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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Ben évidemment: les Grecs en ont déjà acheté, donc c'est fait. Les Turcs pas encore, donc c'est négociable :lol:: ça emmerde les ricains que les Russes exportent ce genre de joujoux à tout va, et ça emmerde les boîtes ricaines que des otaniens et autres alliés/clients les achètent :lol:.
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Le Texas est un cas rare dans les "red states": il est peuplé! Il est aussi plus complexe: les démocrates du Texas ne sont pas une minorité faible, et tant que le sujet des flingues n'est pas sur la table de négo, ils ne sont pas si à la ramasse que ça. Et de toute façon, le Texas est un cas réellement à part aux USA (sans doute l'Etat qui se la raconte le plus et se fantasme le plus, d'ailleurs), et n'a bizarrement de points communs réels sur son statut et ses possibilités qu'avec la Californie :-[ :O (seuls Etats ayant un passé et de réelles possibilités d'indépendance). Ouais, mais ceux-là pèsent rien en population :lol:.
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Le redneck du Nebraska (et autres Etats du type "one of them in the middle" :lol:) n'est cependant pas si nombreux que ça :lol:: la plupart des "red states" (le seul "red" accepté par ces électeurs; autrement, c'est la couleur des "commies" :P) sont quand même très vides et faits d'agglomérations petites et assez isolées.
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Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Conan -version Schwartzy- un film "fin" :O ;)???!!! On le voit juste lire de la poésie et de la stratégie dans ces versions accélérées d'une phase "d'entraînement" -c'est très années 80, avec zique et voix off en plus- et ça lui sert pas à grand-chose vu qu'il ne fait que poutrer et grogner dans le reste du film. C'est juste pour faire cool, comme cet espèce de trip ridicule dans son entraînement avec un grand katana et un maître "oriental" (très à la mode dans les années 70-80 aussi, le trip arts martiaux à 2 balles :lol:). Conan version Schwartzy est un monument dédié.... Au début des années 80, avec obsession culturiste, décors et fringues kitschissimes (même à l'époque) juste là pour exhiber de la viande (pas vraiment correspondre à la série de bouquins originale) et donner dans le trip "slips en fourure de mammouth et cuir partout", avec une action quelque peu.... Mauvaise il faut bien le dire: les tas de muscles issus des salles de gonflette font d'assez lamentables acteurs d'action, plus capables de prendre la pose que de bouger correctement (et rapidement). Sur ce plan là, même Xéna la guerrière est mieux chorégraphiée :lol:. Je réserve évidemment mon jugement jusqu'à visionnage intégral du nouveau Conan dont je trouve le scénario de base excellent, exactement comme celui de GI Joe: Rachel Nichols en tenue suggestive.... Qui trouve une seule faille dans cette écriture :lol:? Mais Akhilleus a raison: l'oeuvre de Howard (plus que les reprises de la série, en livres et BD, à partir des années 60, qui sont de la daube superficielle et racoleuse) est nettement plus riche et dense, avec le désamour profond de l'auteur pour la "civilisation" (et particulièrement l'hypocrisie des "civilisés") qui s'y trouve exposé.... Conan est le self made man par excellence, un tantinet désabusé et dépressif à l'occasion (reflet de l'auteur), aussi roublard que courageux s'il le faut. Le tout dans un monde qui est l'autre grande création d'Howard (en plus de l'individu Conan): le monde de l'âge "Hyboréen" est un monde jeune, en formation/reconstruction, un monde de possibles qui s'inspire des grandes ères plus ou moins anciennes du nôtre (le royaume dont Conan finira par prendre la tête est une métaphore de "l'âge d'or" du Moyen Age européen, très inspiré du règne de Charlemagne). Enfin évidemment, tout cela n'explique pas pourquoi Conan, un guerrier issu d'une peuplade très inspirée des Celtes, a tour à tour été interprété par un Autrichien en pseudo-trip nietzschéen et avec un accent à trancher à l'épée, un culturiste allemand (dans une série dont il ne vaut mieux pas faire mention) et maintenant un Hawaïen :lol:! Captain America est un personnage né pendant la guerre, une icône patriotique pour enfant: bien que par à proprement parler un truc de propagande (cad pas publié par le gouvernement US), c'en était de fait, avec tous les préjugés possibles et imaginables, le ton bien-pensants et cet amour particulier des ricains pour les héros qui non seulement poutrent le méchant, mais en plus vous pondent sur le coup un discours explicant à quel point ils ont raison et sont gentils et super forts et les autres méchants et nuls par essence parce qu'ils ont tort :P.... Ne pas puiser les inspirations de discours de GW Bush ou Sarah Palin dans un registre plus évolué que ça: "Americans love a guy who swaggers". -
Vrai, le phénomène culturel et le rôle des familles sont des facteurs déterminants. Il faut cependant apporter le bémol que les grandes concentrations urbaines favorisent ces comportements.... Concentrations urbaines et densités de population dont la Creuse manque un peu :lol:.
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Faux, il y a aussi le macaron d'avocat sur le pare-brise: c'est comme de l'ail avec des vampires ;) :lol:. Ou le joker absolu, arrivé à un copain il y a quelques années: stoppé par des flics avec tout le toutim déployé pour un phare cassé (en l'occurrence cassé dans l'heure précédant l'événement), il a vu rapidement que les dits flics voulaient se faire un p'tit bourge (d'accord, il avait la voiture un tantinet tape à l'oeil).... Seulement il était accompagné: une copine haute comme 3 pommes qui a brandi illico sa carte de magistrat après avoir relevé un nombre étonnant d'abus et d'erreurs de procédures en un temps très limité :lol:.
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Avant jouer les offusqués et de traiter les autres de perpétrateurs de propagande en décrétant que "cela est démontré depuis des années" :P, faudrait se renseigner un peu plus qu'en n'écoutant que ce qui va dans ton sens. Au cas où tu ne le saurais pas, y'a comme qui dirait des écoles en économie, et non, ceux qui ne sont pas de ton avis ne sont pas tous de dangereux bolcheviks ou des bien-pensants ne voulant que redistribuer des milliards de façon improductive; y'aurait même quelques prix nobels inclus dans le lot. Ensuite évite les citations tronquées et surtout de répondre sur un morceau partiel de citations et non la totalité d'un propos. Surtout quand je prends la peine de préciser "dans la mesure où" (ça veut dire quelque chose dans la langue française), et que dans le reste du propos, je précise aussi qu'il ne s'agit pas d'un effet proportionnellement inverse quelles que soient les circonstances, quels que soient les secteurs et quelle que soit la situation. Décréter des choses en absolu est mauvais pour la capacité de réflexion. Et ce surtout quand on parle "d'emplois publics" dans l'absolu, comme s'il s'agissait d'une matière première indifférenciée susceptible de raisonnements globaux qui prennent la forme de décrets. Avec la cerise sur le gâteau que quand on prend la peine de se documenter sur un sujet, on examine les sources de façon critique, vu qu'elles publient rarement de façon neutre et désintéressées pour l'amour de la vérité. Surtout si elles ont quelque chose de cher à vendre. Et la Suisse est un pays marginal qui repose avant tout sur les retombées d'une activité de facto comparable, macro-économiquement et du point de vue de la gestion de l'Etat, à une rente pétrolière, un luxe que peu de pays ont. Exemple sans objet et sans pertinence.
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Ca c'est assez faux, précisément parce qu'il faut ventiler beaucoup de choses: plus les ménages sont modestes, plus la part de leur budget allant à des consommations "nationales" est grande (évidemment pour des montants réduits), étant donné qu'il s'agit des dépenses de base dont beaucoup, en tout cas dans la structure de production de la France, sont peu délocalisables: logement et agro-alimentaire dominent nettement. Par ailleurs, et c'est pourquoi une relance doit être pensée, son objet doit être de cibler les secteurs concernés par la partie "investissement", précisément pour rechercher l'effet multiplicateur optimal: le bâtiment et les travaux publics sont une source traditionnelle d'efficacité d'une relance, de même que l'intégralité de ce qui peut être qualifié de chantiers "d'infrastructures" (sauf si on se met à faire comme les pays africains et à amener des entreprises chinoises avec leur personnel). D'autre part, on sous-estime souvent une certaine part d'une politique de relance, celle qui vise en fait plus à éviter la diminution, voire la chute, d'activité, plutôt qu'à l'étendre: le cas de la production automobile, mais aussi l'impact sur les petits commerces, sont difficilement quantifiables en ce sens, et mésestimés puisqu'ils soutiennent une part de la demande, sans produire de résultats de croissance proprement dit. Limiter les dégâts, c'est moins visible que faire de la croissance en net. Il est plus dur de se demander ce qui se serait passé SANS la dite politique de soutien d'activité, et tous les effets en cascade qui en découlent, puisque là il s'agit d'une virtualité.
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C'est vrai dans la mesure de la consommation qui est dédiée à la production nationale: le rapport est direct. La dépense individuelle est de facto de l'activité puisque rien ne se crée, tout se transforme :lol:. Dans le cas de la consommation des fonctionnaires et des revenus dits "de transferts", le point de l'angle macro-économique est de savoir faire en sorte de doser la chose pour la rendre supportable par l'économie ET de l'orienter vers la consommation issue en priorité de productions nationales, soit primaires (entièrement faites en national, typiquement la bouffe) soit de transformation (typique des productions industrielles faites à partir de matières premières et/ou de biens semi-finis, donc incluant une VA significative en national). Ca marche aussi pour toute activité de service, évidemment, mais moins étant donné que les secteurs de service offrent en moyenne moins de VA et moins de marge (cas extrême: la grande distribution, de très faible effet levier désormais puisque son impact sur la baisse des prix, après 40 d'évolution, est devenu minime, voire négatif), même si ça fait tourner l'activité en général. A noter aussi que la structure capitalistiques actuelle, avec des entreprises nettement plus spécialisées, est nettement plus vulnérable aux aléas de conjoncture, et ce d'autant plus que le niveau de concentration financière (en France surtout) est tel que de fait une proportion très importante d'entreprises sont de fait des sous-traitants dépendant donc beaucoup des plus grandes. C'est pas le principe qui est faux, c'est son application indistincte, disproportionnée, électoraliste, mais aussi sa permanence quelle que soit la conjoncture.
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La formation professionnelle est la première à blâmer, en même temps que la tendance à la surspécification de nombre de postes.
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C'est pourquoi une politique keynésienne n'a jamais reposé sur de l'endettement fait n'importe comment: il doit être ponctuel (mais dans de telles périodes, énorme si besoin est), cibler par l'investissement et la demande privée les secteurs les plus décisifs pour servir de levier, dont la demande des ménages modestes est prioritaire, autant par humanité, effet de correction du système économique par nature injuste et à tendance entropique rapide, souci d'équilibre politique et social -de paix civile donc- que parce que cette demande est majoritairement tournée vers une consommation de productions nationales, limitée qu'elle est aux soucis principaux, à savoir le logement et la bouffe. L'effet global est plus ou moins important, mais l'effet social et économique local peut être décisif. Le reste, c'est l'effet sur l'investissement qui doit être ciblé correctement, d'où l'habituel recours aux grands travaux, quitte à maintenir sous perf des secteurs d'activité plus que des individus, pendant un temps donné. Face à la frilosité des investisseurs dans une période d'économie plus financiarisée qui a peu tendance à l'investissement (moins qu'une économie en développement). Mais en temps normal, cette politique doit être assortie d'une gestion budgétaire rigoureuse. Le "stop and go" suppose l'alternance des 2.
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Oui et non; cela dépend de la ventilation de ses dépenses. En l'occurrence en France, l'Etat paie beaucoup de fonctionnaires et fait au final peu d'investissements nouveaux, en tout cas pas significatifs au niveau macro économique. L'effet sur la demande est donc limité: s'il comprime et réorganise (à condition de le faire plus correctement que politiquement) les effectifs (d'administration plus que de service, en passant), la demande en sera faiblement impactée en ce que les postes supprimés ne disparaissent pas pour l'économie (comme demande), vu que les fonctionnaires correspondant ne sont pas exécutés :-[, mais vont à la retraite. La destruction monétaire est limitée en ce sens. La question alors est de savoir dans quelle mesure ces coupes impactent les budgets d'investissements proprement dits de l'Etat, qui eux sont un soutien direct à l'activité économique "réelle" avec multiplicateur de type keynésien.
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No problem ;).... A noter quand même d'autres limites de ce genre de réflexions: "il faut que l'Etat soit riche avec une population mobilisée pour la guerre, pour que cet Etat ait la puissance".... Autrement dit: "il faut que l'Etat ait tout bon pour être bon". M. de la Palisse n'aurait rien dit d'autre. Seulement dans la réalité, tous les pays n'ont pas tous les aspects fondamentaux de base de la puissance "concrète" et doivent se démerder ainsi pour peser, y compris dans un conflit militaire. Tous les pays n'ont pas le panel intégral des ressources nécessaires, et/ou ont une population limitée, des communications internes difficiles en raison de longues distances et de faibles densités et/ou concentrations de population.... Et ils doivent se démerder quand même. Et la plupart l'ont fait. Donc pour répondre au sujet, il faut pouvoir aller au-delà des tautologies et maximes assénées par ce type de textes, qui se présentent sous la forme de précepts au croisement entre du simple bon sens, des fausses évidences et du dicton paysan. Se présenter sous le jour de la vérité absolue ne donne pas la vérité absolue :lol:: (surtout en plus quand on se réfugie derrière des maximes du genre "il faut une bonne administration et une direction sage": quand on a dit ça, on a rien dit) et il n'est que de constater que le pays, et l'économie qui le sous-tend, souhaité par les légistes, ne peut exister, ou en tout cas pas longtemps, même dans le cas d'une immense entité politique comme la Chine offrant à la fois vastes populations, centres urbains, intégralité des ressources nécessaires, administration correcte....
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Texte très intéressant; il est à noter d'ailleurs que d'autres qui écrivent dans des périodes similaires parviennent à des conclusions qui, si elles ont chacune leurs particularismes, partagent beaucoup avec celles des légistes sur le fond. Ainsi, Machiavel sur l'Italie de son temps (mais avec une tendance universaliste), Xénophon sur la Grèce.... On croirait en plus, à lire le résumé que fait l'auteur de l'opposition Confucianisme-Légistes, voir l'éternel affrontement, qui a pris mille avatars, entre les "moraux" et les "amoraux", les tenants du droit international contre les tenants de la realpolitik, les platoniciens contre les aristotéliciens, les stoïciens contre les cyniques, les démocrates et les républicains/fédéralistes du XIXème siècle américain.... Il s'agit de 2 logiques fondamentales qui peuvent devenir caricaturales toutes les 2, et extrêmes, les Légistes pouvant devenir purement belliqueux et totalitaristes, les Confucianistes pouvant devenir trop immobilistes/attentistes/indécis, timorés et moralistes. Evidemment, mais quand on a dit ça, on a pas dit grand-chose ;) :lol:, vu que c'est là dire l'effet final, non la cause ou les moyens. Ou alors ton intervention est comme les documentaires dans le film Starship Troopers: tu nous fais du teaser, avec juste après la mention "do you want to know more" :lol:? A noter aussi que ces textes légistes montrent le problème principal d'un grand pays (grand au sens de la taille): la nécessité de la guerre comme idéologie (pas forcément la seule) lui est nécessaire pour se tenir ensemble. Que la Chine ait couru des dangers, c'est certain, mais au regard de ses voisins, faire trop sentir la menace "d'annexion" comme inéluctable au point de devoir mobiliser la population entière en permanence autour de la capacité à faire la guerre (ça veut pas dire les mettre sous les drapeaux, mais que la guerre est toujours en arrière plan au moins), correspond à une vision belliciste qui amène au final dans un trip "tout pour l'Etat, rien en dehors de l'Etat". Avec pour effet corollaire de trucider une partie de l'économie du pays dans cette vision "agriculture/guerre" qui peut avoir d'autres traductions aujourd'hui. le but en filigrane est une capacité de court terme à faire la guerre, difficilement tenable dans le temps, mais surtout un objectif de contrôle intérieur.
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J'aurais jamais pensé voir Guy Millière cité ici :O :lol:! Le mec est un abruti idéologue complet et un hypocrite de première, qui se prend qui plus est pour un grand expert en stratégie :-[ :lol:. Mais la cerise sur son gâteau moisi, en l'occurrence, c'est de citer Rick Perry comme "pas nul du tout".... A t-il regardé le bestiau et son bilan? Le mec qui organise des prières contre la sécheresse, puis contre la crise économique? Le mec qui a réussi à écarter plus d'un tiers des gamins de son Etat de toute éducation afin d'améliorer les statistiques formelles de réussite scolaire? Le mec qui donne des leçons d'économie en disant de suivre l'exemple du Texas dont la gestion (comme l'activité) n'a rien de vertueuse mais qui a du cash simplement parce qu'il s'agit d'un Etat pétrolier? Le mec qui a dit qu'il envisageait de quitter l'Union le jour de l'élection d'Obama? Waaaaaah! Quand les abrutis tarés et arriérés deviennent légitimes en politique, ils ont du soutien visiblement! Mais bon, Rick Perry a tout bon pour les tarés et arriérés de l'électorat républicain: il refuse toute législation sur les énergies propres, il est totalement arc-bouté (version cro-magnon) sur les grands sujets réellement importants :P, à savoir les 3G (God, guns and gays), il est dans la main du lobby pétrolier texan, il fait tuer des immigrants clandestins à vue (2 cas prouvés) et part du principe que l'idée même d'Etat et d'impôt est néfaste à la base....
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Le danger d'une déstabilisation de l'Egypte pour la sécurité régionale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de legionnaire dans Politique etrangère / Relations internationales
La question ne se pose pas vraiment, au final: la société civile, du moins une partie significative d'entre elle, a démontré qu'elle savait, pouvait et voulait bouger, parler et faire pression, ce qui a d'ailleurs permis pour la première fois réellement de quantifier l'impact des organisations se disant de près ou de loin "fondamentalistes".... Et le fond de l'affaire est que malgré leur action sociale, malgré leur organisation (qui par rapport aux mouvances démocratiques organisées a là un énorme avantage), elles ne pèsent que minoritairement et ont si peu d'impact sur la majorité en termes de grandes orientations, d'une part, et ont connu elles-mêmes leur propre évolution interne ("l'erdoganisation" en somme d'une partie de ces mouvances, Frères Musulmans en tête) d'autre part, qu'elles ont fini par se rallier plus ou moins à une voie de participation au débat national, renvoyant les spectres de la radicalisation toujours plus poussée, de la prise de contrôle de la rue et de la quête à la violence dans les limbes des reliquats statistiques. -
Peut-on parler d'un déclin global du monde occidental ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de DAR dans Politique etrangère / Relations internationales
Faut pas non plus exagérer ;): ils en sont encore très loin, et les tendances démographiques ne sont pas à long terme, comme on a souvent tendance à le croire, mais à moyens terme (20-30 ans environs). Il suffit d'une ou deux générations, pas plus, pour inverser une tendance. Y'a très peu de chances qu'ils arrivent dans les mêmes proportions de population que les "blancs" (puisque les hispaniques sont qualifiés de "brown" :P) en général, ou que les WASP en particulier (en enlevant donc les Irlandais, Polonais et Italiens, soit l'essentiel des cathos blancs, et les juifs, grosso modo). -
Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Yep, quoiqu'il a du commencer à se brancher dessus en vieillissant: les romans depuis une quinzaine d'années (enfin, les Jack Ryan; pas lu les autres trucs, et j'ai lâché les Jack Ryan depuis le truc avec la Chine qui m'avait gavé) s'y sont nettement plus intéressés. -
Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Y'a quand même pas mal de longs passage en Allemagne (en majorité vus du côté soviétique d'ailleurs).... Mais Clancy n'est pas un marin.... A la base, lui c'est un agent d'assurances :lol:. -
Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Bouef, mais étrangement, comme toujours la guerre chez Clancy, l'affrontement se résume à un face à face matos contre matos, les performances des matos soviétiques sont minables, celles des ricains sont toujours optimales :P. Il n'y a pas de tactique, à peine de manoeuvre, et surtout un cadre stratégique rappelé par Fenrir qui ne tient pas une minute debout: les soviets n'attaquant que sur la frontière allemande (soit dit en passant, où sont les armées est-allemandes et polonaises, pour le coup forcément impliquées?), c'est juste histoire d'avoir du frontal avec surdensité du champ de bataille? Comme les Allemands en 14 ont impliqué la Belgique par nécessité opérationnelle, les Soviets auraient essayé de profiter de tout l'espace possible pour faire jouer leur masse en plusieurs points; mais surtout, c'est quoi ces allances qui volent en éclat si facilement? Sans compter un truc: la masse de manoeuvre soviétique semble gravement sous-estimée pour que l'affrontement arrive à un tel match nul local au niveau de Düsseldorf. Comme souvent, Clancy élimine l'idée même de stratégie et de niveau opérationnel pour expliquer le déroulement par un aspect de petite tactique qui est en fait limité aux performances des matériels, elles-mêmes plus tirées des catalogues des industriels que de la réalité. Mais on s'en tape: si c'est adapté en film, j'y vais direct :lol:. -
Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Quelqu'un, pourtant très bon public pour ce genre de trucs, m'a dit que c'était une bouse sans nom incitant à l'arrêt de visionnage prématuré. Ils commencent à en avoir un peu trop au compteur, des films de super héros.... Décidément, l'Amérique va mal :lol:. -
C'est en fait une très bonne mention d'un vieux terme qui est une partie du capital politique, mais dont on use souvent à tort et à travers au point d'en faire un objet en soi (pas le cas dans l'usage que tu en as fait ;)): on utilise souvent ces mots de "gloire", de "prestige", comme s'il s'agissait de monnaies en soi, au point de penser que les gens qui cherchaient à les acquérir n'étaient qu'en quête de satisfaction d'ego, ou que le fait d'en avoir, pour un Etat, vous donnait droit à quelque chose de concret :P. Dans une certaine mesure seulement, gloire et prestige correspondent à du concret et sont donc du capital politique: - ils signifient par exemple le succès, ce qui dans certains cas vous donne des trucs: les gens ont envie de bosser pour vous ou d'être de votre côté parce que les probas sont meilleures de grapiller quelque chose. En politique, cela attire les soutiens, les gens compétents et ambitieux (pas les honnêtes particulièrement). Ca vaut à tous les niveaux: un capitaine victorieux, aux XVème-XVIème siècles, voyait les meilleurs professionnels de la guerre radiner vers lui, et les autres aussi. Il pouvait accroître ses effectifs, plus sélectionner, négocier plus facilement les salaires et parts de pillage, demander plus à ses hommes, les faire attendre plus longtemps entre 2 campagnes.... Le succès, à tort ET à raison, donne confiance. Le succès appelle le succès: dans le cas du domaine militaire, cela donne meilleur moral aux troupes, ce qui est un facteur de succès futurs. - le prestige, dans le cas d'un chef, donne un certain aura de crédibilité (dans une mesure indéfinissable), il met à part, donne une autre dimension. Un exemple con: la cote de Sarkozy en ce moment a plus de chances de remonter parce que tout simplement, c'est lui qui est à la barre pendant la tempête des crises économiques, ce qui renforce un certain aspect de crédibilité et le place un peu à part malgré le fait que son bilan soit jugé mauvais et qu'il ne soit pas sympathique à une grande majorité de Français. Cela jouera dans les élections, dans une mesure difficilement chiffrable, mais réelle. - dans le cas d'une nation qui gagne du prestige (accru ou non par sa propagande), il y a un effet psychologique sur les esprits qui lui donne une place donnée et incite à copier des trucs chez elle, à aller chez elle, à faire des trucs avec elle: cela peut être des investissements, copier la mode, acheter ses bouquins, engager en priorité des gens de cette nation (dans un domaine particulier: par exemple des oenologues et vignerons français, malgré le fait qu'il y en ait de tout aussi bons ailleurs.... Mais aussi des contractors militaires ricains issus d'unités FS alors qu'il y en a d'autres ailleurs).... Mais en terme de politique à l'international, ou même à l'intérieur, le "prestige" est quand même un apport de "capital politique" limité dans ses effets globaux. Sauf pour la crédibilité d'un personnage particulier (Mannerheim en est un exemple, Louis XIV un autre) qui fait qu'on le prend plus au sérieux, qu'on le factorise de façon plus importante dans les analyses stratégiques.... C'est rare, cependant. pour une nation qui a un prestige de ce type, qui change des choses au-delà de ce à quoi peut aboutir une analyse lambda, c'est encore plus rare: la France des XVIIème-XVIIIème siècle, l'ANgleterre du XIXème (et une certaine vision des nations européennes dans le monde "colonisé"), les USA après 45, Rome en son temps, font partie de ce club fermé. Tout en fait, mais surtout l'impact de ce que le capital politique permet et empêche sur les grandes politiques, les stratégies militaires.... Des Etats que l'on juge souvent trop superficiellement en oubliant ce facteur, ce qui amène à des discussions de café du commerce là où, il faudrait en fait se rendre compte que la politique au sens large est un art global où les choses ne sont pas séparées (politique intérieure et extérieure, politique dite "politicienne"). Et sous l'angle préféré du forum, à savoir l'histoire de la guerre, se rendre compte qu'aucune stratégie, parfois aucune tactique, n'échappe à cette chose, là où on voudrait trop souvent compartimenter la réflexion. Le choix des généraux, leur position, leurs préférences stratégiques/opérationnelles/tactiques, leurs moyens.... Est une composante permanente à toutes époques de la direction de la guerre et des armées: Wellington en Espagne faisait en fait aussi à moitié campagne à londres :lol:, Marlborough et toute la situation stratégique du front des Flandres pendant la guerre de sucession d'Espagne était une émanation directe de ce niveau d'analyse, Patton illustre encore plus récemment la chose, de même que Mc Crystal en Afghanistan.
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Je sais, mais c'était surtout pour la boutade ;).... Par ailleurs, c'est assez indicatif du faible niveau de pénétration de la religion en même temps qu'un de ses défauts: quand on fait de la vénération et de la prière par et pour elles-mêmes, il arrive qu'on s'affranchisse mentalement du devoir principal qui est de vivre selon les préceptes religieux. Une autre façon de prendre l'effet pour la cause, de se donner bonne conscience à peu de frais, de ne pas se contraindre et se remettre en question réellement. C'est au fond la réalité du principe de l'idôlatrie, du veau d'or et la raison d'être initiale du refus de représentation de Dieu dans les monothéismes du Livre: ne pas substituer un objet de vénération à la réalité de ce qui est "honorer" Dieu et accomplir son oeuvre au sens plein, à savoir se comporter et vivre selon les précepts de la religion, pas vénérer au sens le plus creux, ce dont le culte et la prière formels ne sont censés être qu'un rappel et un guide. Bref, être un dévôt ne fait pas de quelqu'un un bon chrétien/juif/musulman, et dans beaucoup de cas, ça fournit même des excuses pour ne pas l'être dans les faits.... N'est-ce pas monsieur Tartuffe, comme aurait dit Molière :lol:?
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C'est spécieux, mais on peut dire que Ben Laden devait prier souvent, faire ramadan et aller à la mosquée :lol:.... Et Khadaffi aussi si ça se trouve.
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Je commence ce sujet qui en fait pourrait trouver sa place ailleurs qu'en Histoire, mais la vision historique est celle capable de fournir le plus d'exemples de ce domaine qui n'est JAMAIS abordé en tant que tel en France: on y fait référence ponctuellement et indirectement sans le nommer, mais au final, il est essentiel en ce qu'il est réellement l'art de la politique et de ce qu'elle peut obtenir ou pas, des combinaisons qu'elle implique, des rapports de force qu'elle représente, des contraintes qu'elle impose, du niveau local au niveau international. Eloigné du sujet militaire? Pas du tout, et c'est essentiel de le comprendre, et ce avant tout pour éviter les facilités genre "l'Etat n'a qu'à", "si les politiques avaient des couilles", "pourquoi il fait pas ça, c'est si facile et évident".... Difficile à définir précisément, plutôt plus aisé à circonscrire, le capital politique est une appellation anglo-saxonne qui résume assez bien la marge de manoeuvre d'un décideur politique de tout niveau et la façon dont se déroule son activité et son action proprement dite. Quelqu'un s'est jamais demandé: - pourquoi la plupart des grandes nations et entités conquérantes passaient souvent un siècle ou plus à se mettre en ordre et moins d'une décennie pour conquérir un territoire immense, abaisser un grand empire ou toute autre action déterminante (les Mongols en sont l'exemple même)? - Pourquoi Darius n'a pas pu s'opposer efficacement à Alexandre malgré l'énorme différentiel de moyens? - Pourquoi tel monarque/décideur peut être réellement brillant, visionnaire, fort en tant qu'individu et n'avoir qu'une action minable en tant que décideur, alors qu'à l'inverse un médiocre (entendez le vrais sens du terme, à savoir "moyen") peut en revanche présider à des accomplissements significatifs? - Pourquoi tel monarque, par exemple, dans l'histoire de France, est présenté dans les livres d'histoire comme "ayant favorisé le commerce et l'artisanat", donc développé le pays et accru ses recettes fiscales lui permettant d'avoir une armée plus maousse et plus efficace, ce qui fait dire sur d'autres monarques qu'ils sont cons et nuls parce qu'ils n'ont pas favorisé ces activités alors que c'est si évident comme politique à suivre? - Pourquoi Henri IV a pu imposer l'Edit de Nantes et la pacification du royaume alors qu'avant lui, d'autres Edits en substance similaires avaient été établis depuis François II sans effets réels, au moins pas durables? - pourquoi tel roi a choisi tel général notoirement nullissime pour diriger une armée? La réponse ne vient qu'en analysant sous l'angle du capital politique et de la distinction claire établie entre 2 choses: - le fait de diriger un pays/une entité politique: il s'agit de ce qu'on attend au final d'une direction politique, à savoir mener les "grandes" politiques, décider de la politique extérieure et bien en mener l'exécution, avoir une armée efficace, tenir le pays uni et calme, le faire prospérer, le préparer à l'avenir, avoir des réserves, veiller à ce qu'il y ait une justice majoritairement satisfaisante, assurer l'ordre et le calme en usant le moins possible de la force et en créant un consensus social, un vivre ensemble, une volonté commune.... - le fait de gouverner un pays: c'est le pendant qui a mauvaise presse, mais qui est aussi important sinon plus que l'autre, celui dont une partie des circonvolutions le font qualifier de "petite" politique", d'arrangements sordides entre politiques.... Mais le fond est que c'est l'essentiel, à savoir que seul ce "niveau" permet de diriger un pays, de trouver les équilibres nécessaires à la définition et à l'application d'une "grande" politique. C'est l'aspect brutal des rapports de force internes à une entité politique qui fait que dans le monde réel, on n'obéit pas au président/roi/chef parce qu'il est le président/roi/chef, mais parce que dans tout système, même non démocratique, une direction repose sur un équilibre entre les groupes qui comptent. A noter en outre que la "petite" politique nationale est aussi une composante de la "grande" politique d'une région, d'un département, d'un Etat fédéré, d'une simple circonscription, d'un groupe social/professionnel/religieux.... Et les négociations entre Etats procèdent bien plus de ce registre que d'une réalité réellement contraignante du "droit" international, parce que l'échelon international n'a que peu d'autorité centrale arbitrant les litiges de ces "citoyens" du monde que sont les Etats: le monde n'est pas uni, les Etats sont opposés les uns aux autres, il n'y a donc pas de consensus à trouver et de loi unique à laquelle se conformer absolument sous peine de sanction (hors quelques cas extrêmes) Le "capital politique", c'est l'ensemble de ce qui donne à un décideur (individu ou groupe), à tous les échelons hiérarchiques, des moyens d'agir (donc de prendre une décision ET de la faire appliquer dans une mesure plus ou moins large) et/ou de négocier un compromis pour obtenir une décision politique. Pour schématiser, c'est donc la différence, réactualisée en temps réel et en permanence, au gré de ce qui est su/cru et "à disposition", de qui appuie ou pas, entre ces moyens et ressorts d'action et les contraintes et limites subies. Les moyens sont de nombreuses natures: attributions et pouvoirs formels du politique en question, moyens financiers et autres à disposition, organisations/administrations/services contrôlés (de fait et/ou de droit), appuis de groupes et individus de tous types, ensemble des services qui sont dus à ce politique et dont il peut s'assurer qu'ils lui seront repayés, intelligence personnelle et connaissance des rouages, mais aussi le "brouillard de guerre" qu'il peut faire jouer pour utiliser ses outils au mieux, donc dans le cadre de tactiques et de stratégies. Les idéologies, le charisme personnel, les courants d'idée.... Sont autant de facteurs non quantifiables (sauf via les organisations qui peuvent les représenter) qui jouent à plein au même titre. Les limites sont en fait essentiellement la mesure de ces outils, rarement absolus et variant en importance, et les outils et desideratas des autres acteurs du jeu. Certains ont beaucoup de marge de manoeuvre, d'autre peu, certains ont des moyens importants (de façons diverses), d'autres non, certains, malgré l'énormité de leurs moyens, ont en fait plus de contraintes et sont réduits à l'impuissance, alors que d'autres ont des moyens réduits mais peu de contraintes. L'histoire de la monarchie française, de sa recréation sous les capétiens en particulier, est un exemple révélateur de ce fonctionnement: les comtes de Paris ont été chosis parmi les grands féodaux parce que s'ils étaient raisonnablement riches, leurs domaines étaient centraux, exposés à tous, mais aussi assez petits. Et l'autorité royale, théorique et n'ayant une partie de réelle effectivité que face à une menace majeure pour la majorité des féodaux, même pas unis par un "sentiment national" très fort (et la décision d'une guerre majeure était de toute façon dure à prendre). En tant que roi de France (plutôt "roi des Francs" au début), le roi capétien avait peu de capital politique à faire valoir, et peu de moyens d'actions: pas d'impôt permanent (le principe même était allergène aux mentalités d'alors), pas de troupes permanentes hors d'un micro-effectif lié à la personne du roi, pas d'administration natioanle ou de justice unifiée, le capétien n'était qu'un "primus inter pares", et encore seulement en titre. Son seul ressort était une menace extérieure perçue comme tel par la majorité des féodaux, et l'appui de l'Eglise (force morale, sociale, politique et économique) qui, bien que divisée elle-même avait une tendance de fonc poussant à l'unification progressive des royaumes chrétiens (par la suite de la chrétienté elle-même). Et toute l'histoire des Capétiens fut une lutte poussant à la centralisation face au pouvoir féodal, en partant de très bas, soit le fait, à la fois comme but et moyen, de gagner assez de capital politique pour pouvoir imposer une direction unique et diriger le pays. Il y eut un mouvement de hauts et de bas constants jusqu'à Louis XIV dont le règne fut l'établissement définitif de l'Etat central comme premier acteur de la politique du pays. Mais pas le seul, parce que si Louis XIV avait beaucoup de capital politique, il n'en avait pas non plus un si énorme que ça, qui est caricaturalement présenté comme la "monarchie absolue". Et Louis XV fut l'exemple même du monarque qui, avec en plus un caractère faible, avait plus de contraintes que de possibilités, malgré les moyens théoriquement à sa disposition. Et aujourd'hui la politique, c'est quoi en France: tout part de la plus petite circonscription. Il suffit d'aller voir comment fonctionne une permanence pour s'en rendre compte. Il s'agit de personnes, individus (pesant beaucoup ou non) et de groupes qui demandent des services à un élu en échange de leur soutien (électoral et/ou financier, mais aussi médiatique/moral, bénévole....) quel qu'en soit l'échelle. Et l'élu est, outre un élu en lui-même avec des devoirs en tant que tel (envers sa criconscription dans l'absolu et le niveau supérieur, communal, départemental, régional ou national), le représentant de ces groupes qui le soutiennent. Mais il est aussi "redevable" et "créditeurs" du même type d'arrangements au sein de son parti, pour avoir eu la nomination à la candidature, le soutien et les fonds pour faire campagne, et soutenu d'autres personnes au sein de ce parti. D'échelon en échelon, on arrive au niveau national avec ainsi une somme de choses dues et "en crédit" dont la différence définit vos marges d'action et de décision. Ce à quoi s'ajoute la situation de l'appareil d'Etat (finances publiques en premier lieu). Hors de personnages ayant des circonstances exceptionnelles, comme le Général de Gaulle ou Pompidou qui avait encore derrière lui la solidité d'une organisation et d'une mentalité gaulistes (avec en plus la droite conservatrice), et un Etat bien géré disposant de marges de manoeuvres. Pour comprendre l'histoire et les décisions politiques en général, et les décisions stratégiques et militaires en particulier, tant dans la définition d'un outil militaire que dans son usage, s'affranchir de ce crtère d'analyse invalide absolument toute opinion et fait sombrer dans le café du commerce. Aucune stratégie ou campagne militaire n'est exempte de cet angle d'analyse. Par certains côtés, ça revient souvent à asséner des évidences et vouloir poser le brever du fil à couper le beurre. par d'autres, c'est un mode de lecture qu'on ne se force pas assez à utiliser pour juger facilement tel ou tel décideur. Qu'en pensez-vous? Avez-vous des exemples? Avez-vous déjà revus des sujets sur lesquels vous portiez un jugement donné à l'aune de ce type de critères?