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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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J'introduis ce sujet vu que je n'en ai pas trouvé d'existant. Il s'agit tout connement d'un des éléments les plus cruciaux de la guerre, et sur lesquels on ne sait pas grand-chose: les Etats- Majors opérationnels, les structures de commandement d'une force militaire donnée, du petit GTIA jusqu'au corps d'armée. On ne fait plus vraiment au-dessus en projetable, ou alors il s'agit de structures ad hoc, généralement internationales, mises en place pour le commandement d'un théâtre complet, et qui recouvrent ce qu'étaient jadis les EM d'armées, de groupes d'armées ou de fronts. C'est une des branches les plus en révolution aujourd'hui, face au développement technologique, et dans l'absolu sans doute l'un des facteurs de victoire les plus curciaux depuis le premier vrai EM professionnel et permanent, celui de Napoléon. Le sujet est vaste et multiple, et se limitera donc aux structures européennes actuelles, dans tous leurs aspects: - la taille des structures et leur organisation - leur permanence et leur cohésion en tant qu'unités militaires - les formules: plug and play ou organiques - les matériels spécifiques - les problèmes - l'inévitable comparaison avec le modèle US, lui-même en révolution Pour illustrer, je commence avec ce dernier exemple: les EM de force aux USA, tant dans l'Army que chez les Marines, sont des structures infiniment plus standardisées qu'en Europe, et leurs effectifs infiniment plus développés alors même qu'ils sont aussi plus intégrés et dotés en propres de matériels économisant le personnel. En France, je vois beaucoup de faiblesses dans les EM, mais je ne connais pas assez le sujet pour pouvoir faire une vraie critique. Cependant, on notera: - que les EM de brigade semblent sous-dimensionnés, et pas qu'un peu; lors des (rares) derniers exercices à l'échelon brigade, il a fallu à chaque fois ramener beaucoup du monde d'autres structures pour compléter. Nos EM de brigades sont-ils des structures opérationnelles, ou juste des organismes de gestion au jour le jour et des réservoirs pour constituer des EM de GTIA? - que les EM de force souffrent du même problème, ce qui explique la suppression de 2 d'entre eux actuellement, dont les effectifs iront directement doubler la taille des 2 autres et de l'EM de corps européen (CFRR); bricolage? Ce changement sera t-il suffisant? Au final, quelqu'un saurait-il de quoi un EM a besoin pour commander effectivement une force déployée sur le terrain? Suivant la taille bien sûr: GTIA, brigade, division, corps. Je connais quelques faits "dimensionnants", par exemple que l'effectif nécessaire doit être augmenté d'un tiers de redondance pour fonctionner en mode continu jour-nuit (2/3 jour, 1/3 nuit), et qu'au niveau matos, les unités de soutien transbahutent le matos pour armer 2 EM, pour assurer aussi la permanence (un en mouvement, un fixe) lorsque la force est en mouvement. Bref, c'est encore moi à la recherche d'un article de DUO magazine ;). Mais aussi un peu plus, quand même, histoire de faire le point sur ce sujet, surtout pour l'AdT qui semble quand même bricoler dans ce domaine. Il n'est pas question ici de faire un billet d'humeur sur les EM, au sens des hautes sphères décisionnelles; un de ces 4, faudrait créer ce sujet qui risquerait de devenir assez vite un défouloir monumental des rancoeurs :lol:. On y apprendrait sans doute tous de nouveaux mots.
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Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Et le rabbin d'un de mes potes est fan de charcuterie :lol:. -
Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Le poids d'Israël sur la politique européenne, c'est par alignement US interposé, d'une part, et par l'absence totale de volonté et d'ambition de l'UE d'autre part; culture d'à-plat-ventristes isolationnistes (mentalité de "Suisse géante") et de petits pays. Je crois pas que le complexe de culpabilité, même sur un pur critère d'apparences dans le discours public, pèse encore beaucoup. En Allemagne, on en est à la 4ème génération de politiciens depuis la guerre; eux sont totalement décomplexés et même plutôt revanchards sur cette attitude imposée. Je crois plus à une espèce de mentalité molle, une absence d'ambition et de conception de la puissance (mentalité "post-historique" qui considère bien peu la realpolitik), une émanation de la pensée administrative/gestionnaire des personnels politiques de l'UE, à une prégnance de cette mentalité humanitaro-dégoulinante (pas dans les discours privé, mais par veulerie politicienne; ils pensent que c'est le parcours imposé de toute attitude publique, sans oser mettre la réalité sur la table).... Bref, quand il s'agit de politique extérieure, ces larves ne veulent que dire des mots comme "entente", "paix à tout prix", droits de l'homme".... Sans évoquer trop la réalité et sans souligner à quel prix ces mots en théorie nobles (mais usés jusqu'à la corde par de tels discours à force d'être utilisés) supposent d'être prêts à les soutenir les armes à la main (même -et surtout- la paix: non, non, pas de contradiction :lol:) et avec une volonté ferme et forte. Bof, ça dérangera pas des masses les Israéliens arrivés des pays de l'est (plus d'1 million), qui forment les gros bataillons des extrêmes droites (et dont beaucoup sont pourtant pas trop religieux, voire même d'ascendance juive très douteuse ;)). C'est un quasi casus belli, ça: et ils risqueraient de nous renvoyer Rika Zarai en tournée dans l'exagone en représaille. Donc non!!! -
Si Morin a évoqué publiquement le passage à 70, c'est qu'il a l'accord de l'Elysée, ou qu'il s'est mis à délirer dans son coin, auquel cas il sera viré dès que ça fera scandale aurpès des élus concernés. Vu l'ampleur du personnage et son courage politique, y'a peu de risques que ce soit la deuxième solution. Donc si l'Elysée l'a laissé, c'est que NS a le capital politique pour l'imposer. Franchement, je m'étonne qu'on n'essaie pas de taper plus dur, histoire d'avoir de vraies économies; 70 bases, c'est bien trop, et tel que décrit dans les déclarations, ça semble plus un point d'équilibre qu'un seuil de forte rentabilité. Encore une fois, ça fait, en comptant toutes les forces, pas beaucoup plus de 3000h par implantation. J'imagine bien sûr que des machins comme les 3 grandes bases du Mat ou quelques bases interarmes dépasseront largement cette moyenne, mais pour l'AdT, je vois même pas l'intérêt de ne pas trancher sur un nombre réduit de grosses bases, soit une par brigade, soit des bases de spécialités/armes. C'est de fait un non choix où le facteur politique pèse beaucoup trop dans le cocktail. Faudrait présenter des arguments chiffrés de tous les coûts qu'impliquent l'atomisation de la carte militaire (déplacements, gestion....), l'absence d'un grand réseau de gestion et l'absence de concentration administrative et géographique. Sans même compter l'impact sur l'entraînement, handicapé dès lors que toute session un peu conséquente implique des déplacements d'unités d'autant plus durs à planifier et organiser que le rythme OPEX est élevé et que la répartition des unités sur le territoire est, à cet égard, aussi une quasi OPEX puisque cela devient une opération logistique d'envoyer des unités s'entraîner au-delà du niveau individuel. La seule carte pertinente, c'est un choix tranché de gros rassemblements (organiques ou spécialisés) autout des grandes zones d'entraînement.
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Création d'une Armée Africaine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de scorpion-rouge35 dans Politique etrangère / Relations internationales
Quand les pays s'appellent Inde ou Chine, en même temps, pas besoin de faire bloc avec d'autres :lol:. Et l'ASEAN alors? C'est aussi ce que je disais ;); comme quoi.... -
Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Ben quoi? Je sais me tenir en société: presque jamais les doigts dans le nez avant de serrer une paluche, je sais dans quel sens tourner la cuillère suivant qu'il s'agit de thé ou de café (grand art à l'école du Quai ;)), et comme Cyrano, je ne sors jamais sans un juron bien lavé et prêt à l'emploi. Réponse diplomatique: elle peut et elle peut, elle doit et elle doit! Et pas qu'un peu et pas qu'avec un doigt (désolé....). Et on mange des vaches qui mangent des farines avec des morceaux de vaches dedans (pas moi, je prends que des bonnes vaches bio :lol:). Et y'a Julien Doré et Britney Spears lâchés sur les ondes. Et des génocides. Et des graisses poly saturées. Et la télé-réalité.... Pourquoi on se topole pas pour de vrai? -
Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Il a raison nétaniania: ça devrait pas être notre problème! On arrête de payer, on ne verse plus un liard aux Palestiniens, et Nétaniania se les fade: soit il raque, soit il se prend une révolution permanente qui ne finira, de toute façon, que dans le sang. Et nous, on la jouera Ponce Pilate avec ces connards. Soit dit en passant, une note devrait être envoyée à Nétaniania employant le même ton dont il a usé; faut pas prendre l'habitude de se laisser traiter comme ça. Je recommande fortement l'emploi de qualificatifs tels que "connard" et "trou du cul" (avec bien sûr les fuites d'usage dans la presse), ainsi que des avis de recommandation de sa personne à la population masculine grecque. -
J'en doute fortement étant donnée qu'il est tout frais (acheté aujourd'hui), daté de 2009 et que le même article parle abondamment du Livre Blanc.
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Ici on parle uniquement que de la société Nexter
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Hop, un 2ème post après la lecture du dernier RAIDS HS sur les MBT: la première page de la partie sur l'actualité du programme Leclerc souligne que: - le char est encore promu à l'export, avec des moyens (et apparemment au MO, donc en zone de compète forte; on fait pas ça avec les occases) - les outillages de production sont conservés; la production serait en état d'être reprise en cas de contrat - les études d'amélioration continuent, notamment avec les programmes AZUR et Leclerc 2015 et les diverses tentatives de partenariat (Corée, Turquie) qui ont déjà été menées à divers degrés Ca fait des mois qu'on table, dans nos discussions, sur un arrêt de la ligne de production (ce qui est effectif) et son démantèlement; apparemment, ce dernier chapitre n'est pas réalisé, et l'article semble indiquer que cet outillage serait gardé, tant pour les programmes de développement que pour la formation de personnels pour les contrats d'entretien. On serait pas si cons, finalement? Nexter serait incité à garder la capacité de reprise de la production? -
Je viens de tomber, dans le RAIDS HS tome 5 sur les MBT, un entrefilet évoquant l'étude en cours sur un système bricolé sur châssis Leclerc avec un "système Leguan classe 70" (je cite le texte) pour garder une capacité de franchissement d'assaut tout-terrain et suppléer à l'inutilité affichée du SPRAT. Quelqu'un sait-il quelque chose là-dessus?
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Nouvelle série de Spielberg, Pacific
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Sa meilleure exception sur les bons sentiments, c'est son seul film comique sur la mise en alerte de la côte ouest en 1941-1942; à se pisser dessus :lol:! -
Algérie, les insurgés prennent l'ascendant sur l'armée Algérienne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de romy dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est pas un flic exemplaire, Vic McKay ? Gentil et tout? Il embrasse les mains et secoue les bébés, ou l'inverse. -
Pourquoi la France et le RU ont-ils délaré la guerre à l'Allemagne en 39?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de fonctionZ2 dans Histoire militaire
Accessoirement, les USA étaient aussi des fans, et leurs EM au premier plan. Et les Anglais n'en pensaient pas moins: c'est pas leur expérimentation d'une DB test au début des années 30 qui leur a fait envisager le moindre changement de doctrine, même partiel: leur unique DB de 40 était du bricolé à la va-vite avec un matériel bien plus dépassé que le nôtre et leurs troupes n'avaient quasiment pas d'armement antichar à tel point qu'on a du leur en fournir sur nos dotations (même si ce n'est pas la cause première de la dotation insuffisante de nos unités, disons que ça n'a pas arrangé). Et pour préciser, les armées allemandes dans leur majorité étaient encore sur ancien modèle, avec une bonne partie des EM qui ne croyait pas aux DB. Si la défense alliée avait été bien gérée, l'offensive de Sedan aurait pu être arrêtée, et l'avenir de l'arme blindée potentiellement remis en cause pour un temps. Dans les calculs des EM, et donc des politiques, la donne était faite sur ces bases là, des 2 côtés de la barrière. -
Nouvelle série de Spielberg, Pacific
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
C'est le duo Spielberg/Tom Hanks: comme pour Band of Brothers, ce sera sûrement une réussite esthétique majeure, une bonne cinématographie, un scénario qui tient la route, des personnages développés.... Mais comme pour Band of Brothers, j'ai pas peur de la dérive patriotique, mais de la larmoyance un peu facile et des bons sentiments dégoulinants. Ca manque un peu les persos sans leur part d'ombre. -
Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Ben la LDJ n'a pas vraiment fait beaucoup de trucs en France, du moins pas qu'on puisse prouver; quand on peut le prouver, ce sont des cas individuels, des affaires criminelles normales. La loi sur les gangs sera peut-être applicable à ce cas de figure ou non, on verra. Mais surtout, le LDJ en France (par rapport aux USA et à Israël), c'est vraiment du micro groupusculaire, genre petite bite à l'échelle microbe. -
Pourquoi la France et le RU ont-ils délaré la guerre à l'Allemagne en 39?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de fonctionZ2 dans Histoire militaire
C'est juste mais un peu exagéré; le fait est que la France avait les moyens de tenir, pour peu que le commandement ait été un peu imaginatif et surtout réactif. Le tout était de tenir le premier choc et d'établir une guerre longue pour laquelle la France, malgré le différentiel de potentiel industriel, était mieux préparée. L'organisation industrielle et sociale de la guerre était planifiée depuis un moment, et fut lancée dès avant la déclaration de guerre, ce qui, combiné aux réformes menées de 1932 à 1935, mais surtout de 1936 à 1939, propulsa l'effort de guerre à des rythmes que l'Allemagne n'égala pas avant 1943. Mais le premier choc pouvait-il être tenu? Historiens et geeks de forums :lol: s'écharperont encore un bon moment sur ce sujet. Le fait est, évidemment, que l'Allemagne post-Sudètes, post-Anschluss et post-récupération des territoires polonais, c'est pas loin de 80 millions d'habitants (72 à 74 en fourchette basse), contre une France de 39 à 40 millions d'habitants. C'est une population jeune contre une France vieillissante et mal remise de la saignée de 14-18, donc proportionnellement plus d'hommes mobilisables à population égale, ce qui accrtoît le différentiel. C'est aussi une production industrielle deux fois plus grande. Mais la France a aussi l'Empire, et son organisation industrielle de guerre est infiniment plus au point; la leçon de 14 a ici porté ses fruits, et les organisations politique, administrative, sociale et économique sont entièrement calibrées pour passer à un mode de gestion centralisé adapté à la guerre. L'Allemagne est à des années-lumières de ça en 1939 et devra graduellement redécouvrir ce mode d'organisation oublié depuis Ludendorff. La France garde des possibilités d'appros extérieurs, en matières premières comme en produits manufacturés (y compris évidemment d'armements), infiniment supérieurs, et elle dispose en outre de réserves monétaires largement supérieures à celles de l'Allemagne. Mais malgré cette préparation à une guerre longue, il y a le traumatisme des pertes et sacrifices de 14 qui hantent la classe politique qui s'est ancrée à l'Angleterre pour toute décision, et l'idée dominante et partagée par tous, même en Allemagne, que si guerre il y a, elle sera longue et impliquera donc le front continu, par essence consommateur d'hommes, ce pourquoi le réservoir français est bien moins pourvu que l'allemand. Ce mode de pensée domine les années 20 et 30 de façon absolue. En découlent toutes les anticipations dans tous les pays concernés: - la France et sa ligne de défense comme multiplicateur de force - la France et ses alliances de revers en Europe centrale, mais des alliances que le Traité de Locarno invalide dès 1925 avec la sanctuarisation des frontières orientales qui réorientent toute la stratégie militaire, et donc l'outil militaire, vers la défense, et prive le pays d'une capacité massive de soutien aux alliés - le louvoiement français sur la Belgique: pas de prolongement de la Ligne Maginot pour ne pas se l'aliéner et préserver au minimum une neutralité bienveillante des Belges qui offrent un glacis, une possibilité de champ d'opération, et plus encore un motif supplémentaire de motivation d'intervention pour les Britanniques. Incohérences au plus haut point, dues en partie aux illusions des Belges sur la possibilité de rester neutres - alignement français sur la position britannique, seule grande puissance proche potentiellement alliée - illusions britanniques sur la réalité de la puissance française pendant trop longtemps, et maintien de la mentalité d'isolement avec la croyance persistante et atavique qu'il sera toujours temps d'intervenir; "procrastination" est le maître mot (de l'art de faire durer les carreaux cassés, selon De Gaulle) - essai de maintenir la balance en Allemagne, entre la politique du fait et l'ambition, et le refus, lié à la crainte, de mener la guerre à l'ouest, contre la France aussi bien que contre l'Angleterre; il n'y a jamais eu d'objectif de revanche, et l'idée qui domine les EM comme les diplomates (et Hitler lui-même) est qu'une guerre à l'ouest rééditera 1914 Ces anticipations sont bien concrètes et constituent les bases des objectifs des différents protagonistes; les enchaînements qui eurent lieu sont plus des accidents, et les délcarations de guerre se sont faites de toute part à reculon, et seulement au nom du fait qu'un gouvernement ne peut pas reculer quand il s'est sensiblement avancé. Seulement il ne faut pas exagérer l'alignement français sur Londres: la crainte était de perdre encore beaucoup trop de monde dans une guerre longue, pas d'être vaincu. Et en 1939, rien n'indiquait vraiment à la quasi totalité des observateurs de l'époque que la France et l'Angleterre pouvaient perdre. -
Algérie, les insurgés prennent l'ascendant sur l'armée Algérienne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de romy dans Politique etrangère / Relations internationales
Et chaque fois aussi qu'il y a un rapprochement, le gouvernement algérien nous rebalance les histoires de repentance et d'excuses avec aggressivité; personne n'a dit que les comportements des gouvernements n'étaient pas puants, et avant tout dans les relations de pays à pays. C'est pas en pointant les multiples inconnues d'une histoire (qui peut en avoir ou pas; s'il n'y en a pas, on trouve toujours quelqu'un pour en créer) et en disant "c'est étrange" qu'on a un argument. Je dis juste que là, c'est un moment où resurgit une histoire louche et je me demande à qui ça sert et surtout pourquoi; concrètement, je ne crois pas qu'on connaîtra le fond de l'affaire, et au final, malheureusement, ça compte peu pour les gouvernants. la seule chose qui compte est "l'outil" de politique étrangère que devient une affaire, une simple histoire, montée en épingle dans un sens ou dans un autre, et le niveau du buzz médiatique qui en résulte, quel qu'en soit le sens. Cela devient un outil pour les gouvernants, un moyen parmi d'autres pour arriver à une fin. Cependant, faut pas non plus délirer sur les rapports de la presse et du pouvoir en France: l'inceste dans ce marigot ne concerne qu'une partie de l'activité. Les médias français servent rarement les buts de politique étrangère du gouvernement, tout au contraire (c'est l'inverse aux USA). La seule chose certaine, c'est qu'il n'y a vraiment que la stricte vérité qui ne sera jamais connue; d'ailleurs, même si elle était publiée, elle serait noyée dans la masse des autres théories. Les questions qui comptent, c'est de savoir d'où viennent les différentes théories les plus évoquées, de qui elles viennent, quels intérêts elles servent et comment se sont-elles retrouvées au top des différents médias qui les confrontent. Maintenant, foutre ces histoires là sur le dos des quelques nostalgiques de l'Algérie Française, faut pas exagérer non plus; la loi qui comportait un article sur le bilan (positif et négatif) de la colonisation (y'avait pas de "loi sur les bienfaits"; je sais qu'on fait beaucoup de lois, mais quand même pas une pour ça) n'était qu'un texte global, et l'article en question, par ailleurs amendé, ne visait pas à faire la gloire de l'Empire colonial, mais juste à une vague reconnaissance morale des mérites des populations européennes d'Algérie que les Livres d'Histoire bien pensants dépeignent maintenant comme des tas de colons méchants et cruels. Y'avait pas de conséquence autres que morales: aucun budget afférent, aucune célébration, aucun changement des livres d'Histoire.... Pourtant, l'affaire a été montée en épingle, caricaturée à outrance (y'a pas grand monde qui ait lu l'article en question), lancée en pâture aux assoces et journaleux pour un discours facile avec des méchants à taper, et finalement utilisée comme outil de politique extérieure par Bouteflika qui, à la base, devait s'en torcher comme de sa première couche-culotte. Tout ça pour un truc qui aurait empêché personne de dormir et n'aurait rien changé. Etrange? Non, c'est juste le business. -
En bref, avec ses forces d'active comme avec des forces de mobilisation encadrées, en plaine comme en campagne, il est condamné à jouer au hérisson avec pour seul but le bodycount, en espérant atteindre le seuil au-delà duquel les occidentaux dirons "pouce", sachant en outre qu'ils (nous) s'imposent des contraintes en matière de bombardement des zones habitées, ce qui tend à pouvoir jouer en leur faveur, étant donné que ça prolonge le conflit en ajoutant à sa complexité. La limite dans ton cas de figure est que, contrairement à Al Qaida, l'Iran a un centre de décision identifiable en termes de personnes et de moyens de contrôle et de transmissions des ordres. Même si plusieurs localisations sont impliquées, le régime iranien est, dans un tel cas, un adversaire identifié et qui a besoin d'infrastructures pour continuer à exister: on voit mal les mollahs et le commandement des Pasdarans se la jouer nomade des grottes. Même s'ils en avaient la motivation, pourraient-ils coordonner une guérilla à l'échelle du pays en étant toujours en mouvement? Quoiqu'on en dise, dans un tel cadre, le schéma clausewitzien joue, et à priori on essaierait aussi d'y jouer, ce qui veut dire, entre autre, de contourner les grandes villes (quitte à en bloquer les accès sans entrer dedans) qui ne sont pas des centres de décisions majeurs, et trucider tout ce qui ressemble de près ou de loin à des dispositifs de communication. Bien sûr, ça n'empêchera pas la guérilla, mais cela empêchera une "grande" guérilla militairement coordonnée à grande échelle, et massive. Le point est qu'il faut définir des buts de guerre: si le but est de dézinguer mollahs et pasdarans et de renvoyer le programme nucléaire 15 ans en arrière, c'est jouable. S'il s'agit de pacifier totalement le pays et de rebâtir un nouveau régime, je ne sais même pas si les USA avec toutes leurs forces peuvent le faire. Mais dans le cas évoqué, je soulignais qu'on n'avait "que" 5 DB (4 européennes et 1 US) en matière de force blindée, plus autant de DI dont le plus gros servirait sans doute à contrôler les axes de pénétration après le passage des blindés. Il s'agissait, pour l'amour de l'exercice, de revenir à cette histoire du seuil de tolérance aux pertes (le seuil pratique -cad l'impact sur l'efficacité- et le seuil psychologique/moral), donc de prendre un cas où les forces occidentales sont en infériorité numérique, histoire d'éprouver les nouveaux modes de guerre mobile issus de la RMA. Retour au sujet proprement dit, pour généraliser l'exemple précédent Pour finir, et là on revient à la méta-histoire, je reviens en fait sur le sujet des buts de guerre et leur traduction en objectifs opérationnels; monde multipolaire, puissance militaire plus "démocratisée" qu'auparavant.... Ne revient-on pas en fait tout bêtement à une version mondiale des guerres européennes post-Guerre de Trente Ans? Aucun pays pouvant dominer, aucune notion de "victoire", surtout pas décisive, aucun absolu, que du relatif? Si oui, les opérations militaires doivent arrêter de viser des objectifs absolus, surtout moraux. Et là, l'exemple historique britannique devient sacrément pertinent: - sponsoriser quelques alliés forts - entretien d'une force expéditionnaire réduite pour chaque grande zone, mais dont l'acheminement et le soutien soit garantis (donc capacité de transport, de protection/escorte/couverture et de guerre en haute mer) et dont la valeur qualitative soit élevée dans l'optique de résultats rapide pour une échelle de conflits donnée - recherche de résultats limités, et non plus absolus Dans le cas iranien susmentionné, la question ne serait donc pas de foutre à bas l'Iran façon Irak 2003 ou Axe 1945, mais bien de mener des expéditions punitives limitées, mais suffisamment dissuasives. En l'occurrence, le but pourrait être un axe de pénétration et un axe de diversion (opération amphibie depuis les EAU, avec une concentration leurre de forces dans les EAU, pour au final un raid limité mais destructeur et menaçant pendant quelques jours). La pénétration rechercherai le contact avec les forces blindées iraniennes, pour un objectif de destruction, parallèlement à une destruction systématique, plus ou moins importante, de leurs forces navales et aériennes (assez pour assurer une sécurité momentanée), puis une "prise de gage": prise et maintien de champs pétroliers, voire d'un port, contrôle d'une zone de raffineries.... Le tout étant de n'occuper qu'une zone contrôlable et d'amener le régime à la table des négociations: rien d'absolu, pas "d'arrogance morale".... Juste une grosse tape sur les doigts pour négocier un réajustement d'attitude. Et pour ça, 2 ou 3 DB bien encadrées, plus une force de fixation passive (une menace de débarquement via les EAU et quelques raids; même pas besoin de débarquer effectivement) sont suffisantes. Bref, fin des grandes guerres totales et absolues: on est dans un certain ordre mondial à la puissance plus répartie. Aucune puissance un peu importante ne peut vraiment s'imposer à une autre. Prenons-en acte avec pour ambition d'assurer nos intérêts et de pas nous laisser marcher sur les pieds, sans prétendre avoir un magistère moral absolu ni prétendre désigner les bons et les mauvais régimes, ce jugement nécessitant la capacité éventuelle de les foutre à bas et de les remplacer. Résultat, ce qu'il faut, et qu'on peut, garder, c'est la capacité d'aller titiller une puissance chez elle, c'est-à-dire de porter le conflit chez elle, pas de s'imposer de pouvoir, ou de prétendre pouvoir, lui imposer une guerre totale avec des objectifs absolus, chose dont nous n'avons pas les moyens, même au niveau européen. Pouvoir faire mal, prendre un gage et négocier, non s'imposer. En terme de forces, je dirais que pour la France, cela impliquerait: - une marine forte, centre du gros de l'effort: 3 GAN (et 5 groupes aériens), 3 forces amphibies conséquentes, 8 SNA, une flotte de frégate dimensionnée pour la couverture AA et ASM de 2 GAN à l'année et celle des lignes de ravito pour un peu plus d'un théâtre d'opération. Le tout pour avoir 1 GAN+groupe amphibie en opération, 1 autre en alerte et le dernier au repos - une force aérienne de spécialités, réduite à une capacité de bombardement stratégique limitée, une force d'interception strictement réduite à l'escorte des bombardiers ou au renforcement éventuel des GAN (tous les Rafales de l'AdA étant, dans ce schéma, des Rafales M), une force de transport, une de ravitailleurs et une de drones stratégiques et AWACS - une AdT radicalement spécialisée: un corps blindé d'une division d'active à 4 brigades réduites (réservoir du savoir-faire blindé), sur modèle BCT (effectif total équivalent à nos 2 brigades de décision), un corps d'intervention rapide spécialisé (BP et BIM et point barre) et un corps amphibie conséquent et totalement intégré (pour Fusilier), de l'équivalent d'une division à 4 brigades d'infanterie (pour 2 dispos à tout instant, et 3 en schéma de mobilisation) plus l'ALAT. Le point est que ce modèle doit exister au niveau européen, au moins pour les pays ayant une ambition et les capacités d'intervention: France, Angleterre, Italie, Espagne, Allemagne et, à une moindre échelle, Pays-Bas. Ce modèle est quand même assez Britannique: notre réforme actuelle ne le copie que d'une fesse, surtout sur le volet amphibie. Et dans ce cadre, l'AdA actuelle est quand même celle qui est la moins adaptée à la conception expéditionnaire, d'où ma proposition de la réduire à une force de bombardement lointaine et son escorte rapprochée. Cohérent? En tout cas c'est ma déduction, suivant la méthode historique proposée initialement, de la préparation aux guerres à venir. Le point est qu'encore aujourd'hui, si l'Iran ou le Pakistan étaient à nos portes, nous aurions plus que les moyens de nous les payer, et aurions en conséquence une armée de mobilisation importante avec un haut degré de technicité et une capacité de projection réduite. En gros, on aurait Tsahal puissance 4, méchant mais court sur patte :lol:. Un modèle en fait britannique (grrrr =() Ce sont les Brits qui ont l'expérience de ce modèle (ils sont une île depuis plus longtemps :lol:) qui a vraiment commencé à naître avec la New Model Army, compactée et gardant un noyau permanent, puis l'organisation de la Royal Navy tout au long du XVIIIème siècle (le système des 3 amirautés plus la Cie des Indes, puis le modèle unifié). En Europe continentale, c'est la première fois, du moins pour l'Europe de l'ouest, que nous devons nous penser sans besoin de défense massive aux frontières; désormais, la frontière est celle, floue et indéfinie, de nos zones d'intérêts et de nos lignes commerciales. Pour les Brits, la professionnalisation de 1960 ne fait que fermer une parenthèse de seulement 43 ans. Nous n'avons connu d'armée pro compactée capable de projections importantes que brièvement: entre la réforme Choiseul (à partir de 1765) et la Révolution, puis sous Napoléon III. Point barre. Autrement, nous avons toujours du reposer sur un modèle de défense massive aux frontières impliquant des formes de conscription et de réserves de diverses formes aux côtés d'une armée d'active professionnelle et/ou de conscription. La flotte était conçue en fait séparément, comme projection de puissance, mais pas conçue dans une stratégie continue, impératifs territoriaux obligent. La question restante, l'aspect pratique, est donc de savoir comment peser lourd très loin de nos frontières, sans les moyens des USA; et ma réponse en amont est qu'il ne faut plus penser la guerre selon un modèle moral et total, issu de la conjonction d'une domination militaire et technique occidentale jadis quasi absolue, et du schéma mental et politique venu des 2 GM. La victoire absolue et décisive n'existe plus, la lutte de modèles non plus (la Guerre Froide fut sa quintessence); jouons le jeu tel qu'il est, façon Rosbifland au XVIIIème.
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C'était juste pour éviter le syndrôme "mai 40" qui a déjà sévi sur ce sujet.... Efforçons-nous d'être méta-historiques et d'utiliser plusieurs guerres et périodes pour essayer de trouver des permanences de principes; ensuite, il devient pertinent de jouer au jeu du prospectif à partir de ces exemples, références et principes. J'ai émis mon postulat, donc j'essaie de m'y tenir en proposant des analyses de guerres, y compris future, en fonction de ce postulat. Par exemple, puisque la prochaine grande guerre semble le lieu des préoccupations du moment sur ce topic, essayons de poser un cas pratique, histoire de le voir sous l'angle de chacune de nos "grandes visions méta-historiques" (très prétentieuses bien sûr :lol:) des principes de la guerre. Mettons que l'adversaire soit l'Iran; je le prends afin d'éviter l'écueil nucléaire qui est absolu, et d'éviter le cas pakistanais où l'Inde, puissance qui peut se taper le Pakistan à elle seule, serait nécessairement impliquée. Pour une raison X ou Y, les USA n'ont qu'une partie de leurs forces à y consacrer, qu'ils soient occupés ailleurs, que la guerre des 2 Corées ait éclaté quelques temps avant, que les Klingons aient envahi le Kansas.... Donc, situation totalement fictive, les USA ne peuvent y envoyer qu'1 DB et 1 DI, plus une force de Marines. Le recours aux Européens est exigé pas du tout poliment (genre "Nicolas, si tu viens pas, je montre tes photos de cul que j'ai chopées via Echelon"), et ceux-ci doivent fournir au moins 4 DB et autant de DI. Angleterre, France, Allemagne et Italie fournissent les DB et des DI, avec l'Espagne et la Hollande qui s'en mêlent aussi pour les DI. Le transport est assuré par Oncle Sam et une mobilisation exceptionnelle (vous noterez qu'à ce stade, on est dans le What-If-If-If-If.... Ou dans le sketch de Bigard avec la chauve-souris: "admettons elle y arrive" ;)). La concentration se fait en plusieurs points, mais le plus gros est en Irak, avec quelques autres points (notamment les EAU et le Qatar pour une force amphibie). A partir de là, je commence à employer mes principes (toujours prétentieux, évidemment): l'outil, la contingence et le commandement. Dans l'optique d'une guerre classique longue, l'Iran ne peut tenir à moins de foutre une branlée monumentale et des pertes dramatiques aux forces d'invasion quand elles sont encore fragiles. Sinon, sa seule chance est l'organisation planifiée d'une guerre asymétrique longue mais coordonnée et de grande échelle. Mais la question devient, avant ces 2 axes d'évolutions et toujours selon ma grille d'analyse (évidemment encore et toujours très prétentieuse.... Mais quel péteux je suis!): que donnerait le premier choc? On bâtardise les 2 par manque de fric et absence de volonté politique d'y consacrer les moyens nécessaires :lol:. Le problème est qu'il faut définir une volonté d'intervention (selon nos intérêts) et fixer le niveau maximum qu'on veut pouvoir y mettre. Que veut-on faire; en raison de l'ancienneté ce sont les îles britanniques qui se sont toujours le mieux adaptées à ce schéma: l'Irlande ne veut rien foutre et fait reposer sa défense sur l'UE et l'OTAN, ergo elle n'a pour ainsi dire pas d'armée. Les Brits, hors les 2 GM, n'ont toujours participé que modérément, avec rarement plus d'une armée pro envoyée sur le continent (ce que le 1ère GM les a forcé à arrêter, à leur corps défendant), soit jamais plus de 60 à 80 000h (combattants) au temps des guerres en dentelles. Ils se sont toujours reposé sur les armées de coalitions qu'ils sponsorisaient, étant prêts à se battre jusqu'au dernier soldat russe, prussien, espagnol ou autrichien, mais prêts à rembarquer rapidos si leurs armées sont un peu malmenées. A ce moment, il faut ajouter un facteur à part entière à ta liste, Akhilleus: les alliés. Il faut développer un nouveau mode d'alliances, comme les Ricains, en sponsorisant des armées avec une échelle de moyens bien supérieure. A côté de ça, tout faire pour développer une marine d'une autre échelle, reposant surtout sur les capacités de transport de forces (et avant tout aériennes, soient des GAN, et tant qu'à faire, que tous les navions soient en version marine) et de sécurisation des axes. La force terrestre, sur modèle historique britannique, doit être faite de quelques grosses task forces échelon division, 1 par grande zone..... Bref, ça s'appelle en fait l'USMC :lol:.
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Algérie, les insurgés prennent l'ascendant sur l'armée Algérienne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de romy dans Politique etrangère / Relations internationales
J'étais plutôt dans le sens que c'était un moment délicat pour que de nouvelles infos ressortent sur cette histoire, mais faut pas non plus pousser mémé: les moines ont été décapités. Jusqu'à preuve du contraire, je ne connais pas de bombes larguées par avions qui aient une guillotine à tête chercheuse incorporée. Et la mise en scène des cadavres et de l'événement ne sont pas non plus le fait d'un avion en plein dommage collatéral. Il y a de l'intentionnel là-dedans; dans une guerre sale, certes, et sans doute par des services et officines habituées au bien cradasse, pas des forces régulières, re-certes. -
S'il vous plaît, on peut arrêter le délire qui n'a rien à voir, mais absolument rien, avec le sujet? Je rappelle encore qu'il s'agit avant tout d'un sujet HISTORIQUE; et que le prospectif ne se fait qu'avec des analyses tirées de schémas tout aussi historiques. On rappellera pour l'occasion une des règles fondamentales de la guerre: ne jamais engager une guerre terrestre en Asie :lol:. Aphorisme tiré de multiples expériences. Autre aphorisme célèbre, tiré d'une tout aussi longue expérience: la croyance en une guerre rapide et décisive semble être un des plus vieux et dangereux fantasmes de l'être humain.
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En fait on pourrait s'éterniser dans ce débat qui n'est qu'une énième version de la polémique quantité-qualité. Evitons de s'enterrer là-dedans: le fait est qu'on manque tous d'arguments chiffrés pour arriver à situer le seuil en-deçà duquel la qualité ne supplée plus la quantité, et celui auquel chacun devient décisif en fonction du rapport qualité/quantité de l'adversaire. Tant qu'aucun de nous ne pourra réellement situer cela, évitons de nous balancer pendant des pages des arguments qui resteront les mêmes dans le fond et qui ne resterons surtout que des arguments de principes et non des arguments quantifiés dont je doute que même les EM et instituts spécialisés puissent être réellement certains. Oui, la quantité est une qualité en soi, j'en suis aussi bien d'accord, ne faites pas de moi un apôtre de la guerre façon Tom Clancy, par pitié. Euh, sûr que tu délires pas un peu, là? Je rappelle que l'armée sud coréenne n'est pas une force réduite et hyper techno, mais bien une armée de masse très moderne; sans aller jusqu'aux effectifs nord coréens, ils disposent quand même d'une grosse armée dont les standards d'équipement et d'entraînement sont à des années-lumières de ceux de leurs voisins (perso, je suis vraiment un fan des forces sud-coréennes). Et on ne sait pas vraiment quel est l'état réel de la machine militaire nord coréenne: des effectifs, oui, mais quel niveau d'entraînement pour le gros des effectifs? Quel est le niveau moyen de l'équipement, en capacités et surtout en entretien? Quel est le niveau d'intégration et de coordination interarmée? Pour nos forces dans le cas d'une grande guerre en corps expéditionnaire, j'aimerais quand même rappeler que les forces des pays comme le Pakistan, ou même le Chine, sont des entités extrêmement contrastées, avec un fer de lance réduit et une masse classique plusieurs standards en dessous; quelle endurance pourrait avoir le fer de lance blindé pakistanais? Il ne faut pas voir que nos pertes, mais aussi l'effet dramatique obtenu contre ces forces adverses et le reliquat restant, nombreux plus capable de suivre le tempo. Mais bon, comme je l'ai dit, c'est un débat sans fin si on ne peut pas chiffrer. Maintenant, sur le côté "île géopolitique", cela va aussi de pair avec ce qu'on ne veut pas s'avouer: dans l'optique d'une guerre extérieure majeure, nous ne sommes pas la France, la GB, l'Allemagne.... Nous sommes l'Europe, dans l'optique de l'Oncle Sam. Et on s'organise de plus en plus comme tels: 5 DB lourdes rien que pour les 5 gros pays, et non 5x1 DB lourde. Les pertes sont celles du contingent européen, et non d'un contingent national en particulier. Parce que dans une guerre classique de grande ampleur, on serait organisés non en contingents, mais en corps d'armées, et le plus possible selon la fonctionnalité et non la nationalité. Si le théâtre s'y prête, il est plutôt certain qu'on verrait de la grosse concentration blindée qu'aucun de nous n'est plus capable de fournir individuellement, donc des groupements de 2 ou 3 DB avec des EM opérationnels mixtes, les brigades ou divisions médianes et d'infanterie étant pareillement groupées pour jouer les flancs gardes ou sécuriser les lignes.
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Création d'une Armée Africaine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de scorpion-rouge35 dans Politique etrangère / Relations internationales
Non, c'est un concept tectonique ;). -
Il faudrait essayer de retomber un peu sur le sujet, s'il vous plaît; désolé de jouer les rabats-joies, mais on est dans la partie histoire. Cela peut inclure du prospectif, puisqu'après tout l'utilité de l'histoire est de ne pas trop se regarder le nombril et de comprendre que le futur se lit en grande partie dans le passé, mais le but est quand même de tirer de grandes conclusions prétentieuses (chacun les nôtres) et de propositions pour le futur à partir d'une analyse de précédents historiques, pas de réitérer les débats qu'on a dans les autres sections. On fait comme les Brits en 1914 et pendant toute leur histoire: nous sommes désormais et pour un moment une île géopolitique, relativement hors d'atteinte sauf cas de guerre de missiles intercontinentaux ou réunion de moyens classiques sans précédents pour l'invasion (donc une préparation longue autorisant aussi une montée en puissance parallèle de notre part). De ce fait, un corps expéditionnaire malmené implique qu'on le reconstitue, si le conflit continue. Ce serait pas la première fois qu'une armée se fait hacher en morceaux et qu'on la reconstitue, en France ou ailleurs. Nos armées pro et expéditionnaires sont réduites, ça ne veut pas dire qu'elles sont irremplaçables. Les Brits ont pour ainsi dire perdu leur armée de terre (hors unités dans les colonies) entre l'été 1914 et le début 1915, et dans des conditions d'urgence et d'enjeux autrement plus "chaudes" pour eux. Ils ont fait rebelotte en 1940 où leur armée de terre a du être reconstituée parce qu'elle avait perdu le plus gros de son matériel moderne. Et il faut voir les 2 versants du cas de figure proposé: mettons qu'on perde 25% de notre effectif: des unités sont désorganisées, certes.... Ben on les réorganise en amalgamant; c'est pas devenu plus impossible qu'avant. Et surtout, surtout: quid de l'adversaire? En cas de conflit classique, on est quand même plutôt du côté des mieux armés pour l'affronter; quid des unités blindées modernes pakistanaises ou nord-coréennes? Combien ont morflé pour prix de nos 25%? Sont-ils capables de remettre sur pied des unités modernes en qualité et quantité suffisante? Ils sont moins bien armés que nous de ce côté, rappelons-le quand même. Faut pas regarder uniquement la masse numérique de ces grands adversaires classiques: quelle part de leurs armées sont à des standards à peu près corrects, non seulement en terme de matériels, mais surtout en termes d'organisation, d'entraînement, d'aptitude à opérer à grande échelle.... Même la Chine a quand même très peu d'unités à des standards d'équipement, mais surtout d'entraînement à la guerre moderne. Et la moitié de leur armée de terre est avant tout une force de police surarmée pour régler les tensions intérieures. En aucun cas une force apte à la guerre, et encore moins à la guerre de manoeuvre face à un adversaire moderne. Donc je réitère; pour nos 25%, quid du bodycount en face et du temps de réorganisation, de réentraînement et de rééquipement nécessaire pour l'adversaire?
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Nouvelle série de Spielberg, Pacific
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
The Pacific est attendu depuis un bon moment; initialement, la série devait sortir en mai.... Maintenant, c'est pour la rentrée, je crois. Ils vont utiliser les mêmes musiques larmoyantes :lol:?