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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Si t'as pas remarqué, il monte avec la corde et l'accroche au parapet une fois qu'il arrive à la surface, puis la balance dans le trou: il est gentil, il se refait pas :lol:. -
Plus, à la différence de Boeing, ce "machin" s'il se fait sera multinational.... Comment ça se passera en interne au niveau des technologies "sensibles" et nationales, représentées par diverses structures internes implantées sur divers territoires? Déjà dans de telles organisations, ça se traduit par des bureaux et labos dont l'accès est régulé en interne, des échanges ponctuellement limités entre parties d'un même tout, l'impossibilité pour la direction de la boîte de fusionner tout ce qu'elle veut comme elle le veut.... Un machin géant comme ça aurait des centaines de complications internes de ce type; serait-ce si productif?
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Pourtant, sur 70 ans d'après-guerre mondiale, il faut bien constater le fait: ce sont les plus maousses qui ont survécu, preuve que ceux d'entre eux qui l'ont fait ont eu la "souplesse" nécessaire. C'est la taille qui leur permet de négocier avec les Etats en imposant plus de leurs conditions, la taille qui leur permet de consacrer beaucoup de moyens à la conquête et au maintien de plusieurs marchés simultanément, la taille qui leur permet d'avoir plusieurs fers au feux (grands et petits projets) en même temps, la taille qui leur permet d'absorber les aléas de la conjoncture (notamment en existant sur plusieurs secteurs militaires, dans le domaine civil....), la taille qui leur donne les moyens de savoir et peser dans les discussions des grandes instances de décision et d'influence (forces armées, parlements, gouvernement, think tanks, voire médias) et de les orienter partiellement, cette taille alliée à la durabilité qui leur permet d'acquérir une rente de situation permettant (entre autre par les moyens précités) de garder beaucoup de marchés captifs.... Opposer "taille" et "souplesse" est une métaphore erronée dont on abuse trop facilement, au point de se leurrer.
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Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Quoi par exemple? Le seul truc "surnaturel" que j'ai vu (à part, dans les 3 films, des atterrissages, après des sauts spectaculaires, qui devraient lui casser les jambes), est d'ordre médical: il commence le film avec des jointures et cartilages aux articulations usés jusqu'à la moëlle voire disparus, et hop, dans un premier temps, il retourne au combat sans grand problème, même si à tempo réduit, et ensuite, il repète la forme à niveau sur-olympique.... Même pas une injection d'un produit miracle (sorti des laboratoires Wayne évidemment :lol:) pour la forme. Je veux bien que le coup du "saut de la foi" soit une question de confiance en soi, de "lâchage complet" à une mentalité "tout pour le tout", ou d'abandon détaché de ce bas souci de la peur instinctive de crever, ça à la limite, c'est une réalité (la posture mentale et son influence sur une performance), mais ça me dit pas comment un semi-infirme retrouve la top santé et un corps qui répond à son "oeil du tigre" revenu :lol: . Le pouvoir de guérison du corps par l'esprit/le moral est une réalité, mais là ça fonctionne vachement vite et vachement complètement: on est sûr que la super machante prison est en Afgha? Je la verrais plutôt du côté de Lourdes, perso . -
[Kosovo]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
- Pouvoir de parasitage extrême: c'est un Etat mafieux, dirigé par des mafieux, qui sert de plaque tournante aux mafieux et qui exporte des mafieux, et pas de petit calibre, entre autre parce qu'ils ont un Etat corrompu et faible à disposition - pouvoir d'emmerdement non par lui-même mais par son existence: c'est une pomme de discorde désormais solidifiée qui a creusé un coin durable dans les relations occident-Russie.... Si c'était pas le cas, on aurait pas créé un sujet dessus :lol:. Tu a vu un sujet "fallait-il donner son indépendance à la Slovénie" :lol:? -
Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour l'ambassadeur, j'ai lu qu'il serait mort asphyxié par les fumées de l'incendie issu des explosions. -
Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Evidemment, puisqu'il veut lancer la fête :-[ avec eux.... Et que ça se passe chez eux. Ils veulent faire la teuf avec lui. Obama veut pas faire la teuf :lol:. -
Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Apparemment, même si là y'a pas eu de bobos, ça a chié aussi devant l'ambassade américaine au Caire. La cause en serait la projection d'un film sur l'Islam. -
Les femmes : une future "ressource naturelle" ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Politique etrangère / Relations internationales
Dans le principe oui, mais dans la quantité.... La population russe (des 2 sexes) dans son entier est presque de moitié inférieure au déficit de femmes de la Chine :-[. A va pas l'faire là, à part pour la photo. Un conflit important avec la Chine qui drainerait des millions d'hommes sous les drapeaux et des pertes suffisamment dramatiques pour nécessiter ça? A mon avis l'opinion compterait peu parce que j'arrive pas à imaginer d'autre scénario que la fin du monde pour ces critères là :lol:. Et, sinon, dans un schéma de guerre extérieure relativement importante, ou de tensions avec accrochages répétés mais qu'on empêche de dégénérer, crois-tu vraiment que l'opinion chinoise: - serait suffisamment touchée "dans sa chair" parce que les enfants uniques d'une petite partie de la population est en première ligne? - serait du coup suffisamment unitaire ET mobilisée pour représenter quelque chose capable d'inquiéter le pouvoir (qui a une police, une police militarisée et une "armée bis" pour calmer les ardeurs)? - n'a pas une capacité d'absoption/résilience culturellement implantée pour soit accepter les "sacrifices pour la patrie" (je dis pas qu'elle est illimitée attention) soit s'écraser "parce que c'est comme ça et qu'il y a pas que la fleur et l'étudiant qui peuvent être au bout du fusil", soit les deux? Mais évidemment, une Chine réellement aggressive et choisissant "structurellement" de l'être par cette violence intérieure détournée vers l'extérieur, inquièterait nombre de pays, et les scénaris de guerre dans un tel climat ne peuvent pas être minimalistes même si la Chine visait des conflits mineurs au départ (moins histoire de faire tuer des millers de jeunes "surnuméraires" que pour enflammer la fièvre patriotique qui détourne d'autres cibles). Un tel comportement serait hyper anxiogène dans le monde et ferait grimper le degré de paranoïa de 10 crans. Et là on entre tout de suite dans la spirale nucléaire qui n'enchante personne parce qu'elle a tendance à être imprévisible, impossible à maîtriser, et radicale dans ses effets potentiels. L'alternative est-elle cependant plus réjouissante? Une hyper violence interne permanente qui s'ajouterait au climat déjà terrible que la Chine essaie de masquer depuis une dizaine d'années (les soulèvements violents dont ils ont arrêté de publier les comptes, surtout depuis que les ouvriers et paysans ont tendance à se structurer et à se coordonner). Une Chine instable, voire en guerre civile potentielle, avec un régime tentant du coup de répondre par une violence et un contrôle radicalement accrus (qui à ce stade serait mal vécu), ça semble pas forcément plus réjouissant pour l'extérieur en terme de conséquences. Je vais laisser Molière te répondre en grand macho: Tout le monde connaît leur imperfection ; Leur esprit est méchant, leur âme fragile ; Il n'est rien de plus faible et de plus imbécile, Rien de plus infidèle : et malgré tout cela, Dans le monde on fait tout pour ces animaux-là. -
Les femmes : une future "ressource naturelle" ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Politique etrangère / Relations internationales
:lol:Un copain qu'a pas du tout le même souvenir que toi du Chili.... Quand à la Russie, tu parles des quartiers centraux des grandes villes ou des étendues de quartiers grisâtres et autre banlieues ou villes de province? En Russie, tout est hyperconcentré: le fric, et avec lui, les ressources naturelles de valeur :-[. Surtout que vu le vieillissement accéléré en Russie, la majorité des femmes en vue (à supposer que tu visionnes un échantillon représentatif) ont passé la date de péremption :-X. Le vieux syndrôme de voir l'herbe plus verte chez le voisin, quoi.... Mais merde, c'est vrai qu'elle est plus verte sa pelouse à c'tencul... -
Les femmes : une future "ressource naturelle" ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Politique etrangère / Relations internationales
N'exagérons rien: il faut encore un couple pour pouvoir soutenir financièrement un gamin (au moins un.... Et surtout dans une économie moderne, et en particulier dans les grandes villes), et l'homme est encore en majorité celui qui peut fournir, surtout pendant la maternité.... Et tant qu'à faire, puisque la nature l'a voulu ainsi, il peut crever à la tâche ou se détruire la santé en laissant la "cellule maternelle" intacte . En plus, malgré la figure d'héroïne des temps moderne qu'est la mère célibataire (pas imméritée), on constate les multiples problèmes d'éducation que ce type de parentalité pose (taux de délinquance, arrêt prématuré des études, problèmes psychologiques récurrents.... Le facteur monoparental est monumental dans les générations récentes). Faut pas oublier quand même que, à l'échelle du pays, ce qui compte est moins le nombre de bébés que celui de jeunes adultes bon pour le service :lol:, et pour ça, y'a 18 ans de gestation. Le bébé est un produit semi-fini :-[. -
Les femmes : une future "ressource naturelle" ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Politique etrangère / Relations internationales
Et ça, donc, c'est la femme tchèque moyenne, celle que tu croises dans la rue toute les minutes .... Hé bé.... J'ai des doutes, mais tu mets là des preuves irréfutables 8). -
Les femmes : une future "ressource naturelle" ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Politique etrangère / Relations internationales
Bouaif, pour les pays de l'est, ce sont des ratios sur des populations en diminution (en plus pas énorme pour beaucoup d'entre elles) et vieillissantes.... Donc faut faire gaffe à pas tomber sur mémé :lol:. Tu crois pas qu'ils ont le même taux de canons et de cageots que partout ailleurs ;)? Avec une vaste majorité allant de "bof.... Ouaif après 3 vodkas" à "très correcte"? Plus le facteur "beauté intérieure" (ou à tout le moins "compatibilité") qui fait qu'on n'écoute plus que les instincts animaux passé un certain moment :lol:.... -
Les femmes : une future "ressource naturelle" ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Politique etrangère / Relations internationales
Personnellement, je trouve la situation de la Chine ou de l'Inde infiniment plus dramatique que celle du Pakistan. Les chiffres sont effarants. Comme les très éduquées le feraient dans ces circonstances: par la violence. Crime, tensions sociales, niveau d'anxiété moyen des individus, tension dans les couples (jalousie accrue des hommes face à des femmes ayant un vaste "marché" potentiel à disposition, au moins dans leur esprit).... Et possible utilisation de ces faits par des Etats, entreprises et autres "lobbies" pour inciter à des guerres extérieures. Avec un manque qui pourra tourner autour des 200 millions de femmes en âges de procréer dans la décennie, la Chine, déjà pleine de violences terribles (qu'elle essaie de masquer) et de tensions sociales, peut devenir inquiétante. Déjà, regarde à petite échelle dans les banlieues à problèmes en France: en moyenne, les filles se barrent nettement plus que les mecs et il y a un certain déséquilibre de fait de ce côté pour les djeunz. Faut pas me dire que c'est pas un facteur majeur d'accroissement des tensions, en plus d'un sentiment profond "d'inadéquation" de jeunes sans grand avenir (donc un inconscient qui leur crie: "pas de taf = pas de fric = pas de nana = pas de reproduction"). -
Le Croissant sanglant de 1529
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Rochambeau dans Histoire militaire
La non hérédité de ces charges sont pourtant le principe de base de la féodalité européenne occidentale: c'est le système redéfini et rénové par Charlemagne (il existait sous une forme moins définie sous les Mérovingiens). Les paysans sont liés à une terre, selon différents statuts, et seuls les hommes libres (il y en a de divers types) et propriétaires peuvent "bouger". Le problème vient de la dégénérescence du système carolingien, dès Louis le Pieux, et de l'éclatement de l'empire, qui rend ce qui reste des Etats centraux qui en résulte incapable d'empêcher les tenanciers seigneuriaux de non seulement transmettre héréditairement leur tenure, qui devient propriété de fait, mais en plus de redéfinir les cartes administratives en regroupant des domaines (ou tentant de le faire) par unions matrimoniales (qui n'auraient pu avoir d'impact sur l'organisation territoriale sous Charlemagne), rachats ou conflits privés. L'appartenance de toute un pan de la population à la terre (et non au seigneur) date même d'avant les mérovingiens, puisqu'il s'agit d'une évolution issue entre autre du colonat du bas empire romain. C'est un des points de différences, par exemple, entre le servage et l'esclavage. Mais l'appropriation durable de terres par une aristocratie de droit ou de fait, s'arrogeant de plus en plus une capacité militaire (à mesure que celle du souverain baisse), a confondu ces notions dans la réalité. La féodalité ottomane a mieux marché, entre autre parce que le "centre" (le sultan) a pu garder une marge de manoeuvre propre (ses troupes personnelles) lui permettant d'être nettement plus puissant que le plus puissant de ses vassaux, et parce que l'expansion continue a pu lui permettre de continuellement distribuer des terres à des obligés et clients de ce fait satisfaits. L'arrêt de l'expansion carolingienne et la mort de Charlemagne, ainsi que le problème de culture (notamment sur la notion d'inaliénabilité/indivisibilité du territoire impérial et les modes de succession) encore non résolu entre la noblesse franque (dont Charlemagne lui-même, qui n'a pu ou voulu réellement trancher) et l'Eglise, ont sérieusement compromis la stabilisation de l'édifice carolingien qui n'a ensuite connu que des troubles. Oui et non, parce que dans les faits, l'hérédité domine, et c'est toujours un peu plus vrai à mesure que tu t'éloignes géographiquement du centre. Mais c'est une hérédité qui reste de ce fait sous l'autorité du sultan qui a les moyens de la gérer. Il y a aussi à voir, dans un tel système, avec des phénomènes culturels: culture guerrière des tenanciers aux dépends d'une culture "managériale/patrimoniale", avec nombre de féodaux qui voient leurs possibilités d'avancement via l'expansion (qui, source de stabilité du système, le condamne aussi par ailleurs en limitant le développement) et consacrent donc leurs ressources au recrutement de troupes, à leur équipement (cher pour la grande majorité des féodaux qui sont avant tout de petits propriétaires/tenanciers). L'expansion alimente le système de stabilité politique en permettant au sultan de garder sa clientèle (en tout cas un nombre suffisant) satisfaite et sous contrôle, mais elle n'est pas favorable au système économique interne. Autre élément culturel: le mode de contrôle des populations (surtout vis-à-vis des non musulmans), le traitement parfois brutal des populations, notamment par les troupes irrégulières de frontières et de l'intérieur (avec comme sinistre exemple, les Bachi Bouzouks, rattachés au statut d'Azab): avantage économico-militaire puisqu'il limite énormément les coûts et permet de disposer d'importants effectifs; il a l'inconvénient d'être mal contrôlable, de rendre le gouvernement impopulaire dans de nombreux endroits (avant tout en Europe, où d'importantes populations chrétiennes -déjà sous un statut inférieur- demeurent et sont de fait des provinces proches de la ligne de front, donc saturées de ces troupes), de constituer une source de mécontentement par cette conscription forcée, d'entretenir l'insécurité sur les routes, de représenter des déprédations un peu partout (pas forcément toujours nombreuses, mais marquantes = climat d'insécurité, moindre visibilité économique). Là, la faiblesse des institutions centrales en terme de troupes et forces de sécurité permanentes et régulées fait peser son poids. Le système a les inconvénients de ses avantages. Mais tant que la conquête est continue et importante, il peut tenir. Quand elle s'arrête ou ralentit, les gros problèmes commencent. -
Les femmes : une future "ressource naturelle" ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Politique etrangère / Relations internationales
Voir en Inde et en Chine, soit les 2 très grandes populations où le manque de femmes est une réalité démographique impressionnante (120h pour 100 femmes en Chine il y a une quinzaine d'années.... Combien aujourd'hui?), avec en plus des disparités régionales parfois extrêmes (facteur accroissant de la violence sociale), les diverses formes "d'adaptation" répondant à ce manque et qui deviennent aujourd'hui des phénimènes de grande échelle: achat d'épouses, trafic d'êtres humains, enlèvements, mise en esclavage, vente d'enfants.... -
Comment la Suisse, avec un système de conscription, réduit-elle à ce point l'effectif? Dans la réalité, ça ne peut tendre que vers 2 façons de faire: - soit un nombre important de Suisses ne font pas du tout de service, et ceux qui le font restent un temps suffisant pour que l'armée reste à niveau correct. Ca peut aussi créer un sentiment d'inégalité face au devoir civique, avec à terme, des effets néfastes sur la cohésion sociale et le moral de l'armée. - soit tout le monde (ou presque) le fait, mais la durée sous les drapeaux est dramatiquement réduite, et la valeur des unités (sauf quelques-unes choisies) n'est pas géniale, voire même théorique. Vu la situation de la Suisse, c'est pas dramatique, et le maintien des structures doit permettre une remontée en puissance, mais en attendant, on peut avoir un niveau d'entraînement individuel correct, mais des unités sans grande valeur.
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Un siècle dans le grand banditisme français
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Rochambeau dans Histoire militaire
C'était du petit: on a rien eu de vraiment énorme comme organisation criminelle. Pour l'instant encore, elles n'ont pas en France une emprise similaire à celle qu'elles peuvent avoir dans d'autres pays développés. Le "marché criminel" en France reste encore très éclaté en de multiples acteurs, et n'offre pas de "zones de contrôle" aussi vastes et maîtrisées que dans d'autres pays. -
Un siècle dans le grand banditisme français
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Rochambeau dans Histoire militaire
Pas très militaire, ça, quoique pour certains pans de l'histoire criminelle, on ait un lien, voire une parenté certains: une partie de la sphère dite "criminelle" historiquement a aussi correspondu à des groupes d'individus, des pans de société voire des zones géographiques refusant l'Etat, donc se plaçant de facto en une situation de "guerre" avec lui et surtout ses règles, et jouant une opposition dans leurs moyens, parfois allant jusqu'à une opposition armée plus ou moins directe, plus généralement en observant et faisant observer des règles différentes dans des zones de contrôle et/ou des strates de la société. Dans le cas de territoires, on peut apparenter cela à des mouvements insurrectionnels (les modalités pratiques de "l'insurrection" variant dans leur niveau de violence). Nombre de mouvements dits criminels l'étaient, au moins à une époque, parce que les pouvoirs en place, pas forcément reluisants eux-mêmes (des gangs avec une autorité régalienne en somme), les décrétaient tels. C'est souvent la posture rhétorique adoptée par nombre de gangs ayant des ramifications de ce type, et en France, le banditisme corse puise beaucoup dans ce registre, ce qui renvoie à une nébuleuse historique où les racines de beaucoup de groupes criminels sont souvent liées à des sociétés secrètes ayant un objectif politique, à des mouvements de résistance armée divers.... Mais un truc qui m'interpelle toujours en France par rapport à d'autres grands pays, est l'absence de grande maffia: on dit "grand banditisme", mais nos "grands bandits" sont quand même des petits artisans par rapport à ce que beaucoup d'autres pays appellent le grand banditisme. Quelles en sont les raisons? Parce qu'on a un grand gang (l'Etat et ses grands corps ;)) qui tient les rênes de tout ce qui peut amener aux grands trafics et business qui constituent les phases d'évolution supérieures des organisations criminelles? Un élément culturel qui aurait empêché la croissance de grandes entités organisées? Une grande importance du renseignement "de haut vol" (par opposition au renseignement criminel au niveau de la rue) qui aurait prévenu nombre d'associations à des niveaux autres que local? La limitation numérique de la diaspora française? L'Angleterre et l'Allemagne semblent pareillement dépourvues de grandes maffias, mais ont quand même vu la croissance de gangs nationalement puissants d'un tout autre calibre que nos artisans français (décidément, les Allemands ont aussi dans ce domaine de "grosses PME" en grand nombre :-[). On peut trouver toute la saveur et l'exotisme qu'on veut à ce "grand banditisme" français, folklore douteux (ce mythe puant des "bandits d'honneur" entre autres) et images de vieux films à l'appui, ce ne sont que des histoires de petits artisans et de petits groupes dans un business sale et minable qui n'a pas à être glorifié. -
Obama va faire une annonce à la nation: Oussama est mort.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de schweizerluftwaffe dans Politique etrangère / Relations internationales
J'ai regardé rapidement l'histoire du bouquin sur la page wiki, et la controverse dont il est l'objet m'interpelle, et apparemment des factions se sont vite composées (de fait ou des mots d'ordres ont-ils été passés?) sur diverses lignes de fractures qui se résument en fait à "pour ou contre le bouquin": - l'auteur lui-même est pointé du doigt par un ancien Seal monté au créneau et surtout des officiers dans la hiérarchie des Seals, et en même temps soutenu par d'autres anciens Seals, des officiers et un avocat spécialisé dans ces questions, sur divers points: la rupture coutumière du silence exigé de cette petite communauté, la diffusion d'informations sensibles ou non ((apparemment c'est pas le cas, mais pourquoi des officiers sont-ils montés au créneau en ce sens?).... - Obama a été pointé du doigt par des officiers pour la publicité -incluant le bouquin- autour de l'opération: le fait qu'ils parlent si haut semble quand même avant tout largement politique - un autre ancien Seal semble mettre en question l'auteur qui se "vengerait" d'un traitement merdique par les Seals suite à l'opération - une des organisations qui soutient les vétérans des Seals a dit qu'elle refuserait toute donation en lien avec le livre et l'argent qu'il génère directement ou indirectement :O. Selon vous, c'est une division interne dans l'armée entre républicains et démocrates? Des républicains "durs"/anti-Obama qui veulent absolument foutre de la politique dans tout (notamment parce que le camp républicain digère mal d'avoir été montré comme ne foutant rien et ne réussissant pas grand-chose dans ce registre d'actions)? Peut-il vraiment s'agir d'une "querelle professionnelle" sur le respect d'un "devoir de réserve" culturellement propre à l'unité? Porteraient-ils si loin en place publique une chose comme ça (elle-même pas très discrète :lol:) plutôt que "laver le linge sale en famille"? La rumeur d'un type aigri, maltraité par sa hiérarchie et quittant l'armée, puis écrivant un bouquin (apparemment exempt de toute critique sur l'unité) pour "se venger", peut-elle avoir un fond de vérité (après tout, on sait que les héros sont souvent mal appréciés après leur acte d'héroïsme :-[)? -
Les USA continue coûte que coûte le projet ORION
Tancrède a répondu à un(e) sujet de stormshadow dans Uchronies
Une question con qui s'ajoute à toutes les inconnues des années 60-70 sur le milieu spatial (et en plus, là on parle pas de la seule banlieue terrestre), à tous les problèmes d'organisation/management/supervision/mise en cohérence de programmes et engins de cette ampleur.... Les ordis de cette période auraient-ils permis de gérer et le programme et les engins déployés en espace lointain? La puissance de calcul d'alors était minable, laborieuse, lente, contraignant à un système d'organisation en soi pour pouvoir répartir une tâche "décomposée" en équipes de travail nombreuses, soit autant de sources supplémentaires de problèmes/malentendus/manques de cohésion, le tout pour une capacité de calcul limitée ne pouvant couvrir l'ensemble des tâches requises. Par ailleurs, on retombe aussi sur les nombreux problèmes anticipés des vols spatiaux de longue durée sur le corps et l'esprit humains, et sur les groupes humains.... Problèmes encore très très mal connus et maîtrisés dans les années 60-70. -
Le Croissant sanglant de 1529
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Rochambeau dans Histoire militaire
Sauf que quand tu regardes d'un peu plus près, tu te rends compte que c'est impossible. Les Ortas étaient plutôt des compagnies, généralement entre 50 et 100h, et l'empire n'aurait jamais pu soutenir une armée permanente de 100 000 fantassins, ce qui aurait représenté plus du tiers de sa capacité maximale de mobilisation, tous types de troupes confondus. Les Kapikulus, et les Janissaires en particulier, étaient des pros permanents qui avaient une paie régulière, mais aussi un système de retraite, un équipement entièrement payé, un système de casernement moderne (ça coûte des pépètes), évidemment un financement de leurs frais d'activité (entretien, entraînement....), avec en plus le coût du système de formation qui concernait des tranches d'âges allant de l'enfance à l'âge d'incorporation, notamment afin de garantir la permanence des effectifs. Et ce en plus d'un système féodal à entretenir, d'une marine permanente, d'un entretien d'un système de routes et de forteresses/bases logistiques et des autres dépenses de l'Etat (notamment la bureaucratie), le tout pour un empire fonctionnant sur le mode féodal, qui suppose un coût lourd de corruption/retenue par les potentats locaux. L'empire ottoman n'aurait pas eu le quart du dixième des moyens d'entretenir 100 000 janissaires dans le système tel qu'il fonctionnait au XVIème siècle (après, il y a dégénérescence du corps des janissaires, et une "expansion" de l'appellation qui finit par qualifier toutes les troupes régulières turques). C'est une élite restreinte. Ce serait comme dire que l'armée espagnole du XVIème siècle n'a que des "tercios" et que tous les tercios sont comme les "tercios viejos", alors que les tercios ne forment qu'une partie minoritaire de l'armée espagnole pendant longtemps, et que parmi eux, les tercios viejos (la vraie élite, ceux qui ont fait la réputation) qui sont les seuls en grande partie permanents, ne sont que 7 au maximum (mais représentent une part hallucinante du budget militaire).... Et ce malgré tout l'or et l'argent des Amériques. Les Etats d'alors ne sont pas extrêmement monétarisés et surtout pas très développés: leurs capacités de financement sont très limitées et leur capacité à avoir de vastes troupes permanentes est réduite. L'empire ottoman au XVIème siècle a la particularité d'avoir une armée permanente, et surtout une "complète" incluant une capacité professionnelle d'organisation, de conduite, d'appui et de soutien d'armées en campagnes, ce qui fait sa force par rapport aux quelques pays occidentaux qui ont aussi des troupes permanentes. S'il avait eu 100 000 janissaires à un moment donné, l'occident aurait pas fait un pli. -
Le Croissant sanglant de 1529
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Rochambeau dans Histoire militaire
Je dirais plutôt dans les 30 000, à la louche: autour de 16-17 000 pour les 2 corps de bataille infanterie-cavalerie (j'ai un chiffre d'environs 6000 cavaliers des "6 divisions" autour de 1520), auxquels on ajoute la cavalerie légère Akinçi, et surtout ce "corps de soutien et d'appui" qui, pour être capable d'encadrer, appuyer et soutenir une armée de campagne ottomane au complet, devait mine de rien peser son poids, même si évidemment il recrutait aussi pour une campagne de la main d'oeuvre en propre. Encadrer 30 à 40 000 mineurs, sapeurs, tringlots, servants d'armée.... Surtout dans une armée exigeante sur ce plan, ça se fait pas avec 2 pelés et 3 tondus, ou un ou deux experts ici et là. Rien que le corps d'artillerie devait représenter du monde, et il était particulièrement soigné par les Ottomans depuis au moins Bayezid Ier. Un exemple simple: malgré le nombre énorme d'irréguliers et de levées peu entraînées, les camps ottomans étaient réputés pour leur hygiène, leur organisation et leur ordre. C'est donc qu'il y avait des pros -et en grand nombre- pour s'en occuper. Donc quelque chose de l'ordre des 30 000h tout confondu ne me semble pas excessif: ça représenterait autour de 10% de la totalité des forces ottomanes, réguliers, féodaux/levées et irréguliers compris (une bonne partie de ces chiffres inclue des non-combattants/semi-combattants, ainsi que des éléments absolument fixes, non appelés à faire campagne hors de leur zone). Ajoutes-y la marine dont je ne connais pas le système mais qui comportait une part de marins permanents et une infanterie de marine (les levents) dont une part devait aussi être permanente. Au global, l'empire ottoman est très peu militarisé, et une partie de ses "forces" ne sont pas réellement à sa disposition, dépendant plus du potentat local, ce qui, dans certaines provinces, surtout en Afrique du Nord, amènera vite des statuts de semi-indépendance de fait. Il ne faut pas oublier en outre que tous les janissaires ne sont pas des combattants, même si la très grande majorité l'est: il y a des ortas administratives, des ortas de soutien et appui (musiciens -les plus vieux orchestres militaires du monde-, logisticiens....) en plus des ortas de combattants (qui malgré leur discipline et leur organisation, ne sont pas harmonisées dans leur format). Les Cebecis, en particulier, sont le bataillon d'armuriers, de gardes et de tringlots chargés du soutien direct aux janissaires (ils ont le statut de janissaires). L'armée provinciale, pour résumer, ce sont les "Timariotes" (ou Sipahis timariotes, d'où la confusion) pour la cavalerie (la cavalerie "féodale" turque, celle des propriétaires terriens), les Azabs pour l'infanterie, la logistique et les travaux (genre de conscription/semi-mercenariat, qui fournit surtout de la main d'oeuvre, plus du tout des combattants de valeur après le XVème siècle) et les Sehrat Kulu pour les frontières (des semi-irréguliers). Ajoutes-y les unités propres à certaines régions avec un fort potentat, et tu as l'essentiel du tableau. Les Timariotes forment la clé des effectifs de campagne: pendant une bonne période, ils ont constitué un système féodal efficace, maintenant un bon niveau de qualité et de discipline et permettant au sultan de disposer d'une cavalerie comptant au total dans les 50 000h (pas tous mobilisables en un endroit) bien structurés auxquels s'ajoutaient des effectifs complémentaires de qualité correcte, les cebelus (des fantassins je crois), et des valets d'armée/non-combattants (les gulams), amenés par les timariotes qui avaient les moyens de financer plus que leur seul équipement. La longue période d'expansion continue et le développement d'une armée permanente professionnelle propre au sultan me semblent les 2 facteurs explicatifs du fait que ce système féodal n'ait pas prématurément dégénéré: le sultant pouvait châtier n'importe quelle province qui moufterait même dans son entier, et tant que l'empire était à l'attaque, les titulaires de fiefs avaient intérêt à bien s'entraîner individuellement et en unités, à développer leurs moyens (notamment en effectifs de cebelus) pour se faire valoir en campagne, éventuellement gagner de nouvelles terres (plus grandes que les anciennes), avancer leur carrière.... Et tant que l'empire croissait, y'en avait pour tout le monde. De ce fait, je regarde le système féodal des timariotes, qui n'est qu'un système féodal reflétant une évolution sédentaire d'un peuple initialement nomade (à ce titre, on peut voir une certaine proximité avec d'autres peuples cavaliers comme les perses), et je peux conclure qu'il s'agit d'une féodalité qui a duré de façon stable plus longtemps qu'ailleurs, précisément parce que le souverain gardait des moyens propres et parce que l'expansion limitait les penchants naturels de la féodalité. L'organisation des timariotes est de ce fait restée très structurée et solide comme institution: les timariotes d'une même zone se regroupent en Alays (compagnies avec un Alay Bey à leur tête), les Alays d'une même région sont groupés en Sanjaks (régiments dirigés par un Sanjak Bey) et les Sanjaks d'une province sont commandés par un Beylerbey (chef des chefs, ou quelque chose comme ça, militairement des "chefs de division"). -
Le Croissant sanglant de 1529
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Rochambeau dans Histoire militaire
Très délicat, et j'ai été regardé le Wiki anglophone qui se contredit (entre ce qui est écrit dans l'encart à part du texte à droite, et ce qui est dit dans le fil du texte), mais je suis positif: à l'époque de Soliman, les Janissaires n'ont pas dépassé les 15 000h grand total. Dans les comptes d'armées de campagne, outre les aléas des chroniqueurs, avec leurs impératifs divers, leur lyrisme éventuel, leur inexpertise fréquente, leur éloignement de l'événement.... On trouve aussi des confusions; ici, il est fréquent que les autres troupes "impériales" (kapikulu) soient toutes englobées dans le même panier. Du coup, les troupes pro de soutien et appui (notamment les artilleurs et leur train) sont souvent assimilées aux janissaires dont elles avaient par ailleurs le statut. Mais l'infanterie permanente, les janissaires proprement dits, à l'époque de Soliman, ce sont environs 150 à 160 Ortas (équivalent d'une compagnie) comptant entre 50 et 100h, et au moment du siège de Vienne, le corps est en cours de développement, et sans doute pas encore à ce chiffre. 10 000 semblent un compromis raisonnable. Faut pas oublier que l'empire ottoman est très peu militarisé pour une entité de cette taille, et encore plus quand on parle de troupes permanentes. Les irréguliers constituent une part énorme des moyens de contrôle du sultan qui ne dispose directement que de peu de troupes et repose sur les levées féodales pour ses campagnes (ses troupes permanentes servant aux campagnes contre les féodaux qui mouftent :lol:). Pour les sipahis, il faut faire attention: les sipahis sont une des "6 divisions" de la cavalerie impériale, soit le nom d'une unité. Mais le terme "siphahi" qualifie aussi la cavalerie de province, en fait la cavalerie féodale qui est composée des propriétaires terriens et de la noblesse provinciale, et forme la majorité des effectifs ottomans. Donc quand on dit "sipahi", il faut bien décomposer les 2, parce que les Siphahis de la cavalerie impériale, eux, ne pesaient pas si lourd; si les "6 divisions" devaient représenter peut-être 10 000h, cette élite ne pouvait donc qu'en représenter environs un 6ème, soit dans les 1600-1700h. -
Les femmes : une future "ressource naturelle" ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Politique etrangère / Relations internationales
Taiwan est déjà nettement occidentalisée, mais même là, au delà des apparences, il y a d'autres choses qui se passent: pour donner un exemple plus extrême, les noirs étaient très acceptés dans le vieux sud américain.... Tant que les lois sur la ségrégation les tenaient "à leur place". Ou pire encore, l'Afrique du Sud aussi fournit l'exemple d'une ségrégation légale et de fait qui crée une situation que d'aucun qualifient "d'harmonieuse". Sans aller jusqu'à des statuts légaux, la discrimination inscrite culturellement peut prendre mille et un aspects, et la question n'est pas ici de les juger, mais juste de signaler que ces situations de fait créent leur propre gamme de problème et de réalités sociales qui deviennent toujours des questions politiques, parfois même très dures. Pour le sujet, je ne crois pas qu'à grande échelle, on verra de vastes transferts de populations pour satisfaire des besoins, même si des business du genre que tu décris peuvent se créer et, au final, représenter des millions d'individus. Après tout, c'est bien ce en quoi consiste le trafic d'êtres humains, déjà, et si on pouvait avoir des statistiques dessus, verrait-on des tendances sur 20-30 ans indiquant un changement vers une croissance constante du nombre de femmes trafiquées? Quoiqu'il en soit, on devrait aussi se rappeler qu'historiquement, les femmes ont très souvent été un motif pour faire la guerre, souvent même un but de guerre. Comme l'histoire n'est qu'un éternel recommencement....