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Géorgie
DAR a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Je pense avoir très bien lu : Zamorana parle de la Russie comme d'un "grand pays" et des états européens comme de "petits pays". Je me suis borné à rectifier : par la superficie, c'est vrai mais par la population c'est faux aujourd'hui (cela l'a été dans le passé mais ce n'est plus le cas). Si Zamo entend maintenant grand par l'histoire, là encore c'est discutable : son histoire n'est objectivement pas plus grande (longue, glorieuse ou tout ce que l'on peut mettre sous ce qualificatif) que celle des "petits" états européens. NB : pour le nombre d'alcooliques, c'était juste une petite pique pour faire réagir => ça a bien fonctionné =D -
Géorgie
DAR a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
La population russe n'est plus si importante que ça : environ 150 millions d'habitants (dont quelques millions d'alcooliques) alors que celle de l'UE doit être de 500 ou 600 millions (et je ne parle pas de la différence de PNB), les USA doivent être autour de 300 millions, la Chine et l'Inde ont largement dépassé le milliard... -
Géorgie
DAR a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est toi qui raconte n'importe quoi : on compare avec ce qui est comparable. Que vient faire l'Allemagne nazie ici ? La Géorgie n'a pas attaqué un état indépendant (quelque 35 000 habitants aux dernières nouvelles en Ossétie du Sud !) mais les rebelles d'une de ses provinces sécessionnistes. Quant à la reconnaissance de l'indépendance, il n'y aura qu'un ou deux états en Europe pour la reconnaître : la Biélorussie, sous-fifre de la Russie, et peut-être la Serbie par vengeance (mais ça reste douteux car ce dernier pays cherche à se rapprocher de l'UE). La Russie est isolée sur ce coup-là, il ne faut pas croire... -
Géorgie
DAR a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce qui est considéré disproportionné n'est pas vraiment le nombre d'hommes et de matériels engagés par Moscou mais le fait que les troupes au sol soient allés bien au-delà des limites de l'Ossétie du Sud, par exemple jusqu'au port de Poti => on voit bien là que la protection des Sud-Ossètes n'est qu'un prétexte fallacieux. Le problème avec les Russes, comme le disait l'ancienne ministre des affaires étrangères géorgiennes (d'origine française), est qu'ils ne connaissent que les purs rapports de force : ils ne sont restés chez eux que lorsqu'ils n'ont pas pu faire autrement (la décennie qui a suivi l'implosion de l'Union soviétique). Maintenant qu'ils ont de nouveau les ressources matérielles nécessaires, ils se mettent à nouveau à mener des excursions dans des pays de "l'étranger proche" (ils viennent de menacer aussi la Moldavie), à vouloir s'étendre => ils ont encore des schémas impérialistes classiques type XIXe et premier XXe siècle en tête. -
Géorgie
DAR a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Je connais tes explications mais elles ne valent pas un clou : tu répètes juste comme un perroquet la propagande russe, à croire que tu n'es pas capable de réfléchir par toi-même dès qu'on aborde ce sujet. Les Tchétchènes ne sont pas des Russes et n'ont jamais voulu l'être et eux ont subi, à plusieurs reprises, de vraies tentatives de génocides de la part du pouvoir de Moscou (au milieu du XIXe siècle, à la fin de la Seconde Guerre mondiale et il y a quelques années => pourcentage important de la population totale - minuscule par rapport à la population russe - anéanti à chaque fois) On peut très bien tenir le même raisonnement pour la Géorgie et ses provinces séparatistes : elles font partie de la Géorgie et on ne laisse pas partir un "pays" comme ça... Source sur ces égorgements massifs de ressortissants russes ? Moi je peux te balancer aussi à la figure d'innombrables exemples de saloperies sans nom commises par les Russes. Désolé, mais, que cela te plaise ou non, je ne te laisserai jamais distiller de contrevérités... -
Géorgie
DAR a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Et le peuple de Tchétchénie ? -
[Afghanistan] Archive
DAR a répondu à un(e) sujet de jeanmi dans Politique etrangère / Relations internationales
Le mini-UAV Skylark offre une capacité adaptée de reconnaissance et de surveillance – une première pour les commandants de compagnies L’Armée aura sa toute première troupe de mini-UAV en Afghanistan dès le mois d’août par Kristina Davis Le Skylark Même si le système du mini-véhicule aérien sans pilote (UAV) Skylark s’insère dans un sac à dos, c’est son potentiel opérationnel qui retient le plus l’attention. L’appareil, d’un peu moins de cinq kilos, est décrit comme un concept portatif emballé manuellement, qui offre un soutien de renseignement, de surveillance, d’acquisition d’objectif et de reconnaissance (ISTAR) au niveau des compagnies ou de formations subalternes. Construit par Elbit Systems Ltd., le système de mini-UAV a été acheté par les FC en mars. En août, la Batterie E du 2e Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, deviendra la première troupe disposant de mini-UAV en Afghanistan. Le Capitaine Nathaniel Ng, directeur adjoint de projet, lui-même un officier au sein du Corps blindé, ayant à son actif 18 ans de service dans les FC, affirme que le mini-UAV a été conçu pour être déployé avec la compagnie et pour offrir une capacité de surveillance et de soutien par-dessus les collines. Sensiblement plus petit que le véhicule aérien tactique sans pilote Sperwer, le Skylark a été conçu pour offrir une capacité de surveillance et de reconnaissance à courte distance, sur une période de deux heures. Les commandants, explique le Capt Ng, recevront des vidéos en temps réel et des transmissions de données de télémesure par le biais du poste de contrôle au sol, commandé par ordinateur portable. Les soldats qui se servent du système – en équipes de trois – doivent savoir comment assembler et utiliser les mini-UAV. Une équipe rapidement constituée avant la mission devrait pouvoir assembler l’appareil en environ cinq minutes, aux dires du Capt Ng. Le Skylark est lancé à l’aide d’un tendeur élastique. Un soldat lance le mini-UAV, un autre s’occupe du poste de contrôle au sol, tandis que le commandant du détachement fait la liaison avec le commandant de la compagnie. Le moteur à batterie entièrement rechargeable est relativement silencieux. Pour faciliter la récupération du Skylark, il effectue un superdécrochage, atterrit normalement à un point prédéterminé et un coussin gonflable est chargé de protéger la charge utile. Les atterrissages brutaux ne posent pas de problèmes, selon le Capt Ng, puisque la voilure est conçue pour s’enlever. Les soldats n’ont alors qu’à remonter le système. Le Skylark peut fonctionner dans des températures assez froides à très chaudes, et ce, dans des vents pouvant atteindre jusqu’à 30 km/h. À cause de son système de lancement à tendeur élastique, des vents de travers assez forts et même une pluie battante pourraient compromettre le lancement du mini-UAV. L’altitude de l’Afghanistan en inquiétait plus d’un, mais Elbit a récemment annoncé les résultats d’un test en haute altitude, dans lequel le Skylark fracassait un record mondial en haute altitude. Selon l’entreprise, l’appareil a été lancé du haut d’une montagne à une altitude d’environ 4,5 km et a été utilisé à une altitude de croisière dépassant 4572 m. Elbit avance aussi que jusqu’à maintenant, les forces de la coalition ont réussi 1500 vols opérationnels en Afghanistan et en Iraq. Le Skylark a été utilisé à Wainwright lors de l’exercice MAPLE GUARDIAN. Le Capt Ng souligne que les rapports des opérateurs étaient positifs. Par ailleurs, il révèle que le système offre une primeur aux commandants : « des images en temps réels, adaptées à la personne au sol ». Contrairement au Sperwer, qui s’adresse aux bataillons et aux formations supérieures, le Skylark est de petite taille et suffisamment facile à transporter pour répondre aux besoins d’une compagnie. Et, comme le mini-UAV est intégré à la compagnie, ses données sont adaptées directement au commandant. « Quelles que soient les exigences en matière de renseignement du commandant, ce dernier disposera des informations dont il a besoin pour prendre des décisions avant d’envoyer ses soldats dans la ligne de tir », explique le Capt Ng. Selon le Capt Ng, à l’avenir, dans le cadre du plan à long terme de l’Armée visant toute une gamme de véhicules aériens sans pilote, on entend remettre des mini-UAV aux Corps d’infanterie et aux Corps blindés. -
[Afghanistan] Archive
DAR a répondu à un(e) sujet de jeanmi dans Politique etrangère / Relations internationales
+ 1 Lu à ce propos une news datée du 25 mars 2008 : Ce micro-drone constitue une partie de la réponse à mon sens : à lui seul, il aurait pu faire échouer l'embuscade... -
[Afghanistan] Archive
DAR a répondu à un(e) sujet de jeanmi dans Politique etrangère / Relations internationales
Je parlais d'un mini-drone, Jojo67 : à savoir un appareil de quelques dizaines de centimètres d'envergure déplié, équipé d'une petite caméra, avec une portée de quelque chose comme 2 km par ex et une autonomie limitée. Transportable et mis en oeuvre par un seul individu. Juste un truc pour aller voir derrière la crête de la montagne que la section s'apprête à escalader ou au fond d'un canyon avant de s'y engager (exemples réels de choses faites "à l'aveuglette" par les Français en Afghanistan)... Je me souviens d'avoir vu des photos de tels mini-drones mais j'ignore si l'on en est encore au stade de prototypes ou s'il en existe déjà d'opérationnels ailleurs dans le monde. A priori, cela ne semble pourtant pas sorcier à mettre au point ni à utiliser, pas très coûteux non plus, et ça pourrait sauver des vies dans un environnement aussi accidenté et difficile que l'Afghanistan... -
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DAR a répondu à un(e) sujet de jeanmi dans Politique etrangère / Relations internationales
+ 1 Sinon, est-ce que quelqu'un peut expliquer pour quelle raison un mini-drone (transportable et utilisable par un seul individu) n'équipe pas une section d'infanterie de l'armée française pour de telles missions ? Est-ce un problème technologique encore non résolu ou bien est-ce que d'autres armées (israéliennes, américaines ou autre) en sont déjà équipées ? -
[Afghanistan] Archive
DAR a répondu à un(e) sujet de jeanmi dans Politique etrangère / Relations internationales
Des soldats touchés par des tirs de l'OTAN ? Source : AFP 20/08/2008 | Mise à jour : 13:29 | Certains des soldats français tombés dans l'embuscade dressée lundi par des talibans en Afghanistan ont été "touchés" par les frappes aériennes de l'Otan censées leur permettre de sortir de ce guet-apens, affirme aujourd'hui le quotidien Le Monde, d'après des témoins. Des soldats français blessés lors de l'attaque, interrogés mercredi matin à Kaboul par le journal, estiment en outre que le nombre de victimes s'explique par la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination. Les témoins remettent également en cause la version officielle de l'armée française selon laquelle la quasi-totalité des dix soldats tués l'ont été lors des premiers tirs ennemis, et affirment, d'après le journal, qu'ils ont trouvé la mort au cours des affrontements qui ont duré de longues heures. Réagissant à ces accusations, le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Elrick Irastorza, a estimé qu'il avait "un temps pour la compassion, et un temps pour le retour d'expérience". D'après les témoignages, les frappes aériennes de l'Otan ont raté leur cible et touché des soldats français, de même que des tirs venant de soldats afghans positionnés en aval, écrit le journal. => absence d'hélicoptères ou de drones pour la reconnaissance + lenteur de la réaction du commandement + problèmes de coordination entre les différentes forces + "tirs amis" : lacunes et erreurs à éviter de reproduire... -
Géorgie
DAR a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Le message principal qui est passé est surtout que la Russie, malgré le fait que sa population, grâce essentiellement aux pétrodollars qui coulent à flots, voit ses besoins économiques enfin satisfaits, conserve toujours de sales velléités impérialistes. L'invasion était manifestement planifiée depuis longtemps, attendant seulement une erreur des Géorgiens pour s'engouffrer dans le pays (erreur possiblement provoquée par une manoeuvre d'intoxication mais ça on ne le saura de toute façon pas de sitôt). Ce comportement agressif risque de braquer les positions de tout le monde et de relancer une certaine course aux armements. Les Européens n'ont jamais considéré la Russie post-communiste comme un paillasson mais ils n'en ont plus peur non plus, quelles que soient ses démonstrations de force... -
Mythes et arnaques chauvines; gros mythos nationalistes
DAR a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Histoire militaire
Dans le même registre, les Polonais, durant la phase la plus nationaliste en Europe (milieu du XIXe-milieu du XXe siècles) ont donné des versions déformées et très chauvines du conflit avec ces mêmes Chevaliers teutoniques. A la base, il faut par exemple savoir que c'est un prince polonais qui a fait venir ces Teutoniques... Un très bon bouquin sur le sujet : "Les Chevaliers teutoniques" de Sylvain Gouguenheim, Tallandier, 2007. -
Mythes et arnaques chauvines; gros mythos nationalistes
DAR a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Histoire militaire
Dernièrement, je me suis un peu penché sur un fameux héros national russe du XIIIe siècle, bombardé également saint de l’Église orthodoxe russe : Alexandre Nevski. De nos jours, celui-ci est présenté comme ayant « écrasé » les Suédois et les Chevaliers teutoniques, pour ne pas dire les Allemands dans leur ensemble. Or, lorsqu’on observe de plus près les faits, eh bien on s’aperçoit vite que ces deux batailles, ces prétendues oppositions titanesques de peuples, n’ont été que deux escarmouches dont l’importance et la signification ont été magnifiées et déformées au fil du temps : nous tombons bien en plein dans « Les détournements historiques à visée nationaliste »… Voyez plutôt : La bataille de la Neva (1240) « n’a qu’une maigre source contemporaine russe, et n’a laissé aucune trace du coté suédois, la Suède étant quasiment en guerre civile à l’époque. De plus, la source ne donne aucune indication sur le déroulement de la bataille, et ne mentionne qu’un nombre de victimes très faible : coté vainqueurs trois habitants de Novgorod et une vingtaine de locaux, et « deux pleins bateaux de cadavres » du coté des vaincus. Ce manque de données laisse place à de nombreuses interprétations. » Bref, selon la version des vainqueurs (la seule disponible), déjà donc probablement un peu « arrangée », les Suédois auraient eu « deux pleins bateaux de cadavres », ce qui étant donné la taille des embarcations de l’époque, doit nous faire quelques dizaines de morts du côté suédois (moins de 100 au total en tout cas), pour une vingtaine du côté russe selon les chiffres « officiels ». Voilà pour la première grande bataille… Avec des effectifs et des pertes pareils, difficile d’imaginer que ces Suédois aient voulu mener une invasion… Leur but devait manifestement se limiter à prendre et à piller la petite cité de Ladoga à l’embouchure de la Neva. Bref, une petite expédition commando, ici en l’occurrence repoussée, comme il y en a eu quantité dans toutes les contrées au cours du Moyen Age, et un peu à toutes les époques. Rien de bien remarquable en soi… Cette petite bataille n’est en fait qu’un épisode parmi d’autres des guerres suédo-novgorodiennes pour le contrôle commercial du golfe de Finlande, qui distendront progressivement le lien politique traditionnel entre les Scandinaves et les Russes (qui ne l’oublions pas doivent leur nom à une dynastie de souverains scandinaves, dont descend Alexandre « Nevski » lui-même !) : au siècle précédent, de nombreux princes et princesses de Novgorod et de Kiev avaient conclu des mariages avec des membres des familles royales de Suède, de Norvège et du Danemark. La bataille de la Neva a été rapidement montée en épingle d’abord par « Nevski » lui-même pour sa propre propagande puis par l’histoire officielle russe et soviétique. Passons à la bataille du lac Peïpous (1242). Influencé par le film épique d’Eisenstein, et pas plus documenté que ça, j’imaginais a priori une sorte d’Azincourt où des milliers de chevaliers teutoniques auraient été engloutis au fond du lac en question. Quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai appris que l’ordre teutonique ne comptait à cette époque en tout et pour tout que quelques centaines de chevaliers dispersés dans le nord-est de l’Europe, et que quelques dizaines d’entre eux seulement avaient pris part à cette fameuse « bataille de la glace ». Leurs pertes ? Apparemment pas plus … d’une vingtaine… Si on s’intéresse de plus au déroulement de la bataille, on constate une disproportion considérable dans les forces en présence : entre 500 à 1000 combattants selon les évaluations (chevaliers Porte-Glaive livoniens et chevaliers teutoniques à l’avant-garde, suivis par des miliciens estoniens à pied) d’un côté, près de 5000 de l’autre, dont des archers mongols camouflés. La milice estonienne se retirera presque sans combattre au début de la bataille si bien que l’ensemble de ces chevaliers va se battre à au moins 1 contre 6 ou 7, face à un adversaire ayant de plus l’avantage du terrain : les « moines-soldats » avancent sur le lac gelé tandis que les russo-mongols les attendent sur la berge en les arrosant de flèches. Malgré tout cela, le combat est longtemps indécis et les Porte-Glaives et Teutoniques semblent même prendre l’avantage à un moment ; ce sont finalement les archers mongols et le « général hiver » (la glace finit par céder sous le poids des lourds chevaliers) qui décideront de la victoire : Les Teutoniques ne mèneront pas d’autres incursions en direction de Novgorod mais continueront donc leur expansion dans les pays baltes. Difficile malgré ces deux petites batailles - voire simples escarmouches - gagnées de présenter Alexandre Nevski comme le sauveur de la liberté russe face aux méchants conquérants étrangers, comme le présente néanmoins toujours l’histoire « officielle » : le prince est en effet alors un vassal totalement soumis et zélé des Mongols de la Horde d’Or… Mongols qui viennent d'infliger de monumentales branlées aux Russes, des véritables cette fois : plusieurs dizaines de milliers de russo-ukrainiens tués à la bataille de la Kalka en 1223 par exemple. Entre 1237 et 1242, les Mongols ont soumis les principautés russes et ont ruiné toutes les villes russes (excepté Novgorod justement, épargnée par la fonte des neiges qui a rendu les chemins impraticables à la cavalerie mongole : la cité n’en payera pas moins l’impôt et recevra elle aussi son gouverneur mongol) : « Les princes étaient intronisés par les khans, mendiaient places et faveurs, devaient se rendre régulièrement à la Horde, faire leur cour, recevoir des ordres, bref entretenir les rapports qui existent entre suzerains et vassaux, et qui étaient ici particulièrement contraignants. C’était le prix à payer pour que les principautés russes ne fassent pas directement partie de la Horde, soient politiquement autonomes et seulement surveillées par des gouverneurs mongols, qui disparaîtront d’ailleurs à la fin du XIIIe siècle. Les princes levaient les impôts, recrutaient les hommes de guerre dont la Horde avait besoin, faisaient effectuer les travaux qu’elle désirait. Esclaves, ils se croyaient encore un peu libres, car ils pouvaient se dresser contre leurs voisins et les Mongols, non sans habileté, les encourageaient à le faire, jouant de leurs rivalités. Ce qui les intéressait pourtant le plus, c’était qu’ils en tiraient profit. Non seulement ils subsistaient, mais ils s’enrichissaient, affirmaient leur autorité sur leurs peuples et, comme le disait avec méchanceté, mais vérité, une chronique russe, « les boyards se faisaient la vie douce en la rendant difficile aux humbles ». (Jean-Paul Roux) Les princes russes resteront tributaires de leurs khans jusqu’à la fin du XVe siècle et, de fait, Alexandre Nevski a été l'un des principaux « collabos » des envahisseurs mongols... -
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La Chine première puissance économique du monde en 2050
DAR a répondu à un(e) sujet de stephanesh dans Economie et défense
La seule chose sensée dans cette étude prospective est que dans une génération le poids relatif de la Chine dans le monde sera plus important encore qu'aujourd'hui. Sauf catastrophe majeure, ceci semble inéluctable. Mais bon, pas la peine d'être un économiste du Carnegie Endowment for International Peace pour le savoir... Pour le reste, ces projections font comme si la tendance du moment allait se poursuivre sur le long terme ("si ça continue comme ça..."), négligeant tout un tas de facteurs. Or, on se sait que les choses ne continuent jamais comme ça... De fait, pratiquement toutes les prédictions de ce genre émises dans le passé ne se sont pas réalisées. Les futurologues sont le plus souvent à côté de la plaque. Les spéculations économiques pour 2100, là c'est du pipeau complet... -
Ingrid Betancourt : quelle politique étrangère à adopter ?!
DAR a répondu à un(e) sujet de Mani dans Politique etrangère / Relations internationales
Effectivement, Mani, la famille Bétancourt a du fric et des relations, et pas qu'un peu si l'on en croit cet ancien journaliste de l'AFP : C'est ça les véritables pratiques de nos politiciens : nationaliser les dettes (et les rançons) et privatiser les profits (dernier exemple : transfert de la pub du service public vers TF1, la chaîne de l'ami de Sarkozy qui a bien aider à le faire élire). Ne reste plus à Sarko, et à la nouvelle putain de la République la première dame de France, à aller passer leurs prochaines vacances, largement médiatisées par TF1, dans la grande propriété des Bétancourt en Colombie. Le tableau sera alors complet. Une énième volée de paillettes pour faire oublier les vrais problèmes de notre pays... -
Ingrid Betancourt : quelle politique étrangère à adopter ?!
DAR a répondu à un(e) sujet de Mani dans Politique etrangère / Relations internationales
L'Express apporte quelques infos complémentaires : Ingrid Betancourt: la version officielle remise en cause Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 04/07/2008 à 12:20 - publié le 04/07/2008 Non, l'opération n'était pas "100% colombienne". Et, pour certains journaux, il pourrait même s'agir d'une "mascarade", qui cacherait une reddition négociée. La Radio suisse romande va jusqu'à évoquer une rançon de 20 millions de dollars. Alors qu'Ingrid Betancourt s'apprête à atterrir en France, la version officielle de sa libération et de celle des quatorze autres otages qui étaient aux mains des Farc est de plus en plus fragilisée. D'abord, l'opération ne serait pas "100% colombienne", comme l'avait affirmé le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santo, juste après la fin de la mission. Bogota a bel et bien bénéficié d'aides extérieures. Une aide des Etats-Unis, en premier lieu. Très diplomatiquement, la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a assuré que la Colombie n'avait pas eu besoin du feu vert des Etats-Unis. Mais elle a aussitôt rappelé que "cela faisait longtemps que l'opération de sauvetage était en préparation, cela fait longtemps que nous travaillons avec les Colombiens". Elle a aussi indiqué que Washington avait fourni du renseignement et du soutien technique. L'ambassadeur américain à Bogota, William Brownfield, l'a confirmé. Au moment où ils avaient été enlevés, les trois otages américains participaient justement à une mission de surveillance des champs de coca dans la province de Caqueta, au sud de Bogota, pour une société privée mandatée par le Pentagone. Ils sont rentrés au pays pour se faire débriefer par l'armée aussitôt après leur libération. Israël pourrait aussi avoir joué un rôle important. La radio militaire affirme que deux conseillers militaires ont participé à l'opération. Et le quotidien Haaretz rappelle que deux officiers supérieurs, depuis peu à la retraite, Israël Ziv et Yossi Kuperwasser, dirigent à Bogota une société de conseil en sécurité, qui emploie des dizaines d'anciens membres d'unités d'élite ou des services secrets israéliens. Cette société, Global CST, a décroché un contrat de 10 millions de dollars en Colombie, après un feu vert du ministère de la Défense, pour aider les forces spéciales dans leur lutte contre les Farc. Certains journaux vont même plus loin et affirment vendredi 4 juillet que toute l'opération était une mise en scène destinée à redorer le blason du président colombien Alvaro Uribe. Le journal en ligne Mediapart parle de "véritable conte de fées, prenant parfois les allures d'une bluette de série B", sous la signature de Claude-Marie Vadrot. Ce dernier affirme que "le gouvernement colombien tente de vendre au monde entier comme un fait d'armes, ce qui n'est qu'une reddition d'un groupe des Farc". Selon lui, les guérilleros qui avaient la garde des otages libérés étaient prêts à les relâcher en échange de l'immunité et d'une récompense. Et de conclure: "Il n'y a eu, en dépit de la version officielle, aucune infiltration des services spéciaux militaires. Simplement, avec l'aide logistique (et notamment le support de drones) américaine, le groupe a été suivi jour après jour pendant que se préparait par radio, et par l'intermédiaire d'un émissaire, le scénario de reddition". La Radio suisse romande affirme elle aussi qu'"Ingrid Betancourt et 14 otages des Farc n'auraient pas été libérés au cours d'une action militaire, mais achetés au terme d'une opération de retournement et d'infiltration de leurs gardiens". Et parle d'une transaction qui se monterait à 20 millions de dollars. Selon la RSR, "c'est l'épouse du gardien des otages, aperçue par Ingrid Betancourt nue et bâillonnée au pied de l'hélicoptère, qui a servi d'intermédiaire depuis son arrestation par les forces régulières colombiennes. Elle a permis d'ouvrir un canal de négociations avec les preneurs d'otages et d'obtenir de leur gardien, Geraldo Aguilar, qu'il change de camp. Cette libération, arme au poing et façon opération Ninja, ne serait donc qu'une vaste mascarade." => J'espère surtout que Sarkozy n'a pas aligné, avec les USA, les millions de dollars pour libérer sa copine de la haute bourgeoisie, et en retirer en retour un bénéfice politique, avec le concours publicitaire de son copain le patron de TF1 => dans cette affaire aussi, on se fout vraiment de notre gueule de A à Z... -
Un petit HS supplémentaire mais je trouve ça tellement hallucinant que je ne peux pas résister : Sarkozy, apprenti dictateur ? (Dans ce cas, il lui faudra effectivement toute une flotte d'avions pour parader. Quels modèles ? Les plus gros, of course...)
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Ingrid Betancourt : quelle politique étrangère à adopter ?!
DAR a répondu à un(e) sujet de Mani dans Politique etrangère / Relations internationales
Acquisition de la double nationalité, grâce à un mariage, par une membre de la jet set internationale. Si la triple ou quadruple nationalité était permise elle serait aussi certainement monégasque et suisse... Le rapport est direct, mon cher : tout ce tintamarre médiatique découle justement du "revenu et mode de vie de sa famille". Cette famille fréquente les dirigeants des grands médias, comme les politiques fréquentent les journalistes (bouffent ensemble, couchent ensemble, etc.) : consanguinité répugnante. De l'argent a été dépensé au bon vouloir du Prince en faveur d'une personne appartenant à la même caste que lui. Inutile de préciser que je n'ai pas voté pour le Nabot. Merlion : C'est même certainement le cas : pour eux, vu leur mentalité de nappy, nous sommes tous des têtes de cons. -
Ingrid Betancourt : quelle politique étrangère à adopter ?!
DAR a répondu à un(e) sujet de Mani dans Politique etrangère / Relations internationales
Elle est française mais veut être présidente de la Colombie... très logique ça... Elle n'a été présentée française dans les médias français que lorsque ses horribles rejetons nappy avaient besoin de la "patrie des droits de l'homme" pour aider à la faire libérer. Elle est Colombienne, née en Colombie. Elle a juste coûté des ronds à notre pays (avions envoyés pour rien notamment) pour une affaire qui ne concerne pas directement les citoyens français. -
Ingrid Betancourt : quelle politique étrangère à adopter ?!
DAR a répondu à un(e) sujet de Mani dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour ma part, je n'éprouve aucune sympathie pour cette femme de pouvoir et encore moins pour sa famille de gros gros bourgeois latino-américains têtes à claque, pour ne pas dire plus (son mari, son ex mari, son fils et sa fille sont tous insupportables). Ces répugnants "nappy" nous ont saoulé grave pendant toute la durée de la détention, avec le relais massif de notre président bling-bling et des grands médias complices qui, comme d'hab, nous ont raconté des conneries (la pauvre otage est en train de mourir, elle a une hépatite,...). Résultat : elle était certainement mieux traitée que les femmes guérilleros des FARCS eux-mêmes vu son état après plusieurs années dans la jungle et cherche d'emblée à capitaliser politiquement sa mésaventure (qu'elle a en plus quelque peu cherchée du fait de son comportement irresponsable). Et en avant pour les flashs d'infos et shows TV a gogo, la grosse artillerie médiatique est de sortie... -
Les armées s'estiment maltraitées par Sarkozy LE MONDE | 02.07.08 | 13h17 • Mis à jour le 02.07.08 | 15h34 Annoncée mardi 1er juillet par la présidence de la République, la démission du général d'armée Bruno Cuche, chef d'état-major de l'armée de terre, a brusquement fait passer la fusillade de Carcassonne, dimanche 29 juin, du statut de fait divers particulièrement dramatique à celui d'affaire beaucoup plus politique : elle est de nature à alimenter le malaise grandissant au sein de l'institution militaire depuis la publication du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. DES RÉDUCTIONS DRASTIQUES Le général Cuche, 60 ans, avait déjà envisagé son départ dimanche soir. Les propos très durs tenus à son encontre et envers l'institution militaire par Nicolas Sarkozy ont achevé de le convaincre. En se rendant lundi à Carcassonne pour rencontrer les victimes et leurs familles, le chef de l'Etat, manifestement exaspéré, a montré du doigt le chef d'état-major de l'armée de terre et les officiers qui l'accompagnaient, en déclarant, selon plusieurs témoins : "Vous êtes tous des amateurs, pas des professionnels !" Cette apostrophe a été très mal ressentie par le général Cuche, explique son entourage. L'intéressé a cependant précisé, mardi soir, que sa décision n'est pas liée au Livre blanc sur la défense mais aux "dysfonctionnements" que révèle selon lui le drame de Carcassonne. L'annonce de son départ a provoqué des remous, à un moment où les réformes en cours sont durement ressenties. Elles se traduisent en effet par des réductions drastiques d'effectifs (54 000 postes supprimés) et des fermetures de régiments. Les termes du communiqué de l'Elysée annonçant la démission du général Cuche ont accentué le trouble. Nicolas Sarkozy, est-il indiqué, "entend que les armées tirent toutes les conséquences (du drame de Carcassonne) quant à leur organisation et leur fonctionnement".Simultanément, le ministre de la défense, Hervé Morin, a annoncé avoir demandé au chef d'état-major de l'armée de terre, "sans attendre les conclusions des enquêtes judiciaire et de commandement (sur la fusillade), de lui proposer, à titre conservatoire, des sanctions immédiates pour les responsables impliqués dans les dysfonctionnements constatés". Reflétant les conversations téléphoniques entre officiers et sous-officiers, mardi, un général résume ce qu'il croit être un état d'esprit dominant : "Comment peut-on, à partir d'une grave faute individuelle aux conséquences dramatiques, jeter ainsi l'opprobre sur toute une collectivité ? Faut-il comprendre que les 350 000 militaires sont une bande de branquignols qui font n'importe quoi ? Les gens se sentent insultés par cette mise au pilori collective. Comment voulez-vous, après cela, expliquer aux militaires que le président a raison sur le Livre blanc ?" Si personne ne conteste que des sanctions devaient être prises après l'affaire de Carcassonne, les propos présidentiels sont apparus comme une provocation, et la démission du général Cuche - une sanction déguisée, puisqu'elle a été acceptée par Nicolas Sarkozy -, comme une mesure disproportionnée. Mardi, les députés de la commission défense de l'Assemblée nationale, présidée par l'UMP Guy Tessier, ont rendu hommage au "courage" du général. Les réactions à la décision du ministre de la défense de demander des têtes avant le résultat des enquêtes internes sont tout aussi vives. "C'est un coup de menton, une surenchère d'Hervé Morin pour ne pas apparaître laxiste aux yeux de l'Elysée, décrypte un colonel de l'armée de terre, mais à la base, les gens risquent d'être écoeurés par ces méthodes." Plusieurs responsables militaires mettent en garde en privé contre les risques d'une escalade dans la dégradation des relations entre le pouvoir politique et l'armée. Le Livre blanc avait déjà provoqué de vives tensions ; un groupe d'officiers généraux avait, le 19 juin, publié un article critique dans Le Figaro, sous le pseudonyme de "Surcouf". Le chef de l'Etat avait très mal pris ces commentaires - pourtant modérés -, et le ministre de la défense avait ordonné une enquête interne pour découvrir l'identité des "coupables", vite assimilée à une chasse aux sorcières. M. Sarkozy avait alors décidé d'observer ce qu'un général qualifie de "grève des signatures", autrement dit de ne signer ni les promotions dans l'ordre de la Légion d'honneur à l'occasion du 14 juillet, ni les nominations au sein des armées prévues au conseil des ministres de mercredi 2 juillet. FAIT RARISSIME Sur les conseils de son entourage, il a finalement renoncé à ce geste de mauvaise humeur qui risquait d'être ressenti comme une véritable insulte par les militaires : le général Elrick Irastorza, actuel major général (numéro deux) de l'armée de terre, devrait donc bien être confirmé comme le successeur du général Cuche. Il est cependant probable que ce dernier n'obtiendra pas le poste prestigieux de gouverneur des Invalides, qui devait lui être attribué après sa retraite, fin août. La démission d'un chef d'état-major est un fait rarissime dans l'histoire des armées. Deux précédents existent, ceux des généraux Jean Lagarde (en septembre 1980) et Jean Delaunay (en mars 1983), tous deux anciens chefs d'état-major de l'armée de terre, qui avaient mis fin à leurs fonctions après avoir contesté le budget de la défense. Le départ de Bruno Cuche, relève un général, est "un quitte ou double : il faut que le président Sarkozy et Hervé Morin comprennent qu'il s'agit d'une décision destinée à ramener un peu de sérénité dans les armées. Sinon, ajoute-t-il, la crise de confiance envers le pouvoir politique va empirer, et personne ne sait jusqu'où les choses peuvent aller"... Laurent Zecchini Article paru dans l'édition du 03.07.08 => à plus de 50 ans, le Nabot de Neuilly aux Ray Ban se comporte toujours comme un gamin égocentrique, capricieux, colérique et ivre de pouvoir. Son comportement me fait penser à celui de certains tyrans de cités de la Grèce antique. Vous avez été plus de 53% à l'avoir voulu, nous l'avons tous maintenant pour encore 4 ans... au minimum. Plus de temps qu'il n'en faut pour faire des dégâts tout azimut et nous ridiculiser encore un peu plus sur la scène internationale.
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Un autre point en défaveur de l'achat d'un appareil russe qui pourrait jouer : le mauvais coup qu'ont fait les Russes aux Indiens et à d'autres de leurs clients récemment (retards de livraison, appareils non conformes au contrat, augmentation unilatérale des tarifs,...). Tout cela n'incite pas forcément à la confiance pour un aussi gros contrat.
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J'ai lu ça dans une revue militaire sérieuse, il y a déjà de nombreuses années. Impossible de retrouver les références donc. Sinon, pour le Sturmovik (il s'agit bien de lui effectivement), les anciens soldats allemands confirment qu'ils le surnommaient "la mort noire" dans tes vidéos ? Je suis prêt à apprendre quelque chose dans l'affirmative...