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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon, on va pas forcément en déduire la décadence totale de Tsahal, même si apparemment ce type d'incident n'est pas si rare (comme dans beaucoup d'endroits, on voit beaucoup de vols de matières premières et matériaux, et apparemment ici aussi de l'équipement: sur les chantiers, c'est une plaie), mais ce que je trouve pas anodin est la réponse évoquée dans l'article: l'armée investit dans un nouveau système de sécurité, donc encore la réponse technologique comme premier réflexe, plutôt que de revoir des choses basiques comme la formation, l'organisation.... Soient des choses pas chères et généralement plus efficaces. Comment un soldat a pu se retrouver seul face à une bande de voleurs qui semblent avoir été les seuls à savoir ce qu'ils faisaient dans cette situation? Comment a t-il été possible de ne pas les voir venir, ou de ne pas avoir, si la base est directement collée à une zone urbaine, plusieurs soldats groupés? Les postes de surveillance n'ont pas de champ de vision ou quoi? -
Au vu de ce qui transpire sur les futurs budgets, les produits de ventes d'immobilier qui ne vont PAS à la défense, les problèmes de trésorerie pour les années à venir (2-3 milliards apparemment).... Je me dis que ce sujet est le bon pour prévoir l'avenir :lol:; ou même qu'il n'est pas assez "ambitieux".... Une AdT avec suppression de l'équivalent de 3 brigades plutôt que 2 semble un point de départ plus pertinent.
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On ne peut certes pas reproduire à 100% les conditions d'un combat réel ou du danger de mort, mais on peut s'en rapprocher quand même par bien des moyens (et franchement des moyens pas chers dans bien des cas): le tout est de reproduire une situation de stress maximale pour la prise de décision, du plus petit niveau tactique jusqu'au niveau des unités élémentaire de manoeuvre (SGTIA et GTIA). Contrainte de temps, environnement bruyant (fait gueuler des sergents à proximité des jeunes officiers en train de cogiter, lire, observer, fait péter des grenades d'exercice, fous des sirènes et sons aigus tous azimuths, des bruits de tonnerre ou de convois chenillés), infos volontairement tronquées et/ou envoyées en masses/rafales, conditions physiques atteintes (fais travailler à jeun, au saut du lit après 1h et demie de sommeil, après une marche forcée, en uniforme trempé et par des températures basses, ou sans boire alors qu'il fait 45 à l'ombre....), balance des intervenants non prévus, des disruptions de la chaîne d'info (amont et aval) en tous genres, des accidents en cascade, un adversaire primitif qui soudain sort des équipes de techno-guérilla ultra-modernes (quand même pas des groupements blindés top niveau: ça c'est dans le niveau "hyper dur" des jeux de stratégie :lol:).... Il y a mille et un moyens de foutre des sujets dans des situations de stress maximales et de surprise, la plupart desquelles ne les prépareront pas en tant que telles à des situations tactiques forcément des plus réalistes, mais qui les pousseront à se révéler dans l'urgence (et à accroître leur seuil de tolérance au stress). Un bon évaluateur peut déduire l'essentiel d'un caractère face à cela. La question n'est pas de mettre l'individu à 100% au jour, puisque c'est impossible et personne ne se leurre là-dessus, mais on peut quand même débroussailler BEAUCOUP dans un entraînement bien fait, et surtout honnête, fuyant comme la peste les exercices et manoeuvres scénarisés (qui semblent devenir une norme OTAN non écrite d'après ce que je lis :-[) et les grilles d'évaluations sans grand intérêt, ou encore les données chiffrées "objectives" dont bien peu ont une grande pertinence, surtout quand les exercices dans lesquels elles s'inscrivent sont eux-mêmes convenus sinon complètement scénarisés. Cela permet de repérer les potentiels, de déterminer les qualités essentielles.... Et faut vraiment pas croire que c'est de la pseudoscience. Le tout est, et c'est particulièrement vrai dans le métier militaire, de faire réagir en situations de stress variées, changeantes.... Et de se focaliser sur les bons traits de caractère, ce qui a généralement tendance à heurter les cultures existantes (d'armes, de chapelles, de statut) et les habitudes de gestion de carrière (petits patronages, chasses gardées....). Après tout, les FS (au moins les opérateurs) fonctionnent bien plus sur ce genre de régime. Ca aurait quoi de choquant? De plus, les méthodes ne se limitent pas, surtout dans des armées modernes, à ces métiers, mais on parle aussi de tout l'encadrement et du fonctionnement interne des forces armées en tant qu'organisme complet, que "grande entreprise" ou grande organisation: la tendance managériale dans bien des aspects a fait des dommages, certes, mais on est là dans un domaine où l'exemple des entreprises n'est pas mauvais, surtout que je parle là plus des approches vivantes des méthodes d'évaluation, de la culture qui va avec, plus que des critères en soi dont on peut supposer que les armées savent ce qu'ils doivent être (qualités d'un chef, d'un sous-off, d'un chef de service, d'un soldat du rang, d'un sapeur, d'un artilleur, d'un personnel fixe....). Ca requiert moins de moyens que d'honnêteté, de jus de cervelle (et de vice :lol:) et d'une approche un peu culturellement différente de l'actuelle. Le point de Goya est de souligner justement les changements dans les méthodes d'évaluation des cadres d'entreprises et du besoin de développer leur profil par un investissement continu et long (donc de trouver ceux qui auront ce traitement à chaque niveau, une fois définie la proportion globale de cadres qui seront "fidélisés" et "valorisés" ainsi), chose qui est très peu et très mal faite en France. Pour avoir tâté de méthodes de formation et exercices divers à la sauce américaine dans ce registre, je peux dire que les façons d'évaluer et de mettre à l'épreuve, et plus encore la recherche de ce qu'on veut évaluer, sont très différentes: des exercices qui semblent débiles à souhait, des situations outrancières, des mises en situation semblant artificielles.... Sont en fait de redoutables méthodes d'évaluation psychologique fournissant un examen approfondi de choses moins exactement mesurables mais autrement plus importante que de bêtes tests plus ou moins académiques ou une revue surperficielle des résultats professionnels. Déjà qu'en France, on constate la difficulté à instaurer culturellement le drill ou les simulations (il a fallu l'Afghanistan) pour les armées ou la sécurité civile.... Ceci dit pour les kriegspiel, ils ont plutôt réussi historiquement à l'Allemagne: ce n'était pas une méthode absolue, mais le jeu et l'environnement culturel avaient quand même une tendance à révéler et faire mieux discerner les caractères, à pousser en avant. C'était rudimentaire, mais on a fait des progrès dans les sciences humaines tournant autour de la GRH, de la psychologie, des méthodes d'apprentissage.... C'est pas pour rien que le cheval de bataille de l'actuel CEMA américain, particulièrement pour l'Army mais aussi pour tous les corps "interarmes" (tout ce qui a "joint" en début de dénomination, quoi :lol:), est le programme de leadership, pour la sélection, le recrutement, la formation et la gestion de carrière des officiers, combattants ou non: des fortunes sont foutues dessus et ça semble être le seul grand bon RETEX de la décennie passée pour les ricains.
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Passage amusant concluant un des derniers articles sur le blog de Michel Goya, s'inspirant des méthodes d'évaluation de l'efficacité de l'encadrement des entreprises: La question peut en effet se poser, en rapport avec ce qui a été dit précédemment, d'évaluer l'efficacité des unités, des cadres, des structures, des individus par grades.... Et par là de mettre en évidence les qualités requises. On ne trouvera pas forcément tant de critères qui ne soient pas contestables, mais c'est un impératif pour commencer à se poser les bonnes questions, qui au final se ramèneront souvent à savoir ce qu'est l'efficacité (et quelle efficacité faut-il pour tel type d'unité, tel type de cadre.... Face à des situations X ou Y qui semblent les plus probables), le mérite des critères et du débat qui les entoure étant de mettre le vase clos qu'est l'armée en face de ses faiblesses, conventions, silences entendus et surtout habitudes perpétuées plus ou moins inconsciemment. Le recrutement et la formation semblent parmi les premiers sujets qui bénéficieraient d'une évolution de ce type.
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Cela soulève la question de l'âge des soldats: les armées antiques, outre leur insistance sur l'organisation de l'armée sur base de la fortune, autant par principe (ceux qui se battent bien sont ceux qui ont quelque chose à défendre, réciprocité entre le statut et le niveau d'implication et de responsabilité, recherche et obligation du prestige) que par nécessité (ceux qui peuvent payer peuvent acheter l'équipement nécessaire à certaines armes plus "poussées": cavalerie, infanterie lourde), insistaient tout autant sur l'âge comme facteur discriminant, autant parce qu'il signifiait généralement l'expérience (militaire avant tout, mais aussi de compréhension globale au-delà de ce qu'on peut percevoir de sa situation -y compris tactique- immédiate) que parce qu'il impliquait un autre état d'esprit en soi, notamment la solidité mentale et physique (dans les armées napoléoniennes, on valorisait le trentenaire plus que le post-adolescent comme plus endurant, malgré la vigueur de la prime jeunesse). Et l'organisation des troupes en dispositif de bataille tout comme leur organisation en types et corps de troupes était en grande partie fondée sur ce principe. Même après la "professionalisation" progressive de l'armée à partir de Marius, l'âge reste un facteur fondamental, y compris dans le primo-recrutement: l'âge (avec d'autres facteurs) met en avant pour les postes d'encadrement voire le centurionnat, y compris les recrues récentes (ceux qui se sont embauchés plus tard qu'à 18 ans). Et évidemment, les vétérans (evocatis) qui resignent sont très recherchés et mis en grande partie à part dans l'ordre de bataille, ce qu'on voit avec l'organisation des cohortes dans une légion (érigée en système progressif: on ne reste jamais très longtemps dans la même centurie, et jamais longtemps dans la même cohorte), puis avec la constitution au Ier siècle d'une 1ère cohorte d'élite doublée et proportionnellement moins encadrée (moins besoin vu le niveau d'expérience), ainsi que d'unités "pointues" spécialisées (notamment les lanciarii, qui constituent le pendant "léger" de la première cohorte, élément de choc). Autant que possible, Rome cherche à ventiler une partie des vétérans et soldats expérimentés pour l'encadrement des unités plus jeunes, et plus encore à en concentrer une autre partie dans des unités régulières nombreuses (pas un nombre réduit de petites unités "spéciales"), ce qui ne peut être rendu possible que par des carrières longues. Quelle application aujourd'hui peur inspirer cette insistance sur l'importance de l'âge, ou plutôt du "duo" âge-expérience? Comment le développer? Par ailleurs, sur d'autres critères de recrutement, je repense à l'article initial qui a motivé ce topic ainsi qu'à un reportage que j'avais vu il y a quelques années où un consultant de haut profil du DoD américain recommandait pareillement une autre division du travail (au moins au sol) entre Army et Marines, avec un corps de Marines fait de soldats plus djeunz et agressifs, pleins de foutre et d'hormones, orienté vers les opérations courtes et violentes, de combats type entrée de théâtre et conquête, et une Army faite de mecs plus âgés et calmes (et de femmes) pour tenir, contrôler, sécuriser et pacifier. Je dis pas que c'est forcément le point central sur lequel une capacité opérationnelle doit être envisagée, mais l'idée n'est pas sans pertinence. Par ailleurs, cela me renvoie sur l'article initial (lien plus haut) et son insistance sur le fait que les jeunes hommes de 18-25 ans, pour la conflictualité vraisemblable des prochaines décennies, ne sont plus comme pendant les derniers siècles (armées de masse et de conscription, avec peu de temps d'entraînement), les recrues idéales, leurs 2 seuls vrais avantages en tant que population-cible étant leur faible coût (parce que souvent il s'agit de jeunes peu qualifiés) et leur disposition physique dominante (c'est la population proportionnellement la plus en forme et présentant les plus hauts niveaux de performance physique de départ et d'arrivée), avec aussi sans doute un "plus" pour leur "malléabilité". Une position exagérée, peut être volontairement un peu provocante, et une position qui nie bien des nécessités de la guerre et l'importance d'un niveau physique important (bien plus que ce que l'auteur a l'air de supposer comme nécessaire) comme pré-requis, comme condition de base pour que les autres savoirs-faires et qualités puissent s'exprimer. Peut-être est-ce aussi un problème dans l'entraînement, le conditionnement mental, qui exacerbe dans le comportement de jeunes hommes (qui sont en fait des ados et post-ados) certains traits qui sont dans la plupart des scénaris de guerre actuels à remettre sérieusement en équilibre avec d'autres (mieux discriminer les situations, être moins émotionnel, agressivité à tempérer, plus grande variété de situations, notamment celles où il ne faut PAS tirer et/ou il faut plus attendre pour tirer....).
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Quelque chose tournant autour de l'Etat d'urgence et de l'article 16 de la Constitution sans doute.
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[Belgique]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Le détournement de quelques pans d'activité de Marseille, non, mais il me semblait cependant que les Flamands faisaient tout pour que Dunkerque ne soit pas développé, notamment via la construction d'axes de transports (routes, canal et rail) reliant le cours inférieur du Rhin directement à Dunkerque via la Wallonie, et que c'était une patate chaude politique entre France et Belgique (les Flamands surtout) ainsi qu'entre Flamands et Wallons étant donné que le renforcement d'un tel axe aurait pu constituer un avantage économique pour les Wallons et qu'en outre d'importantes subventions étaient orientées vers Anvers et refusées à la Wallonie précisément pour éviter ça et renforcer la position d'Anvers. -
Faut pas dramatiser: entre la situation du militaire en opération ou celle de la solitude angoissée de l'épouse du militaire (qui peut s'attendre tous les jours à recevoir un appel tragique du ministère), deux situations difficiles (et accroissant les risques de "sortie des clous" :-[), on n'est pas non plus dans une fatalité absolue, surtout si on se documente sur les mécanismes de la chose au lieu d'en faire un interdit, de le nier (plus on admet que c'est possible, plus on comprend comment ça marche, moins on rend la chose probable). Faut pas dramatiser les choses.... J'ai peur de ce qui se passera quand tu découvriras le topic sur les femmes au combat :lol:.
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Les Anglais, surtout avec leur système profondément régimentaire, sont coutumiers du fait: en temps de réduction, une unité de taille régimentaire devient un bataillon, un bataillon devient une compagnie. Un "régiment" proprement dit, en Angleterre, reste en général la maison mère, avec la structure d'entraînement et le cadre administratif fixe lié à un bassin de recrutement: c'est à partir de lui qu'on dégonfle ou regonfle (ou recrée) une unité opérationnelle.
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Regarde si tu peux des gens qui viennent de vivre une expérience radicalement stressante (pas arriver en retard à un entretien d'embauche; plutôt niveau "vie ou mort"), et plus encore une qui dure; pas juste un coup de rush mias bien devoir, pendant de longues périodes, se tenir à une discipline précise (et contre nature) dans un environnement mortel (on peut apprendre à mettre la peur, la panique à l'écart, mais on ne les fait pas disparaître: ça rattrape après). Quand viendra le moment de fin de la tension permanente, ne crois pas que se contrôler soit encore forcément très possible. Les types (et femmes maintenant) qui font de la course au large (encore plus il y a une trentaine d'années, sans les coms satellites et les balises Argos), quand ils reviennent au port, sont dans un état second qui n'est pas sans similarités avec le situation du militaire, par exemple. De même qu'historiquement les marins au long cours (c'est pas pour rien que Platon disait qu'il y avait 3 types d'hommes: les vivants, les morts et les marins). La question n'est pas là; c'est juger qui est hors de propos, et surtout juger sur des critères de vie normale dans un environnement protégé où les pics de stress dépassent rarement le niveau du retard au travail, de l'angoisse des examens (scolaires ou médicaux :-[) ou de l'oubli de l'anniversaire du conjoint (et regarde les états de panique que ça crée :lol:; et les besoins incontrôlables de "compensations", genre excuses à chier, agitation, en vouloir à la terre entière, enrager, euphorie....), et sont de très courte durée. Quand quelqu'un, dans la vie civile, a une expérience de passage à un cheveu de la mort (accident évité de peu, agression....), tu trouves aussi des symptômes, y compris souvent physique, immédiatement après, qui sont peu/pas contrôlables: le "contrecoup", comme on dit parfois, est une généralité (et si ça vient pas tout de suite, ça viendra après). Ca se manifeste souvent par des tremblements, un effondrement en larmes, un besoin d'hyperactivité ou au contraire une apathie profonde.... Et la réaction ne dépend pas de ce qu'on appelle faussement "force" ou "faiblesse", "solidité" ou "fragilité" (ce sont des constructions et appellations a priori, et très artificielles): elle arrive, c'est tout. Bon, la soubrette en uniforme aussi tant qu'on y est :P.... Si j'étais si américanisé, je dirais aussi la meilleure copine de la fille aînée :-[.... Mais j'étais pas loin avec la baby-sitter :lol:. Mais si tu veux faire vraiment français, on va dire qu'il reste aussi (mais c'est plus pour les politiques et journalistes) le théâtre subventionné :-X. Quel sens a ta phrase? Elles trompent plus, ou elles le cachent moins :lol:? Je crois pas les femmes d'avant si prudes, et reviens toujours au fait que quand un mec trompe, il le fait avec une femme en général (bientôt avec une femme général :lol:?), et les places au bordel sont somme toute limitées en nombre. L'homme adultère a toujours pêché dans la très grande majorité des cas avec une femme adultère, si bien que quand il y a une tromperie, la tendance historique est qu'il y en a en fait deux en une fois dans la plupart des cas. Généralement, faut pas chercher l'objet du pêché sur de longues distances: il ou elle est dans l'environnement immédiat (travail, famille, voisinage). Et le regret des occasions manquées.... Tu y penses au regret des occasions manquées :lol:? Personne a dit que c'était forcément trivial: on va pas non plus se lancer sur la discussion de la compatibilité de l'être humain avec la monogamie, la baisse de la libido dans un couple marié.... Là on parle d'une situation très spécifique, qui est celle du militaire en opérations de guerre, soit pas vraiment la situation la plus commune à tous les êtres humains, et difficilement comparable à une autre.
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Ca c'est du sexisme ;) et un cliché récurrent et sans fondement; on oublie que quand l'homme trompe, c'est (très généralement :lol:) avec une autre femme, et que dans la plupart des cas, les tromperies se font avec des femmes mariées/fiancées/en couple, les clichés de le faire avec une étudiante, la baby sitter ou une stripteaseuse étant majoritaires seulement dans les séries télé :lol:. Au-delà de ces clichés, la question de l'instabilité dans le mariage des militaires est pour l'essentiel liée au mode de vie: absences fréquentes, carrières pas forcément très mobiles et perspectives parfois bouchées, difficultés au quotidien accrues sur certains plans (le "stress du boulot" est, dans le cas militaire, très particulier), déménagements forcés (au gré des affectations, des coupes budgétaires, des réformes de carte militaire), difficulté à trouver un job pour le conjoint (une bonne partie des garnisons sont pas forcément dans des bassins d'emploi exceptionnels, il faut s'occuper des enfants seul pendant les OPEX), le prestige de la profession n'est plus ce qu'il était.... Enfin pour ce qui est de la tromperie "authentique", on ne peut pas en parler légèrement tant certains facteurs sont incomparables avec les situations "normales" (dans une certaine mesure, des métiers "à risque" comme policier ou pompier ont des points communs avec les militaires): le stress en opérations, le conditionnement mental.... Ne peuvent autoriser le même équilibre que pour les carrières civiles, et juger des types poussés psychologiquement vers les extrêmes ne peut se faire sur les mêmes critères (malgré tout le baratin qu'on veut sur "se maîtriser soi-même", il faut un peu de background en psychologie pour appréhender le phénomène). Dans les métiers stressants, il y a une propension plus grande (essentiellement juste après les périodes de tensions extrêmes) à des comportements agressifs (y compris sexuellement) ou à l'inverse terriblement passifs (dépendant du moment, de l'individu....); appliqué à une situation aussi poussée que la guerre, ce fait peut être plus développé, surtout si les circonstances s'y prêtent (bref, s'il y a des occasions de commettre des péchés :-X). Ce n'est aucunement la tentation en soi qui fait le péché, c'est ce qui précède la tentation, et à ce degré, c'est quelque chose de relativement particulier aux métiers, activités, conditionnements et situations extrêmes, et particulièrement le combat.
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Siouplaît, c'est pas vraiment dans le sujet :-[....
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Nouvel "axe" de campagne de Romney: se vanter de l'amitié d'un des Marines (et ex-SEAL) tués à Benghazi, et de "l'exemple" de cet homme pour un Romney qui compare sa campagne à l'action de ces soldats.... Retour sur terre, mais avec moins de puissance médiatique: la famille et un des amis du soldat s'est largement exprimée sur le dégoût que leur inspire cet "argument" de Romney: le Marines en question ne l'aurait rencontré qu'une fois dans un meeting, avec un Romney qui se serait présenté 4 fois (oubliant à chaque fois qu'il l'avait rencontré avant et ne le reconnaissant pas). Le dit soldat aurait dit de Romney qu'il suintait l'insincérité et puait franchement. La mère du soldat a fait diffuser un communiqué dans une chaîne locale exprimant son dégoût de l'instrumentalisation de son fils par Romney, surtout en plus pour lui faire "prendre parti" et cracher sur Obama.... Qui veut vomir a le droit.... On se rappellera aussi que la campagne Romney était déjà en train de politiser et instrumentaliser l'attaque sur les représentations américaines alors qu'elles étaient encore en cours. Et apparemment, ce thème est reparti: après avoir largement voté la baisse des crédits de sécurité des représentations américaines, les républicains hurlent à l'incompétence d'Obama sur le sujet.
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Oui, tu as raison, c'est infiniment mieux: beaucoup plus valorisant et viril :lol:.
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Alerte absolue (notez bien que je ne sais pas si ça a déjà été sur le tapis)! Quel que soit le remaniement des garnisons, celle du centre spatial restera, et avec elle les forces positionnées en Guyane.... Et il faut que celles-ci changent de nom! Putain mais ils cherchent les coups ces généraux attardés! Déjà le coup des CRAP avait fait marrer les anglophones, mais alors là.... Il faut changer la dénomination des forces armées en Guyane: l'acronyme en est.... FAG :-[.... Traduisez en anglais: "tapettes" :lol:. C'est insupportable :lol:!
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L'Opex est la moindre des emmerdes, et c'est en fait ce pourquoi les soldats s'engagent: les casernes qui bougent, les garnisons en trous paumés (où les conjoints ne peuvent bosser), l'incertitude sur les activités et affectations en garnisons métropolitaines, les conditions allant du merdique au chiatique ;) au gré des restrictions budgétaires.... Ca, personne ne signe pour.
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Il me semble que la critique/suggestion de McChrystal avait peu à voir avec le civisme: il préconise le retour à la conscription pour réimpliquer le politique (au sens large) dans la décision d'entrer en guerre et de mener correctement les guerres ainsi "mieux choisies". Ca doit avoir à faire avec son temps en Afghanistan, où il a du constater qu'une guerre où le niveau politique ne détermine pas réellement d'objectifs et d'organisation (et de mobilisation des moyens) adéquats ne peut être "gagnée" et constitue un gâchis de ressources, une vulnérabilité politique, un phénomène globalement contre-productif et, vu du terrain, ressemble juste à un très coûteux "cluster fuck" qui n'avance ni ne recule. La conscription, en refaisant de la guerre un objet politique, dans ce qu'il dit, obligerait tout le monde à avoir "some skin in the game"; ça concerne tout le monde, donc tout le monde y fait attention et le niveau politique ne peut employer l'outil à la légère, pour un oui pour un non, et se trouve forcé, quand ça se fait, de chercher des solutions (donc une conduite de la guerre pertinente parce que c'est un objet politique avant tout), et d'avoir un débat public réel où beaucoup d'intervenants se posent des questions, des journalistes et think tanks à la population, tout connement parce que la jeunesse est mobilisée et une partie de l'économie en est affectée.... Ca motive autrement plus et ça évite des conneries et les tendances qui ont pu se voir aux USA depuis une trentaine d'année, qui ont vu le Congrès être à bien des égards dépossédé de pouvoirs en matière de guerre, la classe politique se détacher du phénomène (outre le fait que ses gamins approchent rarement l'uniforme) sinon juste dans le storytelling et le "posturing" stupide dans les débats télé, et la population en parler très légèrement parce qu'elle n'y comprend rien, ne cherche pas à comprendre (parce que ses gamins sont rarement dans l'armée qui représente une partie réduite des Américains) et se contente d'un patriotisme creux, superficiel (ce sentimentalisme braillard qui ne rime à rien et s'instrumentalise facilement) et bruyant. Ce qui est condamné, en filigrane, ce sont le déclenchement trop facile de guerres longues et souvent ingagnables (en grande partie par inculture stratégique, opportunisme politicien et irresponsabilité des politiciens) et la conduite incompétente des conflits. Rétablir la conscription, c'est impliquer la nation et l'économie, donc imposer un processus de décision responsable, un débat public et un engagement de politiques réellement mis en face de leurs responsabilités, vu que l'évolution de l'appareil militaire des pays modernes a veillé à rendre la plupart des conflits probables "indolores" pour le pays (armées réduites par rapport à la population, pro et expéditionnaires fonctionnant sur un pourcentage relativement fixe et pas trop lourd du PIB). Ce fait permet une gesticulation vaine, au mieux pour la posture (en politique intérieure encore plus qu'en politique extérieure), au pire pour des intérêts plutôt particuliers (pas forcément pour ceux du pays; l'histoire coloniale française indique ce qu'on peut attendre de ça, avec un empire plus coûteux que rentable, sauf pour certains groupes et certains individus), et surtout un niveau politique (particulièrement l'exécutif) non réellement redevable de comptes face à la nation (la guerre étant relativement indolore -ou pas directement/rapidement/perceptiblement- pour la grande majorité des citoyens, elle pèse peu politiquement) et plus en position (surtout vu l'évolution du milieu médiatico politique, de la polarisation du débat, du développement de la com politique et du storytelling....) d'opérer sur le mode du "fait du prince". Rétablir la conscription pour l'Army tout en gardant un USMC relativement réduit mais professionnel permet de garder une capacité de taper vite et fort des "petits" (surtout parce qu'ils ne peuvent durer) coups de rétorsion douloureux pour n'importe qui tout en alourdissant politiquement la décision d'entrer en guerre, ce qui aide/force à mieux discerner les intérêts fondamentaux de la nation et oblige à un certain consensus bipartisan sur la question. C'est un thème qui a un peu resurgi ces derniers temps aux USA sur la scène publique: moins la conscription que l'aspect discrétionnaire de l'engagement militaire, l'éloignement de l'outil (en tant qu'outil "agissant") et de la réalité militaire par rapport à la nation (Congrès et population), l'aspect hors contrôle de la dépense.... Rachel Maddow, présentatrice d'un des journaux télé les plus regardés aux USA (et controversés: elle est politiquement marquée) a récemment écrit un bouquin à grand retentissement sur la question.
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Tu crois vraiment qu'il y a des produits frais dans les commandes de la Sodexo :lol:? Pour la note, c'est d'ailleurs Sodexo qui s'occupe de l'alimentation d'une partie des forces américaines :lol:.... Ce qui explique bien des choses.
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Il faut éviter les ambiguités sur le mot "aimer", à mon sens; on devrait plutôt parler de vocation, de populations ou catégories sociales, ou institutions, ou encore individus, qui orientent particulièrement vers la guerre, au-delà d'un simple "job" ou "devoir". Les castes de guerriers et populations vouées à une activité guerrière, de même que certains groupes ou catégories de soldats professionnels (qui perpétuent une tradition guerrière et pas seulement une reproduction professionnelle) au sein d'armées organisées (à un moment historique ou un autre), correspondent à cette définition. Chevalerie européenne ou chinoise (particulièrement de la période post Han), samouraïs, Grecs mycéniens, Vikings, peuples germaniques et celtes contemporains de l'empire romain, cosaques, populations claniques dans des régions montagneuses (afghans, basques, catalans, Corses, Grecs de la période de l'indépendance....), nomades mongols, turcs, arabes, scythes, berbères ou perses en sont des exemples. On trouve beaucoup de traits communs à ces populations, notamment la mise en exergue des activités guerrières, ou plus souvent d'un brigandage sublimé en guerre et raids/chevauchée héroïques :-[, et corollairement un mépris prononcé du "travail", terme souvent utilisé abusivement et qu'il faut plus voir comme visant particulièrement le travail de la terre, soit la vie de paysan et l'organisation en sociétés entamant un processus de division un peu sophistiquée du travail et de fixation sédentaire (la plupart de ces populations ont souvent aussi une activité propre, généralement de l'élevage, de la pêche, voire une agriculture vivrière pas forcément sédentaire). Le commerce, les échanges (supposant une capacité à couvrir de grandes distances en se protégeant, et de négocier avec d'autres sans autorité pour assurer la sécurité des transactions) et la protection de convois marchands étaient souvent, à toutes les époques, une activité acceptée, qui pouvait par ailleurs impliquer de prendre sans payer :lol: (si l'autre venait pas assez protégé) ou d'aller piquer une marchandise pour la revendre ailleurs (voire à son propre propriétaire). Raids de pillage, rançonnage.... Recoupent souvent l'activité commerciale, voire se cachent derrière (Mr Mitt Romney, entre autre, se cache ainsi derrière une réputation de "patron créateur d'emplois et de richesses" alors qu'il n'a jamais fait que du raid financier et du suçage de sociétés acculées à s'effondrer ou outsourcer; comme quoi....). La survivance de cette tradition se poursuit souvent (notamment au sein des armées organisées) en tant que mentalité, ce qu'on retrouve dans les familles de militaires de carrières, certaines chapelles internes des armées, les castes d'officiers.... Mais on en trouve aussi nombre de survivances ailleurs, et notamment dans bien des traditions de criminalité organisée (les Vori Vzakone "tradis", la maffia sicilienne et celles du sud de l'Italie....) qui ont aussi gardé en mémoire institutionnelle le mépris des activités de travail "normales" parce que ne convenant pas aux "hommes réllement libres", aux "lions" :P, à qui l'activité violente, parfois un vrai ressenti d'un devoir de "protection" (des siens, de son quartier....) et le fait de gouverner eux-mêmes leur carré de boue (ou leur quartier) restent les seules activités dignes des "vrais hommes". La noblesse européenne, et française en particulier, à partir de la Renaissance et du développement d'armées d'Etats fondées sur l'infanterie, l'artillerie et des unités régulées (avec un rôle réduit de la cavalerie et une disparition du mode d'organisation de la cavalerie féodale), poursuit son mode de vie en formant de fait une caste interne aux sociétés et armées d'ancien régime.... Celle des officiers militaires. Ils ont par ailleurs interdiction d'avoir d'autre activité professionnelle que la possession et gestion de domaines (mais pas l'exploitation agricole directe en tant que proprio), la détention d'offices de service public vénals (les officiers civils, au coeur du "capitalisme de la rente et du fonctionnariat" qui représente une part de l'économie française, formant une caste de "publicains", sortes de contractors civils pas si éloignée de celle de Rome) et le "grand" commerce (international), plus quelques activités précises à privilèges (fonderies de cloches, alors appartenant au même coeur de métier que la fonderie de canons, et par là, ce qui devient la sidérurgie). Donc le grand commerce, les jobs d'Etat et l'armée.... C'est l'adaptation à une société plus développée des anciennes traditions des peuples celtiques et germaniques, une préservation des "valeurs" de ces peuples dans leur époque guerrière (valorisant donc la guerre comme objectif et seul moyen noble d'acquérir ce qu'on veut: jobs, biens, positions, terres), qui a perduré à travers la noblesse et forme une partie des valeurs subjectives qu'on attribue à telle ou telle position, telle ou telle activité.
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Oui, mais à ce compte, il y a toujours des Marines vu que ce sont eux qui fournissent l'effectif de sécurité de base des ambassades (en plus du service de sécurité/enquête propre au département d'Etat) :lol:. Donc quelque part.... Les Marines occupent Paris (entre autres villes) :O?
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Dans le débat Biden-Ryan, on a appris de Paule Ryan, apparemment nouvel expert autoproclamé en politique étrangère, que les Marines occupaient Benghazi :lol:....
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Ca fait déjà un bail: il joue un rôle aléatoire en trio avec son colistier Ryan (qui joue entre le registre de droite dure et celui d'extrême droite, et parfois donne dans le modéré) et les communiqués de sa campagne qui, dès qu'il sort un truc "hors personnage/hors parti" s'empressent de décréter l'inverse (aux publics ciblés surtout, évidement). De ce fait, il dit tout EN MEME TEMPS!
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Ouaif, venant de la Tribune qui avait un poil choisi son camp dans l'histoire de la fusion, voilà un commentaire très "objectif" qui désigne un grand méchant expiatoire face à une "logique" entente franco-britannique dont le journal semble être parmi les seuls à croire qu'elle aurait été corollaire de la fusion (qui n'aurait en fait créé qu'une entreprise beaucoup plus libre des tutelles gouvernementales). Tout d'un coup France et Angleterre sont des partenaires logiques et amoureux séparés par la perfide et aigrie épouse teutonne :lol:. On a là 3 acteurs qui jouent pour leurs intérêts, et présenter l'Angleterre (surtout avec l'ambiance antieuropéenne actuelle) comme "partenaire" logique et de bon vouloir, ou le sous-entendre, c'est franchement soit prendre des désirs pour des réalités (dans le trip anglophilie/atlantiste cher à beaucoup de milieux politiques, médiatiques....), au même titre que le fanboyisme du couple franco-allemand, soit de la pure mauvaise foi.
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Sauf que suivant les modalités de gouvernance et la nature/l'identité des acteurs dominant le conseil d'administration, il pourra tout simplement n'être plus dans l'intérêt d'un pays de considérer telle ou telle entreprise géante comme un "atout national", et peut-être plus comme une nuisance. Le problème des pays européens (qui ont encore une industrie d'armement plus ou moins "complète", ou au moins couvrant des domaines essentiels) est qu'ils en sont arrivés à ce point, par refus d'avoir réellement eu une stratégie et une volonté d'investissement assortie: ils devront soit mettre la main au pot, soit laisser filer une capacité de production en propre au profit d'entités pour le coup (désolé du terme) "apatrides". Si on regroupe une industrie en géants, il faut garder un contrôle direct sur eux, via une participation conséquente et/ou de la concurrence locale (c'est ce que font les ricains, et même à eux, ça commence à poser des problèmes tant leurs mastodontes se sont concentrés). Sans quoi un Etat perd des options stratégiques, la maîtrise de sa capacité de production dans la durée, une capacité à contrôler les prix, voire même l'orientation du développement des produits.... Et les grandes entités en face (encore plus s'il n'y en a qu'une nationale sur un secteur de défense donné) ont toute latitude pour définir leurs conditions (chantage à l'emploi, chantage à la fermeture, à la réduction ou au faible développement de sites de production/recherche, chantage au "c'est comme je dis sinon allez acheter ricain"). Vu les réductions de budgets et l'intérêt très relatif pour la défense comme tendance lourde, les Etats ayant encore un semblant d'ambition ou de volonté de n'être pas des protectorats complets devront faire un choix un de ces quatre: mettre directement la main au pot pour maintenir des capacités, fut-ce "artificiellement" (ce qui est un point de vue -de ceux qui ne fantasment que le "libre marché" :P - et non une vérité en soi), ou avoir au moins des forces armées structurées sur des modèles similaires, au moins dans certains secteurs, pour pouvoir acheter en commun en permanence (et de ce fait pouvoir se permettre de créer des géants en position de monopoles sur beaucoup de créneaux de défense), à défaut d'un Etat européen ayant un Mindef unique et une armée unique.
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La question n'est pas là: ça arrive encore aujourd'hui même dans les armées les plus organisées, modernes, codifiées et strictes. Le point est qu'il y a longtemps eu un fatalisme à l'égard de la chose, voire à des périodes, peu ou pas d'essai d'imposer un interdit de la chose (hors certaines circonstances correspondant à l'intérêt -personnel, stratégique, tactique, politique- du décideur sur le terrain: on touche pas aux femmes d'aristos dont on peut obtenir une rançon, on épargne cette ville là, on pique des trucs, on rançonne et on se saoûle, mais poliment et sans casser, brûler ou violer....), ou encore pas de moyen de l'imposer, ou pas vraiment de conception de la guerre interdisant la chose (ou comprenant en quoi ça peut être dommageable). Le retour d'une certaine discipline systématique à cet égard en Europe (et attention, ça veut pas dire qu'il n'y a pas des exceptions, individuelles ou collectives.... Juste qu'il y a une règle, et plus que théorique), n'arrive réellement qu'après la guerre de Trente Ans, et avant tout dans l'armée française louis-quatorzienne, dont le premier but de ses grandes réformes est d'éviter que les déprédations, violences, viols, pillages.... N'atteignent.... La population française. Les armées d'alors étaient encore sans grande logistique, sans casernements permanents, avec un recrutement pourri, sans grande discipline (y'avait même eu une certaine décadence de ce côté pendant la Guerre de Trente Ans et la guerre franco-espagnole, correspondant à l'épuisement rapide, financier et humain, des belligérants), et les routes militaires, par exemple en France, empruntées par les troupes pour circuler d'une frontière à l'autre, d'un front à l'autre, étaient des couloirs de dévastation pour les populations, pillées et abusées par.... Leurs propres troupes. Et c'était la norme un peu partout. Les soldats venaient en grande partie du plus bas de la société, intégraient des pans entiers de criminels, sociopathes et psychopathes, des recrues de forces (qui le vivaient mal).... Les unités étaient en majorité privées, appartenant à des aristos et leur clientèle qui les levaient pour s'en servir de "levier politique", d'outil de carrière et de moyen de faire du fric, pas d'en dépenser: la paie était à chier quand elle arrivait, tout manquait (les proprios se servaient sur l'allocation royale et les dotations, ne fournissaient pas le nécessaire pour en détourner la valeur, trichaient sur les effectifs et l'entraînement....) et la population en payait le prix. Même les plus humains des grands chefs voyaient ça comme l'aléas inévitable des guerres, non seulement quand en territoire adverse mais aussi sur le leur propre. Etre une étape sur le chemin d'une unité ou d'une armée était un cauchemar, et c'est ce que Louvois et Louis XIV ont fait disparaître en premier. Y'avait pas des BDM à Djibouti ou en Guyane pour la Légion y'a encore pas si longtemps :-[? Pour ce triste aspect des choses, dans quelle mesure est-ce un aléas inévitable? Le combat, l'isolement, le stress, la mentalité/tension induites par l'entraînement et le milieu fermé créent une propension à l'agressivité sexuelle: les témoignages qu'on a dans toute l'histoire sur le moment qui suit la prise d'une ville assiégée, par exemple, sont terrifiants en ce qu'ils montrent le plus souvent moins des soldats qui sont par essence tous des brutes et ne cherchent que le viol et le pillage, mais plus des gens connaissant un contrecoup juste après une période de tension extrême, et qui ne sont plus eux-mêmes pendant un moment, si bien qu'ils sont de véritables sauvages (parfois hors de tout contrôle, et avant tout du leur propre) pendant ce moment plus ou moins bref.