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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Des sommets en zones plus isolées sont plus facilement contrôlables et pourraient servir de prétexte à restaurer certains châteaux: si le G8 que je mentionnais, près d'une grande agglomération et avec un périmètre de sécurité monstrueux et un dipositif naval disproportionné (zone côtière), coûtait plus de 40 millions, ce sommet de l'OTAN a dû plus que doubler la donne. Organisons des sommet à Pierrefonds, dans l'Eure (plein de châteaux), à Belle Ile, à Vaux le Vicomte (château privé loin d'une agglomération, à louer et bien circonscrit).... C'est aussi près de grandes plates-formes aéroportuaires et des bases aériennes, plutôt classe et y'a plein de trucs à aménager. Pour note, un château "moyen" à réhabiliter représente rarement plus de quelques millions. On peut sécuriser ça, quand c'est en zone rurale, avec un millier d'agents de sécurité plus des groupes d'intervention et de spécialistes divers, mettons un grand max de 2000h pour satisfaire la paranoia des ricains. Je devrais me spécialiser en évenementiel pour Chefs d'Etat :lol:.... Y'a des trucs à creuser.
  2. Ne mets pas ça sur un pied d'égalité: les "hordes bleues" sont l'autorité légale et légitime. Ce qu'ils font n'a rien d'illégal ni d'immoral. Les "prises d'otages" que sont les manifs de cheminots choquent généralement, et à juste titre, les usagers qui sont interviewés sur les quais même où ils sont coincés en plein stress, et généralement moins à cause du principe de la grève elle-même qu'en raison de ses circonstances et des méthodes employées (blocage total, grévistes qui empêchent les cheminots non grévistes de travailler, abus de l'usage des dépôts de préavis....) qui leur laissent rarement le temps de s'organiser, ou nuisent avant tout à ceux qui ne peuvent pas le faire. Maintenant, il est vrai que ces grands meetings internationaux deviennent ridicules et hors de prix: il y avait plus de 10 000 flics côté français, et 15 000 côté allemand! Et je n'ai même pas le compte des gendarmes, et encore moins celui des effectifs des deux armées (unités AA, forces spéciales....) ou celui des autres forces de sécurité (pompiers, sécurité civile en général....). C'est complètement hallucinant et disproportionné, surtout de la part de régimes démocratiques qui aiment à critiquer le faste des rois et le syndrôme "Camp du Drap d'Or" dans les bouquins d'histoire. J'avais lu qu'un des derniers G8, il y a 3 ou 4 ans, avait coûté plus de 40 millions d'euros. J'ose à peine imaginer le coût de la semaine dernière, entre le G20 et le sommet de l'OTAN. Honnêtement, l'Etat possède plein de châteaux en rase cambrousse (ou peut en louer), pas plus éloignés des grands aéroports que les centres-villes, on ferait mieux d'y organiser les sommets, ça coûterait nettement moins cher que ces gigantesques mises en scène dans des espaces urbains: putain de merde, y'avait un peu plus de 10% des flics de France à Strasbourg! Et sans doute en fait pas loin de 15 à 18% des flics de terrain.
  3. D'une manière ou d'une autre, il va falloir raquer plus, et tant qu'à faire, on est dans un topic sur une hypothèse d'armée européenne, soit reposant sur un vivier de plus de 500 millions d'individus, sans compter que les vrais experts très rares peuvent être des contractants. Le savoir n'est plus si rare. Et pour les rémunérations, faut pas oublier, avec les défauts que ça suppose aussi bien sûr, qu'une structure d'Etat peut offrir ce qu'aucune structure privée ne peut donner: une visibilité de carrière à 10, 20 ou 30 piges; ça remet les patates au fond du sac pour qui veut envisager l'avenir sereinement. Ajoutons le fait que de multiples formes d'engagement existent que l'armée autorise pour de tels experts: formation payée pour les plus jeunes issus de milieux moins favorisés (contre un temps de service), conscription.... Et le champ d'expériences offert dépasse généralement ce que peuvent offrir des structures privées qui cherchent par essence des missions les moins variées possibles pour assurer une recette qui marche. Il y a du financement à mettre, certes, mais c'est pas si lourd si on veut bien l'envisager sérieusement. J'ajouterais qu'à cette armée eurpéenne manquent d'autres types de formations accompagnant nécessairement l'évolution des guerres modernes: - de vraies unités civilo-militaires de reconstruction, faites d'unités et services log, Génie Civil, déminage, sanitaires, médicales, sécurité et police, économiques.... Afin d'optimiser le processus de state building accompagnant les unités de combat chargées de nettoyer des zones ciblées et de les protéger dans le même temps ou d'autres unités de combat mènent des opérations de chasse pour limiter les opérations adverses contre ces zones de reconstruction. Tout pour optimiser les processus et ne pas attendre 7 putains d'années avant de commencer à faire le vrai boulot comme en Afghanistan (on vient à peine de vraiment commencer la recontruction à l'échelle qu'il faut). - des unités de guerre électronique/informatique/virtuelle/réseaux/médias/informationnelle beaucoup plus organisées en tant que telles, et avec une capacité plus globale et intégrée, prenant la mesure du fait que les ondes comme le cyberspace et l'ensemble de la sphère informationnelle sont un champ de bataille unique à gérer avec une vraie stratégie, incluant aussi tous les aspects de guerre psychologique, désinformation, communication.... Là, on en est encore au stade des efforts dispersés. Faut un gros travail analytique et théorique pour conceptualiser la chose. Des bataillons de Cyberwar? C'est une appellation partielle, mais ça sonne cool :lol:. Des Information Task Forces? Faut s'adapter à la guerre et pas perpétuer les modèles existants. Ca suppose une nouvelle nomenclature militaire répondant à l'extension des spectres de l'affrontement, des champs de bataille et des adversaires. Et là, l'échelle européenne donne une opportunité pour pouvoir faire beaucoup ET faire varié. Là, on pourrait nous aussi avoir des forces version 36 parfums sans avoir une armée d'échantillons.
  4. ben justement, Zamo, l'importance des gangs et groupements pirates, mafieux et terroristes (religieux ou non), et ce qu'il faut bien désormais appeler la vaste nébuleuse d'entités qui naviguent à cheval sur toutes ces notions, sans oublier des armées privées au comportement douteux et à l'encadrement de plus en plus faible (et il n'y a pas que des boîtes dûment enregistrées et opérant depuis des Etats de droit); l'importance, donc, de ces nouveaux acteurs implique que désormais, les seules forces spéciales n'y suffiraient pas même si on disposait du renseignement parfait, ce qui n'arrivera jamais. Trop d'endroits à, la fois, trop d'actions à mener, et surtout des effectifs adverses potentiels de plus en plus importants. Les FS sont trop petites, trop triées sur le volet, trop réservées à un niveau stratégique, pour être gaspillées. Il faut des groupes d'intervention avec les bonnes spécialités, faits de soldats aguerris et point barre: ils n'affronteront pas des surhommes, mais ils doivent pouvoir se démerder face à des entités disposant d'effectifs armés importants et de plus en plus aguerris et équipés: on est loin des amateurs aux gros flingues qui protégeaient Escobar. On a aujourd'hui des groupes de combattants des cartels mexicains, pour ne citer qu'eux, qui sont souvent des vétérans de diverses armées et cultivent leur savoir-faire avec désormais de vrais appuis techniques et matériels que leurs patrons peuvent financer facilement. Et ces mecs se mettent en uniformes de flics pour aller opérer partout, y compris aux USA.... ET s'en tirent! On est loin des 3 branquignolles qui y sont allés au culot avec des uniformes de flics pour dézinguer des concurrents dans un garage pour une certaine St Valentin! Là, ce sont des opérations de guérilla avec savoir-faire et tout le toutim. Et on va pas mobiliser une unité du RPIMA chaque fois qu'un groupe de ce type fait chier son monde, parce qu'ils sont nombreux, de tout type, et partout. Et les mecs des FS, ils ont déjà du mal à remplir toutes les missions militaires: va pas nous les faire vieillir à vitesse grand V, à moins que tu n'aies inventé la machine à dupliquer les humains ET un téléporteur. On a justement besoin d'escadrons et de bataillons aptes à gérer ça partout, à cheval entre la police et l'armée, et avec un encadrement aux spécialités vastes (expertise juridique et judiciaire, expertise financière, capacités d'investigations, linguistes, anthropologie, communication et RP, guerre de l'information, hacking et guerre électronique....) en plus des strictes compétences armées. Un vrai réservoir de 4 ou 5000h pouvant composer des formations à la carte serait un minimum. CVN, tu es très vague .
  5. Dis, les anlyses sérieuses sur l'état de l'armée russe et les prévisions à moyen terme indiqueraient plutôt que justement, les rodomontades publiques et les effets d'annonce ne sont pas vraiment suivis d'effet et surtout pas de réformes en profondeur: on fait de la gesticulation à très grand frais, mais pas vraiment plus. La Russie n'est vraiment dangereuse que de ses armes nucléaires, et pour encore un bout de temps. La Chine est inquiétante, mais on ne risque pas de se retrouver en bataille terrestre face à eux (sauf accrochage sur de petites îles): pour ce qui les concerne, c'est le développement de la marine, de l'aéronavale et de l'armée de l'air qu'il faut regarder. Parce que s'il fallait les envahir, c'est pas 3, 5 ou 6 divisions qu'il faudrait. La désintégration islamiste et les néo-mafias, c'est pas des unités lourdes qu'il faut. Et on n'aura jamais assez de divisions d'infanterie à entretenir outre mer pour s'occuper à l'année de tous les pays qui pourraient être déstabilisés par ces groupes, et garder des effectifs crédibles en réserve d'intervention. Peut-être faudrait-il inventer, mais alors vraiment inventer, un genre de formations militaires nouveau destinés à traiter spécifiquement ces menaces (je vois d'ici le genre d'appellations: "unités d'intervention médianes", "forces spéciales intermédiaires".... :lol: :lol: :lol:): un genre de mix entre un bataillon d'intervention rapide encadré par des spécialistes, mais aussi avec une forte composante gendarmerie et un groupement civil judiciaire, juridique, scientifique et d'enquête. Ces unités supposeraient aussi des accords juridiques et opératonnels très poussés entre Etats, pour favoriser la poursuite et l'intervention rapide.
  6. Ensuite, pour le Corps d'Intervention projetable, puisqu'Akhilleus le poseur de What If décrète qu'il n'y a aucune difficulté politique :lol:, on aurait, pêle-mêle: - des unités paras - des unités de montagne - des unités amphibies d'infanterie - des unités d'infanterie légère - des unités motorisées amphibies ou non Du coup, l'arme blindée est uniquement faite de DB et de rien d'autre: un PanzerKorps européen en zommeu! Ja! Pour le corps d'intervention, je tiens aussi à une orga niveau brigade unique, comme standard de définition: à partir de là, pour les blindés comme pour l'intervention, il y a des variantes géographiques, mais le format sert à déterminer un seuil de capacités et le niveau de soutien nécessaire à la brigade. Ras le cul des armées trop modulaires et de l'illusion du lego assemblable à l'envi selon les besoins. Les Marines peuvent se permettre d'être modulaires, parce qu'ils ne le sont que dans une certaine mesure: les unités de déploiement rapide sont quasiment organiques (les MEU et MEF sont faites des mêmes unités en permanence, même si elles ne sont pas en garnison ensembles et ne sont pas en formation de MEU à demeure), et les Marines sont formés à l'homogène absolu, tant dans l'entraînement que dans l'identité et les traditions, beaucoup plus que les autres armées. De plus, la modularité n'intervient qu'au sein de chacune des 3 divisions de Marines. L'orga que je souhaitais pour ce corps ne vaut plus, puisque la dichotomie n'est plus entre un corps terrestre de blindés et d'infanterie spécialisée, et un corps d'intervention amphibie et relativement polyvalent (modèle anlogue aux USA), mais entre un corps blindé pur et dur, et un corps d'intervention à base d'infanterie de tout type (motorisée, montagne, amphibie, para). A quoi ça peut ressembler? Je sais pas trop, mais là aussi je rejette d'emblée les grandes brigades façon BLBM ou les nouvelles brigades polyvalentes, et je suis moyen convaincu par les Stryker Brigades US. Et on ne peut appliquer de modèle global à des types d'infanterie aussi disparates: - l'infanterie de marine doit absolument être constituée en unités organiques, très habituées à fonctionner ensemble et avec la marine. leur dimensionnement doit être généralement plus lourd que les autres formations d'infanterie - des brigades motorisées (tryptique EBRC-like/VBCI/Caesar) ont leur pertinence, mais je me pose encore la question du modèle. le point est aussi que, comme l'infanterie de marine, il s'agit d'infanterie légère pouvant être totalement déployée à pied si besoin est. - l'infanterie de montagne a aussi une logique propre, donc une orga et un concept propre, peut-être même une orga différente des unités de base qui pourrait être calibrée sur l'emport du véhicule chenillé employé. - les paras, eux, ont un modèle pouvant plus se rapprocher de l'orga des motorisés: y sont pas chiants, eux au moins (un para ça s'adapte, bordel) Mais là aussi, en général, il faut repenser le modèle à la base et poser les bonnes questions, du genre combien d'unités de manoeuvre de base par brigade: j'en ai mis 4 par brigade blindée (2 par bataillons), combien en faut-il pour l'infanterie? Quel concept d'emploi, donc quel niveau de blindage pour les motos? Quel répartition par véhicule entre les armes de l'engin et celles des troupes portées? J'avoue que là, on s'éloigne plus de mon hypermodèle chiffré à outrance :lol:. C'est pas tant un problème de chauvinisme qu'une contrainte en soi: si tu espères que des centaines de milliers d'hommes, généralement pas issus des milieux les plus éduqués et dont une bonne partie ne fait jamais plus de 3 ou 5 ans, arriveront à un niveau satisfaisant d'anglais pour opérer organiquement au-delà d'un strict minimum de mots communs, tu te fais des illusions. Il vaut mieux d'emblée reconnaître le multilinguisme en organiser en conséquence. Ce serait déjà un maximum si les corps des officiers et sous-offs arrivaient à faire vraiment causer une moitié des effectifs dans une seule langue de travail à un niveau satisfaisant pour une bonne communication. Si l'obsession est là, vaut mieux espérer que les logiciels de traduction instantanée feront des putains de progrès dans les années à venir.
  7. Plus comme piste à prendre en compte que comme patron à suivre: il y a beaucoup de trucs contestables. mais ils sont les seuls à avoir vraiment pris en compte l'évolution des technologies et des possibilités d'organisation qui en découlent, tronçonnant des brigades de 5 à 6000h pour en faire des entités autonomes plus nombreuses, alignant une puissance de feu par tête de pioupioux bien supérieure, et une capacité de manoeuvre vachement plus impressionnante. Dommage que le modèle soit US, mon chauvinisme est le premier à en souffrir, mais là je suis plus convaincu par ce modèle que par le maintien de brigades et divisions beaucoup trop lourdes dont on renouvèle le matériel sans même réfléchir à la pertinence du tout. La logistique, en particulier, peut-être autonomisée et rationalisée de façon infiniment plus efficace, laissant par ailleurs aux commandants opérationnels le soin de la manoeuvre proprement dite, et surtout évitant les redondances trop nombreuses. Il faut dépoussiérer pas mal de trucs en tenant compte des moyens disponibles. Aux amateurs de matos, je rappellerais quand même que 1940 a prouvé que c'est pas l'armée avec les meilleurs tanks et les plus nombreux qui a gagné, mais ceux avec un concept cohérent tenant compte des nouveaux moyens disponibles (et avant tout, le plus gros avantage des Allemands sur les Alliés: la RADIO!). Je passe sur les EM atones, toujours en retard de 3 coups, compartimentant l'info à outrance, ne disposant que de renseignements parcellaires, et surdimensionnés, avec une conception jalouse de l'autorité à chaque niveau.
  8. Je suis pas sûr d'être trop convaincu par la doctrine allemande/anglo-saxonne (et pas scandinave: je rappelle que les Suédois ont une doctrine entièrement à part, de même que l'Islande, et que le Danemark n'a pas vraiment de poing blindé au-delà d'un niveau symbolique). Le punch à l'allemande tient trop peu compte de la RMA qui, en matière de combat classique de haute intensité, garde quand même une bonne mesure de pertinence. Tant qu'à faire, je suis plus convaincu par le dernier gros VCI sud-coréen (tout beau tout neuf) que par le PUMA: mieux armé d'emblée, il emporte par ailleurs 11h en cabine. Et pour le pur transport lourd de fantassins, si la projection n'est pas une donnée, le Namer est le mieux aligné, au moins comme principe, sur les besoins d'une unité blindée: même châssis que le char, même blindage, mêmes capacités de mobilité. Là, l'homogénéité est parfaite. Mais évidemment, on perd en puissance de feu. du coup, le tryptique ajoutant un pur VCI gagne en pertinence: léger et bas, moins contraint par la nécessité d'un emport de fantassins en nombre suffisant, il remplirait mieux le métier de combattant aux côtés des MBT. Du coup, ma propale irait vers une autre version du même châssis que le MBT avec une tourelle basse télé-opérée surarmée comme celle des BMP-3, voire mieux, celle des BMP-T (on fait difficilement plus agressif), ou une version adaptée (CTA40, coaxiale et missile AC longue portée), et, du coup, un moindre emport de fantassins (5 environs, dédiés avant tout à l'antichar). Si la mission est précise, il convient de ne pas s'embarrasser de concepts trop bâtards: les Ricains ont su le faire en petit avec les 2 versions du Bradley, et ce me semble bien plus pertinent dès lors qu'on a des unités spécialisées, non vouées à trop de projection. Là on a un concept de poing blindé, et c'est là que j'insiste encore sur la nécessité d'un recalibrage des unités de manoeuvre comme les Ricains ont su le faire avec les BCT, surtout les BCT lourdes: - un bataillon de reco antichar multicapteurs (la version des BCT lourdes US est très contestable trop cul entre 2 chaises: il faut une vraie unité de cavalerie antichar) avec, selon moi, 2 gros escadrons de purs cavalerie méchants et bien armés (avec le VCI sur châssis MBT) et un ou deux escadrons de reco multicapteurs. - 2 gros bataillons composites chacun articulables en deux unités de manoeuvre type (1 escadron MBT/1 escadron VCI lourds/1 Cie portée sur HAPC dans chacune de ces unités): ça donne 2 escadrons de 12 ou 13 chars par unité élémentaire, donc 4 escadrons par bataillon et 8 par brigade, pour un total de 96 ou 106 MBT par brigade, avec autant de VCI lourds (plus les 2 escadrons du bataillon reco) et autant de HAPC. Chaque bataillon a en outre 1 Cie de Génie assaut organique. - 1 bataillon d'artillerie avec comme but d'appuyer les bataillons, soit une nécessité de 2 batteries Sol-Sol à 8 pièces autonomes (en terme de reco et observation), une batterie de commandement et opérations unique, et une batterie AA en 2 sections indépendantes. - 1 bataillon logistique (avec Mat, CAT, Génie hors assaut) en 2 ensembles: un noyau lourd central pour les moyens lourds et l'orga de la base log N2, et un groupement de Cies de l'avant attribuées à chaque bataillon. - 1 bataillon de commandement avec l'EM brigade, sa Cie transmissions et une Cie Rens multicapteurs (équivalent de nos nouvelles BRB) Le tout emballé autour de 4000h. Pas de régiment dont je ne vois plus vraiment l'utilité selon ce modèle, le but étant, comme dans toute l'histoire militaire, d'autonomiser au maximum les bas niveaux, d'augmenter le ratio puissance de feu/effectif, et de maximiser le nombre d'unités de manoeuvre pour accélérer les possibilités de tempo, flaquement et encerclement, et de fait le nombre d'unités, donc d'axes d'attaque ou de défense.
  9. Ca encore, c'est de la gestion et, effectivement, y'a du boulot, mais dans toutes les armées. Voir le topic (à moi) sur une évolution à l'USMC de l'armée française (il doit être loin). Pour le reste, faut pas non plus exagérer: l'USMC n'est pas multi-spectre comme l'Army, il ne peut pas faire de la guerre blindée de haute intensité contre un vrai adversaire très sérieux (bon, il peut de facto, mais seulement parce les adversaires sérieux manquent: où est l'armée rouge quand on a besoin d'elle, bordel!) et manque de vraies spécialisations affirmées (montagne, para....), le Marine étant par nature polyvalent (mais donc expert en rien sinon les opérations amphibies). Mais c'est vrai qu'ils doivent savoir faire avec moins que l'Army (mais à l'échelle américaine: si leur matos était dans l'état du nôtre, ils se déclareraient hors de combat). Honnêtement, j'ai pris le chiffre arbitrairement avant tout pour mettre en place ma propale de modèle: la taille, on peut voir après. Sans compter que ce n'est qu'un premier objectif devant exister en parallèle avec des forces conventionnelles nationales. Effectivement, 3 DB pour toute l'Europe, c'est un peu petit même si, objectivement, pour contrer les menaces potentielles d'agression directe, c'est plusque suffisant. Mais il est vrai qu'il faudrait plus, idéalement 4 ou 5 DB, et 3 ou 4 DI. Personnellement, je serais pour un format, dans un tel cadre, à 4 DB et 3 DI professionnelles, mais aussi, obligation de faire de l'UE politique un tout, un certain nombre d'unités d'appelés, dans le cadre d'un grand service citoyen majoritairement civil, mais avec une composante militaire. De quoi équiper 1 DB et 2 DI de plus serait idoine (sans compter les appuis et soutiens); peut-être un peu plus, avec des unités plus petites en plus (brigades territoriales, ou d'appoint). Qui a dit que je le foutais en Allemagne???? J'ai pris le thème d'un parallèle plus plausible entre des forces d'intervention nationales et une armée européenne en défense, avec potentialité (limitée) à la projection dans la mesure où une armée purement eurpéenne d'emblée.... Ben même pas en rêve. Mais aussi dans la mesure ou une force européenne, même partielle, doit correspondre à une capacité de politique extérieure réelle, à savoir les deux cas de figure de l'engagement long (type Afghanistan) et/ou de l'engagement très lourd (classique). Du coup, la répartition des tâches et une restriction aux potentiels et aux marges de manoeuvre des deux ensembles est nécessaire pour éviter la vampirisation mutuelle et, ultimement, le doublon. Si on part dans le délire armée unique, c'est autre chose. Mais mes derniers posts visaient avant tout à souligner à quel point la conception d'ensemble préalable compte infiniment plus que délimiter une force à partir de catalogue de matos: les princes saoudiens ont fait ça depuis 40 piges et ça donne..... De la merde. Par exemple, pour les forces lourdes, si je suis dans la tendance avec évidemment une préférence pour l'homogénéité, donc de la chenille, je me pose des questions avant de poser le véhicule: - quelle doctrine pour l'infanterie méca: combat débarqué au plus près ou aptitude à la progression longue? Les effectifs à transporter dans les VCI ne sont pas les mêmes, les spécifications de blindage ou les armements nécessaires non plus. - faut-il des HAPC pour l'infanterie méca, et donc des formations séparées de VCI lourds pour faire le combat blindé? On aurait alors des unités blindées fonctionnant en tryptique: MBT/Infanterie/Chasseurs de chars-VCI (avec un petit effectif d'infanterie, surtout Antichar). C'est peut-être pas con, ça peut l'être, qui sait? - le Warrior n'offre pas vraiment plus de protection que le VBCI, et même plutôt moins apparemment (Chassilian n'est pas le seul à le faire remarquer), de même que le CV-90 - quitte à délirer sur les matos, autant se faire plaisir: pourquoi pas un châssis de Namer avec une tourelle de BMP dernier modèle revue par Thalès ou Sagem, avec tout plein de super canons et missiles? Ce que je veux dire, c'est que les listes de matos décrètent en soi des concepts sans même les avoir pensé. Bien sûr que j'aime le CTA 40 et tout le toutim, mais je crois que c'est passer à côté de la question. Pour ta vision des brigades projetables (dans mon modèle, elles sont nationales), auraient-elles un concept unique pour pouvoir profiter de l'effet de masse au niveau matos, ou resteraient-elles l'inévitable domaine réservé des nations fières et indépendantes décidées à garder une marge d'indépendance?
  10. Faut essayer de penser la chose globalement avant de demander du spécialisé: quelle armée européenne? Pour quoi foutre? On adapte les moyens à la mission et la capacité globale à un spectre donné de menaces: personne n'a les moyens de tout faire, et on ne peut savoir tout faire bien. C'est pourquoi je propose une répartition des tâches entre l'UE et des Etats qui veulent garder une capacité autonome, mais une répartition nette. C'est aussi pour forger des mentalités et ne pas faire truster les effectifs par un type de forces. Donc, comme j'ai essayé de le dire: - une armée européenne unifiée pour les forces lourdes d'abord et avant tout qualifiée pour une défense crédible du territoire face à un adversaire classique. Cette force, à la louche aurait 3 divisions blindées à 4 brigades new look, et 2 divisions d'infanterie à 3 brigades new look. Mettons que l'UE donnerait à 1 de ces divisions blindées et aux unités d'infanterie une capacité d'intervention extérieure permanente (soit de façon fixe, soit en alerte par roulement), pour appuyer des guerres en failed states où le blindé est effectivement encore nécessaire. Au prix d'un effort exceptionnel, 2/3 de ces forces pourraient être mobilisées pour un conflit extérieur classique contre un adversaire maousse; mais un tel déploiement demanderait des moyens supplémentaires, principalement en transport. C'est l'utlime capacité classique de dissuasion. Cette force, c'est, au global, le parapluie classique pour tous destiné à rassurer les petits Etats. Ce corps ne dépend que de l'autorité de décision européen qui peut intervenir malgré l'opposition de certains Etats ou ne pas suivre les initiatives de certains. - des forces d'intervention autonomes, à la façon de Marine Corps projetables et disponibles, aptes à taper fort et vite, mais pas faites pour durer, domaine qui doit engager l'Union Européenne, donc l'armée unifiée. Le partage des tâches est nécessaire pour que l'armée unifiée ait une légitimité et une efficacité, mais cela implique OBLIGATOIREMENT une limitation de la marge de manoeuvre autonome des Etats. Si chaque (gros) Etat se contente de maintenir une armée plus petite et vaguement complète, en parallèle de l'armée unifiée, c'est encore une fois la dispersion des moyens, des doublons sans fin, un risque d'hypercéphalie polirico-étamajoriale et, au final, une excuse pour continuer à n'être d'accord sur rien. Ca, c'est mon postulat théorique du haut sur l'organisation et les missions. Une fois qu'on a déterminé ça, il faut partir du tout en bas, à savoir les unités tactiques de base, et remonter la pyramide structurelle en tenant compte de ce qui se fait, de ce qui a foiré et de ce qui a réussi. A partir de là, on détermine, cette fois de nouveau du haut, des capacités nécessaires, un cahier des charges pertinent. Et de là, de là seulement, on choisit les matériels qui rentrent dans ce cahier des charges capacitaire. Le matos, là, c'est de l'intendance: ça compte, mais ça suit, ou ça doit suivre. Il faut aussi savoir, encore une fois, que le temps de formation des nouvelles unités, selon une nouvelle doctrine, prendra du temps: d'abord, entraîner un panel initial d'unités de base (Cies, Escadrons, batteries....) qui seront les unités cadres à partir desquelles se bâtira l'outil, en croissant comme un mur. Et il faut garder un architecte pour vérifier que le mur reste droit, selon un modèle cohérent. C'est en fonction de ça que se bâtiront des structures de commandement opérationnelles qui orchestreront le RETEX à partir duquel on commandera des gammes de matériels adaptées (au concept, à la doctrine, aux pratiques) et COHERENTES (entre elles). Là, on fait une armée, pas une liste au Père noël qui part abstraitement du principe que prendre ce qu'on préfère dans chaque domaine pris séparément donnera quelque chose de bien: c'est comme un milliardaire qui pense que prendre les meilleurs joueurs de foot pour constituer une équipe donnera la meilleure équipe. Ca a rarement donné de bons résultats.
  11. Ils ont dit oui bien avant que les revenus de transfert existent....
  12. Une unité, c'est plus concret et permanent que du matos, et une armée, ça ne se définit pas à partir du matos, mais à partir de concepts, de choix.... Bref, qu'on le veuille ou non, de théories, elles-mêmes élaborées à partir des exemples existants et d'une réflexion sur les futurs adversaires et menaces, les technologies existantes et à venir, les évolutions existantes, possibles et souhaitables des capacités humaines, les ratés d'ajourd'hui et d'hier.... Définir un bataillon de chars à partir d'un MBT existant, c'est faire un excellent outil.... Pour la Guerre Froide. Les Ricains ont su réorganiser, par exemple, leurs unités blindées en créant des bataillons blindés mixtes à 2 groupements d1 escadron de char et d'1 Cie d'infanterie méca. Et pour que ça marche, c'est la théorie et la vision d'ensemble de l'unité de base ET de la grande unité ET de l'armée en général, qui compte, parce que c'est une vision en amont. Personne s'est demandé si le CV-90 allait bien avec le Leopard II dans le cadre d'un concept opérationnel de guerre de manoeuvre ou, au contraire dans une armée tournée vers l'appui au conflit de basse intensité en environnement urbain (je donne un indice: l'engin universel n'existe pas)? Les CV-90 va avec quelle doctrine d'emploi de l'infanterie mécha? Les Allemands ont sorti le tryptique Leopard II/PUMA/PzH2000 pour aller ensemble, seulement dans le cadre d'un emploi défensif de manoeuvre proche des lignes de ravitos du territoire. Question projection, ça vaut pas un pet de lapin. Un HAPC comme le PUMA, ou mieux encore comme le Namer, vaut-il mieux si on se spécialise dans le combat blindé de haute intensité? Ou bien le PUMA? Ne doit-on pas, à l'inverse, atténuer un minimum cette course au super lourd pour pouvoir projeter de la force et la soutenir? Si on opte pour le super lourd, quels véhicules pour la chaîne log et quelle taille pour la chaîne log (lourd=gourmand)? L'appareil obtenu est-il efficace? Et ainsi de suite. Faire sa liste au Père Noël des véhicules qu'on trouve cool pour des catégories de véhicules, une doctrine et une orga dont on s'est même pas demandé dans quelle mesure elles étaient encore pertinentes, c'est faire une armée façon Saoudiens: lourde, chère, inutile, inefficace. Ou bien une armée RMA brute: trop spécialisée, désarmée dès qu'on change les paramètres du combat. Ou une armée israélienne: absolument incapable d'efficacité ailleurs que dans son environnement immédiat. Au final, je préfère, comme les marines, un vieil Abrams un peu customisé dans une unité qui marche, au sein d'une force bien pensée, dans le cadre d'une doctrine et d'une réflexion stratégique pertinente, qu'un assemblage hétéroclite du dernier cri sur le marché dans chaque domaine pris séparément.
  13. Tancrède

    Les vikings

    Ce n'est pas la prise d'assurance qui accroît les expéditions: les vikings ne débarquaient pas en terre inconnue, même au début: avant, ils commerçaient avec les régions qu'ils ont ensuite pillées. Le pillage s'est avéré plus rentable et plus satisfaisant pour les besoins des aristos qui s'y livraient: ils avaient de gros besoins de capital net pour les luttes internes et pour financer les expéditions suivantes. Au lieu de faire un bénef sur une transaction, ils ont plus tendance à prendre tout le capital en face pour qu'une expédition soit nettement bénéficiaire. Et ils ont de gros besoins pour leurs guerres: la guerre est chère et l'économie scandinave est assez peu développée hors de la subsistance et de quelques activités marginales. Elle est surtout faiblement monétarisée: et des guerriers, ça veut du numéraire, pas des lopins de terre (ils ne veulent pas être pégus). Dès lors qu'il y a plus de guerriers que juste une Garde pour chaque jarl, le besoin va croissant. Et dans ce temps de guerre civile, on veut accroître l'effectif de guerriers pour s'imposer, donc on a besoin de financement. Donc on fait des raids. mais les raids coûtent cher, donc il faut du monde pour rafler beaucoup, et ainsi de suite. C'est un pur phénomène mathématique en expansion. Et au fur et à mesure, les guerres évoluent: de moins en moins de candidats dans chaque région, puis de moins en moins de candidats dans chaque pays: les concurrents restant en lice sont maousses, avec des milliers d'hommes à leurs ordres et de grosses régions, se battant pour des royaumes entiers. Pour financer ces gars là, il faut piller des régions entières; d'ôù, comme je l'ai dit plus haut, l'exemple de Sveinn le Danois qui va piller les 3/4 de l4angleterre et la soumettre au Danegeld pour pouvoir gagner ce qui lui manque pour s'imposer à ses deux derniers concurrents.
  14. Le matos est annexe par rapport à l'orga (aussi dans le sujet), du moins si on fait une prévision si un tel projet devenait une éventualité réelle: de fait, le matos serait forcément un patchwork pendant une génération, en raison de la disparité des parcs, de l'état des production (en cours, arrêtées, à possibilités limitées) et plus encore de la nécessaire réorganisation économique d'une filière européenne d'armement, sujet éminemment politique. Pour le côté orga, dans mon idée, si je pars du principe que la création d'une force européenne se fait sur le fait d'une force nouvelle: - définition d'un concept précis et d'une attribution des missions: je pars du cas concret et semble t-il plus facilement concensuel d'une force blindée de défense (avec capacité d'intervention extérieure, d'abord et avant tout comme unités d'appuis dans des opérations de stabilisation), avec des formations d'infanterie légère diverses en plus, nécessaires à une capacité complète et crédible. - définition d'un principe politique: cette force est autonome et à disposition unique de l'autorité d'une Europe Unie, non d'une nation. De fait, un soldat de n'importe quel pays peut être envoyé dans une guerre extérieure même si son pays a voté contre l'intervention. La majorité décide, l'armée est envoyée. Si ce principe n'est pas respecté, auun intérêt d'aller plus loin: il s'agira d'une force de papier quoiqu'il arrive. Les soldats seraient alors des soldats européens, sous bannière européenne. - le concept global: on a donc un corps principalement blindé, avec un objectif relativement crédible de 3 divisions blindées à 4 brigades. S'y ajouteraient 1 division d'infanterie amphibie, 1 division de montagne, toutes deux à 3 brigades, et une division aéromobile de combat à 4 sous-formations (3 d'appui, reco et attaque lourds pour épauler les divisions, typiquement dans le combat de haute intensité, et 1 d'appui spécialisé pour épauler l'infanterie, spécialement en opérations urbaines). S'y ajouterait nécessairement, outre l'ensemble des formations d'appui et soutien, un parc d'hélicoptères de manoeuvre - restent, pour les pays voulant garder une capacité autonome, une logique de spécialisation dans des corps d'intervention rapide/ La cession de l'essentiel de la capacité blindée est la grosse concession nécessaire qui évitera les doublons, et donnera une vraie place et une vraie chance à l'armée européenne d'exister. La France, l'Angleterre, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, selon toute vraissemblance, garderaient ainsi chacune une sorte de Corps des Marines où les forces lourdes seraient plus limitées en taille et en effectifs, donnant une capacité d'intervention puissante, mais pas de guerre classique à grande échelle. D'autres pays en auraient une plus petite. Typiquement, pour la France, on referait une FAR avec quelque chose comme notre brigade para, notre brigade alpine et nors 2 brigades amphibies remaniées sur un modèle et un standard plus élevé, voire peut-être 1 ou 2 brigades en plus, surtout si on homogénéise les formats de brigades, plus une force d'hélicos de combat et de manoeuvre. La taille de cette FAR new look serait ainsi de 25-30 000h, peut-être un peu plus (maxi 35 000), en forces de mêlée. Pareil pour les Brits et les Allemands. - le processus essentiel est la répartition du vivier de recrutement: le choix est proposé aux recrues, et c'est là qu'une répartition des tâches, des métiers et des spécialités entre Force Européenne et Corps d'Intervention Nationaux permet de ne pas voir trustée l'orientation des meilleures recrues. Plus les attributions et métiers sont nettement différenciés, plus le flux sera équilibré dans les deux forces. Des objectifs de recrutement globaux par pays sont co-décidés par les Etats en fonction des besoins, avec des proportions fixes d'effectifs en fonction des populations, afin qu'aucun pays ne soit sur-représenté (en attendant une intégration plus grande d'une fédération européenne, il vaut mieux risquer des vides occasionnels dans certaines unités que voir certains pays prendre trop de place). Bref, dans ce modèle hypothétique, il faut que les nations renoncent à une part de leur capacité à faire une guerre longue, de grande ampleur et prolongée, sinon, l'idée même d'une armée européenne ne sera qu'un grand gâchis de temps, d'hommes et d'argent. A partir de là, l'organisation de la dite force, selon moi, doit suivre l'évolution technologique pour former les grandes unités de base (que sont les brigades) les plus réduites possibles, en plus grand nombre possible: mieux vaut 12 brigades blindées de 4000h ou moins que 8 brigades blindées de 6000h. La puissance de feu, la capacité et la fluidité de manoeuvre obtenues sont sans commune mesure. 3 EM de DB, 1 EM de DI, 2 EM niveau CA, 12 brigades blindées, 6 brigades d'infanterie. Le modèle des Brigade Combat Teams a ma préférence, non comme patron à copier, mais comme principe essentiel: réduire au maximum la taille des brigades, mettre en synergie tout ce qui peut l'être avec comme référent la brigade (ce qui veut dire calibrer le soutien organique à la brigade utilisée à plein effectif). Cela place la Brigade Blindée autour de 3700h (chiffre des BCT lourdes US) - 4000h (maximum). Les Brigades d'infanterie, selon ce même principe, compteraient ainsi entre 3300h (chiffre US des BCT d'infanterie) et 3500h (maximum). Au vu de l'organisation moyenne en Europe, notre quaternarisation ne survivrait pas à ce modèle (clair cas de minorité): on aurait donc des bataillons de 3 Cies de Combat (et 1 d'appui et + celle de commandement avec la reco bataillonnaire) à 3 sections (+ 1 d'appui). La bataillon de char serait, de même, aligné sur le modèle à 4x13 +1, ou à 4x12 (modèle allemand). Le bataillon d'artillerie de force blindée irait plus vraissemblablement vers le modèle à 3x8 ou 2x8 (automoteurs chenillés), avec un ratio en plus de 12 à 16 MLRS en bataillon d'appui pour appuyer 2 brigades. Le bataillon d'artillerie appuyant l'infanterie serait plus vraissemblablement en 3x6 ou 3x8 automoteurs type Caesar. Pour le côté symbolique et la répartition linguistique/organisationnelle, j'imagine que des unités d'élite seraient mises en avant, et des unités multilingues aussi; les unités multilingues, encourageant l'apprentissage d'au moins 2 langues, seraient les icônes mêmes de l'armée. Les unités d'élite se distingueraient au fil du temps. mais toutes les unités dovent être nouvelles, afin d'éviter les crispations nationales et les luttes internes pour les unités de tradition qu'on entend préserver. Là, c'est un impératif absolu. Tout au plus peut-on attribuer des filiations d'unités au niveau de la compagnie, de l'escadron ou de la batterie, dans les unités strictement monolingues. Ca permettra de faire continuer les unités de cuirassiers qui n'ont pas leur place dans les unités nationales d'intervention :lol:. Pour le reste TOUT est neuf: uniformes, procédures, logements.... Les traditions apparaîtront avec le temps, avec diverses influences nationales diffuses transmises par les premiers cadres qui, eux, ne pourront être qu'issus des armées nationales. Pour l'équipement, passés les débuts des premières unités qui feront leur apprentissage et se constitueront en usant les matos existants jusqu'à la trame, trouvant de facto leurs marques opérationnelles et déterminant leurs besoins au fur et à mesure des entraînements, des affinages, des RETEX et de l'inévitable évolution de la doctrine trop théorique à la base. Entretemps on en sera à des nouvelles générations de matos, et surtout à des nouvelles demandes. Parce qu'il est quand même con, dans un univers militaire où le conservatisme est trop présent et la réflexion à grande échelle trop peu présente, qu'une telle révolution n'entraîne pas une réévaluation globale de l'organisation du combat classique: on ne sait pas si cette effervescence n'entraînerait pas une autre approche. Ainsi, peut-être n'aurait-on pas exactement besoin de MBT de 60t mais d'un autre genre de blindés (plus lourds, ou moins, plus mobiles, ou moins....), peut-être la séparation entre MBT, HAPC et VCI ne serait-elle plus aussi nette.... Faire une liste au Père Noël des matos sans réfléchir aux catégories empêche de se demander si ces catégories de matos sont encore aussi valables en tant que telles. je ne suis pas un apôtre du léger à roues, je me demande plus largement si l'occasion unique procurée par la création d'une nouvelle armée n'appelle pas à une réflexion plus large que la perpétuation du même schéma d'organisation et des matos quio en découlent. En l'état, je ne crois pas non plus que le changement serait radical, mais il suffit de peu pour que ce soit déterminant, comme le rappelle toujours l'évolution militaire: réorganisation allemande de l'entre-deux-guerre, réorganisation française de la Révolution, changement de modèle pendant la Grande Guerre (la puissance de feu d'une division multipliée par plus de 10, alors même que ses effectifs fondent de près d'un tiers), réorganisation américaine actuelle (avec le passage aux BCT, la puissance de feu moyenne d'une brigade grimpe nettement, de même que sa mobilité, alors que son soutien est rationalisé et diminue, et que ses effectifs diminuent d'un quart; le nombre de brigades augmente nettement, accroissant ainsi, à effectifs constants, la possibilité de manoeuvre et d'intervention)....
  15. Tancrède

    Les vikings

    Yup, c'était le but des aristocrates, et surtout des jarls. D'autres peuples ont fait çà et le font encore: des campagnes gerrières pour se renforcer et s'auréoler de prestige (encore aujourd'hui, en Afrique saharienne et ailleurs). Des histoires de clans tout ça. Et que fait César dans les Gaules, sinon exactement la même chose, en plus sophistiqué? Les pays d'Europe étaient organisés depuis longtemps, mais en Angleterre, l'importance des raids et les luttes internes ont permis aux Danois et Norvégiens de s'implanter et surtout de profiter du pillage. En Europe continentale, ils ont attendu le moment des guerrs civiles et la désagrégation de l'autorité centrale carolingienne pour oser s'y aventurer. Du temps de Charlemagne et Louis Le Pieux, ils se sont tenus à l'écart: le territoire était bien quadrillé, l'host organisé aux niveaux locaux, régionaux et impérial (avec l'organisation de milices régulièrement entraînées), l'autorité incontestée et prompte à réagir. Avec les luttes entre les fils de Louis le Pieux et l'affaiblissement de ce dernier, une fenêtre s'est créée pour eux, dans laquelle ils se sont engouffrés. Et il en faut pas exagérer leur menace: la priorité pour les princes francs étaient avant tout de poutrer les autres princes francs. Il y avait lutte à mort et conquêtes au menu. Les vikings étaient des piqûres de moustiques, douloureuses pour les régions côtières, mais pas vraiment impactantes avant que ne commence l'ère des très grandes expéditions. Mais à ce moment là, l'Empire carolingien n'existait plus qu'à peine nominalement, et la marge de manoeuvre des souverains était faible, et peu d'entre eux étaient à la hauteur, comme en témoigne l'attitude de Charles le Gros à l'issue du Grand Siège de Paris, et l'ascension concomittante des Robertiens (du lignage de Robert le Fort), futurs capétiens.
  16. Ce dernier échange était à la limite du dadaïsme .
  17. Tancrède

    Les vikings

    Je teins d'ailleurs à préciser une spécificité dans l'histoire scandinave, plus précisément dans le développement civilisationnel scandinave: la comparaison avec d'autres peuples en mouvement/expansion est à relativiser par le fait que les dits Scandinaves se sont d'abord constitué en peuples sédentaires avant d'entrer dans la phase de raids et pillages agressifs. Ce n'est pas un cas de figure unique, mais il est à noter: une partie des peuples germaniques des Grandes Invasions/Migrations (Teutons, Goths, Lombards, Burgondes, Saxons) venaient du Danemark, de Scandinavie proprement dite ou des rives de la baltique, donc on pourrait dire qu'ils ont connu cette phase, mais entre le Ier siècle avant JC et le VIème après JC. Mais la partie de ces peuples qui constitue l'ère viking descend des populations qui sont originellement restées à domicile. La thèse d'une brutale croissance démographique poussant à l'expansion est aujourd'hui largement invalidée, et ce d'autant plus que les raids ont en fait des buts avant tout de politique intérieure en Scandinavie: les aventures en Islande et au Groenland (avec l'extension américaine), le colonisation de l'est de l'Angleterre et plus encore l'aventure normande sont des opportunités politiques et/ou des mouvements contraints qui sont le fait d'individus et de petits groupes. Même l'expansion varègue/Rus en Russie fut le fait d'individus saisissant des opportunités à partir des points d'appuis le long des grands fleuves, qui étaient des comptoirs à la base uniquement commerciaux sur des routes très rentables. L'essentiel de la période viking est en fait un dessein de politique intérieure, à différencier énormément de la grande majorité des peuples avec lesquels j'ai fait la comparaison, qui étaient des peuples en mouvement de migration ou carrément des peuples purement nomades. Les Francs ont eu un comportement analogue avant d'intégrer l'empire romain, surtout sous la contrainte de la poussée, venue de l'est, de peuples bien plus nombreux en mouvement. Et là on tombe sur la spécificité scandinave: les raids sont des expéditions commercialo-politiques qui doivent être financés, et donc correspondre à une volonté et à des moyens conséquents, donc réservés essentiellement à l'élite aristocratique. Pour le reste, la civilisation scandinave de l'époque viking est avant tout constituée de paysans sédentaires organisés en communautés, dont les aristocrates, au premier rang desquels les grands jarls (earls/comtes souverains) se disputent la souveraineté du plus grand nombre. La base de la civilisation scandinave a pu se constituer de manière isolée du monde romain pendant longtemps (les marais du nord de l'Allemagne furent un bon isolant), avec une démographie suffisamment faible pour pouvoir diposer de communautés isolées et pas trop concurrentes pendant un temps. Mais le commerce baltique et intra-scandinave, ainsi que l'expansion autorisée par une agriculture raisonnablement efficace, et surtout l'ambition affirmée d'élites guerrières plus conscientes de leur environnement, ont lancé la période de concurrence dont le corollaire fut l'ère des raids. Au fur et à mesure du succès de la première période de petits raids, l'échelle change: plus les jarls s'enrichissent, plus ils s'affrontent et moins il sont, par effet d'élimination et de concurrence. La richesse et le prestige se concentrent, et avec eux les besoins de financement et de prestige. Ils financent des expéditions plus larges, avec des objectifs plus grands (pour la rentabilité) et des clientèles plus nombreuses (et donc plus chères à satisfaire), faites de petits aristos et d'hommes libres dont le seul métier est la guerre: l'extension de la caste guerrière initialement limitée à la Garde des jarls est une des conséquences et une des causes de l'accroissement de la taille des expéditions. On attribue la fin de la période viking au christianisme et à son expansion en Scandinavie: c'est très exagéré, étant donné que la fin des raids correspond surtout à la fin des luttes intestines entre jarls, réglée par l'établissement de dynasties dominantes et suffisamment puissantes pour contrôler leurs territoires, ce en quoi, il est vrai, ils furent aidés, vers la toute fin de la période, par l'Eglise catholique dont l'influence avait permis une assise un pouvoir, mais aussi une résistance paysanne et populaire face aux guerres civiles encouragées par les jarls. Qui n'était pas chrétien n'avait plus de soutien populaire, et qui n'était pas chrétien était contre la stabilité procurée par une royauté unifiée et incontestée, préférence par nature des paysans. La Norvège eut plus de mal à établir un tel processus, principalement en raison de sa géographie humaine de petites communautés isolées par le relief très accidenté d'une côte norvégienne très étendue. Donc il nefaut jamais oublier que ces raids vikings sont avant tout des entreprises qui coûtent de l'argent, qui sont lourdes à affrêter pour des économies très faibles et même pas monétaires à la base, qui ont des objectifs et des explications, ainsi que des acteurs bien spécifiques. Le folklore de la religion scandinave n'est en aucun cas un facteur explicatif (il n'a pas empêché les vikings d'avoir autant de lâches et de héros que les autres peuples par exemple), et le comportement des raids sur des monastères et d'évitement des batailles contre des forces organisées n'indique pas une priorité de la religion guerrière dans les orientations stratégiques :lol:. Je laisse ces illusions aux fanas idéologiques.
  18. Kotai, y'a un sujet sur l'orgaisation des grandes unités militaires dans le sous-forum AdT. J'ai proposé une approche dans mon gros post un peu plus haut: pas de réaction?
  19. Tancrède

    Les vikings

    C'est en fait un sujet en soi, à savoir l'image que les vikings ont cherché à donner d'eux-mêmes, et plus encore les "médias" par lesquels nous sont venues les images que nous avons des vikings, comme d'ailleurs toutes les images en général de différents peuples. En effet, les Francs, par exemple, n'ont pas moins fait que les vikings en matière de raids, de terreur, de pillage ou d'expansion, y compris maritime, tout comme les Saxons, les Vandales, les Visigoths, les Burgondes, les Alamans ou les Lombards, mais aussi les Grecs et un nombre infini de peuples dont les migrations initiales puis l'installation et la constitution en Etats fixes passèrent souvent par les mêmes procédés (Turcs, Mongols, Celtes, Slaves....). Les Grecs et proto-Grecs (Mynoéns, Doriens, Mycéniens....) ont, en leur temps, eut un impact bien plus grand que les vikings: ce que ces derniers ont fait à l'Angleterre, les Grecs l'ont fait à l'Egypte (les Peuples de la Mer qui ravagèrent le Delta du Nil et foutèrent une dynastie de pharaons par terre) et au Moyen Orient, sans même compter à l'Asie Mineure ou à la Grèce Continentale dont ils ne sont pas un peuple allogène. Les Francs ont entretenu la guérilla contre le limès rhénan pendant 4 siècles, ont mené de grandes expéditions de raids et de piraterie en Angleterre et jusqu'en méditerranée, et les peuples qu formèrent la ligue des Francs sont ceux-là qui ont infligé la défaite du Teutoburgenwald aux Romains. A la même époque que les Vikings, on a aussi, à travers toute l'Europe continentale, les gigantesques raids de pillage des Hongrois, peuple cavalier asiatique (ils viennent jusque dans le lyonnais). Mais il y a aussi l'expansion de la piraterie maritime des sarrasins dans le sud de l'Europe, avec des pratiques similaires aux Vikings: raids de pillage, racket, prise de villes, piraterie, saisie et colonisation/occupation partielle ou totale de territoires comme la Corse, la Sardaigne, les îles de Lhérins, certaines franges côtières (surtout dans le sud de l'Italie), Malte et surtout la Sicile. Pour l'image des vikings, il faut avant tout savoir qui raconte les histoires qui nous sont parvenues et quelles sont les conventions d'écriture du temps. La description des peuples dit barbares obéit depuis les Romains à des conventions bien précises: le barbare, pour être mieux décrié dans ses moeurs, ses méthodes, ses objectifs, son paganisme, son mode de vie, sa culture.... Doit être encensé sur un autre plan, généralement la bravoure au combat: on remarquera qu'à travers toute l'histoire, l'étranger en général est presque toujours décrit en termes généralement rabaissants et/ou condescendants (suivant le niveau d'hostilité) sur tous les plans, sauf la bravoure et les moeurs sexuelles :lol:. Bref, le barbare se bat bien et il a une grosse bite, ce qui est en soi une vision, malgré son apparente ouverture, très négative. La bravoure n'est pas le courage, toujours plus mis en avant par les cultures plus élaborées, et la force au combat n'est pas mise sur le même plan que la science militaire et l'efficacité générale. On dit que le barbare est fort et brave pour avoir plus de mérite à le poutrer, mais aussi par convention. Ainsi, les Romains parlent des Celtes ou des Germains de cette façon. Les trucs genre "furor teutonicus", "furia francese".... Sont avant tout des slogans. Plus encore, selon l'utilité politique, de telles descriptions servent souvent à des chefs politiques ou locaux à instrumentaliser la menace (en la grossissant) pour obtenir plus d'autorité, de troupes, d'argent, de soutien, d'attention.... afin de mettre l'accent sur son action de s'opposer à la dite menace et obtenir plus de gloire, de récompense, de "points" politiques. Les commentaires sur les vikings nous viennent, à plus de 90%, d'ecclésiastiques, le plus souvent issus des régions côtières, ou de régions intérieures où leurs communautés se sont réfugiées. Et ces religieux, première cible des raids de pillage, surtout de la première période viking (IXème siècle), nous décrivent évidemment une atmosphère cataclysmique de monstres invincibles et terrifiants surgissant de la nuit et réduisant tout à néant, ce qui concourt autant de la stratégie psychologique des vikings que de la terreur de moines impressionnables, désespérés et en colère face aux destructions de villages et de monastères. Qui plus est, l'un des aspects particuliers fut aussi l'instrumentalisation par les religieux de ces raids: la destruction ou le vol de reliquaires (alors extrêmement précieux et infiniment plus importants dans la religion que quelques siècles plus tard) fut un choc sans précédent qui aida les religieux à lancer, par ces commentaires sur les vikings, une longue campagne de communication. En effet, comme souvent, l'Eglise a utilisé cela pour y aller à fond (mais alors bien à fond) sur les vikings comme punition divine pour l'impiété générale, mais aussi pour relancer l'évangélisation de l'Europe, notamment au nord et à l'est, ce qui sera plus tard le "Drang nach Osten". La disparition du paganisme, encore très présent autour de la Baltique, est toujours un objectif de l'Eglise qui d'ailleurs, dès les Xème-XIèmes siècles, a lancé de vastes campagnes d'évangélisation en Scandinavie (qui d'ailleurs emporteront les jarls qui ne s'y sont pas ralliés: l'apparition de royautés fortes et unies, avant tout au Danemark et en Suède, n'aurait, comme en France et ailleurs, pas pu avoir lieu sans le soutien de l'Eglise). Donc cette image du viking invincible est aussi fausse qu'en grande partie voulue: par les viings eux-mêmes (leur seule tactique, le raid, est en grande partie fondé sur des effets psychologiques pour maximiser l'efficacité, minimiser le risque, installer une aura autour des vikings et compenser les faibles effectifs et l'incapacité à la bataille rangée: n'oublions pas que le but est avant tout le fric), mais aussi par les pays européens eux-mêmes, tant par des conventions de vues sur l'étranger que pour des objectifs clairement politiques. L'Eglise en fut surtout le grand orchestrateur tant pour resserrer son emprise sur une chrétienté toujours pêcheresse ;) que pour encourager l'expansion. Un autre exemple de fausse perception avec les vikings est la Garde Varègue des Byzantins, qu'on présente souvent, à tort, comme l'unité top moumoute des byzantins, la super arme ultime de la mort qui tue: comme beaucoup de souverains, les basileus ont pris une garde étrangère avant tout par crainte des complots, cabales et collusions d'intérêts de gardes rapprochées faites de nationaux trop proches du pouvoir (depuis la Garde Prétorienne, c'est un classique). Leur "loyauté sans faille" est surtout due au fait qu'il s'agit de mercenaires très bien payés et tenus à l'écart des arsitos byzantins. Quand à leur force: il s'agissait généralement de bons soldats, qui recevaient qui plus est un entraînement permanent et un équipement à la romaine. Oui, c'était une excellente force d'infanterie, soudée, bien encadrée et bien commandée, mais en aucun cas l'espèce de machine invincible qu'on décrit trop facilement, surtout dans les livres anglo-saxons. La mythologie autour des vikings et la fascination avant tout raciale, aux XIXème et XXème siècles, pour tout ce qui est germanique (comme quoi tout ce qui est germanique serait naturellement "supérieur"), ont fait le reste dans les inconscients de générations d'historiens et de lecteurs. La Garde Varègue n'était pas exemptes d'indisciplines, de paniques ou de lâchetés occasionnelles, et plus encore de leur grande spécialité, à savoir l'ivrognerie sans frein (ils avaient plusieurs surnoms en la matière), qui leur valut des problèmes (villes qui leurs furent fermées par crainte de débordements violents, voire meutriers, et de pillages un peu trop fréquents). Bref, c'étaient des glandus comme les autres.
  20. Les guillemets étaient implicites :lol:. Ca se sent moins sur un forum. Mais ce topic repart en sucette: j'avais posé un what if concret sur une éventuelle séparation et l'attitude, ainsi que la marge de manoeuvre, de l'entité wallonne: - peut-elle devenir indépendante dans le cadre de l'UE et s'assumer en l'état de ses structures et situations économique, financière, politique et sociale? - si le rattachement semble l'option la plus souhaitée/réaliste, ou la moins rejetée, quelle marge de manoeuvre pour se négocier avec la France?
  21. Leur positionnement en matière de commerce extérieur est fondé pour l'essentiel sur la chimie lourde, l'automobile, les machines outils et les constructions électriques et mécaniques industrielles et grand public (électroménager). Hors l'automobile et l'électroménager, ce sont des productions avant tout liées aux commandes lourdes des secteurs industriels et des grands équipments publics ou privés, donc étroitement dépendantes de la confiance et de la visibilité à moyen terme, parce qu'en définitive liées aux industries bien plus directement qu'à la consommation proprement dite. C'est ça qui leur rapporte des excédents nets et des devises et implique leur besoin d'aider les pays en décollage, avant tout au sein même de l'Europe, afin de lisser leur visibilité financière à court et moyen terme. Et là, les pays de l'est sont de facto au point mort et au bord de la falaise. L'autre grand gisement pour l'Allemagne, ce sont les pays en décollage industriel (BRICs majoritairement). Et faut pas oublier, dans l'influence allemande au sein de l'UE: leur putain de puissance de lobbying à laquelle ils consacrent des sommes astronomiques à tel point que le gros de l'information qui parvient aux décideurs vient en premier lieu des lobbyistes et think tanks payés par l'Allemagne, au point de représenter le filtre naturel (on pourrait dre les oeillères), en concurrence avec les Brits, au travers du quel les dirigeants communautaires perçoivent les différents secteurs d'activité économique et l'analyse macro-économique de l'UE. La vision de la "suisse géante ultra atlantiste" décrite par Védrine vient en grande partie de là, aux côtés d'autres influences (think tanks économiques anglo-saxons, lobbying britannique, régionalisme....). Il est vraiment hallucinant de voir l'Allemagne comme plus "désintéressée" que les autres! Ils favorisent la tendance actuelle parce qu'elle les avantage, tout simplement! Comme nous avons pesé lourdement sur quelques secteurs, au premier rang desquels l'agriculture (mais aussi les télécoms, l'armement....). Sur les luttes di'nfluences entre lobbies dans le secteur télécom (avant tout trusté par les Français et les Allemands), j'ai des infos de première bourre du front, carrément hallucinantes, notamment liées aux récents problèmes autour de la présidence tchèque. On est dans des coteries de l'Ancien Régime, mais avec des putains de conséquences économiques: là où la Pompadour envoyait des armées au massacre pour se faire reconnaître par Marie Thérèse d'Autriche et en ayant fait nommer officiers ses courtisans et des membres de sa famille peu qualifiés pour les postes, on a des systèmes analogues dans ces intrigues de cours, mais où les victimes et profiteurs ne se voient que longtemps après, sans que des responsables puissent être identifiés, car on y impose lentement des normes, des orientations....
  22. Et les Wallon n'ont représenté qu'un petit tiers des belges combattant pour l'armée allemande (près de 30 000), à comparer avec les Français (moins de 10 000 en tout et pour tout, pour une population 8 fois supérieure: la division Charlemagne n'a jamais été plus grosse qu'un régiment renforcé). Après, il y a des points de vue: - la proportion démographique est respectée (point de vue Bruxellois) - les Flamands sont 2 fois plus fachos (point de vue wallon) - les Wallons sont 2 fois plus flemmards (point de vue flamand) - "nous, on nous a rien demandé, on a été enrôlés de force comme Volksdeutschen" (point de vue de la minorité allemande belge) - les Belges, c'est rien que des collabos (point de vue français libre et résistant) - on est minables, on devrait faire mieux (point de vue de Darnand et Laval) - c'est qui les Belges (point de vue de la majorité des populations)? Bref, les opinions et les trous du cul, c'est un peu la même chose: on a en tous, et beaucoup feraient mieux de les cacher ou de bien les mettre au net avant de les sortir ;)....
  23. J'ai pu le constater moi-même, dans ma famille: lors d'un chantier sur une maison de famille (3 mois), mon oncle, un épicurien et cusinier hors pair, amateur de cuisine au beurre et de produits estampillés 100% pégu-land (et pourtant pas gros), a du bouffer du plat préparé tout en continuant à se bouger sur le chantier. Résultat: explosion du taux de cholestérol et prise de poids rapide et visible (12-15 kgs). Et le tout en 3 mois!!! Sitôt après le chantier, retour à la cuisine au beurre (pas de l'allégé) et aux plats home made variés (et pas des petites portions), activité normale et un peu de sport régulier. Résultat, perte de 7 à 8 kgs en quelques mois, et taux de cholétérol revenu dans les normes. Désolé, Debonneguerre, mais le fait est là en général: je ne parle pas nécessairement de bouffe bio-éthique-top-moumoute-développement-durable, mais la bouffe industrielle, je sais comment elle est faite, je sais ce qu'on met dedans, et ça n'a un rapport que très lointain avec les produits agricoles, qu'ils soient bio ou issus de l'agriculture intensive. Le problème n'est pas là, il est dans les additifs et conservateurs, les modificateurs de goût de tous types, le sel et le sucre qu'on rajoute, comme la nicotine et divers agents dans la clope, pour inciter à bouffer plus, mais aussi pour remplir un plat d'un poids donné avec le moins possible de matières vraiment nourrissantes. Mais ces substances font fixer les graisses, provoque l'addiction, déforment le goût (et donc le contrôle qu'on a sur ses choix alimentaires), amènent un lot de problèmes sanitaires et physiologiques permanents dont les grandes crises type vache folle ne sont que la partie la plus visible parce que la plus caricaturale.... Et évidemment, la restauration collective est la plus concernée par ces problèmes: hôpitaux, cantines scolaires, cantines d'entreprises et, évidemment, armées. Je crains d'ailleurs bien moins les rations de combat et la tambouille préparée dans les roulantes, généralement très saines, que la bouffe sur base, généralement sous-traitée et appelée à l'être de plus en plus. Ce qui est d'ailleurs triplement con, les cantines militaires ayant longtemps compté comme l'une des meilleures écoles hôtelières qui soit. Après évidemment, la sédentarisation et la faible incitation au sport, le grignotage inhérent à l'activité de bureau.... S'ajoutent aux méfaits de la malbouffe collective, en plus des modes de vie à domicile, gravement impactés par la société médiatique de surconsommation et l'absence d'information réelle. Ajoutons aussi le stress inhérent à la vie dans les grandes agglomérations comme facteur d'obésité (trouble la digestion normale, impacte la fixation des sucres et graisses....). C'est d'ailleurs pourquoi ces chiffres-chocs cités pour l'effet d'annonce devraient s'assortir d'une ventilation pour connaître la répartition réelle de l'obésité selon les unités et types de postes. Je me souviens d'un capitaine du Train gras comme une loche (bien que dans une unité projetable), mais qui claquait ses 10 bornes tous les matins :lol:. Après, pour les vigipirateux, faut se rappeler que c'est souvent le job des réservistes ;).
  24. Faut pas partir du principe que l'obésité est une maladie de riches: elle est plus due à de la bouffe merdique qu'à trop de bouffe. La bouffe industrielle (moins chère) saturée en sucres, sels, arômes articiels, conservateurs et graisses ajoutées (pour faire du volume à peu de frais) est bien plus en cause que la surabondance. La saturation en sucre et sel, notamment, est une calamité pour la prise de poids. Ajoutez l'environnement de travail moins sportif pour les emplois de bureaux/sédentaires (EM fixes, administrations, ateliers....) multipliés par des armées très technicisées et capital intensive, et vous avez vos statistiques. A noter toutefois que l'armée de terre allemande affichait l'an dernier une proportion inquiétante d'obèses et de soldats avec des graves problèmes de surpoids: plus de 40%! Les effectifs de combat étaient touchés, tendance qui semble ne pas devoir être corrigée en raison de la réorganisation des forces terrestres en 3 corps dont un destiné à la sédentarisation totale et un à une projetabilité très partielle. Il faut aussi penser que l'obésité n'est qu'une partie du problème: pour 1 obèse, combien de mecs en surpoids important (je parle pas d'une saine petite couche de flemme, gage de réserves pour l'endurance :lol: mais des mecs avec un gros pneu et des débuts de seins, pas encore dans la catégorie obèse, mais pas loin)?
  25. Et on les équipe avec quoi les 4, 10 ou 15% d'Européens? les équipements individuels et collectifs, les gros matos et plus encore les grands systèmes reliant le tout, sont pas au même prix. Si c'est pour avoir plein de pioupious en vert avec juste leur bite, leur couteau et un FA, autant se simplifier la vie et louer la deuxième partie de l'armée chinoise (l'armée dite de l'intérieur): ce sera moins cher :lol:.
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