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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Faut pas sous-estimer l'effet simplement tactique/mécanique: - une armée/unité encerclée ne peut se défendre au maximum de ses possibilités, surtout à mesure que l'adversaire presse: compressée, elle ne peut plus bouger, ou pas aussi bien, ne peut optimiser son dispositif, étendre son front, manoeuvrer.... Et c'est la cohérence d'un dispositif, autant que la manoeuvre (l'usage du dispositif), qui sont les premiers multiplicateurs de force - le combattant individuel en vaut rien face à ces multiplicateurs de force que sont les dispositifs de bataille: 1000 légionnaires combattant individuellement ou en petits paquets de contuberniums, centuries ou manipules ne pèsent rien s'ils ont en face d'eux un simple lochos (bataillon) grec. - en fin de bataille, la fatigue joue beaucoup, et des armes manquent: des boucliers sont brisés/chargés de flèches, les pilums (et leur rechange) ont été lancés, des glaives sont perdus/émoussés/ébréchés.... - tant que le combat se fait de manière organisée des 2 côtés, les pertes sont très faibles: donc des unités romaines qui auraient maintenu le dispositif à Cannes n'auraient pas infligé beaucoup de bodycount à Hannibal. Quelques dizaines de morts en plus, peut-être quelques centaines de blessés au max. Les adversaires cherchent la rupture de la ligne précisément pour créer le moment où ils pourront empêcher l'armée adverse de se réorganiser. Pendant qu'elle cherche à le faire, c'est là que tout se joue, c'est là que la rupture peut devenir défaite, que le repli peut devenir retraite et la retraite débâcle, et c'est pendant la débâcle que les unités de poursuite s'élancent pour faire du bodycount et donc là faire du résultat stratégique/opérationnel en diminuant ou cassant la capacité de l'adversaire à revenir pour une autre bataille ou à représenter un danger important. - une armée antique a un flanc mathématiquement plus faible que l'autre: le "sens du bouclier" (le bouclier se tient à gauche, l'arme se porte à droite) est un problème que tout dispositif tactique doit savoir compenser, ce qui nécessite clairement l'organisation d'un dispositif de bataille pour minimiser cette vulnérabilité: le mouvement (c'est pourquoi l'aile droite doit le plus souvent attaquer en premier) et la coordination avec des unités de couverture sont là pour ça, chose difficile à arranger dans la panique et les contraintes physiques d'une rupture du front. Dès lors que le front est rompu, cela veut dire qu'au moins une autre partie de l'armée a un "flanc droit" exposé. On mésestime facilement à quel point, dans des armées avant tout faites pour le combat en ligne, l'organisation, les formations de combat, la coordination.... Sont des multiplicateurs de force énorme. De même qu'on ne comprend pas à quel point elles sont difficiles à créer et à maintenir: une bataille est un lieu opaque, la poussière est omniprésente et on voit rarement plus loin que l'unité d'à côté, le bruit est assourdissant et les chefs, même dans une armée aussi organisée et subdivisée que l'armée romaine, ont du mal à bien garder en main et visualiser un dispositif, d'autant plus qu'il est grand et qu'il est en mouvement. Les moyens de communications sont fragiles: signaux visuels, difficiles à discerner avec la poussière, surtout si on est pressés par un combat rapproché, la musique, confuse et inaudible dans beaucoup de circonstances, ordres gueulés qui ne valent que pour les petites unités tactiques, messagers qui peuvent se perdre, être abattus, ne pas arriver à temps (leurs ordres étant vite périmés ou, pire, devenant contre-productifs à cause du délai) ou simplement ne pas pouvoir atteindre une unité trop prise par le combat. C'est encore plus vrai quand les effectifs sont vastes, contrairement à ce qui semblerait logique: plus l'armée est nombreuse, plus sa coordination est difficile et fragile, et plus sa débâcle peut être catastrophique, les problèmes de confusion et de communication s'accroissant exponentiellement. Ce qui fait la force des vastes armées très organisées devient le principal facteur de faiblesse entraînant des pertes énormes. Les officiers commandant les échelons intermédiaires, ceux susceptibles de faire se ressaisir un morceau d'armée, n'ont pas beaucoup de visibilité et peuvent eux-mêmes se planter et condamner leur corps d'armée en voulant l'empêcher de paniquer. C'est aussi plus vrai au regard de la nature des armées: plus une armée est vaste, plus la différence professionnels-conscrits est cruciale: l'armée romaine à Cannes était trop vaste pour être coordonnable au regard du fait qu'elle était avant tout faite de conscrits "normaux" avec une proportion trop faible de vétérans. La rapidité des mouvements, changements de formation, coordinations entre unités tactiques.... Est moindre qu'avec des unités pros ou de vétérans de longue haleine/d'armées mobilisées pendant longtemps. Ce qui ne pose pas problème pour une armée de 2 légions le devient beaucoup plus quand il y en a 10. Et encore plus dans le cas de l'armée romaine à Cannes qui a besoin d'un dispositif complexe même au niveau tactique, avec sa division en 3 types de légionnaires avec armements et qualités différents, plus les vélites. Pour la note, l'importance du dispositif organisé est telle qu'elle est sacralisée dans l'antiquité: le narrateur de 300 est un personnage ayant réellement participé à l'histoire, seulement il a été ostracisé une première fois pour n'avoir pas été dans le baroud final (alors que Léonidas l'avait envoyé exprès porter son message), et une 2ème fois parce qu'à Platées, il est sorti du rang pour aller combattre individuellement. Reconnu pour son extrême bravoure et le nombre de Perses qu'il tuat, il fut néanmoins ostracisé une 2ème fois pour avoir quitté la ligne. Ca dit quelques trucs sur l'importance du dispositif de bataille et la perception de cette importance dans l'armée spartiate. De même que l'anecdote de la série Rome qui voit Pullo à la fois reconnu comme héros de la Légion et fouetté pour la désobéissance (quitter la ligne) qui lui a valu ce statut de héros.
  2. A toutes les époques, l'énorme majorité des pertes survient quand la bataille, plus exactement la phase de combat organisé, est perdue; dans la bataille antique, c'est quand un adversaire a rompu, cad que son dispositif de bataille est craqué et qu'il ne parvient pas à se regrouper pour opérer une retraite en bon ordre. Dans la bataille antique, particulièrement, cela implique aussi la mise en danger, voire la prise, du camp de base (généralement derrière l'armée, à quelque distance) où se trouvent les bagages, donc les effets personnels (y compris les éventuelles parts de butin), l'équipement, la paie, les réserves, soit ce pourquoi un soldat se bat et ce qui le maintient en vie et en conditions opérationnelles. La prise de ce butin est le coup le plus dur au moral, puisqu'il enlève une bonne part du "pourquoi" le soldat se bat, obère son avenir même s'il survit, lui enlève ce qu'il possède.... Sans compter la dimension religieuse de la défaite dans les mentalités antiques, particulièrement romaine (le soldat défait n'a pas la faveur de l'univers, le soldat romain fait prisonnier, même s'il s'évade, n'a pas intérêt à retourner à Rome), la perte des emblèmes d'unités et de légion qui sont aussi pratiques que religieux/civiques (à Rome, c'est la même chose).... Plus pratiquement, une armée défaite, dans le type d'armées gréco-romaines, et plus primitivement dans les armées celto-germaniques, c'est une armée dont la ligne, le pack, a été brisée en au moins un point, point par lequel l'ennemi peut s'engouffrer pour encercler/flanquer, couper la retraite.... A plus grande échelle, c'est ce qui se passe par exemple avec le front de 1914: dès lors qu'une armée a un flanc dégagé, elle retraite pour éviter cela, sinon elle se fait prendre sur -au moins- 2 angles, ce qui multiplie les effets destructeurs par un facteur supérieur à la simple addition des effectifs qui la menacent. C'est ce qui se passe à l'échelon tactique dans la bataille antique: on cherche à flanquer/contourner, et/ou à percer en un endroit. La force des packs d'infanterie organisée vient de leur ordre et de la continuité de la ligne qui rend le tout supérieur à la somme des parties. Enlève cette force, et la division de l'efficacité du dispositif de bataille est drastique: il n s'agit plus que d'un pack d'hommes isolés, généralement crevés après quelques heures de marche, de manoeuvre et de bataille en armure à bouffer de la poussière.... C'est toujours le "shock and awe" qui est à l'oeuvre, parce que pendant un instant, cette réalité est multipliée par la peur, la panique.... Qui surviennent avant tout par la combinaison de la surprise et de l'absence d'informations et de visibilité (on se sent isolés, "laché" par le reste, on ne sait pas s'il y a encore une armée, et surtout encore un chef): mais ils savent de toute façon qu'à un tel stade, c'est chacun pour soi, sauf si un officier particulièrement respecté et efficace garde un bout d'organisation (c'est après tout l'histoire de Xénophon dans son Anabase). le fait qu'un petit pack puisse offrir une résistance organisée ou pas dépend des circonstances, presque du hasard, même dans le cas d'unités d'élite. Sauf si il y a conscience qu'il n'y a strictement aucune chance, généralement dans un encerclement: voir le cas du bataillon sacré de Thèbes face aux Macédoniens. Mais de toute façon, à ce point d'une bataille, c'est une force organisée contre des petites forces organisées (unités élémentaires au maximum) mais déconnectées entre elles, sans coordination, qui ont peu de chances pour beaucoup d'entre elles de pouvoir retraiter plus vite que les adversaires avancent (mouvement d'unités organisées = plus lent que courir en tant qu'individu). L'armée qui gagne a généralement en plus une réserve et/ou une cavalerie légère qui exploite ce moment de rupture, en harcelant/poursuivant les unités adverses, les empêchant de se regrouper, empêchant l'adversaire de "penser" en grand, maximisant et prolongeant la confusion: c'est ça, exploiter une rupture tactique. Si cela marche, le reste n'est que du massacre en détail d'éléments isolés et de plus en plus petits. Y'a pas tant besoin que ça de finir à l'arme de jet (les projectiles coûtent cher): c'est la poursuite par la cavalerie, l'infanterie légère, les unités encore fraîches qui fait le tout.
  3. C'est quand même au final toujours le même truc: la façon d'étudier un conflit passé/présent, de se focaliser sur un aspect, d'en tirer les leçons.... Biaise tout. Surtout quand il y a des intérêts en jeu et/ou des partis pris trop importants à la base. Les "leçons" tirées du Kosovo furent sans doute un exemple des plus lamentables en la matière, de même que celles de la Guerre du golfe de 1991. Exemple simpliste: l'armée romaine a perdu la bataille d'Andrinople (le début de la chaîne d'événements qui a abouti à la chute de l'empire d'occident) parce que la cavalerie gothique est arrivée en cours de bataille et a pu intervenir de façon décisive. Conclusion générale retrouvée dans quasi tous les bouquins d'histoire et même dans l'esprit de nombreux experts militaires, historiens comme contemporains de l'événement: la cavalerie est plus forte que l'infanterie, dépassée, qui ne sert plus à grand-chose :P. Ca semblerait simpliste et con si l'évolution militaire de s'était pas faite en ce sens dans les siècles suivants.
  4. Il faut surtout pouvoir mesurer l'importance de ce dernier point: les différentes forces insurgées sont parties sans la moindre unité -voire le moindre combattant individuel) entraînée et équipée correctement, loin s'en faut. Et ce face à une force qui, si elle était entraînée (et à l'échelle de ce conflit, face aux insurgés, ce sont des super-guerriers :lol:), n'était cependant pas dans l'absolu une troupe top niveau et n'avait pas un effectif important ni un soutien énorme. Face à une première vague de bombardements otaniens, sur un terrain désertique et sans beaucoup de caches ou de relief à utiliser, c'était pas difficile pour l'OTAN de faire un carton avec peu de moyens, et de sécuriser une zone donnée. Obtenir du résultat politique, cependant, passe par des troupes au sol, et ce qu'a apporté de principal le soutien aérien otanien fut le temps; le temps de pouvoir préparer quelques forces à l'abri de cette zone sécurisée. Ne pas oublier le blocus qui a réduit Khadaff à ne pouvoir se fonder que sur ses ressources stockées, soit à gérer ce conflit sans pouvoir se renforcer, alors même qu'il partait avec une micro-force militaire capable d'opérations mobiles, l'essentiel du reste étant des groupes de milices juste aptes à tenir leur carré de sable. Dès lors que le niveau de conflictualité a atteint une certaine échelle (numérique et géographique -plusieurs zones de combat éloignées), le modèle qui permettait au régime de tenir perdait beaucoup de ses atouts: une micro-force militaire était soudain tenue de combattre en de multiples points, donc de se disperser sans même pouvoir compenser ses pertes, voire soutenir son effort dans la durée. Encore plus problématique quand la zone sécurisée pour l'insurrection est aussi celle ayant l'essentiel du pétrole. L'aviation otanienne a en l'occurrence été un élément qui a enlevé l'un des principaux avantages de Khadaff, empêchant en plus même les petites concentrations tactiques (à l'échelon brigade) lui permettant d'être décisif localement et donnant à l'insurrection une zone sanctuaire pour se préparer. Le soutien pour cette préparation a cependant été nettement plus décisif pour pouvoir avoir du résultat politique (cad, aller mener l'offensive), si tant est que la dite insurrection soit capable d'être unie et cohérente et de le rester. Et il ne faut surtout pas oublier le blocus, principalement naval, et l'action politique et diplomatique pour isoler le régime de Khadaff et l'empêcher de commercer, de rallier des soutiens efficaces.... Et tout cela ne préjuge cependant pas non plus d'une réelle "victoire": mettre à bas Khadaff proprement dit ne veut pas dire que résultat il y aura. Dans tout ce mix, le soutien aérien est une capacité, certes, mais ce n'est que du soutien, faut pas l'oublier, et une grande partie de son utilité dépend des circonstances particulières de ce conflit, qu'on aurait tort de prendre pour des arguments absolus valables pour toute situation.
  5. Merci pour la contribution très éclairante =). Mais en fait ce qui me turlupine, c'est justement la définition du besoin général et de la doctrine qui en découle, surtout à la lumière du type d'opérations qui dominent et de la raréfaction de l'infanterie: du bataillon d'infanterie plus apte à la sécurisation de zones civiles sur un théâtre d'opération (incluant des opérations d'infanterie en cas d'infiltration ou de besoin ponctuel de renfort), en plus des opérations plus spécifiquement liées à la gendarmerie telle qu'elle est actuellement, c'est un peu le trip de ce qu'il faudrait dans les "guerres bâtardes".
  6. Les mousquetaires -d'abord appelés carabins, leur unité "ancêtre"- étaient 1 puis 2 compagnies formées d'hommes sélectionnés par leur capitaine au sein de la noblesse, très capables de combattre à pied et à cheval, individuellement et de manière coordonnée. L'effectif maximal de chaque compagnie a été jusqu'à 200h, soit un effectif démesuré à une époque où une compagnie d'infanterie a un effectif théorique maximal de 80h, plus fréquemment 50 à 60 dans les faits quand les choses se passent bien (la moitié pendant la guerre de 30 ans faite de tensions et rafistolages permanents), dans des bataillons de 10 à 12 compagnies. Une compagnie de cavalerie (entre l'escadron et le peloton, subdivision tactique naturelle de l'escadron, unité de manoeuvre de base) en au maximum 60, plus fréquemment autour de 40. De fait, les compagnies de mousquetaires sont des escadrons renforcés ayant du volant de troupe, et un lieutenant des mousquetaires a de fait sous ses ordres l'équivalent d'une compagnie très fournie, et une autonomie qui fait qu'il est plus souvent employé comme chef autonome. Les mousquetaires sont l'unité de choix de la "Garde du Dehors" (gardent le roi en campagne, pas quand il est dans une résidence ou une ville du territoire), forment des unités d'assaut d'élite ayant préséance lors des sièges, des unités légères de pointe (reco, coups de mains, opérations "spéciales"), forment un vivier "d'hommes de main" du roi....
  7. Le niveau n'était pas mauvais pour les troupes existant AVANT la déclaration de guerre: la cavalerie était la meilleure d'Europe, héritage de longue date particulièrement rétabli sous Henri IV et sa réforme de la cavalerie, et l'artillerie était de bon niveau pour ce qu'elle servait à cette époque de la guerre (pièces trop lourdes pour être bougées une fois placées sur le champ de bataille: elles le sont pour une bataille entière), héritage là aussi du règne d'Henri IV, particulièrement du travail de Sully. Les cadres en étaient permanents et les équipages de servants recrutés en cas de guerre, mais c'était partout pareil, et ce qui était permanent était bon. Les unités d'infanterie permanentes étaient bonnes, voire très bonnes, mais 12 régiments (dont 2 pas vraiment employables parce que le Roi doit en garder un volant sauf urgence) pour un minimum de 4 fronts (et de préférence une réserve), c'est un peu léger. A noter cependant que jusqu'à une certaine quantité levée, les unités peuvent rester de niveau moyen plutôt bon au regard des standards de l'époque: une partie des régiments permanents (compter un bataillon par régiment environs) est destinée à servir de cadre, de squelette à des régiments fraîchement levés et faits de recrues: doubler la taille de l'infanterie ne diminue pas drastiquement la qualité (en comptant le temps d'entraînement et des préparatifs). Aller plus loin pose plus de problèmes. La cavalerie fonctionne encore plus sur ce système. Et le réservoir de vétérans confirmés est limité, mais il existe. Cependant, il faut pondérer la chose par la désertion, très importante dans les armées de l'époque (Louvois y remédiera en grande partie), surtout en raison des conditions de recrutement, de vie et de paie. Mais c'est pour quasiment toutes les armées pareilles (sauf la suédoise). C'est l'emploi en grand qui pêche plus que le manque de troupes permanentes: il n'y a pas de corps de manoeuvre permanents, pas de doctrine, un manque d'expérience de la guerre en grand (pas ou peu de guerres contre des adversaires étatiques importants depuis un bail), pas d'EM permanents à aucun niveau (sauf les unités élémentaires, donc un niveau purement tactique), pas d'équipes de travail permanentes, des officiers formés par eux-mêmes (ça veut pas dire mauvais: les écoles militaires n'existent alors nulle part en Europe) et répondant à des logiques de solidarités et clientèles de castes, mais aussi bouffés par la vénalité des charges, une logistique privatisée. Il n'y pas vraiment d'exercices de manoeuvre en grand, pas de logique d'emploi combinée, chose que seule les armées en guerre pratiquent et finissent par mettre au point sur le tas (Gustave Adolphe est ainsi le seul à avoir fait cela avant la guerre, soit établi une doctrine d'emploi très drillée, pour pallier ses effectifs). Pour la note, les Mousquetaires (nouveau nom des carabins) ne sont qu'une compagnie, à la base venant du régiment des chevau-légers de la Maison du Roi, rejoints par une 2ème (les anciens Gardes du Cardinal): ils sont bons, mais dans la maison du roi, y'en a beaucoup (les chevau-légers dont ils viennent notamment, la "Cornette Blanche" -élite de l'élite sous Henri IV-....).
  8. A défaut des 4 régiments voulus par Serge, serait-il d'un coût prohibitif de former un régiment de Gendarmerie réellement "militaire" (95% de leur temps) destiné aux OPEX, et regroupant toutes les fonctions nécessaires, ayant des unités d'intervention et d'experts "clés en main" et des groupements de cadres pour la formation et l'intervention? Ainsi, il pourrait y avoir: - des groupes de prévôté purs et durs, de la police militaire, quoi - des groupes d'enquête et d'investigation avec expertise scientifique: autant pour l'activité "policière" dans les armées que pour de telles fonctions en zone de guerre (hors cadre pur symétrique-clausewitzien), où ce genre de besoins semble se développer - du peloton d'intervention spécial SWAT-like - 2 bataillons groupant des compagnies complètes et prêtes à l'emploi comme telles: contrôle de foules d'un côté (avec une section d'encadrement et des sections "pleines") et surveillance/protection de bases et personnalités de l'autre (étant donné la rareté de l'infanterie et le besoin qu'il y en a, autant la dégager de certaines tâches autant que faire se peut) - un nombre donné d'EM de compagnie "multifonctions" et permanents dans cette spécialité Il s'agirait pour partie d'une création nette, mais plus généralement d'une rationalisation des moyens existants, ce qui semble être la tendance lourde de l'AdT avec la standardisation accrue des unités de nombreuses fonctions de soutien et appui (exemples types avec les régiments logistiques et ceux de transmissions) et la réflexion sous forme de modules "clés en mains".
  9. Multiples explications.... En vrac: - la France est encore un peu un bordel à cette époque: lendemains des derniers soubresauts des guerres de religion (Siège de la Rochelle) et du jeu constant et permanent de la féodalité, avec les Grands qui se soulèvent ou font mine de le faire: tout cela coûte cher, soit en armées, soit en négos. - grande, la France est comme tous les grands Etats d'Europe alors, sous administrée: c'est pas tout d'être grand dans l'absolu, encore faut-il contrôler son territoire, le connaître et le maîtriser réellement, aider à sa mise en valeur.... D'autant plus difficile que même si le pays le plus peuplé d'Europe, la France a de faibles densités de populations vu sa taille. L'agriculture ne produit pas tant de surplus agricoles que ça (majoritairement vivrière comme partout ailleurs), et ils ne sont pas centralisés. Ce que Richelieu tient en main, c'est le jeu politique des Grands, mis au pas depuis l'exécution du dernier vrai connétable (Montmorency) en 1632, pas la France en elle-même. Il n'y a pour ainsi dire pas d'administration permanente autre que centrale (et celle de l'ïle de France): le réseau administratif/de gouvernement, ce sont des charges anoblissantes et vénales qui sont régionalement dans la main et le réseau d'influence des Grands. Seuls les intendants, ces missi dominicis envoyés directs de Paris, essaient de garder une main relative sur les régions. - l'armée permanente est réduite et a souffert du manque permanent de fonds, des vices de son système de fonctionnement (vénalité des charges d'officiers, cleintélisme, fraudes et triches), même si elle a toujours gardé un noyau d'unités de très haut niveau qui, avec quelques autres unités, s'est encore plus aguerri autour du siège de la Rochelle et de l'affaire de la Valteline. Cependant, le temps de paix voit beaucoup de réductions immédiatement après le dernier coup de feu. Donc la majorité des troupes quand commence une guerre est faite de recrues fraîches, ramenées parfois de force, prenant beaucoup du rebut de la société, peu équipés, peu nourris, peu payés (et irrégulièrement), peu motivés, de qualité aléatoire. Et quand il s'agit d'une guerre majeure, c'est pas 15 ou 20 000h qui sont levés, mais le double ou le triple, accroissant les difficultés de formation, d'équipement, d'entretien et de mise à niveau. Sans compter évidemment l'attribution des commandements, qui dépend du clientélisme nobiliaire, de la vénalité des charges, des jeux politiques (pour les hauts commandements), avec des officiers qui, s'ils sont de vrais guerriers, n'ont pas de formation formelle standardisée: ils se forment sur le tas (donc il faut du temps), les EM aussi, et ils ont avant tout leur esprit de caste et un système hiérarchique reflétant autant, sinon plus, la pyramide des clientèles et rangs nobiliaires que celle des grades formels. Plus l'échelle de l'armée augmente, plus ces problèmes de base sont multipliés dans leurs effets. Les armées espagnoles, hollandaises et suédoises sont les armées les plus aguerries de ce temps, par leur permanence et des avantages particuliers: le système suédois est sans doute le meilleur, et de loin, pour fournir de la recrue de qualité, motivée, avec esprit de corps, par son système de pré-conscription, par son niveau d'équipement et d'entraînement, mais aussi par l'organisation et la doctrine pendant le règne de Gustave Adolphe (mais ça ne lui survivra pas). Le système hollandais, après quelques 6 décennies de guerre, a donné une armée professionnelle très compétente au moins pour la défense de son territoire. Le système espagnol offre beaucoup de défauts (beaucoup communs avec la France: manque de fonds, système nobiliaire, fraudes....), mais compensé par une guerre permanente ici où là qui a donné un réservoir important de vétérans dans lequel puiser, une partie d'unités permanentes de haut niveau et un volant de chefs compétents. Cependant il ne faut pas trop surestimer l'armée espagnole: la cavalerie n'a rien d'exceptionnel, les grandes unités de manoeuvre un peu durables n'existent qu'en Flandres, et les Tercios de qualité sont limités aux 7 Tercios Viejos (qui coûtent une fortune: la moitié du budget militaire de temps de paix à eux seuls, alors que leurs effectifs sont incomplets). La France devra tout improviser à partir de peu, et aura donc besoin d'un temps de montée en puissance, et ce au prix d'un effort sans précédent (depuis Louis XI) sur le pays. Et ce alors qu'elle n'est pas toute fraîche au début du conflit, sortant de ses propres problèmes internes, avec une royauté qui n'a rien de toute puissante, un Etat qui n'a pas des finances très extensibles (bien que fondamentalement, une année de budget français soit équivalente à une année espagnole -or et argent d'Amérique compris). L'armée permanente, aguerrie et efficace, laissée par Henri IV à sa mort, avec de vastes réserves financières, a été gaspillée par la régence de Marie de Médicis, mais même là, elle n'était pas quantitativement énorme (4 "Vieux" Régiments, 6 "Petits Vieux", 2 Régiments de la Maison du Roi faisaient toute l'infanterie permanente). Voir le sujet "Pike and Shot" sur le point de l'armée française de cette époque: il rappelle de nombreux aspects de cette évolution.
  10. L'étiquette "Chris Ryan" m'a salement induit en erreur; je m'attendais à un trip "réaliste-monde cruel et impitoyable-les gentils doivent être des tueurs durs et sans pitié et sont même pas si gentils au fond-personne n'est imperméable aux balles-99% des balles tirées ne touchent PAS leur cible", et je me retrouve avec un mauvais délire de super-héros à l'eau de rose à peine parfumée de quelques effluves de Tamise polluée et de poussière du désert (juste ce qu'il faut pour faire du héros une icône virile de romans arlequins).... Je suis tombé de haut, de sommets où se trouvait les enfoirés d'Ultimate Force et des premières saisons de Spooks.... Et j'arrive au niveau -estampillé "à chier et vomir en même temps- de The Unit, de Jack Bauer, et des dernières saisons de Spooks et Ultimate Force.
  11. Le Corps des Marines est essentiellement organisé en 3 MEF: 2 de 40 000h, à effectif complet, et 1 de 20 000, (au Japon) qui n'est qu'à effectif partiel. Une MEF, c'est une division terrestre complète (20 000h environs) avec les unités réservoirs de tous types (1 bataillon de chars, unités amphibies, artillerie, reco, génie, FS et fondamentalement capable d'opérer en tant que division entière, un élément de commandement interarme avec son soutien propre et quelques unités (FS et coordination des feux), un élément logistique (soutien pour le corps expéditionnaire) et un élément aérien (aviation d'appui et de transport, à voilure fixe ou tournante). Chaque MEF a aussi un nombre donné de MEU (3 pour chaque MEF complète, 2 pour l'autre) qui sont des mini corps expéditionnaires d'intervention rapide: 2200h répartis sur les mêmes principes, soit un élément terrestre (autour de 1100, un bataillon interarme), un command element, un élément logistique et un élément aérien. Ils peuvent être regroupés en une MEB (Marine Expeditionnary Brigade) si la situation le requiert. C'est le concept fondamental des Marines (dit MAGTF) avec des unités de manoeuvre interarmes mais fondées sur des unités élémentaires réservoirs, soit un concept "plug and play. Cependant, l'évolution récente a été de voir les MEU devenir des unités de fait de plus en plus organiques et permanentes: ce sont les mêmes éléments qui sont assignés aux MEU et s'entraînent de plus en plus à l'année ensembles, contre un concept initial qui voulait y faire tourner toutes les unités d'une même MEF. Le plug and play (assembler des unités de manoeuvre ad hoc autour d'EM permanents depuis des unités élémentaires réservoirs) n'a de pertinence que si les troupes sont de haute qualité (à la base: sélection, entraînement et équipement) et ont un haut niveau de disponibilité et de "battle readiness" (ce qui est cher), précisément l'une des particularités des Marines. Mais même là, on se rend compte que rien ne remplace l'habitude de travailler ensemble à l'année, et l'adaptation à une tâche (une unité de manoeuvre "montagne" n'aura pas les mêmes exigences qu'une unité blindée, une aéromobile....) parce que le soldat et l'unité universels n'existent pas. Seule l'US Army garde encore une unité interarme permanente "ancien modèle", je crois, un régiment interarme, outre son modèle général dans les Brigade Combat Teams où les unités de manoeuvre (en tout cas pour les Heavy BCT) sont des bataillons interarmes (chars, infanterie méca et génie assaut).
  12. Pas trop en Europe et en occident en général; mais la mondialisation fait que l'extrême manque en la matière en Asie (rien que la Chine et l'Inde à elles seules, ce seront de 300 à 400 millions de femmes qui manqueront vers 2050) ne pourra qu'impacter l'offre et la demande au niveau planétaire :lol:.... A préciser quand même la différence de fonctionnement des polythéismes indo-européens (observable encore sous certains aspects en Inde): les Romains ne "croient" pas aux dieux multiples comme les chrétiens, juifs et musulmans croient en leur Dieu. Ils observent le culte qui est un acte civique dont le but premier et avoué est de sanctifier leur union en tant que communauté; c'est de cette nuance que vient le terme "religion" (religere = relier). Le culte est public parce qu'il est communautaire, et particulièrement dans le cas du monde méditerranéen où la Cité est tout et a fait la force des civilisations gréco-romaines (et de quelques autres). La croyance n'est pas requise et ne va pas vraiment au-delà du niveau d'une superstition doublée d'une habitude (il n'y a pas de phénomène d'extrêmisme avec un tel système, et surtout pas de prosélytisme) où c'est l'observance qui compte seule, parce qu'elle est intrinsèquement liée au respect de la loi qui tient la communauté ensemble.... Et au final, c'est bien la communauté, la Cité, qui est divinisée: c'est une sorte de patriotisme mystique en somme, et qui ne contraint pas le comportement individuel autrement que par le respect de la loi ni ne le condamne moralement à l'enfer ou au paradis. C'est le sens du procès de Socrate d'ailleurs, même s'il est avant tout victime d'un retournement politique pour avoir emmerdé qui il fallait pas. Et l'arrivée de l'Empire a centralisé ce culte civique autour de la personne de l'empereur, divinisé comme incarnation de la Cité romaine (désormais nettement plus que la seule ville de Rome): les difficultés avec les juifs et chrétiens viennent du fait de leur refus de l'observance de ce culte civique qui, même s'il "divinise" l'empereur, n'en fait pas un dieu au sens où nous l'entendons (faut pas prendre les Romains pour des cons). Aucune croyance ou vénération particulière n'était exigée d'eux par ailleurs, et d'autres monothéismes, autant ou plus répandus à cette époque, se sont accomodés de la chose, comme le mithraïsme. Pour un romain, ou un Grec, l'équivalent de la croyance religieuse des Chrétiens est le culte privé des ancêtres, religion strictement gérée au sein de la famille et qui répond au besoin individuel de spiritualité. Voir les Grecs et Romains comme croyant et vénérant les panthéons mythologiques comme si c'étaient des religions au sens où nous l'entendons, c'est juste faire un contresens total en utilisant indifféremment le terme de "religion". Les Indhous fonctionnent aussi comme ça, avec un culte communautaire et un culte familial.
  13. Oh putain, je viens de mater le bouzin.... Que dire? C'est loin d'Ultimate Force (enfin les saisons 1 et 2, pas les 2 autres difficilement qualifiables autrement que de "cacaberk" pour rester châtié), vraiment très loin.... Une bête série avec un héros-tout-pur-tout-bon-gars-toujours-innocent, absolument invincible et qui guérit de n'importe quoi entre 2 épisodes (et sur le coup ça l'empêche pas de faire grand-chose), avec des faux-derches du rens pour l'emmerder, 2 groupies au bureau qui ne pensent qu'à lui, la "hero touch" avec n'importe qui (ce truc impalpable qui convertit les "méchants mais pas tant que ça" en gentils).... Et incarné par un acteur auquel j'ai personnellement du mal à croire; est-ce parce qu'il est celui qui a occupé les premiers rôles dans les saisons de déchéance suprême de Spooks? Devant ce monument de mauvais clichés et de facilité écoeurante, une seule question subsiste: mais comment un type pareil a pu être admis au SAS? Ils baissent les critères :lol:?
  14. Sauf que quand ce sera le tour des Klingons, il existe nombre de preuves audiovisuelles pour démontrer que leurs volontés de conquêtes sont authentiques :lol:! Faudra pas jouer les relativistes à tout crin, là: Gally devra se mettre en mode "veupadçeulàchezmoi"! Mort aux Klingons et aux sales relativistes/collabos qui apprennent leur langue! N'y a t-il pas une alerte Godwin (un angelus, un tocsin....) à sonner cependant sur ce topic? Réglons la question en favorisant une immigration sélective: - exclusivement femelle (l'autre ressource raréfiée du XXIème siècle) - fourchette d'âge: entre 18 et 35 ans (plus jeune: sur dossier pour repérer les forts potentiels) - taux de graisse corporelle inférieur à 35% - niveau de symétrie faciale élevé - pilosité allant de "inexistante" à "très faible" - certification sur l'honneur que quelque part sur cette planète, elles ont un diplôme quelconque - bigotes s'abstenir Et si l'Islam veut conquérir la France par ce type de troupes d'invasion.... Qu'il le fasse! La bataille sera cool et on sera plus là pour voir le résultat :-[. Ouh là, j'ai le patriotomètre en chute libre ces derniers temps....
  15. Quelqu'un sait à quoi va servir cette "nouvelle 13ème" à Abu Dhabi? A part le dépliant grandeur nature pour matos cocoricos, a t-elle une mission, une fonction, un centre d'expertise à créer/développer, un centre de test de matos? Y'a pas vraiment à avoir de capacités d'intervention locale, et l'invasion des Emirats par l'Iran, c'est pas vraiment à l'ordre du jour. Quand à "faire de la présence", au vu des récentes réformes, c'est pas ce genre de dépenses que l'Etat semble faire pour "tenir le rang" du pays.... Donc, y'a un menu à ce repas qui commence à être servi, et une faim qui lui correspond? Ou c'est juste de la gourmandise? Et puis pas de 10RC avec toute cette surface roulable, ça semble du gâchis....
  16. Pour paraphraser du connu: quand tu la regardes (écouter en fait), tu t'inquiètes, quand tu la compare (son audience et ses intentions de vote vs.... Les autres), tu te rassures :lol:!
  17. Précisément par la place de l'individu par rapport au groupe, et tout ce qui en découle. Ce n'est pas que les autres cultures nient l'individu, pas plus que l'occident ne nie la communauté, mais que les curseurs quantifiant l'importance de l'un et de l'autre ne sont pas au même niveau. Ca ne change pas les maths, ça ne change pas tout dans beaucoup de domaines, mais pourtant c'est ancré bien plus profondément que tu sembles le croire, sans doute parce que ça ne s'enseigne pas réellement de façon claire et formulée, comme une leçon. On ne peut "enseigner" la liberté individuelle que jusqu'à un point donné, le reste ne peut réellement l'être (pas encore peut-être). Et de l'autre côté, quelqu'un venant d'une culture différente, même si c'est juste un background, ne l'apprendra pas de la même façon. Quand à l'exemple des modes de management, il n'y a pas un "bon" et un "mauvais" management: il suffit d'aller dans différents pays pour voir l'efficacité au niveau micro-économique, même dans des boîtes de taille et niveau de production similaires, ayant la même productivité globale.... Le même résultat global ne s'obtient pas toujours de la même façon, pas avec le même effectif (mais la même masse salariale c'est possible, et ça n'est pas que fonction du niveau de vie du pays): les Japonais ont une structure interne de leurs boîtes extrêmement hiérarchique et centralisée sur des postes d'autorité (avec des effectifs plus vaste à Valeur Ajoutée produite équivalente) là où les ricains "démocratisent" plus leur activité (très nettement plus) et responsabilisent plus les individus. Les Italiens foutront rien pendant 3 semaines et boosteront la 4ème pour boucler le mois au même niveau que les Anglais qui auront fait des journées à charge de travail équivalentes (et s'ils avaient du booster, ils auraient bâclé). Les Anglais ont des rapports internes dans des boîtes d'une certaine taille qui sont nettement plus "politiques" qu'en France (se torpiller, se faire voir du boss en position avantageuse....), reflet d'une culture individualiste plus prononcée (ça existe évidemment en France, mais il faut avoir été dans une boîte anglaise pour voir à quel degré ils poussent la chose).... Ce sont juste des petits points entre des cultures relativement proches (sauf pour les Japonais); il y en a de plus vastes.
  18. Y'avait pas surtout un manque d'officiers tout court :lol:? Genre pas qu'un ou deux ici et là, mais une HENAURME proportion qui faisait que de facto, l'armée était sous-encadrée, avant même de parler du niveau de compétence moyen à tous les échelons, les officiers de niveau correct étant une petite minorité par rapport au corps des officiers lui-même numériquement insuffisant. Le tout fait que le premier choc de Barbarossa (1ères semaines, 1er mois) a été suffisant pour empêcher cette armée mal coordonnée de réagir en temps utiles et de se regrouper assez vite à la bonne échelle pour pouvoir se reprendre plus tôt.
  19. Assez simple sur le fond, inexplicable en termes simples, ou directement parlants en politique, et c'est sans doute ça le grand drame de l'histoire: il y a une part d'incompatibilité entre l'Islam tel qu'il est encore vécu/enseigné/pratiqué à la fois comme religion, background culturel et système de référence, et la démocratie dans un pays pluraliste, accessoirement de background chrétien. Il y a des fonds culturels très différents et difficiles à cerner pour 90% des individus qui composent une culture et qui sont pour l'essentiel modérés en toute chose, ne se posent pas tant de questions que ça et cherchent à vivre tranquilles sans emmerder personne. Mais les points d'accroche se voient plus en fait dans les moments de crise: lors de la tempête dans un verre d'eau que fut l'affaire des caricatures danoises, ça s'est par exemple nettement plus vu dans la répartition des "camps" et le ton moyen des commentaires de gens -musulmans- qui n'avaient par ailleurs rien de salafistes enragés. Incompatibilité de fond? Peut-être. En tout cas signe du fait que la religion musulmane telle qu'elle existe en France et dans d'autres régimes démocratiques de background non musulman (principalement européens/occidentaux) n'a pas fait sa transition avec la "modernité" politique en séparant plus nettement spirituel et temporel dans tous les domaines. Un des trucs dont souffre de fait le plus l'islam dans cette histoire, c'est son absence de fait d'une structure cléricale analogue à l'Eglise, qui dicterait un canon, le dogme en quelque sorte: le CFCM aurait pu jouer ce rôle pour l'islam en France, il ne l'a pas fait, ne le fait pas et ne le fera pas.
  20. Je ne connais pas du tout le développement industriel de tels produits, mais il me semble, en remarque préliminaire, que le blindé estampillé "bon pour le combat" n'est pas qu'un prototype, mais aussi un processus qui prend du temps: il faut que le prototype ait été testé, ait fait des maladies de jeunesses, ait fait ses tests grandeurs nature en vraies conditions réalistes et les RETEX qui vont avec. Ca c'est le taf des labos de R&D, surtout si elles sont en deal avec l'armée pour optimiser et maximiser l'efficacité de cette phase. Mais il faut aussi que les premiers batchs de ce même blindé produit à grande échelle passent par le même processus, parce que la chaîne de prod ne produit pas direct ses bouzins au top du top: la production en série a elle aussi ses maladies de jeunesse avec un nouveau produit. Pour qu'un tel système fonctionne, il faudrait aussi à la fois BIEN rémunérer l'activité de recherche des R&D d'entreprises partenaires de ce programme (voir les conflits d'intérêts avec un système commercial de concurrence ouverte) ET l'encadrer pour éviter les abus divers et variés qu'elles pourraient faire au titre de ce type d'activité difficilement évaluable en terme d'économie: entretenir des labos juste destinés à faire du prototype, c'est susceptible de voir des protos sortir en masse pour radiner du fric, et à l'inverse imposer du chantage à la fermeture, à l'ouverture capitalistique à d'autres, à la délocalisation.... Pour manque de rentabilité.... Donc à radiner plus de rallonges. Où l'on voit que dès lors qu'on ne peut être sûr du besoin réel ou des moyens de l'Etat dans l'immédiat tout étant confronté au besoin absolu de garder un savoir-faire, le système des arsenaux d'Etat n'a pas que du mauvais. Logique inverse: ne serait-il pas plus rentable d'avoir un arsenal d'Etat à effectif limité chargé de la R&D (et de la veille générale) et du développement de protos, et qui pourrait ainsi gérer brevets et licences pour demander à des industriels, quand le besoin apparaît, de produire la quantité en fournissant des chaînes d'assemblage, amenant le brevet, la commande et les techniciens cadres pour former rapidement le personnel?
  21. C'est à quel âge, en moyenne qu'un enfant apprend qu'il faut faire ses besoins avant de partir :-[ :lol:? C'est "humain", mais bizarrement, ça n'arrive pas à beaucoup de monde, sexagénaires à prostate problématiques compris.... Le signe de ceux qui se regardent trop le nombril (là c'est une perche ;) :lol:)?
  22. Il est né dans les années 30: c'est un des 1er héros de l'heroic fantasy actuelle, qui a été un grand phénomène de l'édition avant même que Tolkien le soit.
  23. Y'a pas de blonde dans ce film, béotien ;)! Dina Meyer est rousse! Bon, un peu blond vénitien dans ce film, mais quand même rousse!
  24. Pffff, Robocop est un film de merde: si c'était un bon film, l'ED-209 gagnerait à la fin ;) :lol:!
  25. Apparemment il n'y a plus que quelques texans qui décrètent encore que c'est vrai. Légalement, pour les constitutionalistes ricains, l'affaire a été réglée définitivement entre 1861 et 1865 :lol:.
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