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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Je m'aperçois que je me suis laissé aller à discuter la pertinence du principe de base du modèle avant même de voir si ce modèle avait sa pertinence et si oui, jusqu'à quel point, alors même qu'il faudrait d'abord bâtir ensemble le modèle, qu'on soit totalement convaincu ou non, avant de voir si c'est au final une idée viable et dans quelle mesure. Rappel: Donc l'idée est de voir quoi bâtir comme outil A PARTIR de la décision de base de se passer d'une AdA autonome et d'avoir un outil plus nombreux, plus "boots on the ground" et ciblé vers le modèle de conflictualité flou actuel sous couvert de "l'empire", pas de discuter la décision de base d'emblée (ça viendra sans doute après avoir défini un modèle d'outil militaire adapté à cet objectif): - cela permettra t-il de plus peser par rapport au modèle "classique" actuel dont le format homéopathique laisse au final peu de marge, étant donné par ailleurs que l'outil militaire stricto censu ne donne pas en soi tant de possibilités SEUL (à moins qu'il soit si complet et énorme que ça fasse passer 3 catégories au dessus) s'il n'est pas lié aussi à un pays ayant le "capital politique" (économie, somme des services dus et "en créance, position de négociation dans tous les secteurs et zones, capacité à encaisser les rétorsions de toutes sortes) pour ce faire - le nombre d'adversaire potentiels ayant une aviation à la fois qualitative et quantitative, et contre qui la donne nucléaire ne pourrait entrer dans l'équation est-il si grand qu'il justifie la posture actuelle, dans e principe (parce que dans la quantité..... On est déjà à la peine avec les micro-engagements actuels)? - face à ces adversaires, une couverture multi-couches d'interdiction aérienne via des frégates AA et à capacité AA (pour les autres navires) en mer, et de défense AA mobile au sol (à la russe) ne suffirait-elle pas dans 99% des scénaris probables? - une aviation auxilliaire de l'AdT, perçue/utilisée comme une catégorie au-dessus de l'Alat, dnc en quantités bien moindre pour sa partie pilotée, ne serait-elle pas au final d'un meilleur rendement stratégique? Le point ici est de "bâtir" cet outil militaire ensemble AVANT et de critiquer le tout APRES, au regard de ce que ça peut donner et des limites visibles face à la gamme des scénaris probables.
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DSK arrêté à New York pour agression sexuelle.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Perry dans Politique etrangère / Relations internationales
Ou plutôt genre une "respectable" chaîne d'hôtels de renommée mondiale (comme toutes les chaînes d'hôtel de ce standing d'ailleurs) souhaite ne pas ébruiter qu'une partie de son service d'étage offre des services (tout à fait payants :P) non compris dans la carte, services sur lesquels elle ferme les yeux parce qu'il s'agit avant tout de "customer satisfaction", et sur lesquels il n'est pas forcément rare que la dite chaîne touche son pourcentage, ce qui pourrait l'assimiler, professionnellement parlant.... Au mec de la dite femme de chambre ci à présent incriminée. DSK s'est payé l'extra, le truc était un "honey trap" crapuleux qui l'avait pris pour cible parce que, habitué de l'endroit comme il l'était, sa réputation de queutard avait du être confirmée de visu, et il s'est fait avoir.... A NY, y'a un vrai petit business de la plainte pour harcèlement ou viol, ou juste du chantage à cette plainte, par une vaste gamme de femmes dans diverses activités (dont des prostituées), la forme la plus simple étant le bar pour célibataires (confirmation directe par un pote qui bosse là bas et a reçu un inventaire des pièges basiques à éviter). -
Ce qui est souvent l'argument balancé par les libre-échangistes: l'alternative à ce qu'ils prônent, ce serait la fermeture totale :P; entre des mesures de protectionnisme ciblées secteur par secteur visant à équilibrer les conditions de la concurrence pour que son jeu puisse se faire, et une fermeture façon rideau de fer pour viser l'autarcie plus ou moins complète, y'a quelques mondes de différence. Et faut pas dire que ce serait une "pente glissante"; tout est une pente glissante et un risque de faire trop, de faire opportuniste, d'avoir des manoeuvres politiciennes démago et/ou qui font le jeu de groupes d'intérêts. Autre limite foireuse et spécieuse en tant qu'argument, les "secteurs stratégiques", à moins de sérieusement les définir. C'est quoi, "stratégique"? Garder une capacité industrielle et d'expertise et contrôle pour les médocs de la vie courante, c'est stratégique, et c'est ce qui est en train de partir. Garder, même à grand prix, le contrôle des terres arables et un taux de couverture alimentaire majoritaire, c'est stratégique. Y'a pas que les industries d'armement et certaines branches de la filière énergétique. Plus largement, et pour toute une gamme de produits courants, garder un certain seuil de capacités est stratégique, tout connement parce que même des productions standard de biens sans grande application "stratégique" comptent par leur volume et leur place tant dans le PIB que dans la couverture de besoins qui ne s'arrêteront pas d'exister en cas de crise/tension internationale. Et un pays doit couvrir les besoins actuels, anticiper sur ceux à venir et parer aux risques de ruptures (faut-il constituer des stocks stratégiques de cafetières électriques si il est décidé de ne pas garder cette capacité même à minima ;) :lol:?). La logique est d'autant plus vraie face à un pays comme la Chine qui raisonne avant tout en termes politiques de puissance, même pour l'usage macro économique de ses exportations et la gestion de sa politique monétaire.
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Surtout qu'aux USA, le gigantisme des facs, y compris les grandes, cache un autre système de sélection et de reproduction des élites via plusieurs "voies" royales diluées dans la masse apparente: - les prep schools que les plus favorisés font avant la fac - dans les facs, certaines fraternités et les sociétés dites "secrètes" qui sont le vrai ressort de l'entrisme reproducteur des élites
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Basile II le byzantin et sa guerre éclair de 995 ap. JC
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Histoire militaire
Oups, my bad, j'ai trop survolé les empereurs: je connais que l'évolution du système politique/militaire.... Ca déconnecte de la temporalité :-[ :-X.... -
Très exagéré: la sélection à l'embauche est AVANT TOUT due au fait du nombre de candidats par poste, dans une économie plus "post industrielle", à la frilosité des entreprises au moindre risque (désolé de le mentionner, mais les décideurs d'entreprises d'un pays "développé" n'ont pas vraiment la même mentalité que ceux d'un pays en plein primo-développement, et plus la taille de l'entreprise augmente, plus c'est vrai).... Qu'il y ait des problèmes particuliers à la France, c'est un fait, mais dès qu'une structure dépasse quelques centaines d'employés (et on peut voir ces comportements dès que la centaine est passée), beaucoup de mécanismes vite résumés sous le terme de "politiques" apparaissent: les arbitrages sont plus difficilement jugeables, des baronnies se créent, il y a un pont plus difficile à discerner entre intérêt de la branche/division et celle de l'entreprise en général, entre le court et le moyen terme.... Et ces décalages, différences de perception et d'intérêts permettent/justifient des comportements parfois douteux, font durer des carreaux cassés et sacrifier des bons secteurs. Combien de DRH font passer 10 fois trop d'entretiens d'embauche juste pour justifier leurs effectifs et leur "poids" en interne? Combien de chefs de secteur prennent habillent leurs résultats pour faire passer des vessies pour des lanternes? Combien de mecs font les figurants en se faisant voir aux heures qu'il faut sans pour autant en foutre une ramée et sont eux promus quand des bosseurs "normaux", voire "durs" stagnent ou sont lourdés? L'exemple General Electric est à cet égard édifiant: la boîte est, de l'aveu même de nombre de ses employés, un champ de ruines après l'époque Jack Welch, pourtant si vanté comme modèle d'efficacité, notamment avec son système de virer tous les ans les 10% les moins performants même s'ils avaient dépassé leurs objectifs. Ca a développé jusqu'aux plus bas échelons de tels comportements de "politique", de mensonges, de faux semblants, de tirage dans les pattes, de concurrence entre tous, et au final.... De discrimination extrême, même à l'embauche (les DRH étant dans ce jeu, ils ne recrutent pas selon les seuls critères de la job description: on recrute des "pas dangereux", des "agneaux sacrificiels"....). Soit tout un comportement de résilience de l'organisation face au management. Autoriser le renvoi facile, voire insensible peut aussi bien produire une masse d'effets contre-productifs et toute une gamme de discrimpinations, voire la continuation des mêmes, avec d'autres formes. Les explications simplistes sont rarement les bonnes, et ce qui est valable pour une boîte où le boss peut connaître de visu et un peu plus tous ses employés cesse de l'être à la minute où ce n'est plus le cas. Par alleurs, l'immense pajorité des entreprises (en nombre) sont de petites structures artisanales et commerciales où le recrutement est un fait direct de quelques personnes qui essaient de recruter des gens qu'ils connaissent avant tout autre critère, des gens avec qui ils nuent une relation personelle, et/ou des gens venant d'un background commun (cursus de formation/camaraderie de promo, recommandatio directe, même origine géographique -au sens vraiment local): qualifications exactes, couleur de peau.... Snt des critères marginaux pour l'essentiel de ces situations, donc faire le cumul de ces boîtes qui représentent une énorme partie de la populaton active ne donnera pas de statistiques fiables en matire de non recrutement d'immigrés ou de personnes issues de l'immigration.
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Basile II le byzantin et sa guerre éclair de 995 ap. JC
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Histoire militaire
Yep, le Basile, ça a été l'un des derniers grand empereur byzantin, moins par absence de compétences ou de personnalité que, outre sa stature réellement exceptionnelle, par l'évolution interne de la tête de l'empire, qui empêche en fait un empereur qui n'est pas un militaire ET un chef très fort d'avoir assez de "capital politique" pour régner. La dynastie Comnène, celle de Basile II, est en fait celle qui peut imposer un empereur fort, et profiter des avantages du système thématique de l'armée. Après eux, seules les grandes faiblesses du système apparaîtront. Les Comnènes, ce sont des empereurs militaires, qui ont souvent passé leur vie en campagne, et aucun autre autant que Basile II. Outre le système thématique maîtrisé, il a en fait une armée extrêmement rôdée, en campagne constante pendant des décennies: il la connaît bien (ou plutôt connaît bien LES armées de l'empire), et peut leur demander beaucoup étant donné l'expérience accumulée et sa stature auprès d'eux. L'infanterie notamment connaît un grand retour en qualité après un passage à vide, même si la cavalerie est désormais la dominante de l'armée de cet empire trop grand et, souvent, trop plat ;). Mais sous son règne, effectifs, permanence, qualité et organisation remettent sur pied un outil plus complet et "romain". Ce à quoi s'ajoute un élément de choc qui remet l'infanterie de ligne comme arme d'assaut et de décision: Basile II est celui qui met sur pied la Garde Varègue en recevant autour de 5-6000 Rus (nordiques ou descendants de Nordiques ayant constitué les premières principautés russes autour de Kiev) qui formeront un élément de choc autre que la cavalerie lourde, et remettront la tactique d'assaut d'infanterie dans le panel tactique byzantin, suivis par d'autres toupes pied. -
Ca, ça n'a rien à voir: artistes et sportifs pros sont toujours en majorité issus des couches basses de la société, eu égard à la nécessité "d'en vouloir" et/ou de n'avoir pas d'autres options pour persévérer dans ces métiers où le nombre de ceux qui émergent est infinitésimal tant le nombre de places est faible. Y'a des pourris, comme partout.... Et? Ceux qui sont favorisés par le système politique, dans une démocratie, sont ceux qui peuvent s'organiser en pools de votes plus ou moins stables.
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Problème: - ils sont d'autant plus français et faussement du pays d'origine de leur parents qu'ils en brandissent la culture, ou plutôt quelques samples de cette culture, comme un zélote brandit le résumé en 3 lignes de la foi à laquelle il s'est converti, et ils s'y accorcheront d'autant plus que c'est infondé, illogique, et absurde, exactement comme d'autres s'enferrent dans des "retours identitaires locaux aussi superficiels qu'idéalisés à la sauce Disney, ou dans des "cultures tribales" modernes (culutre "narcos", skaters, racaille/rappeurs....).... Mais ils ne connaissent rien de leur culture d'origine, et sont vus comme des Français les rares fois où ils vont "au bled". La culture, c'est un peu plus profond que 3 plats traditionnels, quelques mots ici et là et une attitude. Ce qu'ils ont, c'est juste un petit ensemble de codes de groupe pour dire "pas la France", du moins le peu qu'ils sont capables de percevoir: ils changent l'habillage de la page "bureau", mais le système d'exploitation est irrémédiablement français ;) :lol:. - ils sont d'autant plus mal français qu'ils sont nés dans une France dont il est désormais mal vu de dire ce qu'elle est, et pire encore de le mettre en valeur, et ce surtout auprès des populations "non allogènes" ;) :lol:. La France, c'est que du mal et des horreurs, et le patriotisme, c'est que de la connerie et de la méchanceté :-[ :P, et ce depuis une quarantaine d'années. Individualisation de la société de consommation et destruction de tout ce qui est national, ça fait du résultat.... Faut pas espérer de solidarité, de sentiment d'appartenance ou d'ouverture à l'autre si on n'a pas le droit de se définir et s'affirmer soi-même en tant que groupe, sinon avec 3 pincées de vagues allusions abstraites aux "droit de l'homme" et aux "Lumières", abstractions et élucubrations d'intellos en perruques poudrées qui ne créent pas vraiment de ciment national, juste des slogans. Pour le lien immigration-chômage, ce qui est stupide et faux, c'est de dire "immigration = chômage", ça c'est un fait avéré, mais il est également stupide de dire "immigration = croissance". Voir la chose aussi généralement fausse tout débat d'emblée: - d'abord parce "qu'immigration", ça recouvre beaucoup de choses: amène des jeunes actifs ou des retraités et personnes à charge dans un pays, et c'est pas vraiment le même truc suivant les quantités respectives - amène des personnes qualifiées ou des personnes ayant besoin d'être formées, et c'est certainement pas la même affaire ni la même allocation globale de ressources, donc le même résultat économique - suivant l'état de la démographie et de l'économie du pays d'accueil, c'est pas le même business non plus. La France n'est pas forcément en manque de bras, mais elle peut être en manque d'actifs qualifiés dans nombre de secteurs porteurs. Mais elle n'est certainement plus un pays où il existe un besoin massif de main d'oeuvre peu qualifiée pour des jobs d'usine à la chaîne, des récoltes manuelles.... Secteurs qui non seulement absorbaient du nombre, mais mettaient VITE au taf et au niveau les arrivants. La structure de l'économie exige un temps de transition plus long pour un nombre de places plus limité - quoiqu'il arrive, pour insérer des actifs, il faut des capitaux disponibles, et ceux-là manquent, surtout pour créer du petit business, ou aggrandir les existants, activités mal nvues par les prêteurs qui préfèrent d'autres placements - l'état d'une société est aussi à prendre en compte pour son dynamisme économique: une société qui a confiance en elle-même et en son avenir, notamment en tant que communauté, investit plus, recrute plus facilement et avec moins de discriminations. Cela suppose plus d'union, de cohésion.... D'identité, en somme ;). Quand tu ne vois que divisions, replis identitatires, dislocation du tissu social, rapports de groupes sociaux tendus, ça impacte les prévisions économiques, donc la croissance. Et de nouveaux migrants arrivent dans des groupes préexistants (sauf les CSP++ et migrants très qualifiés, qui ne sont pas vraiment la majorité du genre en France)
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C'est vrai que j'ai repris le terme en continuité de mon fil de pensée issu du topic L'avenir de la guerre à l'ombre du nucléaire (dans les derniers posts en date, y'a un début de cogitation là-dessus), sans vraiment l'expliciter ici (désolé :-X :-[); évidemment, le nom "gendarmerie" doit choquer, du coup :lol: (mais après tout, les "gendarmes" aux XVème-XVIème siècles, c'est les super-guerriers, les chevaliers ultra lourds, et aux XVIIème-XVIIIème, c'est encore le top du top des cavaliers). Donc non, le terme "gendarme" est utilisé pour l'instant à défaut d'un autre, mais il s'agit en fait d'une force dédiée à la résolution des divers types de conflictualité actuelle, qui vont de situations sécuritaires exigeant une action policière musclée et un peu plus, jusqu'au rétablissement d'un processus étatique dans une zone de guerre, en passant par la lutte contre-insurrectionnelle, la lutte contre les grands trafics, la lutte contre tous types de mouvements paramilitaires/extrêmistes politiques ou religieux/criminels.... Ce qui implique des capacités dépassant beaucoup le "simple" militaire clausewitzien dont le schéma d'action existera peu, ou ne sera qu'une petite partie d'une situation de conflit (la première généralement, ou au contraire à la toute fin, quand une guérilla ou un autre mouvement en est arrivé au point de rechercher la concentration et d'évoluer vers un schéma classique/para-étatique). Eu égard à cette nébuleuse de situations, le nombre de capacités et l'aptitude à faire l'interface avec d'autres organisations (militaires, policières, civiles, politiques, juridiques, humanitaires....) d'un ou plusieurs autres pays sont requises, tout en gardant un contexte fondamental militaire incluant l'aptitude à oeuvrer en zone de guerre, et à sécuriser les zones tout en conduisant AUSSI des actions de rétorsion et des opérations offensives (mais pas contre des vagues blindées organisées). Se défndre contre des blindés peut éventuellement faire partie du package, de même que contre des forces étatiques ou non mais pouvant avoir jusqu'à un degré donné d'organisation et de capacité "militaires", ce qui recouvre la plupart des cas defigures des "guerres probables". Plus de probabilités d'avoir là un outil qui agisse sur les vrais dangers sécuritaires qui menacent les intérêts françaiset ceux de "l'Empire".
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Le modèle n'est pas arrêté ni même conceptualisé, et le but n'est pas d'avoir des capacités de niches incohérentes entre elles, juste de s'adapter à la conflictualité moderne en revoyant la copie de ce qu'est la guerre à l'époque postmoderne où l'Etat n'est plus ce qu'il était (s'affaiblissant en général, voire s'effçant partiellement ou graduellement dans certaines régions) et le système international non plus, le facteur "grande guerre" entre pays majeurs étant invalidé par ailleurs par l'arme nucléaire. Supprimer l'AdA ne veut pas dire supprimer l'avion, supprimer l'aéronavale à ailes fixes embarquée ne veut pas dire supprimer toute la capacité océanique, ni même l'idée de porte aéronef d'un type ou d'un autre (porte hélicoptères, mais aussi "porte drones de bombardement" si un concept viable de ce type venait à exister). Les frégates AA restent à l'inventaire précisément parce que dans cette hypothèse, le GAN disparaît, et il faut une protection AA (comme à terre) multicouches et nettement plus étoffée pour protéger la capacité de projection.
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Certes, mais cependant: - ici la posture est celle du "second" derrière le boss, visant à fournir une expertise et une capacité irremplaçables; donc une opération comme l'Irak se ferait AVEC le boss - le but n'est pas de dépenser moins au global (peut-être même un cran plus), mais d'avoir "autre chose" - la concentration en moyens dans le format actuel est inadaptée aux guerres présentes et probables: l'idée est d'en avoir une autre déclinaison, incarnée par le problème du MBT.... Combien coûte un MBT optimisé pour le combat tournoyant contre l'ours soviétique et recustomisé pour la contre-insurrection? Combien coûterait un "char d'appui" fondé sur des technologies matures, raisonnablement mobile, suffisamment blindé et avec un canon à portée 2 fois moindre non contraint d'aligner 6 chars adverses en mouvement en 1 minute? Si le différentiel est très important, tu as ta réponse sur un redéploiement d'un dispositif - cet exemple du char renvoie au fait qu'il FAUT un modèle industriel réactif et fonctionnant en boucles courtes avec progression continue (par petits bonds) pour les matériels - une forte dimension de l'économie proprement dite vient il est vrai de la suppression de l'AdA comme armée autonome, d'une renonciation à beaucup d'avions pilotés, et de l'évolution de la marine, plus que de coupes/changements massifs dans l'AdT La queston n'est pas de bricoler un format, mais de s'adapter à la guerre actuelle et probable, ou plutôt à ce vaste ensemble flou fait d'insécurité, instabilité, zones grises, conflictualités de tous types, situations de crises diverses, grande criminalité organisée à débordements paramilitaires, voire "féodaux" (Mexique, Colombie, Afghanistan).... La définition de la guerre conventionnelle clausewitzienne, celle qui se livre entre Etats organisés avec déclaration de guerre, celle que les politiciens essaient encore de ridiculement fantasmer par des arguties improbables pour dire que "l'Afghanistan c'est pas une guerre" (comme l'Algérie).... Cette guerre, quoique pas impossible, est suffisamment improbable pour encore longtemps, du moins une majeure, pour que la définition des outils militaires, leur spectre d'action, donc aussi leur composition, évoluent pas mal. Cela, tu ne le feras pas avec le modèle, le principe d'armée actuels; le format n'est qu'une conséquence. Tu te serviras pas d'un escadron ou régiment de Leclercs de façon "innovante", ou en tout cas pas à un coût tolérable. Tu ne mettras pas en action les concepts actuels de modes d'opération interarmes en ajustant à la marge pour des volets comme le "civilo-militaire" (reconstruction, investigation, rétablissement/consolidation d'un "processus étatique de droit....); c'est la conflictualité qi a radicalement changé, et c'est pas ajuster à la marge un outil fait pour la grande guerre symétrique juridiquement et conceptuellement pensé dans un contexte différent, c'est pas cet ajustement donc qui va réellement optimiser les moyens d'une politique.
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Arrête cochonne, tu m'excites ;) :lol:! Mais il en faudrait des plus cheaps: le syndrôme des Marines avec les Cobras vs les Apaches de l'Army. C'est l'idée de la partie strictement "militaire classique": de la pure capacité de rétorsion douloureuse et sans compromis, donc essentiellement la version la plus meurtrière et cost-effective de l'ultima ratio non nucléaire. Cette capacité est en fait le signe comme quoi la France "ne peut pas vous envahir mais elle peut vous faire salement mal, et y'a pas de juste milieu à trouver, donc commencez pas à trop titiller, parce qu'elle a pas de quoi faire de la riposte trop graduée". C'est uniquement pour les Etats un peu conséquents, non nucléaire et dont l'invasion serait impossible, même avec les moynes d'aujourd'hui +15%. Vu la prestation en Libye, ça peut faire du monde (et ça va avec un scénario type Malouines: des SNA pour couler la marine adverse, le reste pour aplatir tout ce qu'ils ont chez eux jusqu'à ce que Clipperton soit rendue :lol:). Ca ferait en fait une armée de terre qui devrait être un genre de petit USMC, d'une taille réduite, pas plus de 3 ou 4 groupes de 3 GTIA (équivalent de 3-4 brigades à 3 battlegroups), soit 20 000h en forces de mêlée à tout péter, plus l'appui plus "lourd" et le soutien, ainsi qu'un volet FS-Infanterie légère (catégorie ++) très polyvalente, mais de la force de haut niveau, interarmée. Typiquement, ce seraient les "ouvreurs de théâtres" un peu durs, avec les coeurs de métiers des spécialités pointues (montagne, blindés, amphibie, aéromobile), ceux qui ouvrent la porte à la plus nombreuse "gendarmerie", ou alors qui opèrent juste entre eux pour des opérations coup de poing de rétorsion pure (faut bien les débarquer, ces lance roquettes et "Smerch à la française" :lol:). Le reste, c'est la "Gendarmerie", le truc qu'il faut décliner en formule viable.
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Je vois justement plus la trajectoire danois/hollandais dans la poursuite d'un modèle actuel (ou d'une légère variante) dont le volume/la capacité, même accru de 10-15%, ne change pas les ordres de grandeur, et le poids relatif aux USA, d'abord parce que les USA sont trop grands, ensuite parce que l'évolution des coûts du "modèle militaire US" (parce que c'est ça) condamne à une inflation des coûts qui ramènera vite cet accroissement à quelque chose de petit et à un amenuisement tel qu'en ont connu des pays comme le Danemark et la Hollande, qui n'ont plus précisément que 1 ou 2 GTIA chacun à négocier aux USA, soit rien du tout. Enfin parce qu'il faut mettre cela en corrélation avec ce qui fait l'efficacité politique/stratégique dans les modes de conflits actuels, et donc avec la pertinence ou non des modèles militaires actuels au regard des guerres probables/présentes/"réelles" (donc des guerres, conflits plus ou moins larvés, situations d'insécurité/instabilité....). Cela implique en partie renoncer à certaines capacités de "grande guerre" que nous n'avons de toute façon plus en quantité suffisante pour effectivement peser, et à force de "prévoir pour si ça revenait", on sacrifie aujourd'hui et demain à un après-demain pas forcément probable, ce qui veut dire en attendant de la rétrogradation géopolitique qui affaiblira le pays qui de toute façon ne pourra alors affronter un après-demain de "grande guerre". Faut pas brandir le spectre de l'invasion territoriale par des vagues de chars virtuelles ou le fait d'avoir à aller titiller le Chinois chez lui, 2 situations de toute façon improbables et qui ne pourraient sortir de la dialectique nucléaire. Cela veut-il dire pour autant qu'une telle force serait inapte à aller sur un théâtre où opèrent des factions équipées en "classique"? Pas forcément, la RMA n'a pas dit que des conneries, et le "retour" du blindé lourd correspond surtout au besoin de protection dans des théâtres précisément non "classiques" où il faut être à l'arrêt ou en faible mouvement, donc en posture fondamentale de "tenir le terrain" et le contrôler, ce pourquoi les MBT-formule 1 sont overkill et trop chers. Yep, de la formation humaine, du "think local", de la polyvalence pour une violence et des adversaires qui sont protéiformes et adaptables, de la capacité de "plate-forme" pour opérer en multi-domaines (interarme, interarmée, avec du civil et du judiciaire/policier....), partout et tout le temps. Des capacités comme les SNA restant un "noyau dur" pour le cas où un Etat titillerait certaines choses qui ne doivent pas l'être sans aller jusqu'à complètement franchir le pas. Mais cela veut dire aussi pour un noyau de "militaire pur et dur/clausewitzien" mais uniquement pour de la rétorsion/intimidation lourde, le cran juste avant le nucléaire: capacité de bombardement missiles/drones/roquettes voire hélicos depuis la mer ou en débarquant une tête de pont pour de l'opération coup de poing. En fait, de la puissance de feu à l'état brut qui fait pas dans la distinction et qui peut faire du volume au moindre coût, donc qui s'emploie rarement. Pour cette partie du modèle, l'idée est de voir si supprimer l'AdA, voire n'avoir pas d'avions de combat pilotés, ou très peu, peut être compensé par un autre mix (drones, réseau AA mobile très dense, frappes "autres que par l'aviation"), ou jusqu'où ce peut l'être dans le cadre des opérations et adversaires probables. La "Gendarmerie", soit la majorité des forces opexables, ne serait pas non plus inapte à beaucoup de scénaris de conflictualité purement militaires (y'a du blindé, de l'appui aérien....), au contraire, puisque sa raison d'être est précisément de remplir avec plus de pertinence le champ énorme de la conflictualité et de l'instabilité qui n'est pas couvert aujourd'hui, ou partiellement et mal, tant pour des raisons quantitatives que pour des raisons de modèle militaire et de conception de la guerre. C'est un raisonnement sur "page blanche", pourquoi y aller avec une patte sur le recul, comme si quelque chose vous était réellement arraché? Free your mind, Neo :lol:!
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Oh moi je partais sur un changement nettement plus radical en essayant de réfléchir à ce qui pèse vraiment dans les relations internationales, avec en tête le fait de base que c'est pas l'outil que tu as qui définit réellement ta place, à moins que sa supériorité soit à ce point importante, qu'il passe un tel seuil capacitaire qu'il puisse avoir ce rôle. Mais faut pas oublier un truc, l'outil est une chose, mais il faut aussi: - la crédibilité dans la volonté d'action: faut balancer les trucs pour un oui pour un non, sans tenir compte des avis contraire ou des menaces. Ca suppose une situation terriblement sécurisée - faut l'accord du grand frère américain, ce qui, vu l'omniprésence et l'immensité de ses intérêts, peut poser problème: partir du principe qu'il y a un "empire", c'est aussi admettre qu'il y a un système, qui a des règles et un boss.... Et donc que tu obéis aux fondamentaux: pratiquer la politique de la canonnière n'y est pas possible, ou pas possible à un coût acceptable, donc aligner plus de canons n'est pas la solution hors un nombre limité de cas - faut ce "budget ordinaire" des guerres, mais aussi "l'extraordinaire", soit un budget opération pour mettre en oeuvre plus souvent et dans beaucoup d'endroits un outil plus maousse sans impacter trop l'outil lui-même - faut la situation politique et économique qui va avec: ce qui te permet d'encaisser les rétorsions d'une action internationale ayant un recours facile au militaire, soit le "capital politique" (somme des services, concessions et retours d'ascenseurs dus d'un côté, et somme de ceux qui te sont dus, le différentiel étant ta réelle marge de manoeuvre). Pour rappeler le cas libyen, le vrai coût est ce que ça a pompé au pays d'ouvrir la possibilité des opérations, d'y amener du monde, et plus encore ce que ça pompe de faire durer les opérations et d'en faire évoluer le but.... Pour un si petit truc, il est probable que ça a pris beaucoup; le coût des opérations militaires proprement dites, c'est de la menue monnaie C'est en fait à l'aune de cette situation, de ce trop petit "capital politique" que la présente cogitation a lieu d'être: augmenter les trucs existants en quantité, c'est possible sans doute, mais qu'est-ce que ça fera peser en plus? Si ça coûte 20% de plus (pris sur le nuke et/ou des rationalisations), je doute que ça "rapporte" (stratégiquement) 20% de plus, très loin de là, tout connement parce que la masse critique pour que ça force les ricains à tenir compte de l'avis français est trop loin de ça, beaucoup trop loin, et que l'aptitude française à encaisser les rétorsions non militaires (qui sont en fait l'essentiel) est trop limitée. Ce fut la stratégie anglaise, et elle est pas super convaincante, surtout au vu des coûts et moyens d'aujourd'hui et hors du contexte de la guerre froide (qui rendait les Européens plus nécessaires aux ricains). Avoir un GAN de plus et un peu plus d'amphibie, ça fera juste du supplément marginal et simplement quantitatif pour des ricains, et pas assez, très loin de là, pour être irremplaçable dans un orbat "impérial". Ca revient à la poursuite du modèle US avec les moyens somaliens, pour caricaturer. Donc l'idée du sujet, c'est de voir comment, puisque ce système impérial existe, y peser en changeant le modèle: comment être pertinent dans ce qui pèse dans le système de relations internationales et face aux formes de conflictualités présentes et à venir, en étant indispensables aux ricains, tellement indispensables qu'on en serait irremplaçables (et donc que le chantage à "on y va avec vous ou pas, on se retire ou pas" marche nettement mieux). La suppression de l'AdA autonome et du modèle de pensée qui va avec est le préalable, pour définir un modèle de forces allant avec cette attitude; la conservation d'une dissuasion nucléaire, c'est plutôt "faire des réserves pour l'hiver", au cas où "l'empire" deviendrait finalement une mauvaise option (le reste se rattrappant plus vite). Le modèle que j'ai en tête (et qui attend d'être critiqué, évidemment), c'est plutôt une vaste force de "gendarmerie" mondiale, un cran plus "labor intensive", sur terre comme sur mer, avec des composantes mixtes civiles militaires (enquête, expertises diverses, reconstructions....), une forte aptitude à la coopération internationale (en étant justement la plate-forme irremplaçable qui sait les faire localement) et multidomaines.... Ca inclue de l'amphibie, évidemment, beaucoup de "poussière navale" pour être présent quantitativement, des troupes plus nombreuses aux savoirs-faires plus divers, des capacités lourdes/blindées/AC mais strictement limitées à ce qui est pertinent (là c'est vraiment l'idée de Desportes du "juste char" par rapport au modèle MBT).... Bref, savoir faire ce que les ricains ne veulent pas faire ou pas en quantité suffisante (tropisme clausewitzien de forces pour la "grande guerre", vers lequel ils risquent de s'enferrer encore plus par dégoût de l'Afghanistan), ou qu'ils n'ont pas su/voulu imaginer. Quelque chose qui redonne plus de capacités pertinentes face aux types de conflictualités existants, et qui permettent donc de peser plus et mieux sur le cours de ces "conflits", et par là sur la nécessité qu'auraient les USA à avoir avec eux une France ainsi "équipée".
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Et peut-être juste parce que les variations d'un patient à un autre dépendent de facteurs mal connus, pas connus, pas (encore) quantifiables, d'interactions encore floues.... Mais qui seront connus et compris un de ces quatre (ça s'appelle la recherche du coup). Ta définition de la science est tellement restrictive qu'il n'y en fait que la physique et la chimie qui y répondent? Faut être un peu sectaire, Einstein ;) :lol:! C'est pas parce que dans un domaine, le champ des choses mesurables/quantifiables à coup sûr est plus réduit/pas encore suffisamment exploré qu'il n'y a pas des schémas récurrents, des règles de fonctionnement qu'on discerne, des méthodes d'étude, recherche et expérimentation fiables.... Tu noteras aussi que dès que quelqu'un rentre dans la complexité particulière d'une discipline/méthode de pensée, ceux qui n'appartiennent pas à cette méthode de pensée rétrogradent et disent automatiquement "c'est du jargon", "moi chuis un gars simple et carré et lui y coupe les cheveux en quatre pour rien".... Ce qui est l'antithèse de la réflexion ouverte.... Ou juste de la paresse ;). Popper est chiant comme la pluie à lire et un tantinet déprimant à l'occasion, mais il ne blablate pas pour rien.
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Si et seulement si: - la qualité, selon le produit, est un critère clairement définissable: c'est quoi la qualité? Si les facteurs "bio", "équitable", ou "made in France" rentrent dedans ou non, ça change, de même que les goûts dans certains cas, même en considérant des marchés très segmentés (entre les eaux minérales plates, t'as les fans d'Evian, et ceux de Volvic qui sont à part ;)) - le dit acheteur peut établir ce rapport de manière certaines sans que d'autres facteurs interviennent (disponibilité immédiate-s'il faut faire 1 ou 20km pour un produit, ça change le coût en fric, en flemme....-, trop peu de différence de prix sensible entre produits concurrents, facteurs émotionnels/personnels d'appréciation, temps de choisir....), le premier d'entre eux étant le niveau d'information (ce pourquoi la société de la pub, de l'image.... A un impact énorme qui biaise fondamentalement les raisonnements) Alors la physique n'est une science que depuis quoi? Le XXème siècle? Avant, pendant même ces seuls 3-4 siècles, c'était encore un truc trop imprécis ;)?
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L'Airpower, perspective historique
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Un manque à gagner est-il réellement une dépense? Faut quand même limiter la chose et se dire que, dans l'ordre des choses, il y a avant tout la façon dont une nation a décidé d'être; la conscription militaire est une chose "de base" qui préexiste, au moins en priorité, au fonctionnement de l'économie. Présenter le principe comme un coût est déjà une façon de mettre le principe en question, soit le propre d'une vision avant tout fondée sur l'économie (c'est pas une condamnation, juste pointer du doigt que ce n'est pas une base de raisonnement neutre). Faut-il enlever la capacité de bander, donc de se reproduire, à l'homme parce que c'est une mauvaise affectation temporaire des ressources sanguines qui les détourne du cerveau ;) :lol:? -
L'Airpower, perspective historique
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Dans le genre aussi, tu devrais lire un des livres les plus prophétiques en la matière que j'ai lu et qui date de 93; il s'attaque moins à "l'airpower" tel qu'il est conçu qu'aux appareils militaire issus de la guerre froide en général, et à la façon de penser la guerre. Le bel avenir de la guerre est un livre de 1993 écrit par Philippe Delmas, alors haut cadre chez Matra (qui a été après à la direction corporate d'EADS). Edifiant et toujours d'actualité. -
Je conteste: à la base, cette connerie de gravitation a été émise par un anglais.... Mes atomes de Français refusent tout postulat anglais et réagissent en fonction.... Du coup, j'ai régulièrement mes crises de lévitation qui invalident la théorie! Mais sinon, les "théories des cordes" et tout le tintouin polémique de la physique fondamentale? Y s'engueulent pas tout le temps? Et les théories sur lesquelles tout le monde semble d'accord aujourd'hui, tout le monde s'est pas engueulé hier dessus? L'économie, c'est pareil, mais juste pas au même stade ;). C'est "plus jeune", c'est tout. Un peu d'optimisme que diable! C'est juste pas encore fait ;). les collectivités apprennent, comme tout organisme, et la première quête de connaissance, c'est comprendre son propre fonctionnement dans tous ses aspects: celui du corps humain n'est pas encore bien compris, loin de là, pourtant la médecine est une science quand même, celui d'une collectivité est encore un vaste champ d'analyse. On peut même pas dire ça :lol:, vu que le communisme n'a jamais été appliqué, pour la simple raison que le communisme, ça n'existe pas (on peut pas vraiment le "dévoyer" :-[ :lol:) et personne ne sait à quoi ça pourrait ressembler de façon crédible (même seulement en théorie). Tout ce qui a été défait, c'est le système politico économique soviétique, qu'il ne faut pas en fait voir comme une économie collectiviste, mais comme une économie de marché sans propriété des moyens de production, mais AVANT TOUTE CHOSE soumise entièrement à un système politique de contrainte et de terreur qui préexiste à toute forme d'organisation économique. Car c'est la cruelle ironie de toute l'idéologie bolshevik: tout ce qu'a été l'URSS se trouve dans les premières années du coup d'Etat bolchevik et la nécessité à laquelle ces ordures ont fait face. Le reste, dont l'organisation économique, en a résulté, bien plus que d'aucune préconception économique ou sociale. C'est un système qui a été asservi à une seule chose (et ce n'était pas le communisme, la collectivisation réelle ou la préparation de leur avènement), imposer et conserver le pouvoir dans l'espace russe, et garantir cet espace. L'idéologie et l'économie et "l'homme nouveau", tout ça c'est du tralala pour les discours et l'idéologie. Le cas de l'URSS est en fait l'extrême du politique, et pas vraiment un objet d'analyse économique: un système créé et conçu pour garder le pouvoir, soit le serpent qui se mord la queue (le pouvoir pour le pouvoir), ce que Staline a le mieux compris. Avec le stalinisme, c'est l'édifice qui tient et peut tenir en dépit du bon sens le plus terre à terre. C'est donc une question de science du pouvoir, pas de science éco. En termes concrets, la direction soviétique n'a jamais eu de "projet économique" ni d'ambition d'en avoir un: juste assurer de quoi tenir le pays. Abandonne même une seule pierre du fonctionnement stalinien, et le régime est condamné à plus ou moins brève échéance, ce dont Brejnev s'est rendu compte quand il a pris la place d'un Khrouchtchev qui lui ne l'avait pas pigé. Mais les cocos avaient tort: les capitalistes ne leur vendront pas la corde pour se faire pendre.... Parce que la corde sera made in China (ce qui laisse d'ailleurs l'espoir qu'elle se casse :lol:).
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Suite aux élucubrations menées sur fil historique, je propose une uchronie "technico-politique" à partir de l'hypothèse qui est évoquée dans le sujet éponyme, et ce afin de turbiner ensemble et NON DE POURSUIVRE LA POLEMIQUE (qui est très bien là-bas). Que vous soyez pour, contre ou mitigés :lol:, le but ici est de se payer un peu de fun en essayant de "bâtir une armée" ou en tout cas un principe d'armée en réponse à une donnée de base qui forme un impératif, avec son lot de possibilités et de contraintes. Donc ici, du "positif" (dans le sens où on crée ensembles, histoire de voir ce que ça peut donner) et pas de critiques autres que celles concernant les concepts, composantes, unités, entraînements et engins à mettre en place dans ce cocktail pour trouver une formule plus ou moins viable et crédible. Evidemment, le but n'est pas de prospecter non plus sur ce que la science promet pour dans 20, 30 ou 50 ans, ça conduirait trop loin et serait trop aléatoire. Mais le cas de figure (on va prendre la France vu que c'est le cas connu): - choix stratégique fondamental est fait d'être dans "l'Empire", donc de voir que le protectorat américain est un fait contre lequel on ne peut rien, contre lequel les pays européens ne veulent en aucun cas s'unir, préférant la tutelle lointaine à la tyrannie du voisin et à l'avenir trop incertain que serait une fuite en avant pour la puissance continentale, et un fait qu'aucun effort d'armement ne pourrait contrebalancer suffisamment pour redonner "de l'air" à la France qui n'a pas la masse critique à tous points de vue, la capacité militaire n'étant qu'une part minoritaire de l'ensemble qui définit la puissance et surtout permet d'en user, et d'en user pour perpétuer sa place et l'accroître - le nucléaire est un fait qui éloigne la conflagration majeure entre les grands Etats de la planète, ce qui, même s'il n'y a jamais de certitudes totales, reste le postulat le plus probable. Les "grands conflits" symétriques entre pays développés sont donc peu probables sans que le nucléaire vienne s'implanter dans le jeu - l'idée pour la France n'est pas de se soumettre, mais face au trop grand poids du cousin américain, jouer la très britannique attitude du "if you can't beat them, join them" afin de faire ce qu'un Etat doit faire: optimiser la gestion de ses intérêts, trouver de la marge de manoeuvre, établir une position, la défendre et la faire fructifier, le tout pour une chose et une seule, sa collectivité (la population, quoi, au sens des individus ET citoyens qui la composent), pour qu'elle vive au mieux possible et de la façon dont elle l'entend, autant que faire se peut. Les Brits ont fait ce choix en 56, afin d'être le fidèle second, mais il semble que depuis une décennie, ils n'ont plus les moyens d'être indispensables aux USA, donc qu'ils ne pèsent plus beaucoup dans la part de décision "commune" que les 2 pays pouvaient avoir (si tant est qu'ils y aient jamais pesé réellement) - la posture de la France: trouver un moyen d'être indispensable afin de peser sur le processus de décision américain, trouver une marge de manoeuvre et maximiser de fait son autonomie au sein de l'ensemble géopolitique "Impérial" américain. Garder la dissuation nucléaire, au moins dans la composante sous-marine, reste une priorité et une marge de manoeuvre fondamentale non négociable Le postulat est donc que quelqu'un, en France, a arbitré à un moment que, au vu des moyens, des coûts, de ce qui fait l'intérêt du pays à court et moyen terme.... Il n'y avait d'autre choix que de favoriser "l'Empire américain" dont le cadre est ce qui sert le mieux nos intérêts, et avec lui l'équilibre mondial et le type de stabilité qu'il implique ou est censé impliquer. Il faut donc "servir au mieux l'empire" d'une part, et garder le plus possible de marge de manoeuvre réelle (entendez plus qu'actuellement où on a le pire des 2 choix entre indépendance totale et soumission totale, soit un mauvais compromis du jeu de cul entre 2 chaises que ça représente) pour la France, en trouvant un nouveau compromis stratégique qui serve mieux le pays. Donc une nouvelle approche des capacités et de la stratégie, avec un budget fondamentalement pas trop différent (+ ou - 10-15% de variation maxi), vu que le but de l'exercice est plus de voir ce qu'on peut faire en changeant RADICALEMENT l'outil militaire (pas juste un peu, pas en améliorant la gestion....) mais avec une enveloppe comparable. D'où le titre: la variante du fou.... On change de logique fondamentale, on "think outside the box", on change les paramètres même de l'équation. LA CONDITION: c'est l'a priori du sujet. Le but étant de peser au sein d'un "Empire" dont le but est un degré de stabilité donné sur une surface donnée du globe, et cet empire, dès lors que la France le "rejoint" de façon proche (au sens d'organisation pratique) devant avoir une gestion optimisée (autant que faire se peut) d'un appareil de sécurité rationalisé, il est des capacités proprement militaires dont la France n'aura jamais la quantité nécessaire, et pas forcément la qualité, et en tête de cette liste vient.... L'ARMEE DE L'AIR telle qu'elle est pensée en fonction du modèle AdA autonome / Airpower. Pas la peine d'avoir, en tout cas partout, une armée américaine en plus petit, c'est du gâchis de ressources. - Quelle stratégie? - Quelle conception de la guerre, de l'insécurité, de la conflictualité, de la stabilité? - quel(s) outil(s) pour y répondre?
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Quelle est ta définition :lol:? Si c'est le cas, pour un amateur, félicitations, tu prends les choses dans le bon sens: au début de tout court d'économie post-bac, la première partie de la première session est toujours "l'économie est-elle une science" :lol:.... Mais cites une science où les experts théoriciens ne se foutent pas sur la gueule en permanence et ne se divisent pas en "écoles", avec chacune leurs chapelles :lol:.... Même en mettant les marxistes à part (ceux là :-[ :P :lol:....), y'en a encore beaucoup. Une exception, qui a une de ses sources dans une certaine partie du marxisme (une certaine partie seulement, et une de ses sources seulement) est l'école de la régulation, en France (dans les fondateurs figure l'ex-candidat Alain Lipietz :-[ :lol: qui, malgré tout et surtout les apparences et les discours, n'est pas un con), qui appartient aux approches dites "hétérodoxes" de l'économie en essayant justement de prendre l'angle de l'analyse globale (incluant la politique, le fonctionnement de la société, les psychologies collectives, l'écologie....) pour essayer cette analyse globale du réel avec lequel une collectivité humaine doit se colleter. Beaucoup de travaux très intéressants, mais des croisements de données tellement massifs et complexes que si l'analyse systémique est terriblement pertinente, en déduire "quoi faire" devient pour ainsi dire quasi impossible :lol:. A mêler avec d'autres hétérodoxes, comme Galbraith, ZE grand en la matière, la grande interlligence qui a remis en perspective beaucoup de postulats économiques sans pour autant avoir réellement de corpus global unifié à proposer, lui.... Mais c'était justement son truc, de refuser les modèles :lol:.
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Non, mais on doit faire attention à ne pas raisonner en théorie seulement, et à ne pas se focaliser uniquement sur celle-là, ce qui a été l'erreur de "purs" théoriciens de l'époque néo-classique comme Hayek: tout doit se pondérer en fonction des autres disciplines pertinentes.... Tu trouveras l'histoire, la psychologie, l'anthropologie et la sociologie (les 2 soeurs ennemies), la démographie, les disciplines qui permettent de dire qu'il y a une science "écologique".... En un seul mot: la science politique. Et il ne faut pas, comme ça a été trop souvent fait, raisonner en bilatéral entre 2 pays, et encore moins sur un nombre limité de secteurs d'activité servant d'exemples "représentatif". L'analyse est une globalité OU N'EST PAS. Parce que faut pas perdre de vue que le but n'est pas d'avoir une balance des paiements (la focalisation sur la balance commerciale n'est pas forcément pertinente selon les cas) excédentaire ou équilibrée, mais d'avoir une société équilibrée, qui est ce pourquoi une économie RAISONNABLEMENT prospère est essentielle; pas assez, et tout par aux chiottes, trop, et le moyen (l'économie) remplace (et écrase) la fin (les citoyens d'une collectivité, un Etat quoi). D'autres erreurs "scientifiques" récurrentes est de fonder les raisonnements sur des abstractions qui écartent trop de logiques de l'équation et de raisonner sur des "biens et services" indifférenciés: l'exemple le plus criant est celui des produits agricoles. Ils ont une temporalité qui ne s'accommode pas DU TOUT de celle du commerce international, leur "élasticité" est faible parce que les récoltes ne sont pas compressibles à volonté dans le temps, ce qui autorise un niveau trop élevé de comportements merdiques qui font de ce marché un scandale dont les résultats sont l'endettement structurel des agriculteurs (pas qu'en France), une spéculation qui n'est plus marginale et définit les prix (et les conséquences économiques et sociales) alors même que la part des biens agricoles passant par les échanges internationaux est de moins de 10% de la production mondiale, et surtout la plus merdique des allocations de ressources possible au niveau global, avec une production mondiale qui pourrait nourrir plus que la population, et des centaines de millions de gens qui crèvent de faim (et ceux qui bouffent pas assez ou mal se comptent au-dessus du milliard).... Effet corollaire: cette incitation à vendre à l'international (et à jouer sur les stocks.... Donc spéculer) favorise le mauvais comportement de nombre d'Etats et de dirigeants peu scrupuleux voire pas légitimes à ne pas développer leur agriculture, à en développer une d'exportation (donc à affamer corollairement leur population), à accroître les dépendances et la désertification, à inciter aux migrations massives de populations vers des centres urbains qui ne peuvent les gérer.... Sauf cette charge peut devenir trop lourde, écrasante même, si l'Etat en est à un stade démographique de vieillissement (c'est périodique, c'est pas contrôlable réellement, c'est inévitable et ça se régule peu, ou en tout cas pas ad vitam et pas de façon souple), sauf si certains Etats s'en tapent, et surtout s'en tapent tellement qu'ils ont fait de leur population ou d'une partie de leur population une variable d'ajustement corvéable à merci.... C'est donc aussi une question de "cette logique est vraie, mais jusqu'à un certain seuil seulement" (dans plein de domaines, mais l'effet global est cumulatif). Pour que les théories du libre échange puissent fonctionner, il faut tout connement que les conditions qui font les prix ne varient pas trop entre les pays participant au jeu, que le marché soit ouvert dans les 2 sens.... Soient les conditions qui régnaient dans une certaine mesure entre les pays développés XIXème siècle et du début du XXème siècle, cadre de naissance de ces analyses ;). Qui plus est ces pays développés étaient un ilôt avec un vaste monde à la traîne offrant de vastes débouchés avec un niveau de concurrence plus faible, certaines demandes captives (empires coloniaux) parfois par la force (colonies, Chine et quelques autres). Plus vraiment le cas aujourd'hui. Décontextualiser des théories pour les penser universelles, c'est franchement faire plus que passer un cap: décontextualiser, limiter les facteurs d'analyse, c'est établir des corrélations plus que biaisées qui attribuent tel état de fait à tel résultat avec le même niveau de pertinence qu'un syllogisme. Cela renvoie aux conditons définies par Adam Smith pour que sa théorie de base soit valide: les 5 conditions de marché "pur et parfait".... Elles sont TRES loin. L'opium n'a été que le début: le dépeçage commercial de la Chine fin XIXème-début XXème (en "zones d'influence") n'a pas été le fait de l'opium ni pour lui. Quand à sa non modernisation: elle a eu des problèmes internes, entre autre son seul gigantisme (plus compliqué qu'au Japon), mais elle a aussi été pas mal aidée à foirer. Le Japon, plus petit, insulaire, sans matières premières, a eu moins d'attention des pays développés et une reprise en mais plus facile. Essai de synthèse qui peut nous mettre d'accord (au moins sur ce point): couper trop fort le commerce en temps de crise, c'est comme l'austérité budgétaire et le renchériment du crédit en temps de crise monétaire/économique, ça revient à restreindre le débit, l'activité, donc ça provoque un ralentissement et reporte la reprise. Seulement ce n'est pas si globalement jaugeable non plus: un pays peut en être à un stade de trop grand déséquilibre commercial quand cette décision est prise, mais surtout, les conditions requises pour faire baisser les prix et redevenir compétitifs supposent aussi plusieurs choses: - qu'il y ait de quoi faire repartir l'économie EN SUFFISANCE: plusieurs secteurs d'activité où existe encore un volume critique suffisant de production (en capacité ou en potentiel) et de débouchés pour que cela puisse jouer à une échelle significative - que cette capacité puisse opérer dans une temporalité donnée: trop de gens dans la merde, même avec une reprise qui existe mais dans trop peu de secteurs et/ou à trop faible volume au regard des besoins et possibilités (parce que la concurrence est forte, surtout quand il y a beaucoup de pays dans le jeu), et ça fait trop longtemps à attendre pour la population (ce sont toujours des individus qui ont besoin de bouffer, de visibilité quand il y a une famille, qui n'ont pas pour beaucoup une grande mobilité professionnelle ou géographique -ça coûte parfois trop, l'être humain a des limites....) - que la stabilité politique soit un acquis défini comme constante dans une équation, ce qui, surtout dans un tel contexte, n'est JAMAIS une donnée.... Et l'instabilité, ou même la fragilité, est un facteur de mauvaises anticipations des acteurs économique, voire de désinvestissement massif (donc de renchériment de tout, ce qui accroît l'instabilité). Ca peut avoir des effets de très court terme tels qu'un gouvernement peut n'avoir pas d'autre choix que la fermeture, quand bien même il sait que c'est un choix de merde et "qu'il suffirait de pouvoir attendre 1 ou 2 ans" :P.... Mais les moyens ne sont pas là - que la population aussi soit une abstraction, un ensemble indifférencié "d'individus" qui bougeront de A à B (secteur économique et/ou géographique) en X jour/mois, pour retrouver un niveau d'efficacité donné. Mais une population n'est pas faite d'un liquide unique jouant le transfert entre vases communicants, loin s'en faut Et accessoirement, les individus sont censés être l'objectif d'une optimisation du fonctionnement économique, avant d'en être le moyen.... Ce qu'ils sont en Chine, en tout cas pour la majorité de la population. Autre variation par rapport au modèle d'origine: le niveau des anticipations économiques et leur biais, qui renvoient d'ailleurs aussi aux mentalités différentes des acteurs suivant les époques et les cultures. Et elles diffèrent selon les secteurs, surtout en temporalité, et aujourd'hui, la sur-réaction à effet immédiat sur laquelle est réalisé un changement économique massif, cette sur-réaction est la donne. La crise grecque est l'exemple même d'une crise qui n'aurait pas du avoir lieu, et pour le coup, l'extérireur en est largement responsable, spéculateurs en tête, Merkel juste derrière. Les grecs avaient à la base les moyens de gérer leurs conneries seuls. C'est pas pour autant que c'est du "libre échange". Et tu trouveras aussi bien des tas d'économistes qui te prouveront le contraire; c'est l'inconvénient d'une science.... Les experts en sont très divisés, voire opposés.
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Le général Marshall avait tout prévu il y a 60 ans.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de arthur.c dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca non! Deux peuples sur une terre, ça n'a JAMAIS marché :-[ :lol:! Qu'il regrette la croisette :-[ :-X...... Oui, la sortie est par là :lol: -
Ce serait vrai si tu raisonnais tous facteurs égaux par ailleurs pour ce qui compose un pays, ou en tout cas si les marges de variations étaient faibles et pouvaient s'ajuster en permanence sans douleurs. Mais nombre de ces facteurs sont des facteurs humains (individuels, de groupes, géographiques, culturels....), et nombre des marchés ne sont pas des abstractions indifférenciées sans réalité géographique, culturelle.... On ne peut pas raisonner QUE sur la globalité d'un pays et d'une population, ça revient à passer à côté de la plaque. Et surtout, les marges de variation des facteurs entre pays sont énormes, le cas le plus exemplaire étant le coût de la main-d'oeuvre, mais aussi son adaptabilité (malgré les discours, changer de métier et de spécialité plusieurs fois au cours d'une vie n'est pas vraiment accessible au grand nombre, et surtout pas passé la vingtaine: tranches d'âge, situations personnelles.... Font changer radicalement les données de mobilité professionnelle et géographique, ou au moins les temps de transition, donc les coûts d'adaptation).... Ou alors faut accepter qu'une part plus ou moins importante d'une population active puisse être acculée à se crever pour pas un rond quand la situation l'exige; un peu difficile de vendre un "idéal de société" avec ça, ou alors tu reviens au facteur idéologique ou religieux qui exige toujours au final "que le grand nombre se sacrifie aujourd'hui pour les lendemains qui chantent" (ça a marché à certains moments). Dans des sociétés où l'individu a une valeur et que ce fait est reconnu comme composante essentielle du "pacte de base", c'est un peu dur. L'être humain ne vit pas dans le long terme. Voir la situation sociale très contrastées de ces pays, la fermeture migratoire d'un niveau très élevé (sélectivité terrible sur critères de compétences restrictifs réajustés souvent, et quotas numériques), l'épuisement des sols et la dépendance stratégique à l'importation qui traduit la dépendance stratégique générale, le mauvais état de la démographie.... Bref, ça peut aller tant que tout est calme et surtout en ne regardant que le court terme, mais faut envisager la réalité avec un spectre un peu plus large quand tu parles d'une économie nationale, sinon l'Iralnde et l'Espagne étaient encore hier les "grands modèles d'avenir" et l'Angleterre un "modèle de bonne politique économique ni de droite ni de gauche". Le long terme c'est quoi :P? Les circonstances changent trop au cours du "long terme" pour que ce genre de vision ait une pertinence autre qu'idéologique. Et les "exemples historiques" se fondent surtout sur un exemple européen industriel, une période courte de l'histoire où une petite partie du monde avait un avantage économique, politique et "civilisationnel" tellement écrasant sur le reste qu'il faut peut-être rechercher des explications de ce côté avant d'envisager le truc du protectionnisme.... QUE TOUS PRATIQUAIENT QUAND ET OU CA LES ARRANGEAIENT. Faut pas imaginer non plus l'ouverture unilatérale: tous ces pays réputés commerçants et cités abondamment en exemple avaient des protections élevées, surtout là où ça les arrangeait.... Et la politique commerciale pour l'exportation se faisait aussi, assez fréquemment, au moyen de la canonnière, élément à ne pas oublier; c'est un facteur de succès commercial dont, entre autres, la Chine a été une grande victime. Comme beaucoup de théories, le libre échange est une fiction qui a été pratiquée partiellement et mise en avant où et quand ça arrangeait ceux qui le pratiquaient. Selon qui? Y'a pas mal de monde qui souligne le contraire. Il suffit pourtant de constater l'évolution du niveau de polarisation des richesses. Faut se féliciter que certains produits de vie courante (médicaments compris), bricolés avec des contrôles qualité/sécurité souvent médiocres et des conditions de travail souvent abominables, que ces produits donc minimisent la perte de pouvoir d'achat réel pour certaines parties de la population des pays développés?