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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Ce qui est marrant pour le coup, c'est qu'il n'y a aucune justification historique, ethnique, culturelle ou d'un quelconque autre ordre: du pur expansionnisme colonial-style :lol:.
  2. Invoquez un droit quelconque (celui d'avoir un accès à la mer, l'unité des producteurs de fromages des Alpes, un quelconque "droit au regroupement" de quelque chose qui sonne creux....) et vous aurez un lobby bien-pensant à Paris et dans les médias qui paralysera toute réponse armée :P. Oui, la cohabitation serait difficile, compte tenu de la si grande modestie des Suisses :-[(marrant: tout le monde traite les Français d'arrogants sans se regarder eux-mêmes :P).
  3. Ils veulent le monopole du reblochon ces salauds =(; Mais on les laissera pas faire :lol:! Ils vont stratégiquement attendre que ce soit le tour des chasseurs alpins d'aller en Kapissa et attaquer!
  4. Et tu crois franchement à ce que tu dis? La Belgique en 1830, avec le port d'Anvers, appelé "le couteau pointé vers le port de Londres", s'est libérée toute seule et les grandes puissances, Angleterre en tête (et France eu égard au principe des nationalités désormais en vogue), laissant faire sur un enjeu géopolitique majeur? La France se désintéressant d'acquérir/récupérer une portion de territoire considérée comme française? Les Anglais acceptant, dans cette éventualité, que les Français se retrouvent soit en possession d'Anvers (si la Flandre était acquise), soit trop près de cette ville (si seule la Wallonnie est concernée)? La Belgique est devenue indépendante parce que l'Angleterre a imposé un deal dessus, sans quoi elle aurait appuyé une reprise en main vigoureuse par les Pays-Bas qui n'auraient pas fait dans le détail, comme bien souvent à cette époque. Indépendance de la Belgique, la France n'y touche pas (et perd cet argument de la "protection" des catholiques), le roi n'est pas un Orléans, le pays est contraint à un statut de neutralité et celui-ci est garanti par Londres. En échange, la France en a retiré un appui de l'Angleterre pour asseoir son nouveau régime qui commençait à inquiéter du côté des alliés de la Sainte Alliance: Talleyrand s'était assuré de ça auprès de Louis-Philippe, et de la latitude de décision qu'il eut lors de sa grande ambassade à Londres. La reprise en main par les Pays-Bas aurait d'ailleurs pu avoir lieu avec la campagne des 10 jours en 1831: l'armée belge naissante ne pouvait rien faire et l'intervention française qui fut décisive ne put avoir lieu qu'avec l'accord de Londres. Elle aurait encore plus pu avoir lieu si la Prusse et/ou la Russie avaient été en mesure d'intervenir; mais la Russie était retenue par le soulèvement polonais (sans doute l'un des facteurs les plus décisifs dans l'indépendance belge) et la Prusse n'avait pas les moyens de financer l'intervention, et devait éviter la contagion révolutionnaire polonaise. Les ingrédients d'un mini-conflit européen étaient réunis, avec l'attitude de l'Angleterre pour jouer le poids décisif. Faut pas se faire d'illusions sur la réalité du business des grands pays.
  5. Y'a une équipe de France :O? D'où tu tiens cette info mensongère :lol:?
  6. A croire que McCrystal essaie d'entrer en politique avec cette histoire: les militaires US sont les plus "media-aware" qui soient, alors cette bonne petite sortie stéréotypée sur les "politiciens de Washington", superficiels et déconnectés, et sur le bon-gars-Mc-Crystal, simple et viril qui aime la bière et se fout des dîners en ville avec les snobinards tapettisants de Paris, on a entendu ça mille fois dans mille mauvais films et séries de bas étage. Ca sent plus du discours bien ficelé et classique avec les clichés habituels de rigueur: que les élites politiques soient déconnectées et puissent se foutre de l'avis d'un chef de théâtre d'opération, c'est extrêmement probable, que leurs manières soient détournées et leurs discours pour la pure forme, c'est la norme, mais sortir la chose comme ça, ça sent juste le réchauffé et "l'accident médiatique" prémédité qui est juste une méthode de communication comme une autre. A noter que dans le "manly code of manliness" ;), la bière avec du citron (lime time) est un truc de tapettes :lol:. Et surtout ce genre de sorties sur un général qui aime la vie simple :P.... Avec des ordonnances pour lui torcher le cul, un chauffeur, des quartiers aménagés (il doit pas avoir vu un lit de camp ou dormi sur la dure depuis combien de décennies?)....
  7. Irréaliste: optimiser les appareils de production à l'échelle européenne veut tout connement dire que la plupart des pays qui en ont vont se retrouver baisés sur pas mal de productions: non seulement parce qu'une rationalisation organisera la production à l'échelle européenne (un site de production pour avions de combat, un pour avions de transport, 2 ou 3 chantiers navals à tout péter, 1 lignes engins terrestres légers/roues, 1 chenillés et pas grand chose de plus), mais fera tout pour niquer l'autonomie de décision et l'indépendance potentielle. Effet corollaire: les Atlantistes ultra-majoritaires assujettiront le tout aux priorités de l'Oncle Sam. Et tout se fera bien sûr au nom d'une "optimisation" budgétaire et d'une "solidarité" européenne.... Y'a peut-être même des politiciens qui y croiront. Non, bien sûr, pas besoin "d'autant" (quand on voit à quel point c'est petit): dès lors que l'indépendance n'est pas considérée comme une priorité et que le moyen d'assurer nos flux commerciaux (importations et exportations) et de peser à l'échelon international est confié aux USA, le protectorat US qu'est l'Europe n'a pas besoin de telles armées et peut continuer à vivre dans sa fiction.
  8. Tancrède

    Capacité de guerre à long terme

    Il n'y a pas non plus des centaines d'U-boats produits en face comme en 39-45, ni plusieurs meutes entières sillonnant l'Atlantique à tout moment, et la lutte ASM est moins hasardeuse. Côté aérien, pareil: le risque d'attrition est très élevé pour un agresseur côté aviation de bombardement à long rayon d'action, trop élevé pour viser autre chose que du PA ou de la cible à hyper haute valeur ajoutée avant d'en perdre trop pour arrêter. A chaque fois que tu regardes les capacités que l'occident n'a plus par rapport à 40, il faut voir ce qu'il peut y avoir "en face", parce que c'est avant tout contre l'adversaire qu'une préparation se fait. Le point est que le risque de guerre longue et totale, donc un conflit type guerre mondiale, se fait face à un adversaire composé de plusieurs grands pays, avec des moyens correspondants à une guerre technologique et industrielle, soit un passe-temps coûteux, long et qui ne se déclenche pas du jour au lendemain. Des alliances fortes se polarisant l'une contre l'autre, c'est lent à se mettre en place. Mais surtout, construire une machine de guerre capable de venir titiller l'Europe sur son territoire même, ça ne s'improvise pas. Bref, ce genre de truc se verra venir des années à l'avance, et autorisera donc une préparation en conséquence (adaptation des outils industriels, sécurisation des appros, consitution de réserves plus grandes....), au moins minimale considérant la nullité des élites occidentales, surtout dans le domaine sécurité/géopolitique. Parce que qui est en mesure: - de vouloir envahir tout ou partie de l'Europe? - d'être assez près pour être en mesure de le faire? - d'avoir la capacité et l'outil de le faire? Réponse personne. Maintenant, qui que soit cet hypothétique adversaire, si la Russie n'est pas de la partie (de son côté.... Du coup, cet adversaire est.... Suivez mon regard), il l'a dans le cul. Mais la Russie elle-même a t-elle, même à terme ce potentiel? Non pas plus. D'ici à ce qu'on voit tous les seigneurs de guerre africains vouloir traverser la Méditerrannée, y'aura un peu de temps aussi.
  9. Qu'ils aient été commis ou non, je constate seulement 2 trucs: - on brasse souvent du vent avec pour ne pas parler des horreurs bien plus atroces et nombreuses du FLN (qui a trucidé bien plus d'Algériens, et au premier chef les indépendantistes modérés) - le responsable est celui qui n'est jamais incriminé: le politique. Le soldat est un exécutant, qui doit faire face à une situation dégueulasse le plus souvent, ou le seul choix va entre la peste et le choléra. Celui qui porte la responsabilité est celui qui crée la situation. Donc évitons, surtout aujourd'hui.
  10. Tancrède

    Marine allemande

    Mais leur part dans le commerce mondial et l'importance des grands axes commerciaux, et évidemment dans l'Océan indien, impliquerait qu'ils soient capables d'intervenir si ceux-ci étaient menacés.... Ils ne le sont pas: d'où mon commentaire sur leur mentalité de colonisés qui comptent sur la marine US avant tout pour ça.... Ils ne paient pas le coût de leur sécurité en approvisionnements et exportations.
  11. Mon point ne concernait pas ça: je parle plus largement de la façon de faire les opérations. Les 2 impasses que je mentionne restent valides. Si tu décrètes que partout, pour la moindre petite opération, c'est priorité aux soldats et il faut dire "tant pis pour ceux pris entre les deux", c'est même pas la peine de rester dans ce genre de conflits, autant se barrer de suite parce que chaque fois qu'une medevac ou n'importe quelle autre opé coûtera des civils, ce seront au moins autant d'autres civils qui prendront les armes (réflexe tribal+vengeance = plus forts que toute haine que les dits civils peuvent avoir contre les talisurgés professionnels et les jihadistes), tout connement parce que la moitié des soi-disants talisurgés, voire plus, sont des temps partiel qui pourront aussi bien le lendemain te serrer la pogne SINCEREMENT, selon la situation. Ce ne sont pas des cibles pertinentes. Evidemment, on peut pas les reconnaître. Tu sauveras un peu plus de tes gars, mais t'auras passé des années à stagner dans ce genre de marigot, et dépensé des fortunes, pour des prunes (et t'auras perdu des centaines de soldats pour rien). Même une petit medevac, tu ne peux pas dire comment elle doit se passer sans réfléchir à la façon globale de faire la guerre sur ce théâtre. Cette quadrature du cercle sera absolue tant qu'on ne délimitera pas fermement des zones (déterminées avec pertinence selon avant tout des critères militaires ET culturels -tribus, solidarités....) où le comportement des soldats diffèrera selon certaines directives: dans certaines, plus prioritaires, et c'est la seule solution pour résoudre l'équation, il faut être prêt à perdre du monde en uniforme plutôt qu'à dézinguer du civil dans des "accidents malheureux", parce que les civils, eux, n'acceptent pas le "dommage collatéral" comme explication valable et ne se résoudront pas à dire que "c'est le prix de la paix". Dans d'autres zones, à l'inverse, c'est le niveau "hostilité maximum", et là, effectivement, c'est tant pis pour les civils. Après, évidemment, faut mettre les moyens correspondant, sinon pas la peine de rester non plus. Et c'est à ça que mon point menait: ce genre de comportement est-il encore possible pour les zones plus prioritaires question effort de reconstruction: est-il possible d'avoir des troupes, plus entraînées pour ça, prêtes à accepter de se risquer de cette façon? Si oui, est-il possible qu'un gouvernement ait les épaules pour accepter ce genre de coût humain? Dur à dire.
  12. Personne ne conteste le fait qu'il faille un aspect destructeur/coercition pure et un bâtisseur/civilo-militaire; mais entre ces 2 extrêmes, qui fait la jonction, et comment on la fait? - d'un côté, les pertes civiles sont LE point qui prolonge la guerre en renouvelant ad vitam le stock de combattants adverse, dont les 2/3 sinon plus sont des guerriers à mi-temps qui, pour la plupart, ne sont pas là par idéologie et encore moins pour un salaire, mais parcequ'ils ont quelqu'un à venger, de la colère à évacuer et l'influence d'un pro, voire d'un fanatique dans le ciboulot. De ce côté, il faut être plus prêt à accepter les pertes de soldats plutôt que de multiplier les bavures (mais les soldats peuvent-ils l'accepter); distances de sécurité réduites, vie au milieu des populations.... - de l'autre côté, les pertes encaissées ont un impact médiatique démesuré et roulent pour les adversaires en plus d'être mal prises par nos forces, et ce souvent parce que leurs conditions ont quelque chose de plus choquant qu'une mort "en bataille" en raison de la confusion de ce type de situations, et des multiples paramètres qui entrent en jeu et shuntent les logiques opérationnelles pures. Peut-on habituer des soldats à supporter ce genre de menaces? Est-ce possible d'avoir une partie d'une force militaire dédiée à cet usage et ayant l'entraînement pour? Pas sûr.
  13. Tancrède

    Marine allemande

    Alors pourquoi avoir eu des ambitions navales ;)? C'était du luxe, un gadget, une lubie passagère, quelque chose pour que de vieux députés allemands compensent leur virilité oubliée?
  14. Tancrède

    Eurofighter

    Tais-Toi! Les Oris peuvent tout! Hallowed are the Oris!
  15. Tancrède

    Marine allemande

    Ils sont très responsables financièrement et visionnaires: ils ont acté le principe d'être un protectorat US, alors pourquoi s'emmerder à payer pour une vraie défense? Ce sont des colonisés responsables.
  16. Là tu rentres dans les clichés véhiculés sur eux, comme sur les vikings: cette réputation leur vient quasiment uniquement d'un événement il est vrai terrible, le sac de Bagdad. Mais ce sac n'a rien de très différent de ce qui se faisait ailleurs (voir les Francs lors des prises de Jérusalem et de Constantinople) et il correspondait à un usage courant (une ville qui résiste trop est condamnée), autant qu'à une tactique d'exemplarité n'ayant pas besoin d'être reproduite. Et la première cause de leur chute n'est pas une rebellion, grande ou petite, mais leur propre éclatement progressif et l'affaiblissement de leurs élites, qui ont cassé tout ce que Gengis Khan et ses descendants avaient bâti.
  17. Surtout du point de vue des effectifs,des moyens, de leur gestion et de leur utilisation: - pas assez de matériels cruciaux, et au premier chef les hélicos, démultiplicateur de puissance et de présence - pas assez de monde - encore pire: une bonne partie des soldats présents ne sort pas des bases - coordination entre nations participantes à chier: résultat, y'a un effectif, et on arrive encore à réduire sa capacité de présence et d'action en n'étant pas capables de l'utiliser comme un effectif global - pas de stratégie - l'effectif local, l'ANA, ne vaut rien pour sa plus grande partie, et on ne profite même pas de sa proximité "culturelle" avec le terrain local, préférant essayer d'en faire, sans y mettre les moyens, une pseudo-force occidentale Mener une guerre contre-insurrectionnelle a déjà marché, et sans avoir l'expertise du général cité, y'a quand même moult contre-exemples, mais surtout, il limite le COIN, objet -légitime- de sa critique, à ce qui l'arrange, ne le prenant pas dans toute la dimension qui peut être la sienne selon beaucoup d'autres penseurs que Galula qu'il critique aussi un peu facilement. C'est pas la faute de Galula si des officiers américains ont voulu généraliser et systématiser sa pensée comme une espèce de martingale absolue: comme pour la RMA, c'est l'un des défauts des grosses armées, où une doctrine se "politise" parce qu'elle implique de lourds changements à grande échelle, que de vouloir déterminer une mode dominante et la transformer en modèle absolu. Les grandes organisations sont comme un supertanker: elles prennent un cap, et il faut longtemps pour qu'elles virent ou stoppent tant leur inertie est énorme. Mais là où il a raisdon, et c'est ironiquement ce que soulignent les penseurs du COIN, c'est que la stratégie doit absolument dominer, de même que l'adaptation au terrai (ce qui implique de le comprendre, donc la dimension culturelle). Que l'Afghanistan finisse en bourbier ou non, y'a pas besoin d'être le tenant de telle ou telle doctrine pour voir que les 9 dernières années ont été faites sans stratégie, coordination ou intelligence. Et sa référence au succès du "surge" en Irak oublie le fait que c'est snas doute un faux succès: quand les ricains partiront, les milices que Petraeus n'a pas eu d'autres choix que d'armer et financer seront une cause majeure d'instabilité, et potentiellement de guerre civile. Les ricains y ont acheté une pause, pas la paix. Rejeter le COIN comme il le fait, c'est rejeter toute autre forme de guerre que le conflit classique, symétrique et massif (je caricature à peine), soit nier la réalité de la guerre. Là où il a raison, c'est sur la propension stupide, et sans doute très politicienne, des EM et politiques à vouloir voir tout résumé en un seul bouquin, une seule doctrine qu'on transforme en martingale absolue et à laquelle on adapte les appareils militaires, en s'affranchissant d'une remise en cause et d'une adaptation à chaque théâtre et à chaque situation, mais surtout en oubliant la réflexion amont et les choix engageants (la stratégie), sans garanties (au besoin inventées) et sans résultats visibles rapidement, que n'aiment ni les politiques ni les généraux qui veulent leur plaire.
  18. Il tient le premier rôle dans les 2 premières saisons de la série Spooks (Mi-5 en france). Sinon, il a joué dans une autre grande fresque de la BBC, un téléfilm comme Warriors, sur la désillusion des jeunes militants travaillistes top niveau de la génération Blair-New labor, quand ils arrivent au pouvoir et voient ce que Blair en fait.
  19. T'es en train d'essayer de me vendre que j'écoute du R'n B (enfin ce qu'ils appellent du Rythm and Blues aujourd'hui) parce que j'écoute pas les gargouillis surjoués et les "textes" :P simplets de Môssieur Johnny :O :P????? Hé bé! La décadence, c'est là que ça commence :lol:!
  20. Ah bon :O? Et c'est quoi un "grand homme" dans ta définition ? Là ça fait juste peur.
  21. Si c'est dans la bière que réside la fierté nationale belge, je suis fier de dire que je me tape que la France en produise de la bonne ou de la mauvaise (et en plus y'en a de la bonne ;)). Pour les nains mégalos.... Je crois pas que la Belgique ait vraiment une classe politique dont elle puisse se vanter non plus, que ses membres soient grands ou petits ;).
  22. Roland rêve d'une OPA agressive sur la Wallonnie et Bruxelles :lol:. Mais dans toute cette histoire, il semblerait quand même que la redéfinition de certains tracés soit à opérer, quel que soit l'avenir de la Belgique; après tout, la frontière linguistique a été tracée à un moment donné, et les réalités linguistiques d'aujourd'hui ne correspondent plus à ce moment. Et comme le système des communes à facilité ne satisfait personne, il faudra bien trancher rapidement vu le mécontentement généralisé face à l'inaction gouvernementale. Le cas de Bruxelles et de sa périphérie sera en ce sens exemplaire: quel avenir pour ces communes avec des majorités très nettes de francophones et où pourtant tout est fait pour les Flamands? Au final, pour ces quelques arpents symboliques, il y a du lest à lâcher, qui coûterait pas grand-chose politiquement, même si ça devait en faire râler certains pour le principe. Si l'insistance des flamands séparatistes (et hypocritement "confédéralistes") sur la langue est telle, une redéfinition de la frontière s'impose, au moins comme argument public, afin de coller à la réalité. Parce que je m'étonne qu'on laisse flotter des arguments aussi spécieux que "ceux qui vivent dans un pays étranger doivent faire comme les habitants de ce pays", à l'égard des francophones (pas que Belges d'ailleurs) installés dans des communes flamandes: tant que la Belgique existera, elle seule aura le droit à ce genre de discours, pas ses régions. On a laissé les Flamands séparatistes imposer ce discours comme le référent normal si bien que tout le monde utilise cet argument sans y penser; ce n'est peut-être pas encore le cas aujourd'hui, mais laisser ce type d'arguments flotter garantit qu'à plus ou moins brève échéance, les 2 populations se considèreront comme 2 peuples différents. C'est toujours le mode d'action des extrêmistes que d'imposer les termes du discours.
  23. Ben c'était apparemment pas si évident quand les 2 jumeaux étaient ensemble au pouvoir: il a semblé plutôt que cette place de l'Eglise dans le débat public ne faisait pas tant de consensus que ça.
  24. La situation polonaise n'est pas si facile que ça, et le niveau de corruption y est un cran plus élevé qu'en France; je dis pas que c'est "dans la nature polonaise", je dis juste que c'est la réalité à un instant T. Et questions tensions politiques, il y a, encore une fois à l'heure actuelle, un niveau de division, notamment sur la question religieuse, qui entraîne plus de tensions qu'il n'y en a en occident. Plus largement, je compare surtout Pologne et Norvège en l'occurrence: la Norvège, au moment de la découverte de sa manne pétrolière, comme aujourd'hui d'ailleurs, était un petit pays, avec une population très homogène et une tradition de consensus politique, notamment autour du rôle de l'Etat, après tout principal intéressé par des royalties pétrolières. La Pologne, c'est pas quelques millions d'habitants très homogènes, mais 40 millions, avec un niveau plus élevé de diversités (moins ethniques ou religieuses, que sociales, politiques, économiques, géographiques....) qui va avec la différence de taille. D'où les doutes exprimés sur la capacité à gérer sainement une telle manne sans que le clientélisme politique, autrement plus puissant qu'en Norvège, s'en empare, par nécessité de maintenir certains équilibres. Et on est TRES loin aussi de la tradition de consensus des pays nordiques, surtout la Norvège en particulier qui était un pays peu riche dans les années 70, où l'Etat était l'objet d'un consensus et l'habitude de se serrer les coudes (pas que dans les situations d'urgence) était nettement plus implantée culturellement, et surtout nettement plus facile dans une population réduite.
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