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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Tout pareil :lol:! Boucles courtes, panier hebdo (quelle économie, putain, et le différentiel qualité est sans appel) et tout le tintouin.
  2. Nouveau post pour bilan du n°2 (pas encore totalement terminé): c'est BON! Putain, y'a quelque chose de frais. D'accord, c'est de la vulgarisation/simplification, ça résume parfois vite, mais ça fait appel à des notions qui évoquent, chacune, des torrents de lectures plus austères effectuées par ailleurs, et surtout, y'a vraiment quelque chose de nouveau dans l'approche, l'angle d'attaque des sujets.... Qui rompt vraiment beaucoup de schémas classiques de lecture d'un sujet donné dans de telles parutions. Même les magazines et publications plus "professionnelles", ou visant en tout cas le lecteur averti, feraient bien de s'en inspirer tant un texte vaut aussi bien par son contenant que par sa mise en forme, sa "mise en scène" au fil d'un développement de dossier complexe, ce qu'il veut faire comprendre.... Bref, le "style" (dont seuls les abrutis ou ceux qui s'en tapent pensent qu'il s'agit de la façon de trousser une phrase) aussi bien que la mise en forme/page au sens plus technique. Les grands rédacteurs savent qu'il faut un contenu et un contenant, et le contenant, c'est pas le papier glacé ou les images: séquençage, angle d'attaque, recul pris pour se mettre à la place d'un lecteur.... Une même "thèse" peut ainsi varier du tout au tout suivant la méthode. J'aurais bien des suggestions à leur faire (s'ils intervenaient ici comme DSI :lol:) et des demandes (évidemment :-[ :lol:), mais putain que ça se lit bien!
  3. Lui semble impliquer justement du paradigme que cette concentration, du moins une conséquente, n'a pas de probabilité de se produire avec l'arme nucléaire dans le turf (ce sera le fait de pays second couteaux), et/ou que la permanence au-dessus du champ de bataille assurée par des drones à bas coûts (et sacrifiables, dont un "pilote" à joystick aura appris son métier en quelques mois là où un pilote chevronné coûte infiniment plus) mais en masse, et surtout toutes sortes de missiles de tous types, portées et gabarits. C'est surtout le fait que la "grande guerre" ne peut réellement se produire sous ce parapluie nucléaire. Le fait est qu'il conteste moins la technique et l'arme en elle-même que sa pertinence d'ensemble dans la donne stratégique actuelle, mais surtout sa pertinence AU REGARD des coûts qu'elle induit, devenus faramineux et bouffeurs de trucs plus utiles, et AU REGARD de l'impact de l'arme telle qu'elle est sur la guerre en termes de résultat politique/stratégique. L'argument techniciste des aviateurs "purs" est de dire que l'avion piloté ultra-pointu fait des trucs qu'aucun drone ne peut faire.... Certes, mais ces quelques capacités marginales, à quel coût sont-elles obtenues? Un effet masse/permanence au-dessus d'un champ de bataille peut-il être obtenu, même en cas de "grand" conflit? Certainement pas avec le coût de développement, d'achat, de maintenance, de mise en oeuvre, de déploiement de ces bestioles. C'est même au-delà l'arme aérienne autonome qui est critiquée: sans doute la nécessité d'avions pilotés et spécialisés est encore grande dans certains cas et peuvent justifier une part des investissements qu'ils entraînent (sans doute pas les avions d'attaque et de chasse, en tout cas pas tels qu'ils sont faits actuellement), mais c'est la conception "armée de l'air" de la guerre, soit ce que l'arme a fait pour développer depuis l'après 2ème GM en s'émancipant, puis en écrasant les autres armes par sa place dans les esprits/discussions/arbitrages budgétaires, qui est selon lui obsolète, et pire encore, un facteur de détournement des ressources de là où elles pourraient être plus utiles et obtenir de quoi avoir plus d'impact politique. J'extrapole, l'article est assez stimulant, et d'un ton rarement trouvé dans les publications habituelles.
  4. ATTENTION POLEMIQUE! Dans le dernier numéro de Guerre & Histoire (n°2, acheté aujourd'hui, tout frais sorti de la mer :lol:et amené par char à boeufs depuis Lutèce.... Faut pas s'égarer), une interview sans gants blancs de Martin Van Creveld sur le devenir de l'airpower. Pour lui, l'avion comme outil de guerre (entendre vraiment au sens large) est désormais aussi périmé que le cuirassé dès avant la 1ère GM, le chevalier dès le XVème siècle ou au maximum à Pavie.... Un système d'armes qui devient trop coûteux à l'achat/développement/entretien/mise en oeuvre/mise à jour, trop long et cher à développer, trop précieux pour être risqué aisément, est mort et enterré. Ce à quoi il faut ajouter les limites de l'outil comme arme dans les conflits tels qu'ils sont, lesquelles ont pu être notées par les Italiens dès le tout premier emploi de l'aviation de combat contre les Turcs.... L'ennemi s'adapte. Et l'avion n'a de pertinence comme arme ayant une part (à définir) notable à la décision QUE dans les grandes guerres où la concentration est opérée, durable et voyante. Il compare par exemple: - un avion pendant la 2ème GM pouvait faire 6 à 8 missions/jour parce qu'il était à 15 minutes du front; les bases étaient des prairies, les dortoirs des tentes; à opposer aux sommes démentielles des bases et systèmes actuels et du moindre déploiement de quelques avions, avec le cas libyen qui voit des avions opérer depuis leurs bases à des milliers de kilomètres, coûter du ravito aérien, pour 1 mission/48h, le tout pour quelques avions seulement.... "Il n'y a plus d'avions au-dessus du champ de bataille" dit-il, et "c'est ça qui compte" - Libye 1943 = soutien aérien arrive en 1/2 heure. Libye 2011 = soutien arrive en 48h - une génération d'avion = une génération humaine aujourd'hui Les missiles ballistiques et de croisières, les drones.... Représentent apparemment le "aller à l'essentiel" pour ce qui est de la guerre conventionnelle symétrique, avec l'arme nucléaire en point d'orgue pour quelques pays. Pour la guerre non conventionnelle, la proximité, voire l'imbrication, l'absence de concentration ou sa brièveté dans le temps, le flou des situations et des objectifs politiques (et leur identification), la situation trop mouvante.... Font que l'aviation de combat telle qu'elle est, ultra moderne et hors de prix, est tout simplement un gâchis de ressource invalidant l'idée même de stratégie. Au final, il conteste surtout les armées de l'air autonomes et la réalité de l'impact des aéronavales comme armes politiquement utiles contre des adversaires conventionnels à terre (pointant au passage la vulnérabilité niée des PA aux sous-marins, il dit que la Navy n'a fait que tricher dans tous ses wargames depuis 1973 :lol:).
  5. Attention, la Paix de Cateau Cambrésis ne signe de concession majeure de la France qu'en Italie; le reste est équilibré, et signe même un léger accroissement territorial (faire le solde des places gardées et rendues est souvent fastidieux, mais c'est le business de la guerre à l'époque), avec en plus la question majeure de la conquête des 3 Evêchés (le triangle territorial Metz-Toul-Verdun) qui est une prise importante (avec au passage la reprise de Calais, soit le dégagement définitif des Anglais et le "point final" symbolique de la Guerre de Cent Ans). Pour le reste, la seule concession est de restituer leur duché et ses morceaux aux Savoie, qui est en fait le truc que la France de l'époque prenait à chaque début de guerre :lol:, ce qui se fera de la même façon avec la Lorraine aux XVIIème et XVIIIème siècles jusqu'à son annexion :lol:. Vu que personne ne donne rien pour rien à cette époque, que les tractations sont longues et reflètent le plus froid réalisme des possibilités militaires, c'est en fait le premier indicateur de ce qui pouvait être fait ou pas fait: et le trip est que les Habsbourgs ne pouvaient pas aller vers Paris, ni même prendre une "tête de pont" significative en territoire français (pas d'occupation totale ou partielle). Tout le monde a signé la paix, parce que comme souvent à cette époque, plus personne n'avait le moindre kopeck et ceux des 4 ou 5 années suivantes devaient déjà être claqués :lol:. Si les Espagnols avaient pu occuper ne serait-ce qu'une once de territoire français un peu significative, ou faire un raid sur Paris même sans but de l'assiéger (mais il faudrait encore voir à quoi ça pourrait servir), ils l'auraient fait et/ou la France aurait cédé des trucs autrement plus significatifs qu'une renonciation formelle au Milanais et ce qui, au global, à peu de choses près, est un retour au statu quo ante bellum. Pas oublier que la partie "utile" des armées Habsbourgeoises est pour l'essentiel espagnole, et que la partie utile des troupes espagnoles, ce sont les Tercios Viejos, soit un nombre très limité de troupes (dans les faits, sans doute moins de 15 000h: 7 tercios aux effectifs théoriques tournant autour de 3000h suivant le moment, mais aux effectifs réels, comme partout ailleurs, très en-deça, surtout en fin de guerre) qui doit se répartir entre l'Italie, les Flandres et peut-être à l'occasion la frontière franco-espagnole, et qui laisse à l'arrivée un volet très limité disponible pour opérer loin des bases. Il faut tenir ce qu'on a avant de songer à conquérir, et une guerre reposant sur la tenue des places et points stratégiques coûte beaucoup en troupes.... Alors qu'il y en a peu.
  6. Et ça, et le fait que la majorité de ces troupes ne pouvaient être opérationnelles que localement, soit direct à côté des bases. Faut pas croire que l'intégralité, ou même la majorité des armées de l'époque étaient des troupes pros très au point: la majorité était levée en temps de guerre, et c'était pas vraiment ni le haut du panier, ni la foire à la motivation, ni moins encore le surentraînement et le suréquipement. Une armée de ce temps qui marchait semait ses déserteurs, ses malades et ses morts à grande vitesse dès que l'appro n'était pas permanent, et seules les troupes les plus pros restaient réellement soudées. Et localement, il était possible d'ajouter ponctuellement des milices. 60 000h, c'est le chiffre parfois vu, mais y'a aussi 20 000 ou jusqu'à 70 000 (y'a de l'esbrouffe, y'a aussi des différences suivant les troupes qui sont prises en compte); pas oublier aussi qu'il y avait un contingent anglais important, et même si les Rosbifs étaient pas très au point militairement à ce moment, pour la guerre de siège, ça comptait moins. Ce qui est certain, c'est qu'il y avait pas vraiment de quoi envoyer le tiers de l'effectif même à mi chemin de Paris; pas vraiment de l'armée de projection, quoi :lol:. La France avait de la réserve démographique, de la profondeur stratégique, des places fortes, une population patriote (et qui ne verrait jamais bien une armée d'invasion venir lorgner sur le jardin et la gamine) et de quoi voir venir....
  7. 2 raisons à cela: - désinvestissement total du champ de la recherche par les grandes compagnies pharma en Europe qui se sont tournées vers le rachat de boîtes de génériques (les cash machine) et ont réorienté leur activité vers le marketing de médocs "premius" dont la recherche est rachetée..... Aux labos publics. Et si les labos publics refusent de vendre, les pharmas font du chantage à la délocalisation ou à la réimplantation régionale (pas besoin de menacer de quitter le pays quand menacer de quitter la région/le département suffit) - les phramas américaines ont les structures universitaires d'une part (très financées) et d'autre part des marges terriblement supérieures via le pourrissement de leur système de santé qui n'est réellement accessible/acceptable que pour un tiers de la population.... Essaie d'avoir le même niveau de recherche sur un marché domestique de 1/3 de 60 millions d'habitants contre 1/3 (plus les bénéfs marginaux réalisés sur un autre tiers) de 300 millions d'habitants. Tu pourras peut-être trouver de la justification théorique dans le principe considéré en abstrait.... Et la réalité viendra frapper à ta porte quand Pfizer rachètera Sanofi pour une bouchée de pain Accessoirement, le système ricain accélère le développement du trafic de faux médocs (produits autant dans des ateliers clandestins que dans le "service de nuit" :-[ des grandes pharmas ou de leurs sous-traitants) qui a désormais dépassé le trafic de came au niveau mondial en terme de CA et DEVIENT UN PROBLEME DE SANTE PUBLIC MAJEUR.... Coût non pris en compte dans la stricte micro-économie du secteur pharma, micro-économie qui n'est décidément pas une façon correcte d'aborder un problème, puisque tout est toujours lié. Et tu reviens de fait à un système à l'américaine, puisque moins il y a de monde dans un système, moins il pèse et moins il peut obtenir des concessions et avantages pour ses adhérents. Par ailleurs, on peut n'obliger personne à rien, et retourner à l'état de nature: les plus costauds apprécieront. Et si on ne peut obliger les gens à épargner, il faut aussi renoncer à l'idée qu'il y ait un bien public: pas d'épargne, pas d'investissement, et il y a un point où une collctivité a un intérêt légitime aux dépends de l'individu, intérêt qui implique de voir plus loin que l'horizon de l'année ou du mois, voire parfois au-delà de l'horizon d'une vie humaine. La différence étant que les individus peuvent en partie peser sur ce processus de décision, tandis que dans le cas d'un régime où il n'y aurait que la "liberté individuelle", les options sont très restreintes (donc le choix limité, voire absent), et seuls les puissants en imposent les termes (et là ce sont des privés, sans compte à rendre à qui que ce soit d'autre qu'eux). A ce compte là, toute société est par essence communiste, et il n'y a de liberté que sans Etats, sans organisation humaine: moi aussi je peux raisonner par l'extrême pour dire que le point de vue de l'autre est nul et non avenu ;). La petite différence dans le cas du système de santé est que le seul moyen de laisser un choix est d'élargir les options au maximum, chose qui n'est possible qu'avec des organismes ayant un poids déterminant dans un marché, pas avec "la loi" comme si les textes étaient magiques par eux-mêmes.
  8. Ca c'est un biais: il y a une différence MAJEURE entre critiquer la gestion d'un système et contester son principe. Les 2 sont des réalités différentes et pas inséparables, très loin de là. Le même système (en terme de principes fondamentaux et d'objectifs) peut être géré correctement, ou pas trop incorrectement. Et même avec les problèmes actuels, une différence majeure subsiste: le nombre de gens qui vivent, le niveau de santé moyen, et le nombre de ceux qui n'ont pas à vendre tout ce qu'ils possèdent pour rester en vie.... Avec en plus les géants médicaux et le niveau possible de recherche (point plus contestable puisqu'il peut exister aussi avec un système comme celui des USA, même si à un coût 4 à 5 fois plus élevé). Par ailleurs, pour les "comportements à risque", il vaut mieux considérer qu'un certain niveau de paiement supplémentaire est à accepter, précisément parce qu'il s'agit de marge de liberté individuelle: un système universel qui amortit (jusqu'à un certain seuil) sur la totalité de la population des frais supplémentaires pour la tabagie, la consommation de viande rouge et d'alcool, le fait de chasser.... Est un système qui garantira que cela reste un droit facile d'accès jusqu'à un certain point/dans une certaine mesure. Pour ceux qui critiquent "l'Etat maman" qui limite ces libertés, qu'ils attendent de voir un système privé où chacun de ces comportements sera directement tarifé (à la moindre trace infinitésimale d'alcool, à la moindre variation du taux de cholestérol....) en supplément, le tout avec une base de clientèle plus restreinte, donc à coût individuel plus prohibitif, exigences et contrôles plus nombreux (quid de la vie privée?) et augmentation de cotisation plus importante pour chaque "déviance". Le seul choix sera entre ne pouvoir rien faire ou avoir ses petits vices pour bien plus cher, voire plus directement entre les petits vices et une assurance maladie, avec de moins en moins, voire plus du tout, de marge entre les 2 (le temps ne fait que renforcer la logique d'un système).
  9. Y'a qu'à tous les supprimer, ces noms tristouilles qui puent la grisaille et n'évoquent rien pour personne, et les concentrer dans une seule station, "les 75 000 fusillés" :lol: (pour faire passer la pilule aux cocos, autant garder le mythe) avec plaque commémorative.... Ca laisse de la place pour rebaptiser les stations de noms plus chantants et moins politiques évoquants les lieux dits, anciennes activités ou événements notables de ce qu'il y a au-dessus, en puisant dans le passé lointain. Avec une motion supplémentaire: les noms composés doivent subir un handicap! Ils sonnent encore plus mal :lol:!
  10. Et moi je pars de ton point de vue: pourquoi je paierais pour ce connard? Il avait qu'à pas naître ;). Dans un système privé aussi, qui a intérêt à étendre son marché et à exploiter le client autant que faire se peut, le raisonnement se faisant plus sur l'intensité et le bénéfice marginal par tête de client que sur une globalité. L'exemple américain est typique en ce sens de la surmédicalisation via l'intérêt privé, corollaire de la maximisation des coûts, pourtant, la consommation étant entretenue (pour une portion de population plus faible pourtant) via la société de la peur, la complicité des professionnels de santé.... Un système universel a AU MOINS ceci de particulier qu'il est plus général et dépend au final d'une institution démocratique, et que s'il a des contraintes pas reluisantes, il n'a pas celle du "toujours plus" (ceci dit, l'équilibre des comptes comme contrainte serait pas mal, ou au moins des dispositifs plus exigeants de rationnalité et d'optimisation de gestion). Non parce que les 2 parties du débat ne sont pas équivalentes en termes de résultat global et individuel. Ce serait le cas s'il y avait un exemple, même un seul, de système privé qui fonctionne en matière de santé. Or non seulement un tel système démarre avec des inégalités, mais il ne fait que les renforcer à l'usage, et accroître le coût de la santé, la rendant encore et toujours plus inaccessible pour une part croissante de population, et difficilement douloureuse (au point du risque de tout perdre en cas de maladie) pour une autre part. Et au final, dans un tel système, la liberté individuelle y perd bien plus que sous la "terrible, tyrannique et méchante" contrainte d'une couverture universelle. PIB/tête et niveau de vie sont deux choses très différentes, et qui ont eu tendance à se découpler de plus en plus ces dernières décennies.... Un peu comme le bilan n'est plus forcément un reflet de la réalité d'une boîte (cas du hors bilan dans les institutions financières :lol:).
  11. Pas dans les années 1550; au contraire, ça aurait carrément renforcé la position d'Henri II face à ses Grands (les Guises en tête) et aurait créé une réaction populaire. Souverain incontesté, il avait la marge politique qu'il fallait, et le peuple français était l'un des rares d'Europe (dans les "grands" Etats) à avoir un sentiment national réel. Les compromissions avec l'étranger qui ont été possible 2 décennies plus tard n'avaient pas encore leurs conditions d'apparition. Et une armée sous les murs de Paris, c'est quoi? Quelques milliers, voire même 20 000, c'est pas assez et de loin pour un siège crédible, c'est vulnérable (axes et position fixe), c'est loin de tout, c'est sans appros suffisants dans les conditions de l'époque, et à supposer que l'Espagne ait les moyens d'un siège en règle de Paris, cela drainerait TOUTES les troupes depuis les Pays Bas, soit s'exposer gravement dans la partie la plus rentable de la double couronne. Pas très stratégique, et ce d'autant plus que c'est le siège de la dynastie Fugger, les banquiers des Habsbourgs, ceux qui rendent possible le système financier de cet empire très compliqué. Risquer l'invasion de la France pour les Habsbourgs à cette époque, c'est vraiment une "campagne de Russie"....
  12. Ajouter aussi qu'en matière de santé, beaucoup de soi-disant "bien portants" qui ne "veulent pas payer pour les conneries des autres" peuvent être porteurs de faiblesses congénitales et peu détectables avant un certain âge, loin d'être forcément avancé, et sont du point de vue du "payeur individualiste", exactement la même chose que des fumeurs abusifs et autres "comportements à risques".... Avec en plus le développement de telles faiblesses dans une société industrialisée, pacifiée et hautement urbanisée qui développe des problèmes "structurels" de santé chez les individus dès avant leur naissance. C'est un mode de vie partagé par tous et dont tous profitent en même temps qu'ils en pâtissent: le niveau d'interdépendance est infiniment élevé. A comparer avec les principes fondamentaux des idées libérales-individualistes nées dans des sociétés agraires et peu urbanisées, où beaucoup pouvaient se suffire à eux-mêmes, en tout cas dans une plus large mesure, mais aussi où l'horizon économique de la très grande majorité restait terriblement limité. Sans assurance maladie universelle, faudrait aussi noter qu'il n'y aurait pas de secteur santé très développé, que la recherche en serait des décennies en arrière, mais avec le même mode de vie urbain/sédentaire/concentré/consumériste....
  13. Non; mais le groupement de centaines de milliers/millions de salariés/employés/temps partiel qui deviendra violent quand ils auront décidé qu'ils en ont marre de se crever ou de végéter pour peanuts, lui il faudra négocier avec. Que le système puisse être adaptable pour responsabiliser dans une certaine mesure, c'est un fait certain; mais laisse ça au privé, et le nivellement sera total, avec des pans gigantesques de population qui en seront exclus (et là retour à l'argument 1 :lol:). Un système public peut garantir au moins un relatif équilibre entre la liberté de comportement (cela inclue les "mauvais comportements" côté santé) maintenue par des gardes-fous démocratiques, et une rationalité du système global. Espérer réguler un système privé, c'est illusoire, surtout dans ce domaine où les assurances sont des géants souvent mondiauxqui pèsent sur le processus législatif, font du chantage à l'emploi, cofinancent le système politique, entretiennent des situations de fait dans les réalités politiques, économiques et administratives locales et nationales.... Et seront toujours en avance, toujours à l'affût de moyens de biaiser, temporiser, tricher, influer sur la définition d'une loi.... Les "combattre" sur ce plan est en grande partie une illusion. Comme espérer mettre fin au trafic de came. Le seul langage qu'elles peuvent comprendre est la force, et en l'occurrence, la force, c'est une centrale d'achat nationale qui pèse sur le seul champ de bataille où le combat puisse être livré: la confrontation de l'offre et de la demande. Et pour y être, faut peser. L'individu seul n'aura que la liberté de se faire imposer totalement les conditions de l'assureur. L'Etat est un organisme vaste, certes, et parfois très (trop) contraignant, mais c'est un organisme dans lequel toutes les sensibilités sont actionnaires et décideuses, et ne peuvent être giclées contrairement au privé. Pour les métiers à risques, il vaut mieux éviter un régime spécial: tout le monde profite des métiers à risques pour la santé (ce sont ceux qu'on veut pas faire mais dont beaucoup sinon la plupart doivent être faits pour que le petit confort personnel puisse fonctionner): va t-on surtaxer un soldat, un flic, un pompier volontaire, un éboueur (qui tripote beaucoup de trucs pas nets)? Certes pour pas mal d'entre eux, il y a du libre choix (l'individu qui fait ce métier a souvent choisi), mais le métier existe, que ce soit l'individu X ou Y qui l'exerce, et l'utilité sociale/économique/civique de cette activité vaut bien une intégration complète dans le même régime sans qu'il y ait en plus l'inéquité de le surcharger. C'est pas comme si le gars pratiquait un sport extrême pour son propre petit fun. Alors tu peux ajouter "ça vaut pour le système actuel" à tous les coups, mais à ce compte, la seule autre alternative est pas d'Etat et une jungle où seule le plus fort règne et où le "pour mon cul et rien que pour mon cul" est la seule loi. Parce qu'un Etat où il n'y aurait rien d'autre que l'armée, la police et la justice, y'aurait pas grand-monde qui voudrait vivre dedans, et je doute que 90% des individus n'y soient pas écrasés par les "grands" qui y règneraient, n'ayant de choix individuels que ceux que ces "grands" veulent bien leur laisser.
  14. J'oubliais les écoles et les squares.... Et le syndrôme (c'est non partisan, pourtant) me paraît particulièrement grave dans les mairies communistes ou ex-communistes: "rue du Kommintern", "square Marcel Sembat", "avenue des congés payés" (quoiqu'à certains moments, celle-là, ça peut sonner marrant :lol:).... Ca sonne d'un triste, ça évoque la grisaille, le béton sous la pluie, le sans relief, rien de très emballant....
  15. Y'en a franchement marre de ces trucs politiciens de merde (vraiment pas d'autre terme) pour les dénominations de rues, avenues, places et autres: à la fin, y'aura que des rues avec des noms de personnes (surtout des politiques) dont la majorité seront du XXème siècle. Je sais pas pour vous, mais à part quelques personnes qui ont un nom "chantant", je trouve que ça donne un air tristouille à la circulation :lol:. Qu'on garde les vieilles dénominations moins partisanes et personnelles, qu'on en ressorte des anciennes, que la "Rue du chat qui pêche" reste ce qu'elle est, de même que la "rue de l'arbre sec", que le Quai Mitterrand (rien que ça, ça sonne triste) redevienne entièrement "des Tuileries".... C'est plus imagé, c'est pas politique, ça parle un peu plus que ces saloperies par lesquelles les politicards casent leurs marottes ou leurs copains. Pourquoi pas débaptiser en masse tout ce qui porte un nom politique venant d'après 1918 au profit de vieilles dénominations plus imagées (voire carrément d'en inventer qui ont trait à l'histoire du quartier en question)? Impolitique, mais l'esthétique y gagnerait, et le débat y perdrait en mauvaises odeurs.
  16. Sauf si le bénéfice global est supérieur à la somme des bénéfices individuels réellement obtenus. Et dans le cas de la santé, y'a même pas photo. Laisser la haute main au privé (et donc à un système fondé sur l'individu, en filigrane) en la matière, c'est garantir une seule chose: que seuls les bien portants (à faible probabilité de maladie) et les riches malades soient assurés à terme. C'est aussi garantir que le maintien de l'assurance pour ceux qui en bénéficient sera soumis à des règles de comportements dictées par l'assureur: pas fumer, pas boire, pas bouffer trop, pas conduire sur de trop longs trajets, pas de sports dangereux.... Sinon la cotise est multipliée par X. Ca ressemble vachement à la liberté individuelle, ça. Au final, ça ferait de l'assurance maladie un truc tellement rare qu'elle serait d'autant plus chère et inacessible. L'assurance maladie est avant tout une centrale d'achat de soins et de médocs, un syndicat de consommateurs en quelque sorte qui a au moins l'avantage d'être, au final, géré par un organisme à but non lucratif. Que le confort politique de situations installées aient fait durer une mauvaise gestion et que les grandes pharmas et hôpitaux privés aient su en tirer trop parti pour détourner en partie le principe, c'est une chose qui vaut d'être plus que sérieusement envisagée, mais entre critiquer la gestion et condamner le principe, il y a là plus qu'un pas à franchir. Aux USA, si paradisiaques, 50 millions d'Américains ont zéro accès au soin et presque 100 millions ont une couverture santé qui oscille entre ridicule et totalement insuffisante, au point que certaines ONG médicales, longtemps habituées à opérer dans le tiers monde, n'oeuvrent maintenant plus qu'aux USA pour offrir des prestations de base dans les rues. Entre 40 et 50 000 américains crèvent chaque année d'absence de soins (le désormais fameux exemple des gens laissés à crever dans la rue s'ils n'ont pas d'assurance, c'est ça) et 12 à 14 fois plus font une faillite personnelle suite à une hospitalisation (pour eux ou un proche). Fameux bilan même du seul point de vue économique. Ce qui me fascine dans le discours "tout libéral" est l'étrange aveuglement à voir ce qui vient d'un gouvernement comme obligatoire mais quand un système est imposé par le privé (qui est toujours au final une sorte d'oligarchie agissant en cartel), c'est la "liberté"; cette "liberté" et la marge de choix qu'il y a sont entièrement dictées par les conditions imposées par le dit oligopole de fait. Laisse pisser quelques années dans le secteur santé, et le seul "libre choix" qu'il y aura sera entre une assurance maladie hors de prix à prestations plus ou moins limitées dictant le comportement personnel. Et plus le temps passera, plus cet aspect sera renforcé. Parce que les assurances ne font pas leur beurre avec le fric des cotisations, mais avec ce qu'elles font de la trésorerie en dépôt chez elles (des placements essentiellement), raison pour laquelle tout ce qui peut être fait pour retarder un paiement, même le plus justifié, sera fait par voie légale (avec des cabinets d'avocats payés au forfait à l'année), juste parce que le délai de paiement aura rapporté plus que ce que coûtera au final le paiement. Quel système de santé ce type de comportement implique t-il? Sauf qu'il s'agit là d'une expression déjà très biaisée et faussant le débat: les assurances maladies, comme les systèmes de retraite, ne sont pas nés d'un soudain souci humanitariste et gentillet ou d'une compassion donnée, mais d'un souci d'ordre public dans un premier temps, face aux inégalités de développement de l'ère industrielle, à la sédentarisation de pans de population immenses dans les villes (= ne peuvent plus produire leur bouffe, être autonomes par autre chose que le salaire, peuvent se coaliser et peser politiquement) qui était une cause de troubles à l'ordre public et d'agitation coûteuse (le pégu isolé peut être traité comme de la merde: il aura du mal à coaliser plus que ses voisins et son village, sauf cas extrême). l'urbanisation permet aux groupes humains défavorisés/moins favorisés d'acquérir une force politique qui permet d'équilibrer certaines choses, en même temps qu'elle dégrade la santé. La péréquation a été faite par des systèmes solidaires, seule condition de l'ordre. Et pour la note, quand c'est le bordel, le fric rentre pas, pour quasiment personne.
  17. Va dire ça aux ricains, les plus grands acheteurs au monde de trucs inutiles, les plus gaspilleurs, les moins économes, les plus accros à la conso.... Le tout symbolisé par le fin du fin.... Le Snuggies :lol:! (L'incontournable Bill Maher) http://www.youtube.com/watch?v=wEt4s5PA0vM
  18. Lucidité, tu crois qu'il sait pas ce qu'est ce système, et, bien pire, le fait d'y voir un cadre quasi religieux? Avec en plus le clergé lobbyiste, mais aussi des agences de notations qui sont dans le même pieu que les prêteurs, qui sont totalement intéressés à la chose? Barroso est où il est par et pour ces gens là.
  19. Alors pas le hasard.... Disons la somme absolument inquantifiable d'événements, micro-événements (au niveau individuel -humeurs....- comme au niveau extérieur -les autres, le temps, les petites et grandes histoires de l'environnement plus ou moins immédiat) et enchaînements en cascade de ces faits entre eux qui rend la vie au final peu contrôlable. La seule chose que tu peux contrôler en partie significative, c'est ce que tu vas essayer de faire face aux événements, pas ce que deviendras ta vie. La somme de toutes ces choses inquantifiables, c'est l'impondérable, le hasard, l'inconnaissable.... Ou Dieu ;). Chacun sa façon de l'appeler et de lui donner un sens.
  20. L'EFV a pas été annulé? Et ne faut-il pas se demander si les surspécifications de cet engin, causes de tant de coûts et surcoûts, ne sont pas justement causées par le besoin tel qu'il est pour que le concept soit valide, et qu'en deça des performances demandées, il s'agirait de quelque chose de superflu au regard des moyens dispo? Bon, le F-35, y'a pas photo.... Et le MV-22 :-[.... Ils vont clairement perdre de la capacité aéro.
  21. Quand une partie des personnels (bas niveau) des centrales nucléaires est fait de clandestins/sans papier Quand la part des clandestins/sans papiers sur les chantiers des lignes SNCF atteint jusqu'à 40-50% dans certains cas Quand le bâtiment emploie quasi à demeure une part allant de 30 à 40% de sans papiers (multiples témoignages de copains "du bâtiment".... En tout bien tout honneur :-[ :lol:) Tu te dis que ce n'est pas un épiphénomène.
  22. Vrai mais en partie seulement. C'est vrai fondamentalement, mais pour être concret, le consommateur/actif a quand même peu le moyen de choisir en réalité: - il a peu le choix des produits (entre le made in China et.... Pas grand-chose d'autre) - le facteur revenu dispo/prix des produits limite d'autant plus ce choix: enfermement dans un cercle vicieux, auquel il faut ajouter la "contrainte" sociale d'un certain niveau de consommation et de certains produits: c'est pas vrai pour tout, et l'occident devrait apprendre à se restreindre (une partie de la population), mais beaucoup de biens sont désormais difficilement évitables qui n'étaient pas dans le panier de la ménagère encore 40 ans auparavant. Avec en plus le facteur difficilement quantifiable de l'abondance étalée (facteur de contrainte sociale/mentale et de frustration inconsciente), de la pub omniprésente qui agit au niveau inconscient - le consommateur a peu de temps pour arbitrer: le mode de vie lui en laisse peu, et s'il fallait pouvoir faire un choix responsable pour TOUS les secteurs d'achat (à supposer que les moyens soient là), cela supposerait un temps de documentation et d'arbitrage impossible à trouver (surtout avec la faible lisibilité de l'offre), sachant que dans l'idéal, il faut aussi être un citoyen responsable et faire une démarche analogue pour lire et comprendre actualité et politique, un responsable de famille.... Ca fait beaucoup pour des journées de 24h dont certaines ont encore besoin d'être consacrées au sommeil :lol: Pas tous, mais une masse critique largement suffisante pour impacter en permanence le marché du travail et l'équilibre offre-demande qui allait avec dans le cadre d'un cercle vertueux, ce que le vieillissement n'arrange pas. Le rapport simple que depuis les années 80, le niveau de revenu réel en terme de pouvoir d'achat a stagné aux USA pour la majorité des salariés, et que c'est l'emprunt rendu ridiculament accessible qui a fait l'augmentation de la consommation, en conjonction avec la désindustrialisation et le recours aux importations à bas prix, le résultat étant l'impression générale (fausse) d'un revenu en augmentation constante. Et tant que l'Etat comme les consommateurs pouvaient emprunter à tout va, personne ne posait de questions et personne ne contestait le renversement de la répartition des revenus (entre capital et travail.... I=S reste l'équation à équilibrer). Les 2 mon général: les 2 sont concomittants et se sont entretenus. L'erreur n'est pas de "blâmer l'étranger" pour faire caricatural; l'erreur est de rechercher la causalité unique qui définit tout, ce qui revient à trouver un bouc émissaire, intérieur (une minorité, un groupe particulier) ou extérieur, pour l'exposer à la vindicte à peu de frais et donner une explication simple qui passe facilement dans les discours. Mais se blâmer soi-même uniquement est aussi contre-productif et faux que blâmer l'étranger ou l'autre, tout comme se sous-estimer est aussi dangereux et faux que se surestimer. Même pas :lol:; parce qu'au niveau mondial, il faut du coup prendre en compte l'écologie.... Disparition des abeilles, désertification, baisse des surfaces arables, pollution des réserves d'eau, déséquilibres démographiques.... Sont les témoins précisément d'un marché qui ne marche pas au global parce qu'il ne prend pas en compte toutes les données pertinentes, donctous les coûts et bénéfices. Le marché a une équation non équilibrée, et l'état de la nature en est le solde négatif (entre autres). L'addition va devoir se payer pour équilibrer, vu que Mère Nature/Dieu est un créancier implacable qui n'a aucune limite de temps (et ne discute pas rééchelonnement/consolidation).
  23. Un peu démiurgique, non? Vanitas, vanitatum :lol:.... Le hasard, toujours le hasard, on a trop peur de reconnaître sa part dans une vie. Autre formulation "le hasard, c'est Dieu qui se balade incognito" (Einstein) :lol:. Pas vraiment, même au contraire: une bonne part de la mentalité anglo-saxonne est influencée par un protestantisme calviniste (pas luthérien, qui est un catholicisme épuré) qui repose sur l'idée de prédestination. C'est en fait une vision très humaniste que de penser qu'on a son destin en main, et l'humanisme est né avant tout de la pensée catholique qui est celle de la liberté (et de la responsabilité afférente.... Donc si t'en prends plein la paillasse, c'est que tu l'as cherché :O). Il n'y a aucun "abandon" dans le catholicisme, au contraire; penser ça, c'est encore le syndrôme de vouloir voir l'herbe plus verte chez le voisin et se dire que les anglo-saxons sont tellement mieux en tout.... Héritage du XIXème? C'est pas pour rien que l'idéologie du "laisser-faire" (si en cours dans la vision de la crise actuelle et de son traitement) est venue du libéralisme anglo-saxon (je caricature à peine sur le principe fondamental): l'équilibre est "naturel", et se fera par la "main invisible".... Dans le genre abandon, on fait difficilement mieux.
  24. Elle en a pas 90 pour une opération. Total de 90 = combien en ligne à un moment donné, et surtout combien transportables/rassemblables en un endroit? J'entends bien, mais le point était de dire que la capacité à aborder 80% des rives du monde est sans grand intérêt dès lors que l'essentiel de la batellerie est limité à 30%, et ce d'autant plus qu'il faut aussi prendre en compte la capacité "marine" très limitée d'un engin qui a du mal avec le clapot dès lors qu'il est un peu trop remuant ;). Je ne faisais en fait que poser la question globale du rapport coût-avantage; ce calcul a été fait dans une Navy d'un autre temps, une qui avait un avantage tellement absolu et des budgets garantis tellement faramineux qu'elle pouvait se permettre des projets couvrant TOUS les besoins, jusqu'aux plus marginaux. L'horizon budgétaire et la relativisation (certaine même si pas encore non plus démentielle) du "total power" de l'oncle Sam pourraient aussi conduire à revoir certains de ces calculs, non? Mets le Zubr sur un navire semi-submersible un peu adapté, et tu as une capacité long range ;) :lol:! Zubr forever!
  25. Est-ce réellement un avantage, au final, ça? Si le LCAC peut débarquer sur 80% des plages du monde, tant mieux pour lui, mais il s'agit d'un engin de complément destiné à accélérer les flux entre les transports et la plage, rien d'autre. Il faudrait une flotte de LCAC embarquée en permanence sur des groupes ampibies américains plus conséquents pour que ce soit pertinent, et que TOUTE la batellerie soit faite de LCACs. En attendant, la capacité de débarquement est contrainte par son élément le moins adaptable, pas définie par le LCAC. Pour le reste, il sert à quoi à part d'optimisateur de flux par sa rapidité? Il y en a trop peu pour débarquer un effectif conséquent dans chaque groupe amphibie (et comme tu le soulignes, il est pas fait pour la première vague), et pour la dépose de commandos/éléments de pointe, y'a d'autres trucs, généralement plus discrets et/ou plus rapides. Ca fait un peu cul entre 2 chaises. Au final, il est pas un peu cher et lourd d'entretien au regard de cette capacité en soi ET de cette capacité au regard du reste de la batellerie? Zubr forever ;) :lol:!
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