-
Compteur de contenus
18 697 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
166
Tout ce qui a été posté par Tancrède
-
Pourquoi? L'Etat d'urgence permet de faire de la connerie crasse un délit? Ca, ce serait cool.... Mais comme on est toujours le con de quelqu'un d'autre, va falloir que Bouygues fasse plus de prisons. Ca sonne surtout comme une gamine qui vit dans son monde et va de délire en délire dans sa tête, le jihad étant le dernier en date (et 6 mois plus tard sans contact avec son cousin entretemps, ça aurait été autre chose); le trip Scarface sans vraiment mesurer la réalité de la chose (tant qu'on n'a pas vu un truc péter ou quelqu'un crever, ou pris une balle, c'est pas très "réel" pour l'esprit) l'a vite tuée.
-
terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Pourraient-ils commencer à engager leurs FS dont il a été dit qu'elles sont bonnes en termes de performances fondamentales, mais n'ont aucune expérience de l'action extérieure en tant qu'organisation? Ou bien cet "engagement", à défaut de projection de puissance, se limitera t-il à du renseignement et d'autres formes de soutien? N'exagérons rien: un problème commun ne change pas les sentiments profonds ni les problèmes existant hors de ce problème.... Pour précédent comparable, il y a la dernière fois que USA, Russie, France et Gibi (et une certaine portion de Chine) se sont retrouvés du même côté de la barrière; dès lor que le moustachu de Nuremberg et les excités de Tokyo ont été mis au rencard, combien de temps il a fallu avant que les alliés se regardent méchamment dans le blanc des yeux? Y'a même pas eu un temps de latence, et ce alors qu'on parlait là d'ennemis formant des menaces existentielles, ce qui n'est pas le cas présentement (il a fallu des attentats meurtriers pour que les Russes considèrent Daesh comme une cible valable et prioritaire). Sinon, malgré l'apparent rapport de force ainsi créé, je ne peux pas m'empêcher d'avoir cette petite crainte bien au fond qu'écraser la fourmilière en Syrie (si tant est qu'on arrive à réunir une coalition surtout de locaux pour réunir des forces au sol capables de reprendre le terrain et d'y imposer une solution viable.... Un gros si tant est) va pas amener ce que ces tarés souhaitent, à savoir un appel général aux tarés et enragés de partout pour se lancer activement dans leur délire. Bref, donner un coup de pied dans cette fourmilière pourrait-il certes l'écraser, mais aussi répandre des fourmis partout? Au lieu d'avoir un foyer majeur et quelques mineurs semant leur merde, on aurait plein de foyers petits et moyens un peu partout sur la planète. Je sais que sans les revenus et l'infrastructure daéchienne qui peuvent seulement être procurées par un territoire organisé et détenu/contrôlé "en propre", la capacité globale de nuisance de cet ensemble jiahadiste sera moindre, mais il y a cet effet de "semis" de plein de cellules partout qui fait peur, portant avec lui le souvenir de ce que l'EI aura été (et avec lui, les réseaux en place, les savoirs-faires, des réserves et planques, des soutiens....) même si on le démolit vite, qui pourrait rendre le remède pire que le mal assez vite. Le truc des tarés millénaristes, c'est que le bordel général est au final leur objectif (dont ils sont persuadés de sortir grandis/vainqueurs, ce qui est encore autre chose): le grand clash, l'incendie généralisé. Est-ce contenable, si trop de puissances extérieures s'ingèrent à ce point, aussi brutalement et avec autant d'intensité dans une zone comme le MO en ce moment, avec des puissances locales qui, en majorité pour ceux qui ont des moyens (Turquie, AS, Qatar, Egypte et Emirats), ne lèveront pas le petit doigt, certains parce qu'ils ne peuvent pas, la plupart parce qu'ils ne veulent pas? -
Dans la lignée de ce que je postais sur la stratégie et "l'armement" médiatique de l'EI, le dernier film de propagande en date contre la France montre une Tour Eiffel s'effondrant sur la ville, un "splendide" travail de CGI réalisé.... Pour le film GI:Joe Rise of Cobra, il y a quelques années. ISIS ne respecte pas les lois régissant le copyright???? Quel choc! Y'a plus de respect pour rien.
-
terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est dégueulasse de la part des Russes, d'employer de telles armes contre nous: assaut par mimitude, aussi appelé "death by cuteness"..... oukilétromimileyouki! -
terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Je regardais un reportage américain se focalisant sur le cas des prisonniers daéchiens au Maroc, qui seraient, paraît-il, une source phénoménale de renseignement, notamment sur le fonctionnement de l'appareil médiatique ISIS-ien, qualifié de "télé-réalité médiévale". On sait depuis un moment que toute personne qualifiée dans le traitement et la diffusion d'informations a dans l'EI un statut équivalent à celui de gradé militaire, les plus hauts placés d'entre eux ayant le statut "d'émir" et participant pleinement à toutes les prises de décision stratégiques/opératiques (ainsi que dans la politique et la gouvernance des territoires), même quand il s'agit de décision "purement" militaires, ce qui révèle une conception intégrale de la stratégie qui fait gravement défaut en occident, ainsi qu'une importance fondamentale des objectifs de propagande/impact sur les esprits dans et hors de Syrie (psyops?), qui sont considérés comme des objectifs en soi, justifiant certains mouvements militaires autant que des objectifs plus purement et concrètement tactiques. Cet appareil de guerre médiatique/psychologique est donc crucial pour ISIS, et il semble qu'on commence seulement à s'éveiller à la chose à l'ouest: les renseignements issus de ces prisonniers marocains indiquent par exemple que la moindre action au quotidien dans l'EI est documentée, et souvent en partie scriptée, même les décapitations pour lesquelles il y a souvent plusieurs prises et un texte écrit à réciter, qui est repris jusqu'à ce que le "réalisateur" juge la scène convaincante. De même pour les scènes de combats dont la réalisation est soignée, pas seulement le montage a posteriori, mélangeant des scènes purement scénarisées et mises en valeur (montées loin de combats réels) à des scènes de vrais combat (auxquelles on les assortit parce qu'il y a un vrai "scénario": on ne prend pas des scènes et images génériques tournées hors contexte et mises dans une base de donnée où l'on puise indifféremment) où les cameramen prennent quand même la peine de choisir leurs angles, circulant aux endroits "stratégiques" parce qu'il y a un scénario pré-établi auquel, sauf impondérable, ils essaient de se raccrocher. Après ça viennent évidemment le stade de la mise en scène et en valeur de l'objet visuel (les structures de traitement -découpage, son/BO, effets visuels....- sont apparemment assez élaborées et ont de la main d'oeuvre) et sa diffusion très soignée (des méthodes de marketing évoluées sont employées) et pas faite au hasard (y'a une stratégie, un timing). On peut se demander d'où vient toute cette main d'oeuvre et toute cette expertise média, parce qu'on n'a pas l'air de parler là d'effectifs anecdotiques ou de niveaux de qualifications allant de médiocre à moyen (faut pas exagérer non plus, y'a pas de Spielberg daéchien). Si on joint cet aspect de la guerre à leur "cyberforce", dont les cadres sont aussi des décisionnaires très valorisés dans ISIS, au même titre que les officiers de combat "réel" (cad on leur donne des rangs et titres, des prérogatives, des revenus élevés, des avantages en nature, des exemptions d'obligations diverses....), on arrive à un portrait plus complet de comment les décisions et choix d'objectifs, y compris militaires, se prennent, de ce qu'ils visent et veulent, mais aussi de comment leur guerre se mène par rapport à la nôtre, rappelant que même sur le terrain purement syrien (ou syrio-irakien), coalition et ISIS-iens ne mènent pas exactement le même conflit..... Une des raisons pour lesquelles les résultats ne sont peut-être pas là. En attendant, ce surdéveloppement médiatique (on parle de centaines de personnes travaillant dans ce département, formant une classe privilégiée à part entière) dresse le portrait d'un territoire où la réalité dans tous ses apects est "gérée" par la propagande et l'image, de la réalité contrôlée quoi, mais à un degré extrêmement poussé pour contrôler les esprits et diffuser un message. "Radio Free Europe" ne suffira pas ce coup là. -
terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Rappelle-moi de pas partager d'arme avec toi . -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Oulààààà! Si on était sur un forum américain, tu te serais déjà fait castrer! Nolan, il a fait les Batman, et Batman, c'est pas Marvel, c'est DC Comics, l'adversaire, que dis-je l'ennemi! C'est de l'hostilité façon Coca et Pepsi, McDo et BurgerKing, Domino's et Pizza Hut, voire, dans un registre plus soft, Capulets et Montaigus, Jets et Sharks, Bloods et Crips: ce sont deux univers différents, deux pensées différentes, deux mentalités différentes qui déchirent geeks et geekettes. -
A mon avis, c'est plus discutable, parce que toutes les causes ne se valent pas, de même que tous les profils pouvant présenter une inclination à la violence doivent se placer sur une échelle "d'intensité" plus que dans une case unique: la cause de l'aéroport de Notre Dame des Landes vaut-elle qu'on en vienne à la violence? A mon avis non pour 99% des plus radicaux des opposants, aussi convaincus qu'ils soient par le sujet. Sur l'éco-terrorisme en général, et la plus grande cause de l'écologie, avec un sentiment d'urgence millénariste qui peut être (souvent assez légitimement) communiqué dans certaines organisations (jadis Greenpeace -plutôt embourgeoisé ces temps-ci-, et aujourd'hui la Sea Shepherd Conservation Society), là je dirais oui, même si la majorité des exutoires actifs/illégaux utiles pour ces causes offrent des alternatives au meurtre direct, ce qui "canalise" la majorité de l'effort violent. Mais là encore, même cette cause n'a pour l'instant pas vraiment la capacité à produire une doctrine violente, et surtout une qui ait une large capacité d'appel et de séduction, des relais pour faire passer cet appel.... Elle est loin derrière l'islamisme violent en terme de capacité et de besoin d'aiguillage vers une action violente, meurtrière et ouvertement politique au sens total (coups d'Etat, déstabilisation d'Etats, lutte armée, projet de société "total" avec versants spirituel, légal, politique, économique, social et militaire), en terme de "base" démographique dans laquelle taper, d'imaginaire culturel déjà existant.... Pense à tous ces petits jihadistes qui ont grandi avec des images de guerriers du désert dans de grandes charges de cavalerie comme toi tu as pu rêver de chevaliers, de mousquetaires, de robots transformables.... Bref, selon moi, la cause écologique est loin d'avoir la puissance d'appel, un besoin évident d'action armée violente contre des cibles sociales/politiques, et la base culturelle, sociale et démographique pour pouvoir représenter un produit concurrent de l'islamo-fascisme. Ca viendra peut-être, qui sait, mais pas encore. Ce qui m'amène à mon opinion que ceux avec une aspiration latente ou déjà développée à la violence ne s'aiguilleront pas indifféremment vers n'importe quelle cause leur offrant cet exutoire: pour l'instant, le "marché" est dominé de façon absolue par l'islamisme radical au niveau mondial, avec au mieux une forte part de marché pour des causes "locales" de type autonomie/indépendance, opposition politique (avec ou sans caractères religieux/culturels) à un régime détesté, et une -il ne faut jamais l'oublier- pour la grande criminalité organisée (qui, quand elle arrive justement à représenter un pôle d'appel, comporte de forts éléments de communauté culturelle/sociale, d'identité...). Le reste est anecdotique.
-
Vers une GARDE NATIONALE à la française ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Europe
Signalons quand même que quand on parle de "sécurité privée", on parle à 90% de vigiles pas vraiment super qualifiés pour faire grand chose de ce qu'un policier fait: fouille de sacs à l'entrée d'un magasin, paires d'yeux ayant un minimum de savoir-faire pour jauger d'un type de foule ou d'individus dans un type d'espace spécifique (magasin, centre commercial, lotissement/immeuble/groupe d'immeubles....), capacité à faire face aux "menaces de tous les jours" (petits voleurs, mémé qui pète un câble....) au maximum.... Je ne les critique pas: on s'adapte à son job, et le job recrute ce qui est adapté à l'exigence minimum pour le coût minimum, c'est tout. -
Comme on l'a dit plus haut, c'est pas non plus exclusivement (loin de là) ceux qui ont un passé déjà violent ou déliquant/criminel qui vont dans les rangs de ceux qui passent à l'acte: ceux qui sont plus largement, à un degré ou un autre, fascinés par la violence ou qui se sont conçus un imaginaire où le thème "guerrier" est important, ceux-là présentent une des bases importantes du profil utile au recrutement d'un futur terroriste actif. Le motif religieux, s'il est bien abordé, n'a pas à entrer dans le détail ou réellement en faire des gens très croyants, très pratiquants ou fondamentalement très religieux, juste de leur fournir une justification fondamentale (dans leur tête), un cadre d'appartenance soit, en somme, une cause et une armée/unité (même si très théoriques). On constate en effet que beaucoup de ces terroristes, surtout ceux qui ne sont pas en Syrie ou n'y passent qu'un moment, et agissent dans les pays d'origine (en mode purement terroriste, par opposition au mode "armée" en Syrie), ne sont pas vraiment très empreints de religiosité ou de connaissances de leur religion, ne connaissant bien souvent rien du Coran; pas besoin pour les recruteurs, il a suffi de les remplir d'un reader's digest du manuel du terro, de quelques grandes lignes avec du vocabulaire religieux, soit essentiellement d'un bréviaire d'idéologue version pas trop longue parce qu'il faut pas les embrouiller et faut que ça aille vite passke y'a pas que ça à foutre nonmais. Bref, une bonne part de ces profils avec une attirance et/ou un besoin pour la violence comme exutoire sont des cibles choisies: quand surviennent d'autres ingrédients nécessaires comme des moments de doute, ils sont vulnérables. Dépression "générique", mal-être, besoin d'appartenir et d'identité (individuelle et collective), absence de perspectives et/ou perspectives jugées peu réjouissantes/exaltantes (ce qui peut être l'absence d'avenir du gars dans une banlieue pourrie aussi bien que la déception du très diplômé face à un avenir métro-boulot-dodo avec pavillon en banlieue et carrière monotone pour le marketing d'un dentifrice ou d'une marque de pizza), sentiment de rejet, frustration temporaire (parfois, il suffit de se faire larguer, ou de pas choper de nana pendant suffisamment de temps), sentiment général d'injustice contre "soi et les siens" ou contre "le peuple" (à ce dernier titre, le jeune diplômé indigné et "rebelle" est particulièrement vulnérable).... La cible 17-25 ans masculine est un coeur de marché important en la matière. La CSP compte beaucoup moins que la tranche d'âge (et le sexe), et l'élément ethnique/culturel/religieux n'est qu'un facteur facilitateur, pas une explication fondamentale: le jeune musulman d'origine maghrébine (plus quelques autres en France) est juste un peu plus facilement atteignable avec moins d'effort, parce qu'il vit souvent dans les bonnes zones où la concentration démographique est forte, les réseaux relationnels sont déjà existants pour faire caisse de résonnance, la culture et l'imagerie fondamentales sont présents (moins de travail pour qu'un recruteur y fasse appel).... Faut pas se leurrer pour les profils ayant la violence comme élément "travaillé" par les recruteurs: s'ils pouvaient être réellement honnête et faire de l'introspection, la majorité s'avoueraient qu'ils sont là pour le combat, le sens de la lutte, le sentiment d'appartenance à un groupe, l'idée de faire quelque chose de "grand", d'être "exceptionnel" ou "quelqu'un qui compte".... Bien plus que pour (voire à l'exclusion de) l'islam, le jihad, la lutte contre "l'oppression" et tous les prétextes du monde qu'ils peuvent s'inventer.
-
terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Donc ce document aurait déjà prévu en 2000 l'effondrement du régime syrien et l'ensemble des printemps arabes? C'est le frère islamiste du Dr Who (en manque de xanax), qui l'a écrit? Même si la date d'écriture est de 2005 (post invasion américaine, LA condition initiale absolue pour que quelque chose bouge au MO), ça semble plus que de la divination de faire ce genre de paris: trop d'impondérables, de choix encore pas faits, d'événements fortuits, d'éléments clés de réussite non prédictibles (pour que ISIS -pas encore né en 2000 ou 2005-réussisse, il lui faut initialement ces ex cadres baasistes, qui doivent donc être dégagés par les ricains).... Pour que ces prémisses se tiennent. Quand aux moyens d'actions évoqués, ils présupposent une emprise islamiste sur l'ensemble des populations musulmanes (au MO, en Afrique, en Asie centrale et du sud est, dans les pays occidentaux....) qui n'est plus que clairement pas là, donc une capacité à faire levier (pour "soulever" suffisamment de monde) minablement insuffisante, ainsi qu'une volonté diligente des pays adverses capables d'agir, à aligner les conneries, à perdre tout le temps leurs combats, à ne pas utiliser leurs avantages, à faire ce que l'EI attend d'eux, à provoquer toutes les populations musulmanes qui évidemment ne verront leur salut que dans l'EI.... A ce stade, je croirais plus au complot de longue haleine des Iraniens pour récupérer sa (part de) prééminence au MO, au moins dans sa partie chiite et sur le marché du pétrole.... Ca a l'air de mieux marcher. Le potentiel de campagnes d'attentats me semble très surestimés. Je constate plutôt l'essoufflement de l'EI comme force capable de prendre et contrôler un territoire: la capacité d'expansion semble toucher ses limites de façon structurelle, y compris dans la capacité de séduction/émulation de gros bataillons et "5èmes colonnes" un peu partout. Quand à la capacité à provoquer un "armageddon" final où tout se décide, d'ici un an ou deux, même si ils étaient astreints à une bataille décisive (c'est à Dabiq -dont leur magazine tire son nom- qu'ils prévoient le truc, ne respectant même pas le Livre qui dit que c'est à Meggido: quels illettrés! Ou ils trouvent que l'endroit est pas commode parce que c'est Tsahal qui l'occupe?), je crois pas que leurs probas excitent les parieurs. D'un autre côté, le monde a changé le WE dernier: Ronda s'est faite démolir le portrait.... Signe que l'apocalypse annoncée ne serait en fait effectivement pas loin? -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Quel cliché: le brave gars emmerdant pseudo-normal et gentil qui s'envoie la super-héritière à moitié d'essence divine.... C'est ça, ou Sloane a une vision vraiment déficiente. Cours, Sloane, cours! Fuis cet ex-pizzaiolo qui vit aux crochets de son meilleur pote! -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Remplace Octopussy par Moonraker, par pitié: ta liste omets le pire de tous! Hein?! J'ai souligné le contraire: le sentimentalisme dégoulinant et cheap, le bon vieux garde chasse fidèle, l'intrigue perso qui déborde et la relation avec M, c'est BEEEEUUUUUURK. Ceci dit, pour ARRETER LE HS (bordel! Si, si, je tiens à le dire et à le redire: bordel! Désolé, il fallait que ce soit souligné avec emphase), je noterais que dans la lignée des tropes, codes et clichés, notre époque récente a décidé de verser dans le trop plein d'humanisation des héros, surtout hommes, qui maintenant ont des tas de problèmes et de traumas, les cumulant façon névrosé de chez Woody Allen sans qu'apparemment ça n'ait d'impact sur leurs performances (alors que c'est précisément un des problèmes d'un trauma), mais les affichant et leur faisant bouffer une part sans cesse croissante du temps de film rien que pour choper la tendre attention de l'auditoire dans un grand élan émo d'égocentrisme qui rend le personnage souvent insupportablement autocentré. Autant on essaie de personnaliser ainsi, avec une petite histoire tragique pour faire pleurer 5minutes dans les chaumières, pour profiter du phénomène d'identification au personnage (ou d'attraction, pour le sexe opposé) et le renforcer, autant je trouve que depuis les années 90, on s'est décidément enfoncé sans cesse un peu plus dans le trop plein. OK, les héros façon années 60-70 et même 80 étaient d'implausibles durs à cuire sans faille dans la cuirasse et, à l'usage, lassants, qui appelaient un mouvement en sens inverse: qu'on les ridiculise un peu, les fasse descendre de ce piédestal de l'imagerie macho surexagérée (à coups de pied au cul s'il le faut), leur donne quelques traits et défauts réellement humains, qu'on laisse la gent féminine prendre sa part de place au soleil dans le même espace que ces personnages caricaturaux (narrativement, au final, ça les aide, précisément en leur donnant de vrais antagonistes et co-protagonistes).... Mais là, trop c'est trop. James Bond est utile dans cette analyse puisqu'il est quasiment l'archétype de cette évolution, et un des quelques personnages de référence en la matière, voire LE personnage de référence puisque bien peu sont ceux qui ont une franchise courant depuis l'époque initiale incriminée, et ce de façon continue (quoiqu'on va voir ce que JJ Abrams va continuer à faire avec James T Kirk). Et y'a pas à dire, ça a pris un petit tournant initial avec Timothy Dalton qui avait je trouve un bon équilibre entre une re-durcification après les clowneries burlesques de Moore, et un peu d'humanité et de vulnérabilité (mais un peu, hein... Pas déconner non plus), et un très sale avec Pierce Brosnan (et non, Goldeneye me fait chier et je le trouve pas bon du tout, avec cette histoire d'ancien 006 mal écrite dans sa relation à Bond et son envie de revanche ridicule..... Y'a que Xenia qui est à sauver dans ce film.... Pour d'évidentes raisons). BeurkBrosnan, donc, où la tendance émo a vraiment fait irruption. L'arrivée de Craig m'a fait beaucoup espérer, et j'ai personnellement beaucoup aimé Casino Royale (bon, quelque part, le premier Casino Royale aura toujours une place spéciale dans ma rate; quelle poilade!); Quantum of Solace était un bon essai de suite (rare dans les Bond) mais manquait de repères (un sens d'un début et d'une fin).... Puis vint Skyfall, et je comprends pourquoi Craig veut se barrer de la franchise. Mais le point est là: depuis Brosnan, Bond est prisonnier de cette nouvelle convention dominante du sentimentalisme cheap et dégoulinant, dont on voit tous les codes, toutes les tropes et tous les clichés accumulés et bouffant du temps de film dans des proportions que le fisc ne renierait pas. Atterrant, pas attachant, mais signe des temps et des moeurs de l'audience actuelle de post ados émos, qui inclue entre autres une plus grande proportion de femmes que quand la génération de mes parents matait Sean Connery traiter les James Bond girls avec condescendance au mieux, mépris occasionnel, et violence de temps en temps, la cigarette au bec avant de retourner dans le good old boys club. -
Je ne savais pas où poster ça: j'aurais voulu créer un sujet historique là-dessus, mais je crois en avoir créé un où ça serait rentré.... Seulement je le retrouve plus et la fonction recherche est.... Ce qu'elle est. Donc, voici le point; http://www.defenseone.com/management/2015/11/can-us-military-win-wars-if-it-keeps-losing-talented-officers/123441/?oref=d-dontmiss C'est au final la meilleure réponse à l'éternelle question de savoir comment préparer la prochaine guerre, un point d'autant plus crucial dans notre époque où tout va vite, et où les conflits et les entités de tous types qui les mènent imposent un niveau d'adaptabilité (souvent même une capacité à s'adapter à plusieurs trucs différents en même temps) sans précédent dans l'Histoire. A cela, la réponse d'Ash Carter, le secrétaire à la Défense américain, semble la bonne.... Du moins dans la direction choisie; la mise en place du changement semble en effet plus une gageure, vu le mammouth sédimenté qu'est l'institution militaire américaine. Et cette direction n'est pas une nouvelle organisation et une réflexion accrue sur les systèmes d'armes de l'avenir (c'est même plus le problème que la solution); ce sont les personnels, et surtout les plus qualifiés et diplômés, qu'apparemment les forces ricaines ont du mal à attirer, et surtout du mal à retenir (après les avoir formé). Le vrai enjeu est là, et c'est un point qui commence depuis pas très longtemps à prendre de l'importance dans les discussions, au-delà de ce qu'on en faisait jusqu'à présent, à savoir dire que c'est important et ne rien changer face aux évidents manques de résultats. Au lieu de prévoir le conflit du futur, mieux vaut maximiser la capacité d'adaptation non seulement des armes, systèmes d'armes et technologies, mais surtout celle des organisations, structures, doctrines, individus et modes de pensée, qui ne bénéficient pas vraiment d'un niveau d'investissement comparable à celui du hardware.
-
La perception en politique est l'essentiel.... La preuve par le chiffre: en moins d'une semaine, les intentions de vote pour Ben Carson se sont effondrées: suite aux attentats de Paris, le sujet de la politique extérieure a été catapulté au premier rang des sujets importants pour les Américains, ceux qui influent sur leur futur vote, ou à tout le moins, leurs intentions de vote du moment. Et les débilités répétées de Carson sur ce sujet, jusqu'ici mises à l'écart, pardonnées ou jugées indignes d'attention, lui coûtent maintenant cher: sa cote dans les "early states" comme au niveau national a littéralement fondu. Lui qui caracolait en tête la semaine dernière, a quasiment divisé son score attendu par deux, retournant dans le peloton général. Trump, en revanche, se pose définitivement comme la Marine Le Pen des USA, en continuant dans son axe d'un nationalisme dur et assertif, sans nuance et sans réalisme, mais infiniment attirant ce ce moment pour une partie de l'électorat.... Et ça marche: il redevient le leader incontesté de la course aux primaires, avec 3 longueurs d'avance. Une image du futur proche dans les pays occidentaux?
-
Elle est pas mal, celle-là, je l'avais pas encore entendue, et, effectivement, elle rejoint cet OVNI historique qui "expliquerait" la décadence de l'empire romain par le saturnisme dans la ville de Rome.... Je crois que ma réponse est "no comment". Quand à la différence de taux d'homicide entre petites et grandes villes, s'il fallait un facteur (c'est plus vraisemblablement multi facteurs, évidemment), je citerais par exemple le taux de stress (et donc d'agressivité), qui est naturellement beaucoup plus élevé dans une métropole où tout est plus actif, la promiscuité (forcée/subie) plus grande, le rythme plus rapide, le bruit plus élevé, la pollution plus grande, les sollicitations de tous types plus fréquentes et invasives (publicité sous toutes ses formes, rapports humains....). Et encore, ce serait oublier le fait principal de la grande ville: elle offre plus d'opportunité, donc attire plus de monde. Ca marche aussi bien pour les gens actifs en quête de carrière ou simplement d'animation.... Que pour les criminels et prédateurs.
-
Guerre civile en Syrie
Tancrède a répondu à un(e) sujet de maminowski dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce qui renvoie en fait au problème tel qu'on le décrit depuis longtemps; malgré son effet médiatique et un bref moment où ISIS a été une vraie menace conventionnelle régionale, ce n'est qu'un symptôme, à la fois un nom de plus (ni le premier ni le dernier) dans la liste des organisations jihadistes qui ont leur moment, et un acteur parmi d'autres (passés, présents, futurs) dans les problèmes du Moyen Orient. Même si ISIS en tant qu'entité territoriale armée importante disparaissait demain, le problème syrien et irakien des grands espaces sunnites (et d'autres) demeurerait, et avec lui, l'instabilité et la conflictualité à grande échelle dont se nourrissent des organisations telles qu'ISIS. Qu'on le veuille ou non, outre les inévitables recompositions politiques (qui se feront, je le crains, lentement et dans la douleur, si même elles se font complètement), il va falloir d'une manière ou d'une autre foutre de l'argent dans la reconstruction locale et le soutien aux populations, surtout celles de déplacés, ne serait-ce que pour éviter de faire du Liban et de la Jordanie deux Etats faillis de plus alimentant l'instabilité locale. Les USA, où actuellement se déchaîne une bataille politique sur l'accueil ou non de réfugiés syriens (qui s'est fuelée des attentats de Paris), devraient au moins donner le ton dans ce domaine, et l'UE aussi, avec un forçage de main pour les monarchies du Golfe. -
Les événements, quels qu'ils soient, permettent toujours aux haineux et violents de trouver un prétexte et une légitimation à leurs pulsions: ces connards s'en prennent à l'objet de leurs rancoeurs tout comme les jihadistes se drapent dans leur pseudo version de la religion pour justifier leurs horreurs. Apparemment, rare est le violent, voire le psychopathe, qui s'assume pour ce qu'il est et ne requiert pas la chape de légitimité d'une "autorité" ou d'une "raison" supérieure. Besoin d'auto-aggrandissement de soi pour de bien petites personnes.
-
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
L'originel, cad le roman, se rapproche justement plus de ce qui se fait dans les derniers films, ou les tout premiers de Sean Connery (avant qu'ils commencent à lui caser trop de tropes, codes et types de scènes, persos et éléments de scénar imposés); ce que Kiri a l'air de préférer, c'est précisément ce qui a été ajouté au fur et à mesure de la série et, personnellement, ce qui m'emmerde beaucoup et me donne l'impression de mater toujours la même série B, le point culminant à cet égard étant atteint avec Roger Moore et Pierce Brosnan, dont les James Bond sont pour moi le sommet de l'emmerdement (et Moonraker, The World is not enough et Die another day n'ont absolument aucune excuse). Skyfall n'était pas gégène (et quelle idée de vouloir foutre une histoire de parents de Bond, le vieux garde chasse ou une histoire personnelle avec M: putain de sentimentalisme cheap et surdosé de tafiolle), mais à côté de ceux des deux acteurs susmentionnés (exception faite de Vivre et laisser mourir, la seule rédemption de Moore), c'est du Hitchcock. Soyons honnêtes aussi: les tropes et codes (pour essayer de vaguement rester dans le sujet) d'autres époques nous sont plus étrangers, leur ridicule nous est plus criant. Si on avait été très jeunes, vulnérables et naïfs à l'époque de ceux de Connery ou des premiers de Moore, on serait plus rentrés dans le bain et on serait meilleur public et plus myopes à leurs fautes, même ultérieurs (mais Moonraker serait toujours naze, je le dis et le maintiens). Aujourd'hui, c'est juste kitsch, au mieux. Et, qu'on le veuille ou non, qu'on apprécie ou non, ceux de Craig vont avec les tropes de notre époque, mais surtout, ils vont avec le show business de notre époque: même si le script dans l'ensemble est mauvais, son écriture est bien meilleure et plus mature que les infantilismes précédents, retrouvant d'ailleurs en cela les premiers de Sean Connery (quand Fleming tournait encore autour de la prod et était ami avec Brocoli et pas mal de monde dans la prod). Une règle fondamentale pour jauger d'un James Bond: plus il y a de gadgets et plus la technologie en est vraiment barrée, plus le James Bond en question est mauvais. Règle absolue. Aucun démenti possible, point barre et nananananère. -
Comme quoi, je constate malgré tout cette envie primitive de voir son cadavre traîné derrière une bagnole de police (tant qu'à faire avec un drapeau gay, une étoile de David et un sigle McDonald, juste histoire de faire style dans les réseaux sociaux scannés par ISIS), comme lui s'est vanté de l'avoir fait: je sais qu'il faut pas, que ce serait contre-productif et, moralement, se rabaisser à "leur" niveau, que ce n'est pas la justice et que ça aurait de mauvaises conséquences bien concrètes assez vite dans notre propre pays.... Mais cette envie, non dominante, est bien là, au fond de soi, tout comme l'envie de vengeance qui fait écrire des posts appelant à la répression brutale, au carpet bombing de Raqqa ou à l'oubli commode de l'Etat de droit. Comme quoi.....
-
Europe de la Défense ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Problème de ce côté: aux USA, un sondage post attentats du 13/11 indique que si les ricains sont de plus en plus en faveur d'un important "faire quelque chose" en Syrie.... Ils sont opposés à 70% à une intervention au sol de troupes américaines. La "war weariness" reste une chose bien réelle aux USA. Intéressant de noter que tant qu'on parle d'airpower et de FS, les pays occidentaux et d'autres ne considèrent pas ça comme de l'intervention, ce qui est sans doute une des raisons pour lesquelles les politiciens ont fait de ces modes d'actions leur "go to" attitude, qui donne des images mais ne coûte politiquement rien. -
terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Pensons à tous ces gens dans Raqqa et ailleurs qui jouent les journalistes avec leurs portables et nous communiquent des images de la réalité de la vie sous le pseudo califat: ils sont essentiellement la seule source de renseignement au sol pour la coalition, et ils ont une sacrée paire de couilles. -
Je suis d'accord avec ton raisonnement en général, mais sur certaines parties de ce point, je souligne que comparaison n'est pas raison: la baisse de la violence constatée dans le monde développé depuis 45, avec des hauts et des bas, on ne sait pas encore en cerner toutes les causes avec certitudes, ou en tout cas corréler ces causes à un impact quantifié. Par exemple, ce débat fait bien plus rage aux USA en raison des thèmes de la "war on drugs" et de la posture "tough on crime" (qui a entre autre donné lieu à des stratégies policières comme la "tolérance zéro" et la "broken window policy"), afin notamment de constater leur inefficacité depuis près de 40 ans, et leurs effets contre-productifs. On ne peut que constater globalement ces phénomènes et tendances sans réellement pouvoir exactement faire la corrélation: entre la fin des années 60 et la première moitié des années 90 (décennie où les susmentionnées stratégies policières ont été mises en place), on a ainsi constaté une remontée de la violence délinquante/criminelle dans tout le monde développé, puis une baisse très importante qui se poursuit encore aujourd'hui: les policiers et partisans de la répression disent évidemment que ce sont leurs méthodes qui ont tout changé.... A ceci près que la montée puis la baisse de la violence aux mêmes périodes dans tout le monde développé ne sont pas corrélées par une similarité des changements de stratégies et tactiques policières, invalidant de ce fait le postulat des dits partisans américains de la répression (et soit dit en passant, le bilan de Rudolf Giuliani comme maire de NY): cette violence a fortement baissé partout et continue à le faire, sans qu'on sache réellement dire pourquoi: changements sociaux, économiques, culturels, générationnels, judiciaires, policiers? Un mélange de tout ça? La réponse la plus honnête est qu'on en a foutrement aucune idée précise (cad qui permette d'en faire une recette et de la reproduire). On peut certes, et c'est là que je te rejoins, déterminer que l'attitude répressive "dure", "à l'ancienne" est plus contre-productive qu'autre chose: la corrélation repose là sur suffisamment de données, même s'il faut prendre des pincettes et éviter d'en tirer trop de conclusions (cad déduire que telle méthode, telle posture, telle loi précise obtient tel effet positif ou négatif: là, c'est pousser trop loin dans la plupart des cas). Dans l'exemple américain, on constate cependant que la baisse a été moindre qu'ailleurs, malgré (ou peut-être à cause de) un investissement politique, législatif, judiciaire et policier (et dans le cas de la "war on drugs", aussi militaire, diplomatique et de renseignement) particulièrement plus poussé qu'ailleurs dans des pays comparables, ce qui pourrait tendre à aller dans le sens que tu indiques, sans pour autant qu'on puisse réellement être sûr de pouvoir corréler A avec B sur chaque item composant cette formule générale hyper complexe de la criminalité dans nos sociétés. Juste pour la note, en complément de cet aspect des choses, Tonton Flingueur a dit: Je serais intrigué de voir le détail cet exemple souvent cité de la baisse du nombre de meutres depuis qq décénies. Dans les années 50/60/70 l'essentiel des meurtres se faisaient je crois entre truand et ne touchaient que rarement des "civils" pr une raisons simple, le tarif pr un meurtre entre truand n'était que de 5 ans. Quid d'aujourd'hui, il y a moins de meutre oui, mais quel est la part de "civil" dedans ? On n'arrive pas à un taux de 3 à 4 homicides pour 100 000 habitants (voire un seul) avec juste (ou même une majorité) de meurtres entre truands. Si c'était la seule chose, on en serait très loin: rien que les crimes passionnels/de désespoir seront plus nombreux. Quand au sociologue cité par Bruno, ce passage m'a frappé: Si c'est vrai, et en référence à la remarque de Wallaby, le "réservoir" de base, ou plutôt les successions de réservoirs séparés/hiérarchisés (dans la gradation vers le sommet réduit mais ultra violent) ne sont ni si étendus qu'on le suppose/craint, ni si poreux entre eux pour la majorité des effectifs, ce qui semble au final très logique, tant le jihadisme actif est une chose spécifique, d'engagement total et éloignée du set d'aspirations "normales" du péquin lambda, tout comme des conditions et du décor de la vie courante, particulièrement dans un pays développé et un monde interconnecté, où on a précisément une démystification généralisée et permanente de "la vie des autres" ailleurs, pour se rendre compte, en exagérant un peu, "qu'on est tous pareils" et voulons grosso modo les mêmes trucs: désenchantement ou provocation/frustration pour certains, cette exposition constante de la réalité quotidienne de chacun où que ce soit sur les écrans de télé, d'ordis et de portables "normalise et humanise" l'autre. Il tombe sous un sens plutôt logique qu'un phénomène aussi spécifique que le radicalisme violent tape un réservoir plutôt limité, tant il est éloigné de ce mouvement général, et tant il exige un engagement bien à part (aspirations, résolution, entraînement/formation). Daesh et la Syrie sont le produit d'appel pour cette frange limitée et en fait, très plafonnée en potentiel d'effectifs, les concentrant en un lieu à un moment. Ceci dit, une société peut produire plus ou moins de ces candidats, comme on le voit ici et là, et une bonne partie n'a pas le profil évoqué: le milieu de la délinquance (ou plus précisément, de ceux qui ont à voir avec la violence), s'il est une bonne piste, n'est donc pas le seul réservoir, ou bien le critère de la délinquance n'est pas le facteur explicatif permettant de déterminer quel est le réservoir. On a souvent cité ces jihadistes venant de classes moyennes, très éduqués (ou normalement éduqués), n'étant pas en rupture sociale. Quid de leur cas? Y'a t-il un facteur commun? Ou bien l'appel du jihad est-il la réunion de 2 ou 3 grands facteurs nettement différents tapant dans 2 ou 3 réservoirs de recrues qui ne se rejoignent qu'une fois dans les rangs actifs et combattants d'une organisation comme Daesh: on prend les indignés (d'une cause ou d'une autre: racisme/antiracisme, tiers-mondistes....) radicalisés/idéologisés d'un côté (qui auraient rejoint les brigades rouges à une autre époque), les violents tendance psychopathes/scarface de l'autre (qui auraient été dans une mafia ou une autre dans d'autres circonstances), et on leur adjoint de purs zélotes religieux, et roulez jeunesse? En saupoudrant les marginalisés/désespérés/ex-désespérés (façon born again) dans une de ces trois catégories? Menfinbon, si Madonna dirigeait le monde, ça se passerait pas comme ça, ma bonne dame.
-
Guerre civile en Syrie
Tancrède a répondu à un(e) sujet de maminowski dans Politique etrangère / Relations internationales
Si t'as une kalash et des raybans, et que tu fonces vers des tanks dans ta Toyota, c'est dur de te traiter de plouc. Si les types dans les tanks, en tenue de combat complète et surarmés se barrent en courant et en laissant les clés du tank, c'est eux qui ont l'air de ploucs (même si, placés dans les mêmes conditions qu'eux -régime honni, unités sans cohésion, officiers trous du cul corrompus, pas de solde, pas d'entraînement depuis des mois-, je suis sûr que la plupart d'entre nous se seraient aussi barrés).... Ou juste des gars qui viennent en fuyant de créer quelques emplois fictifs de plus. On parie que les postes budgétaires des unités qui se sont barrées et ont déserté sont restés en place pendant des mois après ça, les soldes "versées"? Voire le sont encore? Mais la méthode anti-corruption de l'EI, il faut le souligner, c'est certes d'installer sa propre bureaucratie qui est peut-être encore à un stade relativement "vertueux" en termes de fonctionnement (aidé sans doute par la trouille vu la mentalité), mais c'est aussi la "vertu par la misère", qui est infligée aux populations contrôlées (avec des nuances, suivant le degré de compatibilité de la personne par rapport au régime). Contrôle total, lignes de rationnement, accaparement de la production agricole et pétrolière (à peu près les deux seules choses qui font vraiment du cash dans ce territoire).... Au final, de la féodalité version bien brutale, pas très incitative. -
Europe de la Défense ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Tu crois franchement qu'il y aura autre chose que du symbolique, et encore au compte-goutte?