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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Oui et non, l'avantage du cas iranien est que le gros des réserves pétrolières est excentré, proche de la frontière irakienne. mais surtout, faut pas confondre immobilité stratégique et immobilité opérationnelle: prendre des gages, ce n'est pas positionner toutes ses forces sur un endroit, planter un écriteau "sam suffit" dessus et se mettre les doigts de pied en éventail dans un cercle de tanks. L'endroit est vaste, avec de la place pour manoeuvrer et voir venir. Et il n'est pas près des centres iraniens. Le point d'une telle prise de gage est surtout de l'appuyer sur une ou plusieurs bases d'opération (en Irak, au Koweit, au Qatar et/ou aux EAU dans ce cas, en supposant bien sûr qu'on ait eu la diplomatie qui va avec), surtout pour les forces aériennes, mais aussi pour le groupe d'intervention amphibie susmentionné, afin de fixer des forces iraniennes. Car le tout n'est pas de "prendre des gages" au sens propre, mais d'empêcher qu'une zone stratégique comme celle-ci profite au pays visé, afin de l'amener à négocier: l'hostilité est moindre et la formule plus ouverte. Tant que l'occupation et/ou des combats s'y déroulent, "l'épice ne circule pas" comme dirait un navigateur de la Guilde Spatiale ;) ou une révérende mère du Bene Gesserit. Et le premier fait est que ça se déroule chez eux, que ça les contraint plus que nous et que ça les emmerde. Pour comparer historiquement, c'est ce qui s'est fait pendant le plus gros de l'histoire, hors des périodes de rupture où le schéma de guerre totale revient. On peut même se faire payer (en argent, sans doute pas, en nature, ce serait possible, sous une forme ou une autre; en positions stratégiques et gestes politiques, sûrement et c'est tout le point) pour partir d'une telle occupation: les gouvernements savent faire le calcul coût-bénéfice d'une guerre. Et moins la menace est directe sur un régime proprement dit, plus il est facile de négocier. En bref, s'en prendre aux bijoux de famille vaut mieux que s'en prendre à la famille :lol:. Ca met tout le monde de moins mauvaise humeur. Et justement, c'est nous qui ne coopérons pas avec le modus operandi qui semble s'être bloqué sur la guerre totale: on n'irait pas chercher les Iraniens en profondeur dans leur territoire, on leur occuperait juste les grosses régions pétrolifères qui sont nettement plus périphériques. Quand les plans de défense prévoient que l'adversaire recherchera à aller taper au centre politique pour imposer un schéma clausewitzien, on ne fera que prendre un morceau, invalidant le plus gros du schéma défensif iranien (en en fixant une partie par ailleurs par la menace d'une opération amphibie). Combien de temps l'Etat iranien peut-il tenir face à une occupation d'une grosse partie de ses champs pétroliers? Je sais pas, mais sans doute moins longtemps que nous ne pouvons y tenir nous-mêmes. Et quel niveau de force peut-il envoyer sur cette zone qui est certes un front important, mais excentré, avec en plus la défense à garder sur les autres fronts? Il ne peut tout concentrer, et surtout pas d'un coup. Et Comment peut-il se réorganiser et faire passer son dispositif de défense en profondeur en dispositif d'attaque? Son outil n'est tout simplement pas calibré pour ça. Et faut surtout pas oublier la force aérienne; c'est pas l'Iran qui peut vraiment soutenir une guerre aérienne, même contre une force limitée, si elle est moderne. Et le point est dans ce cas de se servir de la capacité de bombardement bien plus contre les axes et noeuds de communication que contre les forces adverses proprement dites, le but étant de trucider sa capacité de mouvement et de concentration et de ralentir absolument le tempo des opérations. Plus ça traîne en longueur, plus la privation de pétrole se fait sentir sur Téhéran. Et c'est là tout le point: la prise de gage, en l'occurrence, c'est du temps. Et chercher une destruction systématique de ses forces serait même contre-productif. C'est une tape sur le museau, pas un essai d'aller chercher le loup dans sa tanière. J'ai pas non plus dit qu'en l'état, on était parfaits. Les réserves comme l'importance de l'aéronavale sont des axes de développement dont j'ai souligné le besoin. Exactement, d'où ma proposition de modèle avant tout aéronaval. On est d'accord, mais le point dans ce modèle est qu'il faut savoir ce qu'on est et jusqu'où on peut aller: le modèle proposé ne dit pas qu'on peut aller emmerder tout le monde et "se faire respecter" :lol: partout. Il implique aussi nécessairement la définition d'une zone d'intervention (ce que le LB a fait, mais de façon trop vague, insuffisante et trop peu liée au dispositif militaire demandé) à l'intérieur de laquelle cette interventionisme est possible et pour laquelle l'outil doit être calibré en termes de temps et de capacités logistiques et sécuritaires. Et la définition de cette zone doit évidemment correspondre à une vision amont de nos intérêts (axes commerciaux et d'approvisionnements stratégiques). Au temps jadis, on appelait un chat un chat, et ces zones, des sphères d'influence, qu'on se définissait clairement entre acteurs stratégiques, sans fausse pudeur. Je ne cite que cette phrase, mais je prends tout ton post ;). On est encore une fois d'accord, mais là tu parles à chaque fois de campagnes de conquêtes et de schéma clausewitzien d'anéantissement là où je parle de stratégie périphérique et d'objectifs stratégiques limités (mais impactants). Tu aurais d'ailleurs pu aussi mentionner la campagne de Grèce de la Wehrmacht. Encore une fois, pour prendre l'exemple iranien: il n'est pas question d'étendre nos lignes logistiques, mais celles de l'adversaire (qu'on peut frapper, nous). Pas question d'aller rechercher la bataille d'anéantissement pour planter un drapeau à Téhéran, mais de l'empêcher de profiter d'une partie significative de son pétrole (massacrer ses routes, ponts, pipe lines, ports et tunnels, bloquer des régions de puits par des aller-retours....). L'immobilité est au niveau du théâtre; sur le terrain, il faudrait bouger tout le temps (et on est bien mieux équipés qu'eux pour ça). Aller chercher l'adversaire sur son terrain sans chercher à l'anéantir, c'est lui imposer un tempo qui l'emmerdera. Et pendant ce temps, la position de négociation s'améliore. Maintenant, faut pas non plus surestimer l'armée iranienne (car je ne la sous-estime pas), non seulement dans l'absolu, mais surtout dans la durée d'un tel conflit: là je parle surtout de portée, de capacité à opérer de la guerre de mouvement en grand et rapidement, d'aptitude à la concentration rapide et effective sur un terrain aux axes de communication endommagés.... Là où on a un avantage réellement absolu, c'est dans la coordination des forces et la battle awareness: et bien soyons napoléoniens au niveau de la manoeuvre. On peut opérer des mouvements de brigades espacés qui, comme les divisions napoléoniennes, sont nettement plus mobiles que les corps blindés iraniens. Par ailleurs, il faut souligner l'aptitude limitée de l'armée iranienne à la guerre blindée: - énormes problèmes de MCO dans les forces - une bonne part des forces a du matos vraiment périmé (le tank national est une copie du M-47, un char léger qui a de gros problèmes de dispo) - gros problèmes de pièces détachées - une seule division (3 brigades) a ses effectifs de chars (des T-72) à peu près pleins (peu d'infos sur la dispo): la 92ème. Et les iraniens, surtout, en l'état de leurs axes de communication, des besoins de dispersion d'une partie des forces sur d'autres frontières (notamment l'Afghanistan) et à l'intérieur (première mission des Pasdarans), des capacités de coordination, des taux de dispo des forces, de la sous-dotation des forces régulières par rapport aux Pasdarans.... Ne peuvent opérer de concentration aussi immense que tu l'évoques dans un court laps de temps et dans un seul endroit, et encore moins la soutenir dans le temps (surtout si les axes sont bien endommagés, et les zones pétrolifères de fait paralysées, qu'elles soient ou non occupées). C'est pas si facile. Le point n'est pas de savoir si, dans le cas évoqué, on peut se payer toute l'armée iranienne; on sait que ce n'est pas le cas. Le point est de savoir ce qu'ils peuvent envoyer contre la zone concernée dans les conditions évoquées, et surtout ce qu'ils peuvent envoyer en une fois. Mais plus encore, le point est de comprendre comment ils peuvent gérer le blocage d'une partie significative de leur activité pétrolière, qui plus est quand l'adversaire ne fait montre d'aucune volonté d'avancer vers les centres névralgiques du pays (autrement que par des actions limitées de bombardement des axes et noeuds de communication, dans un certain rayon autour du front et pas plus loin). Quelle niveau de volonté auront-ils dans un tel cas, puisque l'anéantissement n'est pas recherché? Pas de logique d'attaque au centre: un impact voulu et mesuré.
  2. L'Allemagne n'est la première puissance européenne que depuis son unification, et elle va lentement perdre ce rôle, tout au moins la position de leader unique, avec son déclin démographique, relatif et absolu. Le fait est que la génération actuelle de politiques allemands est la 4ème depuis la guerre: eux n'ont plus les inhibitions du passé et se remettent à penser en termes de puissance. Cela commence à créer un déséquilibre insupportable pour beaucoup de pays, car s'il est vrai que l'Allemagne est le pays qui soutient le plus l'euro, et pour des efforts importants, elle est aussi celui qui en bénéficie le plus, avec une politique économique, monétaire et commerciale de l'Union entièrement calibrée pour son économie et ses besoins. Cette politique n'est pas en revanche adaptée à d'autres économies, notamment la nôtre, ce dont les Allemands sont très conscients, même si ça ne les empêche pas de nous qualifier du titre "d'économie club med". N'importe qui bosse ou a bossé à Bruxelles, dans l'administration européenne, le droit ou le lobbying, sait à quel point les Allemands à eux seuls (Etat, entreprises et Länders) pèsent bien 1/3 de l'activité de lobbying. Ils foutent leurs mains et leur nez partout et se comportent comme en pays conquis. L'importance de l'UE, ils connaissent, et c'est pas l'est qui va contrebalancer ça; sans quoi, ils ne seraient pas aussi chiants, aussi insistants et aussi présents à Bruxelles. Mais "l'absolue nécessité de l'UE", il faudrait qu'on la leur foute au cul, qu'on la leur fasse sentir; là, il faudrait vraiment des dirigeants plus décidés dans les "pays club med", pour leur faire sentir que la France est leur premier client et fournisseur, et l'Italie, l'Espagne et quelques autres ne sont pas loin derrière. Le fait est toujours le même, comme dans une relation de couple: quand on vous tient pour acquis, même si c'est de vous dont on dépend, on vous néglige et on regarde ailleurs. Mais on commence à payer globalement le fait qu'on a intégré beaucoup trop de pays dont aucun ne pouvait réellement contribuer à l'UE en termes de fric, et encore moins tenir la distance dans l'union monétaire; résultat, la manne des subventions a été étalée, et le poids relatif des contributions alourdi en conséquence (moins de retours). Et l'assise de l'Union monétaire a été grandement fragilisée. Maintenant, les Allemands ne blâment plus les länders de l'est pour leurs difficultés; ils blâment les autres pays. Rarement un bon truc, surtout si les temps sont durs.
  3. Tancrède

    Etats- Majors

    L'organisation d'un EM (attention, j'ai créé ce sujet plus pour aller à la pêche aux infos que pour aligner les faits: je maîtrise mal) dépend avant tout de la nature de l'EM concerné (merci M. de la Palisse :lol:). Le CRR-FR, les futurs 2 EMF nouvelle donne, les 8 EM de brigade interarmes et les EM de GTIA qu'ils peuvent armer correspondent dans l'ordre aux niveaux Corps d'armée (50-60 000h), Division (15-25 000h), Brigade (4000-8000h) et Régiment interarme (jusqu'à 3000h environs). Ils sont donc de tailles et de capacités très différente, et englobent des dimensions différentes: par exemple, la capacité interarmée (coordonner l'action des forces terrestres, navales et aériennes sur un théâtre) du CRR-FR est totale, et inclue aussi totalement la dimension civile et politique, en accord direct avec la direction politique, l'EM fixe responsable (Paris ou l'OTAN suivant la mission) et les autorités politiques locales. Un PC de GTIA n'a évidemment que des capacités de simple contact dans ces domaines, de même que les EMF et les EM de brigade (mêmes s'ils ont plus de hardware et de monde, et peuvent être renforcés en ce sens, ils ne sont pas aussi entraînés à gérer un environnement "total"). EMF et EM Brigade (et donc EM GTIA) sont avant tout de pures structures de commandement d'unités opérationnelles. Bien sûr, tous peuvent armer des EM plus petits aptes à gérer des forces nettement plsu réduites: qui peut le plus peut le moins, et même le CRR-FR peut armer des EM opérationnels niveau GTIA. De ce côté, ces structures sont quand même très modulaires, bien sûr dans les matériels, mais aussi et surtout dans la formation des personnels. Et pour bien se les représenter, il faut d'abord les voir comme des unités militaires projetables comme les autres, avec: - un effectif fixe et un projetable - des unités permanentes - des matos organiques - des capacités en fonction d'un cahier des charges dimensionnant en termes de moyens (durée d'autonomie logistique donnée essentiellement) et de capacités (taille maximum des forces commandées et champ de compétences: de la simple manoeuvre opérationnelle au commandement autonome de théâtre) - un entraînement adapté L'avantage d'avoir un corps permanent d'officiers d'EM entraînés est qu'ils s'entraînent souvent ensembles, donc si une force gabarit brigade ou même GTIA devait gérer de façon autonome un théâtre, elle serait renforcée d'éléments la rendant apte à gérer l'entièreté de l'environnement (domaines politique et civil, renforcement de l'autonomie de commandement du théâtre, aptitude interarmée), sans doute avec des éléments du CRR-FR s'ils sont disponibles, autrement en bricolant avec le volant d'officiers d'EM qualifiés dans ces domaines. Le CRR-FR un organisme unique en France en ce qu'il s'agit pour le coup d'un EM de niveau réellement stratégique, impliquant, outre une autonomie de commandement en environnement "total", une grosse capacité de planification qu'on ne retrouve, à plus petite échelle, que dans les parties fixes des EM brigade. Je ne sais pas encore ce que donneront les EMF new look, mais ils sont censés pouvoir opérer aussi un niveau de plannfication en déploiement. Quand je parle de plannfication, j'étendrais en fait le sujet pour essayer de définir ce qui différencie les EM, outre l'aspect purement quantitatif des forces qu'ils gèrent, en utilisant de façon imagée 2 des 3 critères fondamentaux de toute stratégie (le 3ème étant les hommes): - l'espace: les domaines de compétence impliquant toutes les dimensions de la guerre (politique, civil, interarmée, diplomatie, gestion des RETEX, ressources humaines....) - le temps: la gestion des temporalités de prise de décision, allant de la planification militaire longue jusqu'à la décision en temps réel, face aux imprévus (moins de 10 minutes parfois, si un renseignement rapide survient, avec une péremption rapide) Dans les 2 cas, plus l'EM est autonome et/ou plus la force qu'il commande est grande, plus ces 2 champs sont étendus, et donc plus les unités permanentes de commandement sont préparées à gérer ces niveaux par eux-mêmes. De ce côté, seul le CRR-FR dispose organiquement des capacités maximum. De base, les EM brigade sont des PC de brigade, aptes presque uniquement, sauf appoints ou renforts conséquents, à gérer la manoeuvre de leur brigade et des unités de soutien et d'appui (même pour ça, il semblerait qu'ils soient un peu sous-staffés). Les 4 EMF étaient trop réduits: faudra voir ce que leur concentration en 2 EM donnera. Pour exemple, un EMF, c'était/c'est encore en moyenne: - une grosse cinquantaine d'officiers (dont un général de division), une cinquantaine de sous-offs, une conquantaine de MDR et une vingtaine de civils plus des réservistes. Ca doit donner 150 projetables environs. - un bataillon de soutien d'environs 200 personnels projetables - 6 VAB, 8 VBL, 80 camions, 50 VLTT, 8 VLRA ou cars, des engins de manutention. Le tout pour transbahuter, monter et faire fonctionner 70 shelters et tout le matos de transmissions et de systèmes de commandement qu'on y fout (on imagine la masse de groupes électrogènes et les stocks de remplacement), soutenir les personnels (eau, vivres....) et faire marcher le tout dans le temps (soutien administratif et technique). Un exemple un peu chiffré issu d'un DSI daté de l'époque de la qualification OTAN du CRR-FR: - délai de projection, de l'alerte au déploiement total en configuration maximale: de 5 (premier élément avancé et noyau d'EM suite à une préparation logistique commencée dès l'alerte) à 90 jours (EM de théâtre pour une force multinationale de 60 000h apte à une gestion dans tous les domaines) - 400 permanents, jusqu'à 750-800 avec un complément de crise. 6 généraux. A préciser que ce chiffre est l'unité proprement dite: en cas de grand déploiement, il y aurait bien plus de monde (unités de soutien, éléments des EM des grandes unités commandées, turn-over, personnels civils, politiques, locaux....), sans doute jusqu'à 3000 personnes et plus - 30 jours d'autonomie logistique complète - unités organiques de soutien: 6ème RCS, une partie du 43ème RI, plus un élément permanent de la Brigade Trans. - le déploiement permanent des shelters de l'EM à Lille (configuration "idéale" en terrain plat) a la taille d'un terrain de football. - en déploiement pour un exercice de simulation à grande échelle: 3 grands PC déployés, plus de 400 shelters, plus de 360 tentes modulaires, 900 mètres carrés de tentes gonflables, 1600 ordis, 40 km de câblages.... Bref, un EM de ce niveau, c'est une petite ville en mouvement. Mes interrogations concernent surtout, en fait, ce qu'on met dans les 70 shelters d'un EMF ou les plus ou moins nombreux du CRR-FR, des EM brigades et des PC de GTIA, quelles capacités ça représente en qualité (éventail des compétences, réactivité....) et en quantité (capacité de traitement de données, effectifs réellement nécessaires pour telle force donnée....), de quelle capacité de transport il faut disposer pour projeter un EM donné sur un théâtre....
  4. Tancrède

    Armée belge

    L'armée de terre, pas l'ensemble des forces.
  5. Tancrède

    Armée belge

    Je connais mal l'armée de terre belge, mais je vois des chiffres un peu zarbi (je sais pas s'ils sont d'actu ou non): - 10 000 personnels civils pour 24 000 militaires - 6 bataillons logistiques pour 2 brigades et 1 groupement aéroporté/FS A première vue (uniquement première vue, j'en sais pas beaucoup plus), y'a beaucoup de log pour 2 brigades; à moins que ces bataillons aient la taille de compagnies, ça semble surdimensionné. Et la proportion de civils, toujours à première vue, semble énorme.
  6. C'est un docu qui est passé sur Arte et France 3 il y a bien longtemps, sympa de le revoir. J'avais pas noté le clin d'oeil de Debay à l'époque.
  7. Tancrède

    Armée belge

    On a une idée de la ventilation de cet effectif global? Le format de l'AdT restera celui à 2 brigades plus les para-commandos/troupes aéroportées?
  8. Tancrède

    Défilé du 14 juillet

    Y z'en ont balancé une couche? Ridicule! La chevauchée n'a de sens que dans des amplis montés sur une colonne de blindés lancés à pleine vitesse (si possible dans une plaine polonaise: comme le dit Woody Allen, "chaque fois que j'entends du Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne" :lol:) ou bien sûr, lors d'une charge de vagues d'hélicoptères d'attaque suivis par de l'infanterie aéroportée, classiques obligent :lol:.
  9. Rigole pas avec ça! C'est très sérieux =(! SuperBurka est un supervilain coriace, et sa kryptonite, ce sont les petites filles avec du vernis à ongles (ben oui, sinon il s'en prendrait pas à elles); il faut donc envoyer des supersoldats équipés de drones procurés par les esprits du bien (Sagem, Rafael, Dassault, EADS....) pour préserver cette ressource stratégique qui permettra de repérer tous les avatars de SuperBurka (dont un des pouvoirs est de se dédoubler à l'infini dans plein d'endroits) et de les tuer. Heureusement, SuperBurka est aussi facile à reconnaître sue son prédécesseur AgenSoviétique. Ce dernier avait un chapeau mou, des lunettes de soleil et un imper en cuir; SuperBurka porte une grosse robe intégrale trop grande de tantouze. Y sont vraiment trop cons ces supervilains. Et quand Supersarko aura ramoné la turbine à chocolat de SuperBurka, la liberté et les Rolex reviendront pour tous dans le monde, comme il l'a dit.
  10. L'armée coréenne est alors dans un état lamentable: la Corée est devenue, sous l'égide de Gojong (dernier roi et premier empereur) un Empire (depuis 1897) qui s'occidentalise à vitesse grand V, comme le Japon. Mais les troubles internes limitent l'efficacité des réformes, troubles que les puissances extérieures, d'abord les Russes puis les Japonais, favorisent, ou dont tout au moins ils profitent pour s'imposer face à une dynastie Joseon très affaiblie. Il faut rappeler que la Corée n'est alors pas un pays souverain; nommément, elle est encore un protectorat chinois (ou apparenté) payant un important tribut, et cette occidentalisation est avant tout une tentative d'affranchissement qui foire. C'est en 1876 que les autres puissances s'invitent dans la péninsule. Même si de facto elle est assez autonome, le rôle de la Chine, puis les intrusions russe et japonaise (et des autres puissances dans une moindre mesure), cette dernière devenant incontournable après la guerre de 1905, limitent la marge de manoeuvre et les moyens des souverains coréens qui se verront d'ailleurs dénier la reconnaissance d'une forme d'indépendance par les puissances de l'époque, toutes coloniales. Le statut de protectorat japonais est reconnu assez naturellement. Dans cette période courte de réformes accélérées sur fond de trouble, l'armée n'est pas modernisée, malgré la présence de cadres occidentaux et japonais. Les réformes ont surtout vu des résultats spectaculaires sur le système de propriété et de crédit, les infrastructures, l'instruction (ouverte aux femmes), la formation technique, la naissance d'un tissu industriel moderne, la société.... Résultat, l'armée, malgré des changements cosmétiques dans les uniformes (en fait surtout ceux des officiers) et un début de réforme organisationnelle au début du XXème siècle (adoption de la répartition selon un système division/brigades/régiments....), reste fondamentalement la même qu'avant. Les deux tentatives de soulèvement paysan des Donghak, en 1894, révélèrent sa grande faiblesse face à des hordes de paysans armés de bambous, d'armes blanches, d'arcs et de vieux mousquets à mèche. C'est l'intervention d'une seule compagnie d'infanterie japonaise moderne qui sauva le cul de l'armée des Joseon à la bataille décisive d'Umgeuchi. Il faut noter aussi l'existence, dès les années 1890, d'armées parallèles non gouvernementales, dont viendra en fait la résistance coréenne aux japonais, notamment les "armées vertueuses" (terme générique pour les groupes armées irréguliers dans l'histoire coréenne), de grands groupes d'irréguliers qui obtinrent de vrais résultats sur le terrain. Ces armées, faites à la base de paysans, de religieux et d'érudits, furent le creuset de la conservation de la culture coréenne, en même temps qu'un élément d'adaptation de la modernité à la culture coréenne (ce dernier point est discuté âprement par les historiens, étant à mettre en balance avec la modernisation forcée amenée par le Japon). En bref, l'armée régulière des Joseon ne peut trouver d'équivalent que dans l'armée chinoise de la deuxième moitié du XIXème siècle, qui est son organisation de tutelle; un modèle périmé n'incluant que des éléments partiels de modernisation. L'armement était fait de mousquets, de lances, de vieux canons de bronze à boulets. On va dire que c'est une armée de notre XVIIIème siècle, comme l'armée chinoise ou l'armée japonaise d'avant le shogunat des Tokugawas (qui interdirent les armes à feu et organisèrent le cloisonnement du Japon pour maintenir l'ordre féodal). L'échec français de l'expédition punitive de 1866 (où les pertes furent insignifiantes des 2 côtés) était surtout du à la taille ridicule du corps français, par rapport à la tâche qui lui fut confiée: 800h et presque pas d'artillerie pour une avance dans la profondeur et des prises de gages, face à de multiples garnisons et une armée mobile de 10 000h. Le surnombre absolu fut permanent, pour des unités françaises dispatchées par groupes de 2 compagnies (la compagnie, à l'époque, tourne autour de 80 à 100h). La tentative américaine la même année connut un sort identique.
  11. Tu l'as pas déjà posté, celui-là :lol:? Après, effectivement, on a fait du show à l'américaine façon revue aux armées: tout est beau, tout est gentil, on fout des musiques gnangnan qui pensent à votre place, on baigne dans le larmoyant facile et bien-pensant, les chansons des "artistes" présentes sont franchement, mais alors franchement mauvaises et mièvres.... Bref, on donne dans le show gentillet; j'aime pas ça, mais honnêtement, il en faut. Comme il faut des reportages de petits gauchistes antimilitaristes qui se croient en lutte contre Big Brother et inventeront beaucoup de trucs, autour de quelques vrais faits qui dérangent. Personne ne fera le reportage parfait et équilibré, donc vaut mieux qu'il y ait les 2. Et puis là, c'est le 14, donc il faut du tout beau tout gentil, de la bonne image et de l'affiche de recrutement; au final, c'est pas si fréquent.
  12. Je suis retombé dans mon mode DUO-obsession et me suis penché sur le cas particulier de la British Army et de l'organisation de ses unités de combat, particulièrement l'infanterie, la cavalerie et l'artillerie. En matière d'infanterie, je m'étonnais de voir que la BA disposait de 37 bataillons d'active. Je savais que leurs bataillons sont ternarisés et leurs compagnies plus petites, mais je savais pas dans quelles proportions. M'étant penché dessus, j'en ai fait un bilan préliminaire et essaie de comparer la pertinence de leur modèle et celle du nôtre, surtout à une heure où, de fait (et sans doute bientôt de jure), notre rythme opérationnel imposera de revoir sérieusement le cycle quaternaire des 16 mois, ce qui impactera l'organisation des unités. Le bataillon britannique est fait de 3 Rifle Companies, 1 Support Company (CEA) et 1 Cie d'Etat Major. La Rifle Company est vraiment toute riquiqui à côté de nos CC: 3 platoons de 27h et un platoon de commandement de 15-20 hommes, soient autour de 100h. La support company est un poil plus petite, mais du même ordre. La Command Company est plus petite, mais elle se voit attribuer un Light Aid Detachment des Royal Electrician and Mechanical Engineers (le Mat, essentiellement) de 60h: les bataillons n'ont pas de composante organique de ce côté. 30 sont dispatchés dans les Cies de combat, 30 restent à la HQ Company. Total, le bataillon d'infanterie, au mieux, doit peser dans les 500 à 550h. La Support Company est comme la CEA: mortiers, mitrailleuses lourdes, ATGM et éléments de reco sont dans la panoplie. Mais elle héberge aussi un platoon de 27 sapeurs de combat (assault pioneers) totalement organique, ce qui est vraiment un bon truc. Au final, je peux pas vraiment modéliser mathématiquement la pertinence de ce choix de répartition des unités par rapport à notre modèle plus concentré; il est clair que la leçon en la matière de la Première GM fut que la puissance de feu totale de l'infanterie augmentait nettement en réduisant la taille des unités pour en accroître le nombre. Ce n'est pas un jeu à somme nulle, mais je ne sais pas par quel facteur. Et il faut dès lors pouvoir comparer cette augmentation avec la réduction subséquente de la dispo moyenne des bataillons, l'effectif n'étant jamais complet, et le taux de dispo étant dès lors encore plus crucial dans une unité plus petite. Dernier aspect: il y a de facto nettement plus de formations d'infanterie dispo, et une puissance de feu générale accrue. Le combat articulé y gagne sans doute nettement. Au total, l'infanterie d'active anglaise est du même ordre que la nôtre en effectif total, soient autour de 20-22 000h, mais répartis en 37 bataillons, ce qui implique, outre l'armement en moyenne plus lourd (plus de minimis dans chaque GC), un nombre nettement plus grand d'armes collectives et donc une plus grosse puissance de feu globale, le moindre nombre d'armes individuelles ne compensant pas, et de loin, ce différentiel. Qui plus est, cette puissance de feu est plus articulée, elle repose sur plus d'éléments opérationnels "pensants", ce qui est l'essence du combat "civilisé" et de la démultiplication de l'efficacité: ça veut dire plus de sergents expérimentés employés comme responsables opérationnels. Ce que je ne peux mathématiser est la mesure d'indisponibilité et l'impact du taux moyen de dispo sur chaque bataillon, ce qui est la limite de pertinence du modèle: de facto, les unités déployées sont petites, vraiment petites. Est-il possible de faire un bilan avantages-inconvénients des 2 modèles?
  13. Je peux pas beaucoup t'aider: je m'intéresse qu'aux drapeaux et étendards d'avant les guerres de la Révolution (je trouve les drapeaux modernes trop uniformes, tristes et sans intérêt). Essaye celui-là, si tu ne le connais pas: http://flagspot.net/flags/index.html Faut un peu naviguer dedans, mais il y a un département militaire dans chaque rubrique de pays.
  14. Tancrède

    Défilé du 14 juillet

    Bilan de ma journée: pas vu le défilé, bullé pour l'essentiel, et pris des verres à Troca et Porte d'Auteuil. Au troca, visiblement, l'AdT était en force: malgré tout mon cynisme, j'ai fait pipi partout en allant caresser les véhicules exposés. Y'avait 3 VAB et la vitrine des nouveautés: 1 Leclerc, 1 VBCI (ma première fois en vrai) et 1 Caesar (je le voyais pas si petit: hallucinant!). Et surtout, Porte d'Auteuil, vers 18h30, j'ai vu, à 20 minutes d'intervalle, 2 trios Leclerc-VBCI-Caesar débouler du Boulevard Suchet autour de 40-50 à l'heure et dégager de Paris :lol:. Ca a fait son petit effet en terrasse :lol:! Bref, j'ai geeké comme un con: pas pu m'en empêcher, c'est effrayant les hormones kakis. Une bonne note pour le défilé quand même: la Marseillaise, pour une fois, n'a pas été massacrée par un soliste ou une petite chorale trop réduite d'hommes mûrs essayant de la chanter en prenant la voix la plus grave possible et une solennité exagérée, ce qui lui donne un air pompier de fanfare de sous-préfecture particulièrement ridicule et surfait, surtout avec la surabondance de cuivres héritée de la IIIème République. C'est un choeur d'enfant qui l'a chantée, ce qui est déjà mieux: influence de Carla, paraît-il. Comme quoi, elle fait pas que des conneries. L'an prochain, faudrait essayer de gicler un max de cuivres et de mettre fifres, tambours et cors à la place, instruments autour desquels elle a été conçue, et d'utiliser des choeurs de jeunes hommes de 17 à 30 ans. Evidemment, dans l'émission de Drucker, y z'ont pas pu s'empêcher de foutre une Marseillaise braillée par Alagna: RIDICULE!
  15. Vu sur l'émission de Drucker: il y a 2 Aravis sur l'esplanade des Invalides! Ils sont déjà en parc?
  16. Tancrède

    Ici on cause MBT ....

    Pour les Britanniques, il semblerait que la voilure annoncée initialement dans leur LB de 2003 n'ait jamais été tenue et que les réductions qui ont suivi n'aient fait qu'entériner cet état de fait: - Seuls 2 Rgts sont en fait bien des RC 58 à 4 saber squadrons, soient 4 escadrons à 12+2 Challengers 2 (4 pelotons de 3 -comme nous maintenant, et 2 sous contrôle du capitaine) et une réserve régimentaire opérationnelle de 2 MBT, plus un escadron reco à 8 scimitars - les 3 autres Rgts blindés n'ont en fait que 3 full saber squadrons et le squadron de 8 scimitars, le 4ème saber squadron opérant sur un chenillé médian bricolé qui sera remplacé par le futur FRES - les 2 rgts de la territorial army assignés aux régiments de chars (Wessex Yeomanry et Mercian and Lancastrian Yeomanry) ne sont plus des unités de combat proprement dites; leurs équipages servent uniquement à assurer les effectifs des Rgts d'active: ils n'ont plus de MBT en propre et servent à combler les vides, comme chez nous (en théorie). C'est généralement le signe que des politicards font des économies de bouts de chandelles en rognant les parcs. Cela porte le total dispo de la British Army à 248 chars en ligne. Bref, ils sont dans la même sciure que nous, ce chiffre ne prévoyant aucune mesure d'attrition, et surtout, ne garantissant aucunement la validité d'un futur MBT en propre. Car la même logique qui supprime les parcs des unités de réserve veut généralement que le parc de réserve sous cocon soit encore plus rogné dans les faits (premier poste dans lequel on tape). Ceci dit, j'aime bien la gueule des 5 autres Rgts blindés anglais, les Formation Reconnaissance Regiments: des RC48 chenillés sur scimitar (bon, c'est du vieux et léger -8t- mais les FRES les remplaceront sans doute) à 3 squadrons de 12 scimitars (en 3 pelotons de 4) et 4 strykers Antichars (+4 APC spartans). Ils intègrent de plus en plus les MBT et les blindés légers (chenillés chez eux) dans des unités organiques: une volonté de ventiler les Challengers dans un grand nombre de formations? L'avenir du volant reconnaissance/véhicule blindé du programme FRES le dira, en quantité comme dans le choix de l'engin: s'il s'agit du CV90-120, on aura peut-être une nouvelle vision, potentiellement très pertinente (ou foirée) des unités de MBT. Techniquement, c'est plutôt une ancienne idée renouvelée, visant à avoir des unités blindées composées de plusieurs types de chars, des CV90-120 jouant le rôle de chasseurs de chars aussi bien que d'unités de reco (il y aurait 2 modèles), aux côtés des Challengers, mais véhiculant aussi de l'infanterie. Historiquement, les unités blindées uniquement alignées sur un modèle unique de chars sont plutôt l'exception que la règle. Le problème est que ce mix à l'échelon du bataillon peut être une bonne idée, ou une fausse bonne idée; seuls les Ricains peuvent le faire à grande échelle à l'échelon brigade (Heavy BCT: 2 bataillons de 26 Abrams et 26 Brad, plus 1 bataillon de Brad de reco). Les Allemands (220 MBT en ligne, avec une réserve un peu plus conséquente, mais à peine), Espagnols (qui limiteront sans doute leur parc aux 2A6E, vu la structure de leur nouvelle armée de terre) et Italiens (200 MBT) fonctionnant sur les mêmes proportions d'une DB pleine sans trop de réserve, on ne peut qu'abonder dans le sens des conclusions générales sur les armes blindées d'Europe de l'ouest: - ces MBT vont durer longtemps et être upgradés un bon moment - le prochain char de ces 5 armées (dans 20 ou 30 ans) sera européen (unique) ou extra-européen, mais pas national, à moins d'un TRES gros bouleversement géopolitique. Vu la petitesse des parcs, il n'y aura même plus le choix, et le niveau de volonté politique sera trop limité pour soutenir un char national (un PA peut-être encore, ou un SNA, voire un navion, mais pas un char). En fait, faut partir du principe que le bataillon de chars allemand est à 44 chars en ligne et que les 6 bataillons (dont un d'entraînement) sont répartis en 2 catégories: einsatzkräfte (plein standard OTAN; unités de première ligne) et stabilisierungskräfte (moindre préparation et MCO; aptitude aux déploiements "calmes"). Les parcs des 3 bataillons d'einsatzkräfte représentent 132 A6 en ligne, mais chaque bataillon garde aussi un effectif conséquent d'A6M en réserve selon les besoins du déploiement (et sans doute aussi pour subventionner l'industrie). De même, les 3 autres ont aussi un double parc, fonctionnant sur A6 et A5 (ces derniers étant destinés à être graduellement giclés). L'effectif total en ligne est de 264 plus les doublons de réserve de chaque bataillon de char, et sans doute une part de volant lié à l'entraînement, à des démos et des essais à dispo de l'industriel.... Ca fait 86 chars surnuméraires, ce qui, à la louche, devrait garantir 66 chars en réserve bataillonnaire (25% du parc par bataillon) et 20 pour l'entraînement et les frivolités commerciales ;). Mais ce dernier décompte, je le déduis plus qu'autre chose, n'ayant aucun chiffre précis de la répartition des réserves. Et c'est sans doute sur cette réserve, le nombre de A6 étant très limité (hors les cas espagnol et grec qui impliquent des chaînes de montage sur place), qu'ont pu être prélevés les 20 chars canadiens. Vu le taux d'activité des blindés allemands, c'est pas les chars dispos qui manquent.
  17. Autant dire que c'est un film assez plat alors; elle est plus en lignes qu'en courbes ;).
  18. Tancrède

    Défilé du 14 juillet

    Ce format des défilés devrait sérieusement être revu de A à Z. Contrairement à beaucoup, je tiens à ce que cette tradition soit gardée, mais on pourrait faire en sorte que ce soit assez didactique pour être instructif, avec des thèmes plus clairs et compréhensibles, plutôt que ce bête alignement, généralement assez abrutissant pour le profane. Côté matos, il faudrait faire défiler ceux qui constituent une force effective: pour un peloton de chars et un carré de mécas, faire défiler tous les véhicules et personnels nécessaires à leur mise en oeuvre serait plus pertinent. Et surtout, côté apparat, gicler ces putains de lacets blancs et foulards colorés ridicules: avec le treillis, c'est franchement la cage aux folles. Des uniformes de tradition auraient plus de panache dans le genre total look. Ou alors l'absolue uniformité, mais dans le sobre.
  19. Euh.... Donne ta définition de "sympa", espèce de pervers polymorphe :lol:. J'ai la rondelle fragile.
  20. J'ai bien aimé aussi; mais faut pas être aussi "bourgeois" sur l'homosexualité au combat: c'est dans le bushido qu'il est spécifié que des soldats au combat ont une parfaite légitimité à s'enfiler, en l'absence de nanas à disponibilité. C'est le côté frères d'armes, façon "bataillon sacré" de Thèbes :lol:. Et il y a la musique prinicpale du film, fabuleuse. Rôôôf! Chuis flemmard, et "maori" ça faisait un mot court; faites-moi un procès :lol:.
  21. Je sais pas, comme quoi le film est assez ouvert pour que chacun le lise à sa sauce. Pour moi, les maoris sont là pour mettre la situation en contraste, exactement comme les grands plans sur la nature et quelques bestioles qui passent par là: c'est pas pour souligner une quelconque innocence, juste pour donner le côté "la vie continue" d'habitude représenté uniquement, dans les films de guerre, par la vie des familles des soldats pendant que le héros se fait trouer la peau (ce qui verse généralement dans un pathos souvent énervant). J'aime surtout le plan du vieux maori qui passe à côté d'une colonne en progression sans même les regarder. Chacun dans son trip, chacun dans son monde :lol:. Je crois que les maoris sont surtout là pour montrer un autre monde (comme le dit le soldat incarné par Jim Caviezel, malgré ce qui lui répète son sergent joué par Sean Penn qui répète que c'est le seul putain de monde qu'il y ait); pas une question de morale et d'innocence à la con, mais juste qu'il y a une autre option et que la guerre mondiale, celle qui a l'air de tout mobiliser et que tous prennent évidemment très au sérieux, n'a pas grande importance pour d'autres. Juste le côté "j'peux m'en foutre si je veux", si je change de monde et donc de préoccupations. Entièrement d'accord, c'est un bon film.
  22. Je défends ce film que j'ai adoré, même s'il est vrai qu'il tombe parfois un peu trop dans l'introspection; mais c'est justement le but du film qui est de présenter le vaste spectre des motivations et des individus. C'est pas tellement qu'il s'agisse d'une mentalité années 60, mais peut-être plus d'une mentalité américaine qui est arrivée en France à partir des années 50-60. Le colonel n'est pas particulièrement une belle crapule, je trouve au contraire que son attitude, mise en contraste avec celle du capitaine proche de ses hommes joué par Elias Koteas, illustre bien les différences de point de vue selon l'endroit où on est, mais aussi selon les mentalités de caste, entre le capitaine volontaire et le colonel de carrière, entre l'officier le nez dans la merde et le commandant d'une zone. Certes, le colonel est pris entre son devoir et l'angoisse de n'avoir jamais de promotion pour laquelle sa famille a beaucoup sacrifié, mais le fait est qu'il est aussi dans le devoir d'un officier commandant, surtout dans ces guerres de chair à canon, qui est d'envoyer des hommes à l'assaut parce qu'il n'y a pas d'autre choix, en sachant que l'addition en vies sera salée. Le capitaine sur le terrain a aussi le luxe de la bonne conscience en se préoccupant avant tout de ses hommes et moins de la mission: le rôle du chef est plus cruel que celui du subordonné qui peut toujours penser que le patron est un fou sanguinaire uniquement focalisé sur son avancement. Ce n'est pas totalement faux, mais c'est loin d'être la seule vérité. Mangin a été victime, à un haut degré, d'une telle caricature pendant la 1ère Guerre Mondiale, et il y a beaucoup d'exagération. La Ligne Rouge, c'est quand même un portrait général qui ne juge pas tant que ça, mais on est naturellement poussé à plus de sympathie du côté des soldats puisque ce sont eux qui en prennent plein la gueule. Cependant on a de leur côté un portrait varié de personnages divers, loin d'être tous sympathiques. C'est la guerre vue à la première personne, avec le côté étrange pour nous d'une guerre de masse, justement différente de celle du Viet Nam vue au travers des petits groupes de combat isolés dans la jungle. Côté films années 50-60, beurk! Effectivement, la plupart ont mal vieilli, mais ils sont surtout désespérants de stéréotypes, de persos unidimensionnels, d'idées toutes faites.... Rien que voir John Wayne à l'affiche d'un film suffit à me faire fuir: garnatie d'emmerdement. Je ne comprendrais jamais comment ce gras double au visage mou d'alcoolique a pu passer pour une icône de virilité et avoir même un semblant de crédibilité en homme d'action (surtout sachant que lui s'est défilé au moment de la guerre).
  23. Euh.... T'es sûr? Des films sur la Guerre du Pacifique, y'en a des tas, et comme pour la guerre en Europe, surtout des tas de mauvais (aaaah, les films de guerre des années 50-60.... Des tonnes de merdasses sur pellicule).
  24. OK, motion de politique extérieure à l'égard de la zone: - rien à péter de tout l'histoire Israël-Palestine: on limite les services d'ambassade et de consulats aux affaires courantes et rien d'autre - patacaisse volontairement désobligeant et surmédiatisé à chaque offense au statut diplomatique français - bétonnage de la frontière libanaise - supression des versements à l'autorité palestinienne: action de lobbying et de blocage systématique à l'UE - laisser prendre la sauce, mater le résultat à la télé, sur 1 an, 5 ans, 20 ans - Se marrer d'un grand rire cruel au résultat garanti de la transformation de la zone en paysage lunaire - conservation des images pour une génération entière de films d'horreurs Et basta! Le mot d'ordre est "Ponce Pilate et l'hygiène manuelle au XXIème siècle". L'idée est que puisque de toute façon, aucune volonté de paix n'existe, autant ne pas retarder la collision.
  25. Tancrède

    Etats- Majors

    A titre d'exemples: - le CRR-FR, Etat-Major de corps d'armée européen, est le seul EMF qui soit sous contrainte de la norme OTAN, et donc astreint à garder des effectifs suffisants. Il compte "au repos", autour de 420-430 personnes, et, en temps de crise, reçoit des compléments pour atteindre son plein effectif de 750 personnes. - les 4 EMF sont trop petits, et trop centrés, sans doute par facilité, sur leur seule première réquisition qui est de mettre en place un "noyau" de PC, allant du niveau brigade interarmée (PCTIA; autour de 5000h) au niveau division lourde OTAN (20 000h). Il est emblématique de voir qu'à chaque exercice, en réel ou en simulation, ils doivent se vampiriser les uns les autres dans de larges proportions. La concentration actuelle due au LB souligne simplement qu'on n'a jamais eu 4 EMF. Avant la réforme, 1 EMF, c'est autour de 70 shelters transbahutés, 80 camions (TRM 2000 et 10 000, Berliet, VTLR et citernes), 50 VLTT, 6 VAB PC, 8 VBL, 8 VLRA et 4 engins de manutention. Il a environs 150h, dont 50 officiers, auxquels s'ajoute un bataillon de soutien d'environs 200 à 250h. - les EM de brigades arment les PC de GTIA en projection (ils doivent pouvoir en armer 2 en théorie), et doivent pouvoir opérer leur brigade au grand complet, ce pourquoi les grands exercices ont régulièrement démontré qu'ils étaient sous-staffés. EN effet, un EM brigade tourne autour de 60 à 65 personnels (donc en fait 40, selon la règle 2/3-1/3), auxquels s'ajoutent la centaine d'hommes de la Cie de Coms et Transmissions qui met en oeuvre les moyens de commandement (SIC, nodes, télécoms, satellites) et organise aussi le soutien de l'EM. Le matos, c'est environs 20 VAB-RITA, 2 VBL, 20 P4, 2 VLRA, 25-30 camions (avec entre autres 42 groupes électrogènes). Pour comparaison, et en prenant note que les EM américains sont plus automatisés: - l'EM d'une Marine Expeditionary Unit (2200h) est de 200h - l'EM d'une Marine Expeditionary Force (40 000h, apparentée à un Corps d'Armée) tourne autour des 1800h, avec environs 1200 pour les unités de commandement proprement dites - l'EM d'une division de l'Army (4 Brigade Combat Teams, plus les unités d'appuis éventuellement détachées) tourne autour des 1000h, dont 200 officiers, avec 1 PC principal, 1 mobile, des groupements de liaison, 2 PC tactiques de direction de brigades (en plus des PC propres des BCT) et 1 Cie de Transmissions - l'EM d'une Brigade Combat Team tourne autour des 200h (sans compter diverses troupes rattachées: MPs, pompiers....): l'élément PC (avec notamment 60 à 70 officiers), l'élément transmissions et l'élément soutien (très réduit, la partie log étant reportée au bataillon logistique de la BCT)
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