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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Tu déconnes? dans "l'historiographie", du glandu américain moyen, et particulièrement la sous-espèce présente sur ces foras, la France a perdu toutes les guerres depuis la Guerre des Gaules (présentée comme déjà particulièrement symptomatiques puisque contre les Italiens ). Faut pas chercher la puissance du propos, mais c'est "l'esprit" qui règne dans la partie "préjugé" d'un cerveau américain quand il entend les mots "France" et "guerre" associés.
  2. Personne ne critique, mais quand il s'agit des histoires de moeurs en politique (ou sur la scène publique en général.... Cf le sein dénudé de Janet Jackson :lol:) et du puritanisme instrumentalisé qui va avec dans les artificielles tempêtes médiatiques subséquentes, on SE FOUT DE LEUR GUEULE. Et sans la moindre mauvaise conscience: c'est gratuit, c'est vachard, c'est pas malsain, et c'est très marrant :lol:.
  3. J'aime bien la formulation: "désormais".... Pour combien de temps est-ce moins onéreux? Est-il garanti que ça le reste pour longtemps? Et qu'en est-il d'une certitude à l'avance de la disponibilité des navires adaptés quand un besoin donné (et sa dimension) apparaîtra? Ca a quel prix, ça, dans une organisation militaire qui a besoin de pouvoir planifier et plus encore garantir sa crédibilité à tout moment notamment par la certitude qu'elle peut envoyer n'importe quand un niveau donné de forces soutenable dans le temps, voire l'augmenter rapidement? Espérons que ce ne soit qu'un délai, une façon de renvoyer le choix d'une formule stable à un peu plus tard parce que pour l'instant, ce fait de prix moins élevés (donc d'une réserve de navires commerciaux plus largement disponibles vu la baisse d'intensité du trafic commercial) permet d'attendre. Parce qu'en l'état, ça ressemble surtout à une façon de dire qu'on évite de choisir parce qu'on est short sur le cash et qu'on prévoit assez clairement de ne pas déclencher d'opération même un peu importante, ce qui est une chose relativement peu grave (surtout si le climat de ces prix bas se maintient quelques années), mais qu'on n'est pas réellement dans la volonté et/ou la capacité de le faire pour un moment, ce qui est moins réjouissant.
  4. Apparemment, dans l'affaire de Petraeus, il apparaîtrait qu'il aurait été dénoncé de l'intérieur (pour que l'enquête du FBI ait pu être déclenchée et surtout aboutir à quelque chose, il faut que ça ait été à la demande de quelqu'un à la CIA, et qu'en plus cette/ces personnes aient indiqué où regarder, en l'occurrence des échanges de mails sur un serveur précis), ce qui renvoie au fait qu'il n'a pas été bien accueilli par l'institution où il a amené beaucoup de gens de "son" équipe, des relations (évidemment nécessaire pour travailler en confiance), et qu'il s'agirait authentiquement d'un cas d'entrisme où les membres du "club" cherchent à descendre "l'étranger" au clan. Réaction institutionnelle, quoi. Par ailleurs, la femme en question est Paula Broadwell, une chercheuse et écrivaine par ailleurs ex officier d'active et officier dans l'Army Reserve, et surtout la biographe "officielle" de Petraeus, avec qui il a évidemment passé beaucoup de temps depuis l'Irak. Bon, en plus elle est pas trop mal, au moins, contrairement à beaucoup de ces affaires où on voit des hommes en vue se faire descendre leur carrière pour avoir baisé des tromblons ou des bimbos à la connerie affichée franchement débandante :lol:.
  5. Bien vu: non seulement il se fait choper à faire des cochoncetés, mais en plus il se fait choper à mentir en essayant de les cacher! Quelle honte, quelle incompétence! Gageons que les plus enragés de ses détracteurs sont des conservateurs bon tein qui s'attaquent d'autant plus ardemment à lui qu'ils ont leurs propres petites indiscrétions à cacher (à base de latex et coups de fouets, ou de jeunes éphèbes, comme ce fut le cas pour tant de leaders de la droite religieuse).
  6. Justement, c'est un mauvais bilan de compétences pour le chef des espions :lol:: il s'est fait choper. S'il était bon, personne ne l'aurait su: il vaut donc mieux qu'il quitte ce poste :lol:.
  7. C'était aussi arrivé à un PDG de Boeing il y a quelques années il me semble.
  8. Oui, l'armée française pour les Allemands était l'adversaire principal, mais pour l'atteindre, dans beaucoup de leurs plans, l'armée anglaise était la cible principale, et c'est pourquoi ils ont souvent fait porter une partie significative de leur effort sur elle: briser le dispositif anglais comme front continu était pour eux un but capital puisque les angliches avaient moins de profondeur derrière eux, un terrain en général plus plat, et surtout ils étaient, stratégiquement, le maillon stratégiquement le plus faible en ce que plutôt qu'encaisser une perte massive en cas de percée (la vraie "grande illusion" de cette guerre), ils faisaient tout pour garder les ports de la Manche ouverts pour rembarquer. Percer le front anglais, c'était de fait les sortir de la guerre continentale (et sans doute de la guerre tout court) et priver de ce fait les Alliés de 30-35% de leur effort terrestre sur le front ouest en plus de s'ouvrir le flanc gauche des Français: la faiblesse du dispositif anglais (qui fut aussi la force historique de l'Angleterre), c'est qu'ils n'avaient pas autant d'enjeux que les autres vu qu'ils sont une île, et que donc rembarquer était une option très tangible et capitale dans leurs calculs. Evidemment, le problème opératif de ce calcul est que la possibilité réelle de percer les dispositifs défensifs de cette époque (et d'avoir assez de réserves et d'élan pour exploiter cette percée de manière efficace sur un front aussi dense) est pour ainsi dire impossible (du moins avant 1918, et en fait seulement pour les Alliés): même dans la zone britannique (ou anglo-belge) du front, il y a suffisamment de profondeur pour se ressaisir quand les unités attaquantes sont de fait épuisées et saignées après 30 bornes en attaque et que réserves, et surtout appuis lourds ne peuvent suivre, et encore moins de manière coordonnée à grande échelle. Une bonne partie de cette perception vient de la compréhension décalée dans le temps de la vague de "grèves de l'attaque" dans l'armée française et de la constante réitération de la même erreur (depuis 1914 en fait) comme quoi l'armée française est "saignée" et moralement épuisée. Mais l'insistance sur l'attaque de l'armée anglaise vient aussi, outre le facteur stratégique/opératif décrit plus haut, de cette persistance dans les niveaux décisionnels allemands, à voir l'Angleterre comme une "nation soeur" avec qui il n'y a pas fondamentalement de litige indépassable (voire seulement un malentendu), et donc un adversaire dont la résolution à poursuivre est nettement plus faible, pour qui il n'y aurait besoin que d'une poussée décisive (les forcer à rembarquer) pour l'amener aux pourparlers ou au moins le sortir de fait du conflit, là où les Français, avec qui le "beef" est plus âpre, ne peuvent évidemment céder vu qu'ils sont le dos au mur sur leur propre terrain. Dans la vision historio-nombriliste anglaise jouent plusieurs choses: le jingoïsme à tous les étages, évidemment, qui n'est au final qu'un égocentrisme collectif comme tous les nationalismes (et dont ils ont gardé une plus grande portion que les Français apparemment, surtout dans le domaine de l'histoire militaire, "désappris", voire méprisé, en France depuis un bail), mais aussi la puissance du "marketing" de cette vision, qui a, contrairement à la France, une grande propension à se retrouver dans la littérature populaire/de grande audience (et la fiction en général: bouquins et parutions, mais aussi télé, ciné....). Ajoutez-y l'impact particulier de certains historiens (plus ou moins crédibles, mais le plus souvent chargés de préjugés et/ou avec un cahier des charges imposé par l'éditeur/commanditaire pour rameuter du monde) qui, pour diverses raisons, ont eu une influence importante à un moment donné, et le tableau est plus complet: feu John Keegan en est l'archétype, avec ses "grandes histoires" qui, de façon étrange et souvent franchement capillotractées, se ramènent et s'expliquent toujours à la base par le brave "Tommie" de base, paré des "vertus britanniques" et du professionalisme incomparable de la British Army :P (et sans doute d'une supériorité génétique qu'on ne mentionne pas comme telle mais qui est un tantinet sous-jacente), arrête les hordes adverses par son efficacité individuelle évidemment supérieure à toute autre . Ainsi de sa présentation du rôle du BEF, par exemple à l'été 14, où l'armée allemande et ses millions d'hommes sont toujours ralentis voire arrêtés localement par les quelques bataillons de fantassins professionnels britanniques chargés de toute l'expérience de la guerre des Boers :lol:: que font-ils? Ils savent se mettre en embuscade et tirer allongés de derrière des petits canaux (et évidemment, en bons britanniques, ils ne cèdent jamais :P), alors forcément ça explique tout et ils sauvent le monde :lol:.
  9. L'abstention est une chose plus délicate à calculer aux USA par rapport à nos propres référents mentaux: - la réalité qui compte est celle qu'on voit le moins: la participation qui importe réellement est celle Etat par Etat, et évidemment particulièrement celle des Swing States qui est de facto la seule encouragée. Structurellement, et c'est un problème dans le système américain, il y a environs 40-41 Etats où la participation sera de fait basse car ils sont verrouillés d'avance et considérés comme "bleus" ou "rouges", et les partis y font nettement moins campagne, concentrant leurs ressources sur les Swing States. Cela peut être relativisé par un découpage comté par comté, l'antenne locale d'un parti (la seule constante des partis: ils ne sont pas permanents au niveau fédéral en tant que structures, "n'existant" réellement que pendant les élections) pouvant forcer une campagne locale pour diverses raisons (une question particulière, un élu particulier considéré comme néfaste et mobilisant contre lui....), mais de fait, pour cette quarantaine d'Etats, c'est un peu comme des circonscriptions du genre de Neuilly ou du 16ème: du verrouillé d'avance, avec un comportement de tout ce qui participe au débat (médias, structures de levées de fonds, contributeurs, organisations....) structurellement organisé en ce sens, ce qui promeut un faible renouvellement des individus présents au Congrès et multiplie la difficulté rencontrée par les campagnes locales de l'opposition. - la participation aux USA est calculée par rapport au corps électoral dans son entier, pas seulement les électeurs inscrits: toute personne citoyenne et en âge de voter est comptée dans ce mode de calcul, et donc la participation peut être structurellement abaissée en terme de taux présenté par ce simple fait, surtout si on ajoute les divers problèmes liés à la "franchise" de vote (comme les politiques récemment vues sur les "voter ID" ou "voter suppressions", mais aussi le fait dans de nombreux Etats de déchoir certaines populations de leurs droits civiques: ex-taulards et parfois leurs familles avec eux, personnes ayant le même nom de famille que des taulards et des ex-taulards....). Et évidemment, il faut y ajouter le facteur précédemment mentionné: dans une quarantaine d'Etats, l'élection générale est pour ainsi dire sans enjeu, ou alors seulement dans certains comtés et/ou à certains moments face à un problème précis ou contre un élu précis (qui entraînent une mobilisation ponctuelle généralement non renouvelée). Peu de citoyens s'inscrivent sur les listes et votent dans ces Etats. A l'inverse, les Swing States (au moins ceux annoncés comme tels) voient des taux de "voter registration" et de vote nettement plus élevés, de même qu'une plus grande mobilisation militante. Il suffit de voir, cette année et l'an dernier, ce qui s'est passé dans le Wisconsin, l'Ohio ou le Michigan: des mobilisations militantes ont plusieurs fois dans la même année réuni des foules considérables et des pétitions (système légal de vote) de plus d'un million de votes pour obtenir diverses disposition, dont des élections anticipées (notamment un gouverneur controversé rappelé prématurément devant les urnes, cas rarissime).
  10. Apparemment, malgré un catholicisme militant, il y a aussi d'autres attitudes en jeu: les caucus latinos concourent tous pour dire que les latinos sont en général divisés sur des questions comme l'avortement (en ce moment, ils sont plutôt autour de 60% pour), mais en très grande majorité (contrairement aux populations de la "Bible Belt"), ce n'est pas un facteur qui influe sur leur décision de vote, les questions économiques et sociales (liées au niveau de vie) l'emportant de très très loin. Georges Bush Jr avait emporté le vote latino pour d'autres raisons (et une fadeur des candidats démocrates) mais a aussi durablement déçu les électeurs latinos. Le problème des républicains est qu'ils ne sont plus vraiment républicains en tant que mouvement; les "très" conservateurs, ultra-religieux et le tea party dominent l'appareil, le débat interne et les budgets, et les républicains "classiques" et "modérés" sont systématiquement blacboulés. Quand aux "liberal republicans" (historiquement la tendance dominante du parti, au moins jusqu'à la révolution reaganienne dont les prémisses sont posées dans la campagne de Barry Goldwater au milieu des années 60), ils sont désormais une espèce en danger. Le virage très à droite du parti est devenu trop contraignant, parce que trop à droite, et trop en décalage avec la population et son évolution démographique: le poids des retraités et actifs âgés y est trop grand, le poids des blancs (hors latinos, pas considérés comme blancs aux USA, mais comme "brown") trop important, et l'appareil du parti est trop tenu par les organisations qui en émanent pour se réformer facilement. Il leur faut garder nationalement et localement (2 logiques différentes et contraignantes) ces électorats et organisations qui en demandent toujours plus dans certaines lignes radicales, ce qui est de plus en plus incompatible avec d'autres électorats qu'il leur faudrait conquérir. L'un des résultats visibles en terme de ligne d'action durable depuis les années 90 est de systématiquement tout faire pour réduire la participation électorale (qui favorise ces électorats républicains hardcore: les retraités votent beaucoup plus, les actifs âgés disposent plus facilement de temps pour voter et militer, les associations religieuses peuvent travailler le terrain à l'année), ce qui ne devrait pas être une ligne directrice dans un parti majeur d'un pays démocratique.... Mais l'est pourtant.
  11. Ils ont quand même conservé la Chambre, avec une marge confortable, accru leur nombre de gouverneurs (y compris dans des swing states où le versant présidentiel a vu passer Obama), vraiment beaucoup d'élus dans les chambres de commerce, pas mal de parlements d'Etats, passé plusieur référendums (et j'ai pas regardé les résultats pour la branche judiciaire).... Plutôt impressionnant quand on considère le décalage du "message" républicain ces derniers temps, son décalage caricatural avec la société civile (emblématique sur la question de l'avortement, par exemple, et plus encore le ton réellement visuel, violent et parfois énormissime des "pro life" cette année) et plus encore avec l'évolution démographique, la participation.... Mais aussi surprenant quand on intègre la "october surprise" (en fait la surprise de novembre) que fut Sandy et sa gestion de crise très favorable au vote démocrate. L'un dans l'autre, c'est un résultat somme toute mauvais pour les républicains, mais pas assez mauvais pour les inciter à changer, comme les élections de 2010 qui, avec leur lot de succès (notamment à la Chambre et dans nombre d'élections d'Etats), ont caché d'autres problèmes sur fond d'engouement temporaire et mal renseigné sur les apparences du "tea party". La participation a fait une énorme différence, et heureusement, c'est rassurant de constater que l'électorat a pu se mobiliser et voter: mais le problème d'un tel différentiel sur le fric est que le fric tend à gagner avec le temps vu qu'il reste et qu'il est, pour les républicains, plus facile à mobiliser (encore plus parce qu'il s'agit de peu de monde: peu de gens très riches qui filent beaucoup) que de vastes populations d'électeurs individuels pour les démocrates (surtout s'ils subissent l'usure du pouvoir). L'enjeu pour les démocrates va être de faire passer des réformes un peu sérieuses sur les listes électorales et leur sanctification (contre le harcèlement constant et tous azimuths des pouvoirs locaux républicains), mais aussi sur la préservation de leurs financements, avant tout via les syndicats (très attaqués et amoindris là où les républicains sont forts) qui restent la base de leur machinerie de campagne et leur fond de roulement financier et organisationnel (aujourd'hui très affaibli par la perte de revenus de la classe moyenne et une moindre syndicalisation, et aussi partiellement décrédibilisé par moult histoires de corruption, inévitables dans de grandes organisations). Les démocrates pourront-ils à chaque élection soulever autant d'enthousiasme afin de booster la participation hors de sa moyenne habituelle (faut avoir, localement et nationalement, des candidats qui sortent du lot: là, ce fut le cas avec Obama et l'inquiétant extrêmisme décomplexé des conservateurs, mais aussi avec des candidats locaux marquants comme Bernie Sanders, Elizabeth Warren, Tulsi Gabbard, Claire McCaskill....). Mais bon, pour l'instant ce fut rassurant de voir des gens prêts à patienter jusqu'à 8h dans des files d'attentes devant des bureaux de vote: plus encore que la participation dans l'absolu, le fait de voir les conditions qu'elle impliquait pour être concrétisée en vote (autre exemple, les bulletins en Floride: 10 pages en petit texte juridique avec l'intégralité des textes de referendum en cours, imbittables et faites pour l'être pour décourager les votants) a été un vrai spectacle. Mais cette mobilisation d'exception peut-elle être réitérée systématiquement dans le système tel qu'il fonctionne actuellement? Quand la participation tourne autour de 50%, soit la "norme" pour les USA, les républicains ont l'avantage (encore pour un moment même si l'évolution démographique peut changer cela, au moins dans un certain nombre d'Etats), si elle franchit les 60-65%, les démocrates ont un avantage plutôt net (à tempérer par l'usure du pouvoir/la déception s'ils sont "en place"), mais une telle mobilisation est encore anormale pour les USA, donc réclame beaucoup d'efforts (avant tout en militantisme et moyens organisationnels et humains) et/ou des situations exceptionnelles. Tandis que le fric, lui, est plus facilement mobilisable pour les républicains, avec nettement moins d'effort "humain" requis. Personnellement, vu la teneur des propos et contenus de campagne républicains, le niveau hallucinant de mensonges réellement hors de la réalité (échelle "en direct de la planète Boulgroz", ou plutôt Kolab, l'origine des Mormons :lol:), les délires programmatiques et les bourdes de campagne, je trouve quand même terrible que les républicains fassent de tels scores. Au niveau du "hard money", le jeu était relativement égal entre les campagnes présidentielles, et pas trop déséquilibré dans les campagnes d'Etats et parlementaires, mais le "soft money" (qui n'est théoriquement pas coordonné avec les campagnes mais l'est en réalité) a vu un jeu terriblement inégal imposer un paysage multimédia (et autres biais: courriers, infos, censément neutres, sollicitations, communication dans des entreprises....), une atmosphère générale dont la puissance n'est pas à mésestimer au-delà des résultats d'une seule élection. Plus encore, le jeu du soft mone continue entre 2 élections: ce sont des organismes permanents qui claquent tous les jours et s'inscrivent dans le paysage médiatique et informationnel général (instituts "de recherche" et publications en tous genres, communautés, associations, paroisses....) et coexistent tout simplement au quotidien avec cette vaste nébuleuse qu'on appelle "lobbying" (au niveau des institutios fédérales, mais aussi des parlements et autorités d'Etats et locales). Au final, le plus grand pouvoir de l'argent, via ce système très varié et organisé, est de "voter" tous les jours, et non pas tous les 2 ou 4 ans, de faire pression sur des élus (entre autres) et décideurs qui eux, dès leur élection, doivent aller se prostituer entre 60 et 75% de leur temps (estimations partagées par la plupart des analystes toutes tendances confondues) pour amasser des fonds de campagne pour le cycle électoral suivant.
  12. Et ça aurait obtenu quoi, un an en Afghanistan? Foutre le bordel, mettre à bas l'Etat taliban 1.0 et repartir, et les talibans seraient revenus encore plus tôt que 2005-2006, avec développement massif du bordel en Asie centrale, explosion de la culture du pavot, un petit rebattage de cartes rapide de l'intérieur du pays et un Etat taliban 2.0 encore plus rapide à se remettre en place. Quel résultat concret? Quel intérêt de claquer des vies et des milliards, des centaines de milliards pour ça? Pire encore, quel intérêt de semer le bochson dans une région déjà chaotique et causant moult problèmes pour ça? Si on ajoute l'Irak, quel intérêt de bouleverser la scène internationale, d'accroître les tensions pour ça? Ca peut donner l'impression que quelque chose a été fait, mais quelques mois, et après, une opinion publique a l'impression de s'être fait prendre pour un tas de cons par des politiciens s'offrant une petite période de calme et de consensus qui évitent les questions. Le propre de ce genre de choses est avant tout de servir d'instrument à des dirigeants, des instruments pour s'offrir plus de latitude, moins de comptes à rendre, de la mobilisation des peurs pour pointer des doigts sur tout et n'importe quoi.... Et c'est en partie pour ça que c'est une spirale, une fuite en avant permanente comme le furent les années Bush. L'un des paradoxes apparents de ce genre de choses, particulièrement dans l'Amérique actuelle, est qu'il est très facile et souvent politiquement (et économiquement pour les soutiens particuliers des décideurs, mais rarement pour le pays) opportun de déclencher une guerre, et quasiment impossible de s'en dépatouiller et de se barrer (surtout rapidement). Les ricains ont eu besoin d'un résultat concret (au moins symboliquement) et visible pour pouvoir commencer à se désengager d'Afghanistan; il a fallu dézinguer Ben Laden, soit 10 ans. Après Municn, les Israéliens se sont contentés d'organiser une chasse à l'homme sur les responsables de l'opération: nettement moins cher et plus efficace, causant moins de problèmes avec d'autres pays, ne déstabilisant aucune région.... S'il faut rester dans le 11 septembre, je cmprends difficilement l'intérêt général du pays de bousiller des libertés publiques, de diviser leur pays comme jamais depuis le mccarthysme, de foutre en l'air beaucoup de capital politique sur la scène mondiale, de dépenser des fortunes et des vies pour obtenir si peu. L'intérêt d'Al Qaida, de toutes les mouvances islamistes et de beaucoup de maffias et mouvements (et Etats) anti-américains, je le vois très bien. L'intérêt des néo-conservateurs, de l'extrême droite américaine et de tout le secteur armement/sécurité/pétrole/BTP, je le vis très très bien. L'intérêt des Américains et de la lutte contre le "terrorisme", je ne le vois nulle part, ni concrètement ni symboliquement. Le 11 septembre aurait pu être un truc 10 fois moins énorme si le gouvernement Bush n'en avait pas fait un tel patacaisse justifiant une telle réaction, allant chercher les responsables dans l'ombre au lieu de les sortir à la lumière et de leur offrir un piédestal. La réaction américaine a accru le problème terroriste (et mis 10 ans a réduire le seul petit problème Al Qaida, non sans qu'il ait d'ailleurs au passage essaimé et créé des franchises qui posent aujourd'hui problème), l'hostilité à l'occident, l'instabilité dans plusieurs régions sensibles du monde....
  13. Les USA ne se sont pas lancés dans une guerre pour 2403 victimes militaires ou non: la guerre était inévitable bien avant Pearl Harbour et couvait depuis longtemps, les dispositifs militaires étaient déjà fondamentalement préparés à une guerre contre le Japon, la concurrence des USA et du Japon en Asie avait déjà passé le point de non retour et l'embargo sur les produits pétroliers contre le Japon tout comme le gel des avoirs japonais étaient déjà en soi des casus belli. L'attitude du Japon et sa lancée rendaient la chose inévitable. Dans un tel contexte, Pearl Harbour était le prétexte. Et le Japon est un Etat, donc une menace autrement plus structurelle, importante et constante: qui plus est un Etat expansionniste qui menaçait les intérêts des USA en Asie tels qu'ils les voyaient (virtuellement, l'expansion japonaise aurait fermé l'Asie et l'insulinde au commerce américain), un Etat qui était déjà en guerre avec des alliés américains, et un Etat qui, avec ses alliés, portait une vue des relations internationales contradictoires avec les intérêts (économiques, politiques, symboliques/philosophiques) américains dont une partie sont une certaine vision des "libertés" fondamentales (à commencer par celle des mers, mais ne négligeant pas forcément celle des peuples, en partie parce qu'elle est vue comme le meilleur garant de stabilité). Et tu crois une seconde que ça disparaîtrait du paysage "une bonne fois pour toute"? Ca en fera toujours partie, ce sera toujours là. C'est terrible, mais y'a plus que moyen de contenir ça, de lutter contre, d'en contenir les effets, de mieux anticiper.... Et de réduire cette nuisance constante à un seuil "tolérable" pour une société sans avoir à se foutre en état de guerre permanent et balancer aux chiottes ce qui fait le contrat social d'une nation dès lors que des terroristes/activistes font péter un truc. Historiquement d'ailleurs, c'est ce qu'ils ont souvent cherché, parce qu'un Etat se rend très vite insupportable, ou au minimum perd vite la confiance d'une bonne partie de sa population (ou de la population concernée si c'est hors du territoire) quand il se lance dans cette spirale qui a pour principal effet de créer défiance, instabilité, violence.... Et de ne pas réduire les problèmes visés mais au contraire de créer un terrau qui leur est favorable (à eux en particulier ou à d'autres). "Qui troque ses libertés pour l'illusion d'un peu plus de sécurité ne mérite ni liberté ni sécurité" (B Franklin).
  14. Désolé, mais là tu es dans l'incantation et l'imaginaire, sans doute satisfaisant pour les envies, mais absolument déconnecté de la réalité, à commencer par la réalité de ce qui marche, de ce qui est efficace. Jamais le comportement le plus brutal n'a empêché les attaques, jamais il n'a éliminé les menaces du type décrit; faut généralement ancrer un raisonnement dans une forme de réalité, parce que là tu fais dans le wishful thinking et la pensée magique. Pour tes exemples cités: la terreur n'a pas amené grand chose sinon une contre terreur, des soulèvements, et surtout le 9 thermidor et une élimination généralisée des perpétrateurs en chef de la Convention. L'épuration des collabos n'a pas amené grand-chose sinon la création d'une loi du silence sur certains sujets publics dont on souffre encore aujourd'hui (et qui conditionne une bonne partie de la bien pensance) et en général les collabos d'un certain calibre sont passés au travers, laissant le menu fretin sans importance et quelques figures hautes en couleur se faire pincer, avec pendant quelques mois une montée de fièvre et le risque authentique que le pays parte en couille sous l'impact de milices armées et de courants d'opinions radicaux (les plus radicaux étant moins des convaincus que des activistes cherchant à s'imposer via cette "cause" et la bouc-émissarisation à outrance des collabos). Ridicule, inefficace et puéril, et surtout le moyen d'imposer un tout autre agenda politique. Quand à la répression féroce en Afrique du Nord, on sait ce qu'elle a donné.... Ca me frappe pas comme un exemple d'efficacité, et encore moins comme le moyen de préserver un contrat social satisfaisant pour les gens qui vivent dans un espace donné. Ces groupes ne peuvent porter de coups autres que symboliques à l'échelle d'une nation conséquente: rien "d'existentiel". Même si un groupe crashait un 747 sur le Parlement réuni en Congrès avec en plus tout l'exécutif rassemblé dedans, même si un tanker pétait dans un grand port, ce n'est rien d'existentiel. Et la première défaite serait de leur accorder une importance qu'ils ne à de tels groupes une audience, un crédit, et en définitive des moyens et une emprise incomparables. Ridicule et puéril, et pire encore, inefficace et contre-productif. Et on ne tue pas une idéologie: c'est justement ça qu'on ne peut pas tuer, et surtout ça qu'il ne faut pas fueler. Ce n'est pas parce que tu affirmes que ça peut l'être que la réalité va changer pour autant: démanteler des organisations, les suivre, se renseigner, frapper ponctuellement et si possible discrètement, ça peut se faire, mais espérer "le grand soir" et la "victoire définitive" contre des adversaires sans centre, purement idéologiques, protéiformes.... C'est illusoire, et le mode d'action que tu recommandes serait appelé à devenir l'état permanent du pays. C'est pas parce que tu décrètes que l'état de guerre doit être ponctuel et exceptionnel et que la victoire sera rapide si on donne dans l'extrême gore et la brutalité inique que ça a le moindre ancrage dans la réalité. En revanche, ce qui est une certitude est qu'utiliser l'Etat de guerre comme moyen d'imposer un autre agenda politique, de bouffer la sphère publique et au final de vider progressivement de leur sens les libertés publiques, ça c'est une constante de l'histoire politique. Pitié les incantations. C'est du creux et des grands mots qui servent juste à justifier tout et n'importe quoi. Ce que tu recommandes reviendrait à détruire les libertés.... Au nom de la liberté? Avec juste la promesse illusoire que "c'est pour le bien général et pour pas longtemps" :lol:. La musique est connue. "L'honneur", la "fierté"... De quoi? De se couvrir comme des tarlouzes en pointant des flingues dans toutes les directions, de renoncer à ce qui fait le contrat social parce qu'on a pris une piqûre de moustique (ou même un bon bleu)? De tout arrêter parce qu'on a une plaie et qu'on s'excite en chialant et en pestant pour taper le méchant nabot qui a fait ça? C'est de fait donner la victoire au dit nabot et c'est de la réaction de gamin. On peut comparer à cet égard la réaction des USA post 11 septembre, immature et contre-productive, et pire encore contraire à leurs intérêts fondamentaux, et celle de la Norvège après le massacre des gamins par l'excité aux armes automatiques (toute proportion gardée), adulte et pertinente. Les Norvégiens n'ont pas décrété la loi martiale pour aller à la poursuite sauvage de tous les fondamentalistes chrétiens ou autres, de tous les nationalistes violents, dans une quête perpétuelle orientant vers un amenuisement de l'Etat de droit, il n'ont pas fait de "loi des suspects" ou de "patriot act"....
  15. Moi je parle de l'intérêt national: rien à péter des petits groupes, même si ils parviennent à faire un grand truc. L'expérience américaine des 11 dernières années devrait à elle seule inspirer un peu de réflexion. L'intérêt supérieur du pays, c'est de faire du business, de développer son capital politique et économique partout où faire se peut, préserver sa sécurité au sens général ET garantir son mode de vie (libertés publiques et niveau de vie économique). Le reste est annexe, et c'est pas une piqûre de moustique, aussi symbolique soit-elle (comme le 11 septembre) qui y change quoi que ce soit. Pour chasser des petits groupes et réseaux, on peut développer les services secrets (surtout en France) et le renseignement en général, développer des accords diplomatiques bilatéraux ou unilatéraux pour fluidifier la poursuite de ce genre d'adversaires et la collecte de renseignement. Des adversaire de ce type (réseaux terroristes, réseaux maffieux, mouvements politiques faisant dans "l'action extérieure" pour X ou Y raisons....), y'en a 13 à la douzaine, ils sont permanents, ils se reforment en permanence, et si jamais un est totalement anéanti, y'en a 2 autres qui viennent sur le radar immédiatement. Il n'y a pas de victoire contre ça, mais une lutte permanente, continue, qui doit être bien menée. Mais s'il faut considérer cette nuisance, qui devient une constante dans le monde globalisé, comme une guerre, alors on se garantit l'état de guerre perpétuelle, et un pays qui se lance là-dedans et adopte le régime d'état de guerre ad vitam, désolé, très peu pour moi: aucune intention d'y vivre, et y'a pas grand monde qui l'acceptera longtemps. Ce qui caractérise l'état de guerre est son exceptionnalité: la menace à laquelle tu fait référence est désormais une constante de notre paysage. Faut arrêter d'imaginer/de fantasmer une "victoire" définitive sur ce fait désormais permanent qui impose de trouver un équilibre adéquat, mais pas de foutre aux chiottes les libertés publiques et la constitution juste parce que ça donnerait ou non plus de moyens d'action à l'Etat. Fais ça, et tu te retrouveras rapidement avec plein de nouveaux mouvements "idéologiques" adverses.... Ceux de ton propre territoire qui réclameront leurs libertés publiques (ou leur indépendance s'ils sont géographiquement localisés). Evidemment, tu finis assez rapidement par labelliser un max de monde comme "traîtres", c'est bien commode. Le propre de l'état de guerre est d'avoir beaucoup de latitude pour dire "vous êtes avec moi ou contre moi", ce qui laisse peu de place pour quoi que ce soit, et surtout de refiler à un très petit nombre de personnes la faculté de labelliser "traître" quiconque les emmerde, quiconque n'est pas d'accord avec eux, quiconque veut leur rappeler qu'ils ne sont pas des monarques et que d'autres gens (aussi appelés "population") ont des droits ou ont en tout cas modérément envie d'être considérés comme de la merde, pressurables à merci et à la disposition d'un état juridique arbitraire. TOUTES les démocraties, tous les Etats de droit, ont passé et passent encore beaucoup de temps à mettre en place des barrières et rechercher des équilibres pour éviter que les dispositions d'un Etat de guerre soient trop facilement employées (partiellement ou totalement: le principe même du secret défense en est un exemple), ou trop aisément employables. Toi, tu décris en version simplifiée le mode de passage typique à la dictature, avec en arrière fond de pensée la naïveté suprême et double de croire qu'il y a une "victoire" possible contre les adversaires indiqués, et qu'on revient en arrière facilement (encore cette idée du mode "on/off: le monde réel marche autrement). Ce qui est une mascarade, c'est ce fantasme de "victoire" que tu te racontes et qui ne correspond qu'à une seule réalité culturellement implantée dans les esprits: la victoire décisive contre un adversaire classique, soit un Etat, avec un territoire qu'on saisit, une population qu'on subjugue, un drapeau qu'on plante au centre de la capitale adverse (en bon état ou non), les excuses et les réparations qu'on exige et les produits qu'on leur impose d'acheter. Avec accessoirement deux parades au son des cuivres: une dans chaque capitale des 2 adversaires. Ca, c'est la seule victoire claire et nette (et en fait rarement définitive) qui ait jamais existé, avec évidemment l'anéantissement total d'une population, qui se pratique assez peu, avant tout parce que c'est logistiquement quasiment impossible dans la plupart des cas (en évitant l'aspect humain). Si tu crois en plus une seule seconde qu'on peut se permettre d'ignorer le reste du monde quand on traite un adversaire, tu vis sur une autre planète: les règles du jeu ne cessent pas d'exister, y'a pas de bouton on/off pour ça, et pas de "mode guerre" imaginaire qui ferait s'arrêter le monde extérieur, surtout pour un pays très impliqué dans les grands flux et relations du monde et qui en dépend étroitement. Ca n'est jamais arrivé depuis qu'il y a des Etats, et ça n'arrivera jamais, et aucune guerre n'a jamais fonctionné ainsi.
  16. Est-ce vraiment le problème? Un pays comme l'Australie a démographiquement bien plus que 100 fois de quoi armer une marine plusieurs fois plus importante que celle qu'elle a actuellement. C'est pas un problème de manque de jeunes et de moins de 40-45 ans en général, c'est un problème de vocations pour ces métiers, de rémunérations, d'attractivité.... A moins d'établir un genre de service civil et militaire généralisé qui fournirait de façon prévisible un volant annuel largement suffisant (complétant un encadrement professionnel aux conditions d'emploi nettement revues à la hausse), c'est un problème auquel les sociétés développées vont devoir s'attaquer un peu sérieusement un de ces quatre, ne serait-ce qu'en raison du niveau très élevé d'une bonne partie des profils requis. A moins évidemment aussi d'avoir, pour certains pays développés, un adversaire nettement perçu dans l'opinion comme une menace concrète (et la conscience qui va avec dans les médias, l'atmosphère ambiante.... Qui ont tendance à accroître structurellement les vocations), y'a pas d'autre moyen: les difficultés économiques n'ont pas tant boosté que ça le recrutement hormis pour les plus bas profils (ce qui avait aidé l'armée de terre australienne par exemple pour fournir des soldats du rang, même s'ils n'avaient pas su/pu profiter de l'aubaine faute de structures d'accueil/formation suffisantes). Dès lors que tu parles de gens assez qualifiés, voire très qualifiés, qui ont beaucoup d'opportunités et un niveau d'information supérieur (plus le sentiment "de sécurité" qui va avec), la vocation chute radicalement. Dans une arme comme la marine (et plus encore la sous-marinade) où le taux de qualification exigé est proportionnellement plus élevé ET où le mode de vie appelle à des absences (et une relative "déconnexion" de la vie courante) plus régulières (donc un mode de vie de plus en plus en décalage avec la société actuelle), l'effet peut être sans appel.
  17. Gné? J'ai rien dit sur l'indépendantisme putatif de la Guyane; je répondais à un post disant que la Guyane indépendante ferait ce qu'elle voudrait du pétrole, que le rapport de force pencherait en sa faveur. Mon point était juste de pointer qu'une Guyane indépendante serait un jouet pour les compagnies pétrolières qui s'y engouffreraient. Elle n'aurait aucun moyen (expertise, contrôle du territoire, économie, police, armée) d'être un acteur bien sérieux et deviendrait un Etat pantin des exploitants qui y viendraient. Mon post n'indiquait rien de plus et certainement pas la probabilité ou non d'un indépendantisme majoritaire.
  18. Si le pays concerné est suffisamment important et ses institutions solides: un micro Etat comme le serait une Guyane indépendante serait rapidement achetée par une compagnie pétrolière qui n'aurait même pas à dépenser plus que de la "petite monnaie" (pour une compagnie pétrolière) pour contrôler quelques personnages clés. Dans cette situation hypothétique, que serait la Guyane? Un micro Etat peu développé et pas très peuplé, contrôlant difficilement son territoire, sans économie conséquente, entièrement dépendant de cette nouvelle rente et pas vraiment apte à la défendre et à la contrôler par elle-même.
  19. Le bon point pour eux: la partie au top de l'army restera réellement au top en ayant une division "complète" (3 brigades avec leur EM et des moyens propres permanents) et une brigade Air Assault petite mais aussi "complète" organiquement. Le mauvais: la partie "adaptable force" semble le truc destiné à subir les aléas budgétaires annuels, à être le Pierre déshabillé pour habiller Paul, à être en partie un plastron pour dire "on a X soldats" sans que les unités soient réellement toutes tenues à niveau, et avec les "territorials" upgradés en nom pour donner du style (un peu le coup des Lafayette bombardées comme frégates de 1er rang).
  20. Et la France fait des affaires avec le reste du monde tous les jours, dépend étroitement du commerce extérieur et n'est nullement un partenaire incontournable. La France n'est pas les USA et ne peut se permettre de chier sur tant de trucs que ça.... Et même les USA ont compris le coût du business après avoir opéré ainsi quelques années avec un Cheney utilisant ce même "et?" pour répondre: beaucoup de choses deviennent plus cher dans les négos de tous types, les décisions se prennent plus lentement, les partenaires mettent plus de conditions, délaient plus, y'a moins de gens qui répondent rapidement au téléphone.... Et les pays qui ne sont pas forcément trop proches des USA commencent à se parler plus entre eux et à envisager des solutions nouvelles, se ralliant et proposant plus de trucs aux autres poids lourds (ou en fait à l'autre poids lourd).... Pas forcément spectaculaire au sens où ces rétorsions ne s'affichent que peu publiquement, n'arrivent pas en une vague massive et visible au 20h, mais elles font mal, elles compliquent la vie, elles coûtent cher sur bien des plans, elles réduisent les marges de manoeuvre d'un pays dans le "world business" et nuisent infiniment plus aux intérêts nationaux qu'une connerie de groupe terroriste à la capacité de nuisance négligeable, et qui ne commence à être réellement une capacité de nuisance QUE si on en fait tout un monde, si on hurle à la mort et on s'agite dans tous les sens. Bien sûr que si: il y a une lutte continuelle contre ces menaces. Il est illusoire de croire que c'est le genre de trucs qui a une fin: c'est comme le crime, éternel. Le fait de dire qu'il n'y a pas de solution, c'est juste une réaction de frustration pour dire qu'il n'y a pas de moyens de mettre un point final et avoir un "happily ever after" après, mais comme c'est pas un conte de fée avec une fin, on regarde ce qui se passe. C'est comme la guerre classique: aucun conflit n'a jamais mis fin à la guerre, alors les pays continuent à avoir des armées et à les tenir plus ou moins à jour pour la suivante, ou surtout pour dissuader de faire la suivante. Là, c'est pareil, en plus petit: comme pour la criminalité, il y a des organismes et des dispositifs pour suivre et taper, et recommencer tous les jours, sans démolir une constitution ou annuler l'Etat de droit simplement parce que ça défoule et qu'on croit que ce sera plus efficace au nom de cette illusion infantile "d'en finir une fois pour toute". Cette conflictualité contre des groupes et réseaux non étatiques, c'est tous les jours, sur de nombreux fronts, et pour très longtemps. Blablabla: les grands mots et les simplismes ne font pas des vérités. C'est avec ce genre de démagogie qu'il y a toujours un politicard pour justifier l'exceptionnel et la suppression ou la limitation d'un droit de plus au nom de "la cause", au nom du fait que l'Etat de droit, c'est pas commode pour lutter contre "l'ennemi" (et y'a TOUJOURS un ennemi à aller choper), pour justifier toujours un petit abus de plus (c'est un bon fix pour un dirigeant; ça facilite la vie). Les ricains ont fait ça il y a 10 ans et ça commence sérieusement à revenir pleins pots dans leur débat politique. Tu vis sur Mars ou quoi? La "War on terror" comme la "war on drugs", ce sont pas des slogans de com, juste le titre génériques de programmes, d'axes politiques orientant d'énormes actions continuelles et de longue durée, des game changers sur tous les plans institutionnels et politiques, des masses de fric hallucinantes et des moyens mobilisés dantesques, des problèmes de tous ordres (y compris l'explosion de la consommation et de la production de came, d'ailleurs dans les 2 "mascarades", le renforcement des entités non étatiques visées, des tensions internationales accrues, des relations diplomatiques rendues plus difficiles, donc plus coûteuses....) et l'affaiblissement de plusieurs Etats dans des régions sensibles. On n'a apparemment pas la même définition de "mascarade", parce que ces 2 titres "punchy" dignes de mauvais films de série B recouvrent 2 des politiques qui ont le plus influé sur le monde de ces 30 dernières années, des réalités d'une ampleur gigantesque et qui précisément recourent aux expédients que tu recommandes au nom de même grands discours et platitudes sur la "luttre contre l'oppression", la "poursuite de l'ennemi de la liberté" ou ce genre de répliques que même Michael Bay foutrait pas dans ses films. Et comme par hasard, ce sont aussi deux des politiques de conflictualité les plus foirées et coûteuses qui aient jamais été.
  21. Le "salafisme" n'est même pas une entité: il y a des organisations salafistes, mais ce n'est pas un machin analogue même à l'Eglise. Ce n'est ni unifié, ni structuré même comme une organisation: certaines sont légitimes et légales avec des activités légitimes et légales, quelle que soit la façon dont on considère leur credo ou leur activisme missionnaire, d'autres servent plus de paravent pour des activités moins avouables, beaucoup sont à cheval entre les deux sans qu'on puisse exactement savoir comment et/ou le prouver, et enfin beaucoup de gens suivent des enseignements qui en émanent ou adhèrent à leur agenda d'une façon modérée ou extrêmiste sans être membre d'aucune organisation particulière ou en l'étant d'organisations parfaitement légitimes. Par ailleurs, les organisations existantes sont présentes dans des pays, et leurs membres et/ou chefs de files, ou sympathisants aussi: commence à t'attaquer à eux de façon ouverte, et tu as rapidement des problèmes avec les dits pays, et on entre là dans le jeu des relations internationales qui implique des coûts et des problèmes nettement plus lourds et complexes. Quand les pays concernés peuvent être l'Arabie Saoudite, ça implique vraiment de lourds problèmes potentiels de tous ordres (et ça amène en plus les USA dans le trip et sur notre dos; même s'ils s'en foutent, ils feraient payer cher le fait de s'en foutre et de ne rien faire, c'est ça les relations entre Etats). Par ailleurs, pourquoi leur accorder une importance qu'ils n'ont pas? Ce sont des micro-nuisances, malgré toute la propagande post 9/11, le sensationalisme journalistique et politique, et l'aspect spectaculaire (et authentiquement dommageable) de certaines de leurs actions. Ce qui est sûr, c'est que la "war on terrorism" leur a justement donné une importance mondiale, un écho qu'ils n'auraient jamais eu autrement, une incitation à se concerter et à trouver des terrains d'entente qu'ils n'auraient autrement pas eu, des accès à des financements nouveaux (voir l'histoire et l'évolution du seul cas du pavot en Afghanistan avant et après l'arrivée des occidentaux), un boost énorme de leur recrutement.... Ils restent de la nuisance sans plus, mais elle aurait pu demeurer largement plus petite. Et le propre des mouvances et entités non étatiques, des réseaux et autres formes d'organisations ayant vocation à venir contester le turf des Etats d'une manière ou d'une autre, est d'être une menace constante: ça a toujours été là, et ça sera toujours là. Et quand on est un pays ayant encore une vocation et une obligation à concourir au maintien d'un ordre mondial, on a forcément vocation à intervenir un peu partout ou à au moins être prêt à le faire, ce qui veut dire qu'on serait de ce fait, si on accordait l'importance que tu souhaites à toute forme de violence armée active, qu'on serait à jamais en état de guerre permanent.... Et du coup qu'on s'y adapterait toujours un peu plus pour optimiser le fonctionnement institutionnel afin de maximiser l'efficacité d'un dispositif de guerre. Ceux qui se disent libéraux ont pour principal argument (qui a bien des mérites en l'occurrence) que la liberté s'efface toujours en temps de guerre et que la guerre a été historiquement et reste encore le moment et le moyen du développement démesuré de l'Etat pour contrôler le plus possible la société civile dans tous ses aspects. Un Etat de guerre perpétuel garantirait le rognage perpétuel des libertés et l'affirmation graduelle d'un mode de gouvernance très peu démocratique et surtout très peu enclin à rendre des comptes (il suffit de voir les simples "petits" abus qu'en temps de paix, on réalise avec l'usage du secret défense pour cacher tout ce qu'on veut garder secret et qui n'a pas forcément grand chose à voir avec l'intérêt national). Dernier point: déclarer la guerre à tout bout de champ contre n'importe quels branleurs qui s'organisent en réseau, s'arment et se donnent un nom et un drapeau et font authentiquement chier un pays, une région.... Fait perdre le sens de ce qu'est une "grande" guerre, et plus spécifiquement, ce qu'est pour un pays le fait d'être en état de guerre: c'est exceptionnel, ça implique des sacrifices momentanés (notamment au niveau des libertés) et des privations, une disruption de la vie courante (qui peut retrouver un autre rythme si la guerre dure, mais ce rythme n'est pas soutenable forcément longtemps, ce qui amène des problèmes de stabilité) et surtout de mauvaises habitudes, notamment au niveau de la gouvernance. Ces habitudes sont vite prises et pas vite lâchées. Faut-il organiser autrement le mode de prise de décision et d'organisation de l'Etat pour optimise la lutte contre des entités non étatiques dans des Etats affaiblis, faillis, ou même fondamentalement stables, et/ou sur les axes commerciaux? Oui, certainement. Faut-il organiser autrement le dispositif de sécurité (pas que militaire donc) pour avoir les moyens de mener efficacement et longtemps cette lutte qui est un fait constant et pas appelé à disparaître? Sans doute, et il y a d'ailleurs un article de Benoît Bihan dans un des derniers DSI sur le sujet. Mais faut-il en arriver à un état de guerre permanent dans un pays? Certainement pas, c'est la recette de l'échec et surtout d'une bonne mesure de victoire d'adversaires idéologiques tels qu'Al Qaida (en tant qu'entité, un truc minable, mais les Américains ont tout fait pour donner à leur action résultats et écho mondiaux): le Patriot Act aux USA est en soi une victoire de Ben Laden. Ce sont tout sauf "juste des mots": ce sont des programmes, des mobilisations de moyens et d'opinions, des dispositifs juridiques et législatifs, des game changers sur l'échiquier politique intérieur américain et sur l'échiquier diplomatique, des focalisations disproportionnées sur des sujets qui auraient pu rester mineurs, des gouffres à pognon terrifiants (avec leur impact sur les dettes nationales entre autres).... Ces "mots" ont radicalement changé la scène politique américaine, creusé le déficit, créé un appareil sécuritaire sans précédent, des changements législatifs dangereux, des polarisations instrumentalisées de larges pans de l'opinion, des conséquences internationales désastreuses et coûteuses à tous égards.... Et la seule chose qu'ils n'ont pas produit, ce sont des résultats: ils ont aggravé des problèmes existants et en ont créé d'autres, sans rien, strictement rien, résoudre. Dans le genre politique débile, c'est l'exemple même de sur-réactions indues de la part de leaders et de castes politiques avides, corrompues, irresponsables, et surtout, pour certains, de tapettes sur-réagissant comme des pucelles devant un satyre (pas mal d'échos ont circulé sur le pourquoi de l'inepte polémique sur la torture -truc réellement inutile et coûteux politiquement- et la responsabilité d'un Dick Cheney jouant nettement au-dessus de sa catégorie: un peureux qui réagit comme un enfant terrifié, ce que son "accident de chasse" semblerait confirmer de son caractère personnel).
  22. Le no man's land n'est pas miné ? Ou le gars a vraiment eu du bol?
  23. Le salafisme n'est pas un pays ou même une entité juridique, n'a pas réellement d'institutions centrales chargées de représenter une "population" qui ne lui est pas assujettie. Déclarer "la guerre au salafisme", c'est la même chose que les trucs américains genre la "war on terrorism" et la "war on drugs" aux résultats peu réellement probants dans les 2 cas (et si la mort de Ben Laden a eu un vrai impact sur le moral américain, ça n'a pas été le cas sur le terrorisme islamiste au niveau mondial). Deux gadgets de communication pour se donner l'impression de faire quelque chose, et deux occasions de claquer des milliards pour un faible résultat, aggraver des problèmes existants, compliquer des relations internationales et s'étaler sans fin.... Sans compter les dommages faits aux libertés civiles aux USA et le pourrissement aggravé du fonctionnement des institutions. "Déclarer la guerre" peut sonner viril, mais en l'occurrence, ça sert pas à grand-chose d'agiter le machin pour n'importe quoi. Il y a le plus souvent bien plus à craindre des politiciens qui utilisent le procédé que des ennemis qu'ils désignent. Le principe d'avoir encadré le fait d'une déclaration d'un état de guerre entre 2 pays (au moins) d'un faisceau de contraintes juridiques appuyées par un entrelacs d'obligations et de relations de fait entre le maximum de pays est précisément de limiter les possibilités d'occurrence de tels conflits pour de stricts intérêts nationaux plus souvent politiciens que politiques. En plus court, un Etat déclarant la guerre à un autre doit sérieusement réfléchir au fait que sa vie, ses relations et son business vont devenir soudain très très compliqués et chers en plus des contraintes et coûts de la guerre qu'il déclare, et ce, que les autres pays le veuillent ou non, parce qu'ils sont garants qu'ils le veuillent ou non: ils sont tous, par traités, par interconnexion des business, par approfondissement des relations.... Complètement impliqués dans ce business. Et plus ils sont puissants et/ou proches (géographiquement, commercialement, par relations interposées....) des belligérants, moins ils ont le choix. C'est l'aspect realpolitik concret de la sécurité collective, au-delà du seul droit international qui peut être dans une certaine mesure contourné. Evidemment, la faiblesse du système est son pilier principal, soit le gamin le plus costaud de ce bac à sable; s'il veut être égoïste et foutre la merde, lui il le peut dans une certaine mesure (pour encore un temps).
  24. Quoiqu'il arrive, on ne calquerait pas réellement à ce point sur l'USMC, d'abord parce que ce n'est pas forcément idéal en tout, ensuite parce qu'on a nos spécificités et contraintes (et avant tout la nature des missions probables, nos territoires et leurs dispositions, nos implantations existantes....), et enfin parce qu'on ne peut pas :lol:. Je rappelle que le sujet est une AdT amputée assez significativement, donc l'idée de 3 divisions et de l'équivalent d'un USMC, ou même simplement de ses 3 MEF (en fait plutôt 2 et demie) qui doivent à elles seules représenter dans les 100 000h (sur les 200, mais bientôt 185 000 membres du corps), est hors de propos, même si on retranche la partie aviation (qui retrouve un semblant d'équivalent avec l'ALAT cependant, qui n'est pas censée être appelée à disparaître). Si le point de départ est une coupe de 2 brigades interarmes (et sans doute du coup d'une partie des unités de soutien qui participent au dimensionnement du corps de bataille), on peut dire que l'AdT ainsi remaniée perdrait dans les 15 000h tout compris, peut-être plus. Quoiqu'il en soit, on parle ici d'un corps de bataille (l'équivalent des brigades interarmes) qui taperait au maximum dans les 35-36 000h (pour comparaison, les régiments d'infanterie d'une seule MEF représentent dans les 15 000h). Comment maximiser l'efficacité (surtout dans les scénaris exigeant du monde au kilomètre carré), l'organisation, la capacité d'une armée ainsi tronçonnée, là est la question. Oui, mais je me dis qu'il y a peut-être autre chose que la simple lutte (en amont et en aval) contre l'absentéisme au travail :lol:. Sans doute des budgets aussi :P , qui aident à lutter contre l'absentéisme du matériel et des stocks de munitions (et autres), qui aident à garder un nombre élevé d'unités en état immédiat de déploiement.... De même évidemment qu'une plus grande capacité "structurelle" à encaisser les pertes/indisponibilités (avant et après combat) via l'organisation d'unités de base plus conséquentes, mais aussi de multiples redondances et d'un volet de remplacements disponibles plus important. Et encore plus évidemment, rendre le métier attractif (toujours évoqué, jamais réellement fait) à tous égards, et pas dommageable à une carrière ultérieure, doit aider aussi; et là encore, il s'agit d'argent, de structures, de programmes.... Ce pourquoi je me dis qu'il vaut peut-être mieux couper franchement un effectif qui n'est pas dans les faits une disponibilité permanente autant qu'il est un total théorique, et vraiment financer le peu qu'il reste et qu'il s'agit réellement de réformer (au lieu de le rogner tous les ans un peu plus) en repartant d'une vision neuve.
  25. Et tout devient une question de programmes d'entraînement, de polyvalence générale, de disponibilité.... Avec des limites avouées à ce qu'on peut faire ou pas: c'est l'idée, et la dispo peut potentiellement redevenir plus importante au moins pour ce cadre de missions. Les questions que je me pose, sur les Marines par exemple, concerne la façon dont ils gardent leur niveau de dispo, pourquoi leurs unités de combat ont leurs effectifs aussi pleins que possible là où d'autres ont un effectif théorique et un effectif en déploiement qui est terriblement plus réduit. Sans compter le fait que, avant même d'éventuelles pertes au combat, des unités faites de GC à 13h (sans compter les équipages véhicules) restent opérationnelles plus longtemps s'il y a un ou plusieurs absents (maladie, blessure de dernier moment avant départ....) que des unités faites de GC à 10 (en comptant les équipages véhicules). Ceci dit une bonne part de ce que peuvent fournir les unités américaines, marines en particulier, vient (c'est décidément mon dada) de leur réunion permanente sur d'immenses bases (ou leur très grande proximité avec elles): d'hypothétiques "grandes brigades" permanentes ne peuvent être des boîtes à outil (chargées de fournir des sections interarmes, des compagnies interarmes, des battlegroups ou des "brigades projetables") que si elles deviennent l'unité de référence non seulement administrative, mais aussi bien concrète en tant que réalité physique où les unités peuvent exister comme partie d'un tout concret (qui s'entraînent tous les jours ensembles): une vraie boîte à outils, pas des outils éparpillés. Les bases de défense doivent être réformées, et il semble douteux que l'actuel gouvernement parvienne à échapper à une réduction si drastique de leur nombre qu'il pourrait en profiter pour repenser réellement la chose.
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