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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Star Wars est adapté en série, mais le projet a pris du retard: depuis plus de 4 ans, ils sont dessus, et les annonces sont encore régulières pour signifier que le projet est bien sur les rails (et Georges Lucas reste impliqué) et a des budgets, mais la licence Star Wars a tellement de particularités que les sommes dont on parle ne sont pas dans les dimensions habituelles pour des séries de SF, ce qui complique beaucoup de choses et rend beaucoup de gens plus timides dans leurs décisions. Georges Lucas a aussi spécifié qu'une part du retard était volontaire et lié à des développements technologiques encore en cours qui sont destinés à permettre plus d'effets spéciaux, et surtout des diminutions de coûts pour des effets spéciaux de grande ampleur. Pour l'instant, le "working title" est Star Wars Underground. Apparemment, ça se situe après l'épisode III et aura pour théâtre principal Coruscant, adressant principalement le milieu criminel et la population souterraine de la planète capitale, tout en s'inscrivant dans le contexte de l'Empire (qui ne dit pas encore son nom et continue à s'appeler "République" très théoriquement jusqu'à l'épisode IV et la dissolution du Sénat) commençant à étendre ses ailes. Le producteur a statué que l'inspiration était à chercher du côté de Deadwood et du remake de la série Battlestar Galactica. Donc assez noir et "près du sol" (métaphoriquement surtout). C'est aussi le problème de l'univers SW: le niveau d'attente est plus qu'élevé, si bien que la prod a du refuser longtemps de faire de la série bas de gamme pour ce qui est du live action, surtout avec les moyens disponibles. Vu que Georges Lucas avait tout contrôle sur la licence jusqu'à il y a 2 ou 3 ans, ceci explique cela. Il a commencé à travailler sur la série vers 2009-2010, et continue maintenant (même s'il n'est plus le décisionnaire final).
  2. On tue encore des arbres pour ces trucs là? Grand Dieu mais qui les lit?
  3. Ce n'est pas contradictoire avec ce que disaient Shorrky et Akhilleus, et on a d'ailleurs suffisamment d'éléments statistiques en France (sans les statistiques ethniques, pour lesquelles je suis d'ailleurs) pour adresser ce sujet de la natalité: le fait est que les primo immigrants, la première génération, non née en France, gardent les comportements natalitaires du pays d'origine. A la génération suivante, et on le constate depuis 40-50 ans d'immigration "non européenne", les comportements s'alignent sur la culture locale, et la fécondité n'est généralement pas plus élevée que celle du pays (et on peut même affiner et regarder que c'est encore plus vrai au niveau régional) d'accueil. D'abord parce que culture et comportements ont une tendance à influencer l'individu, ensuite parce qu'il y a beaucoup de raisons concrètes pour que ça arrive: contrairement au mythe, les allocs et aides ne sont pas vraiment des ponts d'or, et que dans le monde développé, l'enfant est avant tout, et pour 16 à 18 ans, un coût très important (qui a d'ailleurs eu tendance à fortement croître ces dernières décennies), même pour des milieux modestes et/ou à problèmes où l'attention à l'éducation est moindre. Elle est pas un peu con, tout simplement? Sans vouloir trop offenser.... Minorité bien française? Brrrrrr; Un Breton de Nantes (ostracisés même par les Bretons)? Ou pire encore..... Dis, tu serais pas du XIVème arrondissement, des fois? Si c'est le cas, sors de ce forum et rentre chez toi, et arrête de venir piquer les pixels des bons Français !
  4. Menfin Shorrky, tu sais bien que si ton train (à toi, celui que TU as pris) n'arrive pas à l'heure le jour où t'y fais attention, ou celui où tu as particulièrement besoin d'être à l'heure, c'est que toute la SNCF déconne, que du coup le pays part en couille et que tout fout le camp, ma bonne dame. Ceci dit, l'effet insécurité dans les grandes villes touristiques françaises est devenu une réalité: j'ai pas regardé la réalité des niveaux du crime depuis un certain temps, mais le sentiment d'insécurité, particulièrement chez les touristes (et dans la perception d'autres pays), a réellement augmenté au point de commencer à devenir un vrai souci d'image (et ça, c'est des pépètes, à l'arrivée.... Et des votes, pour certains).
  5. Ironiquement, c'est plutôt Internet qui a fait de nous des chasseurs-cueilleurs (de données, de séries.....): avant, c'était plutôt très encadré et bien délimité, le marché de la fiction audiovisuelle. A la télé, ou en cassette/DVD, et point barre. On était des bons petits soldats/pigeons avec des capacités de truander très limitées (aaah, le lointain passé: avoir 2 magnétos pour pomper les cassettes louées; légal, mais avec ce petit frisson "d'échapper au système" et de faire un doigt aux grands et puissants).
  6. Babylon V, plutôt que Star Trek, mécréant! J'ai tout juste toléré DS9, mais sinon, à part un bref moment de découverte de Star Trek (la série originale) vers 12-13 ans, beurk Star Trek. Aaaah, Space 2063! Toute une époque de ringardise. J'avais brièvement tripé dessus, les séries SF (et avec un peu d'ambition sur les effets spéciaux et l'ampleur des scènes) étant alors rares. L'acteur jouant le perso hybride (je sais plus hybride de quoi, d'ailleurs) m'était cependant particulièrement antipathique. How I met your mother a été très à mon goût jusqu'au bout, personnellement: la dernière saison m'a beaucoup plu (et a bien tenu le contrat rigolade: ni trop ni pas assez), même si je sais que c'est polémique dans la sphère des spectateurs. Avec quoi t'as fait ça? Je me suis retapé des épisodes de L'Homme qui tombe à pic, de Dempsey and Makepeace ("mission casse cou" en France.... No comment ) et de Supercopter, des hits de ma jeunesse (parfois très petite jeunesse) et le résultat est le même: à chier. Insupportable pour l'essentiel. Heureusement qu'il y avait les jolies blondes dans les deux premières séries (aaaaah, Heather Thomas et Glynis Barber ....), ça a rendu ces quelques épisodes un peu tolérables. Y'a peu de séries qui vieillissent bien, quand même, sauf l'occasionnelle perle intemporelle d'une décennie: I, Claudius, de la BBC, est grandiose. Et Blackadder.
  7. Faut pas croire notre époque exceptionnelle; on fait toujours cette erreur. Des séries diffusées dans les années 50 à 90, vous croyez que vous en avez vu quelle proportion? Et vous croyez que vous vous rappelez de quel pourcentage? Et dans l'absolu, si on pouvait réellement faire un étalonnage fiable, quel pourcentage peut être considéré comme de qualité? On fait toujours 20 produits moyens, 10 corrects et 69 merdes pour une perle.... Et les Américains encore plus. C'est juste que souvent, avec le temps, on accumule tellement de bagage dans un domaine qu'on n'est plus sensible, voire on devient radicalement blasé, à ses attraits, plus observateur de ses fautes, et souvent très intolérant à celles-ci. Si vous deviez revoir les séries de votre enfance/adolescence (pas juste une fois, par nostalgie, mais se repayer la série), et dans un contexte où l'effet Madeleine de Proust joue moins.... Combien d'épisodes tiendriez-vous avant de vous écrier que c'est de la merde? Faut pas s'imaginer que "c'était mieux avant". Faut juste regarder la terrible vérité en face: vous n'êtes plus le public le plus ciblé par ces séries..... Parce que vous vieillissez ! T'as trouvé quelque chose de rigolo, récemment? Les quelques sitcoms que j'ai pu apprécier ont été souvent prématurément arrêtés.... Et je suis du coup limité à The Big Bang Theory.... En attendant les prochaines saisons de Galavant et Plebs (cette dernière ayant pour moi vite épuisé son originalité, cependant).
  8. HE'S BACK TOO!!!! Après Sullivan Stapleton qui commence sa série (que j'ai évoquée plus haut) Blindspot (pilote vraiment pas terrible), son ex-compère Phillip Winchester (Michael Stonebridge pour les intimes) a entamé la sienne: The Player. Ces deux-là ont décidément été lourdement estampillé "action tough guy" par Strike Back, alors qu'ils ne l'étaient pas vraiment avant. The Player, qu'est-ce que c'est donc que ce truc là? De la série B (comme on les aime, ça reste vraiment à voir), et rien de plus: du classique de chez classique en matière de série télé, et si on recherche un seul élément original, autant commencer à baîller tout de suite, ça gagnera du temps. Un ex agent antiterroriste (tendance opérations sales) s'est reconverti dans la sécurité privée à Las Vegas, quand soudain son ex-femme est tuée (en fait à sa place): il se retrouve enrôlé de force par une mystérieuse organisation qui dispose de moyens lui permettant de prévoir des crimes à l'avance, ce qui lui permet de les prévenir..... Mais surtout d'organiser des paris (pour gens très très riches et très très mystérieux, ça va de soi) sur le résultat. Pour ce faire, cette organisation a besoin d'un agent, le "joueur", dont la mission, les résultats et leurs détails sont l'objet des différents paris, en même temps que le spectacle offert participe de l'attractivité du produit. Le responsable de jeu n'est autre qu'un Wesley Snipes sorti de la naphtaline, et il veille au respect des nombreuses règles encadrant l'activité du joueur, notamment le fait qu'il ne dispose que de ses seules ressources et ne peut recourir à la coopération de qui que ce soit hors de l'assistante (inévitablement bandante, débrouillarde et hyper intelligente) fournie par l'organisation, qui est son chaperon en même temps que sa confidente et sa ressource. Brrrr, que d'originalité, on en frémirais presque. Entre organisations très mystérieuses, figures obscures qui semblent avoir tous les numéros de téléphone pour ordonner ce qu'ils veulent à n'importe quelle agence fédérale, experts bien introduits qui savent tout et connaissent tout sur tout en temps réel, et évidemment méta-intrigues "mystérieusement" (re-baîlle) introduites qui promettent les "plans à l'intérieur des plans" et les personnages manipulateurs avec 4 ou 5 couches de vérités et de mensonge (et une capacité au come back après avoir été tués), on a peine à imaginer ce qui pourrait faire sortir cette série du lot. Au final, la série B repose sur l'exécution; donc comment est-elle? Plan plan pour une série action: rien vu qui détonne, sinon que c'est fluide, ça remue bien, c'est évidemment over the top mais pour l'instant sans trop exagérer ou mal faire par rapport aux canons du genre.... Assez distrayant si on n'a rien d'autre à faire. Un produit correct, mais dont il ne faut rien attendre. L'avis est cependant réservé étant donné qu'il ne s'est agi ici que du pilote, qui a souvent tendance à être une bande annonce plus accrocheuse que le reste d'une série. Enfin, c'est Stonebridge: on va dire que sur ce forum, il a droit à un bonus spécial "ami de la famille". Et puis il est autrement plus crédible visuellement dans l'action que Maggie Q en Nikita, ou la nouvelle partenaire de Stapleton/Scott.
  9. Mouaif, mais il est toujours perçu comme quelque chose, par rapport au "blob" de Bruxelles, perçu comme beaucoup plus prédateur et peu démocratique, sans aucun apport tangible.... Et si loin.... Mais ceci dit, oui, un tas d'Eurobéats et d'Eurocyniques verraient dans ce genre d'événements un bon moyen de faire mal aux nations/Etats.
  10. Et avec Madrid tous les pays européens qui n'ont pas envie de voir ce genre d'événements se multiplier et compliquer encore la donne européenne (voire faire des émules); outre la question de fuel à d'autres séparatismes, ce genre de choses n'est dans l'intérêt de pas grand monde, voire franchement contre l'intérêt de pas mal. Y'a qu'à Bruxelles même que ça aurait des partisans en mesure de peser. Donc le levier de l'accession à l'UE pour une Catalogne indépendante serait vraiment lourd.... A un problème près: c'est un levier pour APRES une indépendance. Difficile, voire impossible, à manier avant, soit auprès des Catalans eux-mêmes: médiatiquement difficile à présenter et à faire fonctionner, cet argument est trop virtuel et je doute que beaucoup de Catalans acceptent mentalement la possibilité qu'ils puissent être sortis de l'UE. Et si l'indépendance devait être acquise, j'ai quand même quelques doutes sur la réalité d'une option catalane hors UE: trop d'habitudes et d'acquis, trop d'inertie même chez les pays qui seraient contre l'intégration. Malgré le refus d'une politique du fait accompli et la complication induite au niveau européen, il faudrait que les pays concernés s'agitent activement contre pour que l'intégration soit refusée. Jouable, même techniquement facile, mais y'aurait-il la volonté politique, la volonté de cramer du capital politique, de faire face à une certaine frange d'opinion (diffuse géographiquement, mais réelle, et très représentée "en haut") qui déplorerait l'effet visuel et politique de sortir une région de l'UE? Le plus vraisemblable serait une véritable bataille rangée politique: la Catalogne serait sans doute intégrée à son issue, mais l'effet divisif, lui aussi, resterait. Et comme ce qu'on voit sur le rôle de l'Allemagne dans l'actuelle crise migratoire, ce sont des rifts profonds qu'on peut ainsi creuser. Profonds et durables.
  11. Donc tu ne me conseilles pas d'aller y ouvrir une succursale de la très sainte confession pastafarienne pour amener la parole du Monstre-Spaghetti Géant (his holy noodleness pour les intimes) dans cette terre encore non atteinte par ses flageolants appendices enduits de parmesan? Les enseignements de Saint Darwin et du Bienheureux Steven Hawkins n'y seront pas reçus?
  12. Oh putain! Ca rajeunit pas ce clip. Mais le temps n'était pas très humide aujourd'hui, donc logiquement, les champs n'étaient pas acides. Ceci dit, y'a moyen de réduire la taille des encarts youtube quand on les insère: ils ont vraiment un gabarit obscène.
  13. Difficile de savoir d'où leur vient cette réputation: - l'endogamie, parfois même au sein de la très proche famille, est un phénomène fréquent dans les cultures claniques, et ce jusqu'il y a pas si longtemps dans les pays développés. Les familles, quand elles atteignent une certaine taille et ne pratiquent pas un contrôle des naissances fort, opéraient ainsi depuis très longtemps pour éviter la dilution du patrimoine, renforcer les loyautés internes.... Tant que dure une forte culture clanique et patriarcale (mariages arrangés, intérêt de la famille qui prime sur l'individu, coutumes comme la nécessité d'une dot....), la pratique sera dominante et rentrera même dans les moeurs et habitudes (avec notamment l'assentiment ou l'encouragement du clergé local, complètement pris dans la culture) bien au-delà du temps où les circonstances forçaient à l'avoir. - dans un milieu hostile et/ou découpé par la nature (comme les zones montagneuses, ou le contexte américain des XVIIIème-XIXème siècles: ouverture de nouveaux espaces, foyers de peuplements limités et très éloignés entre eux, peu de communications, vie courte et fragile....), qui plus est pas très densément peuplé, l'état des choses a pu fortement encourager ces pratiques, voire limiter ou empêcher toute alternative. Dans beaucoup d'endroits, les gens des montagnes ou de certaines campagnes (en fait toute population un peu isolée) ont souvent la réputation de moeurs sexuelles douteuses (des bergers sautant leurs moutons pendant la transhumance estivale aux paysans très incestueux, les USA n'ont pas de monopole de ce genre de clichés). - on trouve aussi le cas particulier de l'endogamie dans l'élite très aristocratique du vieux sud: une véritable aristocratie au sens européen d'alors, une noblesse de fait et de culture qui a tout de la noblesse européenne sauf un statut légal (avec titres et privilèges formels). Les vices et vertus, réels ou non, attribués à une élite déteignent souvent, depuis toujours, sur la population générale de leur pays ou région; c'est un des véhicules premiers des stéréotypes, si bien que si un étranger voit un grand seigneur culbuter un garçon d'écurie à la Cour de St James, au bout de toutes les ramifications du téléphone arabe, le pays d'origine de l'étranger en déduira que les Anglais sont des sodomites et des pédophiles (bon, on sait que c'est vrai, mais c'est pas la bonne méthode pour le documenter et le faire savoir). Bref, l'élite du Vieux Sud américain pratiquait ainsi une politique d'alliances matrimoniales très classique, qui du coup après 2 siècles d'existence pouvait donner cette impression que tout le monde y était cousin, et que cousins et cousines se sautaient gaillardement dans tous les coins (ça, plus les rivalités entre Etats US qui déteignent sur les clichés et stéréotypes, puis qui deviennent propagande de guerre pendant la montée des tensions et le conflit sécessionniste). - ajoute pour la bonne mesure les clichés sur la faible éducation et intelligence du frustre péquenot vivant dans des coins isolés, qui en font souvent un être semi bestial dans la vision des citadins (et il y a eu peu de citadins aussi méprisants dans l'Histoire que ceux du XIXème siècle; le revers de la médaille de périodes de progrès accéléré), et tu as beaucoup d'ingrédients pour arriver à la vision généralisée que les ricains peuvent avoir du sudiste en général. Pour la note, ce cliché couvre bien plus que le Kentucky et le Tennessee: c'est à peu près tout le sud sécessionniste qui tombe dedans, à l'exclusion de la Floride (qui a d'autres clichés: tarés, traficants de came, population à 80% faite de retraités....), de la partie urbaine de la Louisiane, et du nord de la Virginie. Toute zone rurale ou péri-urbaine au sud de la ligne dite Mason Dixon, de l'Atlantique au Texas (inclus), est classée dans la catégorie "sister fuckers". En fait, c'est toute la zone où le rock s'efface au profit de la Country (de là à en conclure que la country rend incestueux, ou que seuls les incestueux peuvent écouter de la country, il n'y a qu'un pas..... Yeeeee Hah!).
  14. Comme cette hypothèse est bien évidemment la plus plausible -qui oserait douter du contraire, et par là, de la parole d'un Premier Ministreuh de la France éternelle?- il faut assi y entrevoir la suite logique d'une telle politique de fermeté à l'égard de l'Allemagne: un redressement militaire rapide pour lancer une attaque contre l'ennemi héréditaire et aller détrôner la vilaine tyran.... Non Tyranne? Non, merde. La dictatrice? La Führerin? La Keiserin? Enfin bref, une opération pour aller ramener la démocratie chez les Teutons, et importer une politicienne anciennement ex-allemande pour la présenter pieds et poings liés (elle peut griffer) au tribunal pénal international de Garges les Gonesses! Haro sur les Fridolins, compagnons. Et sur ce je vais aller faire une analyse de mon cheesecake pour voir si j'y ai pas mis des ingrédients non présents sur la recette....
  15. Je remercie avant tout mes lointains souvenirs du Donjon de Naheulbeuk qui m'a fourni une base pour élaborer cette complexe équation. Plus particulièrement, le personnage du barbare. Mais je ne m'abaisserai pas à utiliser un faux dieu et un minable archer pour une démonstration politique de haute volée, qu'il s'agisse de la sexualité consanguine du cul-terreux (redneck/ hillbilly) américain ou de ses opinions politiques.
  16. Ouais, enfin la connerie en temps réel, et maintenant couverte par les médias sociaux (combien de "like/dislike"?), c'est toujours impressionnant.
  17. Mentalité conservatrice américaine ON: Compromis = fuir = perdre = lâcher son M-4 à l'entrée de la supérette = gauchiste/communiste = tapette = danser = mariage gay (= ta cousine et ta soeur ne coucheront plus avec toi) = Crom et l'Enfant Jésus ne t'accueilleront pas au Walhalla.... Ou quelque chose comme ça: c'est une mentalité complexe et subtile, la culture des Apalaches et du Sud. Mentalité conservatrice américaine OFF (ouff! J'ai senti le ragondin, l'huile de moteur, la vieille chaussette et la friture, pendant un moment).
  18. Si, bien sûr que si, on a renversé l'équilibre des forces ainsi: on a radicalement donné l'avantage aux bivouacs contre les pick-ups qui ont encaissé deux fois plus de pertes! Il me semble quand même qu'à Kobané, le rôle des bombardements et de l'observation furent cruciaux; est-ce du bidonnage, ou est-ce que ça a plus à voir avec la densité de la couverture aérienne (et la permanence qui en découle) qu'on peut fournir quand on concentre assez de moyens sur un objectif particulier? Auquel cas la première raison de la faible efficacité contre l'EI, même en se cantonnant aux limites de ce que l'airpower peut faire, est que la "coalition" de fait n'y va que d'une demi-fesse. Je suis le premier à être tenté de faire du airpower-bashing (et j'ai même pas honte), mais n'est-ce pas là déjà avant tout une question de ce qu'on met quantitativement sur la table par rapport à l'ampleur de la tâche (superficie, dilution de l'adversaire, pas assez de forces de coordination air-sol, pas de réseau de rens encore assez dense....)? Ouais, enfin faut pas non plus toujours la pousser celle-là, y'a des moments où il faut être girouette parce que le vent tourne.... Et d'autres où il faut savoir être pare-brise. Bien commode de tout foutre sur le dos du vent à tous les coups, mais la girouette, faut pas oublier que malgré toutes ses girations, elle est condamnée à faire du sur-place.
  19. Rien de tout ça: il dit n'importe quoi en se cantonnant au champ lexical des faucons parce que c'est ce qui marche avec une bonne partie de la base républicaine (parce que l'autre partie le déteste cordialement et ne votera jamais pour lui, avec très peu de gens hésitants): du simplisme, des trucs qui tiennent pas debout et des contradictions massives emballées dans une rhétorique aggressive et dominatrice, le tout avec des phrases sujet/verbe/compliment (à l'audience) qu'il termine rarement (l'art du performer sur scène), et aucune hésitation à dire tout et son contraire d'une journée sur l'autre, voire, dans le cas de Trump, d'une minute sur l'autre.... Et ça passe avec cette audience enragée. Comme les commentateurs politiques américains le disent, il leur sert la viande rouge (rouge étant la couleur des républicains), accommodée sanglante, et dans une version que tout le monde ne peut pas réussir sur scène (tant elle est débile). Mais lui y arrive. En tout cas dans cette phase où les primaires sont encore très loin et où l'audience n'est pas ce qu'elle sera dans 4-5 mois (et encore moins ce que sera une audience d'élection générale); les commentateurs appellent ça la "silly phase" (période débile). Ce que la démission de Boehner représente, c'est la crise au sein du parti républicain, et on va voir comment la sauce va prendre: Boehner a jeté l'éponge parce que le parti, et ce surtout à la Chambre (plus encore qu'au Sénat.... C'est dire) est complètement polarisé et ne peut plus prendre de position commune sur quoi que ce soit, sans qu'il soit possible de compenser par des accords entre partis (le centre gouvernant); on a plus vu l'impossibilité de faire business avec les démocrates depuis quelques années (parce que dans l'ensemble, le GOP a dérivé très à droite et n'a plus de centristes et modérés), même pour faire le minimum (voir les épisodes du plafond de la dette, des sequestrations et du "shutdown", ou encore des sujets pourtant consensuels dans la population comme les "background checks" pour le contrôle des armes à feu), mais le rift était tout aussi profond au sein même du GOP. Les Teabaggers et autres versions de droites "extrêmes de l'extrême" sont complètement déchaînés à la Chambre, en partie à cause de leur mode d'élection: c'est à la Chambre que se paient les redécoupages de circonscription délirants et corrompus, qui ont créé un certain nombre de bastions de l'extrême droite (si vous voyiez la carte électorale de certains Etats, essentiellement dans le Sud, vous diriez que nos corrompus qui osent des énormités en France sont de petits joueurs la jouant très petit bras) où ils sont indéboulonnables quoiqu'ils fassent, leur permettant ce genre de comportement à la Chambre. Cette position électorale, l'extrême développement de réseaux de financements spécifiques échappant au parti (qui se cumulent avec -et sont autorisés par- l'horreur qu'est Citizens United) et l'explosion de médias divisifs et irresponsable ont pu donner la masse critique à ce petit monde de l'extrême droite, cette pas si petite bulle où le réel ne rentre pas et où rien ne semble pouvoir les atteindre.... Sinon peut-être un vrai choc électoral un de ces quatre, une branlée monumentale qui enverrait l'électrochoc salutaire redonnant la main à des éléments plus modérés dans la sphère républicaine. Parce que c'est l'ironie suprême: malgré la démographie non négligeable de cette extrême droite bordélique et capricieuse, il s'agit d'un phénomène qui a abusé de beaucoup de dysfonctionnements du système américain et n'a de majorités que locales (et dans des localités électorales très tripotées); le prochain recensement, et le remaniement subséquent des circonscriptions, verra du changement à cet égard, De même, la participation est devenue le réel enjeu des élections; le GOP passe mieux électoralement, dans l'ensemble, depuis une vingtaine d'années, quand la participation est basse. Et la participation baisse particulièrement quand le genre de rhétorique aggressive de la droite est favorisée et que les écrans sont saturés de pub négatives/d'attaque de l'autre bord. Plus le processus politique va dans la boue de l'attaque et de l'agressivité mutuelle, moins les gens votent, ce qui a créé depuis un bail un intérêt profond de la droite à rabaisser le débat pour trouver une majorité qu'elle n'a plus dans l'ensemble, parce que moins la participation est élevée, plus, dans le reliquat, ce sont les républicains (électorat plus vieux, plus riche, plus blanc, trois facteur de participation plus élevée) qui ont un avantage. Purement mathématique, peu représentatif. Moins l'élection dépend d'une circonscription particulière, moins les républicains ont un avantage: ainsi, les sénatoriales (proportionnelle sur tout l'Etat) sont difficiles pour eux (il leur faut faire baisser la participation), et les présidentielles le sont beaucoup devenues. Le résultat des courses est un noyau dur à la Chambre de vrais tarés (une soixantaine environs) qui ont rendu la vie impossible pour tout leader de groupe parlementaire républicain. Il n'y a qu'à voir le remplaçant attendu (Kevin McCarthy), l'ex-second de Boehner: représentant de peu d'expérience et de peu de capital politique, qui n'a aucune législation significative derrière lui, c'est un pur produit de transition qui est placé là pour prendre les coups jusqu'à la prochaine élection, signalant haut et fort que l'establishment républicain n'a aucune solution et, dans un Congrès marqué par son incapacité à gouverner, ne va pas essayer d'en avoir dans les prochains mois, face à ses divisions.
  20. Ca, c'est sans doute aussi parce que la plupart d'entre eux n'ont vraiment que ça à foutre.
  21. Un cliché qui m'amuse, qu'on voit beaucoup dans les films et séries où ce genre de scénario se présente -ce qui n'est pas forcément le type le plus répandu, il faut en convenir-, c'est le coup de la foule pressant la porte d'une enceinte (ou d'un immeuble, d'une grange....), avec l'inévitable petit groupe de héros planqués derrière et lâchant "ça va pas tenir longtemps", sous-entendu "la masse va faire péter la porte". C'est en fait assez contre-intuitif, mais les Mythbusters s'étaient occupés de celui-là de façon étonnante, prenant pour exemple la masse de zombies grouillant devant la vieille double porte branlante d'une grange type, soit une porte en bois simple, aux battants très imparfaitement joints et fermés par un simple loquet (évidemment à l'échelle de la porte, quand même), et même pas une barre raidissant le tout. Le résultat avait été visuellement choquant: une masse de zombies (des figurants en fait) avaient poussé, s'était excité dessus, se pressant, tapant, cognant, essayant de forcer le passage, et la porte avait baillé sans arrêt, bougé, tremblé, mais à aucun moment elle n'a cédé, à aucun moment le loquet n'a lâché. En fait, seul un petit nombre dans la foule pouvait effectivement appliquer une pression, ce qui rendait l'expérience futile sur le plan rationnel, alors que visuellement, on imagine qu'exactement le contraire doit se produire. Ils ont ensuite réessayé avec une foule "rationnelle", mettant la même masse de figurants au travail à la façon d'un pack de rugby faisant pression de façon ordonnée (donc multipliant la force à l'oeuvre), le résultat fut le même, qu'ils y aillent en pression continue ou par coups de boutoir. Résultat des courses, quand vous voyez une meute de zombies ou assaillants de types divers se presser sur une porte (genre grand truc) et les héros désespérés derrière la dite porte se préparer au baroud final et ne pas anticiper plus de quelques secondes de résistance de la part de l'obstacle.... Vous gagnez le droit de ne pas y croire et de les traiter de reines du mélo! A moins que la foule d'agresseurs, disciplinée ou non, ne soit munie de BEAUCOUP (selon le type de porte) d'explosifs, ou d'un vrai bélier (pas la souche ramassée à côté; je parle du vrai matos de pro, avec tête en métal dense, corps en bois ou métal pesant des tonnes, roues pour l'actionner), la science veut que la porte tienne. Ce qu'on peut voir dans d'autres circonstances, comme les mêmes Mythbusters l'avaient montré dans un autre cas étudié, contre une autre version de ce cliché qu'on voit pour le coup dans BEAUCOUP de films et séries: la bagnole, camionnette ou camion qui défonce une grille de sécurité et continue à rouler comme si de rien n'était..... BUSTED! BULLCRAP! NIMPORTNAWAK! En version "monde réel", la plupart des grilles et portails de sécurité bousillaient le véhicule (au moins son radiateur/sa calandre), et l'arrêtaient plus ou moins net. Seule la grille type "légère" (cadre tubulaire avec simple grillage de fil de fer) craquaient et laissait passer l'engin.... Mais en lui ayant bien bousillé la devanture (avec je crois un morceau qui s'accrochait dessous et l'incapacitait peu de distance après). La conclusion? Si l'on joint ces types de cas au cliché de la porte défoncée au pied vu plus haut, on en conclut une chose: les fabricants de porte d'Hollywood sont vraiment à chier! Non, c'est pas ça.... Ah! Ca y est! La physique d'Hollywood n'est pas compatible avec la réalité.... Merde, non: ça on le savait déjà..... L'est pas compatible avec la réalité par une marge HENAURME? Mouaif, pas terrible: ça fait pas grande conclusion qui apprend des trucs.... Que peut-on en conclure? Euh..... Les portes, ça existe pas pour rien?
  22. Et ça encore, c'est de l'idéologie individuelle (qui construit l'image de soi), issue d'une idéologie de caste aujourd'hui dépassée et encouragée par rien du tout dans le monde qui l'entoure. En Arabie Saoudite, tout est fait pour encourager la culture de cette image de soi, depuis longtemps, et avec beaucoup de moyens qui s'ajoutent déjà à une culture religieuse dont la version locale est particulièrement macho (sachant qu'aucune version de la religion n'est déjà, même en forme light, très égalitaire, sur-valorisant la fonction "masculine" et l'image qui en découle), et à des éléments culturels locaux insistant sur une version abâtardie du mode de vie "d'avant": la place aux loisirs, par exemple, est énorme et fondamentale dans la socialisation, mais dans l'AS actuelle, c'est mortifère, là où il y a encore un siècle, ou même 60 ans, ça répondait aux faits de la vie locale: activité fondée sur la survie et les impératifs d'un mode de vie nomade ou semi nomade, contraintes d'un milieu non fertile ET très chaud (= moins d'heures d'activité possibles, nourriture -donc énergie- peu abondante....). J'imagine que la volonté d'acheter la paix par les Séouds est immense et accepte tous les raccourcis sans se préoccuper de leur pérennité ou de leurs effets secondaires, mais ils ont de facto créé une population de grands enfants obèses, capricieux, obnubilés par une image démesurée d'eux-mêmes. J'exagère sans doute, mais tant que ça? Par ailleurs, plusieurs amis ayant bossé là-bas insistent sur la mentalité profonde des élites, qui reste celle de pillards féodaux: ils aiment le fric et le pouvoir (ce dernier élément assurant qu'ils n'ont pas envie de juste "partir avec la caisse") mais n'ont aucunement un sens de l'Etat au-delà des nécessités de garder la paix civile pour continuer à faire du fric et garder leur position. La part non purement égoïste/égocentrique de ces gens (réduite selon beaucoup) est réservée à la famille immédiate, au clan et à la tribu, puis un peu aux alliés solides (dans cet ordre), soit une vraie mentalité de clan féodal, et en aucun cas une mentalité de dirigeant d'une nation. Le pays comme son élite ne semblent pas avoir passé ce cap, y compris dans la famille royale elle-même. Je ne peux évidemment rien affirmer à cet égard, juste signaler que c'est un faisceau d'opinions que j'ai eu de beaucoup de sources différentes, de personnes ayant été travailler là-bas, de différents articles et dossiers lus au fil des années.... Et ce genre d'opinion vaudrait aussi en fait pour toutes les familles couronnées et élites du Golfe: des clans de féodaux se servant dans leurs zones d'administration au service d'eux-mêmes avant tout, ne se voyant pas vraiment comme souverains de nations, mais comme des chefs "naturels" (dans cette culture, ça donne une très haute idée de soi-même) ayant tiré le gros lot. C'est l'un des éléments importants sur lesquels je fonde mon pessimisme quand à la capacité d'évolution socio-économique de ces pays: la volonté et l'intérêt font peut-être fondamentalement défaut au sommet, et se joignent aux mécanismes de résistance et blocages actifs au changement. Sous cette lumière, le compromis avec les religieux semble d'autant moins possible à changer: trop commode. Et tant qu'il y a des réserves, le régime peut continuer à exporter une partie de ses problèmes, et à acheter un couvercle pour une autre partie, en espérant que le reste tienne.
  23. Problèmes pour cette conversion: - difficile de créer une économie productive et des entreprises nationales efficaces à une telle échelle (de quoi faire vivre le pays sans pétrole ou avec moins de pétrole): on ne décrète pas des parts de marché, surtout dans un monde où la demande est structurellement en berne par rapport à l'offre, et où les parts de marché valent plus que le pétrole. Là on ne parle pas de créer quelques champions nationaux, mais bien d'en créer assez pour opérer graduellement la substitution à l'économie pétrolière. Vaste programme, comme disait l'autre, et qui devra passer par l'exportation étant donné que, dans une hypothèse sans pétrole/avec moins de pétrole, c'est pas la demande intérieure qui pourra refiler assez de fuel aux dits champions nationaux. - le "système" interne repose sur des fondements culturels par essence durs à éradiquer, et qui, outre l'inertie naturelle comme facteur de résistance au changement, ont des forces actives pour lutter contre, à commencer par les religieux, aussi puissants que déterminés, qui sont..... Une part essentielle du système qui permet de maintenir la paix civile au présent. Sans eux, pas de paix civile, ce qui est une encore plus mauvaise base pour développer une économie. Leur mainmise sur le système d'éducation et les systèmes sociaux, sur le contrôle local et la vie sociale, est plus que déterminante, et tout changement ne peut passer que par eux qui ne veulent pas intégrer le logiciel du changement (un peu opposé à leur business model) et donc accroissent la résistance au changement par tous les fronts (éducation, vie religieuse, systèmes d'aides, autorité morale....). Surtout avec une monarchie aussi impopulaire qui ne peut contrebalancer cette influence autrement qu'au prix très fort, c'est-à-dire à une moindre échelle: s'il faut financer (en fait sur-financer étant donné le fonctionnement du pays) un méga projet pour chaque tranche de 10 000 ou 20 000 emplois, l'efficacité de chaque dollar dépensé est bien moindre qu'ailleurs, et même les Séouds n'en ont pas assez si on parle d'impacter au moins la moitié des 30 millions de Saoudiens. - parmi les autres facteurs culturels, l'absence d'une culture du travail et l'ensemble des constructions socio-culturelles à l'encontre d'une bonne partie des activités et types d'activités nécessaires à une économie. Un fait multiplié par le faible niveau de qualifications et la nature des enseignements dispensés par le système éducatif. En tête, la masse des jobs et types de jobs qui occuperaient la majorité de la main d'oeuvre et sont perçus comme subalternes, "indignes".... Les seuls jobs "acceptables" sont peu nombreux et déjà pris (en bonne partie par des étrangers). Et je crains qu'étant donné la baisse structurelle du niveau de la redistribution par le système saoudien, ce genre de réticences soit plus accru que diminué: moins on a pour maintenir l'illusion/l'aspiration/la prétention de ce qu'on est, plus on s'y accroche, même quand ça devient purement symbolique; rappelons ainsi pour exemple que la petite noblesse française avant 1789 s'accrochait d'autant plus à ses privilèges pourtant très symboliques (porter l'épée, avoir un pigeonnier, avoir des armoiries....) qu'elle était fauchée. Ou encore, cette phrase du Guépard sur les Siciliens: "ils ne changeront pas, et refuserons de changer: leur fierté est plus forte que leur misère". J'imagine plus facilement des masses de Saoudiens tenter le business du mercenariat que les voir accepter d'être employés de banque, postiers, éboueurs, ouvriers....
  24. Leurs bénéfices outranciers parviennent à peine à maintenir le système de contrôle de la population en place et assurer leur diplomatie (qui leur sert de sécurité extérieure), comment veux-tu qu'ils arrivent à basculer structurellement les sommes nécessaires pour, essentiellement, créer une économie (avec des concepts révolutionnaires comme le fait que leurs citoyens se mettent à travailler), et une qui soit tenable et durable? Quasiment aucune possibilité agricole (en tout cas, comme la Libye, rien qui puisse soutenir même un centième des besoins), une population disproportionnée comparée à ce que peut produire le territoire, et si cela devait advenir ils auraient une économie absolument insoutenable vu le niveau de dépense énergétique qu'il faut pour faire vivre tout ce monde et celui qu'il faudrait pour avoir une activité leur donnant les moyens de vivre et d'avoir un pays attractif: le coût en serait proprement hallucinant, non compétitif à l'extrême, surtout dans un monde qui, dans l'hypothèse qu'on trace ainsi, serait un monde sans pétrole, ou en tout cas sans pétrole à tarif accessible. Quand ça commencera à arriver, va y avoir des générations qui vont morfler, pas faire d'enfants, migrer et/ou retourner au désert et à la vie pastorale. Et pas dans la douceur. Ils ne peuvent emprunter que tant qu'ils ont le stock de pétrole (et la production) le plus maousse de la planète. Dans l'hypothèse à laquelle tu répondais, à savoir une baisse majeure et continue du pétrole en tant qu'énergie dominante, les ordres de grandeur sont bouleversés.... Et l'Arabie Saoudite, même si elle garde une production significative à ce stade, ne sera que le premier producteur d'une énergie de complément.... Avec une population de 30 millions d'habitants ou plus sur une terre qui ne peut pas par elle-même en faire vivre le dixième (donc où ça coûte proportionnellement beaucoup plus cher de faire vivre un individu, à niveau de vie égal, que dans une zone tempérée et fertile). Bref, à ce stade, ce qu'ils pourront emprunter, ce sera peanuts par rapport aux besoins, parce que leur garantie (les hydrocarbures) seront ridicules.
  25. Mouais, je préfère le désormais célèbre tableau de Jésus apportant la Constitution aux Pères Fondateurs..... Présentée comme un document historique dans les communautés évangéliques. Sinon, le sujet de la semaine le plus discuté à côté de la visite papale: le terrible..... Pizza Rat! Un rongeur dont on ne peut douter qu'il soit purement américain, et qui plus est, un vrai new yorkais: Le commentaire de Steven:
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