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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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T'as un inconscient très gauchiste :lol:! On parle pas de 5% de missions ici et là mais d'un changement de concept d'armée impliquant des effectifs conséquents et une sorte de "French Gendarmerie Corps" :lol: interarme/interarmée (mer, air, terre en continuité) fait pour opérer dans les zones plus ou moins chaudes (pour la com, faudrait appeler ça "Ordre Sans Frontières", ou "Pacification Sans Frontières" :lol:). Ca bousillerait un peu les horaires de permanence pour la police des zones rurales et des villes petites et moyennes :lol:, non? La Police Nationale passerait autour de 200 000h pour remplacer et roulez jeunesse. Donc au fait Akhilleus, avec tes tripatouillages budgétaires, tu m'as débloqué combien d'hommes en tout? J'ai un peu perdu le fil :lol:.
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3000GM :O? C'est pas plutôt dans les 15 000? Ceci dit, il y a effectivement les structures de formation, mais si cette gendarmerie devient un outil militaire d'opex, il faudra compenser son absence pour l'ordre public en France, donc quasiment doubler en fait la Police Nationale qui deviendrait la seule structure de police sur le territoire. En fait c'est la question que je me pose: j'utilise le terme de "bataillon", mais l'idée est d'avoir une compagnie renforcée interarme comme pion autonome de manoeuvre de base et de la baptiser "bataillon" parce que c'est historiquement un nom d'unité de manoeuvre par rapport au régiment-réservoir. Mais évidemment, pour faire nombre, plusieurs de ces "bataillons" peuvent et doivent être joints pour former une unité de présence et action sur une surface donnée. La question est en fait de définir l'échelon "pensant" de base de l'armée, celui qui peut agir de façon autonome (jusqu'à un certain seuil en terme de panel de capacités) et au plus près du terrain vu la nature profondément imbriquée avec les populations et/ou l'adversaire, mais aussi la variété des situations qui peuvent parfois être à très petite échelle, ou à très petite échelle mais avec 15, 20 ou 40 lieux d'actions pour cette petite échelle sur un théâtre d'opération. Mieux vaut avoir beaucoup de petites unités "complètes" pour ce faire que des morceaux d'unités plus larges, si évidemment ces unités peuvent aussi opérer de façon combinées lors de concentrations qui restent nécessaires, mais souvent plus ponctuellement avant de se redisperser. Inconvénient, plus d'unités "pensantes", à nombre égal, veut dire plus de pôles de capacités C4ISR (surtout aux bas échelons), plus d'officiers et autres cadres, plus de spécialistes et techniciens, plus de modules d'appuis et de soutien en proportion, ce qui n'est pas donné. Mais je dois effectivement faire attention aux appellations; chuis un grand fan du principe "keep the name, change the game", alors plutôt que d'appeler des unités GTIA/SGTIA, qui ne ressemblent à rien, l'idée est de conserver les noms anciens même si ce qu'ils recouvrent change radicalement. Donc là, l'idée est ce "pion" autonome de base de 300-400h, qui appartient à un régiment-réservoir (unité sédentaire de formation/gestion/garnison) en comportant 4 ou 5 (l'idée du 5ème étant un volant de manoeuvre pour les manques d'effectifs, donc pas forcément une formation déployable en tant que tel et plus un réservoir d'équipes), et s'intègre dans une brigade qui est elle une unité pleinement déployable, un EM (suffisamment nombreux pour pouvoir si besoin est former 2 "demi brigades" ;) destinées à opérer séparement) avec un de ces régiments, les unités d'intervention/spécialisations afférentes, ainsi que les appuis et soutiens nécessaires. Une base serait à 2-3 brigades (le plus, le mieux). Au-delà, des EM de niveau division sur le type EMF/plug and play (donc des unités à part entière, dont le soutien ne pompe rien sur les forces qui leurs sont assignées) dont le panel de capacités est fait pour gérer un nombre très vaste d'aspects et de domaines loin d'être tous militaires. Jouer les embryons d'Etat/autorité régionale dans certains cas de "failed states" peut entrer dans leurs attributions (plutôt que de la jouer comme avec le gvt Karzaï).
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Ouaich, j'envisage un peu plus conséquent pour la dite "Gendarmerie", même si c'est vrai qu'à ce stade, c'est encore nébuleux sur le contenu par type de forces, l'idée étant d'intégrer un nombre plus grand de spécialité pour l'interaction avec des entités politiques, administratives, judiciaires, économiques, militaires et civiles locales, l'interopérabilité avec des alliés.... Plus cette composante aura la capacité à prendre en main un théâtre d'opération et à déterminer et mettre en oeuvre une stratégie pertinente (et la mener à bien tant qu'à faire), plus là il y aura de quoi peser. Dans ce cadre, des unités spécialisées (au sens expertise/matos) "purement militaires" sont des appoints, parfois cruciaux parfois secondaires, qui font partie de la boîte à outil que ces forces d'intervention peuvent avoir selon les cas. Typiquement, le domaine AA, haute altitude et basse altitude, de portée médiane/longue ou courte, ressort de cette logique. Mais évidemment, on ne peut souhaiter le protéiforme conceptuel: à un moment, il faut des unités relativement statiques et stables qui définissent le modèle: - pour la verte "traditionnelle", le coeur a été décrit plus haut: un nombre extrêmement réduit de petites brigades à 3-4 bataillons interarmes faits pour l'intervention et la haute intensité. A tout péter 1 brigade montagne, 1 amphibie, 1 aéromobile et une non de FS mais d'infanterie d'élite à cheval entre le concept de commando et l'effectif d'unités d'infanterie légère "pointue". Une brigade pool fournissant des éléments tournant autour du combat antichar et de l'appui blindé (notamment des réservoirs de ce "char low cost décrit par le général Desportes) serait pas mal non plus. - un pool d'unités d'appuis et de soutien dont l'expertise ne peut être dispatchée en micro-groupements permanents: certaines spécialités du Génie et du rens, l'artillerie d'une certaine portée, les transmissions, l'ALAT, le mat et la log.... Leur but est de fournir divers formats de modules aussi bien à la verte qu'à la gendarmerie - une "bleue" :lol:, cette "gendarmerie", qui pèserait lourd en effectifs et ressortirait de cette logique des conflictualités bâtardes; pour elle, les modules de commandement de diverses tailles, et surtout les "pions de manoeuvre" essentiels seraient l'atout déterminant d'une politique. Idée de départ: l'unité essentielle pertinente tournerait autour de 300-400h, sorte de bataillon (pour le nom) le plus intégré possible en terme de panel de capacités variées (infanterie, reco, antichar/appui lourd, génie assaut, appui blindé minime, et auquel peuvent être ajoutés tous les éléments d'appuis/soutiens et d'effectifs possibles. 3ème branche de cette force, un réservoir d'unités d'interventions/expertise spécifiques (Gendarmes anti-émeutes, GIGN, investigation, reconstruction, rétablissement de fonctionnement étatique/économique à échelles diverses, interaction avec autorités et populations locales).
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Hé ben t'en veux des frégates :lol:! J'avoue que côté mer, il "me faut" aussi une explosion de la "poussière navale" pour changer d'échelle sur le plan de la police des mers, de la lutte contre les menaces asymétrique et les grands trafics, la surveillance et l'intervention adaptables à la stratégie d'un théâtre d'opération.... Et pourquoi pas une articulation dans la sous marinade avec du classique "low cost" (Andrasta)? Mais bon, le truc reste cette "gendarmerie" importante en effectifs, et une micro force d'intervention militaire "classique" faite pour le coup de poing et ponctuellement des appuis de la "gendarmerie" (faut lui trouver un nom :lol:). Ce sont les éléments qui vont chercher du résultat politique. Je me dis aussi qu'un des points de base de cette force est la capacité de commandement de théâtres d'opérations pouvant varier fortement en taille et en nature: plus il y aura d'EM de diverses tailles projetables et soutenables (avec les forces afférentes évidemment), plus il y aura de capacités d'interventions simultanées. Plus il y aura de "pions de manoeuvre" interarmes de divers niveaux (cette capacité autonome doit être au plus bas échelon possible), plus il y aura de capacité/crédibilité, que le théâtre soit, exemple fictif, une assistance militaro-policière assortie de rétablissement d'un processus étatique régional dans un pays en cours d'effondrement comme le Mexique (s'il continue sur cette pente narco féodale), ou qu'il s'agisse d'un truc plus classiquement militarisé.
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à quoi aurait ressemblé l'armée Française si il n'y aurait pas eu l'après 45 .
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
Avec le risque de l'éternelle double posture française: garder du corps expéditionnaire ET monter la garde sur le Rhin. Ca peut réussir et faire 2 bonnes composantes, ou au contraire foirer dans les grandes largeurs. Le modèle serait en fait plutôt britannique qu'allemand, avec une "armée d'Allemagne" conscrite avec peut-être un fer de lance professionnel, et un corps expéditionnaire rendu moins important par l'absence de conflits coloniaux mais contraint par la conservation d'un nombre indéterminé de territoires hors métropole et la politique d'un grand pays. Si un grand territoire outre mer est gardé (Algérie?), ça peut inclure une part de conscrits assignés à une composante "fixe" de garnison, de ce corps expéditionnaire. Mais le point de ce corps serait sans doute d'avoir une composante d'intervention amphibie, sans doute un mix colo-légio, voire paras, de dimension réduite, professionnel, et ressemblant peu ou prou aux Royal Marines et/ou à des corps prépositionnés partout où c'est possible, et peut être "forgé" dans une expérience coréenne avec une plus large intervention française. Mais pour la très grande majorité, à savoir "l'armée du Rhin" :lol:, il est clair qu'un alignement plus grand sur le modèle otanien serait inévitable, et sans doute facilité par le fait que les armées n'auraient pas eu les dépenses en ressources et attention sur les conflits coloniaux: pas de générations de chars qui prennent du retard, pas de double contrainte opérationnelle, pas de dispersion des moyens.... Un truc sinon; une armée qui n'aurait pas "fait l'Algérie" n'aurait peut-être pas connu non plus un tel effet retour générationnel d'antimilitarisme qui a alimenté la propagande (petite) et "l'angle de vue" gauchiste dans le "ton moyen" des commentaires et esprits médiatiques (nettement plus fréquent), donc c'est aussi un autre rapport armée-nation qui existerait, sans ce qui a été perçu comme les taches coloniales, avec l'aura de la résistance et des FFL, sans doute celui de Corée s'il avait été monté en épingle. Pas de division dans l'armée suite à l'Algérie, mais c'est aussi le corollaire d'une armée plus "fonctionnarisée" telle que décrite plus haut. -
En fait je ne saurais pas par quel angle commencer: - définir les "pions de manoeuvre" élémentaires qui constitueraient la base: donc le plus petit niveau militaire/militaro-policier complètement interarmée et autonome, capable d'obtenir une certaine gamme de résultats à échelons tactique/tactique-opératif, donc d'être mis en avant comme une "unité de compte" de la capacité politique du pays - définir les spécialités, donc réfléchir en termes "d'unités réservoirs" à partir dequels sont assemblées des task forces ad hoc Les 2 sont pas incompatibles, mais faut voir comment commencer en fait.
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une guerre entre nazis et soviétiques ,la 2°guerre mondiale est pour plus tard
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
Exterminer à l'est était-il nécessaire à l'équilibre du régime? Je suis pas convaincu, surtout dans le cas de figure présent. Hitler n'a pas besoin de tuer (envie c'est autre chose), surtout dans ce contexte où le front de l'est est le seul front allemand: pas de dispersion des ressources, pas de préoccupations en Méditerranée et dans les Balkans, pas de front africain, pas de bombardements sur les villes, pas d'Europe centrale et de l'est à "tenir", ça donne plus de marge de manoeuvre, donc nécessairement moins de brutalité, pas par bonté d'âme mais par réalisme. Qui plus est, si j'entends vos points de vue, faut pas oublier qu'un contexte qui amène à "Barbarossa en 40" ne peut arriver sans que Staline ait plus de signes avant coureurs. Si l'appareil militaire soviétique ne peut être remis en état dans une temporalité très différente de l'historique, en revanche, la surprise stratégique de 41 (en grande partie imputable à l'aveuglement stalinien) peut simplement ne pas exister: là, il s'agirait presque d'une "croisade antibolchevique" réalisée avec la neutralité plus ou moins bienveillante d'un occident qui ne serait plus un second front. De deux choses l'une: soit la timeline est proche de l'historique et Hitler est en guerre avec tout le monde, mais cherche à tout faire en 40, ce qui donnerait des moyens insuffisants partout. Soit il n'est en guerre qu'avec l'URSS, et tous les moyens allemands sont tournés vers Moscou, mais là, ça se voit venir: les Etats sont des machines lourdes, faisant des calculs revisités sans cesse, et quelque chose comme une invasion géante quand on n'a qu'un seul ennemi se voit venir bien avant les premières concentrations de divisions sur la frontière. Si pas de front occidental pour l'Allemagne, alors Staline ne sera pas aveugle, ou alors c'est qu'il a fumé du très lourd. -
une guerre entre nazis et soviétiques ,la 2°guerre mondiale est pour plus tard
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
Les Allemands ont-ils de quoi faire ces poussées à de telles distances de leurs bases? Je vois les chiffres de leurs manques logistiques, et ça semble irréel. Mais surtout, quel bénef pour ces opérations? Peut-être que les Russes perdent de quoi tenir le front sur l'axe Leningrad-Moscou-Volga, mais cet "axe" est tout connement gigantesque et ingérable pour les Allemands.... Les distances protègent les Russes de toute connerie qu'ils commettent, parce que même tenir Moscou, pour les Allemands, ce n'est pas un résultat politique: l'URSS, même handicapée ainsi, reste dans la guerre. Evidemment, dans ce scénar, les Allemands n'ont pas d'autre souci, et toujours dans cet ordre d'idée, Leningrad peut être considérée comme perdue si les Allemands ramènent les Finlandais dans la partie en leur présentant la possibilité de se faire un glacis défensif, mais quid du résultat? Les Allemands n'ont pas une capacité infinie à avancer à l'est, et tenir/pacifier ce qu'ils ont pris relève déjà du délire, à moins d'avoir une attitude complètement différente de ce qu'ils ont eu à l'égard des populations conquises et des prisonniers de guerre. Alors le résultat dans ce cas de figure, c'est quoi? A part une espèce de guerre éternelle dont le no man's land sera fixé quelque part entre Moscou et Smolensk au nord, et autour de la Volga au sud. -
En fait, ça fait penser à la grande crise des années 1870-1890 aux USA, en Angleterre et en France surtout (l'Allemagne étant à ce moment le "géant émergent"), après une période d'investissement industriel important, puis de financiarisation graduelle (le cap qui selon Marc Bloch avait été celui de l'économie créatrice à l'économie prédatrice) avec éclatement de la bulle du crédit facile et de l'investissement industriel forcément rentable. La différence étant quand même qu'à l'époque, la période "faste" avait été celle d'un primo équipement industriel avec donc un fort impact sur l'économie réel, et d'un développement des marchés via la colonisation, en plus de la bulle spéculative qui a commencé à croître en importance à mesure que les marchés "réels" devenaient matures. A part l'épisode de la grande guerre, il est ironique de noter que la vraie sortie de l'étau fondamental de ce circuit économique n'arrivera réellement qu'avec le modèle de redressement lancé par Roosevelt, soit un mix de tenue monétaire et de relance par la demande qui passa surtout en fait par ce qui deviendra la consommation de masse, soit l'idée que la main d'oeuvre nationale doit être le premier marché d'une production nationale, ce qui implique une politique sociale et une hausse des salaires bizarrement présentées par une majorité d'économistes aujourd'hui comme la seule solution pour les pays à économie mature, les gains de compétitivité devant se faire par tous moyens SAUF le rognage des salaires.
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une guerre entre nazis et soviétiques ,la 2°guerre mondiale est pour plus tard
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
La vraie question, c'est quand même précisément ça: qu'est-ce qui se joue? Même si les Soviets n'avaient plus eu une seule troupe organisée à opposer aux Allemands avant l'est de Moscou, qu'est-ce que les Allemands auraient pu faire? QU'auraient-ils pu obtenir? QU'auraient-ils pu tenir? Là, les distances sont trop dantesques, les espaces entre axes de progression trop immenses: la logistique allemande ne peut soutenir que des effectifs très réduit quand il est question de Moscou, ou alors de très mal soutenir ce qu'il y a, et pour quel résultat? Au final, Moscou eut pu être lâchée, surtout une fois le mouvement des déménagements largement effectué soit bien avant décembre 41. Et les Allemands auraient eu quoi? Un siège à Léningrad, un front en Ukraine et une pointe à Moscou, coûtant un effort logistique démesuré pour obtenir une efficacité réduite (parce que de toute façon, ils ont pas le tiers des trains dont ils ont besoin, les routes sont peu nombreuses et peu praticables, et le manque en camions est abyssal).... Pour une absence totale de résultats décisifs d'une quelconque nature. Il est même douteux qu'ils puissent tenir un front pareil tant les espaces lacunaires sont nombreux et les distances inconcevables. Moscou prise (et/ou lâchée par Staline) aurait-elle pu devenir un point d'appui? Si et seulement si les Allemands avaient pu l'approvisionner, ce qui est hors de leurs moyens, et/ou s'ils avaient pu faire repartir de l'économie au niveau local, mais les Soviets auraient fait de la terre brûlée (les déménagements d'usine en sont une forme à cet égard), et des récoltes, faut les attendre jusqu'à l'été 42 dans cet ordre des choses. -
Décidément, moi et mes délires, je dégoûte tout le monde à l'usage :-[ :'( :lol:.... Pour prendre le sujet autrement et en plus concret, à savoir bâtir un outil pour une gamme d'opérations considérées comme les plus probables dans une proportion écrasante de cas: - Etats faillis, Etats dont certaines zones sont hors de son contrôle et menacent sa stabilité, Etats gangrenés par des phénomènes maffieux, insurrectionnels/politiques/indépendantistes, terroristes (dimension internationale), sous réserve que ces Etats soient d'un intérêt donné pour la France, ne serait-ce que par leur situation géographique à proximité d'une zone sensible ou de points de passage - grands trafics avec bases d'opération dans plusieurs Etats complices ou non (ou plus vraisemblablement dont des morceaux d'administrations corrompues/convaincues sont complices, ou à tout le moins complaisantes, voire tout connement incompétentes/impuissantes) - oppositions non étatiques se rangeant de simples bandes armées à des proto-Etats ou mouvances de type "seigneur de guerre" ou organisations terroristes, dont le niveau de professionalisme militaire, d'organisation, de renseignement, de logistique et d'équipement peut aller jusqu'à des degrés étonnamment élevés, de même que leur échelle d'action (effectifs, présence sur le terrain en des points multiples, degré d'imbrication avec les populations civiles, capacités de concentration/dispersion rapide jusqu'à des échelons dépassant parfois le bataillon, capacité de coordination des actions à grande échelle, capacité à élaborer et tenir une stratégie). Les niveaux d'action de ces mouvements (criminel, agit-prop, proto-Etat imposant son "ordre" et sa justice, action médiatique et sociale, impact culturel et propagande, voire idéologie, terrorisme, corruption, action purement militaire....) sont aussi dans l'agenda. Tout ça, c'est le champ de la guerre, mais déconnecté partiellement du phénomène de l'Etat stable, centralisé et installé qui a été une donne dominante au final pendant une période assez courte, celle des XIXème-XXème siècles. Mais toutes ces capacités et ambitions, tous ces modes d'action et d'organisation se sont aujourd'hui éparpillés dans des entités de taille et natures diverses, mais qui cherchent toujours à les maximiser et à les développer à leur profit, avec souvent en bout d'objectif de s'assimiler à un Etat. Face à cela, il faut adapter une posture et une attitude, élaborer des stratégies et méthodes, et au final avoir un outil capable de s'adapter aux situations protéiformes de ces "guerres bâtardes" pour reprendre une expression connue, en gardant à l'esprit que si certaines de ces situations reseembleront à des petites opérations de police, elles pourront dans le même temps s'assortir de connotations plus militaires, de campagnes "civilo-militaires" de diverses natures, voir des opérations terriblement guerrières avoir lieu dans le même temps, ponctuellement ou sur des durées plus longues, le tout dans des environnements changeants, mixtes et pleins d'incertitudes quand aux menaces sur le terrain (ce gang a t-il reçu des antichars? Les hélicos ont vu des manpads dans cette favela....). Mais un outil, à un moment donné, doit être arrêté dans son principe organisationnel et pratique: il doit avoir des unités, donc, qui ne peuvent exister que dans la durée, avec un entraînement fondamental, une doctrine de base, des principes de panels de capacités et des gammes et types d'équipements, au moinds définis par des cahiers des charges. Donc une répartition des rôles en grand qui implique des capacités et des limites, et une articulation entre les types d'unité. Les capacités peuvent être adaptées et évoluer avec le temps, mais à partir d'un principe initial, et dans une certaine limite. Quelles unités voyez-vous? Par exemple pour l'infanterie/les troupes au sol, quelles seraient les unités élémentaires pertinentes dans leurs dimensions?
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Eva Joly veut supprimer le défilé du 14 juillet
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Evénements
Dis pas de conneries ;)! Tu sais combien pourrais coûter un programme de développement d'un drakkar au budget de la défense :lol:? Pas dans l'enveloppe budgétaire! Surtout s'il en faut aux normes écolos. En plus, le mot lui-même pourrait être mal vécu dans l'armée de terre :-[. -
[Belgique]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Parce qu'il doit y avoir des équilibres politiques locaux trop bien installés, des pyramides de clientèles se redistribuant les mannes publiques.... Tout un état d'équilibres et de situations acquises délicates et trop rentables politiquement pour que quoi que ce soit, surtout la réalité, puisse avoir l'outrecuidance de la ramener. Le tout est emballé dans une politique d'image autoglorifiée des Flamands ET de rabaissement non contrée des Wallons. L'Allemagne, à l'échelle européenne, ne fait rien d'autre. Curieux cette éternelle propension humaine, dès qu'un truc marche mieux qu'ailleurs pendant une certaine période (et c'est le plus souvent conjoncturel), à affirmer que cela vient de "vertus éternelles", culturelles, religieuses, génétiques.... Ecce homo (non, pas Di Rupio :-[). 1 génération et demie de reconversion commerciale réussie fait décréter aux Flamands leur "supériorité" quasi inscrite dans les gênes. Mais en face apparemment, qu'est-ce qui retient la classe politique wallonne? Donner dans le "cheap shot" et la démagogie à 2 balles en désignant un ennemi responsable de tous les maux de façon plus ou moins directe (qui permet de différencier extêmistes et modérés), c'est pourtant pas le truc qui effraie les politiciens d'ordinaire. La corruption et les petites situations installées? Ils sont d'une certaine manière "achetés" par les Flamands? Ou bien il y a réellement un carcan mental qui leur fait à la fois refuser de croire à autre chose qu'au cadre belge et craindre de perdre le peu qu'il leur reste, et qui s'amenuise tous les jours, jusqu'à l'absurde? Parce qu'il y a un moment où il s'agit bien de décisions d'individus et non de "tendances lourdes". -
[Belgique]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca c'est un chiffre peu entendu dans le panégyrique de la "vertu flamande" vs la "paresse" wallonne :P; en bref, comme tous les pays européens, les Flamands ont caché des tas de chômeurs de fait pour mettre en avant des chiffres impressionnants mais peu en rapport avec la réalité? C'était la patronne du parti libéral suédois qui disait ça de toute l'Europe il y a quelques temps, pointant évidemment avant tout la Suède dont le taux de 2-3% ne devait pas faire illusion parce que selon elle, tous les pays d'Europe avaient un taux de chômage réel de 12-13% au minimum. -
une guerre entre nazis et soviétiques ,la 2°guerre mondiale est pour plus tard
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
Encore une fois sur ce point je me fonde sur les articles du magazine susmentionnés (apparemment, sur ce sujet, c'est surtout Jean Lopez): Staline aurait eu le "complexe d'infériorité" russe hérité du XIXème siècle, tenant à l'arriération du pays qui aurait causé toutes ses défaites. Cette parano a en fait décidé de la politique économique soviétique et de l'obsession devenue tradition idéologique pour l'industrie lourde. En fait, dès 1930, il peut être dit que l'URSS a entamé un effort de production comparable à celui d'un effort de guerre: quand les Allemands attaquent, les cadences sont celles d'un pays en guerre, avec 230 chars, 700 avions, 4000 canons et 1 million d'obus PAR MOIS! Et le potentiel d'augmentation de ces cadences avec un délai d'un an est démentiel (facteur 8 pour les chars, 5 pour les avions, 3 pour les canons et 19 pour les obus). Dans ces conditions, le déménagement massif des usines occidentales vers l'Oural, la Volga, l'Asie centrale et la Sibérie occidentale représente certes du lourd, mais la production continue des autres implantations non menacées pendant ce processus devait à elle seule représenter déjà entre 50 et 100% de plus que celle de l'Allemagne en moyenne, avec un différentiel particulièrement énorme dans les registres des chars (production soviétique plus de 4 fois supérieure à l'allemande en 39) et des canons (production soviétique 10 fois supérieure en 39). Ajouter à cela que malgré tous ses défauts, sa désorganisation, l'absence à grande échelle de cadres de tous niveaux.... L'armée soviétique a cependant devant elle des stocks accumulés de ces productions qui sont tout simplement au-delà de l'entendement. -
une guerre entre nazis et soviétiques ,la 2°guerre mondiale est pour plus tard
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
Là j'avoue me fier au dossier paru dans le n°2 de Guerre & histoire (mais bon, les auteurs/chercheurs sont pas des glandus), mais il semble qu'au moment de Barbarossa, ce "déménagement" était en fait accompli pour l'essentiel, qu'il s'agissait de toute façon d'un plan d'organisation stratégique du territoire depuis un bail. Quand les Allemands ont envahi, l'appareil industriel de guerre de Moscou était en fait tout à fait prêt à passer à la cadence supérieure. Il y a eu du déménagement en urgence après le début de Barbarossa, et il concerne 13% du potentiel industriel russe, dont évidemment une proportion plus élevée de la production d'armements, mais y'avait déjà de quoi moudre dans les énormes concentrations industrielles et minières de la Volga, d'Asie Centrale et de l'Oural, et un peu dans l'ouest de la Sibérie. -
[Belgique]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Question sur le point de la démographie: y'a t-il un différentiel si prononcé que ça entre Flamands et Wallons sur le plan de la pyramide des âges et de la natalité? Apparemment, sur la question des retraites, ça joue un tantinet. -
une guerre entre nazis et soviétiques ,la 2°guerre mondiale est pour plus tard
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
La blitzkrieg est un objet de propagande, pas une doctrine qui existe ni quoi que ce soit d'autre: c'est un Objet Médiatique Non Identifié inventé après la campagne de France pour dire que c'était tout pensé et parfaitement prévu et millimétré là où il y a eu en fait des improvisations qui marchent, des hasards se conjugant, une connerie adverse et surtout, au final, un effet spectaculaire auquel les esprits des populations et gouvernants d'alors, conditionnés par 1918, ne pouvaient que réagir par la stupeur et l'incrédulité. Ce mythe de la blitzkrieg a été démonté par un général allemand, pour la note. Ce que les Allemands ont fait en Espagne, c'est essayer quelques matériels et les bombardements aériens; la nécessaire coordination des forces mécanisées a permis d'aguerrir quelques personnels et de rôder quelques EM, mais c'est tout; le déploiement allemand en Espagne était pas énorme. Pourquoi la France et la Gibi voudraient se friter l'Allemagne, surtout une Allemagne qui n'est dans ce cas de figure que concentrée sur l'URSS? Pourquoi ces 2 pays verraient l'Allemagne comme "ennemie" dans ce cas? L'Anlgeterre en particulier ne voulait pas d'une guerre, et la France était complètement à la remorque de Londre à cette époque. L'URSS a survécu: - parce qu'elle est trop gigantesque pour être vaincue décisivement par une armée allemande qui, même avec 3 millions d'hommes, ne peut appréhender une telle dimension - parce que l'effort allemand était condamné d'avance dans les conditions de Barbarossa: trop petit, logistique même pas au tiers de ce qu'il aurait fallu, insuffisances de l'industrie d'armement, insuffisante mobilisation des réserves, doctrine trop limitée, délire dans les objectifs comme dans les estimations de l'adversaire, à commencer par le fait de croire qu'une victoire décisive puisse être obtenue rapidement. - la production d'armement a été délocalisée vers l'Oural, pour la note ;) - parce que l'aide américaine a fourni à l'URSS des quantités titanesques de matériels finis et de produits semi-finis qui ont permis l'effort de guerre soviétique - parce que l'URSS dépasse alors les 150 millions d'habitants contre une Allemagne qui, même aggrandie dans le "Grand Reich", en a la moitié et a l'Europe continentale à occuper -
Ce dont se foutent les managers de banques, focalisés sur les progressions marginalesde ratios, les cours de bourse du jour, les bénéfices de court terme, et fondamentalement, leurs ratios annuels aux maximum dont dépendent leur bonus. Penser à 5 ans, c'est déjà envisager la retraite :lol:. Outre la réponse de Gally, il faut ajouter que la banque de détail n'est pas une activité très concurrentielle dans les faits: tous arnaquent et traitent de la même façon sur un marché donné, en tout cas pas assez différemment pour que ce soit notable, et vaille surtout de changer de banque car, et c'est là un des points de ce marché, quitter une banque est lourd, lent et cher, et tout plein de complications, soit l'antithèse d'un marché fluide (supposé par Adam Smith comme une des 5 conditions de marché pur et parfait). Comme il est dit dans les cours d'éco: une banque vous lie.
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à quoi aurait ressemblé l'armée Française si il n'y aurait pas eu l'après 45 .
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
Du mal à croire qu'une décolonisation à l'anglaise (enfin en oubliant la Malaisie et quelques coins d'Afrique pour eux :-[) implique que TOUTES les possessions dégagent: l'Algérie elle-même, gérée calmement même après Sétif, avait 10 fois plus de scénaris de continuation dans la France que de scénaris d'indépendance. Garder des posessions outre mer implique une marine qui se pense autrement qu'au niveau métropolitain (ou avec une capacité blue water pour les convois en Atlantique), donc une capacité amphibie, donc un corps expéditionnaire. Surtout à l'ère du pétrole, des flux vs les territoires et des intérêts commerciaux mondiaux. De plus, ce postulat implique que la France s'implique beaucoup plus en Corée; elle a reçu un mot d'excuse des ricains parce que l'Indo battait son plein, mais là ce serait pas le cas. Et par ailleurs, décoloniser n'implique pas de ne pas faire Suez, tout au contraire: les intérêts outre-mer ne disparaissent pas, et le canal, c'est alors du contrôle, de l'accès au Golfe, et des devises (10 milliards de l'époque par an il me semble). L'absence de décolonisation violente aurait cependant fait dégager beaucoup de monde, surtout de cette génération issue de la résistance et des FFL, qui a formé un capital humain rarement égalé dans l'histoire militaire, notamment par le fait qu'une proportion élevée était d'un background et d'un type de profil non militaire à la base. Beaucoup sont restés ou se sont réengagés pour l'action, par patriotisme, idéal, romantisme.... Et nombre de ces figures n'auraient pas supporté une armée qui ne sert pas, et/ou n'auraient pas émergé au travers des combats. Une armée cantonnée à la garde du Rhin est une armée où la promo est lente, une armée qui se fonctionnarise plus vite, où les habitudes, le conformisme et la politique interviennent plus. Mais question arme blindée? Oui, sans doute plus de crédits, surtout dans les premiers temps, pour forger un outil plus "come les autres" et plus s'aligner sur le modèle environnant, donc du plus lourd, mais toujours à la même échelle que l'Angleterre, soit quelques chose d'assez inutile face aux soviets, avec l'obsession sans doute de "ne pas refaire 40" en se préparant pour ainsi dire à une percée dans les Ardennes avec une armée sans la masse nécessaire mais se calibrant uniquement sous l'angle de la vision orientée cavalerie blindée. Une armée de figurants plus alignée sur Washington, mais plus équipée, donc. -
Clinton a un peu baissé les impôts et beaucoup baissé les dépenses. W a beaucoup baissé les impôts (du haut surtout) et beaucoup augmenté les dépenses :lol:.
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Un peu long pour tout traiter ;) :lol:.... En attaquant sur le dernier point, il est au-delà de la facilité malhonnête en établissant une corrélation de fait entre une baisse de 3% du budget fédéral et l'impact sur la croissance. Primo parce que la croissance des années Clinton: - s'est faite en partie à crédit et sur la consommation de ménages rendus optimistes, en plein dans l'illusion que l'endettement peut être infini, en plein dans la bulle immobilière déjà conséquente, et surtout au début de la croissance des TIC, soit une bulle schumpetierienne en 1ère phase, AVEC CONSTITUTION IMMEDIATE D'UNE BULLE! - Le tout dans un contexte international calmissime où la domination US était sans partage, avec un monde ex communiste hors du champ, permettant aux US de baisser MASSIVEMENT le budget de la défense par rapport aux années Reagan-Bush père sans rien craindre en retour - avec des pays émergents encore dans la phase "on prend vos usines de chausettes et vous faites les trucs qui rapportent". le 1er coup de semonce n'est venu qu'au moment de l'éclatement de la bulle internet avec l'outsourcing massif des call centers qui avaient pourtant été l'un des piliers de Clinton genre "vous avez perdu vos jobs à l'usine, l'Etat va aider à vous reformer pour faire du télémarketing" Là, cet économiste établit un rapport faux et carrément hors de proportion entre la vertu budgétaire des années Clinton et la croissance US, comme s'il y avait un lien de cause à effet: il s'agit d'un syllogisme à peine habillé pour l'occasion qui donne avant tut un parfum de militantisme politique, donc de texte sur commande. Surtout quandil use du même parallèle artificiel pour décréter que ce sont les dépenses d'Obama qui maintiennent les USA dans le marasme. A aucun moment en outre il n'évoque le phénomène de ce qu'on appelle les "économies matures", ni ne rappelle qu'hors les circonstances de la présidence Clinton (qu'apparemment il méprise pour tout ramener au monde de la théorie fondamentale et absolue, et complètement abstraite), il n'y a actuellement pas de révolution technologique comparable aux débuts d'internet et des TIC pour donner un boost momentané, phénomène aléatoire et sur lequel il est illusoire de compter comme une permanence inévitable. Mais en faire fi permet aussi de démontrer l'absence de comportement d'investisseurs réels de ceux qui détiennent les clés des masses de capitaux privés dispo, qui préfèrent de loin se partager entre du spéculatif de court terme à grande échelle et l'achat de bons du trésor, sit pas vraiment ce qui s'appelle des "investisseurs. Le monétariste voit tout à l'aune de la monnaie et de la politique monétaire, plus fondamentalement, la voyant comme la seule cause avec le reste pour conséquence: comportement des acteurs, circonstances nationales et mondiales, données de marché, volonté politique, état de la société, état des technologies, tendances offre-demande, psychologie des populations (notamment sur le comportement d'épargne qui n'obéit que très partiellement à l'état des taux d'intérêts.... Une analyse comparée France USA sur 40 ans suffit à s'en convaincre).... Tout cela sont pour lui des conséquences et rien d'autre, problème de ceux qui ne vivent que dans les modèles mathématiques et voudraient pouvoir tout expliquer par des règles absolues à explication unique et quasiment magique. Ce qui fait nier beaucoup de réalités. En plus, s'il doit justifier sur commande des baisses d'impôts et de dépenses pour un agenda de la droite républicaine....
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une guerre entre nazis et soviétiques ,la 2°guerre mondiale est pour plus tard
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
Alors autant donner une once de probabilité à ce scénario fondamental. Attention, il faut partir du principe que dans ce cas de figure, l'ensemble des petites choses (surtout choix et orientations individuels des décideurs....) vont dans le sens du scénar: - le pacte germano soviétique est l'occasion de la mise à l'index des communistes en France dans le gouvernement de Front Populaire qui vire à l'union nationale via Daladier (histoire "normale"). Cas du scénar: Hitler cesse l'agressivité fondamentale pour profiter indirectement d'une tonalité anticommuniste en occident, toujours importante et structurée au sein des centres et centres droits, et des mouvances de droite plus ou moins extrême qui ont toujours une représentation politique plus ou moins directe, mais surtout aucun anathème moral fondamental comme après 45. Antisémites ou pas, simplement "tradi-autoritaires-patriotes", fascistes, monarchistes en tous genres.... Il n'y a qu'un seul vrai point commun entre eux et avec le reste de la scène politique du centre à la droite de gouvernement: l'anticommunisme. En France, le PSF (ex-Croix de Feu, qui devient le premier parti de France en 38-39, avec la particularité d'être un mouvement de droite "dure" ni raciste ni antisémite, et avec un homme réellement fort dans l'opinion, le colonel de la Rocque) est une mouvance qui peut venir à compter pour beaucoup dans un tel mouvement, ne serait-ce que par son poids électoral. - un Hitler plus calculateur et fixé sur son objectif de mano a mano avec le communisme, qui retarde ou annule l'idée de rognage des territoires environnants pour le lebensraum peut décider de se mettre l'occident dans la fouille: l'Angleterre ne demande que ça, les USA sont radicalement anticommunistes et très introduits auprès du régime nazi, l'Espagne est hors jeu, l'Italie est à ce stade très demandeuse de France et d'Angleterre et pas forcément au top avec l'Allemagne, la France est à la remorque absolue de l'Angleterre et ne bougerait pas sans elle, la Finlande a besoin de l'Allemagne et les Nordiques sont neutres. Un Hitler qui ne fait pas chier les Tchèques et ne vise pas, au moins pour un temps, la Pologne en préférant une forme d'intégration opérationnelle locale pour la commodité d'emploi du territoire, qui la joue peu agressif en Autriche en apparence pour amener un Anschluss demandé par les Autrichiens de façon plus "naturelle" pour la galerie.... Devient fréquentable :-[ diplomatiquement, et suceptible de la jouer pivot d'une campagne anticommuniste importante où l'Allemagne pourrait être le seul intervenant "officiel" mais avec du soutien n sous-main - dans ce cas de figure, le pacte germano-soviétique prendrait fin plus tôt (voire ne serait jamais conclu), donc Barabrossa serait pour 40. Mais quoiqu'il arrive et quelles que soient les apparences, Staline est foncièrement demandeur d'Allemagne, jusqu'à l'absurde, avec un Béria qui le confirme dans cette opinion, soit parce qu'il sent le sens du vent, soit parce qu'il partage cette "exception à la règle" de leur paranoïa par ailleurs permanente. - l'usage de l'arme médiatique pour faire campagne sur les atrocités des franges ultra dans la guerre d'Espagne (pssant celles des franquistes sous silence), et plus encore celles des soviets via avant tout le NKVD, un tel usage peut être employé par une Allemagne alors très au point sur la propagande de masse et l'orchestration de campagnes de persuasion massive. A cet effet, l'usage de cet angle peut diviser les communistes occidentaux qui, surtout après le Pacte germano soviétique, doutent du "grand frère" soviétique. Le fait que le NKVD ait liquidé massivement de "vrais" communistes et anarchistes peut être monté en épingle pour diviser l'opinion d'ultra gauche à l'égard de la "patrie du communisme", non que les "douteurs" soutiendraient une guerre, mais cela paralyserait le mouvement comme force politique organisée. - l'URSS n'est de toute façon pas en état militaire de prendre les devants, vu la désorganisation et l'impréparation de son outil - le pivot est la Pologne, et en fait la "Mitteleuropa", et l'attitude d'Hitler quand au Lebensraum: s'il en vient à préférer l'option d'un espace conservé à l'identique (Anschluss excepté) mais sous tutelle économique allemande, la question est jouable, et ce d'autant plus que la politique française d'alliances de revers avec la Pologne et les Tchèques devient de facto plus valide dès lors que l'Angleterre qui cherche la paix à tout prix et les pays concernés en centre Europe font pression en ce sens. Dans ces conditions, l'Allemagne peut être sécurisée diplomatiquement pour faire une campagne "salutaire" à l'est sans craindre quoi que ce soit d'occidentaux qui se sentent en position de force autant qu'ils sont au fond veules sur l'idée même d'une autre attitude que purement défensive. -
[Afghanistan]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
Vu que les divers peuples en question s'en contrefoutent, ils ont pas besoin de le leur faire avaler. -
une guerre entre nazis et soviétiques ,la 2°guerre mondiale est pour plus tard
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
C'est seulement à partir de 43 en fait que l'industrie a été en partie réorganisée correctement mais dans certains domaines seulement, essentiellement des matériels de combat (mais c'est tout simplement pas dans la bonne dimension); entretemps, beaucoup de perte de monde, de gâchis énormes, de pertes d'occasions et de temps.... Et ça ne compense pas les manques de production gravissimes, tant par sous-dimensionnement que par organisation lamentable et affectation en dépit du bon sens, dans nombre de domaines: locomotives, rails et wagons, camions.... Tout ce qui est vital pour une guerre moderne à grande échelle manque côté logistique: l'invasion de l'URSS a montré les délires dans les prévisions et les insuffisances en la matière, les ponctions énormes sur l'économie interne de l'Allemagne pour ne même pas compenser un quart de ce qui manque à l'est.... Sans compter aussi les administrations tentaculaires, concurrentielles et inefficaces, les redondances.... Conséquences d'un système politique aberrant, et toutes ces organisations sont en plus parasitées par la logique féodale du système nazi; la SS et l'ensemble LuftWaffe-Land de Prusse, autrement dit Himmler et Göring, sont des Etats dans l'Etat avec leurs industries, leurs territoires, leurs administrations, leurs besoins en ressources économiques et humaines, leurs logiques de pouvoir, leurs aspirations à grandir donc au détriment des autres, leurs forces armées.... Ajoute en plus les besoins logistiques de l'organisation de la Shoah, ensemble permanent de convois et de mobilisation de moyens économiques qui ponctionne des ressources, des moyens de transport, des créneaux de circulation.... Enormes et permanents pour une horreur aussi humainement horrifiante que stratégiquement parasitaire. Là tu as un portrait du niveau de connerie atteint par ce régime. TRES loin du mythe débile de "l'efficacité allemande" :P. Tu peux vanter quelques usines d'armement et centrales électriques enterrées dont la production a pu croître sous les bombes, mais c'est regarder quelques arbres et oublier, plus que la forêt, qu'il faut regarder un écosystème complet pour jauger de la pertinence dans l'absolu. C'est comme s'extasier, à juste titre d'ailleurs, de l'efficacité en petite tactique des compagnies, bataillons et kampfgruppen allemands, et donc autant de micro-combats, affrontements locaux et escarmouches, et ne pas voir qu'aux niveaux divisions/corps d'armée/armées/fronts, soit les résultats de grandes concentrations et campagnes, ils sont juste 10 crans en dessous des Soviets.