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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
C'est vrai que le contexte géopolitique évoqué a plus l'air d'une excuse pour que le plat principal -l'occupation par la Russie- ait lieu. Donc pour essayer de faire du sens, faut voir avec les ingrédients qu'ils donnent dans la série: - contexte général de besoin très fort en énergie - fin de l'OTAN avec la sortie américaine des affaires européennes (d'où ça sort, ça, on ne sait pas) - une UE qui semble avoir beaucoup plus d'autorité politique qu'actuellement, et dont apparemment aucune tête ne dépasse, faisant du président de la Commission un quasi chef d'Etat - mouvement assez unilatéral de la Norvège vers une transition énergétique passant par sa nouvelle génération de centrales nucléaires au thorium comme offre alternative. Ca aussi, c'est un peu deus ex machina, surtout que ça supposerait beaucoup de choses plutôt improbables: le secteur pétrolier norvégien qui s'écrase du jour au lendemain, des centrales au thorium capables en très peu de temps de se substituer à la totalité de l'apport pétrolier ne serait-ce que norvégien, une transition possible sans distinction entre l'énergie pour la prod électrique et celle pour les transports.... Et la cerise sur le gâteau: une Europe apparemment vitalement dépendante de la seule production énergétique norvégienne, au point de faire ce genre de calculs et manoeuvres géopolitiquement critiques. Qui plus est, on peut aussi presque les comprendre (même si c'est cette tête à claque de Girardot qui "incarne" l'Europe dans la série): cette Europe incapable de trouver d'autres appros n'apprécie pas de se faire dicter unilatéralement sa politique énergétique, et voit un chef de gouvernement censément allié lui imposer ses conditions, et amener une solution de dépendance plus grande encore. Mais la question demeure effectivement: pourquoi les Russes? Pourquoi se mettraient-ils d'accord avec l'UE pour faire le sale boulot? Pourquoi l'UE ne le ferait-elle pas elle-même? Pourquoi s'embarrasser d'un partenaire de plus, -et un puissant et gourmand- dès lors que les USA ne font plus la police? Là, y'a un manque. On peut supposer une stratégie russe visant essentiellement à la conquête de fait de la Norvège, en tout cas sa satellisation permanente, ce que la posture ambigue de la "residentura" pourrait confirmer, oscillant entre la méchante-mais-pas-si-méchante-ambassadrice, et les hardliners qui agissent derrière elle et en partie contre elle, dont les visées et méthodes semblent nettement moins subtiles, témoins d'une ambiguité existant à Moscou? Ou on peut supposer que les scénaristes n'ont pas pensé jusque là ou s'en foutent parce que l'essentiel de la série n'est pas de s'inscrire dans un contexte plausible mais plus dans celui d'une Norvège occupée, avec en point d'attention principal la façon dont fonctionnerait/fonctionne la société norvégienne face à une série d'événements déclencheurs de ce type, amenant ainsi les questions que les auteurs veulent voir posées: qu'y a t-il de mieux à faire? Quels sont les choix concrets qui se présentent? Comment ça marche vu du sol, et plus encore, de plusieurs points de vue? Qu'est-ce qu'être souverain? Jusqu'à quel point souveraineté et sécurité sont compatibles? Quelle importance doit-on accorder à la souveraineté nationale par rapport aux soucis essentiels en tant qu'individu et communauté? Dans cette dernière question, on peut voir par exemple aussi bien les tout premiers résistants (notamment l'ex garde royal, parfaitement antipathique voire un tantinet fanatique) opter pour le chaos sans grande vision, aussi bien que le garde du corps s'enfoncer visiblement dans une spirale de collaboration toujours plus profonde alors qu'il est persuadé d'agir pour le mieux (éviter un pays à feu et à sang). -
Pas suffisamment, et de toute façon, ils détestent Cruz autant ou plus que Trump: au Sénat, Cruz n'a strictement aucun ami, aucun interlocuteur, de par ses postures, son refus de participer, son bilan complètement vide en tant que léglislateur, son radicalisme refusant tout compromis.... Précisément ce qui fait sa popularité dans une partie de l'opinion conservatrice. Cruz est une candidature radicale, à bien des égards plus radicale que celle de Trump, et encore moins disposée à composer avec les démocrates ou avec l'establishment républicain.
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La série Star Wars continue !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Remzou 2.0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Il faut arriver à réaliser que le budget marketing/com/promo, pour des blockbusters, surtout de cette ampleur, est égal, ou même supérieur, au budget de la production (qui est le chiffre qu'on voit affiché partout, et sur la fiche wiki, par exemple). Aussi indécent que soit ce chiffre, quand on parle d'un blockbuster, et plus encore d'un issu d'une franchise aussi énorme, il faut donc en fait le doubler (ou presque le tripler) pour avoir une idée de l'investissement réellement consenti. Et un tel budget promo, il se décompose en quoi? Certes, des tournées de l'équipe et des tas de spots de pub multimédias, mais surtout des équipes marketing partout dans le monde pour orchestrer une stratégie de com dans la durée..... Et les critiques sont l'un des premiers publics ciblés. Après, faut pas croire qu'ils soient chers; quand on sait que les politiques sont en fait très bon marché pour des multinationales (directement ou via leurs intermédiaires lobbyistes), on peut s'imaginer que des critiques, pros, semi-pros et amateurs très impliqués, et encore plus sur un marché de taille moyenne comme la France, ne représentent que des clopinettes quand on a un budget chiffrant en centaines de millions. -
turquie La Turquie
Tancrède a répondu à un(e) sujet de madmax dans Politique etrangère / Relations internationales
Daesh est plutôt l'enfant de Bush et Cheney qui ne semblent pas pressés de reconnaître leur progéniture (gênant quand on a une posture "pro life", mais bon, c'est sans doute parce que c'était une histoire à l'étranger avec une autre religion): Obama a plutôt été le parrain gaffeur. -
Ou il veut juste foutre la merde pour le plaisir: juste se payer un peu la tronche des ricains pour Noël. Quel farceur ce Vlady! Son titre dans l'histoire sera t-il Vladimir le facétieux?
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La série Star Wars continue !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Remzou 2.0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Le poids de la franchise sur les esprits d'une bonne partie du public qui a grandi avec, le poids du marketing.... Et, ce à quoi je ferais référence, le poids moins visible du marketing sur les "porte paroles" divers (critiques de journaux et online, professionnels ou "amateurs/semi pros", relais d'opinion via fanblogs et fanclubs plus ou moins "officiels", chaînes persos....) qui sont tout sauf neutres puisqu'étrangement saupoudrés de cadeaux, faveurs et accès dans les mois qui précèdent la sortie du film. -
La série Star Wars continue !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Remzou 2.0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Surtout quand on compare à l'unanimité absolue de la critique "professionnelle", qui semble réellement avoir accordé ses violons, au point que de mauvais esprits pourraient croire -mais on n'oserait y penser, innocents que nous sommes- que cette belle unanimité ne doit pas absolument tout à l'honnêteté intellectuelle des dits critiques. -
La série Star Wars continue !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Remzou 2.0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Apparemment, c'est pire encore qu'un moustachu: c'est un ado!!!!!! On peut dire que c'est un moustachu virtuel: il faut juste attendre qu'il ait une pilosité. Le problème plus préoccupant, c'est qu'il semble qu'il soit plutôt une buse, là où Vader, c'était un cador, un raoul qui a pris à Luke 3 épisodes pour pouvoir lui tenir tête. -
La série Star Wars continue !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Remzou 2.0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
De toute façon, quoiqu'il arrive et quelles que soient nos appréciations individuelles de l'oeuvre en question, il reste une chose d'absolument certaine dans l'univers là où Star Wars est concerné: HAN A TIRE LE PREMIER!!!!!!! Et c'est pour ça qu'il est cool! Quoiqu'il arrive dans ce nouvel opus, ça devait être rappelé, pour que les lois de la physique restent en place, que le monde reste monde et les blondes restent facil.... blondes. -
énergie La production d'hydrocarbures
Tancrède a répondu à un(e) sujet de nemo dans Economie et défense
Certes mais j'avais l'impression (peut-être fausse) que c'était pas juste un glitch occasionnel, mais plus une tendance. Ceci dit, les "experts" n'ont pas vraiment la possibilité de faire des estimations: ça nécessiterait d'investir dans de vrais moyens d'enquêtes quantitativement importants, ce qui va mal avec l'impératif de faire de la marge sur "l'expertise", et qui plus est, ça risquerait de leur faire dire des trucs que les parties intéressées veulent pas toujours entendre. La vérité sur un marché spéculatif? T'es communiste ou quoi? -
énergie La production d'hydrocarbures
Tancrède a répondu à un(e) sujet de nemo dans Economie et défense
De ce que j'ai compris, les infrastructures seraient très insuffisantes pour exporter en quantités propres à changer la donne générale (une des raisons pour lesquelles cette autorisation devrait être accompagnée d'investissements publics importants.... Ce qui en fait un problème politique plus lourd): comme pour les consommateurs, cette baisse des prix aurait un impact (pour les producteurs et éventuels exportateurs), mais qui ne va pas au-delà d'un simple effet d'aubaine, restant loin de l'échelle "game changing" que d'aucun se prennent à espérer, y croyant comme au deus ex machina qui viendra résoudre tous leurs problèmes. Ca aurait du sens si une part donnée des achats de bruts étaient réalisés, ou au moins sponsorisés, par l'Etat (ou les Etats), mais je vois mal l'intérêt d'une telle collusion, en tout cas du point de vue des stockeurs, si ce n'est pas le cas. Quand à une anticipation de remontée des cours, je croyais que c'était pas dans les cartes même des plus optimistes pour l'avenir immédiat, surtout après les décisions de l'OPEP. Stocker coûte cher: combien de temps estimé avant une remontée probable des cours? Si c'est de l'ordre de 3-4 mois, pourquoi pas, mais j'avais pas cette impression. -
énergie La production d'hydrocarbures
Tancrède a répondu à un(e) sujet de nemo dans Economie et défense
On a une idée des causes de cette augmentation? L'hiver est plus doux que prévu (en moyenne) et le besoin en chauffage baisse? L'activité n'est pas si élevée qu'on veut le croire? On roule moins que prévu? Que le problème soit plus côté offre (mauvaises anticipations, ou surproduction par certains producteurs pour dégager les petits, déjà en difficulté) ou côté demande (réellement moins de besoin que prévu par manque de pouvoir d'achat, activité atone, ou besoin moindre pour des raisons plus circonstancielles), y'a quand même une couille dans le potage, il semblerait. -
La série Star Wars continue !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Remzou 2.0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Le problème dans ce genre de réactions est que, pour la majorité des "anciens" comme des "nouveaux", la posture est téléguidée bien plus par les circonstances générales et dispositions individuelles que par la valeur intrinsèque du film s'il pouvait être apprécié sans trop d'a prioris. La force et la faiblesse de SW, c'est tout le bagage que l'univers traîne avec lui dans les cervelles: les anciens se font gardiens du temple et, bien souvent, portent en eux le sentiment de nouveauté/révolution de la première trilogie telle qu'ils l'ont découverte, le plus souvent à un assez jeune âge, les nouveaux découvrent une oeuvre de SF.... Parmi d'autres: SW est apparu à une époque où le domaine était peu développé, avec une production en général de basse qualité et sans grande originalité tant les tropes sur lesquelles il reposait étaient usées, avec bien peu de moyens financiers et techniques pour les mettre en valeur (et peu de bons auteurs pour créer de bons scripts, et encore moins de grands réalisateurs pour en faire quelque chose). La rareté et la nouveauté ont fait 90% de l'effort pour en faire un produit culte marquant deux générations, qui ont ensuite développé et fait vivre le mythe pour l'imposer comme le classique des classiques dans les mentalités, conditionnant les générations ultérieures..... Mais aussi créant un niveau d'attente impossible à réellement satisfaire, ce qui renvoie au final le produit Star Wars dans ses dimensions plus "naturelles", à savoir qu'il s'agissait d'une histoire pas extraordinaire, avec de bons gimmicks et des persos plus ou moins attachants, emballés dans un paquet cadeau exceptionnel pour l'époque, mais banal aujourd'hui (de l'inconvénient de devenir le standard, le maître étalon). Disney peut encore capitaliser sur cette attente, mais quand à sortir un produit exceptionnel, c'est en grande partie impossible dans ce contexte: on peut juste alimenter la dépendance qui a été créée il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine (les années 70). Donc là, beaucoup d'attente, des "oh", et des "aah" dans la salle, au moins au début, une petite frénésie que les fans se bâtissent, mais ce qu'on peut avoir de mieux, c'est un bon petit fix qui maintient le "truc" un peu plus longtemps dans nos têtes, comme une série télé, bonne ou mauvaise, mais à laquelle on est accro. Attendre une nouvelle révélation ou la seconde venue du Christ, c'est se préparer à être déçu, quel que soit le talent de la nouvelle équipe de prod. -
La série Star Wars continue !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Remzou 2.0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
En tant qu'administrateur, tu devrais donner l'exemple en matière d'attaque ad hominem sur le forum : là, je le prends personnellement, c'est de la méchanceté .... J'ai hyper mal à l'âme! J'ai sursauté si violemment devant cette insulte que j'ai du au moins me fouler un sentiment! -
La série Star Wars continue !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Remzou 2.0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Bon courage à ceux qui vont se colleter le bouzin dans sa/ses première/s semaine/s, avec la cohue qui accompagne l'événement. Ca va réclamer de la patience, des nerfs d'acier face à l'hystérie ambiante et ses manifestations lourdingues et permanentes, de la résistance aux phénomènes de foule.... Bref, armez-vous.... Personnellement, je ne vous comprend pas, fous que vous êtes . Mmmmmh. Tu veux dire.... Comme les scénars des deux premières trilogies? Quel conformiste, ce JJ! -
Vers une GARDE NATIONALE à la française ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Europe
Un exemple ponctuel de tâche où le nombre, un niveau pas forcément gigantesque d'expertise (au départ en tout cas, le reste s'apprenant en faisant et en étant dans un rythme et une structure), un encadrement pas pléthorique et un peu de moyens pourraient aider beaucoup: la "guerre informationnelle", l'affrontement des propagandes, la présence en ligne sur ce front nouveau, surtout des médias sociaux. Pour le coup, une force de réserve importante, opérant en grande partie en travail à domicile avec un niveau limité d'encadrement et de supervision, et des modalités diverses d'opérations, pourrait être utile si on se donnait la peine d'essayer de penser et organiser une telle chose qui fait aujourd'hui cruellement défaut. Là on pourrait commencer à parler de milliers de gens dont le temps partiel bien organisé pourrait produire des effets bien supérieurs à l'investissement consenti, qui devrait néanmoins être réel pour surveiller ce qui se fait, élaborer des stratégies et leurs modes de mise en oeuvre, aider à fournir du contenu et des moyens.... Désormais, ça fait partie du spectre de la guerre, surtout face à des adversaires idéologiques, et il est illusoire de penser que l'armée ou d'autres organisations de l'Etat pourront mettre en place des structures pro, faites de "permanents", qui auront la taille critique nécessaire pour déployer la force de frappe qui permettrait de peser non dans un seul "conflit" de ce type, mais dans la guerre multi-front que le présent et l'avenir nous imposent. -
Si, ça date: il me semblait l'avoir brièvement signalé il y a quelques temps. Il n'était notamment pas très clair, en tout cas à ce stade, si cette mésinformation avait son origine chez les analystes (essentiellement le Pentagone) ou dans l'entourage d'Obama (du renseignement "à la demande", comme déjà en 2003).
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Parce qu'il n'y a plus vraiment de "modérés" dans le parti républicain, depuis maintenant un certain temps: en l'espace d'une vingtaine d'années, le parti a opéré un mouvement constant vers la droite qui fait que ceux qu'on qualifie encore parfois de "modérés" en son sein sont de fait essentiellement des gens de droite "dure", l'appellation "modéré" n'étant utilisée que par des gens très relativistes; concrètement, cela souligne entre autres choses pourquoi il y a un espace vide entre les deux partis au Congrès, où le compromis est devenu quasiment impossible, en tout cas beaucoup plus rare qu'avant (où il était la norme), la chose n'étant en plus pas aidée par la rhétorique polarisante des diverses composantes extrêmes de la droite, qui tend à plus définir la posture républicaine en général, et contraindre le comportement des élus. Même si le parti démocrate a fait généralement un virage vers le centre droit depuis les années Clinton, on constate cependant un retour de bâton dans ce registre, dont la candidature Sanders est une illustration: les "liberals" et "progressives", plutôt contraints de se taire jusqu'à la crise financière, ont fait un retour graduel et entendent maintenant se signaler.
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Le pigeon n'est pas tellement plus efficace qu'une poste à cheval bien organisée parce qu'il n'offre pas réellement d'avantages significatifs hors de la plus grande rapidité, ni autant de modularité dans le type de service, raison pour laquelle les Romains, qui connaissaient et utilisaient le pigeon voyageur, n'en ont pas fait un système pesant significativement dans le fonctionnement de leur empire, par rapport au Cursus Publicus essentiellement tourné autour de la messagerie à cheval. Pas plus que les Perses à la même époque d'ailleurs (ça se fera plus tard). Rome a organisé un service unifié et développé l'infrastructure qui va avec (routes, relais, élevages, messagers....) parce que, malgré la dépense, les avantages étaient plus nombreux et significatifs: les messagers peuvent par exemple confirmer/supplémenter le contenu du message dans de nombreux cas, raison pour laquelle une part du service était réservée à ceux qui faisaient le trajet d'un bout à l'autre, seul le cheval changeant. Tout comme on peut hiérarchiser les messages suivant leur importance et/ou leur urgence en modulant le service en plusieurs degrés de vitesse et de confidentialité (ainsi que de capacité de charge: faut parfois envoyer des documents, ou des biens plus conséquents ou de l'argent, avec le messager) afin d'utiliser au mieux les ressources disponibles (le niveau de qualité et de fiabilité n'étant pas complètement homogénéisable, et la confiance, particulièrement, étant une denrée vraiment limitée). Un service de pigeonniers, par ailleurs, nécessiterait aussi une infrastructure au sol importante, pour faire circuler sans arrêt les cageots de pigeons qu'il faut faire revoyager dans l'autre sens, tout en garantissant qu'ils ne sont pas remplacés par des mal-intentionnés voulant pirater ou simplement saboter les communications (en les interchangeant, les volant, les tuant), ce qui de toute façon implique des bâtiments et un service spécialisé très nombreux. Le messager humain utilisant les moyens de transport terrestre (routes, fleuves, mers), à cette époque, offre plus d'avantages parce que la chose qui compte le plus n'est pas le vecteur définissant la vitesse, mais le porteur du message (dans le cas du pigeon, ces deux choses sont confondues), au moins à partir d'un certain niveau de confidentialité et/ou de complexité. Parce qu'il s'agit avant tout de communiquer une intention, bien plus qu'une simple information. Ce messager peut évoquer l'intention -plus que juste l'écrit- de l'auteur originel, apporter de l'info en plus, être lui-même un agent avec plus de connaissances, de prérogatives, de contexte et de moyens; il peut aussi voir plus d'une personne, porter plus d'un message, être chargé d'une mission en plus de juste porter le message (notamment voir la gueule du destinataire quand il lit la lettre), voir porter un autre message plutôt différent de celui dans la lettre (redondance de la sécurité, en plus du chiffrage des correspondances).... Raison pour laquelle les correspondances qui comptent sont de toute façon suffisamment nombreuses et fréquentes pour justifier l'investissement dans le cursus publicus, qu'on ait des pigeons ou pas. Parce qu'outre les messagers "de base" et plus "évolués" qu'offre le cursus publicus, ce système est consubstantiel des services secrets de l'empire (les Frumentari, puis les Agentes in Rebus, en plus des correspondances du Prêtoire -plus tard des "schola"- et des envoyés personnels/informels, généralement prélevés dans certaines unités prétoriennes -speculatores augusti) dont l'une des premières fonctions est précisément le réseau de communication de l'empereur. Un messager formé et initié à un degré ou un autre de confiance et de confidentialité est la part la plus importante de l'activité, pas ce qui fait sa vitesse. Qui plus est, à cheval et dans ce système, un messager peut couvrir entre 60 et 100km par jour, ce qui n'est pas si mal quand même et il peut traverser la mer, ce que les pigeons ne peuvent pas faire dans tous les points de l'empire). Limitons le comparatif cavalerie-infanterie: il dépend de beaucoup trop de paramètres pour qu'on puisse résumer la chose ainsi, même au niveau tactique. Les Perses n'avaient d'avantage net que dans certains cas: grandes plaines dégagées à perte de vue (pour la mobilité opérative puis tactique sur la durée et la distance d'une campagne) et une logistique qui suit en terme de mobilité et de capacité (parce que le cavalier archer perse consomme BEAUCOUP de flèches, et qu'il ne peut en emporter tant que ça.... Et il lui faut beaucoup de chevaux de remonte.... Et que les chevaux consomment alors que l'environnement au MO loin des grands fleuves est plutôt aride). Il y a essentiellement deux axes pour que le monde romain et le monde perse aillent se fracasser la gueule: l'est de la Syrie actuelle, et le Caucase. Dans ce dernier, les Romains sont pas loin d'un avantage absolu, tant il est impropre à un usage efficace de la cavalerie. Dans le premier, les Perses ont des conditions de succès pas si facilement réunissables (surtout sous les Arsacides), et ont un problème sitôt qu'on arrive aux chaînes montagneuses de l'est du Liban et d'Israël, frein naturel à leurs attaques. Ca ne laisse qu'un terrain de jeu possible, que les Romains tiendront jusqu'à l'Euphrate, pour l'essentiel jusqu'au Vème siècle de façon pas/peu contestée (sauf pendant le bref "moment" du début des Sassanides, qui est aussi au plus fort de la crise du IIIème siècle: années 250), et ensuite de façon plus aléatoire pendant les affrontements permanents qui ne se termineront que juste avant l'expansion islamique. Pour la "réserve centrale", oui, les unités que l'empereur contrôle directement (au sens: elles sont littéralement dans le Palais: ce sont les Prétoriens, coexistants avec puis remplacés en 312 par les Scholae Palatinae) sont toutes montées à partir de 312 (les Prétoriens sont des fantassins, mais ont une composante cavalerie qui s'ajoute aux Equites Singulares Augusti, la garde personnelle, montée), mais c'est à ce moment un système "à étages". Jamais loin (moins d'une journée de marche) se trouve aussi la majorité des troupes palatines réunies en armées impériales "de réserve" (comitatus praesentales) qui sont la masse de manoeuvre stratégique de "l'échelon" impérial. C'est là qu'il puise pour envoyer des renforts (et/ou partir avec) sur un point chaud pour lequel la réserve régionale (de la préfecture, second échelon stratégique "régional") ne suffit pas, lancer une grande expédition extérieure, ou en lancer une punitive contre une sédition. La proportion de cavaliers dans ces armées palatines est plus élevée, mais le principal facteur qui en décide est avant tout géographique: c'est en orient que la majorité de la cavalerie romaine tardive est nettement plus développée (avec un accent sur la cavalerie très lourde, type cataphractaire/clibanaire, et un autre sur la cavalerie légère d'archers montés). Pareil pour le 3ème échelon, celui des comitatenses et pseudocomintatenses régionaux, avec une réserve centrale au niveau des préfectures, et des réserves de première urgence plus dispatchées dans les capitales de diocèses ou provinces frontières. Ceci dit, pour Charlemagne, de ce qu'on peut savoir, son "immense" corps de cavalerie devait surtout paraître immense parce qu'il n'y avait pas beaucoup de cavalerie en occident à cette époque: c'était une chose rare et chère (sans doute à l'origine de son prestige social qui permettra à la noblesse de le convertir en avantages statutaires, exagérant son importance bien au-delà de la réalité de son utilité militaire), et pouvait donc seulement être l'arme des plus fortunés dans un système reposant non pas sur une organisation militaire étatique, mais sur la mobilisation, une forme de conscription modulée des hommes libres (selon le rang et la fortune) que Charlemagne codifie sous la forme de base de la féodalité. De fait, Charlemagne entretient certes, comme tout magnat d'alors, une abondante suite militaire personnelle (des employés, quoi, et comme il est le roi puis l'empereur, on peut dire que c'est la seule armée pro), mais elle ne doit pas dépasser quelques centaines/milliers d'hommes; la majorité de sa "réserve" centrale doit être faite de ses vassaux géographiquement proches, donc déjà une force à laquelle on ne peut commander sans contreparties. Et apparemment, on est encore loin de la charge "à la normande", puisqu'il semble bien que le cheval servait en fait essentiellement alors à la mobilité stratégique et opératique: la grande majorité des combattants démonte pour cogner.
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Le calendrier romain et ses problèmes n'ont en fait rien à voir avec une quelconque ignorance en matière d'astronomie, c'est bien plus prosaïque. Il existait depuis bien longtemps sous la République et était devenu une question hautement politisée dans un système hautement adversarial; le réformer ou non était à chaque fois une question ultra politicienne, surtout partir du IIème siècle av JC quand la république commence à être très sérieusement polarisée et de plus en plus bloquée. Sur une question pas si fondamentale que ça (ça n'empêche pas de vivre et de calculer le temps quand on en a besoin), bien peu d'élus allaient gaspiller du capital politique sur ce point, même s'ils en avaient envie. Depuis des décennies, quand César se fait "élire" dictateur (et cumulant cette fonction avec ses prérogatives de Pontifex Maximus, job qui pèse le plus sur ce sujet, ET avec celui de consul, qui y pèse aussi), les saisons n'étaient plus en phase avec le calendrier de façon ridicule, et il sera le premier à les aligner et à maintenir cet effort suffisamment pour obtenir un peu de rationalité, en faisant notamment comme Rome l'avait toujours fait quand une majorité politique pouvait être dégagée (mais à une échelle jamais vue): créer un mois spécial (appelé "intercalaris") pendant une ou deux années (avec un nombre de jours supplémentaires déterminé), pour recaler le calendrier, mais aussi réévaluer la durée de certains mois pour parvenir à un nouveau total de jours annuels (c'est lui qui a amené une année de 365 jours il me semble, compensée par des années bissextiles prolongées). Mais même lui n'était pas insensible aux raisons pour lesquelles le calendrier romain a connu de multiples problèmes: en -46, il prolonge l'année en cours à plus de 440 jours.... Afin de proroger son mandat de consul, chose dont il avait besoin (malgré ses autres fonctions non dépendantes d'élections) pour des raisons politiques. Parce que tout est là à Rome: tout est modifiable par la loi et le système contractuel (sur lequel repose la religion romaine, qui fonctionne par contrats conclus et modifiés avec les dieux), et surtout, le pouvoir est réparti sur de nombreuses têtes, ces têtes sont souvent en désaccord, individuellement ambitieuses, et réparties en factions et réseaux d'alliances complexes, ce qui fait qu'il y a toujours un intérêt bien senti à profiter du calendrier comme d'un outil politique parmi d'autres. Répéter ces pratiques sur des années et des décennies produit un effet de cumul aux résultats parfois.... Etonnants. Rien à voir avec le niveau de connaissances, tout à voir avec les intérêts des uns et des autres. Ce à quoi il faut ajouter un phénomène qu'il ne faut jamais négliger; les superstitions particulières d'un peuple. En l'occurrence, les Romains considèrent que certains nombres et certains chiffres sont "nefas" (mot latin qui je pense se comprend aisément en français), et aucune compréhension rationnelle au monde ne les empêchera du coup d'aligner le nombre de jours d'un mois sur un nombre néfaste, d'arrêter un mois sur un tel jour inauspicieux.... Un exemple: février n'avait que 28 jours dans le calendrier romain (depuis Numa Pompilius), ce qui est un nombre malchanceux: c'est le seul dans l'année.... Parce que c'est le mois de l'expiation. Une habitude qui s'est prolongée via le christianisme (le carême part le plus souvent en février). Et là est une des contraintes majeures du système romain, qui n'a, encore une fois, rien à voir avec un défaut de connaissances; c'est purement religieux/superstitieux, et lié aux craintes de certaines choses et certains phénomènes, tout comme de la crainte de trop de changements (absolument universelle) trop vite. Cette crainte motive aussi bien des politiciens (aussi éduqués soient-ils), notamment, à Rome, la partie la plus archéo-conservatrice de la faction dite des optimates (ou "bonii": les "bons hommes", cad les "élites"), les ennemis acharnés de César, qui se retrouvent, ironie du sort, avec Pompée à leur tête à un certain stade, lui qui, quand il avait été consul, avait poussé à la modification du calendrier pour recaler saisons et calendrier, et avait imposé un intercalaris significatif pour l'époque (à ce moment, il adorait hérisser le poil des conservateurs et bigots). C'est l'autre aspect de la culture romaine qui joue dans ce domaine psychologique, le pendant actif de cette crainte: les Romains sont un des peuples les plus conservateurs qui soient sur certains sujets, et c'est sur de tels sujets que même les "boni", en général impopulaires, pouvaient rallier de significatives majorités pour s'opposer au changement. Mais au final, il ne faut pas juger hâtivement les calendriers et préjuger du niveau de connaissances qui en décidait: il y a juste d'autres impératifs que ceux de la simple raison scientifique en jeu.
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Pas tant que ça une évolution qui va de soi: ce changement, en fait assez brutal en terme de chronologie et d'évolutions des moeurs, survient essentiellement pour des raisons religieuses poussées à un moment d'extrême qui s'exprime parfois de la façon la plus absurde. L'Eglise n'est pas propriétaire d'étuves; les étuves sont des établissements privés, pour la plupart très petits. Quand on regarde par exemple une carte de Paris au milieu du XVIème siècle, on se rend compte qu'elles pullulent un peu partout: il y en a parfois plus d'une dizaine dans une seule rue (et les rues de l'époque sont rarement longues). Ce sont des établissements de bain tout simples, où on chauffe de l'eau qu'on apporte à dos d'homme ou en chariot, ou, pour ceux qui ont cet avantage, via un puit dans le jardin, et qui n'ont bien souvent que quelques baignoires et/ou baquets. La raison pour laquelle elles ont été fermées par édit (via un lobbying religieux intensif), c'est que, comme tout commerce, ceux-ci avaient évidemment développé tous les services possibles entourant/allant avec leur activité (rasage, coiffure, épilation, voire massages....), et que parmi ses services, certains n'avaient pas de publicité, mais étaient bien connus et très demandés: les coiffeurs/masseurs/épileurs étaient souvent des coiffeuses/masseuses/épileuses, et offraient des prestations que la morale réprouve mais que le corps approuve (tarifées bien évidemment). Un usage bien rentré dans les moeurs, mais qui, outre le fait de souvent emmerder les patrons de bordels (qui payaient depuis St Louis un écot pour la tolérance de leur activité), étaient dans le pif de l'Eglise. Or, quand arrive la période des guerres de religion, à la montée du protestantisme répond un renouveau de l'affirmation catholique et de la mobilisation permanente des zélotes (via les prêcheurs de quartier et l'organisation locale -qui passe par les corporations, très religieuses). Les étuves furent une victime de ce zèle qui tapait dans toutes les directions, souvent à tort, et toujours à travers et à l'excès. Le grand chroniqueur de Paris à l'époque, Pierre de l'Estoile, signalait ainsi que de cette réforme, la morale publique gagnerait bien peu, mais que l'hygiène y perdrait beaucoup. Quelques années plus tard (en fait à peine une décennie), on voyait ainsi des dames de la cour, la reine Margot en tête, se vanter de la quantité de crasse qu'elles avaient sous les ongles. Du changement des mentalités et des moeurs.... Mais avant cela, aller à l'étuve plusieurs fois par semaine était une activité réalisée plusieurs fois par semaine pour les citadins de tous niveaux de vie (sauf les vraiment très modestes), puisque les étuves étaient une réalité si importante et diverse (y'en avait pour toutes les bourses) depuis toujours dans Paris. En fait depuis l'époque romaine. Ce qui a cessé de marcher dans les décennies qui suivirent la fin de l'Empire d'occident, ce sont les systèmes d'adduction d'eau, lourds et complexes à l'entretien, nécessitant une administration centralisée, une fiscalité poussée et fiable, des personnels qualifiés.... La rive gauche (la ville romaine avec l'île de la cité) est désertée graduellement, et quel est le lobby qui prend les rênes de la ville? Les métiers liés à l'eau: les transporteurs fluviaux (les "nautes" dont Paris a hérité beaucoup), les porteurs d'eau (pas ceux qui se colletinent la charge au sens physique: ceux qui les emploient).... Et les patrons d'étuves/bains (enfin, ceux qui gagnent suffisamment ainsi). Les moeurs implantées par Rome ont eu la vie dure jusqu'aux guerres de religion.
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La série Star Wars continue !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Remzou 2.0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Jar Jar est un véhicule? Aaaaaah, tout s'explique: il a été mal casté et/ou son rôle mal écrit..... On a tous cru que c'était censé être un personnage, fonction dans laquelle il était vraiment à chier. Mais si le Jar Jar est en fait un véhicule, beaucoup de trucs se remettent en place. Mais c'est quand même un véhicule très con et totalement inutile. -
Vers une GARDE NATIONALE à la française ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Europe
Simple: les fringues et le maquillage de Nadine Morano ou de Roselyne Bacjelot: quand ce genre de catastrophe se pointe en public, vite, tu envoies une unité spéciale de réservistes/gardes nationaux (gays, mais pas que: ne discriminons pas sur des a prioris seulement en partie justifiés) pour s'occuper vite et massivement du problème qui peut causer beaucoup de dégâts (traumas en tous genres, panique face à l'horreur, saturation des centraux de police par les appels signalant une invasion extraterrestre....). Un commando de "military fashion police", quoi. Les autres catastrophes? du détail, à côté. Centrale nucléaire qui fuit, glissement de terrain, crash d'avion, naufrages, marées noires, tempêtes, innondations.... La routine. Ceci dit, même si c'est nécessaire et hautement souhaitable pour la redondance de la résilience matérielle et morale du pays, et en faisant abstraction du problème souvent balayé d'un geste des finances nécessaires (tant pour l'équipement, l'encadrement et le fonctionnement que pour l'achat/le réemploi de foncier et le bâti nécessaire), je doute que cette seule mission d'aide en cas de catastrophe suffise à justifier réellement une telle institution. Il faut une "mission cadre", un objectif fondamental. Et en l'absence de menace d'invasion sur le territoire principal (parce qu'outre mer, ce point est une autre histoire, par endroits), il ne peut y avoir une seule mission unifiante (autre que celle d'une formule générale du type "défense/sécurité"), mais tout un panel de missions qui contraignent de fait à une forme de répartition (et donc un certain degré de spécialisation) de la dite "garde nationale" en plusieurs sous-spécialités, qui verrait plus avantageusement attribuer des contingents à d'autres institutions ayant les compétences, mais manquant de bras: police/gendarmerie, douanes, pompiers/secouristes/sécurité civile en général, armées (évidemment).... Avoir une garde nationale qui tape dans les chiffres évoqués, à savoir dans les 70-100 000 personnels, et en faire une garde à l'américaine, cad avant tout une "armée à mi temps", mais qu'on n'emploiera pas en OPEX (en tout cas en effectifs significatifs) pour bien des raisons (financières et d'équipement avant tout, politique et polémique....), je doute que ce soit un objet politique viable même dans le très court terme. Conçue plus généralement comme un outil de sécurité et de résilience (multi-"métiers") de l'Etat Nation, et "vendu" ainsi, ça peut nettement plus jouer. Et tant qu'à faire, ça peut aider à recruter plus que si on propose uniquement du khaki-fusil d'assaut. Que cette "garde" ait une composante plus "purement" militarisée, et qu'elle soit organisée dans le même cadre que la réserve (pour la gonfler), c'est souhaitable, mais en l'état des menaces actuelles et des insuffisances de "couverture" du domaine sécurité/secours de l'Etat, ça ne peut être suffisant. Donc pour ma part, j'y vois plus l'intérêt d'un service recrutant des citoyens et créant un vivier de ressources (individus et leurs compétences, "convertis" en groupes organisés et au nombre d'heures/jours/semaines annuels de disponibilité bien planifiés) dont il allouerait les capacités à un certain nombre de domaines d'activité de l'Etat, là où et quand existe le besoin. Et, encore une fois personnellement, je ne peux m'empêcher de penser que cela marcherait bien mieux avec un service national (seulement en partie militaire) qu'avec ce principe de toute façon vague (et appelé à avoir vite son lot de problèmes, en l'état de la considération pour ce mode de service en France) de "garde nationale" de type volontaire. -
Plus de tromblons que de canons, je trouve....
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Sans cette centralisation, il y a eu un effondrement économique qui a fait disparaître les circuits commerciaux (à tous les échelons, même local), le niveau élevé de sécurité permettant la confiance (et le développement de vastes mécanismes de crédit) et l'investissement, une énorme partie de la masse monétaire en circulation, l'unité monétaire, une fiscalité organisée et unifiée (et donc la possibilité, comme tu le mentionnes, d'importants moyens publics pour la sécurité et le développement).... De même, tu as raison de rappeler que le Moyen Age n'est pas une époque sale: les bains publics, et plus largement, les étuves (établissements de bains privés) abondent jusqu'à la Renaissance qui les supprime pour des raisons religieuses.