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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Vus par les yeux de quelqu'un qui a visiblement pris quelque chose de chargé. Et qui est le con qui a décidé que le fait qu'un motif de treillis était avant tout fait pour être "reconnaissable"?
  2. Quelqu'un peut me dire où a été inventé ce vert du CE? Pas dans la nature en tout cas.
  3. Résultat, des millions de célibataires à vie, des taux de suicide élevés, un mal être généralisé.... Bref, une société qui fait tout pour détruire les conditions propices à la perpétuation de l'espèce vont à leur perte vu qu'elles vont à l'encontre du désir le plus basique et inchangeable de l'être humain. Le Japon est juste un pays où, conditions spécifiques obligent, ça va se voir plus et plus vite.
  4. La génération des Otakus n'atteindra jamais la maturité sexuelle :lol:! La playstation (1ère console visant d'abord les 20-35 ans) n'était que le début: désormais, le complexe de Peter Pan est devenu un axe de développement commercial. Avec pour exutoire le fantasme numérique dont les Japonais sont si friands: plus besoin de se faire chier avec cette saleté de réalité :P. Soit ils vont s'enfoncer dans l'abîme démographique, soit des changements majeurs devront être impulsés du sommet, et l'un d'eux est le plus tabous de tous: le recours à une immigration massive qui imposerait un changement radical de l'identité japonaise. En seraient-ils capables?
  5. Le Japon pourra t-il encore être une puissance à ce moment: le chiffre total de population compte moins que sa répartition par classes d'âge et, à moins d'un changement de société qui verrait une décision unanime de laisser crever les vieux à ciel ouvert ou de les bouffer façon Soleil Vert, un pays où la part des personnes âgées et à charge écrase les actifs a peu de chances d'être un pays économiquement dynamique et apte à défendre ses intérêts. Surtout un pays si densément peuplé avec si peu de surface réellement disponible pour la construction, ce qui fait de la suface bâtie une denrée quantitativement peu extensible et donc vouée à rester chère même en cas de diminution de la population. Ajoutez en plus un mode de vie et de fonctionnement économique impropre à convaincre les individus de se projeter dans l'avenir et de faire et d'élever des gamins (temps de travail, espace de vie disponible, coût de la vie et de la santé, coût de l'éducation, contrainte sociale, systèmes de retraites limités....), et ça n'augure pas de grands changements de comportement démographique avant longtemps. Il leur faudra passer une période longue et dure avant de voir la part des jeunes augmenter (principalement en raison du passage de vie à trépas de générations entières) et la démographie repartir sur une courbe ascendante. A moins d'un changement sérieux de politique qui relèverait d'une révolution.
  6. Non quand même: aussi nul et archinul qu'ait été Villeroy en tant que chef d'armée, c'était un soldat de carrière, il a été un exécutant correct quand sous les ordres de quelqu'un (ou alors sa nullité n'était pas sensible), et un capitaine de cavalerie remarquable paraît-il, au moins pour sa bravoure et son dynamisme, ainsi que son caractère au demeurant sympathique dans le particulier (et apprécié de la troupe au moins jusqu'à ses grandes défaites). Il est juste monté jusqu'à son seuil d'absolue incompétence. Et il avait aussi à suivre la stratégie de cabinet dictée par Louis XIV qui l'avait choisi justement parce qu'il était incapable d'initiative de grande échelle et totalement inféodé à son patron (ils étaient amis depuis la Fronde). C'était un imbécile suffisant notoire, mais tant qu'il était chef d'unité de cavalerie, ça gênait pas :lol:.
  7. M'en fous: l'UE est en guerre commerciale avec la Chine (et le reste d'ailleurs) qui ne se gêne pas pour entraver les entreprises étrangères sur son sol, non seulement par des lois, conditions, normes, délais et taxations aberrantes, mais aussi par leur application discrétionnaire. Et ne parlons pas du contrôle qualité de leurs productions, et du risque sanitaire induit dans de nombreux cas (dans les produits pharma, c'est terrifiant) ou des normes sociales même basses qu'ils ont qui ne sont même pas respectées (le cas des produits Apple est édifiant) et faussent d'autant plus la concurrence. Tout comme leur monnaie. Si on faisait une loi européenne sur la taxation des non ressortissants au yeux bridés, ou sur les produits ayant à franchir plus de 3027,4km :lol: pour arriver en Europe, j'en aurais rien à foutre et je dirais "tant mieux, c'est de bonne guerre". Ou si on décidait de quadrupler les effectifs et moyens contrôlant les marchandises dans les hubs de fret (portuaires et routiers), juste pour faire durer les délais de stockage et tant qu'à faire mieux filtrer les trafics, ça me ferait bien marrer de voir la réaction chinoise. Mais dans les négos commerciales, ça coûterait de facto cher en capital politique que d'essayer de calquer même un peu du comportement protectionniste chinois, indien ou ricain; donc on utilise ce qu'on peut.... Cela à supposer même qu'un consensus pourrait naître en Europe qui prendrait déjà du temps et déchirerait les décideurs inféodés à d'autres intérêts.
  8. La question n'est pas là; la taxe est et point barre. C'est la loi. On a le droit de décider quelles lois on respecte et sur quelles lois on chie? Parce que sur le plan commercial, les Chinois se gênent pas, eux, pour truquer toutes les règles du commerce à leur avantage et abuser sans prendre de gants. Saisir leurs avions sur sol européen, ou juste un pour donner le ton, ça leur rappellerait qu'en guerre commerciale, l'autre peut aussi donner des coups, et qu'ils sont très mal placés pour parler rétorsions vu le déséquilibre des échanges.
  9. Tancrède

    Armée Suisse

    Déjà, quand tu peux te permettre une telle sélection (5% environs des candidats qui proviennent eux-mêmes d'un tri sélectif suivi depuis l'âge de 16 ans), tu as à la base un matériel de premier ordre, surtout qu'une armée conscrite sélectionne sur l'ensemble de la population et non seulement sur un pool de volontaires qui ne sont pas représentatifs de l'ensemble et peuvent comporter une proportion très élevée de mauvais candidats (ce qui tend à être souvent le cas dans les armées pros). Après, il n'est justement peut-être question dans l'article que de niveau physique, mais même là, il faut quand même reconnaître que de très bons candidats sur lesquels se concentrent beaucoup d'efforts et de moyens, pendant 43 semaines, y'a quand même des chances que cela produise un excellent résultat. Après, maîtrisent-ils tous les savoirs-faires des armées expéditionnaires appelées à remplir des panels de missions variés? Peut-être pas. Peuvent-ils développer leur savoir-faire sur une carrière longue? Seulement quelques-uns apparemment dans l'armée suisse deviennent pros. Peuvent-ils acquérir l'expérience des pros aguerris d'armées expéditionnaires? Pas vraiment vu les particularités de la politique étrangère suisse. Mais ça ne doit pas en faire moins des opérateurs de premier ordre pour un panel de missions donné.
  10. Y'a quoi comme gâteau en Syrie? A peine une tartelette, avec des micro parts au mieux, du genre miettes trop sèches ;). Même si il y avait un début de consensus pour l'intervention, après le coup de la Libye, je me demande qui voudrais y aller et payer l'opération éventuelle. De l'indignation, de la condamnation, de l'embargo tant que tu veux, des FS et "conseillers" à la limite, avec un peu de hardware et du fric, mais une opération grande échelle? Avec le risque de voir l'armée syrienne en partie tourner "pur patriotique" face aux méchants occidentaux et donc faire durer le truc au-delà du mesurable? Avec le fric à dépenser pour que dalle à en retirer, et plus encore le capital politique à y griller pour des prunes et au mieux quelques lauriers de façade? A moins que la Turquie veuille tenter le coup avec l'appui des voisins friqués, je vois pas un seul pays occidental risquer d'y mettre un doigt de pied.
  11. Le problème, c'est que ce sont les USA qui en ont pour l'instant le moins besoin opérationnellement vu leur nombre de tubes, le prix de leurs missiles (comparativement) et la marge de supériorité de leur marine. C'est un bon concept (si les coûts peuvent réellement être très bas) pour une marine qui manque de tubes et de coques, mais à moins de commandes importantes ou de pays qui rejoignent "l'expérience", c'est un concept de "luxe" en ce sens qu'il ne remplace rien et ajoute juste de la capacité de "salve" (qui apporterait un réel plus opérationnel/stratégique, pas d'ambiguité là-dessus).
  12. Sans compter que vu l'évolution actuelle des développements de drones pour des fonctions un peu poussées, leur coût ne sera bientôt plus si éloigné de celui des avions pilotés :-[. Par ailleurs il ne faut pas oublier que le Frappeur, s'il doit faire tout ce qui est dit en sa faveur avec des panels de missiles extrêmement variés et des kits de missions différents pour assouplir le concept de base: - n'emportera plus autant de missiles que ça pour un type de mission donné: la frappe au sol ne représentera plus une "salve" si énorme s'il doit aussi y avoir de l'AA, de l'antinavire (voire du missile type ASROC tant qu'on y est) voire une déclinaison de missiles mers-sols de différents types: à force de fractionner l'offre pour avoir un peu plus de polyvalence, ben le stock de chaque diminue et les effets attendus le font aussi. - Mais ce qui devient encore plus chiant est que chacune de ces missions pour lesquelles il y a un missile emporté, ou un certain nombre de drones.... Impliquent des coûts supplémentaires, une réserve de "kits" pour chaque frappeurs, une certaine réserve de missiles (alors que si une marine comme la française prenait 1 ou 2 Frappeurs, ben le stock correspondant ne serait pas suffisant pour changer significativement leur coût unitaire: il faut une marine comme l'américaine pour impulser de tels changements de coûts par économie d'échelle et capacité de négo).... Beaucoup de développements divers, des "briques" en plus s'ajoutant au navire de base qui n'aurait alors d'intérêt que si on lui achète plein de réserves et surtout plein d'accessoires (ce qui coûte généralement le plus cher, comme dans la mode ou l'informatique avec les cartouches aussi chères que les imprimantes :lol:) - et cette polyvalence, ces capacités additionnelles resteraient vraiment à la fois très limitées en qualité par rapport à ce qu'offre un PA, et qui pis est totalement dépendantes d'autres navires très chers ayant les capteurs, la capacité de protection, la polyvalence/intégration des capacités diverses. Mais il y a quand même la réserve de ce que l'avenir technologique réserve; je pense aux réflexions de Benoît Bihan dans le dernier H&S sur ce à quoi pourraient ressembler les futurs groupes aéronavals et escadres de combat en général, répartissant sur plus de coques nombres de capacités aujourd'hui trop concentrées sur un petit nombre de plates-formes trop chères: tout navire deviendrait de fait un porte aéronef, certains l'étant plus que d'autres (mais en s'éloignant du modèle américain du "super PA"), la distinction drone-missiles serait moins évidentes pour pas mal d'entre eux.... Permettant une recomposition tactique dans l'organisation des forces navales de surface, dans laquelle l'idée de base du Frappeur, quoiqu'un peu trop spécialisée, représenterait un premier élément de réflexion en attribuant une fonction spécifique à une coque. Un poil trop poussé, mais c'est aborder le problème sous un autre angle et ça a le mérite de faire turbiner.
  13. Tancrède

    Combat terrestre moderne

    Mais pas forcément pour longtemps ;). Ceci dit le point est qu'il ne peut y avoir aucun absolu, les circonstances d'un conflit faisant tout, qu'il s'agisse des conditions du théâtre (géographie, relief, nature du terrain, climat, préparation du terrain....), de celles du conflit (nature, nombre et qualité de l'adversaire, tempo, ressources dispo, impératifs opérationnels....) et bien sûr de ce qu'on a à y envoyer (nombre, composition, qualité, capacité à durer, coordination avec d'éventuels alliés....). Tout impacte le travail du troufion de base qui peut aussi bien avoir à jouer les grenadiers voltigeurs en permanence que fobiser comme en Afghanistan, ou faire des petits commandos de chasse, tenir des positions ou jouer les protecteurs de civils avant toute autre chose, aller faire du porte à porte (ou passer au travers des murs :-[) en zone urbaine ou passer son temps à demander à l'artillerie de dégager son champ de vision . Le fantassin est un système d'arme dont la polyvalence est toujours sous-estimée :lol:.
  14. Tancrède

    Combat terrestre moderne

    Même pas s'en emparer -ce qui supposerait du coup de les tenir-, juste les menacer et si possible les détruire en tant que groupements organisés. Les menacer force le commandant adverse à les déplacer (ce qui ralentit les flux, encombre ses axes, désorganise l'effort de combat, l'empêche de prendre l'initiative ou de concentrer ses efforts au mieux), les détruire l'en prive; mais les "détruire", c'est comme pour les unités de combat, ça ne revient pas à trucider un par un les troufions, stocks et véhicules des unités logs, c'est les disperser, créer suffisamment de dommage pour mettre ces unités de fait hors d'état de produire un effet significatif quelle que soit leur fonction, au moins pour un temps suffisant pour en profiter. Et à grande échelle, c'est la même chose: le but dans une guerre est de détruire l'armée ennemie en tant que système combattant en détruisant les connexions entre ses sous-systèmes (grandes unités de combat), en incapacitant, menaçant ou détruisant ses centres nerveux et centres de soutien. Pour ce faire, ça implique souvent de trucider les unités élémentaires et unités de manoeuvre qui sont sur le chemin. Mais celles-ci sont un obstacle bien avant d'être un objectif.
  15. A mon sens, justement, l'actuel mais pas forcément rapide (ni forcément non plus voué à se confirmer au-delà d'un certain stade) mouvement de mise en cohérence des doctrines fiscales, commerciales, financières au sein de l'Europe et surtout de la zone euro (qui ne pourra pas éternellement jouer le cul entre 5 chaises et prétendre que tout est compatible dans ces domaines), peut déjà commencer à taper graduellement dans ce qui fait l'intérêt économique (vu qu'il y en a plus beaucoup d'autres pour les Gibis sur ce caillou) de l'endroit. Ne plus laisser faire paradis fiscaux et plaques tournantes peu régulées, rogner leurs marges, entraver leurs politiques, c'est les mettre (et les Etats qui les soutiennent comme la Gibi) politiquement en défensive, donc les forcer à céder quelque part ou au minimum à ne plus pouvoir qu'essayer de préserver des trucs, pas d'en grapiller de nouveaux. A ce jeu là, Gibraltar n'est plus dans les premières priorités pour la Gibi, et si ça n'amènera pas le rattachement à l'Espagne, ça visera beaucoup plus le parasitage économique de tels Etats croupions.... Cela ne peut-il pas être le but plus fondamental de la gesticulation du PP? Agiter ceci pour obtenir cela?
  16. Vu l'attitude de la Gibi et ce que les grands pays européens -en tout cas ceux qui orientent vers un ensemble monétaire-fiscal plus rigoureux- commencent à lui dire en face ces temps ci sur le plan fiscal/financier/commercial/régulations (essentiellement à base de "non", "on verra plus tard", "tu charries" et de "faut pas pousser mémé encore plus dans les orties"), quelque part j'imagine que la position de négo espagnole doit avoir un peu plus à moudre que d'habitude sur la question de ce paradis fiscal aux comportements financiers et commerciaux un tantinet abuseurs et parasites.
  17. Il est étonnant qu'ils ne s'attaquent pas au problème que représente l'enclave sur le plan sécuritaire: c'est une plaque tournante de tous les trafics, et les gouvernants de ce confetti ont plutôt une histoire récente louche sur ce plan. En théorie, c'est du grain à moudre sur le plan communication.
  18. Désolé, mais c'est pas au même degré: évidemment que ça existe et que c'est pas anecdotique, mais dans la sphère publique, c'est le jour et la nuit quand on compare le degré auquel ça va. "Américain" n'est jamais devenu un terme utilisé dans les "petites phrases" politiques ou médiatiques qui marchent, il n'y a jamais rien eu d'analogue en France ou en Europe aux vagues de french bashing ou à l'utilisation référentielle de tout ce qui est américain, que ce soit réel ou inventé, comme anti-modèle dans tous les domaines (sauf en France pour ce qui concerne l'assurance maladie et le marché du travail.... Critiques même pas caricaturales et aussi très présentes dans le débat US). C'est juste pas à la même échelle et au même degré. Ben oui, y'a que ça à la fin :lol:, taille du business oblige....
  19. Ce n'est pas non plus de la paranoïa, loin de là: - Etat providence et "Big Government" sont effectivement un point commun de pointage de doigt commun à l'immense majorité des Républicains - il y a cependant une vraie stigmatisation auprès de l'électorat conservateur et américanocentriste, pour qui "européen" veut souvent dire "efféminé", "élitiste"/"snob"/sophistiqué"/"cosmopolite", "athée", "perdant" (pour le côté militaire), "anti-famille" et "anti-mariage", et selon les besoins de contre-exemples du moment, à peu près tout ce qui n'est pas le mode de vie mis en avant dans l'iconographie républicaine - et il y a un authentique fond de sectarisme, particulièrement à l'égard de la France mais aussi d'autres, qui teinte à divers degrés une bonne partie de la population américaine et fait partie de son fond culturel et de ses a prioris Il est clair que la "bulle" médiatique républicaine s'est inventée une Europe (et une France en particulier) qui n'existe pas mais correspond à ses besoins d'antimodèle: c'est plus commode pour les discours simplistes. Evidemment, cette stigmatisation n'est pas univoque dans l'électorat républicain en général: elle s'attache à divers aspects selon les courants, et de toute façon se trouve à divers degrés d'intensité, du petit biais au mépris franc et net. Mais dire qu'il y a un sentiment anti-européen (et antifrançais en particulier) qui est réellement présent de manière importante dans une bonne partie de l'opinion américaine et particulièrement dans l'électorat républicain, ce n'est pas de la paranoia, mais un simple constat qui va quelques crans plus loins que les habituels chauvinismes entre Etats censément amis, tout connement parce que cette rhétorique s'est particulièrement développée depuis l'ère Reagan et n'a fait que se renforcer, comme le veut tout cycle de la rhétorique politique qui donne dans la surenchère jusqu'à épuisement du mécanisme (mais en ayant de vrais effets). C'est d'autant plus vrai dans une Amérique plus tournée sur elle-même que jamais, autocentrée et encore plus dans le cas républicain qui semble depuis un certain temps s'enfoncer dans un système complètement fermé d'informations et de débat incarné par des médias comme FoxNews, renforcé par la déliquescence du système éducatif, le cloisonnement interne croissant de la société. A l'ère de la surinformation, l'Américain ne semble pas plus ou mieux informé.... Sans oublier un détail comme le fait que plus de 2 Américains sur 3 n'ont pas de passeport et n'ont pas l'intention d'en avoir. Quand les "political cheap shots" qui marchent incluent le simple fait de stigmatiser quelqu'un parce qu'il parle français, ce n'est pas à mon sens de la paranoïa que de dire qu'il y a un peu plus que du chauvinisme "tranquille".
  20. Avant l'ère des armées très administrées (ou après, vu que l'époque romaine en occident en était aussi une), il y avait des soupapes de sécurité qui éloignaient le risque de mutinerie: - les châtiments très sévères qui faisaient réfléchir à 2 fois: valait mieux ne pas se mutiner en petits paquets, et coordonner un tel truc pour une grande part d'une armée, c'était rude - le fait de vivre sur le pays: logis, bouffe, vol et "facilités" prises avec les habitantes (plus les suiveurs d'armées, notamment de la gente féminine, souvent les familles des soldats) offraient un mode de vie éloignant le besoin d'une rémunération immédiate en numéraire - la perspective du pillage, bien plus qu'une solde, faisait venir les troufions et les tenait ensemble, surtout autour d'un officier, d'un chef d'Etat ou d'un chef de guerre réputé qui pouvait ainsi les tenir par son seul nom, parce qu'il offrait une possibilité de pillage supérieure aux autres - les conditions de vie dans de nombreux endroits à de nombreuses époques, étaient souvent pires que celles des armées, surtout quand on imagine que pendant les plus vastes portions de l'histoire, les soldats n'étaient pas représentatifs des sociétés, mais en majorité de leurs plus bas segments, ceux qui dans le civil auraient été la lie de la société, des criminels, des ouvriers agricoles ou serfs sans perspectives.... - la désertion: le plus courant de tous. Dans une armée d'ancien régime, par exemple, il faut compter environs 10 à 15% de désertion par mois. Ceux qui se plaignent le font avec leurs pieds plutôt que les armes à la main. La désertion comme phénomène rare et peu significatif statistiquement est une chose TRES récente.
  21. Une grande partie de l'effort de réarmement, il faut le noter quand même, a été retardée par la désorganisation en aval de la production (en plus de problèmes inhérents à une réorganisation massive et rapide de la production: malfaçons, désordre.... Qui vont bien au-delà des authentiques cas de sabotages réalisés ou non par certaines branches de syndicats révolutionnaires et mouvements communistes), et notamment dans l'allocation des matériels produits.... Une désorganisation imputable avant tout à l'EM qui à mon sens est le principal responsable (mais pas le seul) de l'impréparation française au jour de l'offensive allemande. Insuffisance des budgets d'entraînement et de formation de cadres, refus de remise en question du modèle, de la doctrine et de la conception du commandement.... Il ne faut pas oublier que si certes un gouvernement est l'utime responsable, son principal moyen d'information sur l'aspect pratique et opérationnel de la guerre, sa principale source pour connaître les besoins dès lors qu'une menace a été évaluée, reste l'EMA. Et à cet égard, il y a quelque chose de franchement nauséabond dans le mythe plus ou moins développé que le peuple français aurait sombré dans un "esprit de jouissance" responsable de la défaite au même titre que des élites politiques corrompues et veules, mythe venant avant tout de la propagande d'une élite vichyste (politique et surtout militaire) qui s'est surtout occupée de ne pas se regarder en face et de bien refiler la patate chaude de ses fautes au service en plus de sa campagne idéologique. Mais évidemment le plus puant est que ce mythe persiste pas mal, à divers degrés et sous diverses formes, dans pas mal d'idées reçues qui forment l'opinion mainstream sur la période, aux côtés d'ailleurs de mythes tels que l'invincibilité de la machine de guerre allemande, du PC résistant de la première heure et de ses 75 000 fusillés :P....
  22. Bof, pourquoi? C'est bien ce qu'ils font et ils auraient tort de se priver (ça, ça fait pas mai 68 ;) :lol:), et beaucoup le reconnaissent dans le débat public ricain, de tous bords politiques, pour s'en plaindre, s'en vanter, défendre ou condamner la chose pour des raisons très différentes. Mais le fait est là.
  23. Peut-être avant tout parce qu'aux USA, dès lors que tu parles d'un contrat d'équipement pour l'infanterie et les troupes déployables (petit armement, équipement com, équipement et effets de combat....), tu parles de trucs destinés à une armée: - qui vise à équiper sans doute autour de 400 000h au bas mot pour l'active de l'Army et des Marines (troupes de mêlée et une bonne partie des appuis et soutiens plus l'USSOCOM), total auquel s'ajoute la réserve (Army et Marines) et les gardes nationales, donc quelque chose comme un million d'équipements de divers formats disponibles à tout moment, dont une bonne part des dits équipements doivent être en "tronc commun" - pas mal d'équipements ont aussi une clientèle secondaire garantie (donc intégrée dans les calculs économiques) dans diverses branches d'autres services fédéraux (voire d'Etats) et dans des pays clients qui achèteront de toute façon américain pour beaucoup de choses. Et la diplomatie US veille à ça et a les moyens de faire ça. - qui a il est vrai une tradition de pourvoir abondamment ses troupes - qui est engagée en nombre dans une politique très active de présence mondiale de type impériale - qui est un des ressorts complètement intégrés de financement du système politique et un objet de consensus Toutes choses qui changent radicalement l'échelle des calculs économiques de tels contrats qui peuvent être l'objets d'une gabegie de moyens gaspillés dans un coût faramineux des grands programmes de développement et du système d'achat (une des cibles politiques de McCain pendant sa campagne.... Et il serait dur de le taxer d'antimilitarisme). Quand en France un programme d'équipement pour le fantassin, avec des déclinaisons partielles pour d'autres troupes déployables, ne risque pas de dépasser les 40 000-50 000 unités (dont 20 000 seront "pleines et entières"), avec une France ne visant pas à déployer plus de 8-10 000 troufions au sol à l'année, c'est tout de suite moins une priorité que des grands chantiers de matériels majeurs, et c'est pas non plus la même échelle de calculs économiques, de marges.... Y'a les trucs qui se comptent en dizaines de milliards et ceux qui se comptent en milliards sur beaucoup d'années, et les autres.
  24. La question n'est pas que le fantassin coûte cher dans l'absolu et/ou en comparant son "coût" actuel d'équipement par rapport aux fantassins d'autres époques.... La question est que les programmes d'armement et d'équipement individuel du fantassin coûtent peau de balle par rapport aux autres "grands programmes" de véhicules et systèmes terrestres, navals et aériens (sans parler du spatial et de l'informatique/cybernétique). Les retombées industrielles en sont réduites quand on les compare aux échelles de ces types de programmes, et plus encore, les producteurs d'armement (qui sont le plus souvent les mêmes qui font les équipements de fantassins) priorisent le lobbying de leurs produits en fonction de leur intérêt, surtout quand ils savent à quel point les programmes seront étalés/coupés. Et l'équipement du fantassin n'est pas dans ce qui leur rapporte le plus s'il faut arbitrer entre les priorités. Ce qui coûte le plus cher dans le fantassin (même pas les unités avec tout leur environnement technique, organisationnel, logistique et matériel), c'est sa paie, son entraînement, son entretien à l'année (notamment le simple remplacement des effets de base usés).... Toutes choses qui n'ont, dans les arbitrages comptables, aucun poids politique et industriel pour les protéger des coupes, sabrages, rognages et autres économies de bouts de chandelles dont ils sont si souvent l'objet. Tout au plus ont-ils à l'occasion le soutien du maire du coin, mais juste quand il s'agit de déménager ou supprimer l'unité.
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