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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. C'est pas forcément exclu, mais c'est très insuffisant pour arriver à une telle conclusion: il y a beaucoup trop de facteurs en jeu dans de tels résultats pour se rabattre si rapidement sur la "distance culturelle",, un éventuel "'problème" dans la culture d'origine.... On peut regarder vers le détail de l'immigration en question, par exemple: quel est son niveau social moyen, son niveau d'éducation moyen, son origine géographique dans le pays d'origine (si par exemple ce sont des ruraux venant des régions les plus déshéritées, voire maltraitées, d'un pays).... On peut aussi regarder comment se fait l'immigration en question: de façon très structurée, ou un flot d'individus? Les Chinois tendent par exemple à être très organisés dans leur mode d'immigration, multipliant les facteurs de réussite en ayant des réseaux sociaux et financiers établis de longue date, une centralisation de moyens de financement pour l'installation, l'adaptation et la mise au travail (notamment via des fonds d'investissements pour créer des petits commerces), une forte mentalité de fonctionnement communautaire (ce qui peut poser une autre gamme de problèmes dans le pays d'accueil, à moyen ou long terme).... Toutes choses qui font qu'un migrant arrive ainsi dans une machine bien huilée où il trouve rapidement place et soutien, ou bien arrive comme un individu paumé et sans accès à rien avec au mieux un lieu de prière ou de repas communautaire mensuel pour se souvenir du pays. On peut renvoyer la comparaison avec les communautés "gauloises" venues depuis longtemps s'installer à Paris: pourquoi les Auvergnats, Alsaciens, Corses ou Bretons ont-ils si bien réussi en tant que groupes (moyenne des réussites individuelles des "migrants", visibilité de la communauté), là où d'autres ont des bilans bien plus inégaux et ne valant pas souvent la peine d'être mentionnés du point de vue de la communauté (des réussites individuelles, ou familiales, mais rien ou pas grand-chose au-delà qui puisse faire penser qu'il y a "un truc")? Y'a t-il un problème culturel chez les Provençaux, les Languedociens, les Béarnais, les Vendéens? Les Périgourdins sont-ils irrécupérables de par leur essence même? Bref, les facteurs de réussite scolaire et professionnelle sont très nombreux bien avant qu'on en arrive à pouvoir incriminer cette chose très vague (et généralement très mal définie dans les pointages de doigts habituels) qu'est la "culture" qui, maniée ainsi dans un argumentaire, peut aussi bien renvoyer à ce qu'en d'autres temps on aurait qualifié de "race". Je ne pointe de doigt sur personne ni ne traite aucun intervenant présent de raciste, je le précise; je pointe juste la façon dont les argumentaires dans la conversation générale (au-delà d'AD.net donc) tendent à se développer. Et en l'occurrence, je regarderais les problèmes de réussites ou d'échec de migrants de tous types avant tout dans l'absence ou la présence de "corps intermédiaires" développés qui permettent aux individus en question d'avoir un tremplin et un matelas.... Ou d'être des individus isolés et sans repères dont les chances d'intégration se trouvent ainsi drastiquement coupées. Les problèmes ayant tendance à s'empiler sur les problèmes, le mode d'arrivée sur base individuelle (à moins d'un pays en énorme boom économique, où il y a plus de besoin de main d'oeuvre que de main d'oeuvre, et suffisamment de fric pour soutenir tout le monde) tend à être plus la première marche vers le bas qu'autre chose, et les aléas d'une intégration ethnico-culturelle deviennent ainsi souvent plus un obstacle moins aisément surmontable (pouvant déclencher une réaction hostile du migrant ou, plus souvent, de ses enfants) là où ce n'était pas le cas dans d'autres conditions. Mais attention, je n'exclue pas la réalité des possibles incompatibilités/moindre compatibilités de certaines cultures avec la réalité et la culture du pays d'accueil; j'essaie seulement de lui trouver sa juste dimension, et de pointer par ailleurs que ce facteur varie beaucoup selon les migrants (au niveau des groupes et des individus, suivant leurs motivations, la réalité qu'ils découvrent....). La question de la "distance culturelle" est une réalité dont il faudrait certes bien prendre compte dans les processus d'intégration. Mais je pense avant tout que "l'infrastructure sociale" des communautés migrantes a un poids bien plus grand.
  2. Ben non, pas dans le premier mandat au moins..... Y'a le deuxième auquel il faut penser, et Clinton ne pensera qu'à ça si elle est élue, dès son premier jour comme "president elect" (le titre du nouveau président pendant la période de transition entre les élections de novembre et l'inauguration en janvier). Oui, pour les notes, j'avais oublié que Rubio était le pire. Mais Cruz? Tu es sûr? A part Israël et une politique de carpet bombing en Syrie, il a pas fait montre d'un impérialisme enragé ni n'a constitué un aimant à néocons (qui se sont tous rués vers Rubio), sa porte leur étant plutôt fermée (de notoriété publique.... Mais maintenant qu'il la joue rassembleur anti-Trump, qui sait?).
  3. Socialement aussi, la diaspora iranienne ayant eu tendance à être essentiellement urbaine, éduquée, plus ou moins de classe moyenne (c'est surtout patent aux USA), la révolution ayant été faite avec les populations rurales peu éduquées, plus religieuses et généralement modestes, comme base de pouvoir pour Khomeyni.
  4. Tu rigoles? Ce que craignent beaucoup de gens aux USA, c'est justement que Clinton est tout sauf comme Mogherini: elle se range depuis longtemps aux côtés des faucons. Y'aurait difficilement plus interventionniste agressif qu'elle, et son mari est (en tant que président "était") un isolationniste à côté. De mauvaises langues disent que ce serait pour compenser les clichés qui vont avec son sexe qu'elle s'est ainsi posée, depuis son entrée au Sénat, comme va t-en-guerre/impérialiste/vas-y-que-je-me-mêle-de-tout-dans-le-monde/"MeuwicaFuckyeah".... Mais ce sont de mauvaises langues donc honni soit qui mal y pense.... Elle reste cependant très mal notée (je crois la plus mal notée) des candidats à la présidentielle par le magazines conservateur (traditionnel conservateur, cad ayant une politique extérieure favorisant l'isolationnisme avec une grande armée dont on ne se sert jamais) mentionné plus haut qui plaçait Bernie Sanders loin en tête des meilleurs candidats selon eux sur ce point. Nan, Clinton, ce serait pas le genre à chialer en public, et je doute qu'elle tente la manoeuvre même dans l'Amérique sur-sentimentaliste at amatrice de pathos larmoyant (sans doute à cause de son sexe, elle a décidé de surcompenser en étant macho): on peut au contraire penser qu'elle la jouerait garde-à-vous et grandes phrases viriles. Ce qui compte de toute façon relativement peu parce que s'il y a bien un truc qui caractérise l'opinion à son égard, c'est que même si la majorité vote pour elle, "confiance" et "honnêteté" ne sont pas des mots qui lui sont associés.
  5. Non, mais j'ai mal formulé une remarque ironique; my bad. "Autrement plus sérieuse" renvoyait à l'agenda (en matière de frontières) des dits puissants intérêts susmentionnés. Ceux qui ne votent pas tous les 4 ou 5 ans dans les urnes avec un bout de papier, mais tous les jours, au Parlement (de Bruxelles, de Paris et autres capitales) avec des billets de banque, des déjeuners offerts, des plans de reconversion pour politiciens et des dîners en ville.
  6. Tancrède

    Nanas au combat

    Non, je signale juste l'existence d'un miracle offert par Dieu/Zeus/Boudda/le monstre-spaguetti géant (rayer les mentions inutiles); Le duo miel-citron est une de ces choses rares et parfaites que l'univers nous offre; la preuve? La crêpe miel-citron et ses miracles: si on n'a plus faim, qu'on peut plus s'enfiler une crêpe dans un repas-crêpe, on s'en enfile une, et non seulement le trouble de l'estomac disparaît, mais on est d'attaque pour en avaler d'autres à nouveau. Si c'est pas mandaté par l'univers comme un "cheat mode" (preuve que nous sommes en fait dans un faux univers en réalité virtuelle, nos vrais corps étant ailleurs ; oui, j'ai avalé la pilule rouge).... En plus, je bois ça au tout début de la journée, avant d'avaler quoique ce soit, passke ça purge bien et que ça aide à prévenir les calculs quimefontrèspeurparcequeçapasseparlabitetquejévraimentpasenviedevoirsiçafaitsimalqueça (donc c'est pas que je suis une nana: je suis juste très trouillard sur ce sujet).
  7. Tancrède

    Nanas au combat

    Je lis le truc, mais E coli et Shigella, c'est pas des bactéries liées à une bouffe infectée? Là, ça met vraiment en cause la logistique elle-même, ou plus précisément la traçabilité sanitaire de la bouffe de l'armée! Et en plusieurs mois, personne n'aurait noté le phénomène et examiné la graille? Putain, et je croyais que les rations anglaises s'étaient améliorées. Ben voui, mais attention, il faut trouver son équilibre personnel entre citron et miel.... Ou faire comme moi le matin: le jus d'un citron entier dans de l'eau chaude (pas trop pour pas tuer les vitamines) et 2 cuillères de miel..... C'est boooooooooooooon!
  8. Tancrède

    Nanas au combat

    Avec du miel alors: si tu mets du citron, mais pas de miel, c'est le yin sans le yang, tu déséquilibre l'univers, et tout fout le camp! Bon, fin du HS pour moi.
  9. Tancrède

    Nanas au combat

    Et comment tu fais du ChaiTea sans lait, hein? Bon, d'accord, j'aimerais en faire de l'authentique, avec du lait de yack, mais j'en trouve pas à la supérette du coin. Et puis toi, tu bois du thé sans rien? Ni lait ni sucre? Si oui, c'est officiel; TU ES UNE NANA! Et si tu mets que du lait et pas de sucre, tu es un Anglais! Si tu mets une goutte ou deux de quelque chose de fort, tu es plein de bon sens, mais tu as un problème....
  10. Tancrède

    Nanas au combat

    Avoir une courante qui te fait perdre 30kgs, c'est pas juste une mauvaise huître ou un champignon pas frais, ni même un abus de sauce à la menthe sur le haggis . Quoiqu'il en soit, dans un cas comme celui-ci, ça veut dire perdre peut-être plus d'un tiers de son poids en quelques mois, la contrainte physique ne changeant pas. Si on place des femmes à une fourchette de poids moyenne d'environs 65-75kgs (on parle de soldats ici) ça laisse vraiment un petit truc ratatiné à l'arrivée dans un cas comparable, qui doit toujours se trimballer 40-50kgs sur le dos (en plus à des altitudes élevées dans le cas de l'Afghanistan), soit l'équivalent de son poids à ce stade, dans un état d'épuisement et d'usure certain..... Ou être mis en évacuation médicale. Dans les deux cas, l'efficacité n'est pas au rendez-vous. Les mecs du reportage, avec 30kgs en moins, ils avaient pas été évacués? On les envoyait encore en opération? Ils pouvaient encore être efficaces?
  11. Tancrède

    Nanas au combat

    Là, ça semble quand même extrême, et plus lié à une maladie effectivement. Les quelques chiffres que j'ai entendu tournaient plus autour de 10 kgs perdus en 4-5 mois d'opérations, même si, sans connaître la masse initiale des personnes concernées, ça veut pas dire grand chose. Mais si on pense à une fourchette de 75-80kgs, ça fait un pourcentage conséquent qui s'évapore, surtout quand on part de mecs affûtés au départ. Ensuite, faut voir ce que ses 10 kgs disparus représentent tant pour savoir ce qui disparaît (muscles principalement, j'imagine) qu'en terme d'impact sur le corps et la santé, sachant que le stress est responsable pour l'essentiel (et le stress intense sur une longue période de temps est dévastateur pour le corps: constriction permanente des vaisseaux sanguins, irrigation en sang trop souvent en mode "fight or flight", taux d'acidité....).
  12. Tancrède

    Nanas au combat

    Qui t'a donné à manger après minuit, cette fois?! Z'êtes chiants les mecs, vous savez qu'il faut pas le mouiller et rien le laisser bouffer après les 12 coups, sinon y se passe des trucs.... Le vrai Shorr Kan:
  13. Tancrède

    Nanas au combat

    Toi, t'as pas intérêt à te moquer de ma colossitude (colossité? Colossalisme? ) nouvellement trouvée!
  14. Tancrède

    Nanas au combat

    Nan, ça y est, j'ai décroché du sujet, là: la dernière page m'a appris qu'avec mon mètre quatre-vingt et ma fourchette de poids (sans mou) de 85-90kgs, je suis un "colosse"..... Ouaaaah, je m'épate; proud !!!!!!!!!! Du coup, c'est quoi au-dessus de "colosse"? A 1,85m, on est officiellement dans la catégorie "géant"? Et 1,90m, on est un X-man? Y'a franchement des gens qui ont des repères bizarres. Mais bon, je vais pas me plaindre: je me croyais normal, tendance en très bonne forme, mais maintenant, je suis un colosse.... Pardon, un COLOSSE! Ca va plus rigoler, maintenant. Tes articulations, dans des unités combattantes, ont plus de chances d'être bousillées par la réalité des opérations et des manoeuvres que par la préparation physique: crapahuter/opérer pendant des jours en situation de stress intense (qui fait fondre, bousille le métabolisme à la longue, fait opérer en mode "dégradé" constant, y compris pour les gestes les plus simples -marche, respiration....), sur des terrains accidentés/hostiles, avec 40-50kgs d'équipement, pendant des déploiements de plusieurs mois, avec trop peu de sommeil (et pas de la meilleure qualité.... Entre autres à cause du stress), le tout avec un régime d'exercice et d'activité physique en général qui est bien supérieur à ce qui est demandé pour durer sainement, ça a beaucoup plus de chances d'expliquer pourquoi des trentenaires ont des articulations qui ressemblent à celles de types de 70 ans. Et cette usure, en moyenne, les hommes la supportent beaucoup moins mal (mais mal quand même) que les femmes: c'est juste que le capital physique masculin s'use moins vite, face à de telles circonstances (qui sont la constante de l'équation: on ne change pas le poids du paquetage, l'adversaire, les distances à parcourir, les circonstances du théâtre....), que le capital physique féminin, ce qui fait que le différentiel de performance, déjà conséquent au départ, a tendance à s'accentuer (entre le début et la fin d'une opération, le début et la fin d'un contrat), et que le soldat homme est ainsi plus "rentable", comme investissement. C'est pourquoi on évoquait l'importance de chiffres comme les "stress injuries", environs 2 fois plus importantes chez les femmes que chez les hommes (40% contre 20%), proportion vérifiée chez les ricains et les Israéliens. Ajoutons que, physiologiquement, un homme est plus rapide pour progresser en performances (masse musculaire, endurance musculaire et cardiovasculaire....) qu'une femme (taux de testostérone oblige, plus la différence de potentiel maximal via le dimorphisme sexuel): il sera au niveau plus vite, et se rétablira plus vite après une blessure et/ou pendant la remise en condition suite à un déploiement. Il tendra à mieux vivre l'usure: dans une OPEX comme un tour en Afghanistan, un soldat perd quel pourcentage de sa masse corporelle en moyenne? Quelqu'un le sait?
  15. La vie conjugale de M. et Mme Akhilleus a l'air riche en.... Calories . La mondaine, les demi-mondaines.... Vas-y rameute: plus on est de fous.....
  16. C'est sexuel ou alimentaire?
  17. Les retours d'excursions en Syrie font effectivement partie des trucs qu'on pourrait mieux gérer, mais en même temps, ça entre sur le terrain de la circulation des biens, personnes et capitaux qui sont une problématique autrement plus sérieuse et difficilement sécable, et sur laquelle trop d'intérêts très puissants n'ont pas trop envie qu'on vienne regarder dans le détail; non seulement au sein de l'espace européen proprement dit, mais aussi avec la Turquie (et de là, autant dire que le problème est cerclé, puisque l'influence européenne sur la politique frontalière d'Ankara avec la Syrie est assez.... Relative.... Et au mieux tarifée). Les flux de personnes en particulier -entendre "par les axes de transport et points de passage normaux et contrôlés"- ne sont même pas si facilement corrigeables sur le plan sécuritaire puisqu'ils dépendent en grande partie des services de renseignement et de sécurité, de leurs coopérations et de leurs limites; et de toute façon, il y a d'autres voies et points de passage (moins faciles certes, mais bien réels). Donc quand on parle de "rétablir des frontières", qu'il s'agisse des nôtres ou de celles de l'Europe, on touche à des sujets politiques qui rejoignent d'autres questions où les problématiques sont complexes, mais surtout, où les forces de blocage sont énormes: comment? Contrôler plus que 10% des marchandises qui transitent dans les ports, gares et autres? Vous n'y pensez pas mon bon monsieur, le PIB va s'effondrer! Rétablir des postes frontières sur toutes les routes, et des patrouilles entre elles? Mais monsieur, c'est l'explosion des déficits, la mort du travail frontalier et des échanges rapides, le chômage, la malaria et la fin des bébés phoques (les phoques, on sait pas, mais on s'en fout, y sont pas mignons)! Mais j'avoue qu'en dehors de ces "vétérans" (dont quel pourcentage a en fait passé son temps à nettoyer les chiottes là bas? A mon avis les 3/4 au moins), je suis plus inquiet des auto-radicalisés et réseaux 100% made in France qui se sont constitués sans trop de besoin d'apport extérieur, via l'imam internet qui enseigne son catéchisme des savoirs-faires de base pour une opération low tech réussie. Parce que c'est vraiment là qu'est le plus grand danger: la multiplication de telles cellules (qui dans l'ensemble ne représentent pas des masses de monde en termes absolus) qui peut assurer une présence conséquente, constante et suffisamment emmerdante en potentiel de nuisance et capacité de recomposition permanente (un terroriste amateur apte à tirer 3-4 rafales dans une foule, ça prend combien de temps à "former"?), pour qu'un tas de mauvaises conséquences s'ensuivent. Le low tech en grande quantité au profit de radicaux bas de gammes nombreux me fait bien plus peur que quelques "experts" vétérans qui parviendraient à passer les mailles du filet, quel que soit sa densité, qu'on pourrait mettre en place, même dans les meilleures conditions politiques. Quelques centaines d'abrutis violents existant en France à tout moment, internet, un peu de trafic d'armes, c'est, je trouve, assez cauchemardesque.
  18. Un chiffrage amusant: des analystes du NY Times se sont essayés à l'évaluation en dollars du temps de couverture médias consacrés aux candidats à la présidentielle par les grandes chaînes (networks et câble) depuis 9 mois, afin de montrer la disparité entre candidats et, par là, une forme de favoritisme très biaisé (par la recherche de l'audimat) qui ne dit pas son nom puisqu'il s'agit de fait de temps d'antenne gratuit (souvent aux heures de grande audience ou en disponibilité priorisée sur internet dans la présentation des sites), donc d'un meilleur accès au temps d'attention de la population, qui accentue les déséquilibres pouvant exister à la base. Essentiellement, c'est purement assimilable à de la publicité gratuite et cela souligne bien comment, au nom de l'audience, le système médiatique marchand (entre autres) fausse le jeu politique vu que quand les écarts sont d'une telle ampleur, on ne peut pas dire que c'est neutre. Ainsi: - Trump: 1,898 milliards de dollars - Clinton: 746 millions - Sanders: 321 millions - Cruz: 313 millions - Kasich: 38 millions Comme le disait Tocqueville: "de la démocratie en Amérique".... Environs 2 milliards de pub gratuite pour un type qui a de fait rassemblé autant de monde que Sanders (et en fait moins) qui lui partait de zéro en cash et en notoriété (et le déséquilibre du simple au plus que double entre Sanders et Clinton est aussi assez édifiant). Comparaison amusante: la couverture médiatique de Trump en 9 mois est équivalente à la couverture consacrée, sur cette même période, à la crise Ebola..... Y'a t-i un lien? Le Daily Show l'affirme!
  19. L'un des problèmes est qu'on ne sait pas vraiment comment drastiquement réduire cette violence, même sur nos propres territoires de pays développés, et qu'on ne veut pas accepter qu'il est impossible de la stopper, cad que le terrorisme sera pour longtemps (comme il l'a été depuis trèèèès longtemps) une donnée permanente de la vie, comme la criminalité de type crapuleuse (le terrorisme étant une criminalité idéologique pour ce qui concerne nos frontières, et un problème "hybride" sécuritaire-guerrier à l'échelle mondiale, nourri par, certes, des idéologies "globalisantes" ou multinationales, mais avant tout par des logiques locales). On peut influer plus ou moins lourdement sur le phénomène dans nos aires de responsabilités et d'action, mais pas contrôler la chose, qui varie aussi selon des tendances lourdes, tout comme la vague de criminalité qui a sévi partout dans le monde développé des années 60 aux années 90 sans qu'on puisse totalement expliquer le phénomène, ni que les politiques mises en place parviennent à avoir de résultats déterminants pour l'impacter lourdement (voir les différences entre les politiques selon les pays, pour des tendances de fond au final assez similaires, les actions sécuritaires et sociales n'ayant d'effets qu'à la marge). Je crains cependant que la question ne devienne vite, vu qu'elle risque de s'inscrire de manière permanente dans l'actualité si la régularité des attentats (chez nous et d'autres auxquels on prête plus d'attention qu'au Nigéria ou à l'Afghanistan) augmente, un point de division politicienne, un sujet sur lequel on peut faire du capital politique parce qu'il a soudain l'attention soutenue du public. La politique étrangère est encore en France un sujet de relatif consensus politicien.... Sans doute avant tout parce que ce n'est pas vraiment un sujet sur lequel les Français votent. Mais là, on passe à un sujet de politique intérieure (avec des relents exotiques de ramifications en politique étrangère, qui ajoutent de la saveur) qui risque de s'inscrire dans les mentalités par sa récurrence dans l'actualité. On peut évidemment supposer que nos politiques seront responsables, matures, élégants et dignes sur quelque chose d'aussi sérieux..... On peut l'espérer, effectivement. Et après, on peut penser au monde réel.
  20. A souligner, la différence notable de Daesh dans ce registre: ils ont un territoire auquel ils ont tout fait pour donner les apparences d'un Etat. Qu'importe pour eux qu'il soit intenable à terme, que son économie foute le camp, que ses habitants le quittent et/ou coopèrent le moins possible (notamment en ne créant pas d'activité), que tout dépende du trafic de pétrole (et encore, avec la chute des prix, la diminution des points d'accès et les frappes, ça devient compliqué).... L'important, c'est la valeur de la chose comme outil de propagande, parce que justement, dans l'esprit du public ciblé et même du public en général, c'est ce que Daesh "propose", pompant en plus dans la genèse de l'Islam avec l'idée du petit territoire révolutionnaire qui s'étend graduellement, envers et contre tout. Comme je l'avais dit plus haut: les médias et politiques (mais aussi les "e-journalistes" -ironie forte- citoyens via les réseaux sociaux) sont les meilleurs complices des terroristes: sensationalisme, répétition ad nauseam de platitudes pour compenser la vacuité du propos et le manque d'info, mais occuper l'espace, sentimentalisme aussi abusif que cheap, ashtag-activisme larmoyant.... Toutes les conditions sont réunies pour offrir une tribune à ceux qui la demandent avec des bombes et des balles. Et la superficialité du propos pour se soumettre à la tyrannie angoissée de "l'instant continu" (la seule temporalité de la presse désormais), ne peut qu'aider en ce sens, s'opposant à la prise de recul, à la mise en perspective, à l'analyse et à la compréhension qui seules peuvent aider à l'acceptation, et donc constituer le système d'information collectif qui permet la résilience. Non! On veut faire ressentir encore et encore, ça vend mieux, ça attire plus l'attention. Je crois qu'on est nombreux à évoquer la reconstruction du pénitentier de l'île du Diable quand ce genre d'événements arrive..... Ou alors on pourrait peut-être enfin rendre les îles Kerguelen utiles? Ou Clipperton? Merde, ça coûterait cher à entretenir, pas bon.... Quelqu'un a vu le (vieux) film Absolom 2022? Ca pourrait le faire, en matière de prison.
  21. 3 missionnaires mormons américains ont été gravement blessés dans les attentats: l'Utah risque donc de déclarer la guerre à Daesh. Oui, je suis généralement ennuyé par ce genre de commentaires faciles avec souvent un agenda planqué pas loin derrière; c'est particulièrement chiant si ça vient d'un professionnel, même si les faiblesses des services de sécurité ont été pointées depuis maintenant un moment (l'impossibilité de suivre de façon adéquate tous les suspects....). Ca fait craindre un mélange de mauvaises politiques, genre une fuite en avant "patriot act style" côté surveillance électronique et possibilités de perquisitions, mobilisation permanente des militaires sur le territoire, et pas vraiment de réponse structurelle ou de surcroît de moyens réels suffisant (en dehors d'un bref petit coup de pouce). Soit une manière de justifier une sécurité plus dure et invasive, mais sans réellement les moyens financiers de la mission voulue (et on fait semblant de compenser avec des abus légaux croissants, moins de vie privée, voire à terme, plus de brutalité?), et de se couvrir le cul à l'avance pour toute connerie, toute bavure ou tout attentat qui réussit. Déresponsabilisation anticipée, quoi.
  22. Tu oublies un truc: entre ces deux extrêmes, tout est vite présenté comme des "demi mesures", donc des trucs de tapette au mieux, des usines à gaz de politiciens hypocrites, au pire.
  23. Ouais, c'est pour ça qu'on les appelle "terroristes" et pas "assassins": le but de telles opérations est la terreur, et il faut bien dire que médias et gouvernements font beaucoup pour être de bons complices en suramplifiant au lieu de mettre en perspective, en exaltant au lieu de calmer. Depuis quand les syndicats de patrons portent-ils la voix de la majorité de leurs membres, petits patrons et entrepreneurs qui veulent croire qu'ils ont les mêmes intérêts que les dirigeants de multinationales?
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