Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Tancrède

Members
  • Compteur de contenus

    18 697
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    166

Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Ben c'est le principe des relations internationales: rien n'est gratuit, les Etats ne se font aucun cadeau, même si leurs relations ne souffrent aucun problème particulier. Le cas chinois, c'est finalement qu'ils avaient avoir intérêt à ce que la Libye se calme aussitôt que possible, et que dès lors que Khadaff avait passé un certain seuil, ils avaient plutôt intérêt, et avant tout pour le pétrole, à laisser faire l'intervention.... Mais pourquoi donner un accord qu'il est plus profitable de vendre, quand bien même il serait en fait garanti d'avance ;)? Des contrats ou accords sur tel ou tel sujet peuvent être accordés ou refusés, délayés ou voir telles conditions alourdies ou allégées, c'est comme ça. Je ne prétends certainement pas savoir ce que nous a "coûté" réellement l'opération libyenne (juste eu quelques échos ici et là), mais je voulais rappeler que le vrai coût d'une telle guerre ne se mesure pas au budget des opérations, et que la "position" internationale du pays ne repose pas sur le fait d'avoir accompli tel pourcentage des missions aériennes ou été les premiers à reconnaître le CNT (à moins de leur avoir monnayé ça en prenant des garanties). La position d'un état repose sur son "capital politique" (à défaut d'une autre expression), sa marge de manoeuvre quoi, qui représente le solde, à un instant T, de toutes ses "créances" et "dettes" politiques (pour rester dans le vocabulaire comptable): ce sont les négos sur les contrats en cours ou prévus, les positions vis-à-vis de chaque pays, les services dus et qu'on vous doit, la capacité militaire à un instant T pondérée par sa réalité potentielle dans telle ou telle région, la capacité à rallier d'autres pays (qui passe par les capacités de contrainte, les services qu'ils doivent, la capacité à deviner et coordonner les intérêts....), sur la somme des renseignements en général et sur des sujets/pays en particuliers, sur le capital financier disponible, sur les actifs économiques maîtrisables, sur la capacité à légiférer..... Bref, tout ce qui peut se monnayer. Et l'affaire libyenne a beaucoup coûté rien que pour créer cette coalition branlante et ouvrir la possibilité de la guerre contre un petit dictateur au final très isolé qui n'a de soutien que verbaux. Je ne connais pas le solde exact du "capital politique" claqué dans cette histoire et ne prétends pas avoir une idée même approximative du compte, mais je vois et compte peu de retours: au mieux, la France sera un acteur parmi d'autres du marché libyen (les prêts au CNT tels qu'ils ont été précisés soulignent le premier élément concret de garanties de présence dans l'après Khadaf, et la France y pèse, mais pas tant que ça), ce qu'elle était déjà avant. Mais combien de cartouches grillées avec les autres pays arabes (y compris leurs opinions publiques qu'ont été pour le moins ambigues sur l'intervention) qui étaient pas super joasses de voir l'occident s'inviter à la Khadaff-party? La Russie, une fois acquis le principe de l'intervention, a fait comme elle fait toujours: sur un sujet qui somme toute ne la concerne pas directement (hors les contrats khadaffiens), elle a monnayé tout ce qu'elle pouvait, à commencer par son veto. Ergo, ça a douillé, d'une façon ou d'une autre. A votre avis, pourquoi Juppé était pas vraiment acquis à l'intervention à la base? Lui, il calcule précisément en termes de stratégie générale, et les emportements "humanitaires", il est bien placé pour savoir que dans plein d'autres endroits, dont certains proches de la Libye, l'opinion française, celle de la presse, celle de BHL et celle du président s'en tamponnent. C'est effectivement le seul gain concret dans l'histoire, mais la question est de savoir: - si ça valait le coup: les petits papiers de Londres ont pas vraiment aidé par la suite - si le coût militaire, financiers, humain a pas été trop important pour le résultat obtenu - si l'aliénation à terme de la Russie n'a pas été contre-productive - si le rapport établi avec l'Ottoman n'a pas été que de circonstances alors qu'il a coûté, et que l'attitude générale de Napoléon III était fondamentalement en contradiction avec les intérêts ottomans - si le rapprochement à cette occasion avec l'Autriche a pas non plus été inutile (alors qu'il a aussi coûté), puisqu'en contradiction fondamentale avec la ligne politique du principe des nationalités qui était déjà affiché comme primordial pour Napoléon III Il semble que cette histoire ait été payer très cher un prestige de façade sans rien de concret derrière, au regard tant de la politique générale suivie (en contradiction avec les actions menées) que des moyens consacrés.
  2. Sauf que ce que tu appelles "diffus" ne repose que sur des choses concrètes: c'est quoi une "position forte", tu te l'es déjà demandé? Tu crois que tu auras une meilleure place à la table des grands parce que tu as, dans un passé récent ou non, envoyé des avions taper un dictateur de 3ème zone? Tu crois une seule seconde qu'on aura même une meilleure place à la table de négo dans le cas libyen parce qu'on aura réalisé X% des sorties aériennes et Y% des frappes utiles? Y'a personne pour compter les points et accorder les susucres qui vont avec. Les Allemands vont pas dire "putain les frenchies ont bombardé Khadaf, c'est nos leaders" ;) :lol:. On n'a de position forte à la table des grands que par ce que l'on peut et ce que l'on tient concrètement à l'instant où une négo se fait, pas en vertu d'un "prestige" ou de trucs "diffus" et métaphysiques. Ca a d'ailleurs été tout l'art des ricains dans cette histoire que de montrer que même s'ils ne participaient qu'en arrière pla, rien ne se faisait sans eux. Pas besoin pour eux de prendre telle ou telle part aux opérations aériennes. Les cartes se redistribuent au niveau mondial? Bien, ça veut dire qu'il faut aller en prendre ou pas en laisser échapper trop: et pour ça faut du capital politique, soit des trucs biens concrets et, si besoin est, des opérations militaires précisément examinées à l'aune de ce qu'elles rapportent (en termes de capital politique). Une opération comme celle-là, c'est beaucoup de capital politique claqué: emmerdé les Chinois et Russes, forcé la main de nombreux pays arabes.... = des "créances" de services qu'il a fallu claquer, des pieds sur lesquels il a fallu marcher, des gens avec qui il a fallu se fâcher, des contrats qu'il a fallu abandonner/délayer, des concessions qui seront plus chères.... Toutes choses qui arrivent de toute façon quand on fait un mouvement aussi bruyant qu'une guerre, mais il faut que les retours soient en corrélation, sinon à l'arrivée, tu es de facto un pays affaibli et non renforcé par la guerre. Napoléon III a donné l'impression d'être l'arbitre de l'Europe après la Crimée et l'Italie.... Alors qu'en réalité il avait précisément claqué TOUT son crédit politique, avait fermé beaucoup d'options à la France et s'est retrouvé isolé dans la décennie 1860.
  3. Ca t'irais moins si tu prenais en compte le coût réel de l'opération, à savoir: - l'ensemble des coûts dans le temps, en plus du seul budget des opérations et de leur impact sur le Mindef déjà à la ramasse; et ces coûts sont forcément infiniment supérieurs et politiques (même si ça veut souvent dire de l'argent à terme plus ou moins long).... Contrats annulés ou délayés ou réalisés à des conditions plus dures, problèmes et tracasseries diplomatiques, et surtout services dus et retours d'ascenseurs obligatoires, "créances" politiques gaspillées.... = affaiblissement de la position française en général (et peut être en particulier dans la zone arabo musulmane) alors qu'on est pas les USA. On a pas un "crédit" politique immense mais beaucoup d'intérêts à défendre un peu partout - peu de poids pour peser dans la Libye d'après, laissant à d'autres les marrons à retirer du feu payé par le contribuable Faut penser au pays d'abord.
  4. :O!!! BHL est pour la guerre, le réseau Voltaire est contre.... Merde, où faut-il se placer, vu qu'il est moralement indéfendable d'être avec l'un ou l'autre.... La Suisse? Ah, non, merde, ils ont un truc avec la Libye.... Belgique, Suède et Norvège aussi, merde! Putain, il reste des vrais neutres, quelque part?
  5. C'est parce que tu as le nez dans la scène publique française.... Tu crois qu'il y en a moins dans les autres pays où la liberté d'expression et une presse pluraliste existent? Aux USA, c'est mille fois pire.... Sauf en 2003, et tous n'en gardent pas un souvenir grandiose, à commencer par les journalistes. Limitons ces trucs genre "la France est championne dans tous les domaines négatifs", tout aussi ineptes que les cocoricos sur tout et rien.
  6. J'en ai une, mais les modos laisseraient pas passer le mot sur le forum, question de politesse :-X.
  7. Bon, ben ces choses appelées "cerveau" et "esprit critique" doivent donc être foutues au rencart au profit d'une confiance totale dans nos gigantesques leaders maximus qui ne font JAMAIS de conneries, qui s'y connaissent en tout, qui ne sont par essence intéressés qu'au bien de la nation (à supposer qu'il puisse être défini de manière unique et univoque) et jamais à leurs intérêts immédiats et personnels, à celui de leur parti, de leur ambition.... Pourquoi se donner la peine d'avoir une opinion, alors, c'est tellement mieux de s'en remettre à "ceux qui savent".... Ah, merde, la démocratie, ça suppose de se documenter et d'exercer sa raison à la mesure de ce qu'on peut savoir? Merde, ça va pas ensemble, ces 2 trucs.... Et pourquoi discuter, pourquoi même avoir un forum?
  8. C'est surtout plus facile de dire qu'il fallait le faire et que ça coûte rien ou presque quand on n'essaie pas de prendre en compte la réalité du coût de cette guerre pour le pays, et ce coût se mesure en capital politique bien plus qu'avec les sommes de fric immédiatement consacrées aux seules opérations, qui sont elles négligeables même si en l'état des choses, elles impactent la capacité militaire du pays pour un moment.
  9. En quoi est-ce un résultat? Perso, finalement, y'en a pas grand-chose à battre (en tant que citoyen, pas en tant qu'humain/individu) que ce soit lui ou un autre au pouvoir en Libye. Tant que le pétrole coule, rien à taper, du moins pas au point de consacrer beaucoup de ressources (la dépense militaire opérationnelle n'étant que la moindre d'entre elles). Dézinguer Khadaf du pouvoir n'est PAS un résultat, faudrait quand même s'en rendre compte; déboulonner un leader de 3ème zone dans un pays à armée retardée, ça n'a rien de dur sur le plan pratique, et y'a quand même d'autres tarés à virer rien que sur le même continent.... La question est de savoir si on PEUT obtenir/imposer un résultat plus conforme aux intérêts nationaux sur place, si même on a un plan valable et les moyens de le mettre en oeuvre, si on a su mettre en place des garanties ou un minimum de jalons pour l'après, bref, si on la possibilité d'avoir un résultat, un vrai, pas un truc pour amuser la galerie et se frotter l'ego pendant 2 ou 3 soirées au journal télé. Virer Khadaf n'est pas un but de guerre en soi: pas un objectif politique, juste le préalable nécessaire à une gamme de scénaris divers dont on ne sait même pas si beaucoup sont favorables à la France. Il y avait d'autres possibilités, entre autre ne pas bouger (cad ce qu'on fait vis-à-vis de la Syrie, du Yémen et d'autres pays du coin, sans que ça choque qui que ce soit apparemment).
  10. Et après? Chasser Khadaff n'est pas un résultat en soi, juste une étape nécessaire.... On fait la guerre pour un résultat, et un qui soit avant tout conforme à nos intérêts, le reste est du blabla ;).
  11. Si quand même: stabilité du monde arabo-musulman et particulièrement de cette "banlieue proche" du Maghreb/Machrek, stabilité du marché pétrolier (même si la Libye n'est pas un acteur majeur, le marché pétrolier est en flux architendus et sur-raisonne à la marge et aux anticipations), pressions de certaines opinions publiques (éventuellement)..... Des intérêts, il y en a. La question est de savoir comment ils sont priorisés, donc lesquels sont à atteindre d'abord, par quelles méthodes, qui aider, qui les servira au mieux, avec qui ne pas se fâcher trop, comment garder de la marge de manoeuvre et pas cramer trop de capital politique dans l'histoire.... C'est pas seulement l'aspect "humanitaire": faire la guerre totale à la Libye rimerait à quoi? Taper tout et tout le monde? Autant dire que ça sert à rien. Faut pas raisonner en disant qu'on "fait la guerre mais pas trop", ou qu'elle est "faite à moitié", parce que ça suppose que faire la guerre, c'est forcément une guerre totale entre Etats organisés, ce qui est très réducteur et fausse le raisonnement stratégique, et souvent la conception de l'outil militaire qui va avec. La guerre, c'est atteindre un but qui sert des intérêts clairement définis et priorisés avec le minimum de moyens et coûts possibles, le militaire n'étant qu'une partie d'entre eux. Ici, y'a t-il même des buts de guerres clairs, priorisés et atteignables, tant dans l'absolu qu'en l'état des moyens mis en oeuvre? Et surtout est-ce que ça vaut le coup?
  12. J'avais jamais réalisé que le Greyhound était si unique dans ses capacités, et que les alternatives étaient si compliquées.... Mais quel est le niveau du besoin, réellement? Les navires ravitailleurs ne suffisent pas pour l'essentiel, ne laissant qu'un besoin marginal pour le court/très court terme et de petites charges, essentiellement des passagers? En faut-il plus pour organiser un va et viens? Les hélicos ne suffisent pas à ce besoin marginal? Sinon, pourquoi pas un dirigeable tant qu'on y est; au moins c'est cheap :lol:.
  13. Déjà le premier problème, c'est de savoir ce que c'est que "se vautrer" en Libye.... Tout comme savoir ce que serait "gagner": il y a le fait de remplir des buts de guerres (flous au mieux), d'obtenir ce qui est dans l'intérêt de tel ou tel, et il y a le fait que le résultat soit PERCU comme une réussite dans les gouvernements ET dans les opinions. Pas la même chose déjà. Mais c'est quoi, foirer/se vautrer là-bas? Que Khadaff reste en place? Ca semble difficile aujourd'hui, mais y'a mille autres façons de foirer: que les rebelles gagnent et disent ensuite à l'occident "merci, mais non merci", que la durée des opérations ou tout autre facteur retourne l'opinion, permettant ainsi au nouveau gouvernement de se payer un bouc émissaire assez facile qui achètera quand même le pétrole parce qu'il n'a pas le choix. Mais ça peut être aussi un "arbitrage" de ce nouveau gouvernement entre les occidentaux divisés après la guerre, un retour au tropisme russo-chinois, une satellisation par une Egypte jouant la carte "arabe non affiliés à l'occident" pour aider à légitimer sa nouvelle direction (et alors même que le soutien US va s'amenuiser ou disparaître).... Tout peut foirer de mille façons.
  14. La région côtière a quelques productions maraîchères (majoritairement des tomates) qui sont à peu près la totalité des 3-4% de couverture alimentaire autochotone libyenne. Douteux, surtout à travers des centaines de miles de désert: ça marche pour soutenir quelques centaines, voire quelques milliers de personnes, pas pour en faire bouffer des centaines de milliers ou millions. Ca consomme vite, un groupe humain, et la log pour le faire bouffer est tout de suite immense dès lors qu'il s'agit de transporter, mais plus encore: - de transporter en temps et en heure - de transporter à travers de vastes distances avec des zones potentiellement hostiles - de répartir sur plusieurs endroits assez distants Ca suppose une organisation costaude, et/ou des stocks vraiment énormes, chose possible vu le fait que la Libye est avant tout un carré de sable sans production alimentaire, donc obligée d'avoir de quoi voir venir sur plusieurs mois/années dès lors que la population cesse d'être peu nombreuse et nomade pour devenir très nombreuse (au regard de la production alimentaire) et sédentaire. Tu peux pas fonctionner en flux tendus sur ce genre de territoire.
  15. En tout cas, la question que je posais il y a X pages sur les stocks alimentaires côté Khadaff trouve une vague réponse: ça fait 3 mois que le barouf a commencé, que des installations sont bombardées, ainsi que les axes d'appro et, en fait la logique du réseau de distribution, nécessairement (qui plus est dézinguée par la scission de fait du territoire), et le camp Khadaff, véritablement assiégé de toute part, ne vit que sur des réserves stockées, vu l'absence d'agriculture en Libye.... Ca doit faire des réserves vraiment gigantesques avec redondances à tous les étages..... C'est aussi à l'aune de ce facteur que peut se lire la dernière offensive: pressé par le temps, Khadaff veut une position de négo et donc souligner qu'il peut faire durer encore, et surtout, d'une manière ou d'une autre, casser le potentiel de guerre offensive des insurgés qui n'est pas énorme, voire est assez microbien. Leurs troupes pouvant être dites "qualifiées" sont un effectif réduit et sans doute concentré, donc une cible valable et qui représente l'essentiel de leur capacité à porter l'affrontement en territoire khadaffien. Ils peuvent reconstituer la chose, contrairement à Khadaff, mais en combien de temps?
  16. Apparemment, ça leur a pas suffi, la dernière douzaine de pays qui sont entrés? Pas de subventions ou très peu par rapport aux précédents, aucun qui apporte rien de conséquent, résultat une Europe qui a de plus en plus de vitesses et d'inégalités de développements, donc de mécontentements en devenir et d'immobilismes garantis par 3 motivateurs principaux: - atlantisme: les ricains poussent à l'Europe supermarché ingouvernable.... Parce qu'ils pèsent individuellement sur les Etats, et collectivement sur une direction européenne qui tire à hue et à dia - idéologie qu'on devrait appeler "ultra libéraLISTE" (ça évitera les polémiques sur le libéral/libéralisme) et libre-échangiste, qui pousse au toujours plus et refuse le "faire mieux" - l'Allemagne qui veut son pré carré d'Etats clients pour pallier à un marché intérieur en constante contraction, tout en se gardant le loisir de faire la leçon sur la "vertu" budgétaire à ces colonies commerciales et pour certaines, monétaires
  17. Et la seule chose qu'en ont compris les ricains, c'est "comment manier un corps d'armée/une armée" au sens le plus strictement militaire du terme, segmentant nettement ce qui chez les Russes est une continuité: - entre le politique et le militaire - entre les parties d'un front bien circonscrit et net
  18. T'avais un mauvais RCS (ratio Café/Sang), ou t'étais passé au point d'avoir un RSC (ratio Sang/café :-[)? En tout cas ça explique l'image de ce petit doigt qui tremblotte au-dessus du bouton rouge :lol:.... Autre indice sur une personne atteinte par le stress de la deadline pour rendu/impression (outre le fait de faire un "rendu" au sens moins littéral :-[): quand vous en êtes au point de dire "oui, ça me dérange que tu bouffes pendant que je fume" :lol:!
  19. Pas par tous ;) :lol:! C'est surtout monter directement aux quasi accusations d'arnaques qui est très exagéré (donc insignifiant selon Talleyrand :lol:); les générations récentes ont un peu trop une mentalité de consommateur pour tout :lol:..... Derrière un mag en papier glacé, surtout quelque chose qui n'est pas une gigantesque institution, au final, y'a une petite bande de personnes en bouclage permanent, avec trop de café pour chaque litre de sang, un seul cerveau pour 20 tâches simultanées, un tube d'aspirine toujours vide, un imprimeur qui fait chier, un distributeur qui.... Evitons les vulgarités :lol:..... Et des centres d'intérêts jamais consensuels côté lecteurs :lol:. Avec en plus des lecteurs qui n'achètent pas tous l'ensemble de la gamme DSI. Sauvons les journalistes du secteur Défense et Stratégie :lol:....
  20. Beevor focalise un peu trop sur la petite tactique pour pouvoir être comparé à Lopez: Beevor parle du soldat allemand, Lopez analyse la pensée russe.... Torchons et soviets comme dirait l'autre :lol:....
  21. De l'inconvénient d'avoir eu 70 ans d'histoire militaire racontée par des anglo-saxons ayant eux-même réfléchi uniquement sur RETEX allemands :lol:....
  22. Bôôô, faut calmer le dogue; y'a un ou deux pinailleurs, c'est tout.... Toute façon, la guerre chimique, y'en a d'autres qui zappent complètement le sujet :-[ :lol:.... A moins d'un usage militaire du fromage corse :-[. Nan, la banane est un fruit d'importation: c'est pas bon pour la nature et la balance commerciale d'en prendre, et encore moins d'en gaspiller. Il faut arrêter cette dépendance stratégique aux bananes (surtout avec la quasi fin de nos bananes nationales des Antilles :P). C'est propre à bouleverser les équilibres géopolitiques (avec Madagascar :-X).... Donc la Rédac DSI, si besoin est, elle se prendra des oeufs pourris comme tout le monde!
  23. Non justement; toutes les armées ont toujours eu des spécifications plus ou moins poussées: le hoplite devait à la fois pouvoir payer son équipement, mais aussi le porter et le manier, ce qui supposait une éducation spécifique et un entraînement qui décrétait qui était apte ou pas, avec examen régulier tout au long de la vie, mais aussi des critères physiques, moraux et mentaux. A Sparte, les critères sont plus élevés, surtout en raison de la spécificité qui porte jusqu'à d'un tiers de la mobilisation maximale "normale" (hors mobilisation des hilotes) l'effectif des "permanents", soit une aristocratie citoyenne plus vaste que l'aristocratie/élite au sens strict.... C'est d'ailleurs pour compenser l'inactivité "productive" de cette masse qu'existe le cas particulier des hilotes, esclaves non d'un individu mais de la communauté, de fait trustés par cette aristocratie. Sparte est la seule cité à avoir une armée professionnelle.... Dire qu'il n'y a "que" la ventilation qui change, c'est justement passer un peu à côté du point: une armée où l'élite sociale "pèse" 1% de l'effectif n'est pas la même que si elle y pèse plus de 30%, une armée où l'essentiel est fait de citoyens dûment entraînés et motivés n'est pas la même qu'une levée de la masse disponible, une armée où l'essentiel est fait de racaille tenue par une discipline dure n'est pas la même chose qu'une où la racaille est en deçà des 10%.... D'autant qu'il ne faut pas mésestimer, dans le cas grec, le fait que les citoyens combattants ne représentent qu'une partie minoritaire des hommes libres, du moins dans les systèmes apparentés au système athénien. Les spécifications de l'armée macédonienne sont aussi draconiennes. Pour les armées XVIIème-XVIIIème, les spécifications de taille, de santé.... Voir le certificat de "bonne vie et moeurs", tous ces prérequis existaient, même si certaines unités faisaient du complément avec la presse et raclaient à l'occasion les fonds de tiroirs, mais pour compléter un effectif. Si une guerre durait, évidemment, les spécifications baissaient avec le nombre de vocations. Mais tout le point de la réforme de Louvois fut de changer dans des proportions drastiques la nature des troupes; ce n'est pas qu'une affaire de propagande, parce qu'entre les armées de la fin de la guerre de trente ans et celles de la guerre de dévolution et celle de Hollande, à peine 20 ans plus tard donc, c'est un tout autre monde.
  24. Pas du tout, justement: le hoplite Spartiate est une exception dans la Grèce antique, car il est avant tout un guerrier de profession, pas un conscrit, même s'il y a un peu de ça en ce sens que Sparte est avant tout une aristocratie citoyenne. Il y a des aristos en Grèce, mais pas dans ce sens là.... A Sparte, et ce fut aussi le problème de leur système, il s'agit avant tout d'une féodalité de fait du haut du panier des citoyens, astreints à un pied de guerre permanent et poussés en ce sens par un système d'éducation et d'entraînement plus développés qu'ailleurs et qui ne s'arrête en fait pas en terme de formation continue jusqu'à l'âge où porter le hoplon devient dur. Il y a une proportion de guerriers permanents importante, plus une proportion de conscrits chez les citoyens actifs "normaux", mais formés quand même à l'école spartiate, avec donc le quart ou le tiers "haut du panier" qui définit l'étalon, et le reste des citoyens (mais qui n'ont pas les moyens de l'équipement) et cités conquises qui jouent les autres rôles, mais toujours avec les mêmes standards d'entraînement et d'éducation. Aussi par le fait qu'une armée qui sert et qui gagne, en plus d'avoir une image favorisant le recrutement/l'image de soi aussi bien que l'effet psychologique sur l'ennemi, une telle armée suscite plus de vocations et fait venir les meilleurs. Pour l'armée anglaise, faut rappeler que cette image, y'a que les Anglais qui y croyaient à l'époque. Et encore, dans la société anglaise, non touchée par la conscription au XIXème, soldat (en tout cas dans l'armée de terre) = raté. Mais la question est plus large que simplement l'image.... Voir le titre ;) et le premier post; par exemple, suivant l'époque, les profils psychologiques et physiques peuvent varier.... Forcée de recruter au fond du panier ou au contraire recevant les meilleurs, ayant le choix ou raclant ce qu'elle peut, faisant venir une catégorie d'individus spécifiques sur tel ou tel critère, "samplant" toute la société via une conscription équilibrée, ou plus caricaturalement par une qui marche mal, n'est que partielle ou a sévèrement décadé (avec beaucoup d'exemptions pour l'élite), une armée peut présenter mille visages, si bien qu'il est difficile de parler de la figure de "l'homme de guerre", même s'il peut avoir des constantes, et qu'il y a des modèles de soldats, certains correspondants à une époque ou un type de circonstances et d'armée, certains à des catégories d'humains. Au-delà de la propagande et d'une réalité plus ou moins dominante, est-il par exemple inexact, pour prendre au plus extrême, de dire que des profils violents, voire carrément psychopathes parfois (pas forcément incontrôlables), existent encore dans des armées développées, se jetant sur l'occasion qu'offre ce métier de se consacrer à la violence sans à côtés judiciaires? On peut voir cela particulièrement dans les unités FS et autres qui "tournent" beaucoup, notamment dans le rapport à la mort, surtout donnée, et à la violence de certains, aux diverses réactions après le premier tué, face à une situation donnée, face à certaines missions et tâches qui ne passent pas par la paperasse.... Napoléon disait qu'il fallait des soldats pour les missions "déshonorantes" et qu'il fallait savoir les reconnaître, parce qu'au final, il faut de tout pour faire une armée qui marche. A l'inverse, les armées de la guerre de Trente Ans ou celles de la Guerre de Cent Ans, soit des périodes longues de conflictualité, étaient assez souvent constituées majoritairement de profils peu recommandables, voire carrément sanguinaires de nature.... Et la révolution militaire instituée par Louvois fut en fait la plus grande évolution dans le "profil moyen" du troufion qui est passé de soudard sadique et avide à bon gars à qui tout le monde paie un verre.
  25. C'est pas tant unité par unité, quoique ça puisse avoir une importance suivant l'époque, qu'en général: la figure du soldat à travers les âges.... Ce qu'elle est réellement selon le lieu et l'époque par rapport à ce que le recrutement voudrait, par rapport à la société, par rapport aux multiples images qui sont données.... Ceci dit, la cavalerie n'est plus faite d'aristos côté cavaliers de base, depuis le XVIème siècle, sauf quelques régiments spécifiques dans la Maison du Roi, ou des compagnies particulières. Les officiers oui, pas les troufions. Pour la Maison du Roi, il y a plein de statuts spécifiques, et la bourgeoisie n'en aurait rien à taper d'envoyer un rejeton servir comme troufion de base; à partir des Bourbons, ce sont les commissions anoblissantes qui sont largement ouvertes à la bourgeoisie, mais là encore c'est uniquement pour les officiers.
×
×
  • Créer...