires par les populations, des processus démocratiques (dans l'esprit, sinon dans la lettre).... On le voit dans le monde développé (je crois avoir cité les études dans le fil USA), mais il y a eu pour les 3-4 dernières générations une tendance toujours croissante à être moins attaché à la démocratie et à plus appeler de ses voeux une forme d'autoritarisme (toujours plus facile à souhaiter, en plus, quand on ne dit pas laquelle et à quel niveau d'autoritarisme elle serait); vu le maintien de proportions encore largement en faveur de la démocratie, je ne m'en ferais pas trop si cette évolution ne pointait pas des proportions nettement plus inquiétantes dès lors qu'on tient compte du facteur CSP. Les élites semblent en effet nettement plus atteintes par ce virus (aux USA, on est déjà dans la gamme des 30-35% du premier décile de revenus qui l'avouent ouvertement), alors qu'il y a 3 décennies, c'était encore l'inverse: les élites étaient traditionnellement plus attachées à la démocratie que le reste de la population. Le fait qu'il y ait eu inversion du paradigme me pose problème, et ça fait partie des mille et un trucs qui me font craindre une réaction "d'en haut" qui ressemble plus à la fuite en avant dans les certitudes établies, si besoin est via des attitudes de déni de démocratie de facto (en respectant la lettre de la loi, ou en étant suffisamment équivoque à cet égard). "Lâcher du lest", pour moi, ces gens ne sont capables de le faire que tactiquement, le plus possible juste en paroles. Le reste, ils n'en démordront pas. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Non, pour eux, j'étais plus dans l'optique de ce "long game", en faisant ma remarque tout à fait gratuite, l'idée étant qu'une mauvaise année migratoire aurait un impact politique suffisant pour que leur diplomatie marque des points dans une optique de "diviser pour mieux régner", de gagner du terrain en Europe de l'est surtout, de pointer du doigt les "grands" dirigeants européens "hégémonistes", "européistes anti-nations", voire "ennemis des peuples" tant qu'à faire....) ou encore de favoriser un peu plus les tendances médiatiques pointant les erreurs et mensonges des politiques migratoires des dernières années/décennies (notamment ce "grondement" dans les pays du centre et du nord de l'Europe, en raison des problèmes de transparence de la police et des polémiques sur la fiabilité des statistiques criminelles qui seraient ou non "maquillées" pour éviter de stigmatiser tout ce qui est un peu trop brun). Ne sous-estime pas la puissance des lobbies bien en cour, des entreprises en quête d'un écrasement des revenus, des logiques en places, des "mentalités acquises" par des dirigeants et hauts décideurs élus et non élus qui seront pour l'essentiel encore en place longtemps (ou pas loin de là où se décident les choses), et plus généralement des "pensées dominantes" dans toutes les formes d'élites européennes. C'est essentiellement ce qui crée le cadre de réflexion sur chaque sujet, et comme on sait, celui qui formule la question et fixe les limites du débat décide de l'essentiel. Et de ce côté, le clivage qui commence à se dessiner sur le continent, entre des "populismes" et les "establishments" n'est pas un terrain politique égal; les establishments partageant l'essentiel de leurs idées de fond ("les deux détaillants d'un même grossiste") ont et garderont l'avantage de la position centrale, de la connaissance des sujets (et du management des grandes machines administratives) et des places acquises (même si une mauvaise élection leur en faisait perdre une partie), face à des populismes certes montant et soulevant plus d'enthousiasme, mais fondamentalement divisés en au moins deux camps (voir ce qui arrive au Labour post-Brexit et à l'UKIP). Sinon, je ne me suis jamais penché sur le sujet de cette façon, mais en 2015, les migrants ont commencé à venir en masse une fois l'été venu.... Ou bien les médias se sont aperçus de la chose (ou bien ne pouvaient plus l'éviter.... Si on est un peu complotiste) seulement une fois que l'été est venu? -
Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
D'après ce que j'ai compris, Medvedev a plutôt l'image d'une espèce de bouffon en Russie; dans le meilleur des cas,celle du Robin à côté de Batman-Poutine (bref, le gamin inepte juste là pour mettre en valeur le boss). Quand bien même la chose deviendrait un scandale et conduirait à sa chute, dans le contexte russe, je ne crois pas que ça représenterait un risque pour Vlady: comme on le disait au temps jadis de la bonne société aristocratique, quand la réputation et les comportements individuels comptaient plus, à propos du choix d'une épouse, "l'intelligence d'une femme implique son mari si elle commet un impair; les bévues d'une sotte ne concernent qu'elle". Pareil pour Dimitri: les saletés et conneries d'un bouffon, surtout dans le milieu politique, sont imputables au bouffon (quelle que soit par ailleurs la réalité de son intelligence et de son caractère; l'image seule compte). Cependant, l'opinion russe est-elle ce qu'on veut bien en croire? On a vu en 2011 (les élections truquées, malgré l'absence de concurrents ayant envergure et moyens) ce qu'il en était de la popularité réelle de Poutine et de son régime; il y a certes eu un resserrement des rangs sur la question d'Ukraine et contre l'occident, mais ça n'est pas la même chose qu'un blanc-seing général et sur tous les sujets. Et la situation économique et sociale aujourd'hui est bien pire qu'en 2011. Je ne suis pas sûr que prendre les sondages sur la "popularité" de Poutine, même en excluant le facteur truquage de l'analyse, pour une réalité monolithique, soit de mise. L'approbation de son action face à l'occident "menaçant" et sur le point particulier de la situation ukrainienne (et surtout au moment où elle était "chaude") est une chose; approuver sa personne et son action en général en est une autre. -
Le lien que tu mets m'a renvoyé à un article différent (sur la dérèglementation trumpienne en matière d'environnement). Mais de ce que tu mentionnes, la plainte est contre qui? L'entreprise qui possède les prisons, ou le gouvernement fédéral (si ce sont d'ailleurs des détenus fédéraux)? Apparemment, le passage que tu cites mentionne que les travaux des premiers plaignants étaient réalisés pour le compte de ICE (le service fédéral de la gestion des questions liées à l'immigration et aux frontières), ce qui placerait l'Etat directement dans la ligne de mire en plus de sa position de responsable ultime des prisonniers (la boîte privée n'étant qu'un contractant), même si l'entreprise gérant les prisonniers est évidemment en tête de liste. Faut espérer que le procès ira quelque part; je me dis que sur un truc comme ça, il doit y avoir pas mal d'avocats volontaires sur les rangs pour monter un truc sérieux, mais il faut une structure pour soutenir l'effort, et des moyens pour le faire durer: les class actions ont eu tendance à disparaître dans la dernière décennie, principalement pour les manques dans ces domaines (avec des bénéfices escomptés très aléatoires, des délais impossibles à estimer), mais aussi parce que la législation a évolué et les rend difficiles. Dans l'ensemble, la logistique est le premier problème, parce que ces trucs sont généralement montés face à des adversaires de grande taille, qui ont le temps, les moyens et les institutions pour eux, et beaucoup de cabinets, surtout les bons, ne veulent pas se mettre ce genre d'organisations et d'individus à dos, qui sont leur premier marché. Or, il faut plus que des petites équipes compétentes et motivées pour mener ce genre d'assaut et tenir la distance. Parce qu'évidemment, ce ne sont pas les clients qui vont pouvoir couvrir les frais des avocats, même si ces clients sont très nombreux.
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Petite actualisation d'un chiffre: j'ai déjà mentionné plus haut combien des quelques 4000 postes directement pourvus par le président (plus les 24 000 qui le sont par ses nominés.... Mais dans les faits par lui et/ou son entourage et/ou sa majorité) nécessitent un processus d'examen et confirmation par le Sénat, soient 549. J'avais aussi mentionné que 14 avaient été pourvus (2 ou 3 de plus maintenant). Les quelques détails supplémentaires, pour se faire une idée: il y en a encore 17 ou 18 qui ont un candidat et attendent la confirmation par le Sénat (l'examen est en cours, les audiences attendent), et 515 qui n'ont pour l'instant aucun candidat. Pour les postes discrétionnaires (sans processus de confirmation), la proportion serait encore pire, avec vraiment beaucoup de vide, si bien qu'on se demande, de la volonté de "déconstruction de l'Etat administratif" (notamment par la tactique du pourrissement et du chien à qui on donne les symptômes de la rage.... Pour se poser en sauveur avec un pouvoir plus autoritaire?), du bordel complet dans la majorité ou de l'incompétence/impréparation, quelle logique domine le plus l'évolution de la situation actuelle.
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Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Apparemment, l'inventaire, surtout la partie "visuelle" (filmée par drone et exposée par Navalny), inclue un vignoble en Toscane, avec villa XVIIème siècle et tout, et tout. La question est maintenant de l'impact en Russie de ce document, s'il se diffuse largement.... Et aussi de savoir combien de temps Alexei Navalny a maintenant à vivre. Le simple fait que la réponse gouvernementale inclue sans arrêt d'identifier Navalny comme étant un "condamné" en dit beaucoup sur leur surprise: le procès qu'il a perdu était assez notoirement une pure action de rétorsion politique (et la crédibilité des tribunaux russes est.... Contestable) juste destinée à rendre sa candidature électorale impossible, puisqu'il faut un casier judiciaire vierge. -
https://www.theatlantic.com/international/archive/2017/03/state-department-trump/517965/ Un article intéressant sur ce qu'on constate dans l'administration sous Trump, en l'occurrence le State Department, où il est montré que l'activité est au point mort. On ne parle pas ici de l'activité des fonctionnaires et cadres nommés par le gouvernement entrant (il n'y en a d'ailleurs quasiment aucun à ce stade, et la plupart de ceux du précédent président sont partis), mais bien des fonctionnaires de carrière, les professionnels qui restent qui que soit le président, dans ce ministère qui emploie 70 000 personnes de par le monde (avec tous ses programmes affiliés) et constitue la diplomatie américaine, sa capacité de négociation, l'une de ses premières capacités de renseignement et d'analyse (c'est au final le premier service de renseignement humain et de collecte d'information ouverte, mais aussi relationnelle) et la partie la plus active de son "soft power" (par opposition à la partie "passive" qui réside plus dans d'autres aspects de l'Amérique, notamment sa production culturelle/de divertissement, de normes techniques, de directions scientifiques.... Toutes choses qui sont aussi amplifiées et "vendues" par le State Department de par le monde). L'article réfère à la désormais célèbre formule de Steve Banon appelant à la "déconstruction de l'Etat administratif": il semble que la gestion actuelle du State Department en soit un stade préliminaire, en plus sous l'égide d'un Rex Tillerson qui a été étrangement tenu à l'écart des choses par l'équipe dirigeante (tout comme les experts de son ministère), par laquelle il n'est appelé qu'occasionnellement et dont il ne semble décidément pas du tout faire partie, Banon, Pence et Kushner semblant être l'essentiel du "cercle intime" de Trump dans ce domaine. Tillerson n'a visiblement pas été autorisé à rencontrer beaucoup de dirigeants étrangers, n'a pas entamé de cycle systématique de rencontre des ambassadeurs à Washington, et ne semble pas remplacer les personnels professionnels qui sont partis, ce qui est dérangeant quand on parle de cadres de haut niveau (dont une trentaine aurait démissionné) et d'experts. Pour ceux qui restent, dans le "centre nerveux" du State Deparment (bureaux centraux et direction de services spécialisés), il semble aussi que la charge de travail se soit brutalement effondrée et qu'une forme peu déguisée d'oisiveté imposée soit la nouvelle norme. Pour ces gens qui étaient habitués à des journées de 16h de travail, le changement a un impact qui pourrait devenir problématique pour l'efficience de l'administration, et surtout pour l'efficacité générale de la diplomatie. Concrètement, les fonctionnaires du State Department n'ont plus de meetings avec d'autres agences du gouvernement, n'ont rien à foutre, aucune direction, des agendas vides, aucun objectif assigné, aucune réunion (plusieurs interviewés signalent qu'ils maintiennent des réunions de service histoire de garder les habitudes, dynamiques et réflexes des groupes de travail), presque plus de flux de mails (et la diplomatie est un service particulièrement chargé en échanges écrits).... Bref, rien d'autre que d'expédier le minimum vital de paperasse. Un commentaire particulièrement révélateur d'un interviewé: Il n'y a même pas eu de briefing presse du State Department depuis l'inauguration, ce qui était jusqu'alors une habitude quotidienne et un outil utile non seulement pour informer la presse des affaires courantes en temps aussi réel que possible, mais plus encore pour donner aux diplomates américains de par le monde un cadre général, un contexte de fond, une idée des priorités de leur ministère et de leur pays, et du ton, de la "ligne éditoriale" à suivre (avec les ricains, on en revient toujours à parler de "narration"). Ce qui rappelle que le State est certes une importante administration aux USA, mais que surtout, le réseau diplomatique américain est, bien plus encore, à la dérive et sans direction, et ce d'autant plus qu'un grand nombre d'ambassadeurs en poste (et le personnel "dirigeant" des représentations avec eux) ont été virés et non remplacés. Glissement vers un gouvernement cherchant la guerre? Trump a commencé à virer plus nettement vers un vocabulaire guerrier, et nombreux sont ceux, dans sa majorité, qui ont intérêt et préférence pour ce genre de politique. Qui plus est, la chute brutale du budget diplomatique, surtout dans son versant "soft power", pourrait être une indication. Beaucoup de journalistes ne prennent pas de gants pour dire que les suspects habituels au Congrès font racler leurs sabres imaginaires sur le parquet, mais à ce stade, l'opposition à Trump guide beaucoup de ses commentaires, même si la fuite en avant dans la guerre et la dépense semble être devenu consubstantielle d'une politique républicaine qui, autrement, est souvent trop visiblement assimilable à la ploutocratie au pouvoir. Trump ne tient que très peu sa majorité, et n'a sans doute pas beaucoup de contrôle de beaucoup de membres de son gouvernement, mais surtout, il ne pourra pas longtemps tenir le rythme de la déception médiatique hystérique permanente: le "système" s'adapte à ces distractions constante et apprend à moins mordre à l'hameçon des tweets et provocations, tout comme le public. Il va falloir quelque chose d'autre à pointer du doigt pour éviter que la majorité de la "bande passante" médiatique et citoyenne ne s'intéresse trop et durablement à la réalité de la gouvernance intérieure, surtout économique. Politique purement intentionnelle pour "défaire" l'administration en rendant les ministères et grandes agences inopérantes et inefficaces? Un pur cas articulant la volonté de ceux qui, comme Banon, entendraient ici donner les symptômes de la rage au chien pour pouvoir le flinguer? C'est aussi possible même si, là encore, il est à ce stade prématuré d'affirmer quoi que ce soit. C'est cependant un processus politique normal partout dans le monde quand on veut décrédiliser quelque chose qu'on n'aime pas: on fait tout pour l'empêcher de fonctionner, et tant pis pour les conséquences (c'est pas comme si le budget de la sécu était pas réformable si un seul dirigeant élu le voulait vraiment). Autre possibilité: est-ce un cas d'hubris de la nouvelle direction? L'idée qu'ils peuvent tout savoir et décider par eux-mêmes, dans un pur style de direction (comme l'indique le passage que j'ai cité) très "tiers monde", où la famille du chef fait tout? On serait plus ici dans un cas où l'incompétence et la vanité l'emportent sur un supposé "plan" ou de mauvaises intentions.
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Faut comprendre les démocrates: nombreux sont encore ceux qui, dans leurs rangs, gardent un chien de leur chienne aux républicains pour avoir été hystériques (au point de l'impeachment) sur le sujet d'un président ayant menti à propos des endroits où il aurait pu foutre sa bite. Des centaines de millions de dollars dépensés, la vie politique complètement arrêtée pendant des mois au profit de ce seul sujet monopolisant tout, des vies et des carrières brisées sur le seul prétexte d'un cinq à sept? Et quand un ministre de la justice, alors partie prenante à une campagne électorale (qui a donc peu de raisons pratiques de parler à un ambassadeur d'une puissance étrangère, surtout une avec laquelle la situation est... Délicate), rencontre en secret (ou ce qui s'y apparente dans une capitale sans secret durable) un ambassadeur pour on ne sait trop quelle raison foireuse, et ment ensuite à ce sujet, les mêmes démocrates devraient laisser filer? Je les trouve déjà de très bon goût de ne pas faire à propos de l'expédition foirée au Yémen le même patacaisse que les républicains ont fait à propos de la non affaire de Benghazi (où Clinton -pour une fois- n'a rien à se reprocher). Contrairement au président qui a lui usé et abusé de son mauvais goût particulièrement développé pour instrumentaliser le soldat mort et sa veuve (et il aurait bien fait la même chose avec le père, mais celui-ci l'a pointé du doigt).
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Dans l'ensemble, on constate aux USA une croissance certaine des menaces de type sectaire depuis l'élection de Trump. Le cas de la communauté juive a été particulièrement médiatisé, notamment avec les spectaculaires vandalisations de pierres tombales (dans le Missouri la semaine dernière, à Philadelphie lundi) qui ont fait la une des journaux télé. Lundi a vu un nouveau cap franchi avec une vague d'alertes à la bombe: au moins 13 centres communautaires et 8 écoles dans 16 Etats ont reçu de telles menaces et ont du être évacués, de même que le bureau de la Anti-Defamation League à San Francisco. Cela porte le total des alertes à la bombe depuis le début de l'année à 166, contre plus de 80 centres communautaires et écoles. Dans l'ensemble, une forte montée de l'antisémitisme a été observée aux USA depuis 2015, et la vague actuelle, qui représente une amplification du phénomène, s'inscrit dans une montée générique des crimes et menaces envers certaines communautés, juifs et musulmans en tête, mais aussi asiatiques (surtout Indiens, Pakistanais et Asiatiques du Sud Est, apparemment trop basanés au goût de certains), et évidemment toujours les "habitués", noirs et latinos (par exemple, dans le sud, de nombreux incidents ont été constatés de bandes de "good old boys" circulant à plusieurs voitures, avec des armes, pour venir menacer des regroupements d'afro-américains.... Dernièrement l'anniversaire d'une petite fille). Augmentation du nombre de "hate groups", apparemment à un niveau historiquement haut: https://www.splcenter.org/fighting-hate/intelligence-report/2017/year-hate-and-extremism
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Cette semaine à stupide-land: les leaders de la Briarwood Presbyterian Church (et le Birmingham Theological Seminary, plus la Briarwood Christian School qui y sont liés), située dans la ville de Vestavia Hills en Alabama, ont officiellement demandé au parlement de l'Etat la permission de créer leur propre force de police (House Bill 180, posé par le député Arnold Mooney). La proposition de loi a déjà passé le filtre de la commission parlementaire sur la sécurité publique et va être mise au vote dans la Chambre Basse. De fait, il s'agit de créer une police religieuse au service de cette paroisse, dans un Etat où, si on est blanc, religieux et où on a de l'argent, on tend à toujours obtenir ce qu'on veut, surtout quand en plus, le nouveau patron de la justice fédérale est "de la maison". Quoiqu'il en soit, telle qu'elle est formulée, la proposition ferait de cette force de police une agence de "law enforcement" à part entière, qui n'aurait de compte à rendre qu'aux leaders de l'Eglise, procédant à ses propres arrestations, menant ses propres enquêtes, mais profitant de l'infrastructure policière publique existante (surtout les prisons/cellules), vu que ça, ça coûte déjà un peu plus (ben tiens). Cette proposition était déjà passée dans les deux chambres l'an dernier, mais était arrivée trop tard sur le bureau du gouverneur pour signature. Pour la note, le Parlement d'Alabama: 66 sièges républicains sur 105 sièges à la Chambre Basse, 26 sièges républicains sur 35 sièges au Sénat. 'Nough said? Dans la forme, les leaders religieux disent qu'il s'agit juste d'un moyen d'embaucher quelques policiers en permanence pour assurer la sécurité de leurs sites et de leurs événementiels, sans avoir à passer par le recrutement temporaire de policiers en exercice pendant leur temps libre (une pratique courante aux USA), ce qui est à la longue cher et compliqué, tout en n'assurant qu'un service à temps partiel. Il y a de la logique dans l'argument (il a été formulé par un avocat), et beaucoup est fait pour l'apparenter aux polices de campus universitaires, très communes aux USA. Mais la logique fuite: pourquoi vouloir leur donner un statut de force de l'ordre plutôt que de simple gardes? La juridiction, une fois obtenue, n'est pas, à l'intérieur de la circonscription administrative (ville, comté) limitée géographiquement: de fait, le dispositif crée des agents armés à pouvoir de police pour toute la zone, qui ne rendent pas de compte aux autorités de la dite zone. Et s'ils affirment que ce n'est pas pour patrouiller dans les rues, dans la pratique, rien ne les en empêchera légalement, ne serait-ce que pour jouer le jeu de l'intimidation, de l'empiètement permanent sur les plates-bandes du reste de la communauté.... Soit un jeu qui se pratique déjà bien souvent, surtout dans le sud où la dixiecratie aime à continuer l'affirmation de son pouvoir, de droit et/ou de fait (ce qui se voit encore pendant les élections, autour des bureaux de vote, où des gens souvent armés viennent "surveiller" le processus, soi-disant "de leur propre initiative", et tendent à regarder avec insistance certains électeurs plutôt que d'autres, à les suivre....). Bref, s'il reste possible que la demande soit faite en toute innocence et n'aille pas plus loin que ce que les leaders religieux et leurs avocats prétendent, le doute est plus que permis au regard des "traditions" locales, de la spécificité du besoin (des flics plutôt que des vigiles/gardes) et des tendances de la paroisse (pas radicale ou extrêmiste, mais très.... "Paroissienne" et communautaire). Au-delà de ce cas, évidemment, la gravité tient au risque de précédent. D'autres paroisses attendent de voir ce que la procédure va donner pour se mettre sur les rangs. L'Arabie Saoudite et l'Iran vont plus pouvoir trop frimer avec leurs polices religieuses: sweet home Alabama....
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Là, tu cherches: (Alexis et un copain, attendant qu'il se passe quelque chose)
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Bon, alors c'est quand qu'on pend le dernier banquier avec les tripes du dernier curé? (Sous les yeux du dernier léniniste/maoiste/staliniste dont la tête ornera un lampadaire) C'est que j'ai un horaire, moi; je peux pas me libérer pour une exécution juste comme ça, sans préavis.
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En même temps, il était ni architecte, ni ingénieur, juste menuisier. C'est plus à l'instinct, au savoir-faire, et sans schéma, comme activité. Ses paroles selon qui? Je crois me souvenir qu'il y a quelques coquilles entre les divers bouquins (4 ayant le tampon "lu et approuvé") d'auteurs contemporains, même si le monsieur en chasuble essayait de nous dire que c'était super clair, totalement cohérent et hyper bien pensé.
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budget Le budget Militaire des USA (DoD et autres)
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Chaps dans Economie et défense
Oui, enfin faut pas non plus transformer la Chine en géant de 3 mètres avec des poils partout: on a vu depuis un moment que son endettement est de fait menaçant pour son économie (entreprises d'Etat, banques d'Etat, provinces et banques provinciales notamment, ainsi que son secteur financier en général), qui a par ailleurs ses propres travers (bulle du commerce extérieur effondrée, remplacée par la bulle de construction, en cours d'effondrement.... Quoi ensuite?), si bien que je doute qu'elle soit capable de ce genre de stratégie, si tant est qu'une telle connerie lui venait à l'esprit. -
Quand on pense que le budget du State Department et de tous les programmes internationaux divers (aide au développement, coopération.... Mais pas les Foreign Military Sales, comptées via le Pentagone) doit tourner autour de 50 milliards (un peu plus en pratique, mais le SD dégage aussi un revenu d'environs 6 milliards via divers services procurés), soit moins que l'augmentation voulue par Trump pour la Défense (elle-même jugée bien trop basse par les drones du complexe militaro-industriel au Sénat), on se dit qu'il y a foutage de gueule et franche idéologie dans ce choix, sauf évidemment qu'il s'agit d'une salve d'ouverture pour la vraie négociation.... Qui va être vive. La demande des généraux en retraite (plus qu'un quarteron, vous confirmera tout Français.... Désolé ) n'a rien d'étonnant, car il faut bien se rappeler que nombre des augmentations de budgets militaires décidées au Congrès n'ont pas toujours été appréciées des décideurs militaires, le plus souvent évidemment parce qu'il ne s'agit pas d'une enveloppe avec un chèque en blanc, mais d'un champ de dépense bien spécifique qui répond aux besoins des fournisseurs, des circonscriptions des élus concernés, d'un parti.... Mais aussi parfois parce que certains généraux gardent une conscience malgré les étoiles. Sinon, des bruits amusants commencent à circuler sur l'élection de Perez à la tête du DNC, notamment que le dit DNC a interdit la publication des détails des scrutins successifs (tours multiples) de l'élection, ce qui est pourtant rendu obligatoire par le règlement choisi par le parti... Mais apparemment, "ceux d'en haut" ne veulent pas qu'on sache qui a voté pour qui, qui a tourné casaque entre les tours.... De même, l'orchestration d'au moins une partie du vote par des hiérarques précédemment hillaristes semble évidente pour beaucoup, ce qui s'est vu entre autres par la campagne de dénigrement à l'encontre d'Ellison et celle de blanchiment concernant Perez: le premier s'est vu attaqué (mais indirectement: "ô mon dieu non madame, on est tous amis ici, et je ne pense que du bien de Keith, mais savez-vous que....") pour un pamphlet qu'il avait co-écrit avec Louis Farrakhan alors qu'il était étudiant.... Une position radicale (qui n'a pas été étudiant?) dont Ellison est revenu depuis longtemps et dont il s'est expliqué depuis des années. En revanche, rien contre Perez, qui fait partie de ceux qui n'ont RIEN fait (alors qu'il était au gouvernement, à la justice puis au travail, puis au logement) à l'encontre des profiteurs de la crise de 2008 (banque, propriété foncière, emprunts immobiliers.... Rien!), qu'il a refusé de poursuivre les organismes saisissant les domiciles de vétérans et de soldats déployés (pendant la crise), qu'il a recommandé de prioriser la collecte de fonds auprès de grands donneurs corporate, qu'il était pro-TPP.... Et les hiérarques démocrates pro-Obama/pro-Hillary ont fortement milité pour Perez auprès des représentants des partis d'Etat (ceux qui votaient), et ont poussé la chose à tel point que beaucoup de gens présents se sont détournés de l'élection (notamment en "militant" en interne auprès des votants, ce qui apparemment compte dans le processus) à cause du climat que ce noircissement a créé. Il faut noter d'ailleurs que l'élection n'était pas la seule chose passée au vote: un referendum interne était aussi en place, sur le rétablissement ou non d'une interdiction faite au DNC d'accepter des donations de lobbyistes (un dispositif spécifique proposé en son temps par Obama et brièvement adopté: c'est très étroitement défini et n'interdit pas grand-chose, mais c'est symbolique).... Et il a été refusé, comme de bien entendu, ce qui souligne essentiellement la nature du vote du WE passé: victoire (apparente) de ceux qui veulent être près de l'assiette au beurre, dont Perez est le hérault. C'est la "corporate wing", l'establishment (qui se présente comme l'aile "centriste", ou "raisonnable"), qui semble dominer le jeu pour l'instant, avec une drôle d'ironie: Ellison a été immédiatement choisi par Perez pour être "vice chair" (ou je sais plus quel titre, mais c'est genre le second, en tout cas en apparence), et la rumeur veut que ce soient lui et Sanders (et sans doute aussi Elizabeth Warren et Sherod Brown) qui "vendront" le parti dans les médias et en campagne: bref, la stratégie des vendus du parti est de diriger, et en plus de se servir de l'image des "populistes" pour l'avenir..... Ont-ils même fait semblant de comprendre ce qui s'est passé en novembre? Pensent-ils qu'Ellison, Sanders et consorts sont si cons ou qu'ils croient ne pas avoir le choix? Par ailleurs, plusieurs représentants au DNC ont soulevé des questions dérangeantes pour cette gangrène dans l'appareil du parti: le chef du parti démocrate du Maine (et ex candidat de ce WE) Ray Buckley a signalé, avec d'autres, que malgré sa position de membre exécutif du DNC (comme tous les représentants des partis démocrates), il n'avait jamais eu accès aux comptes de la campagne électorale de 2016. C'est en fait le cas pour la plupart des membres, et une bonne partie des leaders (ce qui a l'avantage de signaler qui est réellement partie de "l'establishment" qui décide, et qui n'en est pas): aucun d'eux n'a de moyen de savoir comment ont été utilisés les montants records de fric levés pour cette campagne, ce qui est dérangeant quand on compte en milliards de dollars. Ce fait souligne une autre division profonde au sein du parti, en plus de celle désormais symbolisée depuis l'an dernier entre "progressives" et "establishment": le fossé entre les partis (un dans chaque Etat) et le comité national (le DNC: la structure centrale "unifiant" les partis démocrates, et ce pourquoi on dit -ce qui est faux techniquement- "le" parti démocrate). C'est l'un des autres facteurs de défaite souvent mis en avant (à raison): l'extrême centralisation de la gestion du fric collecté et l'allocation réduite au niveau des Etats et de leurs circonscriptions, au bénéfice quasi exclusif des hiérarques centraux et de la campagne présidentielle, ainsi que, au compte-goutte, ce qu'ils distribuent (à des fins de contrôle et de pouvoir, sous prétexte de "stratégie") aux candidats de leur choix. C'est une logique normale dans un parti (en concurrence avec la position inverse, de voir les représentations locales tout contrôler et le centre anémique), mais elle semble avoir été poussée ici à un degré extrême et contre productif, sauf pour le petit groupe au sommet qui en profite largement, et avec lui ses réseaux relationnels, sa "cour". Outre une stratégie erronée et un effort de campagne ainsi handicapés (beaucoup de campagnes locales se sont retrouvées sous-financées et soutenues, beaucoup de circonscriptions abandonnées, voire sans candidat), on constate ainsi beaucoup d'omissions étranges, et la chose semble commencer à faire gronder les représentants d'Etats: personne ne sait, par exemple, combien ont été payés les très nombreux "consultants" et experts en tous genres de la campagne "principale" et des candidats préférés du sommet (des gens à haut profil, souvent payés pendant 2 ans ou plus, sans vraiment de comptes à rendre ou de contrôle des comptes de campagne.... Ca donne quoi?): cette seule masse salariale représente des sommes conséquentes tout en entretenant une clientèle. Le DNC (comme le RNC d'ailleurs) n'a pas de budget transparent: les embauches, contrats de consultants et les contrats en tous genres qu'il signe n'ont en fait pas ou peu de revue par les représentants d'Etats censés être "l'assemblée" de l'organisation, dont, dans les faits l'exécutif dicte l'horizon. L'argent collecté pour 2016 n'a dans l'ensemble que très peu été orienté vers les campagnes locales et l'organisation des locaux par les locaux, au profit d'un management top-down (d'où le mésemploi de la pourtant très importante organisation démocrate dédiée au "ground game", mal recrutée, mal encadrée, avec un mauvais discours) et d'une surutilisation des fonds par et pour la candidate présidentielle et son entourage. Et apparemment, la révolte gronderait: les partis démocrates (les Etats, donc) veulent pouvoir avoir plus de contrôle et faire campagne localement, et ce avec de l'appui "d'en haut" pour aider à combler les vides, et les progressistes sont en guerre contre la domination complète du "big money" au sein de la direction du DNC. L'issue semble évidente, mais en fait pas tant que ça, dans l'état de la coalition que représente le parti démocrate et l'électorat qu'il cible aujourd'hui, qui inclue une forte portion de supposés centristes. Donc l'avenir reste ouvert, même si après ce WE, c'est 1-0 en faveur de l'establishment. Balle au centre.
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budget Le budget Militaire des USA (DoD et autres)
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Chaps dans Economie et défense
Méheuh, ils sont très dangereux, les jihadistes, avec leurs Toyotas et leurs bombes artisanales qui pètent partout, et.... Et..... Et..... Chine!