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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Et quelqu'un te rétorquera qu'un pays souverain est un pays souverain, que chaque pays est responsable de lui-même et que chacun doit rester chez soi pour que les vaches soient bien gardées ;). Mais la question est moins là que effectivement, il faut tout connement faire des gradations dans les crimes et leur perpétrateurs, parce que: - il y a effectivement des différences de perception de ce qui est un crime ou pas, de ce qui est justifié ou pas, de ce qui est une "horreur nécessaire" ou pas: même pour la bien-pensance occidentale dans les interventions militaires, la notion de "dommage collatéraux" est en soi un crime avec un terme politiquement correct pour l'habiller. Certains diront que c'est inévitable et justifié par l'objectif final, d'autre te diront que ça n'est justifié que jusqu'à un certain niveau, d'autres encore te diront que c'est de l'hypocrisie qui masque un crime pur et dur. Mais au nom du fait "qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs", beaucoup de régimes durs se justifient et/ou sont parfois en partie acceptés par une population (manipulation ou non) précisément parce qu'un enjeu plus vaste est en ligne de mire (vrai ou pas, c'est autre chose). Et il y a les différences culturelles: la "justice" des talibans est souvent acceptée dans bien des zones d'Afghanistan, ne serait-ce que parce qu'elle s'applique. Le fait de compenser monétairement la mort d'un proche peut être parfaitement accepté dans certains endroits et considéré comme une insulte ailleurs.... C'est le genre de question où, si le relativisme absolu est condamnable, l'absolutisme moral simplifiant du "un meurtre est un meurtre" est une facilité un peu trop grande pour répondre aux questions soulevées. - on a peu de moyens d'intervention: la capacité d'intervention militaire est une denrée rare, et il est impossible d'aller frapper dans beaucoup d'endroits. Donc il faut prioriser - les nations qui peuvent vouloir faire cela sont aussi des pays, ayant donc certes des intérêts immatériels liés à leurs valeurs/à leur vision du monde et des interlocuteurs qu'elles souhaitent ou estime préférable d'avoir à tous égards, mais aussi des intérêts matériels et avant tout celui d'une situation géopolitique donnée, donc une analyse coût-avantage, ou plutôt emmerdements-avantages.... Parce que supprimer une dictature peut causer plus d'emmerdes qu'autre chose: soit par la situation qu'elle crée dans un pays, son environnement et les relations internationales, soit (/et) par le processus même du changement, comme il a été possible de le voir à l'occasion de l'histoire libyenne, qui crée beaucoup de problèmes et de tensions. L'enfer est pavé de bonnes intentions.... -
La cavalerie: une arme, un principe
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Oui, c'est-à-dire quand les armes à feu sont parvenues à un niveau d'efficacité comparable à ceux des arcs et arbalètes au XVème siècle :lol:! Avec la même capacité d'arrêt sur une charge frontale (avantage de l'arc: tapisser le sol de flèches sur lesquelles les chevaux n'apprécient pas de poser leurs sabots..... De la contre-mobilité, quoi :lol:): évidemment, l'arme à feu avait quand même du potentiel de progression encore à ce stade :P. Si et seulement si la majeure partie de tes effectifs sous les drapeaux est faite de non combattants, vu que s'il est un autre point commun entre cavalerie "bio" et cavalerie méca, c'est qu'il s'agit d'unités lourdes à l'achat et à la maintenance :-[, mais la cavalerie méca dans des proportions nettement plus élevées. -
Aaaaah les sains effets du matérialisme non idéologique: on sait rester concrets en occident.... Même en foutant la merde :lol:!
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Y'a du oui et y'a du non; la question n'est pas de jeter un anathème sur tous ceux qui bossent dans la "finance" ni de leur faire porter une étoile jaune :-[ :P, mais quand même de se dire que si individuellement, ce ne sont que des gens qui font leur boulot, c'est dans l'ensemble la nature même de cette activité telle qu'elle a évolué, telle qu'elle se pratique, avec l'impact qui est le sien aujourd'hui, c'est donc cette activité qui est l'un des grands problèmes. Les individus peuvent en devenir les boucs émissaires parce que l'activité n'a pas de visage à frapper. Ceci dit, le mode de fonctionnement général des décideurs financiers (le trader étant un grouillot à cette échelle) fait que bien peu d'entre eux ne mériteraient pas, si tout pouvait se savoir, quelques procès en bonne et due forme: ce sont ces "employeurs" que tu mentionnes, et pour qu'ils soient "contents", il faut que beaucoup de choses néfastes se fassent. Mais évidemment, c'est eux qui ont les meilleurs avocats (une autre profession qui merde d'ailleurs, mais c'est un phénomène qui remonte à sa création :lol:).
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Ah bon? Par vertu de quelle loi divine? La démocratie est une chose qui vient naturellement et patati, et patata.... Le nombrilisme intellectuel occidental fait des ravages, décidément. Et pour mémo, "l'expansion chinoise" a peu de chances de concerner la majorité de la population chinoise; les ressources n'y suffisent pas. Faut vraiment arrêter de raisonner comme si les richesses étaient infinies et tout le monde pouvait prospérer ensemble. "La puissance s'inverse", ça veut dire quoi? Elle s'inverse si on laisse faire, y'a rien d'écrit dans les astres. Pacifiques non, mais on se laissait pas marcher sur la nouille.
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:-[ :OTu connais vraiment pas l'histoire chinoise, toi. C'est étouffer et anéantir l'adversaire par étouffement et non confrontation directe.
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Pas quand tu dis "aucun rapport avec le yuan"; précisément il y en a un. Et pas petit. Faillite du monde occidental et être n°1, c'est une seule et même chose, surtout dans un monde malthusien; tu joues jamais au go? Et pas besoin d'envahir pour un tel objectif (personne ne peut faire).
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Non, ils jouent pour un agenda politique de puissance, et les discours niais sur "ils ne font que du business" sont d'une connerie à coucher dehors d'analystes qui ne veulent pas sortir de leur cadre mental. Les Chinois mettent tout au service d'une stratégie générale, c'est dans leur culture, dans leur vision de l'Etat comme dans leur intérêt. Quand à l'origine de la dette publique occidentale.... Voyons, les Etats sont-ils les seuls responsables ou y ont-ils été largement encouragés par le comportement des acteurs économiques depuis 30 piges? Oeuf, poule, qui sort en premier? Dur à dire, mais tout le monde sait qui sera plumé à la sortie.
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Je comprends pas.... Elles sont ici ou en Angleterre :-[.... Oui, la sortie est par là :-X....
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La rhétorique chinoise obéit sans doute à une stratégie d'abaissement relatif de l'occident, mais sûrement à un besoin de détourner l'attention de leur problème d'inflation et de son impact sur le coût de la vie, du problème des inégalités et injustices sociales massives, de celui de la corruption.... Je peux être moins violent, mais tu devrais être moins euphémisant :lol:.... Une illustration -parmi mille autres- de mon propos précédent: les compagnies d'assurance aujourd'hui retardent au maximum le paiement d'une indemnité due tout connement parce que, même en déduisant les frais de dossiers, de chicanes/chipotages/contestations et d'éventuelles procédures judiciaires, ils gagnent plus entretemps en plaçant le montant dû (évidemment, les cotisations leur rapportent que dalle en comparaison). Evidemment, les problèmes de l'assuré ne sont pas une donnée prise en compte dans l'équation.... Rappelez-moi le taf qu'est censée faire une assurance?
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La cavalerie: une arme, un principe
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Israël se fout d'avoir des capacités lourdes qui soient pertinentes, parce qu'au final, depuis 30-40 piges, l'arme nucléaire est leur défense contre la menace d'Etats voisins. Déjà en 73, la dissuasion nucléaire était en place et les Egyptiens n'ont plus su quoi faire après la reprise du Sinaï, et les Syriens, qui ne voulaient pas du conflit, ont fait n'importe quoi dans le Golan une fois leurs micro-objectifs ressaisis, auxquels ils ne tenaient pas tant que ça. Y'a qu'à voir ce qu'est Tsahal: un ensemble avec peu d'unités d'active, à la doctrine inadaptée à l'adversaire qu'ils ont, et surtout un motif pour faire fonctionner le lobby militaro-industriel du pays. Alors le Leclerc est certes plus crédible que le Sagaie pour la mission au Liban, mais à quel prix? Ce qui est utilisé au Liban, c'est pas le Leclerc, c'est juste son blindage et son aspect dissuasif, pas ses capacités de pointe, celles qui coûtent un bras et justifient le concept de base: pas besoin d'un char à 4-7 millions pièce (sans compter sa maintenance et son coût OPEX) pour ça! Quand à la "crédibilité" ainsi obtenue; elle peut valoir quelque chose vis-à-vis des alliés, certainement pas vis-à-vis des adversaires. On est pas au service des "alliés", ou alors faut assumer notre statut de protectorat américain et ne plus avoir d'armée :lol:. Ca veut dire aller les titiller chez eux? C'est pas 2-3 brigades qu'il faut, là, mais une quinzaine au moins, et pouvoir toutes les envoyer et les soutenir là-bas sans limite de temps. Irréel, là, et hautement improbable. J'avais fait un sujet là-dessus, et le fait est que je ne crois pas une seconde à l'impact de ces trucs, surtout sur le politique: nous sommes des populations d'individualistes égoïstes n'ayant rien à faire des domaines stratégiques/militaires, et les morts de soldats ne créent que quelques remous médiatiques très momentanés sans aucun impact électoral (les militaires et leurs proches pèsent en plus si peu): c'est très triste à dire, mais les morts d'Uzbeen ne pèsent de rien dans la décision de vote de 99,99% de la population. -
C'est tout à fait vrai (pour citer les Tontons Flingueurs "je dis pas que c'est juste.... Je dis que ça soulage" ;) :lol:); mais n'est-ce pas aussi très injuste de voir les dégâts qu'occasionnent, souvent en toute légalité, l'activité financière dans les dérives qu'elle opère depuis un certain temps? Au choix: - la spéculation pure et dure: autrefois cantonnée à une portion marginale de l'activité, elle a pris du poids, en proportion et surtout dans les volumes et montants, donnant souvent le "la", le ton général, l'orientation des mouvements de capitaux - les effets pervers de l'évolution interne des structures financières et leur impact sur l'économie proprement dite: le "tout financier", l'obsession du court terme, la pression permanente et déconnectée de tout agenda cohérent avec la nature d'activités économiques de tous types qui ont chacune leur temporalité, le surdimensionnement de la "planète finance" et la part qu'elle prend dans certaines filières, la dématérialisation qui a passé un certain cap d'absurdité au regard de l'économie dite "réelle" (en terme d'allocation globale des ressources et des efforts, y'a comme qui dirait disproportion), le drainage des capitaux vers des opérations purement financières qui sont quand même appelées "investissement", la volatilité du contrôle de nombre d'entreprises qui empêche tout développement, l'exigence de rendements absurdement élevés sur de courtes périodes de temps qui empêchent toute stratégie industrielle mais surtout change radicalement l'ensemble de ce qui est exigé d'une filière, la promotion, pour toucher de tels objectifs, de modèles capitalistiques assez ineptes (spécialisation, outsourcing à tout va, cost-killing absurde.... Quand un PDG/CEO, là en moyenne pour 5 ans ajourd'hui, n'a qu'à justifier d'objectifs annuels de rentabilité et de niveaux de dividendes, y'a plus beaucoup de questions à se poser), les montages financiers destinés à l'évasion fiscale massive, et, fin du fin, qui devrait être une catégorie en soi.... Le hors bilan (pas de commentaires). Ce qui est appelé aujourd'hui la "financiarisation" de l'économie est aussi ce que Marc Bloch avait appelé en son temps le passage d'une économie créatrice à une économie prédatrice; et dans une telle évolution, s'il y a beaucoup de responsables (y compris les citoyens/le grand public), ceux qui ont la part la plus grande au financement en son les premiers responsables, à parité sinon plus encore avec les décideurs politiques (en grande partie financés par ces décideurs financiers quand ils ne viennent pas des mêmes milieux voire familles). Ils donnent le ton général. Alors ce que j'ai balancé est évidemment une boutade (pour la partie sur les pendaisons), mais il est clair que l'après 2008 a beaucoup manqué de foutages à la porte et de mise en examen de décideurs financiers, d'inspection de la "neutralité" :Pdes agences de notation, d'une circonscription plus claire des domaines d'activité, des limites à ne pas franchir, de l'imposition de codes de comportement.... Mais si cs choses ne sont pas faites, il est à craindre que beaucoup de gens commencent à préconiser des mesures dont je ne me faisais l'écho que sous la forme de teasing, et pas du tout pour rire, là. Avec évidemment une traduction politique (sinon directement violente) via des démagos de tous poils. Et là on parle pas d'un horizon à 10 ans.
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Des PM côté épiciers :O? Y'a vraiment eu du bodycount? J'avais pas l'impression que le bilan était si lourd (en morts) lors de ces émeutes, quoiqu'évidemment il y ait bien des moyens administratifs de défalquer des morts dans la case "criminalité ordinaire" plutôt que dans le bilan d'émeutes (qui pourrait faire dire que telle communauté, ou plus encore la police, a abusé).
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En attendant, quelques pendaisons de responsables de fonds spéculatifs, de financiers déterminant les grilles de bonus.... Aurait un effet salutaire (peu importe d'ailleurs qu'ils aient techniquement chié sur la loi ou non pour X ou Y raisons :lol:); s'il y avait eu quelques arrestations, procès et limogeages entre 2008 et 2010, ainsi qu'une revue des systèmes financiers (notamment le statut des banques de réseaux-banques d'investissement aux USA) et l'adoption de certains codes de comportements, certaines choses, ne serait-ce même que la perception publique (qui se focaliserait légitimement de ce fait sur les insuffisances et abu du politique), pourraient être différentes. Là, il y a quand même un risque élevé de voir les élites financières, économiques et politiques, co-responsables à part entière du merdier, se refiler la patate chaude en paroles et ne rien faire de concret en réalité, avec un mécontentement social massif qui pourrait dans certains cas se traduire nettement moins en violence immédiate qu'en poussée brutale d'extrêmes aussi démagogues que décomplexés. Autre risque, totalement corollaire: la montée des tensions internationales sur fond de retrait partiel américain, la multiplication de conflits locaux moins régulés, l'affaiblissement de nombre d'Etats fragiles au profit d'acteurs non étatiques/para-étatiques.... Toutes choses pourrissant les perspectives économiques, renchérissant aussi bien le prix des denrées que ceux du transport, restreignant les débouchés, accroissant la concurrence commerciale, mécontentant les opinions encore plus....
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Bof, ce sera tout remis en ordre avec insistance publicitaire pour dire à quel point la sécurité est prise au sérieux: comme depuis quelques temps en Europe, la réaction -américanisée- sera un tour de vis sur certaines libertés publiques, du cloisonnement et du quadrillage urbains, le recours accru à des prestataires privés de sécurité, une police plus musclée et moins regardante dont les effectifs seront concentrés sur les zones olympiques -vidant le reste du pays par ailleurs-.... Tout pour plastronner que "tout a été prévu.... Evidemment, ça devra se faire à crédit: les Anglais qui pavoisaient pour les JO (perso, j'étais contre l'idée même de JO à Paris, tout comme je suis contre les JO :lol:) vont se retrouver avec une ardoise encore accrue pour ce type d'événements dont il est depuis un certain temps prouvé qu'ils coûtent plus qu'ils ne rapportent, hors du surcroît momentané d'activité. Vont-ils même pouvoir emprunter assez pour faire les choses "aux normes" :P avec le passif qu'ils se paient (chansonnette connue: "Ki a du kaka kaki kollé au kuku" :lol:).
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Bon, en même temps, La princesse de Clèves, c'est un tantinet chiant et pour les nanas :lol: ;). Me rappelle encore de l'agonie à la lecture de ce truc: le style précieux, le sujet des tempêtes dans un verre d'eau et des états d'âmes de la noblesse de cour, bouef....
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Ironique que ce soit l'incarnation même des "fils de pubs" qui l'ait sortie celle-là :P.... En plus, ce nom "Rolex" sonne tellement plouc (et/ou nouveau riche/m'as-tu-vu vulgaire des plages de St Trop) qu'on se demande comment la marque peut avoir un tel impact :lol:.... Ceux qui n'ont pas de Rolex.... Ont avant toute chose du goût ;).
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Oui et non, parce que nombre d'Etats, historiquement, se sont par exemple dotés d'une capacité militaire sans rapport avec leur économie, leurs équilibres internes, leur paix civile "à moindre coût" (donc passant par autre chose que de la répression dure et aveugle, de l'asservissement, de l'idéologie/religion....), au moins pendant un temps, pour se constituer (que ça ait marché ou non, ça ne se constate qu'après coup) un Etat plus vaste, une économie plus importante.... Voire ont vécu pendant de longues périodes de temps de la "guerre qui nourrit la guerre" (et le pays accessoirement). La Prusse s'est constituée ainsi, au prix d'un effort énorme sur la population, la Russie de Pierre le Grand a subi un changement d'une brutalité inouïe, la Suède a fonctionné ainsi pendant plus d'un siècle, les pays scandinaves se sont constitués ainsi pendant les 3 siècles de la période viking.... Et l'Etat romain de la République a fonctionné ainsi après la 2ème Guerre Punique, dépendant d'une logique d'accroissement permanent qui seule permettait de conserver un relatif équilibre/calme social tout en étant la cause de son pourrissement croissant (polarisation des richesses, exode rural, arrivée massive d'esclave qui chassaient les romains des champs, des manufactures et des métiers artisanaux, dépendance accrue àa la conquête, déstabilisation sociale, polarisation politique, affrontements violents et guerres sociales fréquentes, dépendance accrue aux patronages/clientélismes/redistributions, mise en place de systèmes de contrôle/exutoires absolument vitaux comme les jeux et le "panem et circenses".... Le tout jusqu'au point de déséquilibre). Il est d'autre fondements/piliers potentiels du développement d'une puissance (une ressource rare, une position géographique unique....), mais là évidemment, on est plus dans le militaire sur ce forum. Le matérialisme historique et les visions de "temps long" de l'histoire issues du XIXème siècle ont trop ancré des idées en grande partie fausses (ou tout au moins à sérieusement relativiser) de déterminismes dans l'histoire, méprisant les aventuriers, l'importance de l'événement ponctuel et unique, la décision à un instant T, le succès ou l'échec d'un décideur (quand il foire, l'historien a tendance à dire que c'était couru d'avance et que les fondamentaux derrière lui -dont l'économie....- étaient insuffisants; quand on regarde de plus près, on voit surtout que nombre de réussites "logiques" sont en fait des coups de dés sans plus de "fondamentaux" derrière). C'est l'un des défauts que donne l'étude, surtout superficielle, de l'Histoire: croire que le présent est un pinacle (sydrôme "mais ils étaient si cons à l'époque, pourquoi ils ont pas fait ci ou ça, c'était si évident?") et une somme d'acquis (avant tout l'idée même d'Etat, mais aussi des trucs comme la liberté individuelle) définitifs.
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Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Si "ceux qui ne reviendront pas" ne sont pas que des personnalités, mais aussi et surtout des représentants de groupes claniques/tribaux, le CNT est dans la mouise, parce que ça veut dire qu'une partie de la population se place dans l'expectative, continue dans son coin, voire lance quelques ouvertures à Khadaff. La bipolarisation dominante du conflit a t-elle vécu? -
Nouveau sujet de réflexion tactique: "de l'usage de l'airpower en zone urbaine au XXIème siècle" :-[.... Le bombardement des concentrations émeutières est-il la solution de l'avenir :-X? Après tout, on parle de guerre urbaine: quand l'ennemi est assez bête pour se concentrer, il faut frapper te façon técizive sur ce schwerpunkt et priser za tynamique pour reprendre l'iniziative, ach :-[ :-X! Mes pilules! Il me faut mes pilules!
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Tu rigoles? C'était le jour et la nuit question niveau d'intensité: aujourd'hui, et depuis les 30 glorieuses en fait, c'est plus du tout la même donne que quand une personne aisée se baladait juste devant le péquin moyen; je parle quand même de l'omniprésence d'un climat incitant à la consommation via la création de frustrations permanentes dans tous les domaines, qui plus est des frustrations qui se renouvellent (c'est pas juste "avoir une télé", mais "avoir la nouvelle télé parce que celle d'il y a 5 ans est dépassée" :-[....). Et une partie de cette frustration n'est pas que psychologique étant donné ses effets réels: tu n'as pas les objets divers qui "font" le niveau de vie "normal" tel qu'il est imposé par l'image médiatique (et qui est en fait un niveau de vie tout sauf moyen/médian), tu subis déjà une forme d'exclusion de facto, de mise à l'écart informulée. Plus tu en es éloigné, "plus c'est pire". Et le vice/réflexe s'attrape jeune désormais, soit à l'âge vulnérable, le plus terrible et injuste, celui de la cour d'école.
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Pourquoi? C'est réellement ta grand-mère qui a créé l'euro :O :lol:? Et pour quelles raisons l'ont-ils fait? Facilité politique pour se faire réélire? Y'en a sûrement. Mais faut voir aussi: - les pressions diverses et variées des secteurs économiques intéressés: financement de campagnes, interpénétration des élites (de plus en plus auto-reproduites), lobbying et chantage à la délocalisation (et faut pas dire que c'est un fantasme démago; pour la City de Londres comme pour toute activité régionalement/nationalement implantée, c'est une réalité du quotidien de la politique locale comme nationale) - ce qui se serait passé si ces dépenses, ou au moins une partie d'entre elles (le différentiel étant la mauvaise gestion), n'avaient pas été faites: si les ricains et anglais avaient du constater leur absence d'augmentation de revenu réel depuis 40 piges, notamment. C'est marrant comme les grandes analyses considèrent par essence qu'une population est une variable d'ajustement compressible à merci dans son niveau de vie à un instant T et plus encore dans sa perception des perspectives d'avenir, son besoin de visibilité
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L'argent qui est investi dans un pays est censément imposé dans ce pays, même si la City est de facto un paradis fiscal qui contourne beaucoup de choses découlant de cette règle de base. Mais l'un des grands problèmes rarement évoqués, outre le niveau caricatural de polarisation des richesses aujourd'hui, est le facteur sans précédent dans l'histoire de l'humanité de l'étalement des richesses devant les yeux de ceux qui n'en ont pas: pub et médias promeuvent un mode de vie de moins en moins accessible à la majorité, mais surtout, ce faisant, créent une contrainte sociale d'adhérer à ce mode de vie sous peine de n'être pas "dans la vie", "dans la société" (c'est tout le but de la com, du marketing et de la pub de créer cette contrainte inconsciente). Le niveau de frustration sociale qui en découle est donc surmultiplié par rapport aux périodes précédentes: à trop agiter le bling sous les yeux du public, surtout de ceux qui n'ont pas grand-chose, faut pas s'étonner qu'ils le veuillent salement, encore plus qu'avant. La télé, la radio, les magazines, les affiches de pub, internet et en fait tout l'environnement dans lequel on baigne sont faits pour créer de la frustration et inciter à consommer, à ressentir des besoins urgents qui sont plus que simplement un besoin artificiel et ponctuel d'une chose: un besoin d'appartenir, d'être dans le monde puisque la consommation en est le seul horizon et que tout a été fait pour ça. On peut se dire qu'on n'a besoin que de l'essentiel, qu'on maîtrise nos pulsions et notre destin, ce sont des illusions, de la vanité à l'état brut. Ah, mais c'est con, qu'on vous dit: revenez plus tard; pas assez de monde et ceux qu'il y a sont indisponibles pour cause de Defense Review.... Mais que fait la vidéosurveillance :-[ :lol:?
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Bof, au regard d'une population d'1,4 milliards d'individus, ça fait presque mesquin :lol:! Mais il est quand même indicatif de regarder comment s'articule l'outil militaire et policier chinois: en plus de la police, ils ont quand même une "armée bis" (faisant partie de l'armée de terre) entièrement tournée vers l'intérieur, qui se compte en effectifs comparables aux grandes unités "lourdes", et qui, bien que théoriquement faite pour la guerre (défense territoriale), ne sert en fait que de police intérieure. Et là, on parle d'unités blindées, de troufions armés de fusils d'assaut.... Pas de flics ou de gendarmes anti-émeutes (ou alors d'un autre style :-[).
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A tous les sens du terme, tu es un tantinet conservateur, Serge ;) :lol:: en 2003, date à laquelle Pékin a compliqué l'accès (déjà pas évident) à l'information sur de tels événements, le chiffre annuel des événements violents de tous types (pas tous conclus par des morts, mais impliquant des violences) dépassait les 20 000. J'ai entendu ici et là que cette année, exceptionnelle, surtout cet été, la barre des 40 000 a été passée (surtout dans la périphérie chinoise qui connaît l'augmentation relative la plus forte) avec en plus un changement important en ce que certains de ces mouvements de nature diverse se sont coordonnés, voire unis (mouvements ethniques/religieux, mouvements paysans, mouvements ouvriers).