Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Tancrède

Members
  • Compteur de contenus

    18 697
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    166

Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Ca doit être l'effet "Call of Duty/Halo III" (désolé, mes références doivent dater :-[): sans lui, vous y retourneriez sûrement ;) :lol:. C'est marrant, ça met de l'animation.
  2. Trop facile de séparer le monde en "cons" et "non cons": on est tous le con de quelqu'un d'autre, et on est tous cons sur certains sujets, et on est tous cons en foule (et la religion tend à créer un raisonnement de foule). Le monothéisme porte lui une intolérance fondamentale à tout ce qui n'est pas comme lui (ce qui vaut à l'occasion un statut un peu moins hostile aux autres monothéismes) et, en définitive, à tout ce qui n'est pas lui. La religion organisée EST un problème: je ne dis pas qu'elle ne porte que des problèmes, mais c'est quand même un problème. C'est un système complet d'organisation communautaire idéologique qui porte en lui une incompatibilité fondamentale avec toute autre système de référence, et par essence un système impliquant le pluralisme, incompatible avec son logiciel. Elle peut mettre en sommeil certains traits fondamentaux par diverses circonvolutions sémantiques et une "jurisprudence" qualifiée d'adaptation aux temps, ça n'enlève pas sa propension naturelle à vouloir régenter l'ensemble des aspects d'une société, ce qu'on voit dans les démocraties les plus plurielles et libérales comme ailleurs (ça resurgit à chaque polémique: c'est trois tons plus bas). C'est le propre de leur logiciel de base, conçu à une autre époque, dans d'autres sociétés: les premiers essais humains à la philosophie et à l'organisation juridique, politique, sociale.... Qui en découle. Et ils ne peuvent s'en dépatouiller pleinement, parce que sinon, il reste pas grand-chose. Le "mal" n'existe pas, pas plus que le "bien"; en revanche la religion a inventé le péché. Et un de ses vices propres est de mettre au premier rang des péchés tout ce qui la remet en cause elle dans tous ses aspects. Pratique. Elle crée des objets de haine, des trucs à pointer du doigt.... Bref, elle crée des boucs émissaires, des cibles, des crimes.... Elle n'est pas une chose neutre qui serait "bonne" et "manipulée par des cons". C'est une idéologie offrant des susucres imaginaires en fonction d'agendas donnés. Je peux respecter la foi personnelle de quelqu'un qui m'explique pourquoi il croit, mais pas une organisation idéologique. Tout ce que j'admet comme comportement civilisé face à un culte, c'est de ne pas insulter un collectif, juste pour des raisons évidentes et fondées en raison (s'il ne dépasse pas les bornes dans ma sphère de vie, et puis ça fait beaucoup de monde potentiellement contre moi :lol:).
  3. Tancrède

    Les robots de combat

    Oui, une mission simple, tactiquement simple, mais techniquement infiniment complexe. La problématique de l'infanterie est un tantinet inverse: des techniques simples (ça veut pas dire facile) mais très nombreuses au service de tactiques assez nombreuses, de contraintes mouvantes à l'infini, et de missions hyper variées. Le tout très peu quantifiable (donc transcriptible dans un système robotisé).... Et concentré dans une seule arme, le troufion :lol:.
  4. Bouef, ils sont dégénérés dans leur coin, déviants entre eux en petites communautés. A comparer avec des jeunesses musulmanes massivement frustrées sur tous les plans et promptes à descendre dans la rue et à s'agglutiner en foules violentes. Désolé si comparer ça à des otakus-geeks like se paluchant devant leur ordi ou allant dans des clubs sado-maso ne me semble pas relever d'une réalité de la même ampleur et surtout de la même portée.
  5. Tancrède

    Les robots de combat

    Un des premiers trucs à voir -et c'est en fait complètement dans le sujet- serait de rappeler la versatilité des troupes terrestres, et avant tout de l'infanterie, et l'importance du nombre. Aucune approche de la robotique ne sera satisfaisante si les fanboys du Hi tech à tout prix ne commencent pas par regarder sérieusement quels sont les problèmes concrets de l'immense variété des missions et situations auxquelles l'infanterie est confrontée, ensuite de voir comment les troupes terrestres abordent ces situations en combinaison (c'est la doctrine), et globalement ce qu'on veut obtenir comme résultat et comment on l'obtient. J'ai l'impression très virulente que les fanas technos ne regardent qu'un petit problème particulier -en l'occurrence de l'infanterie- et s'emballent complètement pour la résolution de ce problème particulier par une réponse hyper techno en minimisant complètement le reste des contraintes, la compatibilité avec d'autres impératifs.... Le problème est qu'il faut avant tout avoir une vision tactique/opérative pour les unités d'infanterie, et comprendre les problématiques liées aux situations de combat au sol (toutes, pas juste celles qui arrangent), aux missions et à la façon dont on les remplit.... En fait, le problème est que l'infanterie est largement mal évaluée alors que c'est sans doute le système d'armes le plus utile et le plus versatile.
  6. J'ai l'impression de voir la version live d'une de ces querelles enragées sur Youtube, en dessous d'une vidéo polémique ou non: un prétexte pour s'énerver, une incapacité totale à discuter même sur un sujet anodin sans dériver vers des engueulades fondamentales où on insulte la religion, le pays, les ascendants, la couleur ou les opinions de l'autre :lol:. Avec de temps en temps, quelqu'un qui essaie de dire "calmez-vous enfin, ne gâchez pas la dignité d'un excellent film porno" :lol:. Bref, de la débilité à grande échelle et en couleur: les foules devraient être interdites :-[. Les religions organisées sont vraiment un tas de conneries néfastes. Et le religions monothéistes sont les pires du genre. Mais bon, ça ne reflète que la peur des individus.
  7. Ambition de qui? Le groupe que tu décris aurait-il encore le moindre intérêt pour la France? Acheter américain serait aussi pertinent passé un certain stade. Juste 2 géants produisant ce qu'ils veulent sans réellement se préoccuper des desideratas des Etats, sauf à la marge pour quelques options "nationales". C'est fou ce transfert de nationalisme sur des groupes industriels transationaux complètement privés, répondant à des intérêts purement privés, et en position de plus imposer leurs conditions aux Etats que l'inverse. Ca va être la question en fait: l'Allemagne, si protectionniste quand on parle des industries de défense, va t-elle franchir le pas de ce type de consortium hors de tout contrôle et sur lequel elle n'aurait plus d'emprise? Ne se retrouve t-elle pas dans le même type de problématique que l'Etat français? Et pourquoi tout le monde parle de ce truc comme si c'était déjà décidé et fait? Y'a une certitude d'évoquée? En moins de 3 jours, on est passé de discussions sur une possibilité (ce qui arrive tous les jours dans les grands groupes) à un problème d'Etat, d'avenir d'industries stratégiques, de conditions posées par BAe.... A quel stade en est ce truc, concrètement?
  8. Tancrède

    Les robots de combat

    Ils étaient plutôt aux quadri et quinquérèmes pendant un temps avant de redescendre sur des navires plus petits pendant la majorité de la période impériale. La trirème fut plutôt le navire des Grecs. La question n'est pas de nier la technologie: on parle là du dosage, des technologies utiles et de celles qui le sont moins, voire qui deviennent des handicaps. Le chevalier de la fin du XVème siècle et du XVIème siècle est une merveille technologique comme système d'armes, mais il est inutile dans la plupart des cas, infiniment trop coûteux pour ce qu'il apporte, vampirisateur de fric, faussant la composition d'une armée de multiples façon (prestige, mentalité, organisation tactique).... Et pourtant maintenu comme investissement majeur pendant trop longtemps (surtout en France par rapport à l'Espagne par exemple). Et les armées ayant opté pour la pique, mais dans des paquets d'infanterie entraînés et organisés ont pris un avantage net, renforcées ensuite par le remplacement des arbalètes et arcs par des arquebuses, un système d'arme moins efficace (il faut attendre le XIXème siècle pour que les armes à feu aient la létalité, les cadences et les portées utiles des arcs et arbalètes) mais pris parce qu'il était moins coûteux et plus rapide à prendre en mains par des soldats peu ou faiblement entraînés (5 à 10 ans pour former un bon archern 2 pour un bon arbalétrier, 6 mois pour un arquebusier, et les munitions coûtent moins cher). Le fait est que plein de technologies existent et que seules certaines sont pertinentes, pour peu qu'on ait un modèle tactique où les intégrer pour qu'elles donnent une efficacité réelle, dans la juste proportion qui leur est allouée. Pourquoi ne s'est-on pas encombré de toutes les technologies concurrentes de celles-là, pourquoi avoir arbitré pour telle forme de ces technologies et pas d'autres, pourquoi prendre la quantité X de cette technologie et la quantité Y d'une autre, pourquoi allouer des crédits à un système d'arme et pas à un autre? Les questions sont sans fin, et il ne m'a pas semblé avoir dit qu'il fallait revenir à la sagaie et au bouclier en peau. Il s'agit d'arbitrages. Et tu auras un truc encore plus cher, moins remplaçable, encore plus complexe et coûteux à la maintenance, plus fragile.... Pour un apport minime. Il faut penser d'abord à l'efficacité tactique de l'infanterie et à ses missions. Des robots qu'ils peuvent porter avec eux (minidrone volant/roulant/marchant), oui, des machins énormes qui deviennent de force forcée le centre du groupe et donc une contrainte tactique, je vois pas vraiment l'apport. C'est pourtant une proportion largement constatée à travers l'histoire.... Dans des pays encore bien vivants (et ils avaient des contraintes et menaces foutrement plus maousses et immédiates).
  9. Non, en l'occurrence, ce qui sous-tend le fait de défendre la position de Faurisson, c'est de dire que son avis est valable "comme tous les avis", ce qui est très dans l'air du temps et très relativiste, et n'est pas fondé: les thèses de Faurisson repose sur du vent et le refus de toute méthode scientifique, sur des a prioris et un délire de complotiste à la limite du sociopathe (fonctionnement typique du sociopathe: tout ce qui va contre lui est nié sans réel fondement pour le faire sinon du blabla et des accusations). Il y a une méthode scientifique en histoire, qu'on le veuille ou non, et lui ne la connaît pas, et pour se donner une apparence de sérieux, va jusqu'à dire qu'elle est une émanation de cette nébuleuse de complots qui, visiblement, s'acharneraient sur lui et ne penseraient qu'à lui nuit et jour. Ses "travaux" n'ont rien d'historique et rien de solide, sinon donner un semblant de "recherche" pour cacher ses opinions. En aucun cas cela ne forme un "point de vue" valable dans un débat quand c'est fondé sur du vent. Quand on arrive sur la scène publique, avoir une opinion qui diverge est censé être un peu plus que dire n'importe quoi: on doit un petit peu élaborer et étayer. C'est la responsabilité, le corollaire de la liberté d'expression. Si on veut dire n'importe quoi sur la scène publique, on se met dans le registre du comique, du caricaturiste ;) (et encore, là c'est à manier avec un peu de pincettes) ou de la fiction, et on se labellise comme tel. Si on veut être sérieux et dire quelque chose pour peser dans un débat, faut y aller avec des biscuits un peu plus sérieux que ses seules haines, ou alors mieux faire semblant. Après, il se fait tabasser par des abrutis en mal de défoulement et ayant leur propre connerie et leurs propres haines à extérioriser.... Des jeunes quoi :lol:. Ca ne donne en rien raison à ses thèses, ça n'accrédite rien et ça n'en fait pas un individu sérieux ou un "martyr de la vérité".
  10. Le caricaturiste n'a fait aucune victime, et Merkel fait de la politique dans une démocratie; traduction, elle en a rien à foutre d'avoir une politique de propagande organisée vers l'extérieur, elle fait un geste politique vers l'intérieur parce que les hésitations des gouvernements occidentaux pendant cette crise des caricatures ont soulevé pas mal de remous, laissant croire un bon moment à de l'à plat-ventrisme pour ne pas se fâcher avec les gouvernements musulmans faisant des réclamations sur quelque chose qui ne les regarde pas. A différencier des gesticulations d'Ahmadinejad qui ont été largement et intentionnellement tournées vers l'extérieur de l'Iran en utilisant le prétexte d'une "liberté d'expression" (qui n'existe pas vraiment des masses en Iran, mais là tout d'un coup, c'est quelque chose d'important? Désolé si je trouve que ça pue) pour continuer à répéter ses rengaines habituelles incendiaires et agressives, sur ses cibles de prédilection, en se souciant peu de forme, encore moins de fond, et beaucoup de procédés incendiaires et foireux dont l'objet principal est de focaliser l'attention de sa propre population histoire d'éviter de parler des choses qui fâchent. Décorer un type comme Faurisson en le qualifiant de grand historien et d'apôtre de la vérité "seul contre tous", désolé, ça n'a rien à voir avec ce qu'a fait Merkel même si l'exercice prend des formes similaires. Faurisson n'est pas historien et ses soi-disant "travaux" ne doivent pas grand-chose à la recherche scientifique (pas de méthode, pas de rigueur, sources douteuses, parfois inventées, négation des vrais travaux effectués, le plus souvent avec des arguments nullissimes) ou à celle d'une quelconque vérité. Y'a en plus une différence entre honorer (à tort ou à raison) un humoriste/caricaturiste qui n'a pas la prétention de dire la vérité, de dire sa vérité, de faire un article ou écrire un bouquin à thème, mais juste celle de pointer des doigts et faire marrer (que ce soit bon ou pas, c'est autre chose), et mettre au pinacle un type haineux se prétendant historiens (donc un métier censément sérieux, entendu comme tel par tout le monde et recourant, entre autre, à la méthode scientifique.... Ce que ne fait pas Faurisson). Il peut y avoir le besoin d'équilibrer un débat en disant qu'il y a deux points de vue valables, mais en l'occurrence, le dire dans ce cas, c'est comme les médias à plat-ventristes américains disant que créationisme et théorie de l'Evolution sont deux théories valables méritant la discussion et que la science ne peut trancher.
  11. On pourrait dire ça, sauf que: - côté iranien, il s'agit d'une politique officielle, un acte de propagande spécialement organisé pour taper sur l'occident. Comme organiser un grand concours de blagues antisémites ou tenir un congrès d'historiens négationnistes. Rien de spontané ou aucune liberté particulière à défendre, juste un truc en plus dans une propagande ciblée qui fait d'un humoriste douteux un outil au service d'une intention précise. Ce que Merkel fait, c'est juste soutenir la liberté d'expression en général au travers d'un caricaturiste en particulier, non parce qu'il est bon ou quelque chose comme ça, mais parce que les événements l'ont poussé sous les spotlights dans une affaire sortie de nulle part qui a eu de telles répercussions et a montré des gouvernants soufflant parfois le chaud et le froid sur le sujet, qu'il était devenu obligatoire de faire quelque chose. - il aurait pu garder Dieudonné :lol:. Sérieux, il aurait du.
  12. Hé, ils les achètent: tu voudrais pas non plus qu'ils dépensent une fortune juste pour faire cramer le bouzin, non? Y'a des commerces spécialisés pour ça, d'après ce que j'ai entendu (enfin, des commerces qui ont un rayon dédié :lol:).... Evidemment, les drapeaux sont théoriquement américains, mais dans les faits ils doivent être plus chinois :lol:.
  13. A Paris, j'ai l'impression de voir plus fréquemment les sushi bars (enfin des endroits où on vend des sushis) tenus par des Chinois ou des Européens que par des Japonais (heureusement y'en a aussi avec des Japonais dedans :lol:).... Aaaah, ces multiples endroits vendant des sushis industriels ou faits en appartement-raviolis :-[. Un indice: si les sushis sont pas chers, y allez pas :lol:.
  14. Comprends pas. Emmerder qui? Le fait est que la polémique et surtout la pression des gouvernements de pays musulmans qui se sont senti obligés de relayer l'agitation de la rue a forcé des attitudes comme celle de Merkel. Avant que ces cons (les dits gouvernements, des portes paroles d'organisations religieuses, des journalistes....) commencent à demander des excuses aux journaux, voire au gouvernement danois, tout aurait pu se passer tranquillement. Après, ça devient un ultimatum contre la liberté d'expression dans les pays occidentaux eux-mêmes, et par là contre la souveraineté, ce qui entraîne inévitablement des levées de boucliers légitimes dans les opinions publiques occidentales. Résultat, besoin de mots fermes de la part des gouvernants et de gestes démonstratifs allant à l'occasion un cran plus loin, comme ce genre de récompenses, juste histoire de dire "liberté d'expression" avec un porte voix. Le fait est que ces caricatures là étaient pas franchement marrantes ou très imaginatives, mais faire un tel patacaisse pour elles a simplement renvoyé au simple droit de faire des caricatures et des vannes sur ce qu'on veut. Et là, heureusement, ça a suffisamment remué pour qu'une position officielle un peu ferme soit prise. Parce que l'ampleur que ça a pris a fait de cette affaire une question de savoir si en occident, on pouvait encore dire à peu près ce qu'on voulait, juste ou non, bon ou non (c'est une question de goût), dans nos propres sphères publiques qui ne regardent personne d'autre: si d'autres veulent regarder dedans (en achetant/consultant les journaux, regardant la télé de ce pays....), ils peuvent, mais ils n'ont pas leur mot à dire dedans s'ils ne sont pas du pays. C'est simplement ça l'histoire. Que je sache, les caricatures n'ont pas été publiées à l'origine dans un quotidien égyptien ou iranien. Après, un truc comme la caricature n'est pas une science exacte: on peut aller trop loin, manquer son coup, avoir des caricaturistes sans talent (ou pas au goût de tout le monde) ou qui ont juste un mauvais jour.... Mais on ne pose pas de limites dessus. Oui, on serait vite à court de diplomates :lol:.
  15. Le fait qu'il ait eu le droit de les faire peut-être ;)? Merkel ne récompense pas vraiment les caricatures; elle envoie un signal qu'on a le droit d'en faire, nuance. Qu'elle aime ou n'aime pas ces caricatures là devient hors de propos dès lors qu'un tel déchaînement de passions dans tous les sens a lieu autour d'elles. Au final, tout le monde se fout bien de ces caricatures, mais elles sont devenues autre chose entretemps. Si quelqu'un avait déclaré avoir vu le visage de Mahomet sur le cul d'un âne (comme d'autres voient la Vierge sur une tranche de pain grillé :P) et l'avait proclamé dans les médias avec, pour X ou Y raison (une semaine "petite" en scoops....) une reprise et mise en exergue par quelques journalistes, choquant le monde musulman et déchaînant des émeutes au Caire en passant, elle aurait récompensé le cul de l'âne et le type pour les mêmes motifs, certainement pas parce que le dit cul évoquait une tête, celle de Mahomet, ou quoi que ce soit d'autre.
  16. Tancrède

    Les robots de combat

    Pour prendre l'analogie historique de la mule, je vais comparer simplement à l'armée romaine: les réformes de Marius, ou du temps de Marius, ont remplacé près de la moitié du train d'une légion par soit un allègement général (rationalisation de l'équipement, strict calcul des besoins, directives sur l'emport autorisé, calcul des itinéraires, étapes mieux calculées, organisation de l'intendance....), soit un emport par les soldats (qui devinrent les "mulets de Marius" vu la taille du paquetage). Le résultat en fut une accélération spectaculaire du rythme des opérations (au niveau tactique et plus encore au niveau stratégique/opératif) qui n'est pas pour rien dans l'accroissement net de la marge de supériorité militaire de Rome au Ier siècle av JC et pendant longtemps. Avant cette période, l'armée romaine ne vantait pas particulièrement sa rapidité. Après, elle devint le centre de la doctrine des opérations, de la pensée stratégique/opérative, de l'entraînement des troupes et des chefs, et de la propagande, avec César au premier chef qui vante en tout instant sa "celeritas". Evidemment, je ne prône pas d'alourdir le paquetage, mais juste de signaler que nos armées modernes ont eu une tendance irrévocable et exponentielle à devenir très lourde en queue, et ce jusqu'aux bas échelons tactiques. Est-ce si irrévocable? Est-ce si pertinent? Ne ferait-on pas mieux d'optimiser quelque chose plutôt que de chercher sans arrêt des moyens d'être ponctuellement un peu moins encombrés (mais de l'être fondamentalement toujours un peu plus au global)?
  17. Plus ça monte vite, plus vite ça descend :lol:. Mais c'est plus facile pour eux: ils ont le joli cul de Marianne à mater, alors que tout ce que la France peut voir chez eux, c'est John Bull ou la Reine :-[. De toutes les façon qu'on regarde, sur ce plan (cul), c'est mauvais pour la Gaule :lol:.
  18. Un petit point qui me turlupine: depuis le début de ce topic, soit hier, on est passé, en l'espace de moins de deux jours, de "on l'évoque à demi-mots comme une possibilité" à "ça va se faire, les marchés sont contre, les Anglais nous enculent et la France va s'effondrer".... J'ai loupé des infos et la fusion est déjà décidée ?
  19. Faut voir l'état et l'âge d'une bonne partie du parc ;). Et la question est de savoir quelle capacité a la Russie de peser sur les zones instables en cas de crise, puisque là on parle du volet "gendarme du monde"/"gardien de l'ordre du monde", et de ce côté, elle en a peu, voire pas. Elle peut certes balancer des explosifs dans beaucoup d'endroit du monde, mais déployer et soutenir des troupes, et ce suffisamment pour rétablir/imposer un ordre "acceptable" (tel que négocié par le Conseil), elle n'a pas. Donc à ce titre, qu'est-ce qui justifie encore sa place de permanent plus que la France ou l'Angleterre? Le point n'est pas de désigner la Russie en particulier, mais de voir, comme l'indique la fin de mon dernier post, la faiblesse capacitaire des membres permanents du CS pour ce qui concerne la capacité à intervenir loin de leurs frontières, d'abord dans l'absolu (les contingents et moyens projetables sont pas énormes), mais surtout en relatif (cad comparé aux capacités de défense dans beaucoup d'endroits du monde). Certes, mais ses frontaliers à problèmes sont tout de suite moins énormes: Europe à l'ouest, Chine à l'est et Japon encore plus à l'est (cf Professeur Tournesol :-[.... Désolé :-X). Restent le Caucase et l'Asie Centrale à potentiellement "gendarmer" (soit en russe, "pour nos intérêts exclusifs" :lol:). Ca pète moins tout d'un coup pour justifier une place au CS, quand la capacité à intervenir ailleurs que là est minime. Ajoutons en plus le fait que l'actuelle réforme militaire laissera la Russie avec peu de marge dispo vu la répartition des forces terrestres dans les nouvelles régions militaires, à raison d'un contingent calculé au plus juste dans chacune. Sans doute de quoi armer quelques petits trucs dans la région militaire "centre" (la réserve, quoi), mais à part ça....
  20. La Russie n'a presque pas de capacité de projection, donc la capacité d'être un gendarme global au-delà de sa banlieue immédiate en Asie centrale et dans le Caucase, et personne ne remet en question son siège permanent. Quand à la capacité britannique, ben elle est pas dans un meilleur état que celle de la France.... Le fait est que globalement, la capacité de projeter des moyens militaires pour rétablir l'ordre ou le renforcer n'est pas énorme dans le monde, et qu'en revanche, la capacité à être efficace localement en défense a largement progressé un peu partout en absolu et surtout en relatif (par rapport à la capacité des forces projetables existantes).... Ce qui pose problème pour la "crédibilité" d'un club de garants de l'ordre mondial en général plus que pour la seule France en particulier.
  21. Nope, la Guerre de Crimée a été la première pour le photo-reportage de guerre et la vérité crue.... Enfin, aussitôt qu'est née la photo de guerre, les restrictions et les mises en scène sont aussi nées avec :lol:.
  22. A noter pour le télégraphe qu'il était déjà en phase de généralisation en Europe avant cela: les réseaux de télégraphes optiques étaient déjà fermés ou en cours de fermeture. Ceci dit, l'autonomie des EM de campagne y a quelque part gagné, puisqu'avant le télégraphe, leur contrôle par le centre politique impliquait des masses de contraintes écrites en essayant de penser à l'avance à tout ce qui pouvait se passer, ce qui évidemment était impossible, et le résultat en était des décideurs opérationnels castrés par leurs ordres le plus souvent, choisis pour leur docilité (pour être sûr qu'ils joueraient pas les cow boys) et donc généralement pas très imaginatifs et très enclins à entretenir une lourde correspondance (lente) avec le politique pour couvrir leur cul. Ou à l'inverse, des ambitieux/agressifs qui n'étaient pas toujours très talentueux. Donc au final, peut-être pas un si grand changement que ça, surtout qu'il faut regarder aussi la chose depuis l'angle d'un décideur politique qui, même s'il dirige de son cabinet, est désormais informé en "temps réel" (exagéré, mais ça devait être l'impression de l'époque) et pense et décide dans cette temporalité. D'un autre côté, tout est asservi à des lignes fixes et vulnérables, et encore pendant la 1ère GM, ce problème ne sera pas résolu. Les EM dans une campagne mobile sont de nouveau "libérés" de cette présence directe du politique, ceux lancés dans des campagnes très offensives, visant le territoire adverse, sont tout aussi éloignés.... Et évidemment, ce mode de communication ne descend pas en dessous du général de corps d'armée ou de division (pour les divisions autonomes dans un site relativement fixe); en-dessous, le télégraphe ne suit pas :lol:. Une autre innovation majeure de cette guerre: le fil de fer barbelé, produit à la dizaine de kilomètres. L'entranchement qu'il entraîne dans de nombreuses parties du front, couplé à la puissance de feu défensive, induit, dans les secteurs de front densément occupé, une impasse tactique/opérative qui ne sera toujours pas résolue avant 1918. Enfin il faut voir l'adaptation, surtout au nord, d'une conception de la guerre à une autre échelle, celle de la guerre industrielle. La planification militaire, le rôle du chemin de fer, la massification, la gestion d'opérations à grande échelle dans une temporalité toute nouvelle.... Relèvent d'un niveau d'innovations techniques, organisationnelles, économiques, politiques, administratives.... Considérables. Seul l'EM allemand a de son côté su anticiper ses développements (les ricains ont du comprendre ça en cours de route) et concevoir la guerre de cette façon.
  23. Tancrède

    Les robots de combat

    Et à l'arrivée, tu le tournes comme tu le veux, mais ça fait un 2ème "budget 4x4" en plus du "vrai" budget 4x4, le tout sur fond de dépenses de défenses qui baissent ou stagnent au mieux, mais surtout de dépenses côté terrestre qui ont tendance à baisser aux dépends des autres, et ce à un moment où on se rend compte qu'on a besoin de "boots on the ground" en nombre alors qu'on a compressé à un point d'inefficacité stratégique pour une gamme énorme de scénaris. Le point pour garder la métaphore du prix du 4x4 est que tu te retrouves, pour une infanterie "mulisée", avec un budget et une chaîne de maintenance et gestion grosso merdo équivalents à celle des véhicules légers (au moins la portion strictement destinée aux unités d'infanterie), soit un nouveau budget "en net".... Qui n'est pas dispo et sera donc vampirisé sur l'existant. En plus, un pension versée à vie, c'est combien de temps environs, le "à vie"? Mettons 50 ans? Sur 50 ans, il faudra acheter combien de mules pour une seule unité de combat? Combien de fois investir dans le nouveau modèle remplaçant l'ancien? Payer combien en entretien sur une durée équivalente? Avec encore une fois cette remarque simple: la mule comme "preneur de coups" d'IED, c'est 1 fois par mission. Une fois qu'elle a pété, la mission continue sans elle et les soldats n'ont évité qu'un seul IED. Ca fait cher pour un truc à un coup. Pour quelle utilité tactique/opérative? décharger un peu? Avoir un système anti-IED qui ne marche qu'une fois par mission? Parce que quand il a pété dans une mission, il a pété, et à moins d'avoir un volant capable de remplacer en cours de mission (douteux, hors de prix), il disparaît. C'est 10 fois overkill pour ce que ça apporte, et ça ralentit l'infanterie à une heure où on se rend compte qu'il faut l'alléger. Ca n'est qu'une aide, pas un effecteur, c'est limité dans ses possibilités de déploiement par rapport à l'infanterie, ça devient une cible dans le groupe de combat, quelque chose qu'il faut protéger (comme s'il y avait que ça à faire), ça ne passe pas les murs.... Mieux vaut consacrer ce genre de fonds à plus et mieux sélectionner, instruire, entraîner, organiser et équiper (et tant qu'à faire payer) des fantassins en nombre suffisant. Rentabilité tactique garantie plus élevée dans un nombre de configurations, de missions et de scénaris d'engagement bien plus grand.
  24. Tancrède

    Les robots de combat

    Ah? A ton avis, il dure combien de temps ce machin? Il doit être remplacé quand il prend une IED (et il est certain que les troufions s'en serviront pour ça, usage qui accroîtra la tendance de ces machins à devoir être remplacés), il coûte en maintenance (généralement pas donné, et ça fait des besoins d'embauche en plus pour cette spécialité dans les unités fixes et projetables de soutien, pour l'entretien et la formation à l'entretien), et il coûte un max en une fois à l'achat, comparé à une pension à vie qui est jamais terrible, déjà, et surtout qui coûte peu à l'année, lissée qu'elle est sur de faibles montants sur une longue période. Quelle espérance de vie pour ce machin? Quelques années au mieux, sans doute moins vu que soit les troufions s'en serviront de "marcheur en premier" (mais il a droit qu'à un usage pour ça: après un boum, on revient aux pensions d'invalidité potentielles), soit le commandement les trouveront trop chers et "précieux" pour être ainsi gâchés, et il sera en milieu de colonne, comme un truc rare et cher en fonction duquel la doctrine des petites unités sera repensé, ce qui limitera leur efficacité en leur ajoutant une contrainte de plus au lieu de les libérer. C'est 1 ou 10 millions à l'achat pour quelques années au mieux (sur de très grandes quantités), avec en plus les embauches pour sa chaîne de maintenance et réparations, les réserves pour son remplacement rapide (les matos à cette échelle d'emploi -les petites unités- doivent être remplacés vite fait et/ou dispo en réserve, et ils s'usent vite parce que très utilisés) et les investissements pour le modèle qui prendra sa suite: périmé au bout de combien de temps, ce machin? Le Mark II vient combien d'années après? Ce genre de trucs devient vite une ligne budgétaire permanente, un "système" qu'il faut garder en place au point que très vite, on ne se demande plus très fort si ses inconvénients sont inférieurs à ses avantages. Ca alourdit bien vite la réflexion sur l'usage de l'infanterie tout en pompant des crédits peut-être plus utiles ailleurs. Tu te retrouves avec un "mule platoon" au sein de chaque compagnie d'infanterie, rattachée à la spécialité "mule maintenance" représentée dans la compagnie de maintenance du bataillon, elle-même partie du nouveau "mule service" dans la filière matériel de l'infanterie, soit très vite une machinerie permanente qui a nécessité ses embauches, ses investissements de mise en place.... Soit une chapelle interne de plus pour une utilité tactique au mieux difficile à évaluer et des unités d'infanterie encore alourdies et perdant en souplesse, une chapelle difficile entre autres à remettre en perspective côté utilité parce qu'elle est un lobby interne qui justifie son existence et ses budgets. Je ne dis pas que c'est par essence inutile, contre-productif et plus coûteux qu'avantageux, mais que les bénéfices et coûts apparents sont pas forcément si évidents.
  25. Il aurait pu ou pas, c'est le genre de questions vouées à rester sans réponse. La personnalité de Tito était la Yougoslavie comme aurait pu l'être une institution monarchique ayant mieux joué ses cartes ou ayant eu plus de cartes à jouer. Le temps, les circonstances et la politique de Tito n'ont apparemment pas suffi à créer une Yougoslavie durable, mais il n'est pas dit que cela était irrévocable. Mais en l'occurrence, ça ne s'est pas fait. La Yougoslavie était dans les faits une "grande Serbie", avec en plus les problématiques d'un pouvoir trop centralisé et brutal sans contrepartie suffisante, et d'une idéologie politique trop tranchée et déconnectée de beaucoup de réalités du pays (d'aucun diront aussi de beaucoup de réalités dans l'absolu), impliquant par ailleurs le pays dans une problématique géopolitique (la Guerre Froide) contraignante et porteuse de conséquences lourdes.
×
×
  • Créer...