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Les mercenaires étrangers dans l'armée française.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Charles XII dans Histoire militaire
L'infanterie française au XVIème s'était affaiblie depuis l'époque de Louis XI parce que les rois ne l'entretenaient plus, hors quelques unités (les 4 "vieilles bandes" qui deviendront les "4 vieux" régiments de l'infanterie française). C'est autant une répugnance naturelle des régimes monarchiques à l'idée de répandre un entraînement militaire dans la population qu'une préférence court-termiste pour l'engagement d'armées juste avant de partir en campagne. Des problèmes de fonds publics sont aussi intervenus au XVIème siècle, avec la déliquescence de l'appareil administratif légué par Charles VII et Louis XI. L'histoire de l'infanterie en France a ses hauts et ses bas, il n'y a pas une date, mais une série de périodes où il y a une infanterie française et d'autres où il n'y en a pas de valable. François Ier, par exemple, a essayé de remédier à la disparition de la formidable armée de Louis XI sous la gestion lamentable de Charles VIII et Louis XII, en créant les Légions, tentative de création d'une grande infanterie pique-arquebuse. Mais il n'a pas débloqué les fonds nécessaires et le résultat fut mauvais. Discrètement, une importante infanterie française commence son développement sous Henri II et ses enfants (premières chartes de régiments qui donne un nouveau statut aux "vieilles bandes", déjà des formations permanentes), et l'effort se poursuit sous Henri IV (formations des régiments dits "petits vieux", qui deviennent rapidement permanents). La permanence de la guerre à partir du Siège de la Rochelle confirme de fait ce développement sous Louis XIII avant de recevoir une application systématique sous Louis XIV et Louvois qui fixent une nouvelle échelle de taille à l'infanterie permanente (on atteint les 70 à 80 000h permanents dans l'infanterie). La cavalerie n'a jamais eu ces problèmes vu la nature aristocratique de l'arme, et toutes les guerres d'Italie se font avec l'organisation des Compagnies d'Ordonnance édictée sous Charles VII et entretenue en permanence depuis, à grands frais: c'est effectivement la meilleure cavalerie d'Europe pendant le XVème et le XVIème siècle. L'artillerie, de même, organisée en parcs (ancêtres de nos batteries), est issue de l'organisation par les frères Bureau sous Charles VII. La proportion d'étrangers devient anecdotique à partir de Louis XIV, mais elle l'était aussi sous Louis XI qui payait en sous-main, cependant, les Suisses (mais comme entité nationale) pour faire la guerre à la Bourgogne à sa place. Mais l'évolution Louis quatorzienne est déjà amorcée sous Louis XIII, symboliquement quand l'Etat opère une véritable OPA sur l'armée mercenaire de Bernard de Saxe Weimar à la fin des années 1630, jusqu'ici engagée sous le régime de la condotta: quand il meurt, c'est un maréchal français (d'Humières je crois) qui prend sa place et introduit des effectifs français dans les unités, mouvement déjà engagé sous Saxe-Weimar. les unités de cette armée son rentrés dans la filiation normale de l'armée en étant francisés (je crois qu'il y a encore un régiment actif qui en descend). Mais déjà pendant la guerre de Trente Ans, la majorité des effectifs est française; en fait depuis Henri II, c'est une constante. Mais c'est sous Louis XIV, quand Louvois invente les armées modernes, que les effectifs mercenaires deviennent anecdotiques, de l'ordre de 10% des effectifs. Cavaliers légers hongrois et croates (les "Houzards", francisés en "hussards", et les croates dont le foulard recevra leur nom francisé de "cravate", et fer aune longue carrière), mais aussi fantassins suisses, écossais, allemands et surtout irlandais. Ces unités sont organisées comme unités "ethniques" mais royales ("royal écossais", "royal suisse", "royal allemand", "régiment des Deux Ponts"....), et les Irlandais, très nombreux avec la fin des affrontements jacobites-orange après la Boyne (entre 300 et 400 000 immigrés entre 1692 et la Révolution), auront même leur propre brigade faite de plusieurs régiments. Notre 92ème RI si gaulois est le descendant des régiments irlandais de la Brigade de Dillon. Enfin, il y a les traditions de la Maison militaire du Roi, dont la plus vieille unité permanente est la Garde des Archers Ecossais (c'est la première unité "fixe", même si le roi a toujours eu des gardes français, bien avant, mais pas organisés en unités fixes). On trouve aussi, en unités étrangères, les Gardes Suisses (régiment d'infanterie) et les Cent-Suisses. On verra d'autres unités particulières comme la Légion de Lauzun pendant la Guerre d'Indépendance américaine. mais dans l'absolu, à partir de Louis XIV, les unités mercenaires ne pèsent plus beaucoup dans l'orbat français. Il s'agit cependant d'une tradition monarchique d'avoir des unités étrangères, et ce ne sont plus exactement des mercenaires dans la mesure où il s'agit d'unités permanentes avec les mêmes droits et la même discipline que le reste de l'armée. Ce ne sont plus des unités de condottiere. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Roland, ce que tu exprimes, ça n'est qu'une vision partielle: je n'embrouille rien du tout, le terme République ne recouvre ni un régime, ni même une série de principes généraux communs à toutes les républiques. Et même en France seulement, contrairement à ce que tu dis, l'Etat non interventionniste n'est en rien un truc sur lequel tous les philosophes seraient d'accord, républicains ou non. On peut se lancer dans les listes dressant les oppositions, ça me rappellera mes cours d'histoire des idées politiques. Mais l'Iran est tout autant une République que la France, seulement pas du tout fondée sur les mêmes compromis. La diversité des républiques prouve ce point, tant du point de vue des droits pris en compte que sur celui de leurs interprétations. Si le droit de propriété était considéré comme sacré, cela voudrait dire qu'il a précédence sur l'Etat, ce qui n'est pas le cas. Il n'est qu'une concession de la collectivité. Une concession dans le principe bien sûr, juste histoire de rappeler de quoi procède le droit, et avec toutes les garanties qu'aucun arbitraire ne peut y atteindre par caprice. Mais une concession quand même. Ca ne veut pas dire pour autant que l'Etat peut décréter la collectivisation, même s'il l'a déjà fait, et je ne fais pas référence à la Révolution, mais aux confiscations opérées par la IIIème République dans la période qui entoure la séparation de l'Eglise et de L'Etat. Le propriétaire n'est pas un seigneur en son domaine. Après, se dire que personnellement on considère la chose comme sacrée relève de l'idéologie personnelle et de rien d'autre, en aucune façon de la définition légale et historique de la République en France. C'est pas décréter que c'est un fait qui le rendra réel. Par ailleurs, c'est un compromis renouvelé dans le temps: la laïcité n'est, par exemple, pas comprise dans un supposé "compromis des origines". Il n'y a pas de pureté originelle compromise depuis; croire ça, c'est croire aux délires des physiocrates et des quasi théologiens du droit naturel. Parce que définir des supposés "droits naturels" qui deviendraient une bible défendue par ses gardiens du temple, c'est pas vraiment différent du droit divin. C'est dénier aux générations vivantes le droit d'influer sur leur destin en ajoutant leur pierre à l'édifice du compromis républicain, pour le meilleur et pour le pire, comme toute organisation humaine. Enfin un détail: la philosophie même des libéraux dérive, entre autre, de la volonté pratique d'affranchir l'individu d'un pouvoir oppressif. Seulement à cette époque, il n'y avait pas vraiment de polarisations de pouvoirs et de richesses telles que les grandes concentrations économiques, médiatiques et financières actuelles qui impactent désormais bien plus gravement la liberté de choix, la prise de décision politique et la liberté tout court des individus. Contre ces entités tentaculaires et gigantesques, je veux un Etat sacrément fort et puissant, parce que lui au moins, j'ai une chance de pouvoir participer à l'évolution de sa direction. Parce que l'espace de liberté ne peut exister qu'au milieu de la confrontation des pouvoirs; penser qu'il n'y a encore que 3 pouvoirs est complètement absurde, et un Etat purement régalien, surtout dans le monde d'aujourd'hui, n'a aucune chance de pouvoir livrer ce combat. Sans compter que nous ne vivons plus, comme à l'époque des fondateurs de la pensée libérale, dans des capitales à taille humaine et des pays peuplés aux 3/4 de pécores dans des petits villages ou des bourgs médians. L'organisation de la vie publique, économique, sociale.... Est radicalement changée par les évolutions économiques, sociales, géographiques.... Et un pays se base au moins autant sur la réalité que sur des principes abstraits. Pour info, je suis au régime fiscal des chefs d'entreprise et je me plains pas, alors me parle pas de la difficulté du statut de salarié ;). Comme dirait l'autre, et dans le respect de la liberté individuelle, "tu l'aimes ou tu la quittes" :lol:. Bienvenue à Stéréotype-Land. -
L'épopée orientale des almogavres
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Histoire militaire
Oui, il semblerait que tu aies fumé des oranges bleues ;). -
L'armée romaine tardive et l'armée byzantine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
D'ailleurs, pour ceux impressionnés par les armées du temps de César, je rappellerais qu'elles étaient très mal équipées: pendant tout le temps de la guerre des Gaules, des guerres civiles et des premiers temps d'Auguste, c'est pas fameux question équipement, et pourtant, malgré quelques belles défaites, cette armée fut la meilleure de son temps et, dans l'absolu, l'une des meilleures de l'histoire (ce genre de comparatif étant toujours relativement à son temps), prenant sa revanche de toutes ses défaites (les aigles reprises aux Germains et ceux-ci sacrément réprimés, les aigles de Crassus reprises aux Parthes et ceux-ci aussi sévérement torchés). Question matos: - une armure généralement en cuir, parfois en cotte de maille (la cuirasse lamellée si omniprésente dans Astérix n'est inventée que plus tard) - un petit casque en bronze (pas en fer) sans protèges-joues ni couvre-nuque (ou alors bricolé en cuir par le légionnaire): juste une demi-calotte - un bouclier ovale en bois (celui-là est correct) - un gladius, excellent, qui est bien plus grand que le modèle court (50cm) en vogue sous Auguste: le modèle de Délos, contemporain, révèle que le gladius sous César devait mesurer dans les 70-75cm - un couteau - un pilum, secondé si besoin est par une hasta ou une pila muralia (lance en usage spécifique pour les sièges) L'équipement n'est pas vraiment fabuleux, ni même vraiment homogène: le légionnaire s'équipe à ses frais, et il n'y a pas de production harmonisée. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Décentrée.... Côté anglais ou côté français >:(? C'est chiant les symboles :lol:. Non vraiment.... Pui de toute façon, aucune possibilité avec les Anglais (histoire de revenir au sujet), contrairement à l'esprit de "l'Europe carolingienne" qui est une vraie tendance possible. De toute façon, rien que l'avis de Sarkozy selon lequel le couple franco-allemand est contre nature et l'alliance anglaise une "tendance naturelle", me pousserait à lui seul à supplier les Allemands de nous coloniser :lol:. Plus sérieusement, on a bien plus de possibilités avec les Allemands, si les conditions pouvaient être réunies (2 leaders forts, une bonne préparation médiatique et éducative des esprits, quelques points mis bien publiquement au clair, un redimensionnement des grandes régions administratives françaises histoire d'harmoniser avec la moyenne des länders....): droit romain, perception continentale, même aspiration fondamentale à une économie régulée préférant le temps long (vision de "l'économie rhénane"), précédence historique (précisément la matrice initiale franque, mérovingienne et carolingienne), culture occidentale européenne (et non atlantique), conception plus proche de l'encadrement des libertés, références proches sur le principe de la laïcité active dans l'espace public.... Y'a bien sûr aussi des facteurs délicats, mais on a une vraie fenêtre d'opportunité à terme avec l'Allemagne, chose qui manque assez profondément avec l'Angleterre. Et franchement, je parierais pas des masses sur la viabilité d'une cité flottante, surtout dans la Manche (t'as déjà vu les tempêtes d'hiver dans la Manche?). L'Alsace, c'est très bien; d'ailleurs, tant qu'à délirer sur une cité futuriste, pourquoi pas une ville sous globe (climatisée et tout et tout :lol:) ou une "seconde ville" sous la ville elle-même, comme au Texas (où une partie des grandes villes est souterraine, pour maintenir l'activité et la circulation pédestre malgré la chaleur)? Et de toute façon, le climat n'a rien d'insupportable en Alsace, surtout par rapport à la Manche, surtout quand on parle de la Manche elle-même et non des côtes (le climat est pas pareil en mer, je le signale). La preuve, les Alsaciens y vivent :P. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Donc une ville flottante: - dans le détroit le plus fréquenté de la planète par des grôgrôôôô batô - dans un endroit où, entre septembre et mars, il vaut mieux ni être enclin au mal de mer, ni avide de soleil, ni frileux - dans un endroit d'où l'on voit l'Angleterre Je crois que ta propale fera pas florès :lol: au moins pour ces 3 excellentes raisons. Ils étaient pas particulièrement anti-français: comme toute caste d'aristos (on a aussi les nôtres), ils méprisent tout ce qui n'est pas eux (aristo, nord-allemand, protestant, éduqué en Fechtebüchern, avec si possible 2 ou 3 cicatrices de duel sur la gueule). Au fond, ça me dérangerait pas trop d'en avoir aujourd'hui, quand on voit les tapettes sans goût, sans curage, sans imagination et sans personnalité que sont nos "élites". Je voterais Bismarck s'il se présentait dans ma circonscription ;). -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Il n'a pas échappé à ta sagacité que les années 60 se sont terminées y'a un certain temps, et qu'elle a fait les décennies suivantes, le style en moins. Autant pour la permanence de la monarchie. A la limite, il me reste un fond d'attachement à l'idée monarchique, mais je suis comme tout bon français: j'aime l'idée de la monarchie, mais les monarques, y'a comme une envie de leur faire perdre 30cm qui me démange quand j'en voie. C'est ma synthèse entre Ancien Régime et République :lol:: je voudrais une monarchie sans monarque. Et c'est pas bien? A la différence près qu'on ne saurait bâtir ni le machin sous la Manche, ni la cité d'Atlantis. Tandis qu'un ensemble de palais postbaroques entourés de bassins et de nature, si. Et C'est pas vraiment le style Speer. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Chuis pas sûr que ce soit beaucoup mieux d'avoir la vieille en rose bonbon avec un bibi ridicule, ou plus probablement sa progéniture snobinarde engoncée dans le XIXème siècle avec des dents de lapin et une tronche qui ressemble à une piste d'atterrissage pour extra-terrestres. Sans même parler de sa bourgeoise dont la vue ferait avorter une guenon. Et vaut mieux pas se jeter dans l'analyse des 2 héritiers suivants.... Moi je suis pour noyer le tunnel sous la Manche, mais y'en a qui disent que je suis pas objectif sur ce point. Alors la cité gungan, quelle référence§ Je préfère pas m'apparenter à ces rastas aquatiques sous-développés, équipés en série d'un grave défaut de prononciation et une tendance marquée aux postillons. L'analogie marche peut-être pour les Anglais, mais il me reste encore assez de patriotisme pour préférer le modèle des cités de Naboo situées au-dessus du niveau de la mer. Ajoutons l'Opéra Bastille et l'Arche de la Défense dans le colis Fedex: les 2 sont moches et mal foutus. Le premier encombre et désquame plus qu'un lépreux, le second sert à rien: inoccupé aux 2/3, et la partie supérieure est jugée trop dangereuse pour utilisation, sans même compter les ascenseurs externes (soi-disant "précus comme ça dès l'origine") et la grande tente entre les montants (mise après coup pour dévier les courants de vents menaçant l'édifice). -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Jamais avec Albion! En plus, la Manche est déjà tristouille vue du dessus, mais alors d'en dessous . -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
T'utilises la même méthode que moi: j'ai 2 emplacements potentiels en Alsace. L'un est tout au nord de l'Alsace, sur le Rhin, exactement à la "corne" de la frontière: y'a un espace adapté. Le second est vers le sud (j'ai les 2 emplacements exacts avec nom et tout), le long de la grande vallée d'Alsace où, effectivement, il y du bel espace plan autour du Rhin, entre 2 reliefs. Mais ce relief risque de manquer d'horizon et de bloquer le développement éventuel de la ville, sauf en longueur, ce qui est dommage puisqu'il s'agit d'une zone protégée aux très nombreuses réserves et espace entièrement préservés. Il y a en fait plusieurs emplacements au sud, notamment entre Freibourg et Colmar, qui présentent de bonnes caractéristiques, mais le même cloisonnement longitudinal. Donc l'emplacement nord a plus ma préférence, qui est au coeur de plusieurs conurbations de taille moyenne. Pour ceux qui veulent voir, il se trouve dans "l'angle" de la frontière, à mi distance de Wissenbourg (France) et de Karlsruhe (Allemagne), sur le site des villages de Lauterbourg (en France) et de Au am Rhein (Allemagne). Au nord (côté allemand) et à l'ouest (côté français), y'a de la place pour bâtir. Y'en a aussi à l'est, mais ce sera plus de la conurbation des petites villes qui s'y trouvent. Y'au 2 autoroutes sud-nord qui en donne l'axe principal (A35 en France et l'E35 allemand), plus le Rhin. Les axes nord-sud et nord-ouest/sud-est sont bons, mais un vrai axe est-ouest est à bâtir. Mais pour le style, je suis de nature très "monumental" pour une capitale: monumental pour les axes et le centre, "village" pour les interespaces. Le centre devrait en être un grand pont pédestre très large, avec même des jardins dessus (pour "abolir" la frontière physique symboliquement). Et ce pont forme la perspective centrale de la ville, ouverte à l'est et à l'ouest sans obstacle visuel (sur l'axe nord-sud, pas de problème, c'est le Rhin :lol:). Sur une rive, on met le siège de l'exécutif, et sur l'autre, en pleine vue, le siège des 2 chambres (il faudrait obligatoirement un bicamérisme puisque l'Etat fusionné ne pourrait être que fédéral: une chambre "nationale", et une pour les "territoires"). Pour "équilibrer" visuellement, on mettrait une belle grande académie/université à côté de l'exécutif (genre grande fac bilingue de formation des élites administratives et universitaires). Le côté vert, je l'imagine avec une ville globalement assez basse (pas de hauts buildings, du moins très peu), très dilatée, et surtout lacustre sur les bords du Rhin, afin de ne pas retourner le sol et les espaces lagunaires des rives qui sont généralement protégés en Alsace. Et l'avantage d'une nouverlle ville de ce côté, c'est u'on peut intégrer ces aspects avant la construction, surtout pour ce qui concerne les infrastructures de transport. Je m'arrête là, je vais passer pour encore plus taré. Oui, parce que j'ai un plan topographique sur lequel on a bien déliré avec mon oncle (architecte et urbaniste, et aussi taré que moi). -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Traître! Treize à table :lol:! Ou alors pour être plus historique, on va à Aix la Chapelle! Ou encore on unifie symboliquement Strasbourg et Kehl, noyau à partir duquel on développe une capitale nouvelle. Personnellement, dans un tel cas, je serai toujours pour la fondation d'une nouvelle ville pour éviter les embrouilles stériles: l'investissement en vaudra toujours la peine, et ça flatte toujours l'ego des peuples et des dirigeants, en plus de créer une entreprise mobilisatrice et un symbole commun. Allez, j'avoue ma mégalomanie: j'ai dessiné le coeur de cette capitale hypothétique et j'en ai choisi l'emplacement (là, je parle carrément d'une ville nouvelle)! Qui ici est aussi taré que moi :lol:? -
L'épopée orientale des almogavres
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Histoire militaire
C'est comme les tercios de la Légion: pas une unité venant en filiation, avec les traditions et un "esprit" hérité de l'ancêtre présumé. C'est plus un phénomène culturel pour se rattacher à son histoire. Je ne suis pas sûr non plus, mais Jinetes est pour moi un vieux terme faisant référence à cette cavalerie légère non noble (qui effectivement du développer ses techniques de combat propres adaptées à son terrain, à son organisation, à sa composition, à ses adversaires, à son équipement....). Jinete est par la suite devenu un terme générique quand ces techniques de cavalerie légère ont fait école au XVIème siècle: je pense surtout à l'adaptation des nouveaux armements légers à poudre qui pouvaient désormais être employés à cheval, méthode à laquelle la cavalerie légère espagnole se serait adaptée plus facilement par l'existence déjà effective d'une cavalerie légère qui avait pratiquement disparu des autres pays (pas d'archers montés et disparition des Hobelars et cavaliers légers et médians non nobles après le XIIème siècle en occident). Et c'est là précisément que l'Espagne aurait fait école à cause d'un fait qu'on oublie facilement: qui dit cavalerie légère dit chevaux différents. Hors la cavalerie légère espagnole avait depuis longtemps développé/utilisé des animaux adaptés à sa tactique. Initialement, ça devait même plutôt être une question de coût de la bestiole: je rappelle que la chevalerie, c'est monté sur des palefrois, des chevaux de guerre massifs et surentraînés (un cheval, c'est naturellement trouillard: pour charger de front des paquets de piquiers, faut entraîner la bestiole) qui coûtent de véritables fortunes (l'alourdissement de l'équipement, et donc du cheval qui va en-dessous :lol: est une des raisons qui a écarté les non-nobles des carrières guerrières montées: c'était pas le même prix). Et quand je dis chevaux massifs, on parle de bestioles qui s'apparentent au Percheron, au Frison ou au Boulonnais: des machins un tantinet massifs! Les Jinetes étaient sur des chevaux bien plus légers et fins dont l'usage a explosé au XVIème siècle avec l'allègement progressif de la cavalerie, y compris la cavalerie noble (disparition graduelle de la lance au profit du combat à l'épée/braquemart et à l'arme à feu). Cette dernière a évidemment opéré des changements dans les animaux de monte en croisant l'existant avec d'autres espèces à grande échelle (ça nous donne des trucs comme la magnifique race andalouse), notamment permise par les troupeaux issus de la présence musulmane (chevaux barbes et arabes). Cela a donné une espèce, et c'est là que je fais mon lien, qui a imposé un nouveau cheval type (et les techniques qui vont avec) de la cavalerie européenne: c'est l'espèce dite du "genêt" d'Espagne (qui préexiste aux races comme l'andalouse), qui est une francisation du terme de "Jinetes". L'une des figures équestres/technique guerrière les plus fameuses issues de cette époque est la caracole, qui voit une unité de cavalerie arriver par lignes successives, tirer une salve et faire très rapidement volte-face en cédant la place à la ligne suivante. C'est par cet exemple issu des jinetes que la cavalerie européenne est devenue une cavalerie de manoeuvre rapide et de flanquement plus que de charge frontale et rectiligne. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
:lol: :lol: Rigole pas avec ça: y'a d'un côté mes grandes "analyses" fondées, je crois, sur des réflexions étayées, et de l'autre mes délires. parmi ceux-ci, il y a le registre des grands parallèles historiques. L'un des plus récurrents est le parallèle USA-Empire Romain qui impliquerait à terme une "intégration" (de fait ou carrément de droit) de l'UE dans un grand ensemble où nous serions l'Empire d'Orient. Mais ça, c'est mon délire que tu évoques: c'est une vision de démiurge, mais je l'adore tant elle me fait marrer :lol:. Mais après tout qui sait? Paris serait la nouvelle Constantinople? Je le crois aussi, mais ce serait déjà une somme de difficultés affolantes pour mettre en oeuvre un tel compromis. Le principe de "lEurope carolingienne" auquel je crois une pertinence culturelle, géographique, économique et historique, ne peu s'articuler qu'autour d'une union franco-allemande. Il faudrait aussi se demander si le Bénélux (tout ou partie), l'Italie ou l'Espagne pourraient rejoindre l'ensemble ou non. -
L'armée romaine tardive et l'armée byzantine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Il faut relativiser le déclin démographique de l'empire d'occident: même en 406, il compte encore dans les 20 à 25 millions d'habitants. Mais mon propos sur l'occcident concerne la période d'avant 406. Dans le cadre de la description de l'organisation militaire de l'empire romain tardif, pour la partie occidentale, mon commentaire s'arrête en 406, parce qu'après il n'y a pas d'organisation militaire et elle n'existe plus qu'en Orient. Si tu veux, je peux te donner les effectifs militaires ET l'organisation des Etats-Majors opérationnels et du dispositif de l'empire d'occident à la veille de la grande crise de 406-408: j'ai l'organigramme et les effectifs approximatifs. Entre Andrinople et 406, l'organisation militaire de l'occident se porte plutôt bien (pas de saignée à Andrinople). L'évolution militaire est similaire jusqu'en 406, à quelques différences près (plus de cavalerie, surtout cataphractaire, en Orient, en raison du relief et des adversaires moyens) qui sont surtout dans la répartition quantitative et non dans la nature, la composition, l'entraînement.... Un "modèle" byzantin ne commence à pointer de vraies originalités embryonnaires que vers le règne de Justinien (VIème siècle), et le modèle ne change qu'au VIIIème siècle avec l'armée thématique. Je crois que c'est la bataille de Frigidus, et il s'agit d'une bataille où les unités de comitatenses sont dans les 2 camps, l'armée d'orient ayant l'appui en plus des fédérés d'Alaric. Mais il est vrai que cette bataille très meurtrière (là, on parle d'effectifs vraiment importants dans les 2 camps, sans doute supérieurs à 40 000h de chaque côté) peut aussi être considérée comme l'Andrinople de l'empire d'occident, tant la saignée a pu être importante, et avant tout dans la réserve stratégique palatine. Quand on parle de l'encadrement en Histoire, il faut faire gaffe: on pourra toujours trouver tous les défauts à l'encadrement des unités romaines, il reste de très loin le meilleur de son temps. Il faut différencier cela des erreurs de commandement où il peut y avoir des incompétences criantes (la pire étant celle de Valens en 378, mais aussi celle de Basiliscus dans l'expédition de 468) ayant des conséquences dramatiques, mais là il s'agit de fautes avant tout politiques, pas d'une faute de l'outil militaire qui est le fond de ce topic. Je tiens à la nuance. Comme le souligne Yann le Bohec, pourtant pas un grand fan de cette armée tardive, on a tant d'historiens qui ont critiqué l'encadrement de l'armée romaine (seuls les plus bas officiers, c'est-à-dire les centurions, échappant à leurs foudres) que c'est à se demander comment cette armée romaine a pu conquérir et maintenir un tel empire. Le problème c'est qu'on a une perception fondamentale partant du principe que parce qu'elle a créé et maintenu cet empire pendant longtemps, elle n'était pas la meilleure, mais elle était ABSOLUMENT meilleure, voire invincible, ce qui est bien évidemment une stupidité dans l'histoire militaire. Et la critique qu'on fait généralement est une réaction opposée à ce postulat stupide. Le fond est qu'elle était la meilleure armée de sont temps, et ce jusqu'à la fin de l'empire romain, avant tout parce qu'elle était la moins mauvaise, celle qui perdait en moyenne le moins de batailles et d'hommes sur la longue durée, celle dont l'encadrement moyen était le moins pourri, et, vraies qualités objectives, celle qui a su le mieux s'adapter en permanence, celle qui assurait la meilleure qualité moyenne de troupes et d'équipements (homogénéité autorisée par un Etat stable et permanent). Bref, elle était la moins imparfaite des armées de son temps: on peut donc collectionner les listes infinies de faiblesses, à l'arrivée, c'est elle la moins mal foutue :lol:. Aimer cette armée serait alors draguer la manchotte dans un club féminin de culs de jatte. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Qu'est-ce qui n'est pas clair dans mon dernier post? A 5,6 ou 7, il m'a semblé avoir dit que c'était possible, et qu'il y avait une vraie fenêtre d'opportunités, mais ce n'est pas non plus inévitable ou lié à un "mouvement inarrêtable" de l'Histoire. Tout peut arriver. Et c'est une chose de voir l'Europe opérer plusieurs unions politiques parallèles (la probabilité est déjà moins grande qu'en voir déjà une seule émerger dans une partie du continent, ce qui serait un fait ENORME dans l'histoire); mais que ces unions se "coordonnent" (terme très vague dans lesquel il y a à boire et à manger), ce serait encore autre chose. Les mêmes réalités qui selon moi empêchent radicalement une union à 27, ou même à 15 ou 16, feront que ces grandes organisations auront des intérêts et des axes de développement très différents, dont la coordination serait extrêmement relative. La réalité des politiques suivies correspond à des perceptions, consciences, visions, différences, situations et intérêts particuliers. On ne s'affranchit pas de la culture, de la géographie, de l'histoire, du vécu par rapport aux événements (dont l'impact peut être radicalement différent dans la réalité et la perception selon l'endroit ou la culture).... Au nom de grands principes. Je ne prétends pas savoir ce qui arrivera: je mesure ce qui est en essayant de voir LES évolutions possibles, pas en prétendant que celle qui a l'heur d'avoir ma préférence est inévitable et la seule possible, plausible et souhaitable. Un exemple: le monde change de dimension, c'est un fait que je ne nie nullement, et malheur à qui sera trop petit pour affronter l'ère de géants qui s'annonce. Mais être 27 n'est pas nécessairement le gage d'être un géant. Peut-être y'a t-il une taille critique en terme de population, de marché.... Mais encore faut-il que l'ensemble obtenu soit réellement cohérent et tenable dans le temps. Pour caricaturer, mieux vaudrait une union franco-allemande sur un bon compromis (ou, soyons réaliste, un correct) que des illusoires "Etats Unis d'Europe" à 27 sur un compromis qui ne peut être que bancal, en partie fait sur une série d'omissions volontaires et réalisé à minima. L'expérience passagère de la République Arabe de Nasser peut aussi être relativement exemplaire à cet effet. Une union franco-allemande (c'est un exemple abstrait du "faisable") pèserait environs 150 millions d'habitants dans les années 2020: si le compromis obtenu est correct (et ce serait déjà une sinécure), on aurait un acteur crédible même si le monde des puissances sera à l'échelle des géants chinois, indien et américain. Cet ensemble serait dans la "gamme" du Japon, du Brésil, du Pakistan, de l'Indonésie, de la Russie. Est-ce une "taille critique" de la puissance du XXIème siècle? J'en sais fichtre rien. Mais les 400 à 500 millions d'habitants d'une union à 27 ou un peu plus, même si je croyais à la possibilité de leur union, à un moment donné (thèse de "l'acte administratif" ou du grand pas en avant: je n'y crois pas une seconde, mais on fait comme si), je ne peux croire à la cohérence de l'ensemble, et surtout pas dans la durée. Ce n'est pas un géant, c'est un puzzle qui ne s'ajuste pas. Qu'entends-tu par là? Même si le PIB indien égale celui des USA, il sera toujours réparti sur 1,5 milliards d'habitants voire plus (dans 50 piges). Pareil pour le chinois. Et encore, on ne peut prévoir l'évolution économique, ni même que certains de ces pays existeront encore sous la même forme dans 50 ans. -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Je vais fair un point séparé de mon opinion sur la question de l'Union politique, parce que là, j'en ai ras le cul des invectives non argumentées et des décrets de "mouvements absolus" de l'Histoire, parce que là on entre lentement dans le premier stade du syndrôme Godwin. Juste pour résumer rapidement (explications, argumentions, exemples et chiffrages sont fournissables sur demande ou question): - une union politique à 27: je n'y crois pas une minute, pas une seconde. Et si jamais ça se tentait un instant suite à une conjonction particulière d'événements, ça n'aurait aucune chance de durer. - une union politique à quelques-uns (et là, je parle de 5, 6, peut-être 7 Etats maximum): je n'en nie en aucun cas la possibilité. Mais seulement la possibilité. Ca peut un jour se tenter, ça peut se faire, mais ça peut aussi ne jamais venir sur la table, avorter ou foirer. Mais c'est une vraie tendance possible de l'évolution de l'Europe. Je ne suis pas hostile à cette idée, contrairement à ce dont on me taxe. - un maintien de "l'espace commercial" actuel, avec des progrès graduels d'intégration technique sur des aspects principalement économiques et des harmonisations fiscales et sociales minimes: une ornière malheureusement très possible pour les 50 et même 100 ans à venir, qui peut faire pourrir lentement la situation actuelle tout en satisfaisant beaucoup d'intérêts politiques et d'états de mentalités. Cette évolution peut aussi trouver un autre mode de pacification politique dans une "Europe de la coopération" accordée à minima sur un certain nombre de grands domaines (infrastructures, Enseignement Supérieur et recherche, industrie d'armement....) où la coordination politique est effective et organisée en structures quasi-souveraines pour l'efficacité. C'est "l'Europe des Nations", qui reste aussi une possibilité de compromis possible tout aussi plausibles et faisables qu'une union politique mal définie. - l'éclatement radical face à des situations diverses: la pression actuelle sur l'euro est un danger bien réel de repli massif sur soi. Je l'évoquais plus haut: c'est un schéma d'évolution rappelé par la plupart des économistes actuellement qui craignent la crise monétaire qui suivra la crise écnomique. Et la crise sociale qui risque d'en découler ne fera aucun bien à toutes les formes d'idée européenne. Mais il y a d'autres circonstances qui peuvent menacer le rapprochement européen Bref, l'avenir n'est jamais écrit, et, comme le rappelait Keynes, "le pire n'arrive jamais, le meilleur non plus: l'inattendu, seul, survient". Je crois aussi effectivement qu'une certaine mesure de différences culturelles peut être dépassée, au moins pendant un temps (et peut-être assez longtemps pour organiser une structure d'Etat soutenable dans le temps). Mais comme rien n'est absolu, je suis persuadé qu'il y a un seuil de différences et de réalités diverses qui n'est pas dépassable, même s'il est difficile à déterminer précisément. Il y a des espaces culturels réellement différents en Europe, et je ne crois pas à leur compatibilité durable dans un espace politique vraiment intégré. Je crois ainsi qu'un espace occidental existe, de même qu'un espace d'Europe central et oriental et un espace balkanique; peut-être même un espace d'Europe du Nord et un espace "atlantique". Non seulement des différences culturelles au sens large, mais aussi des perceptions de soi dans l'espace géopolitique et des logiques géographiques, géopolitiques, géoéconomiques.... Et des temporalités différentes définissent différents espaces dont je ne crois pas qu'ils soient réunissables en quelque chose d'aussi strictement défini qu'une fédération. Sans même compter les jeux d'intérêt et la simple "logistique" d'un espace démocratique; je ne suis pas convaincu qu'un vrai débat public, qu'une vraie démocratie puisse exister dans un espace de plus de 400 millions d'habitants s'ils n'ont pas un "logiciel" de base commun. Je pense aussi en termes action-réaction: tout ce qui pousse trop fort dans un sens entraînera une réaction égale en sens opposé. Si la "mentalité européenne" a une certaine réalité dans la jeunesse, il n'est pas dit que ce soit durable. Les USA ont eu la chance historique d'avoir une "table rase" de départ, sur laquelle est venue s'implanter une communauté qui, malgré une relative hétérogénéité, avait un fond culturel, ethnique et religieux commun, ce que j'appelle "le logiciel" par commodité. Tout ce qui est venu s'y implanter par la suite est venu se greffer sur ce modèle existant et dominant. La distance par rapport aux Etats européens a aussi joué son rôle. La vraie évolution des USA vers un modèle différent commence seulement aujourd'hui, avec l'évolution profonde de la composition de sa population qui tendra de plus en plus à n'avoir plus de "noyau" ethnico-culturel dominant. Nous n'avons pas ce luxe de la table rase au départ. Je pourrais rappeler les multiples situations analogues dans l'Histoire, à commencer par les Cités-Etats grecques qui, malgré des différences infiniment moindres que celles entre les pays européens, n'ont jamais pu faire leur union et n'ont finalement été réunies que par la conquête d'Etats étrangers. Tous les contemporains souhaitaient l'union et la voyaient même comme inévitable à terme, quoique fassent les décideurs des Cités, et pourtant.... -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Je le répète: ce n'est pas français. On t'as appris la grammaire et la syntaxe à l'école? T'aurais du écouter. Faire une faute, c'est normal, mais nier après que ce soit une faute, c'est de la mauvaise foi, quand c'est criant à ce point. Je suis désolé, mais tu n'as pas cité un fait, pas un argument: tu n'as fait que décréter que l'union était en marche tel le mouvement unique et absolu de l'Histoire. Décrète aussi fort que tu veux, ça ne devient pas une réalité pour autant. Ce que je cite sont des analyses existantes et connues; et, effectivement, des statistiques, parce qu'il s'agit de la seule mesure existante de la réalité des opinions. Décréter que tu as le sentiment que toute la jeunesse va foutre aux chiottes les drapeaux, et que les statistiques c'est artificiel, c'est juste préférer regarder uniquement ce que tu veux voir, et pas la réalité. Merci de confirmer que tu ne connais pas l'état du débat public en Grèce. Entre ne pas être un Etat laïque et être un Etat théocratique, y'a de la marge, merci de ne pas simplifier la question à outrance. Non, tu ne vois qu'un avenir unique, alors que l'Histoire dans son ensemble prouve que seule l'incertitude règne. Mais non, selon toi il n'y a que le futur obligatoire de l'Union Politique dont personne ne veut. Et personne ne salue le drapeau, personne ne verserait son sang pour lui, et personne ne l'a jamais fait. Personne ne se signe quand il est hissé, et c'est pas mettre un sample de la 9ème de Beethoven qui donnera du caractère à ce qui a visiblement été institué par des gens sans imagination. Si on a vraiment l'ambition d'amorcer la création d'un Etat, on se donne les moyens de frapper les esprits, au moins dans le registre symbolique. Visiblement, y'en a qu'ont raté le coche. Non, j'ai réfléchis sur le creux de ce genre de conceptualisation: c'est du bien mignon, bien-pensant, bien consensuel quand tout va bien, mais quand il faut faire des choix réels face à une situation économique ou internationale tendue (je n'ose même pas imaginer en cas de guerre ou de crise immédiate et massive), généralement, la réalité reveint et les mathématiques reprennent le dessus. 200% ça n'existe pas, et c'est de l'argumentation facile de politicien hypocrite qui peut balancer touttes les conneries qu'il veut pour éviter de se confronter à de vraies questions. Exemple (authentique)? - M. Copé, vous ne pensez pas que votre fonction de député et chef du groupe parlementaite majoritaire est incompatible avec votre mandat de maire, mais aussi avec votre emploi dans un grand cabinet d'avocats? - En aucun cas: je me donnerais à 200% pour chacune de ces fonctions, que mes adminsitrés en soient assurés. Voilà pourquoi je ne discuterais plus de ces débilités absolues de "200%" qui sont dans le registre d'emploi général de l'hypocrisie politique et du déni de réalité. Ce n'est pas de l'argument, c'est de l'hypocrisie nauséabonde, et un moyen d'éviter de se confronter à de vraies questions et à leurs implications concrètes. Pardon? Quand tu avances un acquis européen, c'est une question? Il fallait que j'y répondes? Oups! Désolé. Il ne t'es pas venu à l'esprit, même 2 minutes, que si tu parles du fait de passer les frontières intérieures sans passeport et que c'était inimaginable il y a 60 piges, je peux être d'accord (c'est un constat, pas un argument)? "Qui ne dit mot consent": jamais entendu parler? C'est juste une base de la conversation: si on ne conteste pas un fait, c'est que par défaut on l'approuve. Mais tu n'as répondu à aucune des questions que j'ai posées, absolument aucune, ou alors il faut me ressortir l'endroit où tu l'as fait, aprce que visiblement, il s'est égaré dans les limbes. Un indice: décréter "oui il y a des différences, mais tout sera résolu", ce n'est pas une réponse à ces questions, ni une argumentation. C'est du registre du babillement d'un enfant de 3 ans. Et qui prétends connaître la direction qui sera prise? Qui prétends qu'elle ne peut pas se casser la gueule? Qui prétends qu'elle ne peut pas reculer? J'en ai vraiment ras le cul de ces images à 2 balles et des pseudo-futurologues prétendant que l'Histoire n'a qu'un sens. Et entre les années 20 et le début des années 30, les pays européens et quelques autres ne passaient pas 6 mois sans signer un nouveau traité de paix/sur la paix/pour la paix. On a appelé cette période la pactomanie, et ça n'a rien empêché, surtout ps le pacte Briand Kellog "pour rendre la guerre illégale et impossible". Ne me parle pas de "preuve": il n'y a que des Etats. Et qu'on ne me fase pas le coup des "pays amis", les pays n'ont pas d'amis. Et le cordonnier est souvent le plus mal chaussé.... Mais peux-tu me dire à quel endroit j'aurais dit une chose pareille? Je suis curieux. Non, mais toi tu penses que parce qu'ils porteront des vêtements différents et auront des habitudes alimentaires différentes, ils seront la preuve que tout le monde peut s'unir. Mais la polygamie, le rôle des cadis comme juges de paix, juges civils et arbitres des litiges familiaux disparaîtra progressivement, la place de la femme et sa perception va changer radicalement, la structuration de la société de Mayotte en hiérarchies traditionnelles issues d'une société d'ordre va être bouleversée, la prééminence du clergé et de la religion sera explosée, non seulement dans la parole publique, mais surtout dans la façon d'organiser la parole publique.... Bref, des trucs un peu plus fondamentaux que la couleur de la bouffe vont connaître une révolution, mais selon toi, il n'y a rien d'imposé, aucun mode de vie aligné sur un autre, aucun modèle prédominant qui s'impose à un autre. Mais oui, suis-je con! Ils vont garder leurs plats locaux, continuer à parler de la pluie et du beau temps dans des dialectes locaux, écouter une zique particulière.... C'est vrai, c'est la fusion harmonieuse et égalitaire de 2 modèles de sociétés. Et la France va donc vachement changer en adoptant des coutumes mayottaises, voire changer des pans de sa constitution pour ce faire? Et quand tu m'auras sorti au moins un fait ETAYE et des sources, ça sera un début d'opinion. Là, c'est juste de la déclaration, donc ça vaut rien. Le problème, c'est que tu ne trouveras pas de livre d'histoire sérieux donnant une grosse importance à quelques lobbies industriels du nord voulant acquérir des marchés à bon compte, dans la décision politique de déclencher une guerre civile. Faut arrêter avec les théories du complot. Il ne t'a pas échappé que la Russie a subi une cure massive d'amaigrissement il y a une petite vingtaine d'année (moins 1/3 de sa superficie, population divisée par presque 2): faut croire que les peuples n'étaient pas d'accord. Sans compter que la Tchétchénie, récemment, mais aussi d'autres, ont pas l'air nécessairement joasses non plus (et je ne parle pas de les comparer à nos 5 à 10% de Corses nationalistes). Mais surtout, merci de ne pas décréter que la seule autre alternative à votre opinion eurobéate, ce sont "des nations isolées repliées sur elles-mêmes": manque d'imagination, refus de la remise en question ou talibanisme partisan? -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Honnêtement, renseignes-toi sur la question de la place de l'Eglise orthodoxe en Grèce, parce que là, tu parles sans savoir. Supply side et moi avons essayé de te le montrer, mais apparamment tu ne veux pas comprendre ce que c'est que d'avoir une perception de soi, du monde, des institutions et de l'avenir différente. C'est un sujet immense et terriblement complexe, et si tu t'en affranchis, tu ne comprendras pas pourquoi il y a si peu de volonté d'une union politique (j'ai mentionné le chiffre tout à l'heure), et surtout, de façon bien plus importante, pourquoi il y a des conceptions différentes et parois franchement incompatibles de la vie publique et de l'organisation de l'Etat. Ce ne sont pas de simples différences d'opinion, mais bien des conceptions profondes d'organisation fondamentale qui sont opposées. Si la démocratie, c'est un compromis définissant le cadre dans lequel un corps social accepte de s'engueuler, alors précisément, les différences culturelles profondes des peuples européens impliquent qu'on ne sera pas d'accord sur ce cadre, pas sur la nature des engueulades qui s'y dérouleront. Méconnaître cette réalité, c'est juste se condamner à ne pas comprendre pourquoi l'expérience européenne risque d'avorter, et pourquoi la façon actuelle de procéder à son développement risque d'être de plus en plus contre-productive. En devenant une idéologie, l'UE crée nécessairement une idéologie opposée qui coalisera momentanément tous ceux qui refusent l'UE pour des motifs propres. L'effet boomerang est une loi absolue de l'Histoire. 1°/ C'est pas français 2°/ je pense tout ce que j'écris, j'y ai réfléchi depuis longtemps et j'ai vraiment étudié le sujet, ce qui veut dire que je me suis remis en question. J'ai donc une opinion vraiment étayée sur ce que j'évoque: c'est pas juste l'humeur du moment. Et cette opinion n'est pas basée sur quelques généralités. Si je n'avais pas étudié un sujet dont je parle de façon un tant soit peut approfondie, je n'en parlerais pas et je ne me permettrais pas d'avoir une opinion dessus. Ca c'est du blabla déclaratif. C'est quand vient l'heure des choix qui coûtent qu'on voit la vérité. Et on s'aperçoit toujours que 200%, ça n'existe pas. Et pour info, je ne suis pas nationaliste et de moins en moins patriote. Encore une fois, j'ai posé une série de questions bien concrètes sur les différences fondamentales d'organisation selon les différentes conceptions culturelles des Européens, plus haut dans la discussion. Apparemment, tu as soigneusement évité le sujet. En aucun cas, je crois même que je relativise ces différences; mais je suis quelqu'un de pondéré =|. Je te remercierais de ne pas prétendre décréter ce que je pense. Affinage du sondage: en vieillissant, la part des jeunes pro-européens diminue. Les gens apprennent à être moins catégoriques en vieillissant. Il n'y a pas que des phénomènes générationnels, mais aussi des phénomènes liés à l'évolution de chacun. Et les uns tempèrent les autres. D'autant plus qu'aucune tendance n'est absolue et éternelle. Mayotte: statistiquement négligeable. La France: 64 millions d'habitants. Les faits: Mayotte a été conquise, elle n'a pas eu le choix. Il ne s'agit en aucun cas d'une "union". Mayotte a son modèle et sa culture à part. Maintenant qu'elle va devenir un département, elle s'écrase et adopte la Loi Commune de la République. Il y a un modèle qui s'impose à l'autre, pas un compromis. Ce phénomène s'appelle précisément "acculturation": c'est ce que va vivre Mayotte. Au moment du referendum, elle a choisi de garder des avantages, et c'et pas sa population qui risquait de bouleverser la loi des grands nombres de la République. Non, mais il suffit de lire des bouquins d'histoire sur le sujet (si possible un minimum de 2 ou 3, et tous contradictoires; moi je l'ai fait, pas toi? Tu veux des références?). Parce qu'à une argumentation, j'ai la faiblesse d'apprécier qu'on m'oppose une autre argumentation, fondée en raison et sur des faits. Et dans le pays de Canaan où coule le lait et le miel.... Et on aura le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière.... -
L'armée romaine tardive et l'armée byzantine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
En fait il faut éviter de trop penser en termes de "armée des guerres puniques", "armée de Marius", "armée du Haut Empire".... On se focalise, et moi le premier, sur des idées fausses d'organisation arrêtée, de modèle absolu sur une période donnée. C'est en partie vrai, et c'est aussi un repère mental nécessaire, mais ça ne doit pas empêcher de penser en dynamique: - l'armée de César et des guerres civiles (58-34 av JC) est déjà très différente de l'armée de Marius (100-90 av JC) - l'armée du Principat, ou Armée du Haut Empire est celle que refonde Auguste, en grande partie selon les évolutions constatées pendant les Guerres Civiles, mais aussi face aux missions de sécurité aux frontières et d'intervention massive dans le cadre de la Pax Augusta - c'est de la même armée du principat que se font des usages divers, pprouvant sa versatilité, mais changeant sa nature: elle sert aussi bien à combattre les Parthes (et à gagner) qu'à contrer des insurrection (grande insurrection d'Illyrie notamment) ou des invasions (grandes guerres de Dacie, des Marcomans et contre les Sarmates), de même qu'à mener la guérilla aux frontières - c'est des évolutions de cette armée pendant la période, et surtout pendant la grande crise du IIIème siècle, que se construit le modèle de l'armée du Bas Empire. En terme de période couverte, l'armée du Principat et l'armée du Bas Empire sont les deux modèles dominants de l'Histoire Romaine (avec l'armée thématique, mais juste pour l'empire byzantin). L'armée du Principat, c'est le modèle absolu des lendemains d'Actium jusqu'à la crise du IIIème siècle: presque 3 siècles, c'est pas une armée de transition. L'armée duale à laquelle j'ai consacré les 5 dernières pages =(, c'est un modèle qui va des années 280 aux années 630-640. A côté de ça, l'armée de Marius, c'est à peine 40 piges. Si on compte large et quon considère l'armée de César comme restant dans le moule de Marius, ça prolonge le modèle de 20 à 30 piges. Pas très impressionnant. Ca y est! C'est avoué! Je peux le prouver, espèce de Treize à table =(! Tu n'as pas lu mes longues pages non plus! Et même pas le 1er: le sujet concerne l'armée romaine tardive de Dioclétien jusqu'à la crise de 406-408 pour l'occident, et jusqu'au VIIème siècle pour l'orient. Honnêtement, le but est de parler du modèle d'armée et de ses réussites, échecs, forces et faiblesses; mais tant qu'il s'agit d'une armée organisée dans le cadre d'un Etat. Tout ce qui concerne l'empire d'occident après 410 n'est pas franchement à prendre en considération: il s'agit d'un vaste bordel où l'Etat organisé n'est plus vraiment de mise, et donc où l'armée de l'occident ne peut plus être considérée dans le cadre du sujet. C'est plus l'outil rôdé d'avant 410. Donc les Champs Catalauniques, c'est pas vraiment dans le sujet, parce qu'on peut pas dire que le comitatus que j'y ai évoqué avait encore quoi que ce soit d'une force régulière, permanente, encadrée, rôdée et soutenue, dans le cadre d'un Etat stable. Cette bataille, c'est en 451: il n'y a de fait déjà plus d'Empire d'Occident, alors ne l'utilise pas comme exemple. La seule armée romaine qui vaille à cette époque est en orient, pas à Châlons. N'exagérons rien: j'ai montré plus haut l'organisation militaire opérationnelle, sur le territoire, de l'empire d'orient. On ne peut pas parler de saupoudrage. Je rappelle rapidement (voir mes posts plus haut): - le groupe des scholes palatinae autour de Constantinople (3-4000h) - 2 comitatus palatins avec chacun leur EM (comitatus praesantales) à moins de 7 jours de Constantinople et à disposition directe de l'empereur comme réserve opérationnelle stratégique: 2x20 000h, avec une proportion de cavalerie supérieure (sans doute entre 25 et 30%, soient 2 corps de cavalerie de 6000h environs) - 4 comitatus régionaux assignés aux grands théâtres d'opération comme corps de bataille, avec 4 grands EM opérationnels (4x20 à 25 000h grosso merdo) - 2 comitatus régionaux réduits pour des fronts intermédiaires (commandés par des comes, et non des magister militum): 5-6000h - 13 à 15 commandements d'armée de Limitanei (150 000h), dont 40% sont tenus en plus grosse garnisons, en arrière, comme pseudocomitatenses. La proportion de cavalerie est la même (1/4, soient autour de 35 000h) Le dispositif est organisé, comme je l'ai déjà dit, dans un schéma de défense en profondeur tournant autour du couple entre le niveau régional comme cadre d'organisation, avec la réserve palatine et scholaire comme force d'intervention ultime en cas de besoin. Mais un comitatus régional, c'est en moyenne une force pure et dure d'intervention de 20 à 25 000h, avec 1/4 de cavalerie. 10 à 15% de ces unités sont des palatins (j'en ai parlé). Cette force est faite pour la concentration rapide: c'est tout le point de cette organisation défensive. Ils sont en garnison loin en arrière (derrière le 2ème niveau du glacis défensif, soit autour de grandes villes et noeuds de communication, à partir de 200 ou 300km du front), précisément pour pouvoir se porter contre une invasion dans un délai satisfaisant, d'où qu'elle vienne. A cet effectif s'ajoutent, si besoin est: - une réserve moyenne de 20 à 30 000h des pseudocomitatenses (40% des effectifs d'une préfecture), avec un temps supplémentaire de mobilisation si on les veut tous en un seul point du front - l'appui des limitanei restant pour le renseignement et la guérilla en avant - l'appui du pouvoir central avec l'envoi de forces palatines et/ou scholaires Ben justement, je trouve pas. Et j'ai scruté la période de près ces temps-ci. A part Andrinople et quelques défaites classiques de l'orient dans l'éternel affrontement contre les Perses (au VIème siècle; et ces défaites sont contrebalancées par des victoires aussi éclatantes), j'en vois pas vraiment avant le VIIème siècle. Et Andrinople, je crois avoir montré avec raison qu'il s'agit d'une pure connerie de commandement qui n'a rien à voir avec l'armée elle-même. On oublie aussi facilement que les armées républicaines ont pris des branlées monumentales assez souvent. -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Sauf qu'on peut s'estimer lésé par le fait que des compagnies de production surivestissent dans le marketing à outrance des stars confirmées au lieu de dénicher beaucoup de talents et d'investir pour leur donner leur chance. Au lieu de ça, elles concentrent les efforts sur un très faible nombre de personnes, toujours les mêmes qui, quelle que soit la qualité de leurs produits, sont matraqués sur les ondes et occuppent tout l'espace visuel. Et ces mêmes boîtes dégagent même toute une partie de leur catalogue pour renforcer leur investissement sur les plus gros clients: le fait est que la diversité disparaît, en qualité et en quantité. De moins en moins d'artistes, et les plus gros et confirmés (plus une variété de clones produits sur commande par les producteurs pour "surfer sur la vague, ce qui vampirise encore plus de ressources) monopolisant une part sans cesse croissante d'espace auditif et visuel. Autant pour la variété. Et je ne parle même pas de la micro-économie du disque (quand on connaît le coût réel d'un CD, tous investissements compris, on serait presque pour le piratage: bossant dans ce secteur, je connais les coûts réels). Qui a décrété que les plus gros avaient le droit de monopoliser une telle part des ressources? Ca c'était juste pour reprendre ton exemple. Quoiqu'on en dise, le choix libre des individus, dans tous les domaines (politique, consommation....) est biaisé par ples phénomènes de concentration et le domaine marketing/pub/com qui n'avantage que les plus gros. Avec le temps, c'est de plus en plus vrai. N'importe quel vrai libéral vous le dira: la pub, le marketing et la communication faussent le libre jeu du marché en faussant l'accès à l'information, jouant la désinformation ouverte, et utilisant surtout des facteurs non rationnels de choix en réduisant au maximum les facteurs de conviction (rationnels) au profit des facteurs de séduction (irrationnels, donc non maîtrisables). La République n'est pas un régime: elle ne peut être comparée ou opposée à la démocratie parce qu'il ne s'agit pas du même registre. La démocratie n'est qu'un mode de fonctionnement, la République est un ensemble de compromis éthiques définissant les principes d'organisation sociale et les objectifs d'une société. Une République peut être autoritaire, voire dictatoriale, ou aristocratique, ploutocratique, ou bien démocratique, voire religieuse, totalitaire ou égalitariste. Le terme République n'implique pas nécessairement de droits humains ou d'élections. La démocratie, c'est juste un mode de fonctionnement, et rien de plus. Nous sommes une République qui a opté pour un fonctionnement démocratique; c'est d'ailleurs parce que ces deux choses peuvent devenir conttradictoire, et que quoi qu'il arrive, la République est ce qui compte, qu'il existe des modes de fonctionnement non démocratiques possibles dans certains cas: - le gouvernement par décret et le 49.3 - l'article 16 - l'état d'urgence Mais ça n'est fondé que sur ta seule opinion. La République est souveraine sur son territoire, et aucun droit de propriété ne peut arrêter l'intérêt général. La jouissance de sa propriété est considéré comme une chose normale et préservée par la République parce que c'est dans l'intérêt général, mais c'est tout. La seule chose légitime, c'est la société, parce que le pays procède de l'existence d'une communauté dans son entier, pas de la frange de ceux qui possèdent quelque chose. Il y a un équilibre à préserver, mais dire que la propriété est sacrée revient à dire que chaque propriétaire est souverain (et d'un genre de droit divin) chez lui, ce qui n'est pas le cas. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Faux. La République n'est pas un régime: la démocratie en est un, c'est toute la différence. Et absolument aucun principe n'astreint le "bon républicain" à l'idéologie de l'Etat minimum: ni dans la loi ni dans l'histoire, ni dans la supposée "nature de l'homme". La République en France est sociale, et inclut donc une forte dimension d'intervention pour maintenir la paix sociale et l'accomplissement de chacun. Si justement: tu confonds Républicain (au sens large come au sens français) avec républicain au sens de membre du Great Old Party (les républicains, évidemment) américain. Ca n'a rien à voir. Les Républicains américains ont comme ligne directrice absolue (du moins jusque récemment, il semblerait que d'autres prennent la priorité) la lutte contre le "big government". Mais c'est leur républicanisme, pas le nôtre, pas celui des Allemands, pas celui des Italiens, pas celui des Turcs.... Tu confonds une application particulière avec le mot en général qui n'a QUE des applications locales, pas un sens général (au sens général, républicain ne peut vouloir dire beaucoup plus que "pour la République"). Désolé, mais en France, quand on dit républicain, le sens profond renvoie plutôt au jacobinisme patriote, donc pas vraiment un modèle non interventionniste. Les représentants types de la tendance républicaine (assez transpolitique) en France? Séguin ou Dupont-Aignan à droite, Chevènement et Rocard à gauche. Et y'a pas un pays où ce soit pas le cas, pays à Etat minimum ou non. La règle juridique, c'est pas l'Etat contrairement à ce que tu impliques là. C'est le problème avec les pays anglo-saxons: leur putain de Common Law crée 50 fois plus de paperasse juridique qu'en France. Ce que l'Etat ne crée pas, chez eux la jurisprudence le fait. Et à l'arrivée, ils ont autant de paperasse, sinon plus, et 4 fois plus d'avocats dont on a besoin même pour péter. Tiens, une estimation chiffrée amusante issue de sondages croisés dans l'UE: 5% des Européens "rêvent d'une fédération européenne", 5% "rêvent de voir l'UE disparaître". On est dans le registre de l'exception statistique dans les 2 cas: quand on pense que dans les cas de failed states où interviennent des Etats extérieurs, type Afghanistan, on a 15 à 20% de la population radicalement pour l'intervention extérieure et 15 à 20% radicalement contre, on constate que le registre des 5% ne vaut même pas mention de pertinence. -
L'armée romaine tardive et l'armée byzantine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Tu pourrais presque devenir vexant.... Tu as noté le titre de ce topic? Y'a tout ce que tu veux savoir sur les pages précédentes :'(. Snnnifff.... Ecrit de mes petites mains à la lumière de la bougie :'(. Ca m'a fait marrer de constater que l'Empire Romain était plus peuplé que la Chine: le Haut Empire, avec 60 à 65 millions d'habitants, est plus peuplé que la Chine des Hans (sans doute autour de 50 millions d'habitants), et le Bas Empire, avec quelque chose comme 50 à 55 millions d'habitants (en forte majorité en Orient), est plus peuplé que la Chine des Jins (fortement dépeuplée par la reféodalisation, les guerres civiles, l'épisode des 16 royaumes, la diminution du commerce et de l'activité.... Sans doute autour de 40 millions d'habitants). J'ai regardé rapidement la fiche wiki qui dresse le comparatif des 2: c'est vrai que le parallélisme des situations, des évolutions, des menaces à affronter, des niveaux techniques et de développement, voire de certains traits culturels.... Est particulièrement frappant, et assez amusant. Sinon, mes pronostics? Tu en as à toi? -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
J'ai pas inventé le droit public: et cette définition de la propriété est la seule qui existe en occident, le droit public puisant son origine avant les Lumières, pendant les Lumières et après les Lumières. Y'a pas tout d'un coup Montesquieu, Rousseau ou Diderot qu'a décrété: ceci est la vérité fondamentale, et tout le monde suit. Je ne fais que répéter un fait bête et méchant qui n'est pas nécessairement mon opinion, et que tout juriste ne peut que constater pendant ses études. Incidemment, je fais mon kéké, mais je l'ai appris il y a quelques semaines, précisément quand une bande de potes avocats (d'affaire et de droite "prononcée") s'est étranglés en entendant Parisot dire texto que le droit de la propriété était absolu et sacré. Je vous raconte pas la soirée à base de bière et d'histoire du droit public en occident :P. Ca, ce n'est déjà plus une appréciation de faits, mais une vision idéologique (au sens général, je ne le dis pas de façon péjorative): ce n'est ni fondé sur le droit, ni prégnant dans l'organisation des sociétés. C'est une opinion fondée sur une interprétation et une vision personnelle: elle est parfaitement légitime, mais ce n'est pas le fondement du droit tel qu'il est. Le fait que l'Etat soit astreint aux seules fonctions régaliennes, c'est de l'idéologie, c'est pas une espèce de principe sacré décrété un jour depuis on ne sait où. Non, ils sont une interpétation culturelle reposant sur des a prioris: ils sont au choix incomplets ou trop nombreux, "trop écrits" ou pas assez, trop vagues ou trop envahissants, et tout le monde ne les interprète pas de la même façon. Mais ils ne sont en aucun cas un quelconque aboutissement logique de l'analyse naturelle de l'homme: ils sont le reflet de choix et une construction parfaitement artificielle (comme toute organisation humaine). Ben, dès lors que la question de savoirs si les esclaves étaient des humains, ça avait sa cohérence :lol:. Mais les droits de l'homme sont aussi ceux du citoyen; ils y sont conditionnels. Et le citoyen, c'est celui qui a des devoirs, et avant tout envers la collectivité, qu'il place naturellement au-dessus de lui; c'est-à-dire que le principe d'honnêteté (au sens de "l'honnête homme", pondéré, ayant conduit des réflexions contradictoires et n'ayant d'a priori idéologique sur rien.... Une vraie rareté celui-là) et l'éthique de responsabilité le contraignent à placer son intérêt personnel au-dessous de l'intérêt collectif. Au besoin, le vrai honnête homme pourrait voter contre son intérêt personnel tout au long de sa vie pour le bien de la collectivité. Idéalement, ce serait de lui-même, et non sous la contrainte publique. Pourquoi crois-tu que trois des archétypes humanistes et libéraux soient Socrate, Cincinnatus et Prométhée? Et Jésus en plus pour l'humanisme chrétien non laïc? C'est quoi le point commun de ces gars-là? Avoir sacrifié leur bien-être, leur confort, voire leur vie au bien de la collectivité. le cas de Socrate est peut-être le plus exemplaire: accepter de rester pour que la justice puisse suivre son cours, refuser un discours de juriste pour ne pas pervertir le procès en jouant la technique et les sentiments comme un sophiste, refuser de payer pour annuler la sentence, accepter d'être exécuté sous une accusation abusive pour rester un civilisé et non un fuyard. L'éthique de responsabilité, c'est le fondement de l'humanisme, et donc du libéralisme, pour que l'homme s'affranchisse de son instinct et prouve sa différence par rapport au règne animal: il va contre son intérêt égoïste et immédiat. je dirais même plus (mon cher Dupond) que c'est à ce stade qu'il y a le point délicat du prix de la rémunération du travail et de la relativité de l'équité dans le "libre contrat" entre employeur et employé. C'est là où l'analyse (et seulement l'analyse) marxiste tape particulièrement juste. L'équité, ou même le relatif équilibre (pas à égalité, mais avec une chance raisonnable de pouvoir négocier du décent) des deux contractants n'existe pas: il y a un dominant et un dominé, et le dominé se fait imposer les conditions de l'autre de manière absolue, sauf pour une relative minorité de gens qualifiés et/ou adaptés, à un moment et à un endroit donné (leur rareté les autorise à négocier un peu ou beaucoup). Mais pour le gros des individus, la seule alternative à cette négociation, c'est crever la dalle: il n'a donc pas de choix, à moins qu'on fasse de la mort une alternative légale et acceptable de la négociation. Considérer le marché du travail colmme un ensemble de sous-marchés totalement séparés et les laisser évoluer de façon radicalement séparée fut une erreur cruelle: on arrive aux absurdités d'écarts de rémunération actuels, à des frangfes de population bossant à plein temps sans pouvoir vivre de leur travail et à la disparition de toute notion de mérite graduée selon un minimum d'échelle de valeurs: quelle activité salariée mérite des dizaines de millions par an avec bonus? Aucune. Dans une éocnomie de mérite, on doit pouvoir vivre de son salaire dans une fourchette qui va de "décemment" à "très bien". mais il est immoral, injuste et contre-productif de pouvoir devenir riche sur un salaire. On ne doit pouvoir devenir riche qui si on invente et qu'on risque. Hors, pour 2200 à 3000 milliards partis en fumée sur la seule place de New York, on estime que près de 600 milliards de bonus ont, dans le même temps, été attribués à moins de 100 000 personnes (la communauté financière stricto censu de la place de NY). Cherchez l'erreur. L'une des nouveautés de notre époque, c'est que l'irruption de populations nombreuses dans le jeu rend toute une frange de la population, y compris des gens jusqu'ici considérés comme qualifiés voire très qualifiés, vachement moins rares. Donc toute une frange de niveaux de diplômes et d'expérience sont désormais dévalués. Y'en a qui peuvent s'émerveiller de voir la fatalité (et non la loi: la loi procède des hommes -de Dieu pour certains- pas de la nature des choses) de l'offre et de la demande ainsi fonctionner comme la main de Dieu (ce qu'elle n'est certainement pas); mais les conséquences à terme pourraient être nettement moins merveilleuses, à moins qu'on trouve amusant de voir l'offre de violence confrontée à la demande de violence. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Désolé, mais apparemment tu n'a jamais lu la définition de la propriété privée en droit public occidental: les auto-baptisés "libéraux" font tout pour éviter de la mentionner quand ils la connaissent, mais la propriété privée (et je parle en tant que proprio et partie d'une famille avec un certain patrimoine) n'est définie en droit public QUE par rapport à l'intérêt général. Elle n'est en aucun cas le droit fondamental, sacré et absolu d'origine divine que personne n'a le droit de même oser regarder: c'est une tolérance, une concession de droit public considérée comme nécessaire pour la recherche de l'intérêt général. Mais dans ce cadre, elle en procède, elle n'est pas le fondement: la propriété privée est limitée, encadrée et concédée par le principe même de la loi, dans toutes les bases du droit public occidental. C'est l'un des rares points d'accord des conceptions juridiques qui soit commun à tous les Européens et même aux USA. Plus encore, ce droit n'est pas absolu: on définit plusieurs stades du droit, qui vont jusq'au stade du droit d'abus, chose que revendique Florence Parisot sans le dire directement en décrétant de nulle part que le droit de propriété est sacré et absolu. La caricature du droit d'abus, c'est (l'exemple est abusif, c'est juste pour être bien compris) le mec qui arrose son champ à l'acide sulfurique juste parce que l'envie lui a pris. Le point n'est pas que c'est interdit parce que ça peut contaminer les nappes phréatiques ou les champs environnants par ruissellement. Le point est que le droit définit qu'il n'en a pas le droit, un point c'est tout. De même, le référent de l'intérêt général comme celui de l'organisation de la société, c'est le bien-être de la société en général, passé, présent et à venir (ce qui veut dire que la charge du gouvernant et du corps qui l'élit n'est pas que le temps présent et les individus en âge de voter, mais inclue aussi les générations précédentes et les générations à venir). Placer l'intérêt des actionnaires, des entreprises, de telle ou telle catégorie, devant celui de la collectivité EN GENERAL, c'est déjà dévier de la mission première. Atténuer les inégalités de richesses et leur trop grande polarisation est l'objectif premier en matière économique, parce que la tenue et la survie du corps social (c'est lui qui est légitime, qui est l'objet et le moyen) est l'intérêt général. Et aucun principe de "droit sacré de la propriété" ne pèse quoi que ce soit face à cela. Je dis bien atténuer les inégalités et éviter les trop grosses concentrations de richesses, pas niveler toute la société: les inégalités sont créatrices et incitatrices, mais jusqu'à un certain point seulement, et si et seulement si elles ne sont pas autoreproduites. Le vrai point que les "libéraux" (qui le sont en fait rarement) n'abordent jamais, c'est que pour être pleinement libéral, il faudrait accepter un modèle unique d'éducation à standard qualitatif homogène (aucun échapatoire pour les plus favorisés), et surtout avoir des droits de succession à 100% (avec concessions uniquement pour de petites affaires privées, voire éventuellement un logement transmis avec valeur maxi plafonnée, parce qu'aucune société ne peut être une machine). Dans un tel cadre, le libéralisme totalement fluide peut marcher: les cartes sont redistribuées à chaque génération, on minimise les chances de constitution d'une aristocratie qui existe aujourd'hui de facto, et les chances de mobilité sociale sont maximisées. Mais ce cadre implique que la propriété privée (et là de tout niveau de richesse non plafonné) n'est valable que le temps d'une vie, fondée sur le mérite (tout est relatif, tant il y a bien sûr de facteurs qui empêchent un fonctionnement parfait: inégalités d'intelligence, niveau culturel du milieu de naissance, carnet de relations....), et absolument non transmissible. Là on a un compromis entre une propriété privée absolue liée à l'individu et à son mérite (mais à lui seul, pas à sa famille), et une possibilité de pouvoir jouer pleinement la partie toute sa vie avec des cartes aussi équivalentes que possible. On peut même tempérer la rudesse du système et ses imperfections obligatoires avec un système public axé sur la formation permanente et l'assistance le temps de cette formation: je rappelle que pour que la mobilité des facteurs de production soit optimale, il faudrait que tout le monde vive dans un bassin d'emploi unique, ou un réseau de bassins d'emploi de même taille et même population avec panel complet d'activités: le temps et l'espace jouent, il faut donc pouvoir défalquer le coût des transferts, des formations et des transitions. C'est une façon de fluidifier le système. Mais c'est tout aussi utopique que la société collectivisée. L'Homme n'est pas ainsi fait. Donc toute pensée économique qui s'affranchit de la définition de l'homme tel qu'il est est par essence fausse, qu'elle ne se repose que sur ses bas instincts dont la somme collective fait une vertu hypothétique (théories classique et néo-calssique et leurs évolutions monétaristes aujourd'hui abusivement baptisées "libérales"), ou qu'elle veuille le changer de force pour qu'il accepte, quel que soit son talent, d'avoir la même vie que le dernier des glandus dans un cadre totalement nivelé, au nom du fait que la quantité vaut plus que la qualité/rareté (cocos et assimilés). Mais bizarrement, libéraux et cocos ne sont libéraux et cocos que jusque là où ça les arrangent: ils s'assument rarement totalement. M. Dassaut n'est libéral que jusqu'à ce qu'on ne touche pas à SES marchés publics, son évasion fiscale et la transmission intégrale de son patrimoine à ses rejetons. Bref, il veut l'aristocratie autoreproduite. M. Besancenot est dans les sphères éthérées de la perfection des slogans, et nie que le passage à son "système" ne peut qu'impliquer l'oppression la plus totale et qu'en fait..... Il n'a pas de système à l'arrivée. Et surtout, la seule chance de cohérence et de soutenabilité qu'il pourrait avoir serait que pas seulement la France, mais aussi tous ses partenaires commerciaux le suivent ("brozers, c'est la révolution mondiale, cool"). -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Une quoi :O????!!!