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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. C'est pas un tantinet avant tout parce que c'est un jeu persan? Pour vraiment se faire une idée, j'aimerais bien avoir une vue générale des jeux de société en Saoudie, étant donné qu'encore aujourd'hui, ils (et je dis bien "ils", soit les hommes), sont encouragés de fait à un mode de vie oisif fondé sur la religion, certes, mais aussi la sociabilité (y'a vraiment que ça à foutre, pour eux), soit ce qui était jadis pour les bédouins l'art et l'importance de la rencontre et des rapports humains entre deux longues périodes à crapahuter dans le désert, mais transcris au quotidien et à l'horizon visible, sans long raid ou voyage commercial éprouvant (ce qui aidait entre autres à éviter obésité et diabète, des problèmes récurrents chez les Saoudiens actuels). Parce que si on supprime l'alcool, contrôle sévèrement les programmes télés et qu'on limite les jeux, en plus d'interdire de socialiser avec les femmes, le tout sans avoir de formation intellectuelle variée, utile ou intelligente, et/ou d'activité professionnelle dont il faille se relaxer (et qui fournit du matériel pour la conversation), on se demande bien comment ils vont la maintenir, leur sociabilité. Donc quelqu'un sait quels jeux sont encore autorisés, là-bas? Parce que le moindre jeu peut faire l'objet de paris.... Tout comme en fait n'importe quelle activité, dont beaucoup sont et resteront importantes chez les Séouds: si les religieux s'en prenaient aux courses de chevaux ou de chameaux (ou n'est-ce qu'au Yémen, ce truc là?), comment réagiraient les populations de la péninsule? Suffit de voir à Végas ou Londres: on parie sur absolument tout et n'importe quoi, parce que le déterminant n'est pas l'activité, mais bien la nature humaine et sa propension à s'exciter (= niveau plus ou moins accepté de peur et donc de stimulation) sur un sujet dont l'issue n'est pas connue. Et chez des oisifs qui s'emmerdent vraiment beaucoup, cette propension doit être dix fois pire. Et franchement.... Y'a des trucs plus excitants que les échecs sur lesquels on pourrait vouloir parier. A ce moment là, des concours de Tetris ou Call of Duty, ou plus traditionnellement, de qui pisse le plus loin sur le tas de sable, vont-ils voir les parieurs affluer?
  2. Ca a été un fait reporté que le camp d'Hillary a la trouille de se retrouver à devoir débattre Trump; pas tellement parce qu'ils ne croient pas (à raison: rappelons-nous que pour une personne qui l'adore, il en a facilement 4 ou 5 qui le détestent de façon absolue au niveau national -et pas seulement en interne du GOP) qu'ils le battraient, mais parce qu'ils ont la trouille de tout professionnel face à un amateur. C'est une règle fondamentale: on ne débat jamais avec un amateur, tout comme il ne faut jamais engager une conversation online avec un troll. Il n'y a pas de victoire à espérer face à quelqu'un qui n'est pas là pour admettre les faits, un minimum de bon sens ou de cohérence, qu'il faut fonder son discours (au moins un peu: on parle de politique, ici) sur une certaine raison et des choses concrètes/prouvables, ou, plus largement, que la réalité a des règles de fonctionnement. Trump est un troll: il affirme gratuitement, décrète la réalité, nie ses propres propos (parfois d'une seconde sur l'autre), invente ce qui l'arrange sans la moindre honte, et ne vise que l'émotionnel immédiat dans une audience pour soulever l'enthousiasme sans faire appel à la moindre raison. Et pire que tout, il est très bon à ça, ce qui lui permet d'emporter des audiences de cette façon, même si cela lui crée plus de problèmes (parfois avec ces mêmes audiences) ultérieurement. L'impératif de l'instant emporte tout chez lui, ce qui produit des résultats de court terme impressionnants, mais peut poser problème après. Ce qui est encore plus con pour le GOP, c'est que les seuls autres candidats à avoir pu produire ce genre d'effets soient aussi des trolls: Carson dans un premier temps (mais il était mauvais), puis Cruz..... Avec l'inconvénient que Cruz est positivement détesté même ches les élus les plus radicaux (pas un seul collègue sénateur ne le soutient, ce qui la fout mal), et n'est pas un personnage très sympathique ni apte à rallier du monde hors de la microsphère d'excités idéologiques qu'il s'est créé. Et il n'a évidemment pas la notoriété de Trump. Dans une élection où les bases électorales semblent privilégier un grand "fuck you" aux élites traditionnelles et au "business as usual", ça peut handicaper. A côté de ça, une façon amusante de résumer la lutte Cruz-Trump a été employée par Liz Mair, une conservatrice "dure" (mais intelligente), sur un plateau télé hier: Trump est généralement, en interne du GOP, détesté par la majorité des conservateurs et de la droite culturelle/idéologique, parce qu'il n'est pas vraiment conservateur, là où Cruz est ultra idéologiquement conservateur au point le plus intransigeant, et que son électorat (de Trump donc) n'est pas fait de gens tellement conservateurs, mais avant tout de gens ayant beaucoup de rage et de problèmes (surtout économiques), qui sont économiquement "liberal" ou en tout cas pas viscéralement opposés au rôle de l'Etat, mais qui ont un problème avec les Mexicains, les Musulmans et les Chinois, ce point particulier étant ce qui les différencierait de ceux qui se tournent plus vers Sanders. La phrase était "they're economic liberals who blame Mexicans, Muslims and Chinese". Autre élément de réflexion: en interne de la campagne d'Hillary Clinton, certains arbitrages ont été effectués. Ils sont prêts à accepter de perdre le New Hampshire, où Sanders a un avantage structurel (proximité avec son Etat, figure connue et appréciée, surtout de cet électorat moins encarté et plus indépendant....) et un important "ground game" (cad des effectifs sur le terrain), et se sont en conséquence concentrés, parmi les "early states" sur l'Iowa. Cet Etat devient donc très important pour l'avenir de la campagne Clinton, puisqu'ils y ont mis beaucoup de ressources, et que l'impact du vote des "early states" semble toujours devoir être conséquent sur la reformulation des calculs pour le SuperTuesday. Or, en Iowa, l'avance récente de Sanders n'est pas si certaine: on peut voir des variations de sondages énormes, certains donnant une nette avance à Sanders (autour de 9-10%), d'autres donnant jusqu'à 30% d'avance à Clinton. Résultats commandités? Nullité des sondeurs? Que nenni! Il est tout simplement très difficile d'évaluer non les intentions de vote et préférences (déjà dur pour certaines portions de l'électorat), mais bien le fait de savoir qui IRA effectivement voter au jour J (les "caucus goers"). Et c'est d'autant plus vrai dans certains Etats, et encore plus avec ce qui se passe actuellement dans la politique américaine, tant côté Trump que côté Sanders, les deux faisant, comme Obama en son temps, surgir beaucoup de monde qui d'ordinaire ne vont pas voter, sans qu'on puisse non plus être sûrs que ces gens nouvellement motivés y aillent tous. Or, en Iowa, l'électorat de Sanders, ce sont les jeunes, les indépendants et ceux qui vont pour la première fois à un caucus de primaires, soit des groupes qui ne se confondent que partiellement avec l'électorat démocrate et se retrouvent plus chez les sans partis (membres ou électeurs) qui n'ont pas de fidélité particulière, et ceux qui ne votent pas ou très peu. Clinton domine plus chez les traditionnels "caucus goers" du parti démocrate. Une inconnue cependant: 43% des gens d'Iowa allant voter au caucus démocrate et/ou suivant les campagnes se sont déclarés "socialistes", ce qui étonne beaucoup de monde aux USA (surtout dans un Etat aussi conservateur dans l'ensemble) et donne d'autant plus de craintes aux clintoniens. Au niveau national, l'avantage de Clinton est très solide pour ce qui concerne les hispaniques et afro-américains (chez qui la notoriété de Sanders est faible, et dont les leaders et organisations sont depuis longtemps en rapport avec les Clintons), ainsi que chez les personnes âgées (plus actifs politiquement), ce qui lui donne un atout encore pour l'instant structurel et majeur; un autre réside dans le soutien encore limité au sein du parti démocrate (il a peu de "poids lourds" de son côté, contrairement à Obama en 2008), et un dernier, et non des moindres, réside dans un point crucial du mode de scrutin.... En effet, le scrutin des primaires, comme celui de l'élection générale, n'est pas un suffrage universel/des militants direct: les électeurs (suivant les Etats, ce sont juste les encartés, ou n'importe qui), choisissent des délégués, dont le vote n'est pas réellement tenu par les intentions de ceux qui les élisent (pas de mandat impératif), même s'il y a une forte attente de suivi de ces intentions.... Et là, Clinton a une énorme avance parmi ces "super délégués" qui, en définitive, choisissent le vainqueur.
  3. On a quand même eu 2 présidents du conseil (le vrai patron à l'époque) juifs. Contre un seul aux Rosbifs. Sanders avait cette image (dans le petit cénacle de Washington et de la "Beltway Press", pas dans son Etat, et un peu le nord est -NH, Vermont, Maine-, où il était populaire, ni dans le reste du pays, où il était inconnu) d'original et de militant, mais pas non plus celle d'un hurluberlu: c'est un vieux routier du Sénat qui est arrivé à toujours être présent sur les dossiers qui comptent, à être au bon endroit au bon moment (par exemple pour dire non à l'aventure irakienne en 2003, contrairement à....), à réussir des trucs dans son Etat.... Il était un peu le chef de file non officiel (parce que pas inscrit au parti démocrate même si votant toujours avec le parti) de l'aile gauche du parti démocrate, essentiellement les courants "liberal", "progressive" et écolo, qui manquaient et manquent toujours d'une "grande gueule" unifiante (surtout avec la relégation de ces tendances pourtant plus représentatives de la base, par le compromis de centre droit du parti).... Un poste qu'il a donc occupé par défaut. Le système politique américain se renouvèle régulièrement, ceci dit; c'est juste que les phases de transition nous échappent plus parce qu'on n'est pas familier avec le suivi quotidien de la chose et qu'on ne perçoit pas les nuances comme les ricains. Le bipartisme est inévitable dans un système à un tour, du moins dans la durée (peut-être qu'un 3ème parti pourrait faire un tabac pour une élection, voire deux, mais pas plus), mais sa composition dans un pays si grand et divers, en revanche, est nettement plus variable: le vote pour un des deux grands partis est l'inévitable, le "vote utile" en l'état des choses. Mais ce sont les primaires qui révèlent cet état des choses et la vraie composition des partis à un moment donné du pays. La dernière très grande recomposition, véritable "game changer" de la politique américaine, qui soit arrivée de façon brutale et donc spectaculaire, fut la "southern strategy" de Nixon, soit le passage en masse du vieux sud vers le parti républicain (qui garda ses "constituencies" déjà existantes dans ces Etats, et récupéra la partie conservatrice et religieuse de celles des démocrates); Reagan fut plutôt un cimentage et une mise en efficience de cette nouvelle réalité (notamment par la structuration et la promotion de la "moral majority", soit l'électorat religieux), en partie par l'affirmation de sa personnalité et de son image forte pour unifier le parti (enfin, plutôt son électorat) autour d'une icône.... Dont ils ne sont toujours pas capables de sortir, puisqu'il est à peu près la seule référence commune acceptée aujourd'hui dans le GOP, même s'il a fallu tellement distordre son souvenir et quasiment inventer un nouveau personnage pour arriver à garder cette référence en état de marche. Le Reagan dont ils parlent sans arrêt est un personnage de fiction, et ils n'hésitent pas à littéralement nier la réalité des actions et choix de Reagan pour en sortir d'autres de leur fion (et utiliser Carter comme marchepied, le rabaissant aussi de la même manière injuste et inventée). La dernière recomposition majeure est, de façon discutable, celle des années 90: après un Bush qui ne put remplacer Reagan et imposer une nouvelle dynamique, et face à un "clintonisme" triomphant (essentiellement par les circonstances de la période bien plus que par une doctrine politique de Clinton) qui ancra, de son côté, définitivement une écrasante majorité(....) Des minorités ethniques dans le camp démocrate (pas évident; jusqu'à la southern strategy, les noirs votaient plus républicain, et une forte tendance s'est maintenue longtemps), face à Clinton, donc, la "révolution Gingrich" fut ce qui engagea réellement le GOP sur la voie dont il semble aujourd'hui avoir atteint le bout. Une voie du toujours plus à droite, toujours plus focalisée sur l'électorat blanc, âgé, aisé, religieux, et une voie toujours plus affirmative, claironnante, niant toujours un peu plus les faits et vivant dans sa bulle (rendue plus forte et autosuffisante par l'évolution des médias), reposant toujours plus sur les donations massives de quelques-uns et toujours moins sur les petites contributions d'un grand nombre, toujours plus sur le vieux sud et le Midwest, et appuyant toujours nettement plus le big business. A mon sens, il ne faut pas voir l'émergence du Tea Party et les conséquences de Citzens United comme des nouveaux points changeant la donne: ce sont des évolutions logiques de cette dynamique inspirée en partie par Reagan (qui au final, était un républicain assez traditionnel, mais dans l'équation post Nixon, ET avec un fort capital politique personnel), mais surtout lancée par un groupe nettement plus idéologique et intransigeant alors mené par Gingrich (avec des gars comme Lott, Dole, Halstertt....). Reagan a été polarisant, mais ce fut surtout circonstanciel: ayant une forte image et un fort capital politique, il a pu un peu moins avoir à faire de deals, mais il les a fait, maintenant l'importance de la pratique politique traditionnelle (ses compromis avec Tip O'Neill font partie des références de négos politiques). C'est après, avec notamment Gingrich et la réaction anti-Clinton, que la polarisation a réellement commencé à se développer au Congrès et, de là, dans toute la politique. On peut trouver des racines plus anciennes de cette posture du nouveau conservatisme, notamment autour de la figure intellectuelle de William F Buckley, voire, plus loin, du "nouveau" populisme de droite de Barry Goldwater, mais ça a pris une forme et une réalité politique avec Gingrich, ne faisant ensuite que se développer et pousser toujours un cran plus loin. Les démocrates ont été beaucoup moins militants sur cette période, étant plutôt dans une posture passive faisant taire leur aile gauche et décevant leur base, tout en se ruant vers le compromis de centre droit, en partie par la compromission de la droite du parti (près de l'assiette au beurre), en partie par la nécessité perçue d'être les adultes dans la pièce et de continuer à chercher un arrangement au "centre" avec une droite toujours plus à droite.... Au point de faire de plus en plus un grand écart dont Bernie Sanders est aujourd'hui la preuve qu'il n'est plus accepté.
  4. C'est voulu, tu l'auras remarqué (de toute façon, les campagnes ricaines font tellement de clips qu'ils les différencient dans leurs fonctions, et les coordonnent selon le lieu et/ou le moment: certaines sont là pour informer, d'autres non): c'est un pur message émotionnel pour faire connaître le candidat (qui n'a toujours pas le niveau de notoriété de Clinton dans une grande partie du pays) et pour "faire sentir" l'intention et la force du mouvement qui s'est bâti autour de lui, soit une authentique "grassroots campaign", un rassemblement venu de la base et emportée par ce que ce seul gars a pu transmettre en partant pourtant avec tous les handicaps, cad zéro fric, zéro notoriété, zéro soutien, un âge avancé (et d'autres traits pouvant déranger certains groupes: socialiste revendiqué, juif, venant d'un Etat du nord est et particulièrement connoté "liberal" tendance écolo-gentillet....), une élocution un peu particulière et une tendance à se lancer dans de grandes tirades. Pour un peu, on se croirait dans un épisode de The West Wing (alors qu'AAron Sorkin n'est à ma connaissance pas lié à la campagne et ne commande pas aux audiences). Donc là, c'est une pub émotionnelle qui rend compte du mouvement qui est en cours, qui a fait passer en quelques mois Sanders du statut de candidat marginal condamné à faire de la figuration, voire à se ridiculiser, et à disparaître rapidement, à celui de star montante, puis à celui de rival bien réel pour une Clinton encore décrite il y a quelques semaines comme "inévitable". D'autant plus impressionnant quand on voit aussi bien les foules que rassemble Sanders (plus importantes que celles de Trump), et plus encore, ce qui est sans précédent dans l'histoire américaine et qu'aucun autre candidat ne peut même envisager de faire, quand on voit le fric qu'il a pu rassembler sans SuperPAC, à partir de micro-donations seulement (moyenne pour sa campagne: 27 dollars par contributeur) mais avec une base de donateurs dont les chiffres font halluciner les plus blasés des commentateurs politiques (il en avait 400 000 en juillet, ce qui était déjà un record: en décembre, il a passé le cap des 2,3 millions de donations, battant Obama, pourtant un recordman historique en la matière), et dont le potentiel reste entier (petites donations = les contributeurs en gardent en réserve et redonneront). Beaucoup dépend du mois à venir et de la dynamique Sanders, ainsi que de l'impact du suffrage des "early states": une victoire en Iowa/New Hampshire n'a plus l'impact qu'auparavant (sinon, le candidat républicain en 2012 aurait été Santorum, et celui de 2008 Huckabee), mais cela en a encore un, et si Sanders l'emportait, ainsi qu'en Caroline du Sud (où il grimpe en flèche), tous les calculs en seraient chamboulés pour le SuperTuesday où tout se décide, notamment dans la tête des électeurs (aux primaires, on parle d'électeurs en moyenne beaucoup plus impliqués dans le processus électoral et partisan, beaucoup plus informés et intéressés). Clinton a déjà pas mal perdu de son aura d'invincibilité/inévitabilité, mais cela reste, avec sa notoriété propre et l'image "play it safe"/valeur sûre/"vote utile" qui l'accompagne, un atout certain en sa faveur. Il n'est juste plus aussi puissant face au niveau de ras le bol des Américains. Le vote en Caroline du Sud est intéressant pour voir la dynamique Sanders (l'Iowa est rural comme le Vermont, et assez anti-citadin et méfiant envers les "insiders" comme Clinton: Sanders a plus d'affinités avec cet électorat. Le NH est voisin du Vermont, Sanders est mieux connu, apprécié et proche); le désavantage de Sanders dans cet état ne tenait/tient encore qu'à une seule chose.... Son manque de notoriété. Il était encore complètement inconnu là-bas il y a quelques mois, là où les Clinton étaient des figures familières et très populaires, mais avec des casseroles. La progression de Sanders y fut impressionnante et s'accélère, via ce qui est maintenant la force d'inertie de son mouvement et des très nombreux activistes qui battent le pavé, via le personnage, très sympathique et qui transpire l'honnêteté et la conviction par tous les pores de la peau, par son message, et par l'explosion du nombre de ses soutiens, individualités et groupes, notamment dans la communauté noire américaine (pas mal de rappeurs entre autres, et des figures du mouvement des Droits Civiques et de la NCAAP. Et tout le monde vous le dira, à gauche comme à droite aux USA: "everybody loves Bernie". D'ailleurs, la campagne Clinton a très mal réagi au dernier spot publicitaire en question; un collaborateur de Clinton a essayé de jouer la carte raciale, soulignant qu'on ne voyait rien du mouvement Black Lives Matter (qui a le vent en poupe dans la communauté noire et avec qui Sanders a eu un début houleux).... Ce à quoi Sanders a répliqué directement sur Twitter que le collaborateur en question était il y a moins de 20 ans un militant de droite dure qui avait des casseroles dérangeantes dans ses positions vis-a-vis des noirs américains (notamment dans une affaire judiciaire assez scandaleuse où il avait crié -à tort- avec les loups).
  5. C'est plus vaste, notamment parce que Snyder a mis en place le très controversé système des soi-disant "emergency managers", qui est en essence une annulation de la démocratie locale pour une durée indéterminée: les dits managers sont des individus nommés par le gouverneur et qui prennent les commandes d'une localité, les pouvoirs des conseils municipaux et maires (et par là le droit de vote et de représentation à cet échelon) étant tout bonnement foutus aux chiottes par décret du gouverneur. La même chose a été faite à Detroit. Et la chose, déjà scandaleuse en soi, a vite vu surgir une multitude d'affaires avant celle-là, sur le comportement des technocrates en question, notamment la vente à vil prix de toute propriété publique à des entités ou individus étrangement proches du gouverneur, la concession de contrats ou le lancement de projets (pour lesquels tout d'un coup il y avait des financements) au profit de ces mêmes entités ou individus, la suppression de services parfois essentiels (ce n'est pas le premier scandale de l'eau sous ce gouverneur, même si c'est le plus dramatique).... Il est à noter, dans ce scandale, que le gouverneur continue à plaider la non information alors que des scientifiques reconnus (qualifiés par son bureau d'agitateurs ou de charlatans) le signalaient depuis un an.... Et que General Motors, alors sur le même réseau que Flint, avait demandé un nouveau fournisseur pour l'eau vu que celle-là corrodait le métal dans ses usines et bousillait les moteurs en construction..... Evidemment, GM avait obtenu gain de cause sitôt la plainte adressée. Mais bon, si ça abime le métal, qu'est-ce que ça peut bien faire de grave à un être humain? Sur une autre note, alors que la campagne de Bernie Sanders commence à obtenir de façon continue des scores qui alarment Clinton et l'establishment du parti démocrate (il est désormais très nettement en tête dans les "early states", même si elle domine encore les sondages nationaux), le nouveau spot publicitaire du sénateur du Vermont semble, aux yeux de tous les commentateurs, être devenu en moins d'une journée un coup de tonnerre, devenant viral en quelques minutes et se propageant à travers les USA comme une traînée de foutre. On n'est pas tellement branchés sur la publicité politique en France, donc on comprend mal à quel point ce genre de choses peut avoir une telle importance (sauf quand on voit les montants investis, notamment les plus de 60 millions déjà claqués par le seul Jeb Bush -plus que tous les autres candidats réunis sauf Rubio-, qui font tourner la tête.... Surtout vu le résultat exécrable pour lui), mais il n'est pas une campagne importante qui ne soit pas marquée par quelques spots qui, pour les Américains, "font l'histoire". Et les journalistes semblent unanimes, dès le lendemain de sa sortie, sur ce spot pourtant très simple plein de jolies images du mouvement pro-Sanders (il est vrai que c'est un des rares spots qui ne se focalise pas sur la seule personne du candidat), sur fond de Simon & Garfunkel (chanson de 68: "America").
  6. Le commentaire sur les ressources est intéressant, ceci dit: l'avantage concurrentiel de ce qu'offre l'EI se réduit drastiquement, mais surtout, il semble que dans l'avenir proche, pas mal de populations (du moins celles qui sont organisées, pas des individus ou petits groupes atomisés) vont revoir leurs calculs en ce qui concerne l'opportunité d'avoir "adhéré" à l'EI: de moins en moins d'aides (et ça devait déjà pas être la joie dans beaucoup de domaines), toujours plus de taxation/ contribution forcée.... S'il n'y a que le flingue sur la tempe pour garder ce petit monde sous la coupe, va falloir mobiliser de plus en plus de soldats pour cette seule tâche.... Si seulement la coalition prenait réellement acte de ce genre d'évolutions et se donnait les moyens (et surtout, plus que tout, un plan) d'aller rallier ces gens (au moins une partie d'entre eux, si possible une masse critique) et de leur offrir une garantie de sécurité.
  7. On pourrait aussi mentionner Jean Marais (qui cumule pourtant les attributs -éphèbe, homosexuel- pouvant le faire rentrer -injustement- dans les pires clichés pour l'armée), qui s'est engagé dans la 2ème DB en août 44 et a reçu la Croix de Guerre, après avoir, pendant l'occupation, exercé son métier sans peur de se confronter aux critiques et attaques des collaborationnistes.
  8. Meussi j'ai un ordi portable, juste pas un tablet PC.... Si quelqu'un peut encore me dire la différence dans certains cas.
  9. J'ai déjà évoqué le sujet dans mes posts précédent, mais pour compléter: l'effort que tu décris ne peut pas ne pas être accompagné d'un effort sécuritaire, ne serait-ce que pour l'acheminement de l'aide, sous peine de faire les gaffes des années 90 (l'aide internationale arrivant vite dans la poche des chefs de guerre locaux et, de fait, soutenant leur pouvoir) et/ou de transformer le problème en un tonneau des Danaïdes qu'on se traînera comme un boulet pour des décennies SANS aucun effet sur une solution (soutien de populations devenant dépendantes à l'aide extérieure). D'ailleurs, on est déjà en train de faire ça (très insuffisamment) avec les populations de réfugiés, qui sont les seules à en avoir besoin: la zone produit (encore aujourd'hui, à ma grande surprise) assez pour sa converture alimentaire, le problème à certains endroits résidant dans l'acheminement des dites denrées, qui est essentiellement.... Un problème de nature sécuritaire et politique: pour y avoir accès, ces populations doivent être réintégrées dans un espace politique et, en conséquence, économique, sécurisé, offrant de la visibilité dans le temps (pour qu'échanges et productions puissent redémarrer et se développer). Donc on revient toujours au même problème, qui tombe dans la catégorie à mon avis mal nommée et trop largement délimitée (donc approchée sans nuances de situations) du "nation building", qui est aujourd'hui devenue un épouvantail absolu, surtout à Washington, et une trouille partout parce que ça veut dire beaucoup de fric, de moyens et de risques, et pour longtemps. Ceci dit, une version plus chirurgicale de l'effort que tu évoques, concentré sur certaines zones de la Syrie sunnite et du nord irakien, était évoquée dans la solution de "guerre de corsaires" de M Goya: il s'agirait de recréer des espaces de sécurité "from the ground up" (donc une approche du "bas vers le haut"), tribu par tribu, localité par localité, dans un espace prédéterminé (convenant aux besoins de bases d'opérations, plus ou moins proches des zones amies....). En bref, aider à l'organisation des entités proto-politiques les plus solides et essentielles de cette région, les seules qui aient une constance propre, qu'il s'agisse de tribus à tous les sens du terme, de clans, d'ethnies, de villes/groupement de villes. Tout ce qui tient pas soi-même, quelle qu'en soit la taille, et peut par là s'organiser avec un peu d'aide et de garanties. De là, on peut bâtir un espace qu'il devient plus aisé de sécuriser parce qu'impliquant la participation des locaux, si tant est qu'on soit foutu d'avoir de bons négociateurs connaissant le terrain, et qu'on veuille bien dégager quelques moyens d'assistance économique, technique et militaire. Le prix principal est une ambition revue à la baisse: pas de solution globale miracle, pas de stabilisation du MO en quelques grandes négos, et de toute façon, une implication dans la durée, même si de bien moindre échelle. Et le volet militaire de la chose implique un encadrement pour la sanctuarisation des zones concernées et la formation de milices, et une organisation à grande échelle de la guerre non conventionnelle à mener (façon rezzous et FS) contre les Daéchiens, organisation qui accepte par principe qu'il y en a pour longtemps.
  10. Pffffff! Amateur; j'ai attendu 1999 avant d'avoir un téléphone portable; jusqu'à ce moment, j'étais résolument anti-portable, et je le suis encore par coquetterie, na! Actuellement, je suis aussi anti-tablet; je suis pas sûr de savoir si c'est parce que j'en ai pas, ou si je n'en ai pas parce que j'y suis opposé. Très philosophique, comme tu vois.
  11. Oh! Ooooooooooooh! A ce stade de notoriété et de nombre de saisons, c'est pas une situation innocente: tu veux juste faire ton rebelle en disant que t'as pas regardé et à peine lu!!!!! J'accuse! Môôôssieur veut se la péter anti-conformiste, juste pour le style.
  12. Avec Agent Carter qui a recommencé (et que je vais regarder évidemment malgré toute mon indignation face à l'actuelle religion ultra-féministe/anti-homme qui sévit dans les séries américaines), je me suis pris d'une petite phase de binge watching de nouvelles séries..... Les résultats: - Angie Tribeca: une série parodique des clichés des séries policières actuelles, avec comme perso principal une détective qui semble collectionner les traits des personnages féminins et/ou policiers de la fiction contemporaine: un physique de quasi mannequin, mais la capacité à démolir n'importe quel poids lourd, le besoin de 4h de sommeil maxi parce qu'elle est suractive et fait plein de trucs (entraînement physique à 5h du mat, cours de langues....), l'attitude de dure à cuire castratice méprisant la sentimentalité, qui a tout vu et tout connu, mais qui cohabite étrangement avec une propension à l'épanchement du pathos, le caractère de loup solitaire qui refuse un partenaire mais qui en accepte en moins de deux.... Bref, c'est un plaisir de voir toutes ces tropes énervantes, particulièrement celles des séries policières (je l'avoue, pas mon genre préféré), passées à la moulinette du ridicule le plus cruel. Rien que dans le premier épisode, la scène de poursuite du méchant coupable m'a fait hurler de rire tant elle tape juste sur la nullité de ce type de scène dans la plupart des séries, où la distance entre poursuivant et poursuivi obéit au besoin de faire durer ou non, à l'impératif de quelques trucs spectaculaires, et dans l'ensemble, aux caprices de mauvaises équipes d'écriture et/ou d'un réalisateur nul, bien plus qu'aux réalités présentées à l'écran. - Second chance: polar SF light, avec, je dirais, zéro originalité. Un ex-shériff à la retraite et pas loin de la porte de sortie (il attend juste de voir si c'est la cyrrhose, le cancer du poumon ou l'infarctus qui l'aura), cynique, désabusé et déshonoré par sa fin de carrière prématurée due à un scandale de corruption, se retrouve dans la situation particulière de subir..... Une réincarnation, suite à son assassinat dans des circonstances qui, on le devine, constitueront une bonne part du fil rouge de la série. Sa dépouille, qui présente une compatibilité génétique unique avec une scientifique milliardaire malade, co-patronne d'un empire tech avec son jumeau, est employée par les dits geeks pour trouver un remède à la grave et évidemment rare maladie qui ronge la frangine. Mais évidemment, le corps est pour cela régénéré et rajeuni, et avec cela vient l'inconvénient de la conscience qui occupait jadis le dit corps..... Soit l'ex shériff, qui reçoit ainsi son ticket de ré-entrée en version jeune, beau, athlétique (voire même un peu surhumain) et avec une envie de baiser et de redorer son nom de famille injustement terni.... Je l'ai dit: ZERO originalité, et du mauvais capillotractage pour le fond du concept général.... Mais étrangement, je suis rentré dedans, et me demande encore pourquoi: l'acteur principal et/ou le perso (bonne "gueule", personnage "libéré" et non politiquement correct, sans complexes)? Le tempo du récit? J'en sais foutre rien, mais j'ai accroché. Pour l'instant en tout cas. - je l'avais mentionné plus haut, mais Lucifer, après une diffusion anticipée du pilote, va commencer: l'univers de Sandman, après l'échec de la version série de Constantine, que j'espère voir enfin devenir quelque chose à l'écran (autrement mieux que les univers principaux de DC ou Marvel, bien que je sois client des deux et que -en théorie- Sandman soit inclus dans l'univers général DC -plutôt généralement pour des one shot) et certainement pas être mélangé au foireux univers DC-séries (petit crossover du personnage de Constantine dans Arrow, récemment: une insulte à Constantine qui aurait du tous les exorciser.... Sauf Katie Cassidy évidemment). Bref, dans Lucifer, le pilote m'a fait espérer des trucs (et craindre quelques horreurs), et j'aime vraiment bien l'acteur qui a repris beaucoup de giimmicks (style, façon de parler, voiture) de sa précédente série (Rush, avortée au bout d'une saison) et sert bien un personnage avec sa présence de type qu'on aime bien détester, ou qu'on déteste bien aimer, qu'on a envie de baffer et de voir continuer à jouer en même temps. - Beowulf: série anglaise. Ca fait un moment qu'elle a commencé, mais fallait la mentionner. Etrange impression sur celle-là: pas mal de moyens, de l'ambition, de l'intelligence, des paysages magnifiques, une histoire pas mauvaise et un niveau correct d'écriture et de storytelling.... Mais il manque vraiment quelque chose. Le jeu d'acteur est plat, le personnage principal un tantinet chiant et pas attachant pour deux sous, et le rythme est.... A comparer à une grand-mère APRES avoir été à la pâtisserie (en y allant, elles ont une vitesse dérangeante).
  13. C'est sans doute ce qui devrait se faire, avec dans "l'idéal" (tout est relatif, mais je parle ici de l'idéal possible), la traduction des divisions et contradictions entre parties prenantes dans un découpage (une fois de plus) de la zone selon des critères qui restent à déterminer mais qui, gageons le, ne se fonderaient que très partiellement sur les réalités et desideratas des populations locales. On aurait une zone assadienne représentant la bande côtière syrienne plus un hinterland dont la profondeur resterait à déterminer (et serait sans doute le point de négo le plus chaud d'un tel sommet), un Irak amputé (autre point contentieux), un Kurdistan irakien (attention le volume des cris), un potentiel Kurdistan syrien qui devrait être assorti d'un tas de conditions et de garanties le condamnant à un enclavement total (bien plus que géographique), et un "Sunnistan" syrio-irakien difficile à organiser et qui nécessiterait donc sans doute des troupes extérieures.... Je vois pas d'autre solution, et elle mécontentera quand même à peu près tout le monde. A moins de voir un Etat puissant et hyper autoritaire (et non daéchien) émerger du chaos. Donc peut-être que laisser la zone se massacrer et, à terme, faire émerger une nouvelle carte en fonction des rapports de force, le tout en essayant de faire du containment pour que ça foute pas en l'air les Etats qui tiennent debout, n'est même pas la pire des options possibles. Pour le coup des 50 000h, je précise ma pensée sur l'aspect purement matériel: 50 000h, vu comment fonctionnent les armées "modernes", ça veut dire au mieux 32-34 000 combattants effectifs, et donc moins puisqu'ils ne combattent pas en même temps (réserves, rotations....). Vu la nature du terrain et de l'adversaire, cela implique une division sur plusieurs axes de progressions majeurs (surtout qu'il s'agirait d'une coalition à plusieurs degrés, avec des "blocs" internes de partenaires plus proches, et ces blocs essayant, au mieux, de se coordonner: Russo-iraniens et occidentaux n'opèreraient pas comme un seul homme), donc essentiellement, pour illustrer par l'exemple, 3 ensembles de 10 000h (un partant de la zone assadienne, un du Kurdistan irakien, un de Jordanie ou de Baghdad), voire plus. Mais évidemment, il y aurait moins de monde dans ces groupements, puisqu'il faudrait toujours sécuriser les zones de départ, protéger les frontières des pays/zones de départ (avec des locaux) pour le containment, conserver des réserves.... De fait, on se retrouve vite avec 3 forces d'attaque qui, dès le départ, seraient au mieux de la taille d'une grosse brigade (soutien non inclus, mais dont une partie accompagne). Et ce sont ces forces d'attaque qui vont devoir assez vite se diviser en plusieurs groupes, et surtout, semer des garnisons à intervalles réguliers sur le parcours. Etant donné qu'on parle d'axes couvrant au minimum 300 bornes, et pour les plus longs, potentiellement jusqu'à 500-600 (et je parle à vol d'oiseau; en réalité, ces axes sont nettement plus longs), face à un adversaire décentralisé, dans le cadre d'une opération "coup de poing" qui se veut dans le temps court (faire du "in and out") et essaie d'obtenir un résultat, la contrainte est immense, et les moyens se décomposent très vite quand on regarde un peu en détail. Dans ce cadre, les grandes unités sont des petits Poucets qui sèment des morceaux d'elles-mêmes. Il est à noter la recommandation de Michel Goya qui a l'avantage de nécessiter moins de monde au kilomètre carré et dans l'ensemble, mais qui s'affranchit en bonne partie d'une analyse politique sur ce qui est possible, et surtout (le caveat majeur), s'inscrit, elle, dans le temps long: la "guerre de corsaires" qui reposerait sur un financement conséquent d'organisations locales, milices qu'on professionaliserait et dont on garantirait le soutien et la protection pour leurs territoires dans la durée, usage de forces spéciales et de troupes légères et mobiles (décidément, la tradition des commandos de chasse et des raiders a la vie longue dans la tête de nos colonels) en très grand nombres (mais de tout petits paquets).... Au final, difficile de vraiment dire quel serait l'investissement le plus important ou risqué.
  14. Je te trouve personnellement un peu optimiste sur le coût estimé d'un tel "coup de balais", qui ressemblerait, en essence et en plus grand, à un épisode de l'éternel feuilleton israélo-palestinien tel qu'il s'est formaté depuis bientôt 2 décennies (un gros schlag dans la gueule, façon grand style et à très grands frais, tous les 2-3 ans). D'abord et avant tout, contrairement à une expédition contre le régime taliban de 2001 ou celui de Saddam en 2003, on a pas tant affaire dans ce cas à un gouvernement/proto-gouvernement ultra centralisé (malgré son autoritarisme et un certain nécessaire degré de concentration de diverses capacités rares et précieuses), mais plus à une confédération/fédération semi-concurrentielle (beaucoup des branches régionales de l'EI étaient adversaires et/ou en concurrence il y a pas longtemps, et aujourd'hui, ces luttes existent encore en interne, façon "politique agressive" de factions) qui s'est montrée assez souple et résiliente pour savoir encaisser les coups, déménager sans cesse, se recomposer rapidement.... Les gars sont assez rôdés dans ces domaines, et les quelques opérations coups de poing sur des cibles à haute VA ont montré certes des vulnérabilités, mais aussi beaucoup d'éléments de cette résilience et des formes de redondance qui, aujourd'hui, ont essaimé aussi hors de la zone syro-irakienne (même si elle reste un coeur irremplaçable). En bref, s'il a fallu 50 000h (et ils se sont aperçus que finalement, c'était trop juste) pour dégommer la casbah à Saddam en 2003, et moins que ça (mais en fait pas vraiment moins, si on compte les locaux qui ont été ultra-nécessaires) pour dégager les talebs en 2001, je pense qu'il en faudra plus dans le cas présent, non parce qu'il s'agit d'un adversaire tactiquement dur à vaincre, mais parce qu'il s'agit: - d'un adversaire "nébuleux" et fuyant - d'un adversaire "sans centre" au sens où Machiavel (et Sun Tsu en son temps) l'entendait. Il n'y a pas UNE armée à vaincre, pas de concentrations de troupes représentant un pourcentage significatif de leur force armée, par UNE capitale précise dont la prise ferait tomber le Daeshland ou l'handicaperait de façon majeure.... Contrairement aux 2 exemples précités, il s'agirait de taper dans beaucoup de directions à la fois ou dans une fenêtre temporelle très réduite, un adversaire qui s'apparente à une multitude de petits tas de sable (et mobiles en plus) Bref, c'est très faisable.... Mais avec du monde. Du moins, en l'état des armées "à l'occidentale", si lourdes en logistique et prenant des marges de sécurité importantes (concentrer assez pour un overkill démesuré avant de frapper). Vu la taille de la zone, la difficulté de sa géographie, l'importance de la population (et la difficulté de se la concilier même momentanément) et la probable nature parcellaire du renseignement (qui multiplie toutes ces difficultés), il faudra plus que 50 000h (surtout avec les ratios actuels de combattants/"non combattants", et les cycles de projection de 4 à 6 mois selon les pays): pour rappel, en 1920, Gouraud avait débaroulé dans la zone avec plus de 70 000h alors que, si le mandat français concernait une zone plus grande, elle était aussi infiniment moins peuplée et interconnectée, et le différentiel technologique était alors bien plus important. Si on parle d'une expédition "punitive" contre l'EI en tant que proto-Etat (parce que ne délirons pas: il survivrait à cette opération, devenant/redevenant une organisation terroriste et milicienne radicale "comme les autres" dans la région), il faudra plusieurs bases de départ pour plusieurs axes de progression qui devront chacun "essaimer" en de multiples sous-axes, et, au moins pour le temps de l'opération, ils devront jalonner leur parcours de garnisons pour sécuriser leurs arrières, établir des bases logistiques, garantir les communications terrestres, tenir en respect les agités potentiels, retourneurs de veste, combattants "stay behind", assurer le soutien au locaux (même si juste pour quelques mois).... Ca fait TRES VITE beaucoup de monde à foutre un peu partout sur une très grande zone, même si le besoin en combattants proprement dits, à la tête de la progression, n'est fondamentalement pas énorme. Et là on ne parle que de la difficulté technique. La dimension politique est là aussi une sale chierie: vendre une telle opération dans la région risque de coûter bien plus aux occidentaux intervenants avec le temps, si tant est que beaucoup de monde soit d'accord en premier lieu. Essentiellement, ça reviendrait à venir, tout casser, et repartir en laissant un dawa pire que celui qu'on a trouvé en arrivant. Dawa d'où ressurgira peut-être quelque chose d'équivalent ou de pire que Daesh, mais surtout.... Dawa, tout simplement. Et c'est justement, bien plus qu'ISIS (même sous sa forme de proto-Etat nouveau style qui multiplie son pouvoir de nuisance), ce bordel généralisé qui est le grand problème sécuritaire au MO: cette concentration de chaos sur une large zone qui pourrit les relations internationales locales (et au-delà) et la fragile politique intérieure de la plupart des Etats du coin. Un exemple de "la guerre qui crée sa propre logique" et s'en nourrit.
  15. Voire créer une organisation militaire internationale spécifiquement dédiée à ce combat et à cette région. Je propose une base pour sa doctrine; https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_et_statuts_de_l%27ordre_du_Temple Ca sera sûrement bien accepté. Surtout localement. No problem.
  16. C'est juste que le "consensus" est très largement hypothétique, en tout cas hautement improbable. Il semble même plus facile de réunir des troupes d'intervention extérieures (en soi une gageure), même s'il est peu probable qu'un accord puisse être trouvé pour définir ce à quoi devrait ressembler la région à l'issue de la dite intervention, surtout, évidemment, pour ce qui concerne la zone sunnite à cheval sur la Syrie et l'Irak, ainsi que, ne l'oublions jamais, le/les zones Kurdes (essentiellement Kurdistan irakien et l'auto-proclamée "Rojava" en Syrie). Donc on aurait une intervention irano-russe aux côtés d'un territoire bacharien, une potentielle intervention occidentale ou occidentalo-dominée épaulant de façon indéterminée Kurdes irakiens et régime irakien (en essayant de voir ce qui peut bien être fait avec ces deux-là, si une option séparatiste est possible/souhaitable/souhaitée, ou si le maintien artificiel d'un Irak "uni" est inévitable), dans laquelle la présence ou non d'une coalition d'intervenants locaux (devinez qui serait capable et souhaitable en théorie, mais est inepte en réalité et ne viendra de toute façon pas?) serait impérative. Dans la situation actuelle, je ne vois de toute façon pas une puissance occidentale juger qu'une intervention réellement conséquente (cad rabouler bien plus qu'un total de 10-15 000h, pour l'essentiel des cadres, forces aériennes, FS, formateurs EM et autres forces très spécialisées appuyant les locaux) soit à ce point justifiée. Daesh, et plus largement la situation au MO, sont des choses sérieuses et dangereuses, mais pas au point de justifier un tel investissement; pas pour l'instant en tout cas, et surtout pas au vu du volume de forces nécessaires, de la durée nécessaire, et de la faible probabilité de voir des locaux fournir l'effort, la quantité (sans même parler de la qualité), la volonté commune qui sont nécessaires. Ce dernier point est évidemment le premier obstacle à toute intervention, et il demeurera: les seuls pays du coin à vouloir intervenir sont l'Iran et les pays directement concernés par le problème, soit ceux chez qui ça se passe.... Et dont la situation rend précisément tout effort significatif impossible. L'Irak fait ce qu'il peut dans un effort de "reconquête" qui restera modéré, mais aura surtout à essayer de rester debout dans le territoire que le régime contrôle effectivement aujourd'hui. Il a pas de marge de manoeuvre pour faire plus, sachant qu'il en a déjà pas assez pour bien faire le job dans son bac à sable. Le Kurdistan, outre les problèmes internes qu'il commence à avoir, peut se défendre et envoyer des petites pointes occasionnelles, mais il n'a ni les moyens ni l'envie de faire plus. Le régime syrien ne tient que par ses soutiens extérieurs et ne mobilise visiblement pas ses propres foules pour combattre. A part ça, qui? La Jordanie pourrait aider localement, près de ses frontières, mais ses problèmes internes, tournant essentiellement autour de la question de leur massive population de réfugiés, la rend impropre à tout autre rôle que celui de base arrière relativement sécurisée (en croisant les doigts pour que ça situation n'empire pas au point d'en faire le prochain domino à tomber dans une situation de conflit interne). Reste les Golfiens, dont tous les moyens militaires de luxe ont du mal à garder la tête haute dans le petit Yémen..... De là à les voir aptes à faire quelque chose contre Daesh, si tant est qu'ils pouvaient et voulaient (ce qui est TOUT sauf le cas) intervenir dans le bordel syro-irakien, on peut aussi imaginer l'intervention de petits poneys colorés chevauchant sur un arc en ciel. Surtout en gardant à l'esprit que leur politique semble plutôt axée sur le fait de fueler le bordel, par parano anti-chiite/iranienne entre autres choses. Ils sont beaucoup plus près d'être le problème que de faire partie de la solution. Donc le fait est simple: en gardant cette hypothèse de travail d'un besoin de 200 000h dont au moins la moitié de locaux (et les 2 tiers seraient plus souhaitables encore)..... On oublie juste qu'il n'y a pas de locaux pour le job. Même si on pouvait trouver un consensus politique régional pour recréer de la stabilité (ce qui est déjà essentiellement du rêve humide), il n'y aurait tout simplement pas de quoi trouver les 100 à 120 000h (surtout des troupes relativement fiables sur un certain nombre de critères: efficacité en attaque comme en contrôle de zone, humanité de comportement....) pour faire le taf. Du coup, même si (aussi très improbable), Russes et Occidentaux s'accordaient pour coopérer ET mettaient suffisamment la main au panier, on aurait quoi? 70 à 100 000 pioupious essentiellement chrétiens et blancs surarmés très isolés, avec une date de départ prévue, un soutien politiquement aléatoire (au fil du temps) de leur métropole, et essayant de dire aux locaux ce qu'ils doivent faire.... C'est une recette pour quoi?
  17. Y'en avait un qui était pas mal du tout, je ne sais absolument plus où; il me semble que quelqu'un l'avait cité ici. C'était même une série d'article analysant les faits militaires du point de vue de plusieurs personnages et/ou en se focalisant sur une campagne particulière, voire une bataille. En attendant: - une analyse comparée de la guerre à Westeros et de celle de notre Moyen Age (en anglais); http://deremilitari.org/2013/01/strategies-of-war-in-westeros/ - une critique de Robb Stark: http://www.wired.com/2013/04/robb-stark/ - une défense du même: https://racefortheironthrone.wordpress.com/2013/04/16/winning-battles-and-losing-wars-in-defense-of-robb-stark/ - une vision très générique: http://www.wired.com/2011/07/call-the-banners-the-military-genius-and-stupidity-of-a-song-of-ice-and-fire/ - un site d'analyse politique, historique et militaire de GoT: https://racefortheironthrone.wordpress.com/ Ah, les analyses auxquelles je faisais référence. Je suis plus sûr que ce soient celles-là, mais elles y ressemblent. Commencez avec Stannis, les autres sont sur le même site: https://www.reddit.com/r/asoiaf/comments/1kav1n/
  18. De ce que j'ai entendu dans des débats US et français, il faudrait nettement plus, sur la zone Syrie-Irak, tabler sur quelque chose avoisinant les 200 000h au moins, dont la majorité serait destinée à rester loooooongtemps, vu que si bousiller Daesh proprement dit (au moins en tant que proto-Etat contrôlant un vaste territoire et son organisation socio-économique et politique) ne serait déjà pas si aisé, et en tout cas pas si rapide, il conviendrait empêcher que quelque chose d'analogue se recrée, ou pire encore, qu'une multitude de petits quelques choses analogues se recréent, faisant de la zone un espace sans centre mais fait de multitudes de territoires plus ou moins jihadistes, souvent radicaux, et toujours belliqueux pour beaucoup de raisons toujours existantes (conditions d'existence, rivalité pour les ressources, présence de régimes hostiles et haïs -Assaso-Syriens, gouvernement chiite irakien-....). Ce qui veut dire qu'il faut pouvoir contrôler, tenir, stabiliser, sécuriser (tout ce qu'on veut dans ce registre), réorganiser et relancer (de façon solide et fiable, si tant est que ce soit même possible) chaque kilomètre carré reconquis: la guerre en mode rezzou est très bien pour lutter contre les forces d'un truc comme Daesh, mais si on veut que ce mode d'action serve à quelque chose, il convient de créeer les conditions pour qu'un truc comme Daesh ne s'y réinstalle pas.... Ce qui, pour un bon moment, veut dire que chaque bled devra être protégé une fois reconquis. Ce qui implique en outre qu'il faille acquérir la confiance de ceux qui y vivent, pour qu'ils ne deviennent/redeviennent pas du terrau à jihadiste (ou au moins à instabilité), soit le terrau de la guerre sans fin. Je ne sais plus où j'ai lu, à de multiples reprises, que pour un tel conflit (comme au VN, en Algérie....), si on veut avoir une vraie chance de réussir, il faut disposer de troupes (fiables et au moins en partie acceptées/acceptables par les locaux) représentant au moins 3 à 5% de la population (ou plus: les conditions locales: géographiques, politiques, économiques.... Comptent beaucoup) qu'on espère contrôler/faire passer dans son camp, juste pour être crédible et avoir la capacité d'action voulue. Le progrès technologique et technique n'apporte de changement dans ses ratios qu'au niveau de la pure action tactique, soit une part en fait assez réduite du job d'ensemble en termes de temps et de ressources consacrées. Pour le reste, les ratios ne changent pas tellement avec le temps, car il s'agit de tenir les zones concernées, et d'en faire quelque chose de plus souhaitable pour ceux qui y vivent. Ce qui coûte beaucoup de monde.... Et encore plus de ressources. Et chaque Etat occidental, s'il a un réel intérêt de sécurité (intérieure et extérieure) dans le bordel du MO actuellement, se demande aussi jusqu'à quel point ce bordel a un intérêt: projeter plusieurs grandes unités pour une durée indéterminée, et être prêt à un effort de reconstruction (aux résultats absolument non garantis) ne semble pas pour l'instant être dans notre intérêt pour ce qui reste encore du registre de la menace non vitale. Le monde est vaste, nos intérêts et vulnérabilités sont multiples, les ressources sont comptées. Dans un déploiement tel qu'il serait nécessaire, soit donc autour de 200 000h, une majorité devrait en plus être faite de locaux, ce qui, au MO, veut dire VRAIMENT locaux: employer des troupes sunnites, irakiennes ou iraniennes, n'est pas envisageable en zone sunnite (les principales zones problématiques), et les Kurdes ne sont pas intéressés et/ou capables de faire beaucoup plus que reconquérir et tenir leurs zones, et peut-être une petite zone tampon à leurs abords. La zone essentiellement sunnite qui pose problème, à cheval sur l'Irak et la Syrie (principalement contrôlée par Daesh, mais y'en a aussi d'autres), doit représenter encore aujourd'hui pas loin de 12-13 millions d'habitants (dont 8 ou plus chez Daesh) sur une surface vaste et difficile. Qui sont les locaux qu'on pourrait avoir pour former la majorité des troupes de contrôle du terrain? Comment s'assurer qu'une partie d'entre elles ne deviendrait pas problématique pour les locaux, voire pire que ce qu'elles remplacent? Le tout passant le fait qu'il faudrait réellement un "camp" des intervenants extérieurs qui soient d'accord sur une stratégie coordonnée, donc sur des objectifs politiques sur le devenir de la zone (et un compromis qui soit acceptable pour les locaux), et qui consentent à l'investissement important et long sur cette intervention. De la part de ces acteurs extérieurs, on serait à un minimum d'un bon tiers de la force requise, et plus vraissemblablement une bonne moitié, vu le doute quand à ce que pourraient être les "locaux acceptables" en zone sunnite (les Kurdes et proches chez eux, les chiites et assadiens chez eux -si on peut déterminer ce qu'est leur "chez eux").
  19. Je trouve justement qu'il pointe la responsabilité dominante/unique de l'occident (européen surtout, puis américain dans l'allusion à Mossadegh) comme créateur du bordel moyen oriental, suggérant sans le dire directement que sans cette intervention, le MO aurait trouvé une voie calme, unifiée, voire "naturelle". Ce qui, je trouve, relève de l'argument par défaut (parce que non formulé/explicité) un peu facile quand justement, on prend en compte l'ensemble des facteurs autres que directement économiques (et en fait, soyons clair, liés au pétrole uniquement) dans cet ensemble géographique et culturel complexe et, depuis toujours, hautement conflictuel.
  20. Pour une revue de spiritualité, je trouve le propos un tantinet matérialiste et pointant une causalité unique dont l'importance -avérée, ne me prêtez pas d'intentions- est quand même largement surévaluée et rabaisse les responsabilités locales aussi bien que la multitude d'autres facteurs moteurs. Bref, un peu trop matérialiste et occidentalocentriste à mon goût. Ne confonds pas le site avec USA Today: ce truc que tu cites est une organisation hautement militante, complotiste, idéologique et souvent assez délirante qui ne sert de référence que chez les plus tarés des ultra-conservateurs américains. Ce point particulier d'une intervention chinoise en Syrie avait d'ailleurs coûté à Ben Carsson (alors au plus haut dans les sondages) sa première claque publique en terme de crédibilité, quand il avançait que des troupes chinoises se battaient déjà en Syrie aux côtés des Assado-Iraniens.
  21. Ils ont quand même quelques problèmes: outre le fait que les primaires républicaines ont eu dans l'ensemble un effet négatif (encore plus) pour l'image du GOP, y compris sur ses propres électeurs et membres, la question de "l'indépendance" de Trump va se poser dans les élections générales.... Même si le coût des primaires a incroyablement augmenté ces dernières années (et faut pas se faire d'illusions: la campagne de Trump a virtuellement "coûté" un max. Une exposition médiatique de ce niveau est hors de prix, et le fait que lui n'ait pas eu à la payer de par son statut médiatique préexistant n'en fait pas une chose reproductible), le coût de l'élection générale reste inimaginablement plus élevé, et risque cette année d'atteindre de nouveaux records. Comment Trump paiera t-il pour ça tout en gardant au moins les apparences de conserver son "indépendance", surtout avec un parti qui, s'il en est le candidat, ne sera pas intégralement derrière lui? Au moins un bon tiers du parti est radicalement anti-Trump, et ses élites (ce complexe réseau de chefs et de structures locales/d'Etat, plus la superstructure de la Convention Nationale) le sont encore plus. Ca ne lui barre pas forcément la route, mais ça aggrave le fait qu'il va devoir trouver beaucoup d'argent, et sans taper chez les "super donneurs" s'il veut garder son image, tout en vivant avec le fait qu'à côté de sa campagne (encore une fois, s'il est le candidat), il y aura l'ensemble des campagnes pour le Sénat et la Chambre fédéraux, et celles pour les parlements de chaque Etat (et les campagnes de gouverneurs, de juges....) qui, elles, obéiront au système traditionnel (lui garantissant de toute façon qu'il n'y a pas de "révolution Trump" hors de la campagne présidentielle stricto censu), aux financements traditionnels et aux structures traditionnelles du parti (enfin.... Ce qu'est devenu la tradition depuis les années 2000). Et en attendant, Trump a cependant réussi à bien faire enfler la polémique sur la légitimité et la légalité de la candidature de Ted Cruz (en rapport avec sa naissance canadienne et ses ascendants); "birtherism, episode II".
  22. Non, j'étais déjà proprio. C'est juste que mon poney punk ailé me manque. J'aurais pas du le manger. Et qu'est-ce que mon avatar a à voir avec l'heroic fantasy ou la SF? Y dit qu'y voit pas l'rapport!
  23. Qu'est-ce que vous me faites chier avec mon avatar? Qu'est-ce que vous avez contre une authentique photo de jeunesse avec mon poney punk ailé? Z'êtes jaloux? Z'aviez qu'à en avoir un aussi!
  24. Les traducteurs sont obligatoirement des nationaux du pays de destination, ou au moins des locuteurs natifs; c'est une règle assez universelle dans ce métier. Quel que soit ton niveau dans une langue étrangère, il te manquera toujours quelque chose quand on arrive au niveau de besoin d'une traduction de roman (des automatismes, la sensibilité naturelle au juste mot ou à la juste expression....). Donc si jugement il y a que le français est communiste, il est de la part du traducteur ou du commanditaire français (pour le compte du ricain). Ceci dit, même si Atlas Shrugged est dans les faits un délire complet de prometheic fantasy, on va dire qu'il n'entre pas vraiment dans le sujet.... Et surtout qu'il ne vaut pas la peine de gaspiller du temps et de l'espace d'écriture (même virtuel) sur son triste cas.
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