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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Je crois que la citation originelle qui est devenue plus ou moins connue était d'un lobbyiste européen, mais je n'ai pas de mal à imaginer que cette phrase existe depuis TRES longtemps, sous maintes formes, dans maintes langues, sans qu'il y ait un unique point d'origine. Les investissements par grand acteur du financement de campagnes et candidats se comptent au pire en dizaines de millions (sauf quand un ou deux excentriques et/ou ambitieux commencent à aligner 9 chiffres, ce qui, hors des frères Koch et de Sheldon Adelson -et encore, lui c'est plus en annonces qu'en réalité- n'arrive pas), et le plus souvent en quelques millions à l'année; et le retour est le plus souvent estimable comme un rapport de 100 pour 1, et souvent plus, surtout quand on parle d'impôts.
  2. Retour à la réalité du sujet.... Et au délire. Il y a un petit truc appelé "Priorities USA"; c'est un (peu) innocent SuperPAC dédié à la campagne de Hillary Clinton, qui a annoncé il y a déjà quelques semaines qu'il consacrerait 130 millions de dollars à la candidature de l'ex-Secrétaire d'Etat à partir du 8 juin. Les commandes sont déjà passées et les plans médias semblent en place, avec une répartition à la louche comme suit: - 5 millions spécifiquement pour cibler noirs et latinos - 35 millions pour la pub online (ce qui place cette commande comme la plus grande jamais faite pour de la politique) - 90 millions en pubs télé.... Concentrés sur 7 Etats (dont un seul est un marché publicitaire réellement important et cher: la Floride) qui sont estimés comme les "swing States" les plus probables en novembre (en plus de la Floride: Colorado, Ohio, Nevada, Iowa, Virginie, New Hampshire). Cette commande massive est un truc réellement jamais vu dans la politique américaine. Et Priorities USA en a rajouté une couche, en foutant une campagne de 6 millions de dollars spécifiquement ciblée contre Donald Trump dans 4 Etats (Ohio, Nevada, Vriginie, Floride), qui commencera demain. Et ça semble n'être que le début: d'autres SuperPACs (et le parti, et la campagne démocrate, après la convention) et d'autres organisations s'en mêleront. Déjà que ce SuperPAC avait été très actif et dépensier pendant la primaire, essentiellement contre Sanders.... Le puit de fric semble sans fond pour Clinton.... Ah, non, pardon; ça peut pas être le cas puisque les campagnes n'ont pas le droit de se coordonner avec les SuperPACs; suis-je distrait tout de même. Mais bref, c'est, côté démocrate, une forme de début officiel de la campagne générale, bien avant la convention du parti.
  3. Non, ça il a; je parlais de son bilan en tant qu'employeur. Il en a embauché très tôt dans un secteur (l'immobilier) qui à l'époque en employait peu, leur a permis dfaire de bons, voire parfois très bons, parcours professionnels, et les retours de la plupart des femmes qui ont bossé pour ou avec lui sont plutôt très bons (y compris dans les concours de beauté), et le tout était de notoriété publique aussi bien dans ses secteurs d'activité qu'en général à NY, Miami et ses bases d'opérations principales. Même les patrons qui ne l'aiment pas mais ont eu affaire à lui admettent ce point. Cet article était vraiment une connerie. Toi, t'as un vrai problème . T'es vraiment en manque? J'ose pas imaginer à quoi ressemble Gally dans ta tête, vu qu'il y a là en plus un avatar qui doit booster ton imagination.
  4. Pour moi, concours général de français en 1994.... T'y étais? La tendance sur les médias sociaux a été plutôt révélatrice, apparemment: malgré toutes les indignations des SJW et anti-Trump, ça n'a pas vraiment pris et le flot a été plutôt à sa défense, tant l'article était branlant, ce qui a fait rager les "liberals", les démocrates, les anti-Trump en général et les républicains anti-Trump honnêtes, qui se sont retrouvés à pointer du doigt ce coup trop manifestement foireux du NY Times. Le fait est que, pour ce qui est du bilan en tant qu'employeur, Trump a plutôt un très bon score quand aux femmes, que les féministes enragées acceptent de l'admettre ou non, et malgré le dernier slogan offensif de la campagne Clinton contre la misogynie du Donald. Z'ont planté, et ils peuvent pas se le permettre en l'état des choses.
  5. Broaf! J'avais un TD (ça avait un autre nom à Spo, mais on va faire simple) en commun avec elle, et à cette époque, elle était déjà maquée avec son futur mari.
  6. Hé, une école catholique, ça vous marque à vie!
  7. Un lèche-cul faire valoir ou un vieux routier, mais le seul vieux routier évoqué qui pourrait dire oui, c'est Gingrich, et il n'apporte rien à Trump: c'est, même encore aujourd'hui et après ses conneries massives de 2012 et son isolement, un opérateur politique roué et de poids, mais aucun observateur de droite ne voit l'intérêt de ce couplage. Kasich a été évoqué, mais ne semble pas vraiment vouloir ou même pouvoir tolérer Trump. Et on a surtout l'impression que Trump veut faire danser du monde pendant un moment sur ce sujet parce qu'il aime la sensation de pouvoir et que tant qu'il maintient du suspense, il fait du buzz, ce qui en soi est probablement le plus grand intérêt de ce choix. Alors il va sans doute faire courir (ou laisser faire courir) beaucoup de noms, dont pas mal bien outrageants (vu que Sarah Palin a été évoquée), juste pour continuer à occuper le terrain médiatique, ce qui est sa plus grande force, surtout en ce moment où l'écart avec Clinton semble avoir été amoindri, voire aboli, et où plusieurs médias ont lancé des attaques contre lui qui se sont plantées et même retournées contre l'envoyeur, comme le dernier article très raté du NY Times sur "Trump et les femmes", qui a totalement manqué sa cible et s'est vu démoli par les médias même "liberals" aujourd'hui tant il était creux et trop visiblement à charge. Les "corporate medias" s'emmêlent les pinceaux et affichent trop ouvertement à quel point ils sont partisans et de farouches soutiens de l'ordre établi, comme l'ont montré quelques polémiques de moindre ampleur sur les injustices faites à Sanders par les grands titres, notamment le Washington Post nouvelle mouture (depuis la reprise par Bezos).
  8. Ouais, ben tu devrais pas, vu que les "niveaux d'étude super importants" sont visiblement incapables de discipline et ont pondu une page entière de HS..... Je vais aller de ce pas retrouver les glaïeuls et orties pour ma séance d'autoflagellation..... En continuant à suivre le topic parce qu'en fait j'ai même pas honte.... Donc la punition sans la contrition, c'est grave padre?
  9. Oh merde! Je connaissais pas.... Et en première page, ce con de Laurent Liautaud qui a l'air d'avoir fait un truc génial.... Putain ça fait pas rajeunir! Gné? Qu'est-ce qui t'as donné un haut le coeur? T'es sûr que c'est pas l'abus de Chips? Qu'est-ce que j'ai bien pu dire qui a fait ça? Non, score PARFAIT: 20 sur 20 en devoir de philo politique à l'entrée de Spo. Un mutant dont le superpouvoir est la dissertation!
  10. Aaaah, Najat: elle était dans ma promo, tiens. Si j'avais su qu'elle était une espionne américaine à l'époque.... J'aurais déconseillé à tous ceux qui essayaient de la draguer. A ma connaissance, il n'y a que 5 régiments de Hussards qui ont un nom (ceux d'Ancien Régime), et aucun présentateur/animateur ne porte un nom issu de ceux-là.... Et des hussards à pieds? Y'a eu brièvement je crois 2 bataillons volontaires ainsi nommés, mais je ne connais pas leurs chefs, si c'est de ça dont tu parles. Sinon, si c'est une référence, je la connais pas. Ca et le "Leadership Program" du Département d'Etat, au nom assez voisin du programme de la fondation (Jospin est passé par là aussi).... Des nids à espions . Mais on s'étonnera pas ainsi que l'atlantisme soit en fait plus fréquent au PS qu'à droite. On pourra en revanche être atterrés par le fait que l'atlantisme forcené est plus présent chez ceux qui ne sont PAS passés par ces programmes, mais qui tendent à se concentrer.... Au Quai d'Orsay. Je crois qu'il est sur France Inter ces temps-ci. Les noms, c'est en MP.
  11. Aaah, attention! On peut avoir des bonnes (ou mauvaises) notes aux examens d'entrée, c'est pas pareil (sauf qu'ils peuvent les raboter un peu s'il y a trop de candidats qui passent la barre: l'effectif admissible est plafonné). C'est une fois dedans que tes notes sont (ou étaient) harmonisées pendant les années scolaires. En fin de 2ème année, j'ai eu un 14 et un 15 dans 2 matières majeures (celles communes à toutes les filières), et je devais être 2ème ou 3ème de la promo (tous cursus confondus) dans ces matières. A l'examen d'entrée, c'est noté normalement, même si les très hautes notes sont rarement atteintes étant donné certains critères de correction très sciencepaluchiens dans des matières comme l'histoire, l'éco ou la culture générale: dans cette dernière (la plus subjective: c'est essentiellement de la philo politique), un de mes profs de prépa (qui est aujourd'hui un animateur radio et télé connu) est considéré comme un mutant parce qu'il y a tapé le score parfait (et il n'a même pas été à Spo après avoir passé le concours haut la main), ce qui n'a presque jamais été réussi dans l'histoire de l'établissement. C'est informel, y'a pas de titre officiel, mais on dit en interne "un science-pal, des sciences-paux"; juste de la conjugaison, quoi! C'est pourtant un des plus faciles à identifier: c'est l'idéologue fanatique, égocentrique et mégalo qui voulait créer un monde nouveau et considérait que des fleuves de sang étaient inévitables pour ce faire (c'est vraiment le Torquemada de la Révolution), et comme Robespierre, son ami, complice et patron, il était abstinent (réputé puceau) et donc ceci explique sans doute cela. Pourquoi les plus sanglants des fanatiques sont-ils si souvent des frustrés, des pudibonds, des puritains et/ou des peine-à-jouir? 'Fin bon, ils se sont fait thermidorer la gueule, ça leur a appris la vie.... Ou plutôt la mort en fait . Il y a aussi et surtout, pour d'ailleurs revenir au sujet, toute une génération de profs, et surtout de directeurs d'écoles, administrateurs et membres de boards, qui sont des ex-jeunes des années 70-80 qui ont bavé sur la "révolution" thatchéro-reaganienne et l'ont idôlatrée sans comprendre ou mesurer, et beaucoup sont passés par des facs américaines, et souvent pas n'importe lesquelles (alors qu'il y avait déjà une certaine "zeitgeist" prétentieuse dans beaucoup de ces facs à cette époque.... Celle qui s'est notamment plantée en "gérant" l'ouverture éco des pays de l'est): beaucoup sont passés par "l'école de Chicago" ou ses succursales, et/ou ont bossé aux US à cette période, sans voir ni comprendre grand-chose d'autre que ce qui était vanté dans la presse (et qui pourrit encore le débat public américain aujourd'hui, surtout côté FoxNews et CNBC) et ce qu'ils voulaient voir, comparant leur vision superficielle des US avec leur meilleure connaissance de la France pour engendrer un fort symptôme de "tout est plus vert dans l'herbe du voisin". Y'a pas pire et plus aveugle que les reaganiens français.... Ah, si, le culte de Reagan dans le parti républicain, alors qu'en plus, si Reagan était là et avançait ses idées aujourd'hui, il passerait pour un dangereux gauchiste chez ces gens là: il faut voir les aspects délirants de ce culte, ceci dit, c'est spectaculaire (notamment une qui me fait hurler de rire: les otages en Iran relâchés le lendemain de son arrivée au pouvoir: c'est apparemment selon eux sa simple présence qui a foutu les jetons à Khomeyni.... Si, si, c'était plaqué comme ça par O'Reilly ou un autre sur Fox)! Ils lui prête des trucs qu'il n'a jamais fait, ou que Carter avait fait en réalité, ils réinventent l'histoire à un degré étonnant, généralement afin "d'argumenter" l'idée absurde qu'ils veulent mettre en avant en se drapant dans le manteau de Super Reagan ou St Reagan.
  12. Oups, j'avais même pas fait attention à ma faute: honte! Schelme! Mea culpissima! Où sont les glaïeuls et les orties, que je me fouette avec! Hé?! Mais! Mémémémémméééééheuh! Dans ma phrase, "cour" était au pluriel.... Et c'est pas invariable! Dis donc Wallaby: les glaïeuls et les orties, ça sera pour toi! Oui, j'ai lu pas mal de trucs sur ces invasions de "l'antiracisme" et du féminisme ultra-militant et leurs ravages sur les campus (et ailleurs): leur imbrication dans le corps professoral, la définition des programmes, les cursus, les horaires, la composition même des cours, le recrutement, la vie de campus.... Est en partie responsable de l'inflation des coûts des universités et de l'inflation des effectifs administratifs. Faut avoir des "safe spaces" pour les filles, des conseillers pour tout et n'importe quoi, des "spécialistes" d'on ne sait trop quoi pour les cours, des enseignements particuliers et les programmes en général, les staffs, bureaux et budgets qui vont avec, pour l'animation (orientée) de certains aspects de la vie étudiante.... Entre ça, le faible contrôle des dépenses, les délires investis dans et pour les équipes sportives (délires qui, étrangement, minimisent l'accès des étudiants au sport tant les activités de fait professionnelles des équipes prennent de la place), les constructions à tout va de bâtiments et structures de prestige, l'entretien de tous ces trucs, les événementiels grandioses, le goût du suréquipement (pour certains cursus et catégories d'élèves), la surabondance d'activités et programmes en tous genres, l'inflation administrative et juridique de ces immenses établissements (comme partout, la structure prend une vie et une logique propre), la rémunération et les faveurs pour une certaine classe de "fonctionnaires d'établissement", le coût de la pêche aux subventions et donations (pas vraiment ce qu'il y a de plus efficace en la matière).... Y'a pas vraiment à se demander pourquoi l'université américaine moyenne coûte plus de 5 à 6 fois plus cher que dans les années 80 (en ne comptant pas les "community colleges", facs publiques de l'échelon local qui donnent un "associate's degree" ou un équivalent, en 2 ans: c'est assimilable au niveau BAC -et un petit peu plus mais pas des masses- chez nous: ceux qui le peuvent les bypassent pour aller dans des "boarding schools", des classes prépas sur des campus).
  13. Ou plutôt, je préfère la politique phrase de Murat juste après, plus éloquente: "FOUTEZ-MOI TOUT CE MONDE LA DEHORS!". Evidemment, en temps de problèmes migratoires massifs, ça peut être mal interprété..... Ca ferait peut-être rester les Anglais, ceci dit.
  14. Raté, je suis un pur Sciences Po.... De l'ancienne espèce, celle diplômée en 2000 (mon cas) et avant, soit la grande réforme qui a suivi (cursus passant à 5 ans, format plus universitaire). Il y a toujours eu là-bas une insistance sur la modération en toute chose (tant et si bien que même les syndicats étudiants étaient modérés: l'UNEF-Sciences Po était très gentiment social-démocrate, l'UNI était très calmement centre-droit ), même dans la notation (secret de Polichinelle à Spo: toutes les notes étaient harmonisées pour être situées globalement entre 8 et 12 sur 20: pour avoir plus ou moins, fallait forcer) et la façon de penser. Ca polissait le débat, ça autorisait une certaine modération propre à l'échange et à l'inclusion de l'autre, mais le corollaire était aussi une obsession inconsciente pour un relatif niveau de consensus et d'intégration de trop d'arguments pour forger une opinion claire et tranchée. Un tel état d'esprit suppose, pour être productif et pertinent, une TRES grande connaissance des sujets et une certaine rigueur intellectuelle pour produire de vraies opinions pondérées et garder (ou se trouver) un cap. Si ces conditions ne sont pas réunies, on a du gloubi boulga attrape-tout dans les paramètres dictés par le temps et le discours général. Mais quand j'y étais, j'ai jamais vraiment eu l'impression que c'était un raz de marée de bien pensance qui en sortait: il y avait des sujets comme tu les décris, mais c'étaient chez les activistes, et les Science-paleux ne m'ont jamais frappé comme enclins, dans leur grande majorité, à se réunir en troupeaux et à être très participatifs ou militants (on pouvait les compter sur les doigts de la main.... Enfin un peu plus mais pas tant que ça: la Péniche -la "grande" salle d'entrée, est un petit lieu). La disposition des lieux (plusieurs sites éclatés, pas de grand campus, des bâtiments complexes forçant à circuler tout le temps), des effectifs plus réduits que dans de grandes universités (ça fait en pratique beaucoup de très petits groupes, pas quelques groupes conséquents) et des horaires d'enseignements à la carte encouragent cette tendance naturelle (qui réduit aussi la vie associative par rapport à des universités classiques, surtout quand on regarde les américaines). Je ne sais pas si le changement amené par Descoings a à ce point changé la logique, mais j'ai tendance à penser que beaucoup des conditions que j'évoque restent en place (locaux, sites éclatés....), si bien que ces étudiants que tu as pu croiser, je ne parierai pas qu'ils soient représentatifs du science paleux moyen. Ceci dit, c'est un travers qu'on peut trouver dans beaucoup de types d'enseignement: quand j'ai embrayé sur une école de commerce après la rue St Guillaume, j'ai trouvé une autre sorte de moutons dans le petit monde des "3 Pa" (les 3 "grandes" écoles parisiennes). Des étudiants en école de commerce (et je parle bien là d'HEC/ESSEC/ESCP) qui avaient une culture économique proche du minable: des singes savants aux savoirs pointus dans des domaines d'application et qui, malgré un très bon niveau d'intelligence et des personnalités souvent épanouies, avaient une grille de lecture du monde plutôt atterrante de médiocrité. Dans le registre économique, on sentait l'empreinte des écoles de commerce qui forçaient avec une discrète insistance le manuel du parfait petit reaganien saupoudré de néolibéralisme (et j'entends bien là le sens plein du terme) tendance idéologique: bouh les impôts et l'Etat c'est mal et ça sert à rien et c'est démodé et c'est plein de ratés qui gagnent que dalle, le "privé" -une entité monolithique et visiblement mystique dans ce discours- est vertueux et magnifique et juste et créateur par essence même.... Blablabla: on connaît aussi ce catéchisme là. Evidemment là aussi, le "moule" ne prenait pas de la même façon sur tout le monde, et seule une minorité était réellement convaincue par ces évangiles d'un autre style, ou les prenait au sérieux. Après, si tu veux parler d'autres IEP (Sciences Po, c'est uniquement Paris: les autres usurpent le titre), je ne serai peut-être pas le meilleur juge ou le plus objectif (c'est tous des nuls).... Mais effectivement, je n'argumenterai pas avec un IEPaixois (blablateurs bien-pensants), un strasbourgeois (ouais, l'UE est l'avenir de l'Homme) ou un bordelais (y'a pas que la carrière juridique ou la fonction publique dans la vie). Mais je n'ai que les anciens préjugés: la réforme LMD qui est passée par là a pu bouleverser tout ce que j'en savais.... Et j'ai pas trop suivi.... Qu'est-ce qui n'est pas compréhensible? Les références? "Cour kangourou" renvoie à une expression anglo-saxonne qualifiant des assemblées, judiciaires ou non, qui s'asseoient sur les fondamentaux de la justice, de l'éthique et de l'équité pour n'en emprunter que les apparences et rendre une "justice" de fait très partisane, avec des verdicts le plus souvent garantis d'avance. Aux USA, c'est un terme employé très souvent pour qualifier les organismes de régulation interne de beaucoup d'entités, notamment dans les universités et les ligues sportives, avec des résultats qui sont souvent moqués et condamnés dans les médias. Pour la note, le terme avait été très employé dans les années 30 pour qualifier les réunions de "la Commission" (l'organisme central de conciliation/coordination des grandes familles du crime italo-américain, surtout les "5 familles" new yorkaises, et des groupes juifs qui sévissaient avec eux) qui décidaient de certains assassinats (notamment dans leurs rangs), qui étaient ensuite sous-traités au "Murder Inc" (très corporate tout ça). Dans l'exemple évoqué, l'expression renvoie à la "justice" improvisée en interne des universités, au niveau de ces boards mixtes que j'évoquais, et où les idéologues ont fait leur percée depuis maintenant une vingtaine d'années. Par extension, avec "bolcheviks" et "St Justiennes", je faisais juste référence à la "justice révolutionnaire" des années 1917-1920 en Russie, et des années 1790 en France (aaah, l'époque des procès à la fournée: ça filait vite les procès à cette époque quand M. St Just s'occuppait des choses).
  15. Le problème est qu'il n'y a pas une séparation en facs scientifiques "dures" et ""soft": les campus américains tendent à être vastes et mélangent les cursus, même si une fac peut avoir plusieurs campus et ceux-ci être "thématiques". L'autre problème réside dans l'évolution de l'administration des universités qui a connu une inflation extrême depuis 30 ans, est devenu un lieu très politisé, conformiste, à plat-ventriste aux tendances en vogue et aux donateurs (à qui ils doivent faire une chasse permanente), terrifié par les SJW et la mauvaise presse, et surtout, un lieu où l'organisation des études a eu tendance à aussi se politiser et à être commandités (avec un moindre rôle des profs "du bas" au profit de comités mixtes incluant des profs bien implantés, des administrateurs de divers backgrounds, des intervenants plus ou moins extérieurs à l'université, et des gens influents amenant des financements -y compris publics, ce qui veut dire que ceux-là viennent de milieux politiques/politisés). Ainsi, beaucoup de cours imposés dans tous les cursus n'ont pas forcément grand chose à voir avec les dominantes du parcours d'un étudiant, ont généralement peu de rigueur intellectuelle ou en tout cas n'incluent pas les bases nécessaires pour traiter le sujet: on te donne des "résumés" de cours très avancés de socio ou philo sur un sujet, de débats de société....Sans les années préalables nécessaires pour avoir les bases: c'est ainsi qu'on peut idéologiser sans en avoir l'air et sans que l'élève même doué ait l'esprit critique pour se distancer. Tous les cursus sont ainsi atteints à des degrés divers, ça file du boulot à tout un tas de profs qui n'auraient jamais été admis autrement (ou en tout cas en d'autres temps), et ça permet par cette adjonction de coloniser les boards universitaires qui font la pluie et le beau temps sur les cursus, les programmes, la notation, la teneur de certains cours, les carrières des professeurs.... Et à l'occasion des jugements de professeurs ou d'élèves dans des "cours kangourous" (ou bolchéviks, ou St Justiennes, choisir le terme préféré) improvisées destinées à éviter des scandales quand on a une affaire de viol présumé, de commentaire "raciste" ou "sexiste", des cas de harcèlement réels ou non.... Des profs ou administrateurs se font virer pour ce genre de trucs qui n'ont souvent aucune faute au compteur. C'est aussi souvent un moyen de contrôler la parole et la teneur de certains cours, si bien qu'un discours est favorisé, et les autres sont punis activement. Vu les niveaux de rémunération actuels des profs d'universités (d'où vient le débat chaud-bouillant sur les "tenured teachers", un privilège qui semble abusif mais que les profs ne lâcheront pas tant que le reste ne sera pas adressé), et les difficultés à déménager et à retrouver une place, ça ferme bien des gueules. Sur l'anecdote du Canada, ça me rappelle ce truc qui date de quelques semaines, qui avait vu un lycéen blanc (et visiblement un peu stone) américain se faire bousculer par une grosse noire parce qu'il avait des dreadlocks, et qu'apparemment, cette "cultural appropriation" était raciste. Mais le politiquement correct n'est pas un phénomène unique, et pas juste limité aux SJW: ils ne sont que la face la plus aggressive et caricaturale de la chose qui, au départ, n'est aussi qu'un phénomène plutôt sain pour avoir un language plus policé parce que le ton normal du discours aux USA tendait il n'y a encore pas si longtemps à épargner les sensibilités des hommes blancs et à s'asseoir sur celles des autres.... Le problème est l'excès (comme souvent) et le mouvement maintenant inverse qui a été observé, si bien qu'au lieu d'un langage policé, ils ont une police du language et de la pensée. Et une police non régulée, soit essentiellement des professionnels autopromus de l'indignation, de l'accusation et de la sentence publique. L'ironie est qu'il s'agit là du même comportement contre lesquels les "ancêtres" (eux intelligents) de ces dernières générations de SJW étaient les professeurs et étudiants des années 50 à 70 qui s'élevaient contre des comportements similaires dans l'université et les médias de cette époque, avec autant de rage, mais moins de haine, et surtout, beaucoup plus d'intelligence, de force de proposition constructive et d'esprit critique. Beaucoup de cette ancienne générations évoquent ainsi quand ils ont commencé à voir le changement, dans le courant des années 70 et surtout les années 80; à ce moment, c'était encore insidieux, mais ils signalent à quel point le caractère puriste/staliniste était déjà en germe, voire carrément en place (mais à l'échelle de petits comités), avant d'exploser littéralement dans les années 90 quand une bonne part de ces ex étudiants et professeurs se sont retrouvés aux premiers rangs des médias, des institutions universitaires, de la politique.... Impactant ainsi lourdement le débat en place publique et le ton "acceptable" de la conversation auprès de l'opinion publique (cad un truc différent de la population, qui à certains moments peut en être très éloigné). Ils sont devenus le nouvel académisme, les "anciens" contre qui une nouvelle génération de "modernes" doit se former. Sic transit gloria mundi, et bis repetita maxima merdam. Parce que quand je dis que le phénomène politiquement correct est divers, c'est qu'il faut voir aussi ce qui s'est passé dans le camp conservateur, surtout depuis qu'il a développé sa propre bulle médiatique, véritable caisse de résonnance encore plus fermée dont FoxNews est le symbole; depuis la "révolution culturelle" conduite par William F Buckley dans les années 60-70 (pour moi pas vraiment un génie d'une grande rigueur et plus un idéologue, mais un très bon communicant et très intelligent), le niveau intellectuel et l'honnêteté ont fui encore plus vite que de l'autre côté de la barrière. C'est pas de là qu'il faut espérer un retour de balancier salvateur, et ils ont développé, dans leur sphère, un autre genre de "politiquement correct" (qui choque le camp d'en face et passe mal dans le discours général) qui fait au moins autant, sinon en fait beaucoup plus, abstraction du simple bon sens, avec une multitude de tabous absurdes.
  16. Ouais, et puis si on les brûlait en place publique (l'Ile aux Juifs n'existent plus -fait partie de la Cité- et puis ça ferait antisémite), ils risqueraient un truc du genre: "président Flanby, ministre Vallseuse, avant un an, je vous appelle à comparaître devant le tribunal de Dieu Luxembourg! Démis, vous serez tous démis jusqu'à la 13ème génération de vos partis!".... Et je vais aller prendre mon café, moi. Déca, surtout.
  17. Le problème est peut-être moins, dans le cas des étudiants, qu'il s'agisse d'enragés et de pasionarias; après tout, c'est surtout à cet âge là qu'on doit l'être, surtout quand on est confronté pour la première fois aux "grandes questions". Un premier problème est que souvent leurs profs le soient avec eux au lieu de les encadrer ou de les restreindre (ce que faisaient les grands profs militants des années 60-70), mais plus encore, que leurs indignations et luttes soient: - aussi souvent futiles - aussi peu fondées, délirantes sur le plan du raisonnement, ineptes sur la qualité intellectuelle - haineuses dans leurs argumentations - fascistes dans leurs méthodes: harcèlement online et physique, attaques sur les personnes, insultes, méthodes stalinistes de suppression de la parole.... Une manif étudiante sur un campus le montrait l'année dernière, qui avait vu (sur caméra) un journaliste (pourtant d'un média considéré comme notoirement "liberal") insulté, puis menacé pour avoir posé des questions "dérangeantes" (pourtant franchement pas méchantes): et la personne qui avait appelé la violence.... Etait une prof, qui avait d'abord été hargneuse, stupide, accusatrice, avant d'appeler des étudiants pour virer physiquement le journaliste. Elle a été virée ensuite, mais c'est assez représentatif. Sur le point du niveau dans les facs américaines (y compris jusque dans les cursus dits "sérieux"), on devrait aussi évoquer un autre problème majeur qui est un secret de Polichinelle: tous les profs notent double. Certains l'évoquent ouvertement: il y a la "vraie" note (gardée pour soi), et la note qu'on mettra sur le bulletin, si bien que là où les "A" représentaient jadis à peine 10% des notes attribuées, ils sont maintenant plus proches des 40%. Ca peut en dire beaucoup sur la valeur des diplômes obtenus, mais cela renvoie aussi autant à certains cursus plus qu'à d'autres (et à la subjectivité et à l'idéologisation qui y a lieu), à l'absurde idée généralisée depuis les années 80 que les mauvaises notes sapent la confiance et sont arbitraires (surtout des filles apparemment), que les examens sont une mauvaise chose et qu'il vaut mieux que du contrôle continu (et sur des éléments mettant en exergue la régularité le fait de faire ses devoirs tous les jours.... Le tout insistant plus sur le conformisme que sur d'autres aspects.... Ce qui handicape d'ailleurs proportionnellement plus les garçons), et peut-être surtout au fait qu'avec des études qui coûtent désormais si cher, il est devenu de fait difficile de sacquer trop d'étudiants. Donc tout le monde ou presque est un "A student". Et j'avais vu des trucs comme quoi ces tendances étaient aussi très fortes au Canada, en Angleterre (où les cursus scientifiques fermaient beaucoup au profit de ceux de médiologie, journalisme, sociologie.... Certains mettaient en cause la féminisation des effectifs étudiants et enseignants pour ces changements, d'autre la flemme des nouvelles générations, ou encore les faibles perspectives générales) et dans les pays scandinaves.
  18. J'imagine que certains dirigeants anglais verraient bien une exportation massive de ces jeunes vers les Falklands.... Ah? Donc ces immeubles vides s'échangent encore à toute berzingue, malgré les capitaux qui sortent de Chine tout aussi vite? Effarant!
  19. Avant la crise de 2008, un copain me disait que Shangai était une cité Potemkine, et que ça a empiré depuis, surtout avec le boom artificiel de la construction post crise, qui a été lancé avant tout par les autorités, nationales et provinciales (et les grandes villes) pour compenser la grave baisse des profits commerciaux (due à la crise mais aussi à la baisse continue depuis le début du siècle des marges de profit des exportateurs chinois, pendant un temps compensée par les volumes en croissance constante et importante). Maintenant que cette bulle est finie (sans éclatement majeur encore pour l'instant), y'a pas grande chose pour compenser. Mais ce phénomène est-il un truc dont on parle au Brésil, ou au moins dans les grandes villes? Depuis le temps qu'il dure, vu la dimension qu'il a atteint, vu les problèmes macro-économiques qu'il crée, je m'étonne presque tous les jours qu'il soit si peu évoqué où que ce soit, que ce ne soit pas une question centrale: on se demande où vont les masses de cash qui noient la planète mais semblent ne jamais faire leur chemin vers les économies concrètes.... Elles sont dans les dettes nationales, dans quelques bulles spéculatives sur quelques grands secteurs (le pétrole et le gaz de schiste américains en sont un exemple), et en particulier dans nos paysages urbains. Il suffit de regarder n'importe quelle grande ville où on se trouve la nuit, et garder à l'esprit que 10 à 20% (et parfois beaucoup plus dans certains pays: Chine, Golfe Persique) de ce qu'on voit est vide et fait pour le rester, créant de la valeur artificielle qui n'est qu'une manière illusoire de garder du cash en pensant payer moins que des frais bancaires (tant que l'illusion dure). Jusqu'à ce que quelqu'un, quelque part, comme en 2008, pose de la bonne manière la terrible question "mais qu'est-ce que ces trucs valent vraiment?".
  20. Y'a t-il sinon une évaluation de ce phénomène mondial qu'on trouve dans toutes les grandes villes à divers degrés, celui des appartements et immeubles dits "fantômes", soient des investissements spéculatifs et des projets immobiliers (rachats massifs, rénovations ou constructions) parfois immenses et pas destinés à être occupés (bureaux ou habitations), qui est l'une des "lieux" principaux (avec les dettes nationales) où se déverse le flot de cash mondial, si gigantesque et qui pourtant s'investit peu dans l'économie dite "réelle"? L'impact de ce phénomène est aujourd'hui énorme via la dimension qu'il a atteint (on évoque ainsi jusqu'à 20% du parc immobilier de NY, au moins autant à Miami, et bien plus à Shangai, par exemple), les sommes que cela représente, le manque induit dans les possibilités d'investissement "réel", la concurrence déloyale de tels investissements qui sont par essence en plus créateurs de bulles, l'inflation artificielle ainsi créée pour les loyers et les prix de l'immobilier en général, la désertification urbaine par les classes moyennes (ou la limitation de leurs moyens), l'impact sur les commerces urbains (ces zones vides amoindrissent le trafic ou transforment des quartiers en zones qu'on se contente de traverser, et touchent gravement les commerces physiques).... De fait, beaucoup d'immeubles restent noirs la nuit, avec quelques lumières allumées pour la forme par les agents d'entretien. Je me demandais si ce phénomène encore assez peu étudié touchait les grandes villes brésiliennes dans des proportions sensibles, ou si ce n'était pas encore très traité comme truc. Je connaissais pas ça, tiens: les jeunes anglaises ont-elle fait des stages dans les Etats du vieux sud américain?
  21. Le fait est qu'on voit beaucoup de gamins grandir avec moins de structure, souvent dans des familles monoparentales avec peu de moyens, passer par un système scolaire plus ou moins insuffisant et sans la structure de soutien générique (famille, "village", organisations....) nécessaire à ce stade, sujets à trop d'influences néfastes dans leur environnement (bandes organisées, radicaux politiques ou religieux, mauvais voisinage, compensations pour un avenir bouché, médias qui renvoient une image désirable mais inatteignable façon matraquage....); et ces jeunes se retrouvent en proportion importante absolument impropres à toute activité professionnelle à l'âge où ils sont le plus actifs. Je lisais récemment que les Anglais estimaient ainsi qu'entre 20 et 25% de jeunes hommes de la tranche 18-25 étaient "unfit for work" et probablement irrécupérables. Que fais-tu avec un tel chiffre?
  22. Merci pour la réponse. J'utilisais le terme "gentryfication" au-delà de son spectre habituel, pour évoquer plus une "montée en gamme" des centres urbains, mais -et c'est un phénomène qu'on a observé partout- moins parce que les populations défavorisées initiales en bénéficient que parce que la grande majorité d'entre elles est chassée par les projets urbains et les coûts en hausse, si bien que malgré les commentaires élogieux de toute part du genre "oh comme ce quartier a changé, tout va mieux", les problèmes ont en fait pour l'essentiel été "exportés" dans les couronnes péri-urbaines ou les zones rurales, les nouveaux habitants des ex-mauvais quartiers étant en immense majorité des classes moyennes (de divers niveaux) qui viennent s'installer. Typiquement, c'est ce qui est arrivé à NY dans les années 80-90, et encore aujourd'hui, politiques et commentateurs ne tarissent pas d'éloges sur les maires successifs, surtout Giuliani et Bloomberg, et persistent à ne pas vouloir voir ou admettre qu'il s'est agi pour l'essentiel d'un phénomène de remplacement des habitants, pas d'un enrichissement, avec pour "soupape" soit le déplacement hors des "Five Boroughs" de NY, soit le déménagement vers les HLM (dont le nombre a explosé, et la qualité s'est dégradée), soit encore vers des quartiers ou immeubles pourris dont il reste encore un certain nombre à NY, plus que jamais une ville très duale, où le plus aisé côtoie désormais le plus pauvre dans des proportions équivalentes, avec peu de catégories intermédiaires. Un chroniqueur new yorkais disait ainsi au début des années 2000 que quand il était petit, NY était fait de taudis, de palais et de quelques quartiers de classes moyennes, que quand il était jeune adulte (époque post New Deal), les palais étaient en ruine et il y avait assez peu de taudis, l'essentiel étant fait de quartiers salubres reflétant la diversité de la classe moyenne, et que depuis qu'il était retraité, les palais et les taudis revenaient. Du Gilded Age au nouveau Gilded Age. C'est un très vaste problème, avec une infinité de déclinaisons et de différences selon les lieux, qui nous amènerait vite à des généralités si vastes qu'elles sonneraient trop comme des lieux communs dont l'abstraction est si éloignée de la réalité qu'elle en perd toute pertinence. Tout au plus peut-on, à notre niveau, évoquer quelques aspects précis de ces phénomènes. Il faut essayer de se rendre compte que la grande vague de criminalité structurelle du monde développé (et de certains pays en développement) des années 60 à 90 est encore très débattue, malgré le temps passé et la masse de données accumulée et analysée; on en est encore à échafauder des hypothèses sur ses causes et conséquences, et on a toujours du mal à comprendre pourquoi elle s'est assez brutalement calmée dans les années 90 (contrairement aux certitudes des "sécuritaires" américains, c'est pas la posture "tough on crime" qui a changé quoi que ce soit, vu que la baisse a été assez simultanée dans tous les pays concernés, sans que la méthode américaine soit copiée).
  23. A ton avis, cette baisse de la criminalité violente/meurtrière dans le sud correspond-elle plus à une réalité socio-économique en amélioration, ou bien s'agit-il plus d'un phénomène de "gentryfication" (d'un niveau variable selon les lieux, évidemment: tout le monde ne devient pas bobo) des zones concernées qui délocalise des pans de population "à problèmes" vers d'autres lieux, et donc une partie du crime et de ses causes avec eux (avec en plus un effet ponctuel d'amélioration pendant le temps de transfert, via la disruption des liens et réseaux existants entre criminels, entre des gangs et criminels et leurs zones traditionnelles d'action...)?
  24. Ca fait cher pour une ou deux lignes de chemin de fer, que de financer toute une coupe internationale de foot. Et encore, l'Euro, c'est plutôt moins cher (pas de jeux de mots: je ne parle pas de la monnaie).
  25. Oh la vache..... Il aborde là moins le sujet du racisme aux USA.... Que le terrible, absurde, délirant et insoluble débat autour des SJW et leurs stupidités en tous genres. Les "Social Justice Warriors", cette sous-espèce très spéciale dont les champs de reproduction principaux sont les campus universitaires américains qui ont connu, depuis les années 80, un changement notable dans leurs départements de sciences sociales, avec un affaiblissement terrible du niveau et un remplacement de nombreux enseignements de base par des cours qui, malgré leurs intitulés, sont plus ou moins de l'endoctrinement idéologique sur certains sujets "sensibles", par des professeurs militants aux qualifications et diplômes venant de tels cursus. On peut ainsi être en désaccord avec les professeurs militants des années 60-70, mais leurs qualifications et leur brillance étaient indéniables. Pour les générations suivantes, c'est nettement moins le cas, et les champs d'études comme les "gender studies" (cad : radical féminism 101), les "black history studies", la sociologie en général (à part quelques niches dans quelques écoles), la médiologie.... Sont devenus des cursus souvent sans valeur mais dans lesquels beaucoup d'étudiants se ruent. C'est évidemment très inégal selon les universités, mais la tendance est globale, et concourt du scandale que sont devenues les facs américaines, hors de prix et faisant des étudiants des endettés à vie (1,3 trillons de dollars: c'est la "bulle" de la dette étudiante américaine) pour des diplômes de fait sans grande valeur pour beaucoup d'entre eux, en tout cas sans valeur approchant même le quart ou le dixième du prix. L'un des résultats est cette prévalence, sur Internet, dans les médias, sur les campus, de ces SJW qui, sur les sujets de la race, de la religion et du sexe, surtout, combattent des moulins à vent, cherchent à sodomiser autant de coléoptères en plein vol qu'ils peuvent, faire des polémiques stériles et sans fin et, bien plus grave encore, se comportent comme des bandes organisées de trolls agressifs, harceleurs et violents attaquant, virtuellement, verbalement, judiciairement et/ou physiquement tout ce qui ne correspond pas à leur idée du "bon ton", hurlant aux monstres racistes et sexistes partout et dans toutes les directions, sans grande cohérence, sans aucune rigueur intellectuelle, mais avec le confort de la foule haineuse derrière eux et l'appui plus ou moins ouvert, ou l'accord tacite, de beaucoup de plumes ou de voix dans les médias où ils sont très présents (où pourriez-vous aller bosser si vous n'aviez qu'un diplôme de "gender studies"?). Si vous croyez qu'il y a encore une liberté d'expression quelconque sur les campus américains, regardez de plus près: nombre de professeurs (ceux qui sont pas dans le moule, mais déjà traités de racistes phallocrates réactionnaires et possiblement nazis) et intervenants ponctuels le signalent, y compris des comiques, acteurs, journalistes ou politiques qui sont (ou étaient) régulièrement invités pour parler dans de tels lieux (pour des inaugurations, des conférences, des discours de remise de diplômes....). On connaît le genre de profils en France où on a nos équivalents, principalement concentrés dans les cursus de psycho: le Social Justice Warrior, la figure du présent qui, si on ne regarde qu'elle, nous fait dire que l'occident est condamné.
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