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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Quelques éléments pour relativiser certains aspects de cette question de l'argent dans les campagnes électorales: - l'argent de l'extérieur ("ouside money") qui vient des PACs et autres organisations temporaires ou non ne bénéficie pas des mêmes avantages que l'argent des campagnes proprement dites: pour la présidentielle, l'argent des 2 candidats est le seul à bénéficier de certains privilèges, et avant tout celui des prix de temps d'antenne commercial.... Essentiellement la pub et les diverses formes de publi-reportages. La législation établit que les médias doivent vendre leur espace publicitaire au plus bas taux pratiqué, avantage dont l'outside money ne bénéficie pas. Dans les Etats où le temps d'antenne est cher, et évidemment sur les Networks et le câble, ce différentiel peut être énorme et représenter, à nombre de spots égal et temps d'antenne égal, une différence de coût proprement phénoménale. Juste à titre d'exemple, un spot sur une chaîne de l'Ohio, à caractéristiques égales (durée, heure de diffusion, jour de la semaine, place dans l'écran pub....), aurait coûté 125dollars à la campagne Obama (c'aurait été la même chose pour la campagne Romney) contre 900 à un PAC conservateur. Le différentiel n'est pas toujours si énorme, mais pour tout ce qui concerne les heures de diffusion les plus chères et les chaînes les plus chères, cela veut dire que ce principe peut drainer réellement une partie significative de l'avantage républicain côté outside money. - la personne travaillant pour la campagne démocrate, toutes catégories confondues, coûte en moyenne 2 fois moins cher que son équivalent républicain. En somme, les démocrates ont beaucoup plus de militants bénévoles que les républicains, et embauchent des professionnels qui consentent (par militantisme?) des prix moins élevés. Les républicains, surtout en comptant l'outside money, recourent proportionnellement plus massivement aux professionnels, et doivent "investir" plus dans l'entretien de structures encadrant les bénévoles ou semi-bénévoles vu que leurs gars, au final, coûtent 2 fois plus cher par tête de pipe. Là aussi, on a un certain rééquilibrage relatif. A noter toutefois que dans certaines franges de l'électorat républicain, le militantisme bénévole peut être beaucoup plus dense par tête d'habitant, et beaucoup plus soutenu (en plus de rester plus mobilisé à l'année): les communautés religieuses et tout ce qui gravite autour du Tea Party et de la Moral Majority montrent des degrés de mobilisation très importants qui quadrillent certaines régions (qui sont du coup très "bastionnées" ou ont une grande capacité de réactivité face à un besoin urgent) et offrent des effectifs disponibles pour être envoyés ailleurs, surtout dans les grandes villes. - la coordination: l'argent des campagnes et celui des partis peut être réellement coordonné dans son usage, mais l'outside money -qui ne peut légalement être utilisé en coordination avec celui des campagnes mais l'est évidemment autant que possible :-[- répond à d'autres logiques et se trouve chapeauté par d'autres organisations permanentes. Il représente foncièrement des intérêts particuliers. Evidemment, il est généralement en phase avec les candidats dans une très large mesure, même si, par simple effet de séparation des organisations et de chefs et équipes dirigeantes différents, il existe un décalage naturel qui peut produire parfois des couacs, voire des bévues graves, et régulièrement de multiples différences qui, si on pouvait les évaluer, représenteraient une certaine marge de "dilapidation" de l'argent (on dirait l'inefficacité mesurée par rapport à une situation où l'ensemble de l'argent d'un camp ne répondrait qu'à une seule organisation) qui est un facteur relativisant des différentiels de fonds engagés dans une campagne. Ce facteur joue plus pour la droite que pour la gauche étant donnés les différentes forces à l'oeuvre dans le GOP. Les différences sont en effet plus profondes dans le camp républicain étant donné sa structuration, avec les conservateurs religieux, le Tea Party et les "modérés" (ou "liberal republicans", une espèce désormais honnie dans le ton conservateur global de la droite), qui tous représentent des agendas à l'occasion différents, voire parfois en conflit direct. Et dans une course comme celle là, dans des campagnes électorales aussi professionnelles et réactives que celles des USA, ce différentiel compte très fort: il s'agit véritablement de stratégie et de tactique en temps réel, de renseignement et d'allocation des ressources, de planification et de désinformation. Regardez les épisodes de The West Wing sur les campagnes électorales (saisons 3-4 et saisons 6-7) qui donnent une vision très réaliste du fonctionnement. Et là, la coordination, le "command and control", sont cruciaux. Et ce particulièrement si la tête d'affiche est faible ou perçue comme telle: L'outside money peut lâcher Romney, comme d'ailleurs l'argent du parti, parce que les élections ne sont pas que présidentielles: des gouverneurs, sénateurs, juges et représentants (nationaux et d'Etats) sont élus aussi. Et tout cet argent extérieur, tout comme l'argent du parti et l'argent des campagnes autres que présidentielles peut se déconnecter de la présidentielle pour favoriser les autres campagne et la conquête des autres postes, au niveau fédéral ou au niveau d'Etats et de comtés. Et cette déconnection peut carrément tirer dans les pattes de la campagne présidentielle: par exemple, dans les Etats plus conservateurs, les messages peuvent se tourner carrément vers le matraquage absolu des thèmes ultra conservateurs et perdre localement la quasi totalité des modérés, les indécis, les femmes, les minorités raciales.... Au lieu d'être plus rassembleurs. La stratégie de Romney a ainsi été déjà aussi très incohérente par bien des aspects en raison de ces intérêts divergents, priorités différentes, manques de coordination.... Si bien qu'au-delà de sa personne et des polémiques qu'il crée, il y a aussi un flou sur le message, des incohérences perceptibles par une bonne proportion de la population (ceux qui regardent plus le niveau "national"). Ce sont des facteurs relativisants, et ils sont beaucoup plus criants dans le cas d'un Romney perçu comme faible/affaibli et pas forcément très aimé par toutes les franges de la droite depuis le début (parce qu'il est mormon pour certains, parce qu'il a des casseroles visibles pour d'autres, parce que c'est un "flip flopper" pour les "durs", parce qu'il a établi une couverture santé universelle au Massachussets-"Taxachussets" quand il en était gouverneur pour d'autres encore....). Mais ça ne veut pas dire non plus que les républicains globalement en sont forcément toujours plus mal au final: - le différentiel de montants de l'outside money reste absolument énorme et très présent sur le terrain (à noter que beaucoup de PACs et autres formules ne sont pas forcément au niveau national, mais au niveau d'Etats: si un milliardaire décide de dépenser un max dans un petit Etat pour une campagne autre que la présidentielle, il crée de facto localement un raz de marée), et ce fait peut créer dans de nombreuses élections un avantage quasiment absolu - il n'y a pas que la campagne présidentielle, ce qu'on néglige vite: il pourrait commencer à être assez clair que les républicains commencent à se détacher de Romney, renonçant de facto à la présidentielle, pour se focaliser sur.... Tout le reste, et ce reste représente des majorités d'Etat et la majorité fédérale à la Chambre et au Sénat. Et ce qu'on sait moins, c'est que les élections au niveau des Etats représentent des montants globalement énormes, mais localement très petits par rapport aux chiffres qu'on voit sur la présidentielle. L'argent des PACs, SuperPACs et autres y est donc généralement (moins dans les grandes zones très urbanisées) beaucoup plus efficace et le différentiel radicalement plus facile à établir pour qui dispose de larges sommes. De même, le financement des campagnes par abondance d'argent de fait (des PACs locaux sont en fait des moyens directement sous le contrôle des campagnes de représentants, sénateurs....) ou de droit (rassemblements de donations par mobilisation) montre un différentiel en faveur des républicains qui est parfois spectaculaire (des rapports de 1-2 millions contre 15-20 millions pour l'autre camp ont été fréquemment vus). - l'argent, surtout l'outside money, agit aussi beaucoup, plus que sur les candidats eux-mêmes, sur des préoccupations précises, des thèmes donnés, sur le "climat" global, la perception d'un camp.... Et son effet, suivant l'usage, varie beaucoup selon le moment de la campagne: on entre en ce moment (les early votes ont déjà commencé dans certains Etats) dans la période où les campagnes médias ont le plus d'effet direct sur les indécis ou peu décidés, ce qui, couplé à l'effet court terme d'une campagne négative, peut créer des variations intéressantes sur la participation et plus encore sur les changements d'avis des quelques % non ou peu décidés. - au globla, faut se rendre compte que Romney n'est pas si loin derrière malgré tout, et que surtout, les républicains ne sont pas forcément en désavantage. - il y a aussi ce facteur déjà évoqué de toutes les zones de contrôle républicaines pour restreindre le droit ou l'accès au vote (au vote en général ou à l'acte de voter à ces élections en particulier), qui jouera de toute façon un rôle significatif, sinon difficile à mesurer, au niveau national, mais plus encore dans beaucoup de situations locales Une note amusante toutefois: il y a un cas de "village gaulois" dans tout ce problème de l'outside money post "Citizens United", et c'est l'Etat du Montana. Cet Etat a établi une législation particulière dans la première moitié du XXème siècle suite à une histoire récente particulièrement sordide en matière de fric dans les élections. Etat assez vide, surtout à l'époque, il a vu en fait la vie électorale se polariser autour de 2 villes, chacune chapeautée par un grand baron de l'extraction du cuivre. Bref, ces 2 gars monopolisaient les élections depuis l'aube des temps du Montana. La législation a donc oeuvré pour plafonner les montants investis dans les campagnes le plus strictement possible. Et après Citizens United, et malgré des attaques juridiques du niveau national, ces arrêts de la cour suprême du Montana ont pour l'instant tenu. Le Montana, village gaulois des USA, est donc le seul Etat où les activités de l'outisde money et des campagnes sont limitées à des plafonds fixés strictement, et auxquels les citoyens du Montana semblent tenir beaucoup.
  2. Apparemment, c'est lui qui a plutôt porté le chapeau :lol:. Faut pas oublier cette excellente devise de Ned Land dans 20 000 lieues sous les mers: le poisson qui s'échappe est toujours le plus gros :lol:.
  3. Le gain est en fait simple: pas de conflit entre 2 énormes machins nucléarisés et centraux sur la place mondiale, autour d'une zone hautement problématique et volatile par ailleurs enjeu majeur (l'Asie centrale en général plus que le Kazakhstan tout seul). Je n'arrive en fait pas à trouver de scénario où un tel conflit ne s'étendrait pas et n'impliquerait pas de toute façon les USA tant les 2 acteurs sont incontournables et ne peuvent qu'en entraîner d'autres si une logique de guerre s'installe: pas possible qu'ils se fassent une baston limitée au kazakhstan qui ne se nucléarise pas, pas possible qu'une guerre limitée qui se passe au Kazakhstan fasse comme à Vegas et reste à Vegas (ou au Kazakhstan, je sais plus bien ). Le point est que ce peacekeeping là n'est pas en ex Yougoslavie (qui aurait déjà pu ressembler à quelque chose de moins petit si la Russie avait été en forme et volontaire à ce moment là) avec peu d'enjeu concret et personne d'agressif autour: c'est des ressources, c'est au centre, c'est une zone d'expansion perçue comme vitale (de façons différentes) pour les 2 intéressés, et ce sont deux intéressés qui n'ont pas que des kalashnikovs, quelques bataillons de milices et aucune influence (ou aucun impact sur la scène mondiale) s'ils veulent parler fort. Ce sont 2 boxeurs poids lourds. Le principe est le peacekeeping, mais la situation est à 1000 années lumières des années 90. Et on peut parodier le peacekeeping en le regardant aux aunes de ces années là, ou regarder le principe plus intemporel d'un jeu entre puissances: et là, le principe est qu'une tierce partie, la seule apte à intervenir localement et avec assez de punch pour être crédible, change les données d'un jeu qui, s'ils gardait les mêmes paramètres, commençait à amener à une conflagration dangereuse, énorme et surtout empêchant toute vision de l'avenir pour tout le monde. Enfin, pour la note, ce sont 2 membres permanents du conseil de sécurité, cad 2 des 5 garants fondamentaux de "l'ordre mondial" (non qu'il ait de définition précise ou de frontière très définie, mais il existe en tant qu'équilibre relatif sur les marges de variations desquelles les grands sont un peu d'accord; bref, d'accord pour qu'il y ait certaines limites). Si cet ordre, aussi flou et fragile soit-il, perd pour un temps 2 de ces garants parce qu'ils sont occupés à se taper dessus et à amener tout ceux qu'ils peuvent dans leur danse et/ou à impacter tous ceux qu'ils peuvent par les simples besoins qu'impliquent une telle guerre (ressources, sécurité, garanties, aides sous toutes les formes, contraintes sous toutes les formes....), c'est le croupier qui lance sa rengaine comme quoi "rien ne va plus". Et les dirigeants détestent ne pas avoir la moindre idée de là où ils vont: ça les rend nerveux, et encore plus paranoïaques que d'habitude. Pour le déploiement US, il doit être important pour convaincre que les US prennent la chose au sérieux (cad qu'ils sont prêts à taper du poing et que ce poing n'est pas petit et peut en appeler d'autres) et investissent (en concret du fric, des hommes et du hardware, plus du temps, de l'attention, des sacrifices politiques et compromis en interne, mais à cette échelle ça devient dans l'absolu du "capital politique", donc de la crédibilité), et suffisamment important pour, si tout commence un peu à partir en couille, pouvoir peser militairement pendant un temps court et sécuriser des axes et une zone par lesquels des renforts peuvent transiter et supposément amener de quoi être décisif. Peut-être que 140 000h sont trop. Un total de 60 000 pourrait-il suffire pour ça? Ca fait partie des questions. 9000 c'est évidemment trop peu pour accomplir quoi que ce soit (tampon crédible, peacemaking/nation Building, sécurisation d'une structure et d'axes pour l'accroissement rapide des forces) et c'est plus prendre le risque effectivement de se faire prendre en otage que d'avoir un pion symbolique pour dire "si vous approchez, on envoie plein de monde". 9000h se feraient balayer trop vite et rien ne pourrait venir, ce qui amènerait inévitablement à un conflit à 3.
  4. Voici une hypothèse de remue méninge qui ne vient pas de moi mais m'a amusé en revoyant la dernière saison de The West Wing. L'exercice est ici de jouer à l'échelon Risk/diplomacy/grand poker menteur. La réalité contemporaine est ici légèrement altérée ici et là (et évidemment les personnes impliquées aux postes de décision). La situation à grands traits tourne autour d'une querelle rampante entre Russes et Chinois qui monte de plus en plus en épingle, avec le Kazakhstan comme centre, cause et enjeu: le Kazakstan est sous la férule d'un gouvernement pro-russe dont l'élection et le pouvoir doivent en réalité beaucoup, sinon tout, au soutien de Moscou. Le Kazakhstan reste ce qu'il est, à savoir un pays immense, placé entre 2 grandes puissances recherchant une aire immédiate de contrôle (la Russie pour se défendre, la Chine pour s'étendre), un glacis, et des ressources.... Et évidemment, des ressources, le Kazakhstan n'en manque pas. Mais il a aussi autre chose: une importante et croissante minorité ethnique chinoise, dont la présence accompagne le développement des ressources locales et l'investissement de la Chine, et ce sur une frontière chinoise plus délicate que d'autres (le Xinjian et ses petits problèmes internes), face à une Russie ayant toujours un syndrôme d'encerclement aggravé par son déclin démographique, sa difficulté à lancer une croissance saine et ses besoins en matière de sécurité, surtout face à une Chine en pleine explosion sur les plans où la Russie est fragile et donc susceptible, sinon jalouse (démographie, économie, contrôle interne, perception internationale). La minorité chinoise au Kazakhstan est autant un prétexte pour avancer les pions chinois par tous les moyens qu'une inquiétude puisqu'elle est implantée avec désormais des actifs chinois résultant d'investissements importants. Et évidemment, travailler même cyniquement les menaces sur les "populations chinoises en danger" et les injustices dont ces mêmes chinois sont victimes au Kazakhstan (que ces injustices soient ou non le fait de Moscou), a son petit effet sur une population chinoise travaillée par l'information/propagande et un orgueil national chatouilleux. Et les élections approchent, avec pour perspectives probables qu'elles seront largement truquées par Moscou et amèneront une prorogation du même gouvernement pour encore un terme, et ce sans opposition significative vu le bouclage du système. Avec les élections, la tension interne s'accroît avec pour victimes désignées du "nationalisme" du parti au pouvoir la minorité chinoise, qui subit des coups portés par des mouvements nationalistes plus ou moins spontanés. La Chine s'indigne et tempête, la Russie menace et profère: ça commence dans les chancelleries et au téléphone, et l'escalade au fil des semaines en arrive aux démonstrations de force sur les frontières, chacun de son côté des frontières d'un Kazakhstan vide de troupes étrangères, mais soudain pris en étau entre elles. Les Chinois massent plus de 200 000h dans les confins du Xinjiang (et pas la "2nde Armée", celle qui fait du maintien de l'ordre, histoire de dire qu'ils sont pas contents), et les Russes répondent de leur côté. La tension en est là quand l'Amérique, après avoir suivi les changements de température qui prouvent la réalité locale du réchauffement planétaire :-[, commence la ronde des coups de fils inquiets, puis préoccupés, puis plus fermes; le président Josiah Bartlet (qui ressemble bizarrement à un acteur connu pour ses pullovers pourris :lol:) comprend qu'il va falloir que ses mots aient plus de poids. Russes comme Chinois n'ont probablement aucune envie d'en venir aux mains, mais se sont enfermés dans une logique de surenchère qui a passé le point de non retour, si bien qu'ils en sont à planifier des mouvements dans certaines parties du Kazakhstan, les uns pour "protéger un régime libre et indépendant", les autres pour "protéger des populations oppressées", le facteur nucléaire restant un garde fou réel dans les consciences et les plans, mais jouant plus les freins que les barrages routiers. La situation se trouve donc bloquée et contrainte à des tensions croissantes: une fois que les troupes sont déployées et font leurs manoeuvres d'exercice (sur le terrain) et d'intimidation (sur la carte géopolitique), tout peut arriver, même si chacun est encore de son côté de la frontière. Des recos sont envoyées, des incidents arrivent, et évidemment les pilotes ne voient pas les frontières depuis le ciel :-[. Et ils sont généralement du genre à toujours un petit peu aller jouer à qui pisse le plus loin (ils peuvent pas le savoir, mais c'est moi 8)). Dernier détail du tableau: depuis quelques années, une base du corps des Marines, contenant une petite brigade de 9000h, est en place au Kazakhstan pour une mission d'assistance. Mais évidemment, au vu des dernières nouvelles, ils se sentent un peu seuls tout d'un coup. Les semaines passent, la tension monte, et les élections arrivent..... Une victoire écrasante pour le président Kazakh en place. Les Chinois apprécient peu et ne voient pas la confiance en les Russes pour garantir leurs intérêts locaux comme une option viable.... Ou même un peu crédible. Les Russes aiment encore plus le Kazakhstan comme il est, mais ce qu'il est, à part un régime ami, est un semi bordel très imparfaitement contrôlé par les locaux, et la présence chinoise ne les encourage pas à "lâcher du lest" et à exiger un Kazakhstan plus juste et amical envers les Chinois; ils aimeraient bien y mettre eux-mêmes un peu d'ordre en "appuyant" leur ami-président, mais ce ne serait pas du goût des Chinois qui, le doigt sur la gâchette, ont quelques difficultés à envisager les Russes comme des arbitres neutres. Donc L'oncle Sam décide d'intervenir vu que la perspective d'une épidémie de champignons ne l'enthousiasme pas; l'option de retirer les Marines a été écartée vu le niveau de risque atteint, et c'est donc celle de les renforcer qui l'emporte. 9000h ne suffisent pas à convaincre Russes et Chinois, fondamentalement récalcitrants au conflit mais ayant atteint une impasse, que les Ricains sont sérieux et veulent empêcher le conflit en s'établissant comme 3ème partie neutre qui assurera autant le "tampon" entre les 2 mastodontes (le premier qui érafle un ricain devient le méchant du prochain film non fictif de Jerry Bruckheimer) que le peacemaker garant du processus de remise en ordre du pays, particulièrement dans les zones orientales où se trouvent une bonne partie des investissements et populations chinoises. 9000h, ça peut pas faire grand chose en l'occurrence à part défendre et sécuriser une ville..... Alors que là, la zone à couvrir est un tantinet plus grande. Et les 2 parties en présence pensent aussi à l'option "si ça merdait sec", pour laquelle là encore les Ricains, s'ils veulent être crédibles, doivent démontrer qu'ils prennent la situation plus au sérieux encore que les procès OJ Simpson ou Casey Anthony (c'est dire). Donc faut montrer qu'on rechigne pas à la dépense. Comme Josiah Bartlet est un démocrate tendance "liberal" et qu'il a pour obligation première de correspondre aux clichés républicains, il doit dépenser du fric et sans arrêt envoyer son armée un peu partout :lol:. Ce seront donc 90 000h qui iront rejoindre les 9000 Marines présents au Kazakhstan, avec en plus 40 000h des éléments nécessaires de soutien et de l'Air Force. L'OTAN approuve chaudement et l'intégralité des Européens se range derrière son vrai commandant en chef en envoyant un bataillon multinational tout entier :-[.... La Corée du Sud, de force forcée inquiète de tout ce ramdam qui agite son grand et bruyant voisin, se range aussi derrière Josiah Bartlett quoique de mauvaises langues disent que les jambes de CJ Craig soient pour beaucoup dans la chaude recommandation à Séoul de cet alignement par l'ambassadeur coréen à Washington. Une petite voix dans la tête de Josiah (sans doute sa conscience de sale gauchiste "liberal") lui dit que des frappes aériennes et de la gesticulation portavionnesque et aérienne ne seraient pas vraiment de nature à obtenir l'effet voulu.... Donc décidément, c'est au sol que ça se passera, et faut montrer qui a la plus grosse (là encore c'est moi, mais ils peuvent pas le savoir). Là commence le jeu: - est-ce possible pour les ricains? On est là dans une région enclavée, absolument éloignée de toute mer, donc soumise aux nécessités et limites d'un pont aérien permanent et de négociations compliquées et coûteuses pour obtenir des axes terrestres à travers plusieurs pays, dont peu sont amicaux de nature et tous, comme tous les pays, sont gourmands et prêts à abuser d'une situation.... Quels axes sont possibles? Quels axes sont tenables? Quels axes sont acceptables? - verriez-vous, dans un tel cas où la situation a amené à un risque réellement élevé de conflagration, une telle décision possible par les Américains? Ce n'est pas un déploiement anodin, pas seulement par son ampleur et la nature des parties en présence, mais aussi par la fragilité déjà évoquée du déploiement et de l'entretien d'une force massive dans cet endroit peu accessible. Bref, ce sera TRES cher (si on comparait les conflits au fric dépensé par tête de soldat déployée, celui-là remporterait quelques prix), même si pas un coup de feu n'est tiré. C'est d'un autre côté en partie le but: un tel effort démontre le sérieux et crédibilise par lui-même la volonté américaine, la foutant dans le nez des Russes et des Chinois. C'est à ce prix que les mots ne sont pas que des mots. - quid du facteur nucléaire? Jusqu'où peut-il être un castrateur pour devenir, plus modérément, un simple inhibiteur? Somme toute, il s'agit là d'une situation périphérique pour les Russes et Chinois, mais c'est le périphérique intérieur, la banlieue proche et convoitée, la zone nécessaire où on ne veut pas voir la racaille d'en face venir squatter. Et plus encore, il y a la situation après des années de tensions, et des mois récents d'escalade, donc un cercle vicieux où tout d'un coup, malgré le tabou et le risque terrifiant et en fait parfaitement non acceptable, un point de non retour peut être franchi sans qu'on le veuille: on ne veut pas le nucléaire, mais on ne peut plus céder et on ne trouve pas de solution. C'est le genre de situations qui peut déboucher sur un conflit tacitement ou verbalement accepté comme "limité", où on se contenterait de se castagner au Kazakhstan, soit le genre de règles qu'on accepte au début, mais qu'on peut ne plus accepter si on commence à perdre. Une nation non pas dans l'absolu, mais dans une telle situation et à ce stade d'un tel cycle de tensions et de violence, pourrait-elle encore mettre les pouces et accepter la défaite en refusant d'utiliser le nucléaire? Celle qui l'emporte accepterait elle de revenir, à ce stade, à un statu quo ante bellum relativement (mais juste relativement) favorable à ses intérêts et assez acceptable pour l'autre? L'histoire me dit que non, que ça marche pas comme ça une fois que le sang a coulé. - un tel déploiement est-il dans les capacités américaines? Là on entre plus dans le coeur de métier d'AD.net: peuvent-ils? Si oui comment? Si non quelles alternatives pour l'action? Comment agir, comment peser, comment être crédible? Comment GAGNER? - encore plein de questions pour vous demander votre avis et lancer des pistes, mais je sais pas lesquelles tout de suite maintenant :-X....
  5. Attention aux définitions. Il y a le fric des campagnes proprement dites (donations individuelles et groupes de donations, le "bundling"), les PACs et les organisations type "501c" ou "527" (quoique les PACs ressortent aussi techniquement de cette dernière catégorie), ainsi que des donations directes des partis (échelon local, d'Etat ou fédéral). Les PACs sont de 4 types: connected PACs, non-connected PACs, leadership PACs et SuperPACs. Bien que théoriquement indépendants, ils servent à contourner les limitations et plafonds, à offrir un autre "angle" moins directement connecté officiellement à une campagne, à opacifier l'origine d'un message.... Pour les achats d'espace publicitaires notamment (surtout pour les campagnes dites "négatives"), ils servent beaucoup à diffuser des séries de messages en quantités hallucinantes, offrant une monopolisation de l'espace médiatique, ce que Nancy Pelosi a qualifié cette semaine de "sucking the air out of the airwaves". Mes "sources" courantes (j'en ai des plus occasionnelles et institutionnelles quand je prends le temps): le Center for Responsive Politics (et sa base de donnée Opensecrets.org), le journal Politico (plutôt républicain), MSNBC, le NY Times.
  6. Les SUperPACS dont je parle ont déjà passé la barre des 800 millions (dont autour de 400 pour les frères Koch qui "pèsent" 40-50 milliards et ont déjà beaucoup claqué pour les cycles électoraux des 3-4 dernières années): que les 2 frangins aient frimé en disant qu'ils doubleraient leur mise avant la fin de l'élection ou non, c'est à voir, mais l'argent déjà rassemblé dans les PACs et autres est un fait établi (c'est chiffré, même si pour la première fois, les donneurs des PACs eux-mêmes sont anonymes), à ajouter aux campagnes des candidats proprement dits (et à celles des autres candidats vu qu'une élection américaine, c'est beaucoup de postes à pourvoir en même temps :lol:). Les PACs en tant qu'organisations sont "indépendants" des campagnes , cad, ce sont des organismes en eux-mêmes avec leur centre de coordination et leurs méthodes; vu que le 2ème SuperPAC républicain est celui de Karl Rove (l'ex spin doctor de Bush Jr, le mec qui a révélé l'identité d'une agente de la CIA et dont l'éthique ferait rougir de honte même un politicien professionnel), on peut imaginer les "choix" et "stratégies". Non, c'est de pire en pire aussi ici :lol:; l'Amérique donne le ton des démocraties qui suivent la mode. Bouef, j'ai pas été remué par l'intensité du professionalisme, la violence de la conscience professionnelle (qui veut qu'un journalisme établisse l'agenda) ou la persistance dans l'usage du droit de suite (pour exiger qu'un politique réponde à la question posée). Le problème est que si le journaliste veut présenter, il doit de fait accepter les conditions, domaines et questions négociés avant par les campagnes des candidats (qui elles-mêmes négocient âprement entre elles les conditions du débat). Il faut se souvenir de l'élection de Schwartzie en Californie: il n'a fait que du publi-reportage, des meetings "sur commande" en terrain ami et des interviews préprogrammées. A aucun moment il n'a été confronté à une réalité avec effet retour. J'ai pas dit tout; je signale juste que l'on assiste depuis l'épisode Citizens United à une explosion du déséquilibre sur le fric et à l'ingérence directe et organisée de quelques milliardaires très engagés (et/ou intéressés comme Sheldon Adelson qui a l'air d'y jouer une bonne part de sa chemise), et quand je dis déséquilibre, je parle d'un rapport global de 4 pour 1. Les démocrates semblent de leur côté avoir une moyenne de 2 militants actifs pour le même prix qu'un militant actif républicain, ce qui tempère la capacité de combat "au sol" :lol:. Mais après ça, je constate aussi les autres élections, où des gouverneurs, représentants et sénateurs se sont trouvés élus contre les statistiques initiales (parfois très déséquilibrées) grâce au fric (de nombreux cas ont vu le démocrate dépenser 15 à 20 fois moins que son adversaire et se faire rétamer alors qu'il était largement en tête initialement: des montants absolument jamais vus ont été dépensés pour des élections locales). C'est pas que le fric, c'est aussi son usage terriblement professionnel et systématique dans des organisations extrêmement pointues (avoir beaucoup permet d'organiser à l'année, de mobiliser en permanence, d'avoir des équipes durables, de relancer régulièrement) qui sont en place depuis 3-4 ans; et cette dépense s'ajoute au "groundwork" de la base conservatrice très organisée et mobilisée qui représente mine de rien beaucoup d'heures de travail et de présence. Faut pas oublier tout ce que cette capacité travail militant, professionnel et idéologique, a déjà fait, par exemple l'élection d'un paquet de candidats "Tea Party" (pas vraiment avec l'aval du parti républicain) dont peu, sinon pas un, devraient, dans un monde un peu sain, être pris au sérieux dans un talk show sur la cuisine contemporaine, et évidemment moins encore dans la politique d'un pays. Et pourtant.... Et cette masse de militantisme s'ajoute aux autres facteurs que j'ai décrit: systématisme et échelle du rognage des possibilités de vote pour une partie de l'électorat démocrate, actions contre les syndicats (et si les syndicats morflent, le parti démocrate s'effondre), l'impact de la "bulle" médiatique américaine (avec Fox en figure de proue), lamultiplication des fausses "parties neutres" (instituts d'études "indépendants", comités "citoyens" divers....) dans des polémiques nationales ou locales qui occupent le terrain, dictent le ton du débat général, forcent à réagir.... Aucun de ces facteurs seul n'est le plus souvent si déterminant que cela: mais ils s'accumulent. Et pour bouger 5-6% des votes (je dis bien des votes, pas 5-6% de l'électorat), surtout en jouant la dépense maxi dans les 2-3 dernières semaines (l'effet de court terme sur les indécis et les moyennement motivés pour voter), il en faut pas forcément plus. Surtout en ajoutant le facteur "moins" d'un candidat Obama qui a aussi l'usure naturelle du pouvoir à se traîner: il n'a pas l'effet d'entraînement, la "fraîcheur" de sa candidature précédente. C'est un facteur souvent évoqué: il y a des déçus d'Obama. La question n'est pas tant de ceux qui, déçus, voteront républicains ce coup ci (ça fait peu de monde), mais ceux qui ne voteront pas. La participation américaine à la dernière élection était exceptionnelle pour ce pays, et elle risque de ne pas se renouveler ce coup ci, ce sur quoi comptent et agissent les républicains. Si 70-80% des Américains votaient de façon stable aux élections, les Républicains tels qu'ils sont actuellement perdraient quasiment toutes les élections. Si l'Amérique revient autour des habituels 50% de votants, on est en face des électorats hardcore des 2 camps (encore à peu près équivalents), et d'un très petit nombre, toute proportions gardées, d'indécis et "indépendants". Et ça, c'est gagnable par un usage intelligent d'une masse de fric conséquente. Et je crois comme beaucoup de commentateurs politiques américains qu'on se rend encore peu compte à quel point l'arrêt Citizens United est un game changer. Pour obtenir l'effet de masse qu'ils ont, les démocrates ont beaucoup plus de mal que les républicains: rassembler et garder organisés des masses de citoyens à l'échelle d'un pays comme les USA, c'est pas facile et c'est pas donné, et les républicains ont depuis longtemps pu compter sur des organisations permanentes plus durables comme les communautés religieuses, et des individualités fortunées (surtout au niveau local), soit des groupes permanents avec des organisateurs peu nombreux mais à grand impact. Les démocrates, et ce fut leur force après les années 30, ont compté sur les syndicats d'un côté, et les "political machines" de l'autre: mais là c'est beaucoup de monde pour en rassembler (ou garder l'organisation vivante entre 2 élections) des multitudes, en rassemblant des fonds venant de millions de donations et de beaucoup d'intérêts divergents et locaux, ce qui a historiquement et logiquement eu pour effet d'impliquer beaucoup plus d'intérêts et visions contradictoires, et beaucoup plus de tractations douteuses et d'affaires de corruption de petite et moyenne échelle. Aujourd'hui, les syndicats ont perdu beaucoup de leurs effectifs et de leur puissance pour beaucoup de raisons (évolution économique, changement de mentalités, quelques casseroles, mais aussi contestation du "collective bargaining" par la droite), et sont maintenant attaqués directement. Mais surtout, les "political machines" n'existent plus: trop de saletés à leur actif. Il ne reste plus que celle de Chicago (qui traîne une réputation dégueulasse et très justifiée), dont vient Obama, qui est la big money machine du parti démocrate. Le parti démocrate a besoin de se trouver une nouvelle base d'organisation et de financement dont une part seulement peut reposer sur un renouvellement du syndicalisme: ils sont toujours confrontés au même avantage des républicains qui repose sur des organisations de fait bénévoles et permanentes qui accomplisse beaucoup de travail de militantisme et de collecte (et là la défiscalisation des organisations religieuses offre un avantage terrible) à l'échelle du pays, et sur des financements importants venant d'un nombre réduit d'individus, là où les démocrates ont toujours du organiser et mobiliser ponctuellement beaucoup, vraiment beaucoup plus de monde pour rassembler des sommes équivalentes et une capacité de "travail au sol" suffisante (pour caricaturer, le militant démocrate est historiquement un bénévole qui travaille et se mobilise pendant le temps d'une campagne là où le GOP peut compter sur un certain effectif de retraités des communautés religieuses pour bosser à l'année). Et c'est là que Citizens United intervient: la capacité permanente républicaine devient gigantesque, les moyens d'embaucher des professionnels, même à l'année, soit directement soit surtout au service d'organisations diverses (fondations, "charities", instituts de "recherche"....), deviennent massifs, et le tout peut se faire via quelques intervenants fondamentaux et une collecte passant par un nombre réduit de personnes riches ou très riches qui donnent vite une capacité importante d'action. Et Citizens United, c'est plus l'ancien jeu des grandes entreprises qui donnent aux deux partis pour assurer, en favorisant plus ou moins les républicains (jeu qui se vérifie encore aujourd'hui quand on regarde le financement des 2 campagnes proprement dites, donc sans les PACs et superPACs): là, ce sont des financements massifs venant d'un nombre somme toute réduit d'individus très riches dans une Amérique qui a connu 30 ans de concentration extrême de la richesse nationale. Peu de monde à voir pour trouver beaucoup de fric, des gens convaincus d'avance, des organisations permanentes, et rien d'équivalent en face. C'est pas tout de fondamentalement représenter tout ou partie des aspirations et indignations de la majorité du pays ou même de la majorité de l'électorat qui compte voter; il faut encore pouvoir mobiliser, organiser, agir de façon coordonnée, influer sur la perception publique.... Et pour ça, le fric est irremplaçable. Rappelons que ces franges conservatrices "ultra", religieuses surtout, représentent au final peut-être un maximum de 25% de l'électorat votant (soit une part nettement plus réduite de l'électorat dans l'absolu, et une encore plus réduite de la population), et donc une minorité du vote républicain. Pourtant depuis les années 80, ce sont eux qui donnent le ton et contraignent le GOP à sans arrêt s'enferrer un peu plus vers la droite. Et ce sont eux qui ont de même influé sur le "ton" du débat public américain (surtout à la télévision, plus caricaturale que les autres médias à cet égard) en le faisant glisser vers la droite et un nouvel "équilibre" (souvent artificiel) qui ne reflète pas vraiment la population mais donne quand même le ton en biaisant la perception. Dans un contexte de médias qui ont évolué vers plus d'asservissement au sensationalisme, au relativisme artificiel pour racler large, à la soumission aux annonceurs et partenaires de leur maison mère, ça commence à faire beaucoup de domaines où le fric peut compter soit directement soit parce que la capacité à rééquilibrer les conséquences de son usage offensif (ton, campagnes, désinformation, publicités....) a baissé. Ce sont des choses qui se mesurent dans beaucoup de cas, par exemple l'étude de l'impact des campagnes de pub, surtout les négatives: on mesure l'efficacité des messages aussi bien, surtout que l'impact suivant la quantité de spots diffusés. Alors encore une fois, ce n'est pas un déterminant absolu, mais ça marche quand même beaucoup: il y a une proportionnalité vérifiée. Georges Pompidou venait d'une famille de tout petits agriculteurs sans culture et il est devenu un riche financier et président de la république, et avant lui, d'autres présidents et présidents du conseil avaient aussi mené une barque au long cours. Evidemment et heureusement, il y a encore des "underdogs" et des histoires de cendrillon, mais si on suit aux USA les élections à la Chambre, au Sénat et aux gouvernorats, plus les élections aux Parlements d'Etats et en général celles de juges, on a une population étudiable. Et dans la durée, même en ne prenant que les derniers cycles électoraux, la tendance dominante, et ce de façon globalement écrasante, est que le fric gagne, et que Citizens United induit un déséquilibre terrible, réellement terrible et très difficile à surmonter encore plus à l'échelle d'élections d'Etat qu'à l'échelon national qui a d'autres logiques à l'oeuvre. Quand on voit des courses à l'élection d'un sénateur ou d'un gouverneur où un camp dépense 2 à 4 millions et l'autre 15 à 25 (en bénéficiant en plus d'organisations permanentes d'échelon national, précisément autorisées par la disponibilité du fric), on voit tout de suite qui peu même simplement exister et être connu dans l'intégralité de l'Etat concerné, qui peut innonder les espaces publicitaires des télés locales et occuper le terrain.... Alors Obama a et gardera sans doute le vent en poupe, pour ce qui concerne la présidentielle; mais aura t-il une majorité? Une viable? Ce sont autant d'élections dans chaque Etat. Et surtout, quid de l'après-Obama? C'est sur ça que mon propos s'applique et que je signale la puissance que donne le fric et ses succédanés: dans l'ensemble et dans la durée, le fric tend à gagner, surtout quand le déséquilibre en la matière est grand. On ne peut pas trouver des super personnalités à tous les coups, et surtout, on ne peut pas en trouver de cet acabit pour tous les postes à pourvoir dans une élection générale, ni compter trouver le même enthousiasme à chaque fois et en chaque lieu. Un cas particulier, ou quelques-uns, ne font pas une tendance, et on ne peut compter dessus à l'avance (ça revient à faire sa stratégie en tablant sur le facteur miracle comme un acquis). Ben vu l'évolution des nominations et la durée en place des juges.... L'affaire Citizens United a déjà été puante à cet égard vu que 2 des juges avaient reçu des financements répétés des frères Koch. Ben faut savoir, je croyais que selon toi, ça ne comptait pas tant que ça ;). C'est là qu'on trouve de l'espoir: Le limogeage de Glenn Beck laisse espérer que des choses peuvent encore arriver :lol:. Je suis encore écroulé de rire quand je regarde Jon Stewart imiter une émission de Glenn Beck pour démontrer un point de vue opposé :lol:. Même là, j'ai un problème: les républicains font tout pour faire passer des conservateurs durs, et même des militants plus ou moins "achetés" par ceux qui financent leur campagne, là où les démocrates, depuis 20 ans, n'ont fait passer que des modérés. Ils n'essaient même plus de faire passer un "liberal", reflétant ainsi leur timidité mais surtout l'évolution du faux équilibre du débat public, avec un parti démocrate aujourd'hui de fait un parti centriste (avec une frange de gauche) qu'on pourrait par bien des aspects trouver au centre droit, et un parti républicain de plus en plus dominé par divers types de droites dures et d'extrêmes droites, étouffant ses propres modérés. Or, le gouvernement, surtout aux USA, se fait toujours au centre, là où les modérés des 2 camps (historiquement dominants aux USA) peuvent se parler et s'entendre: "governing" aux USA a toujours été l'activité de rédaction commune de lois issues d'un compromis viable et accepté durablement par ce "marais" des modérés qui tous se connaissaient bien et faisaient partie des mêmes cercles. Une journaliste américaine née dans ce milieu disait qu'aujourd'hui, dans la vie sociale de Washington, cela n'existait plus: les garden paries et soirées, les cercles sociaux et dîners en villes étaient exclusifs. Les républicains et démocrates dans leur très grande majorité ne se fréquentent plus socialement et vivent en vase clos avec leurs copains du même avis qu'eux et leurs lobbyistes. C'est peut-être ça le plus inquiétant.
  7. C'est marrant comme la plupart des commentateurs journalistiques ne parlent que sous l'angle "ce sont des entreprises comme les autres" et non sous l'angle "c'est la capacité de production aéronautique d'un pays" (ou de plusieurs): une façon soit de s'aveugler soi-même en ne voyant qu'un angle (le plus petit en fait) de la question, volontairement ou non, ou de totalement délégitimer le point de l'intérêt stratégique d'un Etat et de la raison d'être de cette industrie dans cet Etat. C'est le facteur non quantifié financièrement dans la question: la somme des investissements consentis dans ce qui a donné EADS depuis l'origine, le maintien sous perf, le soutien sous de multiples formes (subventions, efforts de recherche, soutien de projets parfois très artificiellement, y compris depuis la création d'EADS, l'accès plus que privilégié à un marché....) correspond à la volonté d'un Etat de garder une capacité de production autonome en aéronautique militaire.... Bizarrement, ce point de vue qui n'est pas réellement factorisable dans une simple opération de bourse qui ne valorise que l'organisation concrète au sens strict dans sa valeur estimée au jour J (plus ou moins le facteur négo-tromperie-entente), ne peut soudain avoir même de légitimité dans le principe d'ingérence d'un Etat, comme si faire valoir les intérêts du dit Etat qui a un tantinet créé et maintenu l'organisation pour une raison précise (pas faire des bénefs à refiler à des individus particuliers), n'était soudain même pas légitime. La réplique publique d'un des Etats en question pris dans le deal devrait être que si l'ingérence (et surtout l'ingérence au-delà du seul pouvoir attribué par les actions détenues) est contestée, le dit Etat cessera d'avoir recours aux services de la dite entreprise, ou tout au moins de lui refiler un accès privilégié ou de le considérer comme un producteur national important (et en plus d'assurer un contrôle absolu sur les morceaux de la boîte s'occupant de secteurs précis et absolument vitaux). Rien que l'ennoncer, l'évoquer, le sussurrer en place publique comme position de départ du problème devrait faire son petit effet sur les calculs des parties présentes et sur les cours de bourse, juste une façon de dire qui c'est Raoul :-X. Evidemment, la France est la seule à disposer d'une solution de repli avec ce qu'il reste de ses boîtes de défense encore françaises, et il faudrait être prêt à "porter le chapeau" face aux pointeurs de doigts en tous genres. Je sais, pas réaliste, sans doute se tirer une balle dans quelques doigts de pieds, mais qu'est-ce que ça ferait du bien en première page face au "ton" général de ce qui est dit, juste pour recadrer le débat avec un rééquilibrage de légitimité des arguments en présence :lol:.
  8. Indice déjà révélé plus haut: parce que les Belges n'ont plus de production aéronautique (ou de sous-marins) :oops:....
  9. Tancrède

    Intervention en Syrie

    En fait, ma question vise plutôt à montrer le besoin d'interaction permanente entre air et sol, et sans doute le besoin d'une aviation d'appui-sol densifiée en terme de "taux d'occupation du ciel" en accompagnement de forces mobiles au sol, soit la présence (ou à défaut, le temps de réponse, la disponibilité) dans les airs à proximité immédiate du besoin, dans des boucles aussi courtes que possible (l'immédiateté étant évidemment l'idéal). Mais il s'agit moins de répondre forcément au besoin immédiat d'une unité de mêlée proprement dite que de faire partie de l'organisation absolument unifiée, et centralisée par exemple dans les unités de coordination des feux (en général, tous feux confondus: hélicos, drones, avions, artillerie et éventuellement navals) qui se multiplient à juste titre dans les armées modernes, le but étant qu'il y ait des feux d'appui importants et précis à dispo immédiate et temps de réponse réduits à disposition des unités, de façon à accompagner leur mouvement sans les ralentir d'un iota si possible. Les tenants de l'airpower ont la vision de cette coordination de façon souvent très caricaturale et réduite; c'est de là que vient la vision souvent mise en avant des forces au sol comme étant de simples "rabatteurs" pour que l'aviation tape, voire allant jusqu'à remettre en question les forces de mêlée en disant que des FS en nombre un peu conséquent suffisent à la tâche, et caricaturant les exemples historiques à cette aune (la réduction dramatique du rôle de l'alliance du nord en 2001 est à cet égard confondante). Mais les Marines, par exemple, semblent avoir une autre idée de la chose précisément parce qu'ils ont une vision globale et unifiée des feux d'appuis, tous tournés au service de la manoeuvre qui elle repose avant tout sur des forces mobiles et surtout abondantes. Même en se plaçant dans la vision du fantassin "rabatteur", cette vision souligne qu'il faut BEAUCOUP de rabatteurs, et que "rabattre" suppose plus qu'observer et plastronner pour que le roi aviateur accomplisse son oeuvre divine et apparemment infaillible :P, ce qui dément par là l'appellation même de rabatteur et l'importance réelle du rôle des troupes au sol. Il suffit de voir chez les Marines l'importance des unités de coordination des feux, tant au niveau de leur formation que de leurs effectifs, de la considération qui les entoure comme de leur placement dans la hiérarchie des organisations d'orbat. Les compagnie de coordination des feux sont vraiment très fournies, et ce suffisamment pour fournir des éléments dispo à tous les échelons possibles, jusqu'au plus petit, dans une doctrine qui insiste plus que d'autres sur le besoin de densité de la présence au sol. Si chaque compagnie de manoeuvre, voire même un échelon moindre, doit avoir non seulement de la liaison avec l'aviation, mais surtout des éléments de coordination (de l'avant!) des feux de toutes natures, c'est qu'il y en a beaucoup, vraiment beaucoup, dans un USMC qui veut garder une conception fondée sur l'abondance des troupes au sol et le tempo des opérations. C'est une "banalisation" de l'aviation à certains égards (un "feu" comme les autres :lol:), et une mise en avant du rôle des unités de manoeuvre qui sont aussi bien l'observation, le plastron/l'appât, l'élément qui fait la battue (version "négative"; la version "positive", c'est de dire qu'ils débusquent et forcent l'ennemi à subir en s'exposant, qui le servent sur un plateau aux appuis), l'arbitre qui décide en temps réel de quand la ressource rare, chère et dangereuse des feux "lourds" est utilisée, qu'un poing disposant de ses propres feux (de moindre "calibre" mais en très grand nombre) et qui fait une grande part du "chiffre d'affaire" aussi :lol:. Plus la zone de combat est cloisonnée ou opaque (montagnes/terrain accidenté, zones boisées, bocages et villes surtout), ou préparé par l'adversaire, plus ce rôle des forces au sol est absolument déterminant et l'élément d'appui asservi à son besoin et à sa capacité de discrimination. C'est pourquoi le sens de ma question était de souligner en fait que l'aviation est un facteur multiplicateur (surtout si bien employé) de la manoeuvre, pas l'élément de la victoire en soi (apanage de la force au sol). Donc de renvoyer au problème de perception de la guerre en occident actuellement, qui met la charrue avant les boeufs en se faisant des illusions sur le pouvoir en soi de la frappe aérienne (sauf au niveau "stratégique" pour un type de cibles donné, généralement plus politiques que militaires). Et pour la conception de la manoeuvre au sol, si par miracle on se résout à l'engager, l'exemple des marines rappelle le besoin du nombre et de décentralisation de la décision (la dispo des appuis, dont l'aviation à ailes fixes n'est qu'un élément) au plus bas niveau possible. Mais évidemment, cette conception renvoie l'aviation à un rôle que des visions "supprémacistes" (qui accompagnent généralement les armes et chapelles autonomes et le "snobisme" technologique) verraient comme subalterne et surtout menaçante pour les budgets puisqu'elle implique un rééquilibrage.
  10. Il ne faut pas mésestimer plusieurs phénomènes à l'oeuvre: - évidemment d'abord le facteur "trivia" dans les campagnes, particulièrement dans les campagnes américaines qui ont leurs cellules de crise permanente pour le gérer: c'est le facteur inconnu du débat, tous les accidents, bévues, événements extérieurs, polémiques spontanées.... Qui peuvent survenir en cours de route, du fait des candidats ou non, et qui peuvent complètement bouleverser le débat ou la campagne, pour une durée courte ou non, totalement focaliser l'attention de façon démesurée ou non. Quand ce genre d'événements survient dans les dernières semaines de campagnes, il se sont souvent révélés de nature à rebattre bien des cartes, au niveau national ou au niveau de certains Etats, parfois clés. - la maladie de la victoire prématurée: plus on dit que l'un va gagner dans un fauteuil, plus l'électorat, SURTOUT aux USA, SURTOUT les démocrates et SURTOUT les indécis/swing voters indécis jusqu'au dernier moment (actuellement autour de 5-7%; ils sont différenciés des "indépendants", qui sont les swing voters authentiques, réfléchissants réellement à leur vote, contrairement à ceux-ci qui répondent à d'autres logiques moins politiques, comme l'inculture, la désillusion, le suivisme de celui qui a de l'avance, la "confiance en la majorité", la vulnérabilité au on-dit et au matraquage....). - tout ce qui concerne les politiques actives, surtout côté républicain, de restriction du vote et de l'accès au vote pour les populations à forte probabilité de vote démocrate: affaire des "voters ID", restriction d'horaires et/ou fermeture complète de bureaux de votes, extensions ponctuelles de mesures de privation de fait de droit civique (très vu en Floride par exemple, comme les mesures ayant retiré le droit de vote des familles de repris de justice et de gens portant le même nom que de repris de justice!) - certaines mesures ayant compliqué, dans beaucoup d'Etats, les moyens démocrates, notamment les tentatives de fermeture des syndicats pro-démocrates (les syndicats étant la première source de financement démocrate, de très loin, et leur seule vraie source de grande échelle, surtout pour les PACs et SuperPACs). Ca entretient la faible visibilité de l'avenir, démobilise partiellement les efforts organisés (tout en renforçant la mobilisation individuelle, mais du coup moins ordonnée), complique les levées de fonds et dans certains cas, supprime effectivement les syndicats, et/ou leur moyens d'actions (ou les limite). Ca impacte localement la capacité de militantisme, mobilisation, activisme.... - plus encore, surtout cette année avec tout ce qui tourne autour de "Citizens United": les moyens énormes qui sont et seront mis en oeuvre pour racler tout ce qu'il est possible de racler, mobiliser tout ce qu'il est possible de mobiliser, attaquer l'adversaire autant que possible.... La disproportion des moyens est absolument énorme cette année, pour la première fois, et cet effort, surtout côté républicain, est très organisé, notamment par l'existence de 3 SuperPacs absolument gigantesques, et surtout celui des frères Koch (avec sa pyramide d'organisations, instituts, fondations et associations, ses moyens mobilisés et organisés depuis longtemps, rôdés par les cycles électoraux et campagnes médiatiques -locales et nationales- et son travail "au sol" depuis 3-4 ans). On s'attend particulièrement à des campagnes "blitz" massives dans tous les médias, autant des négatives (attaquer l'adversaire) que des positives (promotion) et des messages de toutes formes qui se revendiqueront "neutres", issus de "simples citoyens", groupes et communautés, ou instituts de recherche soi-disant "non engagés" dont le but sera de brouiller la perception, d'occuper le terrain, de mettre en avant de faux chiffres (ou très biaisés).... La vraie grande nouveauté, outre l'organisation de ces choses, est l'échelle, et surtout la disproportion d'échelle entre les moyens des camps dans ces domaines. Un des deux camps a les moyens de littéralement noyer l'autre, d'occuper le terrain de façon écrasante, d'user d'un effet quantité complètement hors de proportion. Pour convaincre des Swing voters (surtout la frange des indécis qui ne seront en fait jamais réellement "décis" :lol:) somme toute pas si nombreux et extrêmement bien ciblés et reconnus (aux USA, c'est un secteur infiniment plus développé qu'en France ce ciblage, et peu contraint dans ses moyens), démobiliser, limiter ici et là la participation de populations à forte probabilité de vote démocrate, attaquer tous azimuths.... Le différentiel est pas forcément si énorme. Sachant que la compensation est faible, il l'est encore moins: les démocrates ont infiniment moins de moyens, ont perdu le facteur de mobilisation/enthousiasme exceptionnel de 2008 et surtout, le débat contradictoire est très très faible aux USA. Imaginez qu'il n'y aura que peu de confrontation directe entre les candidats (le reste, c'est du marketing) et que ces débats seront hyper encadrés et formatés (les 2 partis négocient âprement des règles de débats hallucinatoirement aseptisantes); or, c'est vraiment dans ce type de configurations que le différentiel d'argent disparaît, que les candidats peuvent se voir mettre le nez dans leurs propres merdes, sans compensation du marketing. Les médias d'information sont de plus en plus écrasés par la logique spectacle, la course à l'audimat, l'alignement sur les desideratas des annonceurs et des grandes boîtes qui les possèdent, sont présentes à leur CA ou sont en affaire avec leur maison-mère, par la trivialisation de l'information, l'alignement sur ce que demande le public (et c'est l'histoire des médias qui montre que c'est toujours vers le sensationalisme, le fait divers, le simplisme) et l'équilibrage artificiel des points de vue, autre avatar du relativisme systématisé. Le journalisme n'a plus vraiment de capacité critique, de rôle d'éducateur et de prescripteur qui sont sa responsabilité éthique. Résultat, les animateurs de talk shows et les chaînes ouvertement militantes (Fox, MSNBC) sont les seuls où on trouve une attitude critique, souvent caricaturale (surtout chez Fox) et partielle (les talk shows), et évidemment ils concernent pour l'essentiel les pans d'opinions qui les regardent régulièrement et sont d'accord avec eux, donc leur impact, hors quelques polémiques ponctuelles, est en fait limité. En revanche, le marketing politique et tout son impact sur les médias sociaux, internet en général, les médias locaux, le travail "au sol" (militants "professionnels", communautés, mais aussi de plus en plus des vrais professionnels permanents de la "vente politique"), le lobbying et l'activité des instituts de "recherche"/information (via des universités, des fondations....), sont des éléments ayant un impact de plus en plus énorme, et où les moyens républicains et/ou de riches "patrons" engagés en politique, sont très supérieurs au camp démocrate ou aux autres sphères politiques, surtout depuis l'arrêt "Citizens United vs....". L'aboutissement en est de créer de fait des grandes clientèles électorales proportionnelles à l'investissement financier consenti. Sinon, petite note amusante signalée hiser sur Romney, apparemment un investisseur dans les intérêts chinois et iraniens :lol:: il a plusieurs fois investi dans la gigantesque société pétrolière de l'Etat chinois (ne se retirant que peu avant le début de la course à l'investiture républicaine) qui a pris des positions au Canada, essaie de s'implanter dans le Golfe du Mexique et a massivement investi en Iran en rétorsion aux ventes d'armement américains à Taïwan. Cette société est avant tout un outil au service du gouvernement chinois et s'est publiquement présentée comme une "arme" au service de la Chine. Décidément, la vieille série des nulles devrait être réintitulée, "Régis Mitt est un con" :lol:. http://www.youtube.com/watch?v=CpBk94r9teE
  11. Tancrède

    Intervention en Syrie

    Loki, à ton avis, si on regarde cette question de l'airpower ainsi: par quel facteur se trouverait multipliée l'efficacité de frappes aériennes en cas d'intervention "complète", cad avec déploiement important au sol de troupes occidentales/françaises, ce qui transformerait, surtout si une bonne coordination sol-air peut être imposée comme ligne directive, les frappes aériennes (plutôt stériles et plus conçues pour satisfaire le goût des politiques pour de la gesticulation chère et sans risque) deviennent en grande majorité des frappes d'appui sol où l'élément sol comme l'élément air (avions ET hélicos) jouent ensemble (si c'est bien fait, en alternance très rapide) les rôles interchangeable de "leveur" de gibier et de chasseur? Il n'y a que là qu'un niveau d'efficacité satisfaisante peut être trouvé.
  12. On peut se demander pour qui roule la rédac des Echos: de nos jours, la neutralité/l'objectivité de la presse, surtout économique, n'est même plus un sujet pour faire des vannes convenues.
  13. Pour comparaison, cet article du blog de Goya sur les certitudes américaines pour les troupes du futur.... Vues des années 50. http://lavoiedelepee.blogspot.fr/search?updated-max=2012-09-09T04:44:00-07:00&max-results=7
  14. Qui pense avec moi qu'on va voir, dans notre vie, l'Amérique devenir une féodalité moderne :-[?
  15. Mais non, bande de niais, tout le monde le sait, le problème ce sont les homos, qui causent les tornades, les marées noires, les maladies et la chute des cours de bourse. Romney, Ryan, Bachmann et Perry l'expliquent très bien et très clairement .
  16. C'est ce qui s'appelle être un pays ou ne pas être un pays, parce qu'il y a un moment où le dit pays interagit avec le monde extérieur, et quand il y avait un dollar quasiment par Etat dans les faits, cela rendait le cours du dollar aléatoire pour les échanges extérieurs et pénalisait l'économie et le commerce américain. Il y a aussi un moment où des gens souhaitent épargner, et une monnaie instable a quelques difficultés avec un tel fait. Il y a un seuil, un niveau d'organisation humaine où on organise une monnaie, sinon y'a pas d'économie du tout; si chaque individu a le droit de faire sa monnaie, ça donne quoi? Non, la crédibilité du pays et de son économie ont tendance à rendre la monnaie crédible, ou alors la prospérité américaine au XXème siècle est un mirage qui a duré.... Un siècle, et a des chances de continuer à durer si les arriérés comme Ron Paul ne foutent pas la merde comme ça a failli être le cas lors de la querelle sur le plafond de la dette qui aurait elle résulté dans une hyperinflation et une crise économique mondiale. Il passionne une certaine frange assez réduite des Américains (qui gueule juste fort et se trouve médiatiquement surexposée comme toutes les franges caricaturales et tarés en tous genres) dont une partie est déjà dans ce trip depuis longtemps: c'est un phénomène qui n'a rien de récent et n'a connu une certaine croissance (qui ne bouleverse pas vraiment la loi des grands nombres) dans les zones rurales et petites villes de certains Etats dont l'activité économique a disparu dans les 30 dernières années.
  17. Il ne t'a pas échappé que cette création monétaire a suivi une "destruction" monétaire absolument abyssale (ce qui fait que se fixer sur la seule création monétaire par année, pas le solde net, est un tantinet problématique comme base de calcul)? Que la chute continuelle et somme toute peu brutale du dollar après le milieu des années 30 a correspondu a la plus fabuleuse période de prospérité soutenue (et la plus partagée) de l'histoire de l'humanité (ce qui au passage rappelle que toute croissance saine s'accompagne d'un certain seuil d'inflation nécessaire)? Alors que la valeur haute du dollar a correspondu à une des pires périodes pour la société américaine (Gilded Age)? Pour se renseigner sur l'histoire économique américaine: avant la création de la Federal Reserve et surtout avant la fédéralisation de la dette (qui précède la Fed) et l'interdiction d'endettement des Etats, soit apparemment la période qu'idéalise Ron Paul que tu affiches comme avatar, le dollar au sens global américain n'existait pas dans les faits: il y avait dans la réalité courante un dollar différent quasiment dans chaque Etat (on parle moins du "mint", les dollars papier en usage, que de la monnaie prise comme unité de compte) et de ce fait un gaspillage d'argent phénoménal qui pourrissait le commerce américain et entretenait une monnaie faible parce qu'instable et incontrôlable (dès lors que chaque Etat, qui plus est à une époque de corruption ploutocratique énorme, créait de fait sa propre monnaie en s'endettant sans contrôle). La "valeur" du dollar (ou de toute autre monnaie" ne veut rien dire et n'est pas un critère très pertinent pour regarder l'économie si elle se base sur un référent d'une autre époque. C'est mauvais signe d'ailleurs dans la plupart des cas si le cours en reste haut et sa valeur se maintient. Outre la situation historique et géographique particulière, la fédéralisation de la dette (malgré la façon de faire puisqu'il s'agit à un moment d'une prise de contrôle par JP Morgan), la création de la Fed (avec tous ses défauts), les lois antitrust et la séparation des banques spéculatives et des banques de dépôt ont été en très grande partie à la base d'une prospérité sans précédent, notamment via l'activité de prêt bancaire courants aux entreprises (surtout petites) et ménages, activités génératrices d'inflation mais plus que largement compensées par une croissance de la productivité et de la consommation. Et, surprise, que le dollar a l'unité ait perdu de son "pouvoir d'achat" n'a aucune espèce d'importance quand le rythme est bon et que ce cycle de fonctionnement est entretenu, et pas démoli comme cela a pu être le cas à partir des années 80, parce que le démolir a été employé comme mauvaise réponse à d'autres problèmes (la nature de la dépense de l'Etat et son manque de contrôle, le flottement généralisé des monnaies sans régulation aucune). Ouais, encore un truc qui s'inscrit dans la "vision" des gens faisant l'analogie entre la gestion des finances d'un Etat et celle du porte monnaie d'un ménage, très courante aux USA dans certains courants d'opinion (notamment chez Ron Paul), et qui hérisse les économistes sérieux.
  18. Le rapatriement des emplois n'est pas, ou en tout cas ne doit pas, être une priorité absolue pour un Etat: sauver des emplois, c'est pour peu de temps et aucune garantie de les sauver plus que quelques années, le fait dépendant des contrats à venir et de la stratégie de l'entreprise où, dans un tel cas de figure, l'Etat en question n'a plus son mot à dire. Ca fait cher le deal pour ça. C'est pourquoi un Etat se doit de sauver son degré de contrôle sur la capacité fondamentale à produire certaines gammes d'armements jugés prioritaires et à sauver et maintenir à niveau la capacité technologique dans les dits domaines clés, et ce pour aussi longtemps que possible, en acceptant si besoin est un certain coût financier. Franchement, je vois pas pouvoir se produire en abandonnant une part de contrôle d'un grand groupe qui dès lors, lui, se pense totalement différemment, sans grande considérations pour ce genre de priorités. Le Japon et d'autres pays acceptent de procéder de la façon "non managériale" pour conserver et développer le plus possible de gammes de savoirs faires, le plus caricatural étant dans le domaine des armements terrestres, leurs chars en particulier, qui sont, si on se contente d'une vue de court terme, des gouffres à pognon absolument hors de prix à l'unité et en l'état pas vraiment utiles à une armée qui ne se déploie pas et n'a pas réellement vocation à un conflit quelconque (étant donné la situation stratégique du Japon). C'est évidemment plus commode dans certains secteurs quand l'Etat concerné a une politique d'armement ambitieuse et de grands programmes, comme le montre la Corée du Sud dans la plupart des domaines pour l'instant, mais quand un secteur est "moins porteur" dans un Etat qui met ses commandes en veilleuse, le calcul rationnel est de maintenir la capacité à rester dans la course, quel qu'en soit le coût. Une entreprise ne peut calculer ainsi, et la mentalité actuelle des CA, surtout dans des boîtes de cette échelle, y prête encore moins. Et leur demander de maintenir l'effort de recherche sans commande aucune ou des petits paquets limités ne peut être accepté qu'à un coût réellement prohibitif selon toute vraisemblance. C'est pourquoi je doute de plus en plus de la compatibilité systématique du besoin qu'a un Etat d'une "logique d'arsenal", et du fonctionnement d'une entreprise "pure et dure". D'où ma seule conclusion pour l'instant, à savoir garder le contrôle d'un conglomérat tel qu'EADS.
  19. Et en 1870, 1914 et 1939, le premier client de l'Allemagne était la France et le premier client de la France l'Allemagne. Le business n'empêche pas les sentiments, ni un autre genre de business, pensé à partir de paramètres différents, à une envie/un besoin de changer des règles du jeu, ou simplement le fait d'éviter/de détourner l'attention d'autres problèmes.
  20. Outre les remarques d'Alpacks, il faut noter sur la Chine que cette "consommation de produits chinois" ne repose aussi que sur une partie réduite de la population (surtout en valeur), ce qui renvoie à l'énorme problème des revenus et de l'extrême inégalité de leur répartition en Chine. Ce n'est qu'un aspect du gigantesque problème démographique qui les attend, avec, entre autres aspects, le déséquilibre énorme des sexes, le vieillissement accéléré, le fardeau que ce vieillissement commence déjà à représenter pour les premières générations d'enfants uniques (les premiers enrichis) qui partient à la retraite (aucun système de retraite en Chine, et des revenus et économies insuffisants pour soutenir la famille et continuer à consommer face à l'élévation constante du coût de la vie.... Et ce fait ne concerne qu'une partie minoritaire de la population: la mieux lotie).... Des déséquilibres massifs sont à l'oeuvre en Chine, avec bien peu de moyens de les contrer, ce qui doit mettre la scène politique intérieure chinoise sur les dents; la crise récente a des chances d'être un avatar de ces tensions politiques. Par ailleurs, des produits chinois de qualité et en grande quantité, qui plus est dans les gammes de produits "qui rapportent" (ceux à haute valeur ajoutée) seront toujours trop chers pour la majorité des chinois, et surtout, qui garantit qu'ils seront moins chers dans l'absolu que des produits concurrents? Dès lors que tu entres dans les secteurs à haute VA et que tu vises un niveau de qualité élevé, les coûts salariaux grimpent en flèche parce que c'est pas avec des paysans illettrés et plus ou moins forcés de se crever à la tâche que tu les produits, les exigences coûteuses se multiplient (contrôle qualité, vente, marketing, distribution....), les besoins d'investissements permanents aussi, et plus encore la rapacité des actionnaires devant consentir ces coûts croissants (ils veulent du retour, vite et beaucoup). Le tout pour des marchés plus réduits et surtout matures, où la concurrence est féroce et les parts de marchés déjà acquises par d'autres acteurs bien en place, ce qui les rend très chères à acquérir (et plus on parle de marchés de haut de gamme, moins le prix est le facteur déterminant, qui plus est: il compte, évidemment, mais bien moins en relatif).
  21. Face à une telle menace, si elle commençait à être mise à exécution, cela induirait des conséquences massives sur le marché financier, et par là, sur la scène politique mondiale: c'est presque un tabou comme le nucléaire dès lors qu'on se met à en jouer activement, et c'est une vraie grenade dégoupillée dans une petite pièce (où se trouvent le prêteur, l'emprunteur et les autres). D'autres pays prendraient peur et réagiraient face à une telle politique sciemment et ouvertement (plus ou moins) utilisée comme une arme, et celui qui utilise cette arme subirait un effet retour massif, comme chaque fois qu'une puissance trop importante commence à être trop agressive, même si ses ambitions, au moins celles du moment, concernent un petit litige et un petit objectif tout près de ses frontières ou de ses intérêts (Louis XIV a passé sa carrière à apprendre cette leçon :lol:). Sans compter le pouvoir de réplique de l'emprunteur si il est mis au pied du mur de cette façon: le défaut, partiel ou total, et la banqueroute déclarée. Là, l'effet est catastrophique pour tout le monde, mais on se place dans une situation précisément de désespoir pour un pays, et une telle mesure, si elle bouffe son crédit pour longtemps, lui redonne dans l'immédiat des moyens conséquents, sans compter qu'il peut aussi avoir un plan de soutien d'une certaine dimension pour ses propres prêteurs nationaux et des alliés. Extrême? Oui, mais c'est pour montrer à quel point cette arme est à double tranchant et induit un degré d'incertitude énorme pour trop de monde, y compris le prêteur, pour que ce ne soit pas une mesure de dernière extrêmité, réellement comme le nucléaire. Faut pas oublier que passé un certain seuil, le prêteur est autant le prisonnier de l'emprunteur que l'inverse, sinon même plus, surtout dans le cas d'un pays comme la Chine dont les réserves de cash ne reflètent pas la richesse du pays et donc sa capacité de rebond (l'Etat chinois est blindé, mais pas le pays). Situation historique pas réellement comparable, mais qui évoque certaines choses: la période 1790-1796 a vu la France essayer de passer à un système de monnaie fiduciaire pour relancer son économie, recréer un certain degré d'abondance monétaire, mais surtout assainir les finances publiques, financer l'Etat et l'effort de guerre. Ce furent les assignats. Le système, outre ses fragilités intrinsèques (gestion inégale, mauvaises estimations, instabilité politique) a été sciemment torpillé avant tout de l'extérieur et de l'intérieur par des manoeuvres patronnées surtout par l'Angleterre (mais il y a de la fabrication partout autour du pays et dedans), assistée de nombreux royalistes français (tels le terrible baron de Batz ou le Comte de Puisaye), avant tout par l'émission massive et permanente de faux assignats dont la masse était telle qu'elle impactait directement la masse monétaire (à certains moments, les faux assignats représentaient plus de la moitié des assignats en circulation) et représentait une des causes majeures de l'inflation massive et persistante, malgré les mesures drastiques de limitation des stocks en circulation. Les détenteurs de dette furent dissuadés de l'usage et changèrent tout ce qu'ils purent sans être tous énormément impactés cependant via l'acquisition massive de terres (issues de la confiscation des biens du clergé et des propriétés nobiliaires saisies) à vil prix (parfois presque rien du tout).
  22. C'est un exemple des processus de décision interne et de différentes logiques à l'oeuvre: d'un côté une unité justifiant son existence entre autre via une capacité "spécifique" utile ou non dans l'absolu, utile ou non à un modèle global cohérent, ou encore utile ou non suivant le débat qui entoure la brigade et le concept para, de l'autre une armée entre la logique de rationalisation des coûts (qui peut induire bien de faux-bons arbitrages: économies de bouts de chandelles, rognage des capacités....) et la définition d'un modèle tactique qui n'a pas forcément la majorité de ses racines dans une réflexion tactico-opérative. Je n'arrête pas de me demander l'ensemble des choses que permettrait la réunion des unités de l'AdT en un nombre très réduit de grandes bases (1 par brigade interarme prise en tant que pion stratégique -cad avec tout ses soutiens et appuis- comme seuil plancher), autant du point de vue des économies à réaliser que des possibilités d'organisation/structuration, "interarmisation", changement de mentalités (notamment dans les guéguerres internes), capacités tactiques....
  23. Oui, c'est pas une histoire nouvelle: dans le même coin, tu peux trouver une évolution analogue sous la république romaine, surtout pendant le temps de transition des guerres puniques et après.
  24. :lol:Hé, c'est Sarah Silverman: c'est une comique, elle :lol:.
  25. Le cas des "Voter ID" n'est qu'une partie du problème: il y a beaucoup de cas, peut être plus que les ID (n'oubliez pas que la première pièce d'identité aux USA, et de loin, est le permis de conduire, très répandu), où il y a plutôt eu des tentatives d'élimination pure et simple de masses d'électeurs des registres en les faisant déclarer morts, entre deux domiciles.... Avec pour effet de forcer les services chargés des registres de tout revoir (ce qu'ils font pourtant en temps réel d'ordinaire), ce qui prend une masse de temps juste pour prouver que ces allégations sont fausses (il faut prouver que chacune est fausse, et ce sont précisément des centaines de soi-disant "associations", "fondations" ou "instituts" à but non lucratif qui les ont lancé) et monopolise les moyens des dits services qui prendront de ce fait un énorme retard sur, entre autres les "early voting" qui sont un autre domaine attaqué par ces vagues suspectes de remises en cause, par une voie ou une autre, des droits essentiels de bien des pans d'électorats, venant aussi bien de gouverneurs, des parlements d'Etats ou de ces mouvements soi-disant spontanés. Le simple flooding de demandes de ces derniers est hallucinant, et dans beaucoup de cas, ces organisations diverses peuvent soit être affiliées à des organismes comme le Cato Institute (l'un des avatars majeurs des frères Koch, qui avait par exemple financé la Tea Party dans sa première année à hauteur de 50 millions de dollars, loin des prétentions d'être un mouvement spontané et issu "de la base", se démerdant avec les moyens du bord), soit à des boîtes postales étrangement anonymes (merci les nouvelles législations) mais par lesquelles transitent beaucoup, vraiment beaucoup de fric (y'avait eu un reportage allant en chercher une: une boîte postale dans un trou paumé de l'Arizona, par laquelle avaient transité plus de 15 millions de dollars pour financer entre autre ce genre de démarches en Floride, ou des campagnes de pub "blitz" dans une élection de gouverneur). Un de ces cas avait vu 30 000 électeurs déclarés morts, ce qui a nécessité, alors que les registres étaient parfaitement à jour, une mobilisation longue des organismes concernés pour examiner chaque cas, et un déplacement volontaire des intéressés pour prouver qu'ils étaient vivants. Sur les 30 000, pas un seul n'était mort. Ce genre d'opérations se répète souvent, et il est moins important qu'elles n'aboutissent au final pas le plus souvent, que de simplement s'apercevoir que les efforts demandés et le temps qu'ils prennent, renouvelés en permanence par de nouvelles sollicitations, peuvent écarter des effectifs significatifs du vote juste pendant la période nécessaire. Ajoutez tous les cas où des bureaux de vote sont fermés, ou leurs horaires restreints, et le tableau est complet. Dans la plupart des cas, on voit des cartes amusantes de certains Etats où tous les comtés "rouges" (républicains) ne subissent aucune restriction d'horaire ou fermetures de bureaux, et tous les comtés "bleus" (démocrates) en être criblés. Au final, Hitler semble avoir eu raison sur un point: plus c'est énorme, plus ça passe. Après tout, c'est le mouvement qui a réussi à placer des gens comme Bachmann, O'Donnell, Gingrich ou Palin, et à faire élire près de 50 sénateurs et représentants dont la principale activité est de revenir sur leur parole (le cas est devenu systématique d'en voir participer à des projets de loi dont ils se retirent au moment du vote en pointant du doigt tout le monde, comme le scandale de la semaine dernière sur les plans de reconversion des vétérans d'Afghanistan et d'Irak), de multiplier les procédures parasitaires comme le "filibuster" (l'évolution des pratiques parlementaires sur la dernière décennie est atterrante à cet égard: il y a eu plus de filibusters en quelques années que dans tout le XXème siècle) et de refuser catégoriquement et par principe toute négociation bipartisane (un principe sacro saint traditionnellement aux USA, ce qu'ils appellent réellement "governement"), ce dans le seul but avoué à haute voix de dénier à Obama un second mandat (nombre de représentants issus du Tea Party ont dit que c'était le seul sens de leur action au Congrès: ce sont les mêmes abrutis qui ont causé cette immense connerie sur le relèvement du plafond de la dette). Juste pour le fun, le speech final de la série The Newsroom. C'est un peu mélodramatique, mais y'a beaucoup de non dit qui peut être dit, et ça se savoure vraiment: http://www.youtube.com/watch?v=kq5XE9iMo3w :lol: Oh putain, j'attends les émissions de demain pour voir le déchaînement :lol:: il assure l'actualité ce con! Je conseille de regarder les infos sur MSNBC (show de Rachel Maddow); ce sont des "liberals" (mais en aucun cas l'équivalent de gauche de Bill O'Reilly sur Fox News: ils n'inventent pas, eux), mais plutôt stricts sur les faits et l'étayage, avec surtout un art consommé pour démonter point par point la rhétorique de tel ou tel (si les médias français pouvaient prendre exemple dessus....) et un ton très mordant et marrant.
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