Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Tancrède

Members
  • Compteur de contenus

    18 697
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    166

Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Louer, c'est pas français.... Faudrait faire comme avec le Vietnam (ou l'Espagne des années 1830): la France leur "prête" solennellement la Légion.... Pour l'occasion, on peut créer quelques unités de marche, vu que les existantes sont un peu engluées dans la planification française.... Et au moins là on saurait quoi faire de la 13ème DBLE :lol:!!!!!!
  2. A Vu le niveau d'hostilité radicale à Benghazi, il est douteux qu'ils soient ouverts à la moindre proposition de Khadaffi (hypocrite ou non): dans ce coin là, l'antagonisme est radical, et effectivement, peut-être peuvent-ils tenir la ville.... Mais il s'agit d'une ville très étendue, très plate, pas d'un point fort concentré avec des murailles ;)..... Si c'est nivelant pour l'assaillant, ça l'est aussi pour le défenseur qui en plus n'a que du petit armement, et pas forcément en quantités illimitées. MK peut tout simplement bombarder la ville en continu, ses installations portuaires et les regarder crever, ou tout connement décréter symboliquement le "siège perpétuel": ils ne seront pas "pris", mais ce sera pas forcément beaucoup mieux. A moins évidemment que quelqu'un, à l'extérieur, se décide à agir rapidement: no-fly zone, frappes au sol et débarquement de FS et d'assistance humanitaire pour décider d'une "zone internationale" sécurisée autour de Benghazi, voire plus, comme un geste vis-à-vis de Khadaffi et des Etats qui le soutiennent, genre "on peut pas changer la Libye, mais là le massacre est trop voyant, ça empêche de digérer les petits fours".
  3. D'abord et avant tout, il ne faut jamais sous-estimer la résistance au changement, parfois jusqu'à l'absurde: ça se constate dans toutes les grandes entreprises, dans leur politique.... J'ai personnellement bossé sur un cas hallucinant sur le lobbying des industries chimiques en Europe où, pour faire obstruction à des modifications de régulation sur un nombre donné de produits chimiques, les sommes investies dans le lobbying, la com, les études.... Ont dépassé le montant des coûts d'adaptation impliqués, et pas que d'un peu. Impasse des armées occidentales actuelles: on ne sait pas répondre à un problème sans déclencher des programmes d'armement hors de prix et à côté de la plaque parce que c'est l'approche elle-même du problème qui est en question. Et il faut voir le gaspillage des ressources existantes, qui est quand même une généralité, et une cause en soi des limites ainsi qu'un facteur aggravant du problème (une armée qui creuse son propre cercueil, s'enferme, démotive ses troupes en particulier et sa jeunesse en général, mais aussi sa population); Tsahal n'en est qu'un exemple caricatural. En face, qu'a t-on? Des groupuscules, certes faibles sur des critères militaires "haut du spectre", mais le fort se détruit en affrontant le faible, c'est pas nouveau. Des entités para-étatiques ou purement "privées" qui fonctionnent sur des logiques ponctuelles, localisées et au moindre coût, donnant bien plus d'efficacité "stratégique" au regard de la lutte qui les concerne. Et les grands Etats n'ont pas qu'une seule entité de ce type à affronter, mais des dizaines et un peu partout: là est l'effet majeur qu'ils subissent et pour lequel la réponse est inefficace, malgré les armements en jeu. C'est vraiment l'histoire de fraper dans la mer avec l'épée la mieux forgée.
  4. Ce thème, oui, mais il est sous-traité en France contrairement aux USA; Crozier a presque été un OVNI, et ce domaine reste TRES limité question approfondissement.
  5. C'est surtout que ça augure mal: - de ce que peut donner le problème palestinien, autant par l'effet direct de l'inaptitude à changer et s'adapter que par la volonté qui existe sans doute en amont de ne pas traiter aucun de ces deux problèmes - de ce qu'il s'agit de plus en plus d'une armée-boulet pour l'essentiel, avec apparemment un lobbying interne, mais surtout une inertie plurielle qui tend à la fois vers la professionnalisation (vieux débat qui date de la volonté travailliste du peuple en arme contre la droite, mais aussi de l'élitisme de Palmach contre la Haganah), mais une professionalisation émanant quasiment en direct du milieu militaro-industriel, l'entrisme de castes d'officiers (avec une vraie colonisation des bas grades par les Haredims, mais aussi une concentration des émigrés récents de l'est dans certaines armes, notamment les unités spéciales) accru par le déclassement social et économique de ce statut, la déconnexion d'un establishment militaire plus politique qu'autre chose et, selon Creveld, pas très compétent. Une telle évolution, surtout vu la coupure croissante armée-société, la segmentation interne des forces, augure d'une situation de coup de force possible Ce qui est marrant, c'est que Tsahal a en fait connu l'histoire structurelle, opérationnelle et politique des armées occidentales.... En version accélérée, compactée en 60 ans pour achever son rattrapage, et peut-être la faire en plus caricatural si le portrait brossé sur son actualité est, même un peu, juste. Alors les juifs sont vraiment le "peuple élu", non en raison d'un quelconque élitisme, mais comme un ami aime à le formuler, comme "maison témoin" de l'humanité (en tout cas de sa partie occidentale, là) :lol:? Ce qui est sûr, c'est que le financement massif des ricains depuis les années 70 a favorisé tous les mauvais réflexes de l'organisation (vivre à crédit sans comptes à rendre, ça rend con et dépensier, et ça corrompt), surtout quand l'impératif de réelle aptitude à la guerre disparaît du tableau via l'existence du nucléaire. Quelques statistiques sont réellement affolantes, notamment sur la dispo des jeunes effectuant leur service (sur la réserve, c'est juste hallucinant), sur la proportion d'exemptés, la faiblesse du recensement, la nullité de l'entraînement (aligné sur le moins disant et de toute façon pas pris au sérieux pour 90% d'une classe d'âge), la basse qualité des recrues envoyés dans les effectifs de combat (unités spéciales à part, mais la proportion de pros y monte).... Bref, malgré le patriotisme de façade, ça se bouscule peu au portillon; comme aux USA, on veut de la sécurité et on estime qu'il faut être intransigeant, mais on va pas y aller soi-même non plus. on admire le militaire, mais de loin, et la cadette a pas intérêt à en ramener un à la maison. Et de soi à soi, on se dit que militaire, c'est bon pour les nuls qui ont rien trouvé d'autre à faire. Faut pas s'étonner que les officiers soient nuls et la troupe de basse qualité. Et c'est quand même navrant quand on voit quelle guerre guette vraiment et doit être livrée: que les moyens Hi Tech soient dépensés pour des antimissiles, des systèmes d'alerte, de l'aviation et autres trucs pour "traiter" un Iran devenant agressif, mais à coups de missiles, c'est encore dans des priorités justifiables, mais pour le reste, il y a un problème de violence avec des adversaires sans "centre" mais réfléchissant quand même comme des entités guerrières.... Et Israël patauge à traiter ça et ne développe pas l'outil qu'il faut, choisissant des programmes d'armement aussi inadaptés que délirants et hors de prix pour (mal) traiter les conséquences de ce problème. Au sol, c'est quoi Tsahal? 4 brigades d'infanterie (petit format) et 4 brigades de chars disponibles à tous moments, plus une de chaque mobilisable avec plus de préavis, et quelques unités indépendantes, plus les unités spéciales.... Pour faire de la contre-insurrection quelle que soit l'approche générale à prendre pour ce problème! Que veux-tu faire avec ça?
  6. Gaspillage de ressources dans Tsahal? Le fait que la plupart des conscrits ne servent que peu, sont superficiellement entraînés et fassent du va et viens entre la caserne et leur domicile parce que le service est de fait à mi temps, le fait que beaucoup d'entre eux servent de personnel administratif et de soutien cheap (sans formation, occupant à 10 un poste pouvant être pris par un temps plein), mais aussi de domesticité aux officiers, pléthoriques désormais, le fait que le système de réserve soit tellement nul que les rappels n'arrivent presque jamais et que l'administration de Tsahal, apparemment, serait bien en peine de le faire, voire même de faire la mobilisation.... Le tout pour des personnels sous-payés (mais dont le temps sous les drapeaux a quand même un coût massif en assurances diverses, mais surtout en infrastructures, frais courants, transports....), mais des officiers désormais surpayés et bourrés d'avantages qui représentent à eux seuls une proportion terrifiante du budget (au regard de leur effectif dans l'absolu quand même limité -c'est pas l'armée chinoise- même s'il est surdimensionné pour le pays), et ce d'autant plus que les grades d'officiers généraux ont connu un accroissement énorme, alors même que le nombre de lieutenants et capitaines descendait en flèche :P :O! Gâchis en outre parce que ce "service" dégoûte plus qu'autre chose, ne maintient en rien "l'esprit défense" casse l'armée.... La guerre n'est pas préparée, même la guerre qui n'arrivera pas (cad l'affrontement blindé massif en rase cambrousse contre Libyens, Egyptiens plus X autres) et contre laquelle le modèle d'armée israélien persiste quand même à être "pensé", plus par refus du changement, idéologie et intérêts bien sentis de certains lobbies d'industriels et des généraux qui comptent y pantoufler plus tard. Ajoute à cela l'organisation nullissime de cette armée au sommet, héritage de querelles de personnes à la "grande époque", mais ces querelles se sont tranférées aux organismes divers qui ont succédé à ces personnes, leur capacité à -relativement- s'entendre en moins, leur perception d'une "big picture" en moins, et sans doute leur sens de l'Etat en moins. Creveld fait une analyse en terme de dynamiques des organisations, science mal connue en France mais très poussée aux USA sur la façon dont fonctionnent des administrations et organismes privés entre eux, mais surtout en interne (cad comment de l'intelligence individuelle à tous les étages peut donner des masses de connerie collective). Et je ne savais pas à quel point l'institution de sécurité israélienne était à la fois un Etat dans l'Etat, quasiment sans comptes à rendre, et surtout à quel point elle fonctionnait mal et se trouvait souvent face à des impossibilités de prendre des décisions. Bref, le postulat est que le nucléaire a dégagé Israël des risques de "grande guerre", et qu'en conséquence la guerre n'est plus préparée, mais que le vers était quand même dans le fruit avant cela, de par la façon dont l'armée israélienne s'est développée à partir des années 60-70, ce que "Paix en Galilée" semble avoir montré déjà sous Sharon qui a essayé de faire passer l'opération pour un succès à l'époque, même après Sabra et Chatila. cependant, pas de "grande guerre" ne veut pas dire pas de conflictualité, et c'est là que le bouqin rejoint la problématique des conflits actuels que seuls les politiciens continuent à refuser d'appeler "guerre", ou "conflit" d'ailleurs. Ils peuvent appeler un chat "poisson", ça ne le fera pas nager sous l'eau pour autant.
  7. Un autre point pour compléter le dualisme des approches historiques: il y a ces 2 pôles extrême de lecture, mais qui sont des lectures "du temps long" (effectivement, cela inclue Hegel et les grands schémas holistiques) ne regardant que des facteurs "fondamentaux" dont les événements et personnages ne sont que les petits pions sans libre-arbitre ni hasard, le déterminisme, qu'il soit civilisationnel, racial, culturel, économique ou autre, étant absolu.... C'est oublier l'importance du court terme, des enchaînements d'événements complexes, de l'improbable issue d'une situation, de la seconde/minute qui détermine tout un siècle suivant la décision qui y est prise, du "grain de sable" qui transforme une certitude en virtualité non accomplie (en what if ;) :lol:): c'est, pour prendre la caricature de cette approche, "l'histoire-bataille". Et c'est là une tendance que les historiens et les grandes visions du passé négligent de façon criminelle, l'un des points qui leur fait trop souvent juger tel personnage ou tel mouvement selon des critères inapplicables. Un siècle, voire plus, se joue parfois sur une seconde: si Napoléon s'était montré plus arrangeant avec Alexandre Ier, si Kerenski ou Lvov avaient été plus décidés et plus lucides sur la réalité des Bolcheviks (en tant que mouvement idéologique, mais surtout en tant qu'entité de pouvoir - pas si forte ou lourde à un moment donné).... Combien de réalités immenses n'ont tenu qu'à une hésitation, un accès de mauvaise humeur, un coup d'oeil au mauvais endroit au mauvais moment, un mot de trop, un retard ou une avance d'une minute (si César s'était pointé au Sénat quelques minutes plus tard en 44 av JC)? D'autre part, si le changement est une force dans l'histoire, il faut aussi prendre en compte la résistance au changement: et elle l'emporte bien plus souvent que certains historiens ne s'entêtent à le penser. Hannibal avait ainsi de bonnes chances de se heurter à une telle résistance.
  8. Petit remontage de topic suite à quelques cogitations sur l'armée israélienne et ses évolutions vues par Martin Van Creveld, qui les met souvent en corrélation avec sa vision du futur de la guerre. Il s'agit donc en fait d'une vision de la guerre telle qu'elle va exister dans l'avenir visible, et particulièrement sous l'angle du recrutement, qui définit lui-même le modèle d'une armée et une bonne part de ses capacités, de sa société telle qu'elle est, de ce qu'elle entend faire en matière de politique extérieure et/ou de défense. Le point est de parti pris, mais il n'est pas sans grand intérêt ni pertinence: le paradigme de la "grande guerre" semble aujourd'hui très improbable, non parce que la nature profonde des Etats aurait changé, mais parce que la donne nucléaire en a radicalement changé les paramètres, ce qui amène au fait simple qu'une confrontation entre Etats majeurs est aujourd'hui improbable tant que ce point n'aura pas été éliminé (par une arme, une protection, vraisemblablement, ou un type d'opération/de capacité permettant de réduire drastiquement la létalité de cette menace ou sa crédibilité), ou à tout le moins atténué dans les limites d'un "tolérable" à définir. Evidemment, tous les Etats n'en disposent pas (même si le club est appelé à s'aggrandir) et ce n'est pas une arme dont on se sert offensivement pour opérer une version apocalytpique de la politique de la canonnière. Mais même la confrontation entre Etats a moins de chances d'impliquer les nations occidentales et/ou vieilles nations développées à un niveau comparable à ce qu'elles ont connu (en bref, les émergents ont plus de chances de se faire leurs grandes guerres entre eux avant tout). Et un autre fait domine: l'Etat n'est plus une notion aussi absolument déterminante que jadis. Sa force auprès de ses populations n'est plus la même qu'avant, et plus encore, il est désormais loin d'être le seul type d'acteur géopolitique disposant de moyens armés et d'un pouvoir de nuisance (voire plus). Mafias (inclue les réseaux de piraterie), groupes idéologiques (religieux surtout), groupes de guérillas politiques (indépendantismes et autres), mais aussi grandes entreprises mondialisées (comme le disait un diplomate " c'est quoi une entreprise française? Vous avez une définition?") et secteur de la "sécurité" qui est en fait de plus en plus une nébuleuse où des entités se concentrent avec des panels de savoirs-faires et moyens de plus en plus complets, mais aussi une vaste réalité de petites entités multiples et changeantes opérant en marge de la légalité et sur les zones grises du droit international (quand il ne s'agit pas franchement de boîtes louant leurs services à des groupes criminels/terroristes, ou de "branches" de ces groupes se donnant pignon sur rue et raison sociale). Bref, le paradigme de notre temps est que la guerre au sens inter-étatique, du moins entre grandes puissances, est quasiment impossible ou à tout le moins improbable, mais aussi que ceux qui peuvent la faire sont "attaqués" de toute part par l'autre versant de la guerre, la guerre "réelle", celle qui ne correspond ni çà une définition légale stricte et limitée, mais qui ressort bien du domaine de la violence armée et professionnelle (ou le devenant) dans l'intérêt d'une entité sur laquelle un Etat a peu d'emprise, entité qui y applique sa volonté, sa "politique" contre celle de l'Etat. Piqûres de moustiques dira l'autre, mais des centaines de milliers, et en permanence, et partout où il y a un intérêt à frapper.... Et elles le font au meilleur coût. Après tout, les talisurgés d'Afghanistan auront toujours plus de douzaines ou centaines de dollars (coût de leurs "programmes" d'armement) que les USA n'auront de centaines de millions. Sans divaguer plus outre le fait est, et je reviens à Van Creveld et Tsahal, que le monde est en phase de reféodalisation plus qu'il n'a de chances de revoir l'affrontement de grands blocs étatiques. Cette option n'est pas à exclure, et elle restera comme une épée de Damoclès pendue au-dessus des dits Etats et de leur concurrence. Mais affûter sans arrêt plus une épée elle-même de plus en plus chère renvoie à l'image de Sun Tsu selon laquelle il ne sert à rien de frapper dans l'eau: ça n'obtient pas de résultat, ça fatigue, ça distrait l'attention et l'épée sera corrodée lentement. Ainsi de Tsahal (et desa rmées occidentales) qui fourbit sans arrêt des armes pour une "grande" guerre qui n'aura pas lieu, préservés qu'elle en est par le nucléaire, l'absence de menace concrète (on ne peut se préparer que contre une armée donnée, pas dans l'absolu) et la dissuasion de l'outil armé surpuissant; son armée est entièrement inadaptée aux situations qu'elle a à affronter, et constitue un gâchis rare de ressources, en argent, en production industrielle, et surtout en potentiel humain. Le moral des troupes, leur valeur en tant qu'outil et le pretige de l'armée sont aujourd'hui nullissimes, bouffés par 20 ans de guérilla constante, soit un emploi pour lequel l'armée israélienne telle qu'elle recrute, telle qu'elle pense, telle qu'elle se pense, telle qu'elle fonctionne et telle qu'elle s'équipe, un emploi donc pour lequel elle nest pas faite, complètement inadaptée et condamnée à l'échec permanent et très coûteux, voire gaspilleur. La conscription est complètement inadaptée, mésemploie et sous emploie, sous-entraîne l'essentiel des troupes, et s'avère même contre productive; le recrutement israélien est aujourd'hui minable qualitativement, particulièrement pour le corps des officiers qui en revanche représente un coût exorbitant pour un rendement douteux. Le nombre de grandes unités (et d'unités élémentaires d'ailleurs) est terriblement réduit, et les unités de réserve, la masse mobilisable, sont plus virtuelles qu'autre chose, l'entraînement de base étant au-dessous de tout, les rappels peu effectués et l'aptitude à opérer ces unités quasi-nulle. Il s'agirait plus d'un prétexte à l'entretien du lobby milatro-industriel qu'autre chose... Un paradigme global pas étranger à ce qui concerne l'occident. Le fait est que s'impose aujourd'hui de définir la nature de l'outil conventionnel qui est nécessaire à la défense des intérêts de pays qui ont d'une part un besoin de stabilité internationale "classique" (ce à quoi répond le nucléaire, mais en partie seulement), d'un besoin éventuel de défense territoriale stricte (encore une fois le nucléaire couvre l'essentiel), au moins embryonnaire avec capacité de remontée en puissance, mais aussi des besoins de stabilité globale des axes commerciaux, zones sensibles et Etats faillis, et d'une défense territoriale contre les menaces de type non majeur dont la quantité et l'omniprésence sont tout autant des facteurs de nuisance et de dommage dont l'échelle change. Pour le cas israélien, la réponse est plus simple: n'ayant que peu d'intérêts outre mer et de besoins de projection, Israël est peu appelée à projeter de la force (hors du domaine d'opérations spéciales). Le nucléaire constitue pour l'instant la dissasion quasi absolue contre une menace étatique, et le niveau des celles-ci a beaucoup diminué en termes de risques. Par ailleurs, aviation et systèmes de défense divers très chers, s'occupent du reste. Mais le danger pour Israël n'est pas moindre tant que durera la situation palestinienne et celle du sud Liban. Et pour parer à cette menace là, Tsahal a trop peu d'unités d'active, trop peu compétentes, et opère à l'occasion quelques grandes opérations courtes très chères, très gaspilleuses et au final très inutiles. A petite échelle, c'est la situation occidentale: la capacité "haut du spectre" est majoritairement couverte, mais elle n'est désormais qu'une partie de la conflictualité à laquelle les intérêts occidentaux, et des grands Etats en général, sont confrontés. La guerre urbaine, la "contre insurrection"/"guerre de basse intensité mais présente partout".... Nécessitent des effectifs nombreux et professionnels à haute valeur ajoutée en terme de formation, une implication des sociétés, un encadrement de meilleure qualité, une revalorisation de la fonction militaire qui est appelée à avoir besoin de ces "petites" capacités qui doivent aussi s'accompagner d'une perception moins "spécialiste" de la guerre, abstraitement limitée à l'idée unique de la guerre entre Etats et des fonctions de combat dans un tel environnement. Police hors des frontières, enquête, coopération et reconstruction (ensemble vague dit "civilo-militaire").... Les missions y sont polymorphes mais gardent toujours comme principe essentiel qu'il y a une action à mener en zone hostile pour obtenir un résultat politique au meilleur coût (la surdépense -en argent, en matériel, en vies- étant aussi une défaite en soi).
  9. Tancrède

    le LCAT de la Bill Marine

    Ben oui, c'est un peu l'idée de pouvoir moduler ce que tu envoies sur une plage ou dans un port, moduler la façon dont tu l'envoies, répartir le risque sur plus de vecteurs, et organiser éventuellement un autre type d'approche d'un endroit donné (pas la même chose avec 2 grands transporteurs, 4 petits, ou encore 1 grand et 2 petits).
  10. Il dira rien du tout, parce que peu de personnes y font attention, et surtout -plus important à ses yeux- personne ne change son vote en fonction de ça. Un petit discours pour "trouver ça dommage" en public et "condamner le méchant colonel et la lamentable communauté internationale qui a empêché Sarko-le-brave d'aller sauver veuve, orphelin et combattant de la liberté", éventuellement, si le sujet est un peu évoqué pour une raison X ou Y (un massacre un peu trop voyant, un journaliste qui avait un slot de 2 minutes à remplir au 20h....). Pour que NS soit jugé sur une telle attitude, il faudrait que les journalistes en France soient des journalistes, ce qui suppose que la presse ne soit pas aux ordres, que les journalistes soient cultivés et curieux, que les grands reporters envoyés spéciaux et free lance soient pris au sérieux dans les rédactions, que les éditorialistes s'intéressent à ce qui est hors du territoire et le concerne quand même.... Et surtout que la presse soit la presse, c'est-à-dire le 4ème pouvoir (et pas le porte-voix des politiques et la foire aux racolage et bruits de cour) et qu'elle dicte l'agenda au lieu de se le faire dicter! Facile: il suffit de ne pas relever, ni même mentionner, les discours de politiques destinés à noyer un poisson, à parler de l'air du temps, à s'autocongratuler, à médire et à se taper dessus par petites phrases -les mots d'esprit de la cour d'aujourd'hui, le talent en moins-, à parler de sujets qui n'en sont pas ou à mettre soudain, par volonté de "coup" médiatique, un sujet au centre de tout -ooooh, les masques contre la grippe-.... En bref, il faudrait que la presse ne soit pas ce qu'elle est actuellement: elle doit sortir des sujets, définir les priorités (et le faire bien, ce qui suppose une autre classe de journalistes: jadis, les journaliste étaient souvent issus de l'élite ou des sujets les plus brillants de l'enseignement supérieur.... Aujourd'hui, ce sont des pigistes pas vraiment de haut profil, sous-payés donc consacrant peu de temps à un sujet, et avec souvent un bagage militant et superficiel qui leur tient lieu de culture), assigner le tempo et l'agenda de la vie publique.... C'est son rôle, celui de faire ce que le Parlement et la Cour des Comptes (les 2 instances critiquant l'action d'une majorité et d'un gouvernement, ou au moins les mettant en débat) ne peuvent ou veulent faire.... Et peuvent de moins en moins faire. Si la presse était ainsi, Sarko aurait des comptes à rendre sur son irresponsabilité en tant que dirigeant. Sur la place publique (pas juridiquement, c'est pas le lieu). C'est pas la presse actuelle qui sortirait "J'accuse" :P.
  11. Je me demande..... L'inaction d'Hannibal dans la botte italienne, pour un mec qui a perçu qu'il s'agissait du conflit de la dernière chance pour Carthage, un conflit d'anéantissement total, qui a préparé ce conflit en conséquence et qui l'a déclenché, un mec qui a tenté un coup opérationnel aussi taré que passer par le littoral gaulois (peu reconnu, pas une voie d'appro fiable, tribus ni fiables ni connues) et les Alpes pour déboucher dans le Heartland romain et foncer aux batailles décisives d'anéantissement pur.... Qu'un tel mec soit soudain inactif laisse quand même supposer que son outil devait plus avoir de hauts degrés de capacité à ce stade (pertes, désertion, alliés qui partent, mercenaires non soldés.... Et pour ce qui reste, niveau de confiance aléatoire, sans doute aussi pour des questions de numéraire qui manque). Ne pas foncer sur Rome, c'est surtout du à des effectifs et moyens insuffisants pour un siège, la poliorcétique de l'époque étant déjà très développée, mais aussi en général à une impossibilité totale d'assiéger ET de contrôler les axes, action couplée nécessaire pour que l'assiégeant ne se retrouve pas pris en sandwich et que l'assiégé n'ait pas une zone de ressource et mobilisation extérieure. Et sans ces moyens, il doit difficilement être en position de convaincre les divers socii romains de se retourner pour le coup final (sans assurance, ils vont pas prendre ce risque): Samnites en tête, les latins et autres peuples d'Italie centrale et méridionale connaissent l'animal romain. Dit plus haut: problème de moyens. Il faut avoir assez pour un siège de grande ampleur, avoir les réserves pour le faire durer, avoir les forces pour le protéger et sécuriser les axes, donc exploiter stratégiquement le siège lui-même.... Il faut 2 armées, et pas petites, et avec tout ce qu'il faut en variété de troupes, en quantité et en réserves. D'après ce que je lis ici et là, c'est une fausse réputation qu'on leur a collé parce qu'ils étaient "africains". La dynastie des Sévères est assez purement "romaine", malgré la jeunesse à Leptis Magna de Septime Sévère, et y'a pas de côté "phénicien" ou "africain" particulier dans ces familles sénatoriales. Philippe l'Arabe a été aussi, en raison de ses origines, renvoyé à tel ou tel cliché flatteur ou dégradant pour les mêmes raisons, alors qu'il était surtout un militaire romain. La Cité punique est profondément hellène de culture depuis très longtemps. Mais entrer dans l'hypothèse d'un changement "impérial" de Carthage, d'une Carthage abandonnant le modèle "impérial" de type athénien-thalassocratique, c'est surtout poser une question fondamentale: dans quelle mesure l'évolution d'une société est-elle conditionnée par sa culture et sa nature propre, et dans quelle mesure y'a t-il des "principes" (économiques, sociaux, politiques, militaires....) intangibles et des types de facteurs événementiels faisant que, quel que soit le lieu et l'époque, tel type de chaîne d'événements entraînera nécessairement, mathématiquement presque, une évolution (sociale, politique, économique) donnée? Répondre à cela, c'est prendre parti dans une des plus profondes divergence du débat historique mais aussi de toutes les sciences humaines (matérialisme ou nature/culture?); y répondre de façon correcte, c'est être le plus grand génie des dites sciences qui ait jamais vécu :lol:! Dire que Carthage aurait évolué vers un modèle réellement impérial, terrien et nécessairement intégrateur (même dans des proportions plus limitées que Rome), c'est aussi nier toute exceptionnalité et particularité d'une civilisation pour dire que telle série de causes produit immanquablement tels effets (et qu'un jour, l'Histoire sera une science exacte permettant de prévoir le futur, comme dans Asimov :lol:). A l'inverse, dire que tout est propre à chaque culture/lieu/époque, c'est dire qu'il n'y a pas d'histoire en tant que science, et qu'aucun principe ou schéma de fonctionnement, voire de simples tendances récurrentes, ne peuvent en être tiré. Dans le cas carthaginois, ce que tu évoques, c'est en fait ce qui est arrivé à Rome avec César (et avait foiré un peu plus tôt avec Sylla): un système républicain/aristocratique en bout de course, avec polarisation extrême des richesses, épuisement des logiques et principes de fonctionnement, inaptitude à gérer un empire en croissance avec des institutions faites pour une ville, marginalisation d'une proportion très importante des citoyens proprement dits, militarisation des rapports entre élites et de la politique en général, processus de "conquête qui alimente et motive la conquête", émergence de figures populaires schuntant les rapports élite-peuple traditionnels (des généraux victorieux)... Et ces facteurs amèneraient immanquablement un changement monarchisant du pouvoir avec concentration sur la figure ascendante, mais aussi "popularisation" concomittante du régime que le monarque ouvre pour s'appuyer sur "les masses", y compris "impériales" (accroissement massif du nombre de citoyens via ouverture aux nouveaux territoires, extension du rôle d'assemblées citoyennes non nobiliaires), et non plus reposer sur les équilibres internes et rapports de force à l'assemblée. Les schémas de ce type sont intéressants et possibles, mais il faut aussi se méfier de ce qu'ils viennent précisément de la matrice fondamentale de l'histoire romaine qui déforme nos perceptions et nous fait convertir une histoire particulière, la Rome des Ier siècle v JC - 1er siècle après JC, en une grille de lecture universelle. Hannibal pense t-il en ces termes? Le "logiciel" fondamental carthaginois permet-il de le faire? Les rapports internes à Carthage permettent-ils une telle évolution? La situation s'y prête t-elle, surtout dans les rapports entre Carthage et ses alliés? Rome n'a t-elle aucune originalité et son histoire aurait-elle pu arriver avec un autre centre?
  12. La dictature est au contraire un des régimes au plus fort taux d'entropie: ça se dégrade très vite, même si ce "très vite" peut représenter quelques décennies (mais à l'échelle d'un Etat, c'est très rapide). Les seules dictatures qui peuvent avoir une période de stabilité sont celles qui ont une forte partie de l'opinion avec elles, soit généralement celles où: - il existe une ressource rapportant beaucoup (ressource naturelle, production....) - le dictateur émane plus d'une idéologie que d'une ambition (il a les 2 évidemment, et la corruption s'ensuit aussi, mais il a -lui-même ou la mouvance qui le supporte- le sens de l'Etat) Dans les 2 cas, la dictature repose sur un "arrangement" général entre pouvoir et une partie majoritaire de l'opinion: pas de démocratie ou parlementarisme, libertés civiles limitées (plus ou moins), Etat de droit ou non.... En échange du niveau de vie et d'infrastructures (croissance et développement, ou carrément des avantages en pagaille comme dans les Etats du Golfe) , et les 2 côtés se garantissent un certain niveau de paix civile. Le régime tunisien a procédé ainsi jusqu'aux années 80, l'Espagne franquiste aussi, le Chili.... Mais même dans ces cas là, le facteur de dégradation/pourrissement interne est rapide, et les arrangements n'ont qu'un temps. Seule façon de durer, passer de la dictature au régime totalitaire, qui est tout autre chose.... Un seul exemple dans le monde aujourd'hui. En Libye, y'a peu de chances que les zones orientales de l'insurrection, passées massivement à l'opposition violente, y renoncent, étant donné ce qui les attend si MK rétablit son régime: à moins que, d'une façon ou d'une autre, il soit prêt à faire un deal crédible (quasi impossible) par réalisme, la seule alternative est la résistance à outrance ou la répression sanglante et sans faire le détail.
  13. Charie pas non plus: l'essentiel des unités n'était pas opexable parce que conscrites. Elles ne pouvaient pas partir statutairement (seulement sur volontariat individuel). Les pros étaient concentrés dans très peu d'unités entièrement projetables, et surtout ventilés dans l'encadrement des unités d'appelés. C'était moins un problème de dispo ou de préparation que d'organisation d'une armée faite pour la défense dans une zone donnée.
  14. Les éoliennes comme un des apports principaux sont une vaste blague: c'est un appoint ponctuel, et plus encore localisé dans le temps et l'espace (l'électricité ne se transporte pas indifféremment sur de longues distances). C'est un bruit mal étouffé que, surtout avec les grands parcs construits en mer, il y a en fait peu de régions qui peuvent fournir quelque chose d'important, mais surtout aux bonnes périodes (sur les littoraux, où les pics de consommation sont en été, les vents sont précisément faiblards), et d'une manière générale, il est fréquent que les exploitants ou les fabricants fassent tourner quelques éoliennes au moteur pour éviter qu'elles se gripent, mais surtout pour donner l'impression qu'elles servent à quelque chose en permanence (amusant de voir, en passant sur une route, un groupe de quelques éoliennes où y'en a que la moitié ou le tiers qui tournent). Et mieux vaut ne pas parler de ce que consomme, en pleine comptabilité écologique, leur filière de production, et encore plus leur filière commerciale, puisqu'elles ne sont pas produites partout et doivent être acheminées. Quand à l'impact écologique des grands parcs marins de plusieurs hectares, il suffit de voir comme les assoces locales sont souvent étouffées dans leurs protestations (expérience personnelle à la suite de conversation avec un expert de l'environnement à propos du nouveau parc qui verra le jour en Vendée): le tapissage de béton sur de telles surfaces :P.... Le solaire est aussi limité par l'environnement d'implantation et la période, mais il offre l'avantage de pouvoir être une "puissance distribuée" en étant installé dans chaque résidence et sur des toits d'immeubles; cependant, en France, la législation change sans arrêt et fait en fait tout pour décourager l'investissement. Ce qui est sûr, en tout cas, c'est le genre de polémiques, et sans doute de suivisme politique, qui viendra avec les conséquences de cette catastrophe au Japon. Les centrales françaises fournissent une part significative de l'électricité allemande, mais aussi de l'italienne.
  15. La no fly zone, c'est déjà quelque chose de garanti inutile; il faut des frappes, et pas juste quelques-unes. Après, s'ils se replient facilement, c'est peut-être aussi qu'ils pensent tactique, qu'ils savent ce qu'ils peuvent tenir ou non: les distances sont grandes, l'habitat très réparti. Les dirigeants tribaux savent penser en termes tactiques, ils le font depuis longtemps. Mais effectivement, l'amateurisme a des chances d'être très présent dans une bonne part des effectifs: peu unis, peu organisés, peu entraînés et pas aguerris, faut s'attendre à quoi? Les soldats de l'an II auraient pas été grand-chose (ils l'ont pas été d'ailleurs) s'il y avait pas eu des unités de ligne, professionnelles, dans les armées de la Révolution.
  16. L'Egypte devrait être encouragée, voire aidée, à s'emparer de la Cyrénaïque :lol:, ça stabiliserait l'essentiel du pétrole et ça renverrait Khadaff dans ses pénates.
  17. Ils ont d'autres chats à fouetter pour le moment, et la Tunisie ne peut pour l'instant même pas payer ses fonctionnaires: elle n'a pour ainsi dire pas d'appareil d'Etat réellement en état de marche, et doit assurer sa propre sécurité intérieure dont les services ont disparu avec l'ex-régime.
  18. Les seuls manpads et canons AA sont si dangereux pour l'aviation (les ailes fixes)? Les gazellounettes (enfin, celles qui marchent encore) sont-elles si vulnérables et si peu capables de voir et taper plus loin et vite que les troupes de MK? Faut quand même pas déconner non plus: on parle de colonnes de 200 à 300 soldats maxi, pas de divisions blindées. Et elles doivent pas vraiment répondre à tous les critères de procédures, standards et dotations en vigueur côté OTAN. S'il y a peur, n'est-ce pas juste celle de perdre même UN SEUL hélico?
  19. Désolé :-X, l'habitude de réfléchir en termes des années 80 :lol:, quand les troupes libyennes se balayaient avec des moyens dérisoires :lol:!
  20. Ben oui, mais la guerre, c'est un risque.... Et puis les hélicos peut agir de nuit, tandis que l'armée khadafienne, hors unités "présidentielles", a déjà du mal à agir de jour (il a veillé à ce qu'elle soit pas entraînée....).
  21. En théorie, on a l'équivalent de 5000h de l'AdT en réserve sur court préavis, du moins si le LB est un peu respecté. Dans quel état de préparation et d'équipement? Mystère, mais de toute façon, une présence au sol, hors Forces Spéciales et/ou DGSE, est peu probable, voire complètement exclue. La question est celle du CDG, voire de la base aérienne britannique à Chypre (quoique.... Ils l'ont encore celle-là?). Mais le CDG emporte t-il même assez de navions pour établir quelque chose de crédible? Frapper ponctuellement est une chose, établir une no-fly zone permanente demande plus, et les Brits s'ils venaient avec la France devraient opérer de très loin. Ca coûte, tout ça. Pour enrayer les mouvements khadafiens, la seule solution ne réside t-elle pas dans l'emploi d'hélicos d'attaque? Ce qui veut dire des bases au sol :-X :-[.... Côté Chine, je sais pas jusqu'où ils peuvent aller en coulisse après, mais ils ne feront pas de vagues pour un petit tyran local loin de leur région. Côté Russie, ils se tapent un peu de Khadaff en lui-même: comme dans le cas ivoirien, ils se foutent de la situation, ils se servent juste du prétexte pour agir et marchander. Ca fait pas un moment que ce processus a quand même été engagé?
  22. Aaaaaah, dire n'importe quoi, le grand privilège de l'opposition: - eux, ça ne les engage à rien, c'est gratuit - ils ont intérêt à ce qu'on parle d'autre chose que de leur cuisine interne - ils proposent une no-fly zone à un moment où il commence à être trop tard et où il faudrait précisément frapper, pour avoir une utilité C'est pas de la cohésion, c'est juste de la posture creuse pour la caméra. Ce qui est vraiment con dans cette histoire, c'est que s'il y a une stabilisation rapide au profit de Khadaffi, il y a risque d'une attitude de blocage hostile total vis-à-vis de l'UE. Enfin c'est à "espérer".... Si c'est juste contre France et Gibi, ce sera chiant, mais si c'est contre "l'occident", le seul intérêt qu'il y aura à en tirer sera un blocus des côtes libyennes (si on a des couilles), surtout au premier attentat avec odeur khadafienne; mais ça douillera côté fric. Sera t-il en mesure de faire quelque chose? Même avec Chine et Russie à ses côtés PENDANT la crise, ça ne veut pas dire qu'il n'est pas grillé à l'international quand même. Quoiqu'il en soit, faudra faire blocus après, ou soutenir les insurgés pendant....
  23. Comme pour l'inaction devant Rome, il faudrait connaître exactement son orbat et ses moyens à ce stade, et il semble qu'il avait quand même assez peu de ce côté.... Prendre la Sicile aurait été peut-être possible, mais après? Avait-il de quoi la tenir? il connaissait la volonté de guerre des Romains, et se serait retrouvé juste sur une île, loin des théâtres de décision (Afrique, Italie, Espagne). C'était se mettre hors jeu. Problème de la possibilité de croissance de Carthage comme "république": comme pour les Cités grecques, il y a blocage culturel/mental total quand à l'extension de la citoyenneté, et même quand au statut à accorder aux "alliés", forcément clients ou conquis. Rome est une exception à cet égard dans le monde antique: le statut de socii n'est pas un statut d'égal, mais au regard des standards du temps, c'est quasiment ovniesque. Il suffit de voir ce que furent les ligues de cités grecques: des nids de vipères se tirant dans les pattes et/ou une associaton totalement dominée par un "patron" se comportant comme en pays conquis.... Voir leur faiblesse, mais aussi le comportement des cités ayant des colonies, dont l'expansion fut toujours limitée par cette notion restrictive de la citoyenneté. Carthage était dans le même modèle culturel. Même Rome a eu du mal, dans un premier temps, à intégrer pleinement les socii d'Italie comme citoyens, et a fini par le faire après les guerre sociales. Et quand César a accordé la citoyenneté aux élites des pays conquis (Gaules en tête), il l'a fait de force, contre la volonté des sénateurs, même une bonne part des populares. Et Rome était considérée comme "ouverte" selon les standards antiques :P.
  24. Il s'en tape des intérêts du pays, comme toute la classe politique (les premiers couteaux en tout cas): il veut être réélu, là est son intérêt. Il sait que les Français n'en ont rien à foutre de la politique étrangère (au sens de savoir si ça influe sur leur vote), séparée de l'opinion comme de l'Assemblée et de la classe politique depuis longtemps comme un "gadget" sans impact sur leur vie, sauf à la limite, et dans une petite proportion, en impression générale sur tout le mandat.... Même à ce niveau, c'est pas dit qu'il passe pour un charlot (dans les urnes), vu que le peu qui est retenu dans l'esprit de l'électeur moyen se limite aux postures médiatiques, le seul truc qui est vu.
  25. A 10-20km/h oui; le Leclerc fait à beaucoup plus. Mais cette vente a t-elle la moindre chance? Vu l'état des chars en question (que des S-1 dont beaucoup cannibalisés, et qui ont peu servi ces dernières années), leur remise en condition opérationnelle ET leur mise à niveau impliquera des coûts: face aux Allemands qui vendent direct du neuf ou de l'occase, qu'est-ce que ça peut rapporter vu qu'il faudrait les livrer à l'euro symbolique plus le coût du retrofit?
×
×
  • Créer...