Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Tancrède

Members
  • Compteur de contenus

    18 697
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    166

Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Un extrême a remplacé l'autre, ce qui n'est pas moins grave dans un système de changes flottants où la masse monétaire est d'autant plus encline au surdimensionnement des bulles spéculatives (non surveillées via la dérégulation et l'espace de non droit et d'opacité de la sphère financière), et plus encore dans un business où l'arbitre censément objectif est en fait complètement intégré à l'une des deux parties.
  2. :OC'est marrant que tu places la légitimité là alors qu'il est de notoriété quasi publique que les agences de notations sont éminemment intéressées à la manipulation spéculative massive, vu qu'elles sont cul et chemise avec les institutions de la finance auxquelles elles sont souvent d'ailleurs liées par le capital: leur opinions n'ont rien d'objectif et concourent de stratégies financières pensées très en amont, faisant d'elles bien plus des émetteurs de prophéties auto-réalisatrices et des pompiers pyromanes, quand ce ne sont pas de purs et simples escrocs. Sur la crise grecque, les gouvernants grecs ont créé une sale situation dont la Grèce seule avait les moyens de se remettre sans grand problème; les milieux financiers, agences de notation comme armes d'appui et propagandistes en tête, en ont fait une crise potentiellement dangereuse pour l'eurozone..... Qui est le plus à enfermer?
  3. Ce qui est amusant, c'est que aucun Etat n'ose sanctionner de façon équivalente les agences de notations (entre autres acteurs financiers) pour leur comportement des dernières décennies, pourtant bien au-delà du terme "scandaleux": comme quoi, on voit qui a le pouvoir. Rien que pour leur comportement pendant la crise grecque qu'elles ont plus que largement contribué à rendre ingérable et hors de proportion, elles mériteraient toutes une saisie pure et simple, et l'incarcération de leurs dirigeants.
  4. Oui, ben c'est la politique, avec la version anglo-saxonne du lobbying professionnel qui s'y introduit: ce qui était un petit business artisanal devient une industrie et bouffera d'autant plus le "temps de cerveau disponible" des décideurs, élus, conseillers et hauts fonctionnaires.... Le système de cour vous semblait un peu en rade et peuplés d'amateurs depuis la dernière monarchie en France? Le lobbying arrive et reprend le flambeau, avec juste quelques aménagements vestimentaires pour faire plus "corporate".... Mais ce sont les mêmes parasites qui jadis hantaient les antichambres (lobbies) des grands et des ministres avec perruques, talons, visages poudrés et mouches (non, pas les putes, les autres, les putes pas honnêtes). Ca s'appelle le suffrage non universel, où le vote est en fonction des sommes versées et des services rendus..... Avec comme prétexte d'être des "communiquants" et "experts" qui n'ont pour but que "d'informer" la décision d'un élu dans tel ou tel domaine. Et moins l'Etat aura de services propres pour l'expertise, plus ces gens là prendront de la place.... Et devinez si le secteur financier est bien représenté dans cette activité.... C'est sûr que le traitement de la crise financière est en bonne voie :-[ :P....
  5. Déconnez pas avec le Zimbabwe, l'une de ses sources de devises malgré le pseudo embargo peu surveillé qui le frappe, ce sont les essais cliniques pour les grands labos pharma: John Le Carré l'évoquait dans un de ses récents romans, mais c'est du vrai. L'outsourcing des grands labos pour des essais sur populations sans contrôle ni garde-fou, c'est ça le plan épargne retraite de l'autre taré et de sa clique au pouvoir, le Zimbabwé étant l'un des derniers pays africains où PIB et compte en banque du chef d'Etat sont un seul et même chiffre :P.
  6. +36 000,2 :lol: Ceux qui blâment le taux d'imposition sont de mauvais manageurs cherchant des excuses, mais ce point là de la visibilité est CRUCIAL pour les anticipations et l'organisation.
  7. C'est bien.... T'as juste été jeune (un peu trop ;) :lol:) et emporté, et tu entres enfin dans l'âge de raison, jeune gourgandin ;)! Charité bien ordonnée commence par son cul! Mais il faut surtout différencier la France, le pays, de la France, la république, et plus encore de la France, l'Etat. Pour le 3ème, strictement aucun attachement sinon le minimum nécessaire parce qu'il n'y a rien d'autre à moins de changer de pays. Pour la 2ème, les emportements grandiloquents sont loin, quelques trucs fondamentaux qui restent (oui à la république, le fond, la démocratie et le texto de la DDH, m'en torche); pour la 1ère, c'est le "païs", la terre, la bouffe, les lieux, les paysages, le "pays affectif". Celui-là, il est dans le code génétique (c'est pourquoi l'UE m'énerve encore beaucoup et la pénétration étrangère dans les habitudes culturelles et alimentaires encore plus: là ça impacte mon assiette).
  8. La seule chose dont je sois sûr dans ce domaine, c'est que c'est une raison de plus qui plaide en faveur de l'importance stratégique de porter la guerre chez l'ennemi plutôt que la subir chez soi :-[ :lol:. Pour la note, la vidange massive de la fosse septique d'un PA américain au large d'Antibes (rapportée par un prof capitaine de réserve) semble peu écologique, eu égard à la quantité de la chose et à sa composition (PQ et reliquat d'alimentation US).... Ni un exercice, ni une bataille, mais :lol:....
  9. Pour combien de personnages décrits par le cinéma est-ce la même chose? Et plus largement par la propagande d'une sorte ou d'une autre depuis toujours? L'histoire est écrite par les vainqueurs, ceux qui ont le vent en poupe, ceux qui en ont les moyens ou.... Ceux qui prennent la peine de le faire. Si jamais rien d'autre n'est clamé sur le personnage de "Saccage-Willy", alors peut-être que ce film donnera le ton sur le personnage et la façon de le voir, au moins dans une partie du monde, pour un certain moment.
  10. Toi qui n'a pas arrêté de critiquer la mentalité française sur ce post, voilà que tu la brandis tout d'un coup ;) :lol:! Le terme "intérêt matériel" a mauvaise presse en France, et ce très abusivement, ce qui a d'ailleurs un impact réel sur la perception de la nécessité d'une capacité militaire de longue distance, mais plutôt que de percevoir ce terme comme s'il s'agissait d'une pure avidité/cupidité mesquine, essaie de prendre le problème autrement: - l'intérêt matériel du pays, ce sont des marchés, des emplois, de l'activité - l'intérêt matériel, c'est commencer par la maîtrise de son marché intérieur, donc du fait que les conditions de la croissance économique sont avant tout déterminées par nous-mêmes: si l'on décide que la concurrence et la liberté d'entreprise sont à l'honneur en même temps que le développement social ET un certain niveau de sécurité écologique, ça veut dire qu'on peut y imposer ces conditions, chose impossible si l'on ne maîtrise pas son marché intérieur. Le niveau de revenus, le niveau d'inégalité, le niveau de santé (via la consommation, tant par la qualité des produits que par les conditions de travail et de consommation) et la "propreté" écologique ne sont pas des variables d'ajustement sur lesquelles on ne peut avoir d'influence que marginale (quand ces choses doivent être décidées au niveau européen et surtout mondial.... Ce qui est en train de devenir une impasse) - préserver de l'activité, et en particulier certaines stratégiques (et vraiment pas que le militaire: les principes actifs de médocs et génériques sont aussi dans le lot par exemple, tout comme la couverture alimentaire), c'est aussi, en plus de pouvoir mieux garantir certains niveaux de sécurité (sanitaire, qualitatifs....), garantir la pérennité de certains équilibres sociaux (limiter les coupures sociales avec un pays à plusieurs vitesses, dont quelques-unes ne permettent pas de vivre à de larges pans de la population), et plus encore le fait que le pays reste une terre d'opportunités pour le plus grand nombre possible. Bref, une part dominante d'autosuffisance, donc d'autodétermination, c'est permettre, via la démocratie, de garder une société plus ouverte et permettant la "circulation sociale", ce qui est le but de la République, à savoir la recherche de l'accomplissement individuel et la quête individuelle du bonheur -entendu comme ouverte à tous et dont l'Etat doit créer les conditions pour le plus grand nombre possible - l'intérêt matériel, c'est dépendre le moins possible de l'extérieur, à percevoir juste comme un certain nombre de pays qui, par la dite dépendance et pour leur propre intérêt matériel, peuvent plus imposer leurs conditions de production et de commerce, donc les conditions de vie et d'opportunités dans le pays. Cette détrmination n'est jamais un absolu (à moins d'une colonisation), mais plus on maîtrise sa propre économie, plus on a de marge de manoeuvre et/ou de contreparties pour ne pas subir la loi de l'autre Bref, se préoccuper de l'intérêt matériel - à ne pas percevoir au sens étroit-, c'est se préoccuper de sa liberté et du niveau d'opportunités de vie qui s'offra à chaque membre de la communauté. Quand ce degré de maîtrise se contracte, la richesse se concentre, les opportunités se réduisent, les priorités changent.
  11. De l'oxygène? Mais tu veux ma mort? Je suis parisien, moi! Il me faut du monoxyde de carbone dans l'oxygène, plus quelques autres trucs néfastes et particules fines: à chacun son écosystème, bordel!
  12. Je parle pas de "grandeur", terme qui ne veut rien dire, juste d'intérêt matériel en l'occurrence, de court et moyen terme, rien de plus. Les autres pays se préoccupent avant tout d'eux-mêmes, pas la peine de le faire à leur place ou de penser avant tout au "commerce mondial" comme s'il s'agissait d'une entité qui a des intérêts légitimes à favoriser: l'exportation est obligatoire, mais en faire la priorité veut généralement dire qu'on a laissé tomber son marché intérieur et la maîtrise de son propre destin, terme pompeux qui veut juste dire que la communauté ne peut plus décider de son propre intérêt. L'Europe est une chose: on est pour ou contre, on y croit ou pas. L'idéologie libre-échangiste (à différencier du fait plus modéré de tendre -raisonnablement- vers le libre échange) qui la gouverne en est une toute autre, et son impact est dévastateur sur les sociétés européennes, suffisamment pour menacer ce qui a été fait à terme plus ou moins bref. On repose encore sur la croyance -parce que c'en est bien une- absurde et héritée de l'ère industrielle que "le commerce, c'est la paix" :-[ :P, une débilité hypocrite et béni oui-oui qui a été édictée en un temps différent (où le développement était concentré dans un faible nombre de pays) et par des pays qui avaient tout avantage à commercer puisqu'ils disposaient d'un avantage absolu de compétitivité en la matière (et non rapidement rattrapable), compétitivité qui était alors compatible (du fait de la rareté de la capacité de production moderne dans le monde) avec un développement social certain. Aujourd'hui, cette rareté du développement n'est plus de mise, et le nivellement se fait par le bas: nous avons moins intérêt à un commerce à tout crin, et ce surtout quand les nouveaux entrants dans le jeu entrent avec des conditions (de commerce, de travail, de vie) qui accroissent ce nivellement. Le monde est nettement plus malthusien, en termes économiques, qu'à l'époque où ont été décrétées les "règles" libre-échangistes. Faudrait s'adapter à ça, et avant que les quelques avantages que l'on a encore aient été pompés par ces nouveaux entrants. Que chacun pense avant tout à son cul, c'est naturel, mais il n'y a pas besoin d'un nationalisme à tout crin pour se préoccuper avant tout de l'intérêt de son groupe, vu que cet intérêt impactera directement les culs individuels à un horizon relativement court (une ou deux décennies grand max), donc à échelle de vie humaine. Le nationaliste, le passionné de "grandeur" et autres fadaises délire sur un horizon indéfini et éternel, comme une religion. Là je parle du rapport directement perceptible -juste un peu décalé dans le temps- entre intérêt individuel et collectif. C'est déjà très compliqué, faut pas essayer de chercher plus loin.
  13. Ben oui quand même: Facebook reste incontournable. Personne a les pseudos des mecs qui demandent des frappes via les réseaux sociaux.... C'est juste que j'ai un voisin qui fait vraiment beaucoup de bruit, alors tant qu'à faire, si ça marche....
  14. Des PACs (saleté de ricains et leur habitude contagieuse des acronymes)? Donc si quelqu'un se fait "paxer", c'est à peu près le sens que donne Christine Boutin à un certain statut légal...... Bouhhhhh, réveil difficile le dimanche...... Vais aller prendre l'air et un autre café, moi :lol: :-X :-[.
  15. Nan, les IED, ça a été inventé en 2003 avec l'Irak :lol:. Avant on appelait ça des mines ;) :lol:.
  16. Les tacticiens et officiers "techniciens" français de l'époque, notamment ceux qui ont dirigé et analysé les fameuses manoeuvres des Ardennes, ont critiqué son livre en disant qu'il n'apportait rien qu'il n'avaient déjà énoncé, et qu'il ne parlait qu'en termes vagues et généraux..... A ceci près qu'ils n'ont pas pigé que c'était un ouvrage politique bien plus que militaire, voyant large et abordant le problème sous le vrai angle pertinent, à savoir pas la faisabilité technique, mais le besoin stratégique et ses implications budgétaires et militaires, mais surtout sociales et politiques. Le développement côté recrutement, c'est aussi son école de pensée première (Ardant du Picq) qui parle, pas à tort d'ailleurs: c'est un point crucial dans l'absolu, mais surtout à l'époque un facteur décisif face à une Wehrmacht sur-élitiste eu égard à son "moule" de l'armée d'armistice qu'a érigé la République de Weimar. Estienne imagine moins une division blindée comme unité tactique/opérative autonome qu'un corps à part entière, ou plutôt une armée mobile de réserve stratégique (apparemment monobloc dans sa vision) capable d'effectuer la percée et de contraindre l'adversaire au retrait où à l'enveloppement, dans le droit fil de la configuration tactique de la 1ère GM et de son front continu à forte densité et forte profondeur, avec une stratégie fondée sur le jeu des réserves (il me semble). Bref, il imagine "l'instrument" de "la" percée, vu comme un outil monobloc, ce qui est en fait plus une réponse à la configuration (l'art opératif) de la Grande Guerre qu'une conception dans l'absolu. et il ne le pense pas, comme De Gaulle, par rapport au reste de l'armée, soit en ne prenant pas en compte la ponction opérée par son "corps" sur le reste des capacités des forces: les 8000 camions mentionnés représentent à eux seuls le tiers ou plus du parc de camions français en 1918, élément qui offre la mobilité opérationnelle qui est le vrai avantage allié, et avant tout pour l'artillerie et sa log. Soit une ponction qui déshabillerait Pierre pour habiller un jeune Paul qui perdrait de sa pertinence si Pierre ne pouvait plus suivre :lol:, il me semble. L'autre aspect important de la DB comme concept est de dimensionner précisément la capacité et de la subdiviser en fonction de besoins opérationnels identifiés comme pertinents.
  17. 3ème saloperies: les tranchées elles-mêmes :lol: et le terrain façon "surface lunaires avec la boue en plus". Précisément l'un des premiers critères de définition des gabarits des tanks et du point crucial de la chenille. Le tank a été avant tout conçu pour être de l'artillerie sous blindage avec capacités de franchissement..... Jusqu'à ce qu'il apparaisse assez vite que le fantassin ne franchissait plus assez vite dès la première tranchée passée.... Ben, justement, c'est tout le trip: même lent et court sur pattes, le char allait plus vite plus longtemps que le troupier. Fallait donc emmener du troupier.... Mais le Mark V n'était pas un engin d'accompagnement.... Et puis il bénéficie du facteur "pionnier": le char est encore mal défini.... Donc le VCI ne peut l'être, qui est apparu en complément du char :lol:.
  18. Putain, ça cause bagnoles? L'impression d'être dans un salon de coiffure :lol:!
  19. La paie est loin d'être le seul facteur en jeu: c'est un pays qui n'a aucune crainte sérieuse d'invasion (seul critère de menace perçu comme réel par une population), qui est développé et vit dans la mentalité individualiste/hédoniste des pays industrialisés.... La vie de militaire, et plus encore de sous-marinier, n'est pas vraiment un cri du coeur pour ce type de public là. Vient après le critère de l'exigence, et surtout celle envers la sélection des officiers dans la sous-marinade: il s'agit de profils extrêmement pointus, donc pas vraiment le péquin moyen, ou même le haut diplômé moyen, soit une population réduite qui a des ouvertures dans le privé à des tarifs absolument inégalables par une hausse de solde, aussi élevée soit-elle. Pour la note, il n'y a que 2 groupes de professions qui sont désormais recherchés par la politique d'immigration: professions de santé et ingénieurs (soit l'équivalent du niveau qui est demandé pour des officiers sous-mariniers). Tout les autres candidats à l'immigration peuvent aller se torcher. Ca souligne juste qu'ils en manquent en plus de ce vivier de recrutement, le tout avec une population à la démographie problématique dans l'absolu et en relatif (au regard de la croissance économique). Recruter du sous-marinier restera problématique à moins de faire un effort disproportionné sur les revenus, et encore.
  20. Apparemment, tu es très mal documenté sur le différentiel abyssal de niveaux de protection entre l'Europe et les autres grands pays/zones commerciales: les USA pratiquent un protectionnisme important, le Japon est cloisonné sur des marchés spécifiques (le point étant qu'il choisit les secteurs qu'il considère importants), la Chine et l'Inde, c'est carrément énorme, et tous les émergents font de même: "à la marge"? La marge bouffe la moitié de la page ou plus. La base serait déjà une idée de réciprocité pour une équivalence des conditions de commerce marché par marché, ne serait-ce que pour les normes de sécurité, ce à quoi l'OMC ne parvient pas, certains intérêts étant trop bien entendus par les pays concernés. Les Chinois et Indiens, ça semble déranger personne qu'ils soient à plus de 60, qu'ils réservent leur marché intérieur aux acteurs nationaux, torpillent et trucident les compétiteurs sur leur marché par des ensembles de mesures et pratiques pas vraiment "fair play" (la "pratique" de la corruption à bas niveau étant une grande aide à leur balance des paiements), se torchent le cul avec les normes de sécurité comme avec la propriété industrielle.... Rien d'équivalent côté européen, surtout rien à des échelles approchantes: qui veut perdre des places et des secteurs d'activité ne ferait pas autrement. Oooooh, le pauvre chéri; il va souffrir le commerce mondial? Peut-être n'aurait-il pas à être si développé dans un premier temps, à savoir la répartition sur trop de pays d'une seule et même production qui est une aberration économique et écologique, bénéficiant de trop de coûts non pris en compte pour avoir une "comptabilité réelle", de comportements courts termistes de pas mal d'acteurs économiques et d'une avidité un peu trop encouragée. Par ailleurs, c'est marcher sur la tête que de penser au commerce mondial avant de penser à soi: une économie qui se focalise avant tout sur le commerce extérieur avant son propre marché intérieur, c'est celle d'un pays en voie de développement, pas celle d'un pays développé qui est censé viser avant tout le fait d'être son premier marché, ce que les pays émergents actuels ont très bien compris et ce pourquoi ils pratiquent un protectionnisme élaboré à tous les étages dont les droits de douane ne sont qu'une toute petite partie. Enfin il y a tout connement la priorité de la maîtise de son destin; s'il faut rétablir une part de production importante (donc impacter fortement les flux commerciaux sur les marchés concernés) dans des secteurs clés, "sob be it" si cela peut être fait de façon (un peu rentable).... La communauté est la référence première, pas le taux de marge des acteurs économiques.
  21. Je regarde plus la télé depuis plus de 2 ans; faut podcaster sur le site de l'émission ;)!
  22. Ben, c'est tout de suite moins une arme utile quand la chose est déjà de notoriété publique :lol:. Une casserole, ça ne fait du bruit que si elle est balancée par terre, pas si elle y est déjà :lol:.
  23. Disons que je crois plus à: inertie naturelle de l'individu+pourriture intérieure du système syndical et des arrangements qui le font fonctionner+ idéologie omniprésente+façon dont sont traités les encartés (pas les "fonctionnaires du syndicalisme professionnel") en entreprise = incitation mon cul! Peut-être que ça peut faire quelque chose mais en beaucoup trop de temps. Mentalité individualiste, connerie des syndicats ultrapolitisés et idéologiques, héritage de la révolution qui a implanté profondément un réflexe hostile à tout corps intermédiaire, surtout dans des domaines sensibles. Tiens, une autre idée d'un plan de croissance qui ne peut QUE passer par un volontarisme étatique entendu: rapatrier une proportion donnée de productions industrielles trop outsourcées en Chine et ailleurs. Outre les problèmes de qualité, notamment sur des produits sensibles (pharmacie/santé.... Voir le C dans l'Air de Vendredi sur le marché des médocs, c'est édifiant), il s'agit de contrôle sur de tels marchés (la Chine a déjà fait du chantage aux produits de base médicamenteux, envers le Japon) et d'un seuil minimum d'autosuffisance qui peut encore se faire de façon rentable, même si pas aux "normes" de marges définies actuellement. Incitations ou décisions et plans d'Etat, y'a beaucoup de marchés industriels "de quantité" qui peuvent être rapatriés pour assurer un volant d'activité non négligeable (pas question de ramener tout ce qu'on peut, mais un seuil donné).
  24. Les Allemands sont comme tout le monde: ils ont un marché intérieur de produits de conso bouffé par les Chinois (et d'autres parce qu'ils ont des problèmes d'agro-alimentaire de grande échelle), par les ricains pour l'informatique, et leurs prods "nationales" qui sont achetées sont uniquement les bagnoles et les produits chimiques (entretien....), le reste étant fait pour l'exportation. Faut pas inventer un "patriotisme économique" spontané qui n'existe pas. Pour les entreprises, c'est un entrisme comme le décrit Gally, et qui est "culturellement" recommandé et implémenté par l'Etat fédéral et les länders.... Y'a rien de spontané. Et l'impact est entre autre qu'ils sacrifient beaucoup en matière de rationalité économique. Mais faut pas dire que c'est "culturel", c'est se voiler la face.
  25. Coupure des subventions comme méthode première, restrictions en tous genres à l'accès au marché français (le pouvoir du consommateur devrait aussi être utilisé comme tel par l'entité collective), ou au moins la menace de le faire (au cas où certaines grandes entreprises plus si "nationales" feraient le chantage à l'emploi), si besoin est en s'asseyant sur les éventuels tempêtages européens.... Le fait est qu'à un moment où à un autre, va falloir imposer quelque chose aux "grands" du royaume, quitte à avoir mal en le faisant, mais 2 choses sont sûres: plus on attendra, plus cela deviendra difficile, et il faut de la marge de manoeuvre (du filet de sécurité en l'occurrence, ce qui implique au global de moins dépendre des banques et/ou de leur imposer brutalement sa loi) pour pouvoir faire mumuse à ça.
×
×
  • Créer...