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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Déjà une seule grande ville chinoise aplatie invaliderait toute l'opération: les dirigeants chinois ne sont pas à ce point des "monstres froids". Mais surtout, faut pas surestimer la capacité nuke des Chinois, très inférieure à la russe, et surtout dans les tactiques et dispositifs d'emploi: dégager une capacité de première frappe comme ça, c'est très douteux, surtout sans que les Russes l'aient vu venir et ne se soient prémunis un minimum contre cela. D'autant plus, et c'est sans doute là le plus crucial, que les Chinois ne pourraient être sûrs de l'efficacité de leur première frappe: quel dirigeant prendrait ce risque? Certainement aucun autre qu'un taré monumental. Faut plus qu'une totale confiance en soi pour tabler sur le fait que cette "première vague" anéantira le potentiel de frappe stratégique russe; à ce stade là, c'est de l'inconscience ou de la connerie pure et simple. En tout cas pas le genre de risque qu'un dirigeant est prêt à courir. En plus c'est pas trop dans la mentalité chinoise de la jouer comme ça: lancer un coup de sonde contre un Vietnam qui ne pourra pas répliquer contre le territoire chinois ou s'accrocher avec les Russkovs à l'obus et à la baïonnette pour quelques arpents de boue et un arrondi de frontière, c'est une chose, mais là il s'agit du "grand bond en avant" :lol: version Siberia Total War.
  2. Ces pages ont pas été écrites en 15 minutes; les posts-pavés, oui (quand ça sort bien, ça sort bien, et à côté des cadences, pour le taf, c'est de la détente, ça :-[). En fait, le Père Joseph a surtout profité de plusieurs facteurs liés à son ordre des Capucins. Ordre itinérant et éminemment politique, il est à ce moment en Europe à la fois terriblement actif politiquement comme agent de la Contre-Réforme, les Jésuites connaissant des problèmes dans de nombreux pays pour leur trop grande implication dans les guerres de religion, leur passif politique et les ardoises problématiques que cette implication leur a causé. Ils sont en outre plus versés désormais dans leur oeuvre missionnaire hors d'Europe et leur mission éducative, même s'ils restent un puissant réseau. Les Capucins ont eux le vent en poupe, plus "profil bas", sans grand passif derrière eux, ils reçoivent beaucoup de donations et ont la faveur des aristocraties, sont respectés pour leur zèle missionnaire toutefois non extrêmiste radical (pour l'époque) et argumentatif, sont acceptés pour discourir en terre protestante, et sont surtout extrêmement actifs dans la Contre-Réforme qui bat alors son plein. Et surtout, en tant que branche des Franciscains, ils viennent en fait de prendre leur indépendance et ont reçu, au moment de la naissance du Père Joseph, le droit de s'étendre et s'implanter hors d'Italie. Le moment où le Père Joseph entre en scène dans l'ordre au niveau politique, est celui où cette organisation fraîchement implantée et ayant le crédit des ordres qui n'ont pas baigné dans la politique (bref, ils ont pas les "dossiers" que les Jésuites ont constitué sur tout le monde), est constituée de visages nouveaux et d'esprits militants. Ils gagnent les faveurs de Marie de Médicis et surtout par là celles de Richelieu qui saura voir et utiliser le zèle religieux du Père Joseph et l'aider à développer un réseau de correspondant capucin déjà très conséquent. Et tout est là pour le personnage: il a su convertir ce réseau tout nouveau en instrument de conquête avec un seul but, et s'entendre suffisamment avec Richelieu pour que ce réseau serve une France qui pourtant s'opposait au camp catholique avant et pendant la Guerre de Trente Ans.... Comment Richelieu l'a convaincu, ça c'est sujet à toutes les conjectures. Si le réalisme politique du personnage était certain, son zèle ne l'était pas moins. Mais comme souvent à cette époque, l'espionnage est affaire de qui a le réseau le plus maousse, avec surtout des agents pouvant entrer dans les lieux de pouvoirs. Les réseaux des Grands du royaume sont très importants en France et variables à l'étranger. Les réseaux du royaume varient selon les moments, l'Etat étant encore peu structuré et dépendant de ceux qui le dirigent. Mais les réseaux religieux sont les grandes structures internationales, avec sans doute ceux des compagnies financières/commerciales qui ont cependant pas mal perdu par rapport au Moyen Age et l'époque de la Ligue Hanséatique, des banques/compagnies lombardes et des associations de "métiers" (les "chambres de commerce et d'industrie" de grandes cités, unissant les financiers et grands métiers de production, textile en tête, la grande machine à cash du Moyen Age et de la Renaissance: la "Arte di Calimala" de Florence était de loin la plus puissante, une vraie maffia et le principal soutien financier des Guelfes contre les Guibelins pro impériaux).
  3. 4 pages en 15 minutes :O ? Y'a écrit un pavé en 15 minutes! Doukisort 4 pages, lui?
  4. Désolé: je relis jamais rarement sur le moment, étant donné la vitesse de frappe :-[ :-X et le temps à accorder à la chose (faut pas que ça me prenne des heures non plus; 15 minutes le pavé très dense, 20 pour les grands jours, c'est le maximum de chez maximum, mayonnaise en option à (l'éventuelle) relecture quelques jours après.
  5. C'est un sujet économique, donc faut raisonner "stratégie totale": un chantier public de grands travaux pour résoudre tout ça et lancer l'attaque.... Des tunnels sous le Rhin, façon frontière des 2 Corées! Ca ils s'y attendront pas (faudra leur dire que les chantiers, très visibles, c'est pour chercher du charbon :-[)....
  6. les jobs à faible VA ne sont pas que dans l'industrie, et le point est qu'il faut aujourd'hui faire des exercices de comptabilité totale autant que faire se peut avant de décider quel secteur ou quel mode de production est réellement "à haute VA". Mais pour la note, les "jobs de service peu qualifiés" ont en grande partie été outsourcé direct: c'est l'exemple déjà fait des centres de télémarketing et call centers.... Mais aussi du bas niveau de la production de programmes informatiques semi-finis, qui avaient été vendus comme les emplois d'ouvriers spécialisés/peu qualifiés de l'avenir. Ils ont été outourcés en même temps que les chaussettes. L'élévation du niveau de vie par l'achat de biens produits à bas prix dans des conditions écologiques, et humaines déplorables est un boomerang, et en plus un qui n'élève pas vraiment le niveau de vie précisément parce qu'il diminue le volant d'activité nécessaire à une économie complète: les ricains y ont cru tant qu'ils pouvaient emprunter en masse sans conséquences, et aujourd'hui, apparemment, pas loin de la moitié de la population (sondage entendu la semaine dernière) doit vendre des trucs tous les mois pour pouvoir continuer à vivre. En Europe, l'élévation du niveau de vie n'a pas non plus été folichonne sur 30 ans: en Allemagne, le niveau de vie a même baissé d'un tiers (statistique il est vrai un peu faussée par l'intégration des länders de l'est, mais la baisse est aussi réelle à l'ouest). On ne changera pas le fait qu'un pays dit développé doit être son premier marché pas seulement au global, mais aussi dans un nombre donné et important de secteurs, que l'actif puisse consommer ce qu'il produit en quelque sorte, pour symboliser la donne fordienne.
  7. Ca fait partie de ce travail de "comptabilité totale" qu'il faudrait apprendre à faire pour s'orienter vers un calcul économique intégral de la valeur ajoutée, et non un calcul stricto censu dans l'entité économique (entreprise, administration....). Déjà, calculer le coût à l'échelle de la filière et non à celle de l'entreprise (les filières étant de moins en moins intégrée au sens de la production, avec une segmentation verticale en entreprises de plus en plus nombreuses -et petites- prenant leur marge, se spécialisant et étant plus vulnérables à la conjoncture et plus dépendantes au donneur d'ordre), ce serait pas mal. Avec prise en compte des impacts sociaux, écologiques.... A quoi ça sert de supprimer un taf, en fait surtout son "activité première" (pour le poinçonneur de métro, le poinçonnage de métro :lol:) si il y a un impact, donc un coût, moins facilement mesurable et un peu différé par ailleurs qui sera payé autrement, parce que ce job avait d'autres versants ou des effets secondaires (surveillance, salubrité, mais aussi "masse" de consommateurs et de volant d'activité, même modérée, ainsi créée)? Tout n'est pas sauvable en l'état (certains doivent évolués, d'autres sont condamnés....), mais un exercice de comptabilité plus complet doit être envisagé, en contradiction avec une vision étroite et strictement micro-économique. L'ennui, c'est précisément qu'au-delà du seul cas français, tous les pays occidentaux/dévéloppés ont le même problème vis-à-vis du cas chinois et de quelques autres, à savoir l'élimination de tout un pan de l'économie au profit du seul mirage de la haute VA et de la montée en gamme. Ce pan, ce sont ces jobs/activités à basse VA, ce qui ne veut pas dire qu'ils sont non rentables ou même non productifs (services à la collectivité, entretien d'infrastructures, mais aussi industries à faibles marges....). Qu'uil faille traiter le problème de la productivité, c'est plus que certain, et pas qu'un peu. Mais l'autre versant, soit cette concurrence plus qu'inégale favorisée par trop d'éléments circonstanciels et non des "vertus capitalistiques" du "modèle chinois", doit être traité aussi, et ce dans le même temps. C'est l'un et l'autre comme je l'ai déjà dit, pas l'un ou l'autre. Et surtout, ce problème extérieur doit être traité d'autant plus tôt que le temps n'est pas neutre dans l'affaire: chaque année qui passe, c'est plus de fuite d'activité, plus de parts de marché perdues, plus de réflexes acquis (et pas les bons).... Donc de la marge de réaction et de manoeuvre qui disparaît.
  8. Et surtout, la stabilité du pays, condition première pour qu'une économie existe, ira aux chiottes.
  9. Evidemment, y'a pas qu'eux, loin de là; mais attention aussi à ne pas raisonner en bilatéral uniquement. Quand tout le monde commerce avec tout le monde, les productions à bas coût, chinoises en l'occurrence, dictent leurs conditions pour l'ensemble des marchés concernés: l'impact est direct quand il s'agit du commerce purement franco-chinois, mais aussi indirect, et non moins réel, parce que la Chine commerce avec les partenaires économiques de la France, et cet impact est de définir les conditions, coût en premier lieu, des secteurs concernés par ces exportations. C'est par marché qu'il faut raisonner à ce moment là, pas par pays. Et les marchés concernés, ce sont les produits de consommation courante, les produits semi-finis à basse et moyenne valeur ajoutée (dans tous les secteurs, de la pharma aux "purs" produits industriels), les productions alimentaires de base (la plupart des fruits et légumes surgelés, le porc bas de gamme, l'alimentation animale....), toutes productions qui ne sont certes pas les plus importants cash makers (sauf à volumes gigantesques, soit le cas pour la Chine), mais qui emploient beaucoup de monde à niveau de qualification bas ou moyen (donc du "volume d'activité"). Et c'est là qu'un problème existe dans les pays développés: le mirage de la montée en gamme et de la focalisation sur les "métiers de la connaissance" et productions à haute VA ne peut PAS s'appliquer à l'ensemble d'une population, quoiqu'on en dise. D'abord parce que ces marchés aussi sont très concurrentiels et beaucoup de pays travaillent dessus. Mais surtout parce que tout le monde ne peut pas être ingénieur, technicien surqualifié, diplômé de haut niveau.... Cela ne s'applique qu'à une part minoritaire de la population, tant en raison du coût représenté par ces formations que du niveau de capacité à suivre de telles études et formation, ou de la "sélection naturelle" qui s'opère dans ces filières et qui font émerger des compétences de niveau supérieur. Et c'est bien là qu'est l'os: la Chine et d'autres pays ont fait une OPA sur l'ensemble de ces tranches de métiers, qui forment le "bas de la pyramide", alors que le haut ne peut pas employer de si vastes contingents. Plus cette logique se renforce, plus les seuls trucs qui reste pour des pans de plus en plus importants de la population sont des jobs de service à temps plus ou moins partiels, peu rémunérateurs, créant peu de valeur ajoutée, offrant peu de perspectives et aucune stabilité ni visibilité. Quoiqu'on en dise, une économie, aussi développée soit-elle, a besoin de tout le spectre des qualifications pour employer à peu près tout le monde ou en tout cas le plus de monde possible. L'impact sur ces marchés est là très vaste, et onc aussi sur l'emploi, tout connement parce que la main d'oeuvre n'est pas un vaste ensemble indifférencié qui peut se reconvertir dans n'importe quoi. Formation professionnelle et éducation peuvent améliorer la mobilité professionnelle, mais la main d'oeuvre reste faite d'individus: - selon les tranches d'âge, ils sont plus ou moins mobiles (dès lors qu'une famille est créée, c'est moins facile, surtout dans des pays développés et urbanisés où déménager/se réinstaller, c'est pas vraiment prendre son balluchon et aller voir ailleurs; se déplacer est un coût lourd) - selon les niveaux éducatifs, socio-économiques et culturels, et -faut être honnête- selon les individus, la mobilité n'est pas la même: aligner le marché du travail sur les plus capables (10, 20% d'une population) définira des conditions impossibles à suivre pour le reste S'il n'y a plus cette masse de "jobs de base" pouvant employer de vastes pans de la population, ou que ceux-ci sont désormais trop partiels, limités et peu rémunérateurs (entendez pas assez pour en vivre), y'a tout un créneau qui manque dans le marché du travail et l'économie. Le trip, c'est que les pays développés ont besoin de jobs à faible VA mais fort niveau d'effectif qui offrent un niveau de revenu décent, chose que le mode de développement économique actuel a rendu impossible. Un exemple avec le bio pour l'agriculture: pas mal d'exploitations moyennes et petites sont passées au "tout bio" et certaines ont pu commencer à définir un modèle économique viable: les marges sont inférieures, mais le taux d'emploi (et d'emplois fixes, donc offrant un cadre de vie) est infiniment supérieur. Seulement ils ne sont pas encouragés ni par les conditions commerciales, ni par le cadre légal ou les pouvoirs publics. C'est un réservoir d'emploi immense qui serait infiniment plus viable si étaient prises en compte des données de "comptabilité totale" comme le coût réel du transport et de l'énergie, le fait de favoriser les boucles courtes d'approvisionnement, la valorisation d'un impact écologique et sanitaire (l'impact terrifiant des pesticides sur la santé des agriculteurs, du consommateur....) moindre.... Toutes choses qui ne sont pas prises en compte dans les filières existantes et donc considérées comme des "non coûts" qui favorisent énormément les productions industrielles qui ne paient pas le prix de leurs dégâts, alors même qu'elles représentent un mode de développement agricole qui n'est plus tenable ou même viable économiquement. Mais si une telle comptabilité était prise en compte par la France, ce serait considéré comme une mesure "protectionniste"....
  10. Là c'est un peu court à mon avis sur ce passage: - il raisonne un peu trop à conditions équivalentes (fiscales, sociales, niveau de vie, environnementales, légales, qualitatives....) pour tous les pays. Ce sont des domaines qui conditionnent certes la compétitivité, mais aussi la productivité en ce qu'elles conditionnent entre autres les décisions d'investissement, d'accroissement de capacité.... Et les choix publics en la matière. Pour comparer les productivités, il faut aussi comparer les exigences et les conditions d'une production - effort n'est pas fait de prendre en compte la "comptabilité totale" qui incluerait entre autre le coût (donc aussi l'impact, qui est un coût différé) écologique, dont la simple inclusion dans le calcul économique changerait radicalement les données du lego industriel transnational de la plupart des filières de production Difficile de vraiment séparer productivité et compétitivité, surtout du point de vue du décideur économique pour qui c'est chou vert et vert chou. C'est louable effectivement d'essayer de faire le distingo, mais en termes de décisions d'investissement, d'implantation, d'assemblage/répartition d'une filière de production.... Ca a au final peu d'impact à moins de pouvoir changer la mentalité et les priorités des conseils d'administration, ce qui semble douteux. Ce à quoi il faut ajouter la propension naturelle des dits décideurs, évolution de ces dernières décennies, à se détourner de la production stricto censu (financiarisation, dématérialisation, raccourcissement dans le temps du cadre de pensée économique....): changer une culture, ça se fait comment? La réponse de la barrière douanière, entre autres mesures de "protection" n'est pas la panacée, très loin de là, mais ces diverses mesures sont les seules sur lesquelles il soit loisible d'agir, et de le faire relativement rapidement, vu l'impossibilité et l'impasse totale que sont les négociations commerciales type G20 qui sont censées équilibrer les conditions de marché, mais ne l'ont plus fait depuis plus de 20 ans. On peut aller jusqu'à dire que les mesures de protection les plus directes (tarifs douaniers, marchés ou proportions de marchés "réservés", limitations des prises de participation étrangères, abus des normes non tarifaires à seules fins de restreindre l'accès au marché, stratégies administratives et entraves directes....) sont complètement imbéciles.... Mais ce sont les seules, et le pire, c'est qu'elles marchent en l'état de choses. La Chine en est l'exemple premier.
  11. En théorie, parce qu'en pratique, ils n'ont PAS les infrastructures ni le personnel pour plus de quelques unes dans quelques domaines, en aucun cas une expertise couvrant tous les domaines avec veille permanente sans besoin de mobilisation spéciale. Autant dire que ce système, c'est avoir droit à un tamis pour filtrer l'océan :P. Entre ça et rien du tout, y'a pas vraiment de différence. Le pouvoir est à la quantité d'information, et à celle qui parvient effectivement au décideur, le reste est pour la façade. Les crèches municipales sont de loin les plus nombreuses en France, devant les associatives. Je ne donnais ces exemples que parmi d'autres services qu'une ville comme Paris assure: musées (Paris en a un certain nombre sous sa gestion), Etat-civil, urbanisme, permanence administrative, gestion des eaux, voirie, équipements culturels/sociaux/sportifs, gestion immobilière et aménagement urbain.... Tout un tas de secteurs d'activité qui A LA DIFFERENCE d'un truc comme la commission de Bruxelles, ont à la fois un volet de gestion globale ET un volet de relations avec l'administré, donc pour ce dernier cas, de l'effectif au contact de la population. Quand tu as des services qui doivent aller voir des arpents de terrain, assurer de la permanence de réception du péquin moyen.... Ca fait très vite du chiffre, contrairement à une administration supranationale qui ne s'occuppent que du "haut de gamme", très, très loin de la base; c'est darwinien, plus tu est vers le haut de la pyramide alimentaire, moins y'a de monde. Plus tu dois t'occuper de truc du bas de la pyramide, plus t'as de monde, faut comparer ce qui est comparable.... Combien de fonctionnaires dans la gestion de la ville/entité fédérée de Bruxelles :lol:? Pas la peine de foutre ces histoires de culture :lol:T'as pas fréquenté trop de fonctionnaires européens apparemment. Ni pris en compte leur défiscalisation qui est une tolérance qui coûte même si ça n'impacte pas le budget bruxellois proprement dit. Sans compter ce qui est pris en charge par les Etats, notamment l'Etat de résidence des institutions. 32 000 fonctionnaires européens, pour la note. "Faire fonctionner" l'Europe est un terme facile pour définir des attributions uniquement "haut du panier"; comme si tu décrivais que le ministère de la santé comme administration centrale "gère la santé" des Français en le comparant à la fonction publique hospitalière qui serait la gaspilleuse avec ses centaines de milliers d'employés. Pitié sur les comparaisons oiseuses. A noter que la fonction publique de la Ville de Paris, avec 46 000 personnes (pas le double de 28 ou 32 000 si je sais encore compter), est A LA FOIS une fonction publique de ville et de département (statut particulier de Paris, Lyon et Marseille), avec donc les fonctions et compétences afférentes. Encore une fois, beaucoup de compétences"du bas", donc nécessitant de l'effectif. C'en est un parce que c'est une "administration au-dessus des administrations", soit un étage de plus dans l'enchevêtrement kafkaïen des organisations qui gèrent des Etats totalisant des centaines d'habitants: c'est opaque, c'est imbitable pour qui n'est pas dans le business, ça se surimpose à des administrations existantes, ajoutant plusieurs niveaux de complexité aux bordels nationaux déjà assez cotons, c'est sans contact avec la base et ça n'a de comptes à rendre que très indirectement. Par ailleurs, sur un strict plan de fonctionnement, il faudrait, pour être honnête, ajouter au total des fonctionnaires européens (déjà faussé par la partie de travail "européen" que les Etats accomplissent eux-mêmes), le total des lobbyistes. Quiconque étudie un système politique et administratif où existe le lobbying comme permanence sait qu'il s'agit d'un outsourcing de fonction qui prend une part du pouvoir, dans une relation symbiotique mi inceste, mi viol. S'il y a une population de 15 000 lobbyistes et assimilés à Bruxelles (comparaison: entre 25 et 30 000 à Washington), ce n'est pas pour être juste des "consultants" cherchant un rendez-vous de temps en temps, et dont le secteur d'activité pourrait disparaître du jour au lendemain si une crise de vertu prenait la gouvernance européenne. C'est de facto l'essentiel de la machine à fournir des données à l'administration bruxelloise.
  12. Et 2 clichés périmés depuis longtemps, 2 :lol:! - la mairie de Paris emploie nettement plus de monde parce que les comptes qui sont présentés pour ce très douteux "arguments massue" sont ceux de TOUS les fonctionnaires de la dite mairie, l'administration n'en est qu'une petite partie: tu comptes des personnels de crèches, de la voirie et autres éboueurs (entre autres fonctions qui "font marcher la mairie" :-[ :lol:) dans l'administration bruxelloises - va voir de plus près le statut et le coût des fonctionnaires européens, et tu reparleras du "train de vie" de l'Etat français après. Un secteur de dépense parmi d'autre qu'un Etat se doit d'avoir et dont Bruxelles fait la "vertueuse" économie :-[: l'expertise autonome dans tous les domaines de législation (donc tout: labos scientifiques de toutes les disciplines, cabinets d'études et statistiques, expertise économique et sociale, évaluation et suivis de projets....) a été "vertueusement" outsourcée au privé.... Ca s'appelle le lobbying, et vu qui finance l'activité, les intérêts en jeu et ce pourquoi un cabinet ou un département de lobbying existe, l'objectivité de l'information et l'intérêt porté au bien public sont absolument indubitables, tu vas dire, non? Qu'un Etat soit irresponsable au point de payer un coût faramineux pour une telle capacité, c'est vraiment la gabegie quand M. Microsoft peut tellement mieux renseigner, en toute objectivité, le législateur sur le marché du software
  13. La Chine joue comme un Etat européen du XIXème siècle..... Les Etats du XIXème siècle ont fait plein de conneries et de saloperies, mais leur jeu était la course à la puissance.
  14. Peut-être aussi parce que tu sembles avoir une définition un peu étrange du terme "rationnel". Le rationnel s'ancre dans des critères qui sont soit basiques et biologiques, soit émotionnels/affectifs, soit des orientations procédant d'une accumulation au cours de la vie de réflexions et d'impressions sur tel ou tel sujet (qui forment des goûts, des centrs d'intérêts, des penchants "naturels" pour choisir, des modes de réflexion....). mais dans tous les cas, il s'agit des processus qui forment le mode de réflexion ET d'émotion, les canaux par lesquels il passe et qui forment aussi la "logique" de fonctionnement individuel. Mais définir un rationnel dans l'absolu? Ca n'existe pas, Kant a été assez prolixe là-dessus pour qu'il ne soit pas besoin d'en disserter des plombes: la raison telle que tu la pointes quand ce thème est abordé, a l'air d'être un espèce de monolithe assez abstrait où il n'y aurait qu'une réalité une et unique à une explication une et unique et une causalité unique et absolue pour chaque chose. Même en tant qu'objet de réflexion dépassionné, ça n'existe pas: trop d'inconnues, trop de possibilités de parvenir à un même but, trop de voies différentes.... Existent en chaque chose pour qu'une réponse unique dite "rationnelle", procédant de causalités parfaitement définies et claires, puisse exister. Tu deviens jungien :lol:? Au moins ça peut permettre de revenir au sujet: l'inconscient collectif est précisément ce dont il est en partie question. Sentiment d'appartenance, cultures, réflexes de groupes constitués, habitudes de se chamailler ensembles et de regarder les autres avec qui il faut aussi se chamailler précisément comme "des autres".... Tout cela est à l'oeuvre dans la construction européenne, comme frein et obstacle en même temps que comme garant de la stabilité des groupes nationaux existants, logiques qui font qu'un groupe de 20 personnes unies, même s'ils s'engueulent tout le temps, par ce type de facteurs inconscients, sera toujours plus fort qu'un groupe de 100 personnes foutues dans une même pièce juste comme ça avec pour seul critère qu'ils vivent dans des baraques qui se ressemblent un peu ou ont la même couleur de peau. Toute la différence entre les nations et l'Europe. Et face à la crise grecque en particulier comme à la crise financière en général, ces facteurs surgissent et s'ajoutent en même temps qu'ils la guident, à la logique des intérêts territoriaux et sectoriels existants et qui font les ordres politiques des nations en place. Mode pirouette anti-HS off....
  15. Primo: des facteurs émos, y'en a nettement plus, et des plus forts et des plus ancrés, du côté des nations, de certaines idéologies/idées (dont certaines pas fraîches, voire franchement puantes). Ils marcheront nettement plus, surtout quand la situation est difficile Secundo: le facteur émo de "le ventre gargouille"/"l'usine d'à côté va être outsourcée"/"quel politique s'occupe de mon bled" sera infiniment plus déterminant que "un tchèque a la même carte d'identité que moi" ou "Bruxelles est aux commandes, tout baigne". Appelle ça l'émo de proximité versus l'émo réellement abstrait Tertio: plus tu mobilises l'émotionnel, plus c'est le signe que la dictature recule Enfin pour éviter les polémiques longues, juste rappeler que l'inconscient ET le conscient interagissent pour produire un comportement. Freud a été plus que sérieusement remis en question, et les choix dans une vie, surtout à mesure que l'être grandit, sont dictés par un mix impossible à quantifier mais dont il est illusoire de dire qu'ils sont uniquement compulsifs. Juste pour souligner que le mantra européen, côté truc qui mobilise foules et bulletins de vote, c'est de l'émo cheap niveau boy's band, qui ne joue vraiment, mais alors vraiment pas dans la même catégorie que les nationalismes et grandes utopies en leur temps, le sentiment d'appartenance national, aussi détérioré soit-il, ou le simple souci de sa gamelle et de la recherche d'un bouc émissaire pour les problèmes du temps. C'est du niveau gadget de communicant.
  16. Faux, la différence étant que les lignes que j'évoque ne sont pas celles que tu souhaites. Je n'y crois pas une seconde tant, en l'état des choses, c'est un foutage de gueule vendu comme un mauvais slogan politique; zéro crédibilité en tant que telle. C'est même une insulte à l'intelligence que d'essayer de vendre cette "chose" à 27, avec la Turquie qui radinerait en plus, comme un horizon politique. Mieux vaut une union politique à 2 ou 3 (et ce serait déjà infiniment difficile, limite impossible) qui ait quelque cohérence sur les éléments qui comptent afin d'assurer une intégration suffisante pour que l'entité qui en émerge puisse exister en tant que puissance. "On" les a pas vécu: les générations précédentes l'ont fait, et ce souvenir est désormais loin, sauf dans les discours qui n'évoquent rien que de très abstrait. Et "on" ne les as pas vécu ensemble, comme un camp face à l'adversité, or c'est précisément ça qui marque. Peut-être que des mécanismes existeront de façon permanente, mais cela aura d'abord créé beaucoup de ressentiment (qui revient toujours d'une façon ou d'une autre), et cela aura surtout créé un organe de gouvernement lointain et déconnecté qui a plus de probabilités d'être mal vécu qu'autre chose. L'intégration fonctionne pas comme ça; c'est disposer trop facilement de ces choses emmerdantes qu'on appelle "peuples". Ces facteurs "émo", ça n'existe que pour la gallerie et les blablas médiatiques: ça n'influe pas sur les comportements de vote et les sentiments d'appartenance. Ensuite, des "nations anciennes et fortes"? Anciennes oui, mais fortes :-[.... C'est justement un peu le problème: si les nations européennes étaient encore fortes en tant que nations, il serait justement plus facile d'organiser une structure supranationale/confédéral de gouvernement politique. Pour un précédent.... l'unification allemande? L'unification italienne? Et ces nations là avaient nettement plus en commun, de quoi précisément se sentir un peuple malgré les immenses différences entre elles et les hostilités multiples au processus. Quanf au terme "utopie", il est justement à l'ordre du jour: mêler utopie et politique, ça n'a jamais amené que cauchemar et autoritarisme. C'est pas être négatif ou uniformément critique (négatif) que de pointer la différence entre des illusions (qui servent bien des intérêts antagonistes et risquent d'amener à des confications de libertés et souverainetés par rien de ce qui est promis) et des objectifs plus réalistes, chose qui ne peut venir que d'un regard le plus complet possible sur la réalité. Si projet supranational il doit y avoir, faudrait d'abord regarder ce que les peuples veulent et si et seulement si les conséquences, y compris celles dont ils se plaignent, leur ont été expliquées avant. Regarde rien que le petit point de la langue: travailler dans les structures européennes, ça veut dire devoir parler anglais, un peu français et très peu allemand, les autres langues étant complètement envoyées bouler de fait. De fait, c'est fermer l'élite européenne en grande partie à qui ne parle pas anglais, soit l'immense majorité de la population (et il est illusoire de vouloir du bilinguisme "naturel", tout comme il est inique de l'imposer), et surtout à qui ne le parle pas à niveau élevé et spécialisé (jargon, spécialités techniques....). C'est un fait qui se renforcera avec le temps car toute structure de ce type, pour fonctionner, ne peut réellement le faire qu'avec une langue véhiculaire: colonisation culturelle? Sur-représentation démesurée de ceux dont c'est la langue maternelle (et qui argueront à juste titre qu'ils sont plus naturellement compétents dans son usage)? Déconnexion accrue des élites et des peuples, au moins dans le cas des peuples non anglophones? Moindre accès des populations de ces pays aux carrières "qui comptent" au niveau continental (administration et politique, mais aussi et surtout les carrières dans le privé, et surtout les grandes entreprises qui forcément calquent leur langue d'usage sur la "langue du pouvoir")? Réactions parfois violentes à cet état de fait? Ce sont des conséquences de moyen terme quasiment certaines.
  17. Ou plutôt, l'empereur se serait retrouvé avec au contraire une réaction nationale; la France d'Henri II n'est pas divisée par les guerres de religion, même si des troubles ont existé, et il n'y a pas de division politique qui soit au point de la guerre civile. Sous Henri II, le royaume est en ordre, d'où l'important effort de guerre qu'il a pu conduire en continuité pendant ses 12 années au pouvoir avant qu'un petit morceau de bois ne se place mal sous sa paupière :-X :-[ (oups). C'est après, avec la régence de sa bourgeoise, la minorité de ses fils et leur faiblesse avant tout physique (qui laissait augurer de la suite et accroissait ainsi les anticipations ambitieuses de certains appétits), que la merdasse va commencer, la décennie 1560 voyant tout se nouer réellement et se mettre en place. Une marche sur Paris n'aurait pas fait grand-chose, à moins que les troupes en jeu soient gigantesques, assez pour occuper effectivement tous les accès et les villes entre Paris et la frontière.... Ne pas oublier qu'à cette époque, c'est vraiment pas comme l'époque napoléonienne; les densités de population sont infiniment moindres, les réseaux routiers et pontonniers nettement moins développés, les stocks alimentaires moins disséminés et beaucoup plus réduits et défendus dans des centres fortifiés qui sont du coup nettement plus importants. Ceux qui s'étonnent de ne pas voir du blitzkrieg napoléonien à cette époque doivent prendre ces données en compte avant tout: la guerre est plus statique parce que la décision se fait en tenant les villes, dans une Europe à espace-temps militaire nettement plus grand, à armées plus petites et difficiles à approvisionner, donc aussi plus précieuses et qu'on hésite beaucoup plus à engager et à disséminer en garnisons d'occupation. S'attaquer à Paris avec 20 000h, c'était se garantir un TRES long siège où tous les accès et axes de ravitaillement ne pourraient être contrôlés, avec du harcèlement omniprésent et une armée de fait immobilisée et vulnérable, alors même que le besoin de troupes aux Pays Bas est grand et la ressource rare. Et surtout, en quoi ça aurait "satellisé" la France? La capture de François Ier à pavie n'a pas accompli ça, et les conditions de sa libération n'ont quasiment rien donné aux Espagnols, quasiment aucune (de stratégiquement significative) n'étant respectée: ils n'avaient pas les moyens de l'imposer, c'est aussi simple que ça. Bloquer ou prendre Paris, c'est sans doute un coup dur, mais même si ils avaient pu la tenir (plus que douteux) et garantir les axes de communications avec les Pays Bas (impossible), le royaume n'était pas décapité d'abord parce que le roi restait libre, et ensuite parce que le poids de Paris (économique) n'est pas ce qu'il est devenu 2 siècles après, et surtout 3. En caricaturant un peu, pour les Espagnols au XVIème siècle, essayer de satelliser la France militairement, c'est lancer une campagne de Russie ;) ; le seul moment où ça a été un peu le cas, c'est quand les Ligueurs (entre la moitié et les 2/3 des Grands du Royaume, avec le soutien de nombreuses élites urbaines et du clergé), dans les années 1570-1580, se sont d'eux-mêmes vendus à l'Espagne pour se financier, avec tous les territoires et troupes qu'ils contrôlaient. Là, Paris était de fait "bloquée" même si très indirectement, et ça n'a pas empêché Henri IV d'agir, ni avant puis avec lui Henri III de mobiliser un effort de guerre conséquent à partir du tiers du royaume qu'il contrôlait effectivement.
  18. Bouef: - à cette époque, St Quentin-Paris n'est pas une petite trotte, surtout quand il faut maintenir des lignes avec la frontière - Paris est un objectif intimidant: avec plus de 300 000 habitants, c'est de très loin la plus grande ville d'Europe (et fortifiée = long siège), pas un objectif qui se prend à la hussarde et encore moins un qui se tient facilement - La France, en tant qu'entité politique, c'est avant tout le roi, pas Paris: prendre Paris ou la bloquer est un coup, mais un dont la France en guerre souffre peu, surtout avec une économie agricole, une population patriote et favorable au roi, pas encore déchirée par les guerres de religion. Prendre Paris n'aurait pas assuré l'hégémonie espagnole/habsbourgeoise: Paris était occupée pendant les dernières années des guerres de religion par une garnison espagnole, invitée par la "Sainte" Ligue, avec contrôle des accès depuis la frontière nord; ça n'a rien empêché et certainement pas bloqué n°4. Imagine que les Espagnols, première puissance du XVIème siècle, peinaient à contrôler leurs (ex) Pays Bas.... Alors une France de 15 à 18 millions d'habitants couvrant 400 000 kilomètres carrés, dont le revenu fiscal était équivalent à leurs rentrées annuelles de métaux précieux et d'impôts, c'eut été un peu une gageure, et Paris n'en était pas un centre hypertrophié. Quand à définir les Savoie comme "Italiens" avant le XIXème siècle.... Un peu osé: personne n'a jamais su ce qu'étaient les Savoie :lol:, eux-mêmes ne se définissant que.... Par eux-mêmes!
  19. C'est ça la réalité de la guerre; regarder que l'autre bout de la lorgnette, ça s'appelle geeker.
  20. Sauf que vu le passif de Riton n°4, s'il a tenté ce coup de bluff, c'est qu'il a du un aussi faire un calcul de proba ;). Il avait du métier, le Béarnais.
  21. Comme pour tout le monde, une proposition ne peut ressembler qu'à un voeu pieu ou à du pissage dans un violon étant donné qu'elle n'a rien d'autre que du vent pour la tenir.... Comme toute idée tant qu'elle n'est pas appliquée et mise en oeuvre. Des idées pour telle ou telle version d'une Europe politique, y'en a des tas, certaines ne m'emmerdent pas plus que ça, mais celle qui est en cours et effectivement en place, je n'y vois que des fondations d'argile, des compromis trop bancals (un compromis politique l'est toujours, mais point trop n'en faut), des espérances mal placées, des voeux pieux, des malentendus, des négations graves de réalités fondamentales qui reviendront tôt ou tard dans la gueule de ceux qui les tiennent.... Que la France n'ait pas une masse critique suffisante pour être un des "grands" mondiaux du XXIème siècle, c'est sans doute vrai (quoique), mais ça ne veut pas dire que l'UE peut l'être, simplement parce que bien plus que la taille, la cohésion d'une entité politique lui donne une plus grande probabilité d'être une puissance qui compte. Et cette cohésion ne vient que du fait de se concevoir comme un peuple avec un seuil élevé de conscience des intérêts communs, un sens du collectif développé à chaque échelon de la dite société (pas unique, absolutiste et omniprésent, mais fort), une conscience d'appartenance et d'identité forte.... Aucune puissance n'a jamais existé sans ces choses difficilement quantifiables, mais qui sont LA BASE, pas la conséquence. Il faut des siècles, des situations de fait, une somme de volontés politiques autrement plus fortes que ce qui existe aujourd'hui (parfois implacables), des horreurs partagées, des hasards récurrents.... Pour forger ça. Pas vraiment la donne du cocktail européen. Commencer par ne pas avoir une ligne unique et pas quasi religieuse dans les institutions; qu'au moins plusieurs courants s'affrontent dans des proportions relativement équivalentes, reflétant autant les lignes de partage des grandes écoles de pensée économique autant que les courants d'opinions principaux.... Ca serait un début plus équilibré que l'idéologie actuelle qui a tendance à s'ériger en morale, anathémisant toute déviance, balayant d'un trait de plume toute allusion à un équilibre ouvertur-protection en qualifiant de "protectionnisme" et en le renvoyant direct à un germe de guerre et de nationalisme vintage 1933.
  22. Plus depuis Marignan ;) :lol:! Autre match France Suisse: populace parisienne vs Régiment des Gardes Suisse, Versailles, 1789.... Le match fut court, le résultat sans appel :-[ :-X. Preuve que les Français sont les meilleurs: Sun Tsu même argumente en ce sens! "Le plus grand général est celui qui l'emporte sans avoir à combattre" (ou un truc comme ça): Fontaine Française, 1595, Henri IV remporte une victoire stratégique quasiment sans morts de part et d'autre, renvoyant un corps expéditionnaire espagnol de 20 000h et des brouettes (avec de son côté moins de 3000) vers les Pays Bas.... Qui dit mieux :lol:?
  23. Et il y aurait toujours autant de déficit démocratique, parce qu'il n'y a pas UN peuple, mais 276: une assemblée pour 27 peuples, donc 27 opinions publiques, 27 agoras, 27 langes, références, groupements d'intérêts et de centres d'attention, 27 façons de voir la vie publique, et 27 cultures (principales) de débat, c'est pas la même chose qu'une assemblée pour un peuple qui est un des fondements d'une démocratie. Note que dans le genre "diviser pour régner", c'est pas mal.... L'Europe aurait gagné à avoir un Parlement "indirect" avec un jeu limité de représentants nationaux (une dizaine pour les plus grands pays?) nommés par les gouvernements (avec un pool représentatif de l'équilibre politique du moment: représentation des plus grandes formations politiques à un prorata donné de leur popularité du moment, toutes élections confondues), mais contraints à un exercice transparent de leur office, disposant de moyens d'expertise propres.... Peut-être pas "démocratique" au sens strict, mais de facto plus représentatif, moins démago, plus concret et suivable, en prise avec la réalité des pays concernés.
  24. :O :lol:! Ils l'ont osé celui-là :lol:! Un de ces quatre, faudrait parvenir à pondre un article dossier à destination des geeks de forum, surtout anglo-saxons, qui soit suffisamment simple, voire simpliste, pour démontrer la débilité des clichés sur les nations "à bons ou mauvais soldats": non, l'allemand n'est pas meilleur qu'un autre, l'Italien pas pire qu'un autre, l'anglais n'est pas particulièrement tenace ni le Russe plus patient, le Français plus emporté et irrésistible en attaque et lâchant pied en défense.... Toutes ces imbécilités d'un autre âge à destination des abrutis qui veulent y croire, de temps en temps, faudrait les remettre à leur place.... Ne serait-ce que pour dire que ça a été fait! Ceci dit les Français sont meilleurs....
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