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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Vu les résultats et prévisions des banques françaises, s'agit-il au final d'un effet de prophétie autoréalisatrice?
  2. Tancrède

    Cuirassé

    La vraie heure de gloire du cuirassé, c'est en fait cette période où il était dans les orbat des marines et n'était pas employé. Il a surtout servi comme arme de dissuasion massive et de calculs géopolitiques (ce en quoi la crise de la course aux armements navals suite au lancement du Dreadnougth est aussi caricaturale que révélatrice) que comme arme opérationnelle, signifiant le point extrême de l'évolution du navire de ligne, à la fois summum technique.... Et summum d'inutilité militaire pour beaucoup de raisons: coût extrême, peur de risquer ces concentrations de ressources.... Opérationnellement, les petits navires sont cependant désavantagés, et de loin (c'est tout le trip de l'échec de la Jeune Ecole), du moins à l'époque pré-missile: la portée des pièces lourdes des cuirassés après le Dreadnouth, leur cuirasse et la précision du tir aidée par l'invention des moyens optiques modernes, ont fait que fonder une tactique navale sur les petites unités était une impasse. Ce d'autant plus que de petites plates-formes sont instables, vulnérables à la houle, ce qui limite leur capacité de guerre en haute mer, ne serait-ce que pour la précision du tir, mais aussi pour l'endurance à la mer. Et un cuirassé, outre son blindage (face aux petits calibres des unités plus légères), n'est pas si facile à toucher non plus, pour peu que les petits navires arrivent à arriver à leur distance de tir réduite sans s'être fait allumer (et il a son artillerie secondaire à cadence plus rapide pour gérer ces distances intermédiaires): les torpilles ne sont pas à autodirecteurs donc doivent être tirées dans l'axe, sur une cible en mouvement depuis une plate-forme en mouvement, et le cuirassé n'est en plus pas forcément toujours prenable de profil.... De face, il offre une cible réduite tout en ayant la moitié de son artillerie lourde (la totalité pour certains modèles comme le Richelieu) qui peut quand même taper.
  3. Mad Men, c'est une question de moment: faut être dans le trip, ce qui fait que tu peux commencer à la mater et pas accrocher, puis y revenir quelques semaines ou mois plus tard, et là complètement rentrer dans le truc (et ne pas en sortir). C'est le propre des séries vraiment très typées, avec de la personnalité: il faut vraiment être dans un état exactement réceptif à la série, parce qu'elle va moins facilement vers le spectateur (on dirait en termes démagos qu'elle fait "peu de compromis") que d'autres plus faciles et racoleuses.
  4. Pour les amateurs du genre, Camelot est le plus fantastique ratage de ces derniers temps: de très bonnes choses (notamment la magie, certains choses réellement "adultes" dans les essais de développement, les aspects du combat, les moyens), mais finalement tout retombe à plat à cause d'infantilismes trop voyants qui se superposent sur une série voulue comme la "version adulte" de Merlin, et surtout les personnages, au final superficiellement traités, à commencer par Arthur lui-même, l'acteur le plus mal casté depuis Colin Farrel pour Alexandre :-[. Mention spéciale pour Joseph Fiennes qui, s'il surjoue, campe tout de même un Merlin sous spif permanent assez décapant :lol:. A l'inverse, la série la mieux écrite de ces derniers temps: In plain sight, qui en est à sa 4ème saison. L'histoire d'un duo d'US Marshalls gérant les "clients" du programme de protection des témoins dans l'antenne d'Albuquerque. Bonnes histoires, mais surtout mises en valeur par des acteurs et une écriture au taquet. Les personnages, les dialogues, le fond sont REELLEMENT travaillés à l'extrême, et la série avait même été mise en standby pendant presque un an pour cause d'absence d'un des producteurs exécutifs, pour motif que le niveau de qualité n'aurait pas été préservé sans lui. Du très grand, et l'héroïne est un perso comme on en croise peu dans les séries: atrabilaire, en colère permanente contre tout et tout le monde, acerbe, cynique, fouteuse de merde et rentre-dedans.... Comment ne pas l'aimer :lol:?
  5. J'ai trouvé ça très gratuit et surjoué par rapport à Rome: du sexe, de la nudité sans réel objet sinon de dire "regardez, c'est pour de vrai ici, c'est pas pour les gamins" :P, des fausses formulations pour faire "ancien" (en VO en tout cas), des incohérences.... Alors oui y'a de l'action (mal resucée du style 300) et de toute façon je regarde parce que "baston+ancien" est une combinaison irrésistible.... A noter: - que l'acteur principal a été remplacé pour la saison 2 qui va pas tarder - qu'il y a une saison prequel, Spartacus Gods of the Arena (diffusée il y a quelques 4 mois) qui retrace l'ascension du Ludus de Batiatus, la naissance de la rivalité avec Solonius, l'apprentissage de Crixus et l'histoire du prédecesseur de Spartacus comme superstar de Capoue, Gannicus (qui va devenir un personnage de la 2ème saison) Pour ceux qui seraient tentés par Human Target.... EVITEZ! A tout prix, à toutes jambes, éviter cette bouse! Le pilote peut (un petit peu) faire illusion, mais le reste est MERDIQUE, ridicule, fait de poncifs minables, et au final sans grands moyens ni grande originalité (même pas de la bonne action, sauf la baston dans le pilote).
  6. Qu'entends-tu par "turlupiner"? A la base, et toute autre mélange conservatisme-évolution mis à part, il s'agit juste d'une adaptation des traditions :P. Mais, tiens, pour le fun, il est vrai que la translation des concepts de cavalerie à des unités mécas/motos aurait du être différente: - chars lourds/MBT: cuirassiers et rien d'autre - chars légers chenillés (quand il y en avait): cavalerie (quoique c'est une appellation d'Ancien Régime) - infanterie mécanisée, mais aussi unités de sapeurs portées: dragons et rien d'autre - véhicules de reconnaissance: chasseurs à cheval - chars légers à roue: hussards, mais aussi chevau-légers, estradiots (pour les fanas de trucs plus anciens), voire même lanciers - artillerie mécanisée: artillerie à cheval Alors dans le cadre d'unités interarmes, c'est sur base de l'escadron (voire du peloton) que les appellations de tradition devraient être gardées. Le tout fondu dans une "Panzerwaffe" avec toutes ses spécialités, incluant donc l'infanterie, l'artillerie et le Génie. Ces unités interarmes, des GTIA/régiments interarmes qu'il serait pertinent d'appeler "Brigades" pourraient elles aussi récupérer des noms anciens: la "brigade infernale", ça sonnerait bien pour un truc blindé interarme :lol:.... Mais dans ce cadre, les "chapelles" de l'armée française devraient en fait être des "corps" interarmes définis par autre chose que ces anciennes référence que sont l'infanterie, la cavalerie et le reste: le niveau de blindage, le mode de combat, les rythmes de progression, les types d'adversaires.... La structuration des esprits et formation se prête t-elle à un exercice de ce type?
  7. Tu oublies le fait que visiblement, dans Tempête Rouge, y'a un mélange d'omissions et de non-précisions quand à la nature de la "maskirovka" stratégique initiale qui fait que le conflit se déroule apparemment uniquement sur le front allemand: l'Autriche n'est pas concernée, l'Italie non plus, et apparemment -à part la Pologne et la RDA nécessairement mais ce n'est qu'une déduction- les pays du Pacte de Varsovie ont pas trop l'air d'être dans la danse. Pas trop pigé le truc. De même que l'attrition générale des grandes unités soviétiques de première ligne qui paraît très rapide par rapport à celle de l'OTAN (même s'il est vrai qu'une partie d'entre elles est concentrée au sud pour leur future conquête du Moyen Orient et n'est rappelée qu'ensuite). C'est con et ça s'enclique pas, c'est fait pour avoir un truc simplifié avec un front qui est un un goulot d'étranglement, mais c'est justement ça le truc du lâchage: devant la débauche de destruction gratuite et le fait de bastonner en grand, qui en a quelque chose à traire :lol:? C'est un des trucs qui m'étonnera toujours en films comme en BD: cette frilosité des auteurs fanas du militaire qui éviteront pourtant de faire quoi que ce soit "en grand", seul moyen de montrer leurs matos et organisations préférés en train de faire ce pour quoi ils sont faits. Ils ont peur de la casse même sur format papier/celluloïde/numérique :O? Hé les mecs, en fiction y'a personne de réel qui meure, aucune ville détruite, et vous pouvez même décréter des augmentations de budgets de la défense pour remplacer les pertes :lol:.... Buck Danny aurait pu se donner un coup de jeune comme ça....
  8. A mettre cependant avec d'autres données pour en évaluer l'impact: - niveau de concentration de la richesse dans un pays donné - taux d'urbanisation - taille de la population agricole - niveau/capacité pour l'agriculture vivrière .... Juste quelques exemples histoire de montrer l'impact potentiel peut-être pas si éloigné que ça non plus: des populations urbaines pour l'essentiel et une agriculture réduite à sa plus simple expression = une population qui n'a pas la possibilité de vivre, ou même vivoter, d'agriculture vivrière, élément qui procurait une certaine "résilience" de populations à majorité rurales à d'autres époques. Même l'Amérique des années 30 est encore à plus de 50% paysanne, et malgré les icônes venant de Steinbeck et le panorama du "Dust Bowl", c'est un "coussin amortisseur" majeur pour une société. Une population essentiellement urbaine forgée par une division du travail très poussée est dépendante à l'extrême, fragile. Pour le coup, les mécanismes sociaux peuvent être largement dépassés, et là y'a rien pour compenser la différence, sinon de brusques poussées de "l'économie parallèle". Marseille est à cet égard un cas révélateur.
  9. Trop généraliste et imprécis, ce qui est un comble sur un forum concernant les techniques et technologies de destruction. Il s'agit d'une technique de combat spécifique aux cyborgs de l'univers de Gunm (et pas d'un autre), et qui n'est pratiqué que par un petit nombre d'anciens résistants indépendantistes de la colonie martienne, tous étant passés par un certain camp d'entraînement parfois qualifié de "terroriste", mais un que Khadaffi n'a jamais financé, en tout cas en l'état des preuves actuellement disponibles (juste histoire de rester dans le sujet). La pratiquante/activiste Gally -alias Yokho- a jusqu'ici nié tout lien avec le futur ex -mais pas sûr- dictateur/"guide" libyen. Mais on sait qu'il avait pour habitude, jusque récemment, d'employer des femmes comme gardes du corps et à l'occasion éxécutante des basses oeuvres de sa "justice".... Un lien encore non établi attend-il de voir la lumière du jour?
  10. Ben, c'est pour ça que ça s'appelle de la fiction, malgré tout ;): s'il est impossible de se lâcher même en fiction, à quoi ça sert.... De énièmes films de FS dans "des opérations dont vous n'entendrez jamais parler mais qui arrivent tous les jours et changent le monde" :P.... Bâillement non réfrénés.... Tom Clancy a quand même pondu Tempête Rouge au début, qui était un lâchage: la guerre froide cesse de l'être et le grand poutrage en centre Europe a lieu. Et après, il a pondu sa série de merdasses qui abaissaient encore le niveau, mais avaient au moins le mérite de faire dans le "en grand": Dette d'honneur (Japon vs USA, le retour :lol:), Sur ordre (USA amoindris vs Iran-Irak réunis) et l'Ours et le Dragon (ou un truc comme ça: en tout cas, c'est Chine vs Russie-USA). De la chiasse irréaliste avec laïus sur à-quel-point-les-ricains-sont-gentils-et-fair-play-et-les-autres-sournois-et-méchants, mais pour du cinoche grand spectacle, qui en aurait quoi que ce soit à foutre? Evidemment, le côté petit bras de Clancy, c'est que même en fiction, il a du mal à accepter l'idée que l'Amérique perde quelque chose dans un affrontement: rien que dans la somme de toutes les peurs, il ose pas faire fonctionner l'arme nucléaire qui pète aux USA correctement (faut juste que le principe qu'il y ait eu une nuke soit là; pour le reste, un stade détruit, pas plus sinon ce serait pas cool). Et dans les affrontements militaires, c'est le dépliant RMA à l'état brut: des adversaires débiles et mal équipés, y allant comme des cons, l'ennemi idéal qui fait exactement ce qui est attendu de lui. Pas ou peu de casse chez les ricains. Le gars en oublie qu'à vaincre sans péril....
  11. Je suis fan de Zipang, mais c'est de l'anime :P, et ce qui fait tout l'intérêt de cette série, c'est précisément que la baston n'est pas présente constamment, et n'est jamais gratuite. C'est pensé, réfléchi, amené comme il faut. Là je parle plutôt des trucs façon "lâchage" en grand: j'ai pas pris GI Joe comme point de départ par hasard :lol:.
  12. Et quand je dis qu'une pendaison arbitraire ici ou là (ou un missile de croisière sur telle résidence dans un paradis fiscal, une explosion de gaz dans tel hôtel particulier....)serait de bon ton, on me traite de démago :lol:....
  13. Tancrède

    Emeutes en Angleterre

    Vooouuuaaaaaaiiiiiiis, ça leur apprendra à ces salopes de suspensions et plaquettes de freins! De la violence gratuite et stupide sans victimes, qui dit mieux :lol:? Entre ça et verser quelques dizaines de litres de vinasse française dans les rues de NY, ça sert à rien, mais ça soulage 2 minutes! Le goudron et les plumes, c'est considéré comme démocratique? Les Ricains ont bien commencé leur révolution comme ça: -autodafé de sachets de thé dans la mer - fonctionnaires des impôts goudronnés
  14. Tu manques gravement d'imagination; si "guerre" il peut y avoir (et elle a en fait déjà lieu), elle peut simplement être économique, ce qui implique juste qu'on se mette dans la même optique que les Chinois, à savoir cesser avec les illusions de "libre marché" et se préserver, voire même rendre les coups. Aucune guerre concrète ne peut arriver de toute façon (en tout cas pas directe) à moins que quelqu'un soit prêt à risquer la donne nucléaire. Et le "régime arriéré" en question n'est pas tant remis en cause (la corruption des gouvernements locaux nettement plus), et il assure le calme interne relatif d'une entité de plus d'un milliard d'habitants, chose qui n'est pas si aisée qu'il y paraît, pour ceux qui ne réfléchissent que dans des abstractions de principes éloignées des dimensions réelles d'un problème. Qui te dit que les Chinois veulent de la démocratie occidentale? Eux n'ont pas vraiment une bonne image de nos pays. :lol: :lol:Y'en a qui croient encore à ce discours? Un petit poil nombriliste en l'occurrence: les Chinois ont leur propre culture, leur propre conception du monde et de leur espace; ils sont pas si influençables que ça, et leur part perméable a peu de chances de subir l'influence médiatique occidentale de la façon espérée par ce type de fantasmes.
  15. 1/ Oui, y'a clairement du manque et il faut un fix, aussi frelaté soit-il 2/ Ca passe en fait tout seul quand tu n'en regardes que quelques morceaux choisis (total, environs 1/2 heure sur un film de 2h) C'est quand même bizarre, et surtout en voyant l'impact de romans comme ceux de Tom Clancy, qu'il n'y ait AUCUN projet non science-fictionnels de ce type. Pourtant, des bouses blockbusterienne à base d'armée vs aliens, y'en a, et des budgets pour tout un genre de merdes d'action "petit bras", y'en a aussi (le dernier truc d'Angelina Jolie en la matière était d'ailleurs une chiasse de ce genre, avec un budget énorme dont il est loisible de se demander où il avait pu passer). Alors de la charge de M-1, Bradleys et Apaches des vagues de F-15 (avec quelques F-22 en pointe pour la forme) alignant des nuées de Sukhoïs façon Macross :lol:, des plâtrées de F-16 saupoudrant un corps d'armée entier, des MLRS crachant leurs valdas façon Berlin 1945, l'apocalypse version conflit classique, quoi, c'est pour quand? Peu importe qu'il me pondent un truc débile du genre "un étrange virus informatique paralyse au même moment tous les programmes d'utilisation des armes nucléaires dans le monde".... Rien à taper, du moment qu'ils vont poutrer! Une MEF complète débarquant sur les plages iraniennes ou chinoises sur fond de chevauchée des Valkyries, 4 GAN ricains complets avec quelques escadres en plus d'Arleigh Burke qui crachent leurs poirées alors même que 10 escadrilles de Backfire les ont leurré pour leur larguer leurs propres missiles sur le râble (merci Tempête Rouge :lol:).... Muhahahaha! Que ça chie un peu, merde, que quelques villes en prennent un peu plein la paillasse par autre chose que des armes nucléaires ou des aliens maladroits! Pourquoi pas faire la guerre froide (réchauffée au micro ondes pour l'occasion) qui n'a pas eu lieu? Pourquoi y'a que les batailles du passé plus ou moins lointain qui ont droit à l'écran? Les seuls qui ont vaguement essayé un truc un peu fun sont les Japonais avec une version terrestre de Nimitz retour vers l'enfer: un petit bataillon interarme japonais se retrouve projeté dans le Japon médiéval.... Samuraïs vs troufions de la Force d'Autodéfense, oooouuuuaaaaaiiiiis! Evidemment, c'était cheap question prod. Et non c'est pas l'heure de mes pilules!
  16. Tancrède

    Emeutes en Angleterre

    En tout cas, entre la montée générale des extrêmes droites et droites "identitaires" pas nécessairement si dures que ça, et l'engouement pour tout ce qui est identitaire, ça devrait faire réfléchir certains sur la pertinence et la viabilité de sociétés cloisonnées/compartimentées en interne, ouvertes à tout va à l'extérieur, individualisées à l'extrême avec le consumérisme (inatteignable pour un grand nombre) comme seul horizon. Va falloir faire plus que parler de "lien social" dans les discours, et oser dire que le "multiculturalisme" n'est pas synonyme d'une société plurielle, et ne constitue en aucun cas une politique....
  17. Je viens de me faire un semi-plaisir complètement coupable; remater (avec beaucoup de phases d'accélération) GI Joe :-X :lol:.... Et en fait y'a vraiment un truc qui me titille dans ce genre de merdasses et qui fait qu'on -moi en tout cas- les mate et les remate, c'est que malgré toutes leurs conneries, au moins ces films font les choses "en grand". Qui a des exemples de fictions militaires-militaristiques un tant soit peu réalistes (au niveau technique/capacités humaines) qui fasse du maousse spectaculaire? A part les films historiques, c'est plutôt le désert total, ce qui laisse le champ libre à ce genre de trucs, aux films genre aliens vs militaires modernes (ou carrément SF et avec des soldats futurs), ou transformers (techniquement des aliens, mais bon). Et à côté de ça, juste des trucs d'action sur base de groupes de FS faisant leurs "petites" opérations discrètes, de façon plus ou moins réaliste et réussie, ou des films, généralement dramas, qui s'attachent à une histoire plus ou moins vraie et n'entrent donc pas dans la catégorie de films action/guerre/militaire qui défoulent. Parce que qu'est-ce qu'il y a pour les fanas d'armements, tactiques, véhicules et organisations militaires qui veulent voir leurs objets préférés s'agiter en grand et en grand nombre, aller au bout de leurs capacités, faire ce pourquoi ils sont faits et qu'ils ne font jamais? Ben pas des masses de trucs. Tom Clancy a au moins compris ça: le techno thriller politique/technologique/militaire est le genre qui offre la réalisation en grand de cette envie. Mais à part La somme de toutes les peurs où une amorce de ça passe à l'écran (aaaaah, cette salve de missiles sur un PA ricain :lol:), c'est un peu le désert.
  18. Tu dis ça en principe largué à l'emporte pièce, mais c'est justement l'intégralité de ce processus qui est toute la question de la plupart des conflits actuels et prévisibles, parce que ça n'est justement pas si facile: - "renverser" le dictateur/le régime ciblé, c'est déjà tout un bochson, comme l'Afghanistan le montre entre autres: c'est pas juste un moment avec un clap final clairement défini - il faut renverser et pacifier, créer un nouvel environnement, un nouvel équilibre, un ensemble de circonstances qui créent un contexte favorable à un processus politique pacifié: économie, fonctionnement normal de la vie, organisation, sécurité.... - "laisser les peuples choisir", c'est pas non plus un moment, c'est un long processus, tout comme un vote, ce n'est pas la démocratie qui repose sur un ensemble d'autres choses, ou même un simple "Etat de droit" avec un vote d'autodétermination, ne serait-ce que parce qu'on ne vote pas à chaud, que toutes les cultures ne sont pas en phase avec ce mode de processus, qu'il faut s'assurer que les votants soient dans des conditions de choix réellement libres (pluralité réelle des options, sérieux de chacune d'entre elles -donc avec des moyens, des organisations, une relative transparence....-, clarté du processus, définition de circonscriptions, d'une organisation géographique, surveillance des processus parasites -pressions, écrasement de certains groupes par d'autres....-). Le tout doit se faire avec un relatif accord de la population. Est-ce même possible? Est-ce la quadrature du cercle? En tout cas, c'est pas en plaquant du "on y va, on vire le méchant dictateur et on fait voter tout le monde" qui constitue une option, à moins précisément qu'on sache ce qu'on fait, qu'on en ait les moyens (avant tout stratégiques, opérationnels et doctrinaux) avec de bonnes probabilités de réussite. Et pour l'instant, les savoirs-faires déployés et les résultats obtenus n'ont rien d'impressionnants, tout comme les interactions avec les populations concernées.
  19. Tancrède

    Emeutes en Angleterre

    Un petit tour rapide pour voir comment fonctionnent les unités anti-émeutes britanniques. Elles sont regroupées sous le terme général de PSU (Police Support Unit) et se divisent entre unités permanentes (niveau 1) et unités de police standard transférées dans ces tâches selon le besoin (niveau 2: même entraînement de base initialement, mais rappel de 2x2 jours par an; les exigences de performances sont moindres), avec en plus les qualifications de base de toute unité de police pour un nombre limité de tâches. Une PSU, permanente ou non, est juste un petit regroupement: 22h (1 officier, 3 sous-offs, 18 policiers) plus 5 personnels de soutien. Donc pas d'organisation permanente à un niveau supérieur, pas d'effectifs permanents très importants, les unités PSU "fixes" étant en fait plus des noyaux de spécialistes/cadres réduits avec une réserve très limitée dans les circonscriptions administratives de la police. Manifs anti-G20 en 2009, manifs étudiantes en 2010....
  20. A quel moment ai-je diabolisé ce fait? Mais il faut quand même se rendre compte que toute société a un relatif équilibre à trouver entre intérêt individuel et intérêt collectif; ce n'est pas une question de "bien" ou de "mal", et surtout pas de principes abstraits auxquels on réfléchit dans l'absolu (entre ça et le sexe des anges, y'a pas de différence: "est-ce bien ou mal d'être riche" est une question de débat qui ne vaudrait même pas le papier gâché pour écrire le sujet). Il y a tout connement une mesure d'intérêt collectif à la création de richesses, donc de consentement collectif à ce que ceux qui veulent et peuvent en créer nettement plus que la moyenne aient plus.... Mais dans une certaine mesure, et c'est là qu'est l'os, car outre la quantification de cette mesure, il y a la nature de l'activité qui rapporte, soit une réflexion sur le processus de création de richesse, raison pour laquelle historiquement la rente a été stigmatisée et l'investissement productif valorisé, au moins sur le plan de la morale et des principes. Tous les processus d'enrichissement n'ont pas la même utilité sociale, et font donc l'objet légitime -ou devraient le faire- d'un arbitrage politique: certains sont même nettement destructeurs. C'est plus évident à débattre dans le cas des trafics de stupéfiants, d'êtres humains, d'armes, de médocs frauduleux ou de tous types de contrefaçons que dans le cas de productions plus formellement légales. Mais à l'arrivée, il s'agit bien d'un arbitrage entre intérêt individuel et intérêt collectif: la logique de l'intérêt individuel est celle qui fait décréter jusqu'à l'absurde que "la propriété privée est sacrée par essence", que la somme des intérêts individuels fait l'intérêt collectif et que les équilibres souhaitables se font naturellement (ce qui relève de la pensée magique), et fait parvenir au credo, pour citer Bill Maher ;), de Ronald Reagan et Gordon Gekko, "greed is good". La logique de l'intérêt collectif, elle, peut pousser à des absurdes inverses dont certains -ou leur interprétation- ont fait des ravages. La question, encore une fois, n'est pas dans les postulats de principe, mais dans les gardes-fous et limites qu'on leur assigne: non, il n'est pas "mal" de se constituer une rente en COMPLEMENT des revenus du travail, mais il est socialement néfaste que la place de cette rente devienne dominante dans l'économie tout comme il est néfaste, sur un plan moral/individuel, que cette rente se substitue aux revenus d'un travail, ou devienne plus importante qu'eux (la formation des mentalités s'st faite en ce sens précisément par le besoin d'une utilité sociale tout comme pour l'idéal d'accomplissement de soi). Non il n'est pas "mal" d'être riche, mais il est mal pour un corps social que la richesse passe une certaine proportion de concentration. Quand à la spéculation, elle n'est pas un problème tant qu'elle est cantonnée à une part très marginale des mouvements et montants des capitaux qui circulent, à une part réduite dans une activité donnée ; c'est là qu'elle équilibre son aspect néfaste, voire moralement condamnable, avec son utilité sociale de révélateur des faiblesses de tel secteur, de telle entreprise, de telle situation.... Mais les processus de constitution de capital/de richesse, de concentration accumulation, tout comme leurs montants absolus et relatifs au reste de l'économie, ne sont pas des choses neutres et sans impact, ce pourquoi il est éminemment critiquable de se cantonner aux postulats de logiques individuelles selon lesquels "il n'est pas mal d'être riche, de spéculer".... Lire Max Weber et son éthique du capitalisme à ce sujet, tout comme Adam Smith est éclairant, contrairement à ce que bon nombre de "libéraux" nouvelle sauce croient savoir de lui. Et un problème récurrent est que quand un système n'est pas épousseté pendant trop longtemps, qu'on le laisse trop suivre sa pente, il devient la caricature de lui-même comme c'est le cas du capitalisme de libre marché à l'occidentale actuellement. Et la remise en place de certaines normes de comportement semble dès lors très brutale quoiqu'il arrive, mais elle peut aussi se faire de façon non maîtrisée, inversement abusive et VRAIMENT brutale: c'est ce qu'on appelle une révolution, processus qui au final ne change pas grand-chose dabs l'absolu, mais redistribue une partie des cartes, donne au plus grand nombre au moins l'impression que certaines choses sont changées et que des possibilités nouvelles sont ouvertes, amène de nouvelles têtes et fait repartir sur un autre cycle.
  21. C'est pas si dur que ça, dès lors que tu passes les intérêts de castes qui dictent beaucoup d'agendas: riche est le fait de pouvoir vivre -dans l'absolu, si on s'arrête de travailler- décemment des seuls intérêts de son capital, ce qui suppose de faire en un laps de temps assez court un capital assez conséquent pour cela. Evidemment, la définition de "décemment" peut faire débat, et varier suivant les goûts, les opinions, les origines, les préférences, les situations (avoir des enfants....), et la question n'est pas d'avoir un montant arrêté. Il est aussi possible de ne pas dire qu'il s'agit d'une situation absolue et à vie, mais juste pour une période de temps assez significative (compter sur base de la décennie). Mais dans l'absolu, le principe est de conserver une distinction nette entre "riche" et "gagner bien sa vie", précisément parce qu'il s'agit du point de jonction entre intérêt individuel et intérêt collectif, avec un point d'équilibre aussi souhaitable que peu définissable et certainement pas de façon arrêtée. Dès lors que la richesse ne provient pas exclusivement d'une création de valeur nette productive et profitable à plus que l'individu qui est à son origine, on est dans le domaine de la rente de fait (et la "boursification" de l'économie est bien un phénomène macro-économiquement qualifiable de système fondé sur un principe de rente -optimisation et gestion de la rente- plus que de l'investissement réel), avec pour corollaire immédiat la polarisation des richesses, autant celles des revenus que celles destinées à l'investissement productif (le marché immobilier, c'est la même chose, avec les agences et autres opérateurs comme traders :lol:: ça rapporte plus et surtout plus vite de spéculer sur l'existant que de faire des marges réduites sur de nouvelles constructions, sauf si le besoin -estimé plus que réel- est si vaste que la perspective d'expansion est constante). Mais pour la note, le "on ne devient pas riche sur un salaire" est une traduction d'un proverbe américain (je sais plus quelle est la formulation exacte en anglais).
  22. Et si les populations concernées, malgré la situation, sont encore plus allergiques à l'idée d'une intervention extérieure pour y remédier? Est-ce moral d'y aller. Tu ne peux aborder ce débat sans prendre comme une des données DE BASE le principe de souveraineté des nations. Quoiqu'en disent les plus jusqu'au boutistes du droit/devoir d'ingérence, les Etats (ou au moins des groupes humains d'une taille donnée) existent, au-delà des structures purement matérielles/temporelles de leur organisation; ils existent en tant que "personnes morales", mais surtout comme réalités d'entités et de mentalités collectives. Et ces mentalités ont une opinion globale. Et c'est pourtant obligatoire, ne serait-ce que parce qu'il est par essence impossible de tout faire et que si on reste dans les sphères éthérées des absolus moraux/moralistes, on ne fait rien du tout. Une réflexion qui ne prend pas en compte les limitations de capacité et la rareté des ressources, qui sont consubstantielles à l'existence, est stérile.
  23. A leur décharge: elle est difficile à prouver, et quand tu peux le faire, c'est pas à la télé qu'on en parle, mais dans un tribunal. A leur charge: la presse est tellement inepte que j'ai arrêté de regarder la télé en général depuis 2 ans. C'est bien meilleur pour l'humeur :lol:. C'est un symptôme néanmoins, qui reflète autant les déséquilibres du fonctionnement du secteur et sa déconnexion du monde dit "réel" que le point de caricature auquel est parvenu le système économique qui risque la remise en cause générale de ses principes même là où c'est bien de vices de fonctionnement qu'il s'agit.... Et l'absence de correction (par régulation ET auto-régulation) pourrait précipiter quelque chose de très grave. La masse globale représentée par les bonus des traders est cependant aussi scandaleuse qu'injustifiée (en terme de déconnexion du "réel", c'est un des trucs assez choquants) en ce qu'elle a atteint un niveau macro-économiquement significatif non seulement par son montant stricto censu que par ce que ce montant reflète et implique: incitation permanente à aller dans le "toujours plus" dans ce système profondément vicié, orientation des efforts, attentions et ressources vers ce mode de fonctionnement, drainage des meilleurs vers ces métiers aux dépends d'autres, plus profondément utiles dans l'absolu, qui se trouvent dévalorisés (les ingénieurs réellement ingénieurs notamment; la ventilation d'une promo de l'X dans ses orientations de carrière est en soi révélatrice que quelque chose tourne pas rond).... Tout comme la rémunération (et sous toute ses formes: pas que le salaire et l'intéressement stricto censu) des cadres dirigeants, patrons et membres de conseils d'administration dans les grandes sociétés et grosses PME cotées est en soi un problème du même acabit autant dans ses montants absolus en eux-mêmes que par ses modes d'attribution et les modes de fonctionnement et les mentalités que cela reflète. Sur le plan même de la morale du capitalisme, ces rémunérations sont un problème: bien qu'il ne s'agisse pas de salariat proprement dit, le fait est que des gens deviennent riches sur un revenu, ce qui ne devrait pas être possible. On doit pouvoir vivre de son revenu, de "décemment" à "très bien", mais pas devenir riche dessus. La richesse devrait ne pouvoir venir que du risque et de l'investissement productif dans un système qui a encore les pieds sur terre.
  24. Tancrède

    Cuirassé

    Correction/précision quand même: "ironclad" ou "cuirassé" sont des appellations partielles/partiales et moins employées pour les navires qui sont ici en débat que leur appellation première qui est celle de "navire de ligne" (raison pour laquelle il faut aussi inclure, puisque c'était l'objet du concept, des trucs comme le croiseur de bataille), en référence à leur fonction essentielle qui était de tenir la ligne de bataille pour laquelle ils ont été faits, et emporter la décision dans l'affrontement, pensé comme décisif, de flottes de haute mer. C'est à la base ce pourquoi ils ont été pensé et optimisé, ce en fonction de quoi leur conceptualisation a été orientée dans toutes ses évolutions jusqu'au principe "final" que fut le dreadnougth. Tout est fait en ces navires pour former et tenir la ligne, et manoeuvrer à partir d'elle, pour briser la formation et foncer dans la ligne adverse, et/ou pour "barrer le T". Des principes vieux comme la guerre d'escadre et éminemment liés au canon embarqué. Dès lors que ce schéma tactique est révolu, les navires de ligne n'offrent plus de pertinent qu'une partie seulement de leurs capacité, essentiellement l'appui feu sous blindage lourd. Et au regard du coût de tels bouzins comme des limites du canon et des capacités de destruction nouvelles (essentiellement le missile, mais aussi du coût la "rentabilité" relative accrue de vieux trucs comme la mine contre ces navires), cette capacité devient trop limitée, et la seule pertinence qu'ils peuvent avoir à l'occasion est celle du coût faible de l'obus par rapport au missile, ce qui n'implique pas forcément un tel navire.
  25. C'est justement le "politiquement coûteux" qui pose problème: les grands décideurs financiers ont plus de poids sur la décision politique que l'électorat, et c'est pourquoi on ne peut se permettre une réflexion compartimentée sur "le système économique", "le système politique".... Tout se tient, et si j'ose dire, tous se tiennent. Le petit bras est -et c'est bien malheureux- une chose avant tout volontaire. Qu'est-ce qui a empêché l'administration américaine de faire tomber des têtes en 2008-2009? Qu'est-ce qui les a empêché de faire un grand ménage dans les directions des grandes banques renflouées massivement, d'en prendre temporairement le contrôle -voire de nationaliser avec une deadline de retour au privé-? Qu'est-ce qui les a empêché de réguler à ce moment là? Lobbying, interpénétration des élites, sans doute un effet de mentalité, pressions politiques de personnalités et groupes complètement acquis à certaines vues très corporate, besoin permanent de fonds de campagne.... Au global, le premier coût politique de ne pas jouer petit bras, c'est précisément de ne plus être en politique, parce que ces mêmes organismes qui causent les problèmes de ce type sont aussi les premiers argentiers et des intervenants majeurs de la politique: lobbying, fonds de campagne, think tanks (financement, documentation d'information, influence générale sur les mentalités; ils donnent le la), pressions directes.... Nos systèmes politiques ne peuvent réellement prendre ces décisions car ils ne sont pas aussi séparés qu'ils le devraient des secteurs économiques et financiers. Et aux USA, c'est même caricatural.
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