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Tout ce qui a été posté par Fusilier

  1. Depuis quelques années, dans certaines plages (landes par exemple) tu trouves des sauveteurs de la SNSM.
  2. Pour donner un premier élément de réflexion, on peut comparer sur la période années 1974 /2008, la gestion des Etats "régulateurs" et celle des Etats "libéraux" En gros, des Etats on choisi en tendance (c'est jamais noir et blanc) de s'endetter (France Allemagne, ) plutôt que de vivre sur l'endettement des ménages et des entreprises; alors que d'autres (l'Espagne est l'arche type, mais ils ne sont pas les seuls... ) on choisi l'endettement des ménages et des entreprises.
  3. On ne peut pas raisonner comme ça, en isolant un élément. Selon comme on modélise, le déficit prévisionnel d'Etat fonctionne, avant crise pétrolière, comme une anticipation, une création de monnaie que rend solvables les marchandises à venir (en "savant" on parle d'ante validation) Quand tout s’enchaîne, les recettes de croissance viennent valider le déficit (l'équilibrer en solde) 1974 est la dernière année d'équilibre (ric crac) budgétaire. Mais à quel prix... ~ 16 % d'inflation (digne d'une république bananière) hausse des prélèvements obligatoires (de mémoire on avait pris grave, comme disent les jeunes) C'est le début de la crise des économies centrales (du Fordisme) Cette crise, sous formes diverses, phases de stop en go, crises boursières etc, dure en fait jusqu'à nos jours. Faut un bouquin, voir plusieurs, pour tout expliciter, Mais, fondamentalement, face à la crise de la valeur, la réponse du "mode production" a été l'endettement, des ménages, des entreprises, des Etats; A grand traits, on a déplacé la source de valeur vers la finance, au détriment du "réel". Viennent s'y greffer les politiques économiques, marginalisées dans la période Keynésienne, les monétaristes (la monnaie a une valeur en soi) les libéraux (faut laisser faire le marché) Politiques qui n'ont pas, faut le préciser, en rien résolu le problème de la valeur . Quoi qu'il en soit, une dette c'est une dette, banque centrale ou banque privée.
  4. Ca y est les "loups" sortent du bois... Tout ça, je vous le dis ma bonne dame, c'est la faute des immigrés. Ils sont très très nombreux. Ils prennent les logements, aidés par une 5e colonne de politiques et logeurs, payés par l'Europe œuf corse. Ils ne vivent que des aides sociales ET ils piquent le boulot en faisant baisser les salaires; Tous ces traders (faut toujours mettre un zeste de City) étrangers à bac + 8 aux études payés par leurs pays d'origine; on voit bien que c'est un complot.
  5. Faut s'entendre sur les mots, à l'époque ce sont las grands bassins miniers, les villes industrielles qui morflent. De ces zones sinistrées, le Pays de Galles s'en tire bien, faiblement peuple, ~3 millions , ils ont bénéficié d'investissement importants, dans le raffinage - chimie , dans le réseau infrastructures , merci l'Europe... Quelque brèves du Pays de Galles , juste par ce qu'il n'y pas que les pauvres oubliés et la City... couple de retraités : "Je travaillais dans l'automobile, un secteur qui s'est développé grâce à l'Europe », explique Peregrine. « Je suis fille de fermiers, l'UE a été positive pour l'agriculture », juge Delyth." "Tim élève des moutons - 130 - et quelques dizaines de vaches. Il se dit « très inquiet » du résultat du référendum.« Environ 50 % de mes revenus agricoles viennent de subventions de l'UE », explique-t-il tout en pulvérisant un insecticide sur ses moutons. « Les règles européennes de plus en plus complexes me mettent en colère, mais j'approuve la direction prise par la politique agricole commune, plus tournée vers le développement durable et l'aide aux régions défavorisées comme la nôtre"
  6. Le fond, d'où était partie la question, c'est que c'est la politique mise en place par la dame, et poursuivie par les successeurs, de "gauche" ou de droite, qui a transformé des pans entiers du territoire britannique en une sorte de nomansland qui ressemblait et encore aujourd'hui en une zone bombardée. S'y promener dans les années 90 faisait peur...
  7. Si t'étais plus attentif (je plaisante) t'aurais noté que je faisais référence (dans le post suivant je crois) à l'intervention du FMI, intervention qui s'est produite avant l'arrivée de Thatcher. La question n'était pas de savoir de quel pays avait héritée la Margaret, la GB était au fond du trou et prenait un retard considérable depuis les années 60, ça c'est acté. Cependant, l'essentiel des mécanismes de protection sociale, de solidarité, d'emploi, avaient été préservés, avant l'arrivé des libéraux, au détriment de la compétitivité peut être, et reste en suspens la question de savoir si une autre voie, de modernisation était possible La question était partie sur les privatisations de l'ère Thatcher, elles ont eu lieu, c'est acté. Ce qui caractérise la période Thatcher, c'est la destruction systématique des mécanismes Keynésiens du Welfare State et le déploiement pratique de l'ensemble des thèses des théoriciens néo libéraux : thèses monétaristes de Milton Friedman, libéralisme de Friedrich Hayek, "choix publics" de Buchanan. On peut résumer le programme : "les "choix" du marché seront toujours meilleurs que ceux d'un Etat soumis aux pressions des électeurs" ; voila on aime ou on n'aime pas, mais le Tatcherisme c'est ça...
  8. Un peu de perspective historique : le traité de Lisbonne date de 2009, Margaret Tatchert et le libéralisme anglais de 1979, le massacre social au RU a commencé 30 ans avant... Par conséquent, la situation des prolos anglais ne doit rien aux politiques européennes; on peut même situer le point nodal , le départ du massacre, dans l'intervention du FMI (et oui, comme une vulgaire Grèce...) au milieu des années 70, quand la GB était au fond du trou; faut avoir en tête, pour illustrer l'état de l'économie, que quand un prolo de Leyland produisait 6 voitures, chez Renault c'était 15, l'Europe leur a plutôt servi de bouée (intégration de la livre dans le SME, par exemple) Reste à savoir jusqu'à quel point la présence britannique (et ses alliés) n'a pas favorisé les courants libéraux dans les autres pays; ils ont joué contre les pays régulateurs ou favorables à la régulation (pour l'essentiel le club fondateur) quoi qu'il en soit, ils ont toujours bloqué , retardé, les projets de régulation. ils auraient belle mine de s'en plaindre... "la concurrence libre et non faussée" , cette phrase, ici sortie de son contexte, veut surtout dire que l'on joue au même jeu "entre nous" , avec sans doute, faut bien l'admettre, un côte naïf, quand certains espéraient une convergence spontanée des économies.
  9. Tu plaisantes? 1er mandat réduction des dépenses publiques, diminution de l'impôt sur le revenu, suppression de l'encadrement des salaires et des prix, hausse des taux d'intérêt pour comprimer la masse monétaire. Dès octobre 1979, elle entreprend une libéralisation quasi totale des activités bancaires et financières pour redonner du tonus à la place de Londres. Sur le front social, dès 1980, elle engage une politique visant à affaiblir les Trade Union (les syndicats britanniques, forts de 14 millions d'adhérents, soit 54% de la population active): limitation du monopole syndical de l'embauche et de la possibilité d'organiser des grèves de solidarité, puis loi réprimant les grèves sauvages (1982). Le bilan de ce premier gouvernement Thatcher est catastrophique. La conjonction du ralentissement mondial, suite au deuxième choc pétrolier, et de la politique déflationnniste fait reculer la production de 10% en 1980-1981. Entre mai 1979 et mai 1983, le taux de chômage passe de 5% à 11%. Les mesures fiscales, combinées à la baisse de l'activité, aux frais d'indemnisation du chômage, aux investissements réalisés dans le secteur public avant sa privatisation, contribuent à accroître le déficit public, heureusement limité par les recettes tirées du pétrole de la mer du Nord. 2e mandat (merci les Argentins...) la guerre des Malouines vient à point nommé pour redorer son blason et lui permettre de remporter les élections de mai 1983… et d'accélérer ses réformes. De nouvelles lois restreignant le droit de grève entraînent la grande grève des mineurs, de mars 1984 à mars 1985, qui se solde par un échec et contribue à affaiblir les Trade Unions (5 millions de syndiqués en moins entre 1979 et 1990). La période est aussi marquée par un ensemble de mesures facilitant encore davantage les activités internationales de la City et par des privatisations massives: 29 entreprises représentant 800 000 salariés sont privatisées, de British Petroleum à British Telecom et British Steel. Restructurées et assainies par l'Etat, elles sont une bonne affaire pour les acquéreurs, tandis que leur vente amortit le déficit public. Simultanément, le nombre de fonctionnaires diminue et les dépenses publiques sont vigoureusement comprimées, en particulier les budgets dédiés au logement, aux transports et au service national de santé. L'assainissement des finances publiques et le retour de la croissance seront de courte durée: dès 1988, le déficit commercial et l'inflation sont à nouveau au rendez-vous. Certes, le taux de chômage est de 5,8% en 1990. Mais la structure de l'emploi s'est fortement modifiée, avec la poursuite du déclin industriel et la montée des emplois précaires dans les services. De nombreuses personnes se sont en outre retirées du marché du travail, faute de perspectives. Le recul des politiques sociales et l'allégement de la fiscalité sur les hauts revenus ont accru les inégalités sociales. Les inégalités régionales, elles aussi, se sont aggravées, les vieux bassins miniers et industriels étant particulièrement touchés.
  10. Je ne cherche pas a défendre les travaillistes et leur gestion, c'est une autre affaire. Il s'agit juste de préciser que le libéralisme au RU, et ses conséquences sociales, c'est un pur produit endogène, pas le fruit d'une quelconque orientation de l'UE. Ça serait même le contraire, ils, les Brits, leurs politiques, nous ont pourri la vie.
  11. .L'Europe a bon dos... C'est précisément contre le libéralisme londonien -anglais (libéralisme qu'il auraient voulu imposer en UE) que les Écossais se prononcent; les Ecossais partisans des politiques sociales pensent, et à raison, l'Europe comme une protection contre le libéralisme anglais... L'Europe n'y est pour rien dans les 11 années de Thatcherisme de 1979 à 1990 (c'était déjà beaucoup de la supporter...) pas plus que le social-libéralisme que a suivi. Par contre, l'Europe, y est pour beaucoup dans redémarrage de l'économie du Pays de Galles, économie massacrée par la Thatcher. Ces couillons on vote Brexit, alors qu'ils sont une des régions qui reçoivent le plus de financements européens (qu'ils n'auront pas de leur gouvernement, au nom du libre échange...) et leur prospérité actuelle en est le résultat. Electeur gallois: " avant on ne pouvait pas voter le Brexit, on était pauvres. Maintenant que ça va mieux (ça c'est pour les misérabilistes) on peut partir". Plus con, tu meurs ... Pour le reste, et contrairement à dires des tenants du "tout est la faute de Bruxelles" il existe un principe de subsidiarité et "Bruxelles" ne peut rien imposer que ne soit inscrit dans les traités, et ceux ci sont signés adoptés par les Etats...
  12. Et, à une certaine époque, l'exportation "d'hôtesses" afin d'assurer l'accueil des touristes... Je suis déjà dehors..........
  13. Thanks. Donc, d'une part un fournisseur de matières primaires et de l'autre un exportateur de produits manufacturés ; on dirait une relation "coloniale" Je vais lire ça en détail. Merci.
  14. C'est un fait que les responsables nationaux racontent n'importe quoi, au moment des élections (et pas qu'en France...) c'est encore plus facile de dire n'importe quoi, quand tu n'as aucune chance d'être en responsabilité, tout comme c'est un fait que si tu tiens un "langage de vérité" tu n'as aucune chance d'être élu. Ceci couplé avec la tendance à se défausser "c'est Bruxelles, c'est pas moi" ... C'est très instructif d'écouter les élus au Parlement Européen, ils amènent une autre tonalité (je mets de côté les "eurosceptiques" pour lesquels ce n'est qu'une chambre d'écho) C'est surtout la crise des "intermédiaires" qui pose problème; ces endroits où s'élabore (ait) la pensée collective, l'opinion de chacun. La crise de la représentation, renvoie tout un chacun à son "individualité" , son sphère "d’immédiateté" ; d'où l'émergence des "mouvements en miroir" où tout un chacun peut reconnaître son image.
  15. Tout à fait. Tout comme le fait que 50 % ça ne fait que la moitié d'un peuple Sauf à penser que les 50% qui votent le Brexit (avec un tx de participation de 64 %, soit 25 millions sur 40 ) sont le vrai peuple, et que les 12 millions de l'autre 50 % sont tous des traders cosmopolites polymorphes de la City...
  16. Je ne suis pas très au fait de la structure d'échanges Russie Turquie. Le gros, côté Turc, ça doit porter sur les fruits et légumes; en valeur totale, tourisme inclus ça doit tourner dans les 4% en valeur des exportations, les Turcs importent des céréales russes. Je crois que les exportations russes vers la Turquie on repris; il leur faut du cash , aux Russes, vu la baisse de revenus pétroliers et le déséquilibre des échanges avec l'Europe; en valeur, les exportations russes vers l'UE, on beaucoup plus diminué que les exportations UE vers la Russie.
  17. Possible que ça joue. Je n'ai pas d'idée sur le poids réel de ces sanctions; j'ai tendance à penser que ce n'est pas d'un grand poids, mais c'est pifomètrique. Je crois que le plus simple, logique, c'est de chercher la causalité dans l'évolution en Syrie. C'est du réalisme géopolitique...
  18. Ils sont en train de perdre leurs pions en Syrie, par exemple... Les mouvements (islamistes) soutenus par le gouvernement turc perdent du terrain; les mouvements du Nord (Kurdes compris) soutenus pas les occidentaux , gagnent du terrain, en constituant une bande territoriale le long de sa frontière, le gouvernement de Damas, avec l'appui de Russes, gagne du terrain . conclusion logique : renversement d'alliances pour prendre à revers les Kurdes ...
  19. C'est assez comique de voir comment on peut tordre les faits, pour les faire entrer dans son cadre discursif... Les Brits se retrouvent avec un "bâton merdeux", dont ils ne savent comment s'en débarrasser ; on transforme ça en main de poker gagnante Le Brexit se traduit par une crise politique majeure dans le RU => main de poker gagnante L'économie du royaume est attaquée, les agences de notation dégradent la note (pas rien pour la 1ere place financière du monde) menaces (réelles) de rapatriement d'activités financières vers le continent, incertitudes sur le futur statut juridique de la plateforme (les investisseurs détestent) => ils ont le temps Les Européen disent " vous avez voté , barrez vous le plus vite possible" => les Européen sont des nouilles. Les Européens : vous avez voté assumez ; les Brexit brits "on sait pas, faut voir, faut discuter" => déni de démocratie de l'Europe (notez que lors de la crise grecque c'était le même. Si l'UE disait "vous voulez sortir de l'Euro, ok voici les conséquences" => Oh! les méchants qui ne respectent pas la volonté populaire Si l'UE disait faites pas les cons, ça va vous mettre dans un merdier sans nom => Oh! les méchants qui ne respectent pas la volonté populaire)
  20. Effets du Brexit, l'Angleterre malmenée par l'Islande
  21. Je rêve peut-être, mais je pense qu'une régulation au niveau européen est possible. Dans quelle configuration, intégration poussée du club fondateur ou de l'UE des 12, ça je ne sais. Mais, c'est la seule issue vers le haut, dans le domaine de la faisabilité, ce qui ne veut pas dire simple. En termes de contenu, le "new deal" pourrait se constituer autour des concepts de flexsécurité / revenu à vie; ça peut être un point de compromis entre les facteurs contradictoires, protection sociale / flexibilité du mode de production, une façon de restructurer le lien social et de rattraper les trous de la raquette, certaines activités (re)devenant solvables. Le reste c'est de la "mécanique" ... Si non, dans le mouvement interne du capital, de l'économie, cela s'organise dans un réseau de pôles / métropoles à l'échelle internationale , polarisation qui tend à marginaliser les hinterland. Dans les pays de tradition "régionaliste" , le métropolitain peut mieux organiser, intégrer, le périphérique autour . C'est, je crois, une des difficultés du centralisme français et l'éclatement du territoire (communes, etc...) il y a vraiment urgence à constituer des territoires capables de donner du sens...
  22. Je ne justifie pas l'état du monde; j'essaye d'expliciter les mécanismes.. - la solidarité sur une base nationale, n'est qu'un épisode dans le développement du capital, pas un état naturel. . - les moulinets des fiers à bras nostalgiques, ne changeront rien à l'affaire: il n'y aura pas de retour en arrière ; Il n'est pas possible de reproduire le welfare state sur une base des petits ou moyens Etats, tout simplement l'échelle du capital les dépasse Par ailleurs, j'avoue ne pas savoir comment changer les choses, l'état du monde. Les révolutions socialistes ont été des échecs sanglants et les nationalismes n'ont rien à leur envier de ce point de vue, quand ils ne servent pas de cache sexe au libéralisme. Bref, l'Europe, dans le chaos actuel, me parait le moins pire, et ça peut s'améliorer ; tout le reste ou c'est de la fumisterie ou ça conduit les peuples au désastre.
  23. La période "fordisme" c'est effectivement un cercle vertueux sur la base des Etats. Etats qui assuraient la régulation, l'anticipation monétaire (ante validation) et la redistribution ; c'est à dire la solvabilité du marche. Avec un marché tourné vers l'intérieur et peu ouvert (70 /30 de mémoire) et pour l'essentiel avec des économies comparables. Dans ce cadre, la planification à la française jouait parfaitement son rôle. Le pb c'est que l'on a tendance à penser cette période comme un état "naturel" , alors que ce n'est qu'une phase dans le développement du capital. Alors que la base matérielle, la dynamique même du mode production, tend à faire éclater le cadre, de régulation, que avait permis cette période faste (30 glorieuses) C'est le pb, le drame, politique de la social démocratie (entendue comme expression politique de la régulation) les bases de son développement ont disparu. Alors, l'Europe. A mon sens, c'est le débat qui traverse la construction européenne : peut-on construire une régulation (à l'image des 30 glorieuses) à l'échelle de l'Union. Alors, c'est pour le moins compliqué, divergences entre forces politiques , entre "Etat régulateurs" France -Allemagne (en gros les 6 fondateurs) contre les libéraux, les Brits. A cette difficulté , s'ajoute l'effet mondialisation , en particulier l'aspect financier, qui vient se télescoper ,et la crise même de la valeur .
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