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Je pense pouvoir bientôt vous donner des nouvelles concernant DDX et LPD (en fait, il y en a déjà quelques-unes, mais j'attends de pouvoir citer les sources : pour le moment, je ne peux que rapporter ce qui apparaît sur les forums italiens).

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Le 25/01/2026 à 15:26, gianks a dit :

 

Pour en revenir à la Marine italienne et au programme DDX, la presse grand public relaie également des informations générales.

https://www.huffingtonpost.it/politica/2026/01/24/news/due_cacciatorpedinieri_da_quasi_3_miliardi_in_arrivo-21029946/

Réarmement de l'Italie : deux destroyers d'une valeur de près de trois milliards d'euros en construction

Par Giulio Ucciero le 24 janvier 2026

Réarmement de l'Italie : deux destroyers d'une valeur de près de trois milliards d'euros en construction

Le projet a été confirmé, mais la confirmation officielle n'interviendra que le 18 février, date à laquelle la Marine italienne commencera la construction des deux croiseurs DDX destinés à protéger le pays contre les missiles balistiques et les menaces extérieures. Fincantieri et Leonardo sont à l'œuvre.

24 janvier 2026

Dans moins d'un mois, l'Italie officialisera le contrat pour deux destroyers de nouvelle génération d'une valeur de 2,7 milliards d'euros. Ce projet, sur lequel la Marine travaille depuis cinq ans, va bientôt démarrer, en s'appuyant sur les capacités de Fincantieri, Leonardo et du groupe Elt. Radars, canons et systèmes de défense antimissile formeront un bouclier antimissile balistique en mer. Les rendus sont actuellement disponibles au ministère de la Défense, et l'engagement est bien présent. Le programme est « déjà en cours », confirment des sources militaires, reconnaissant le sérieux de l'Italie. S'équiper de croiseurs de plus de 14 000 tonnes (DDX) présente un double avantage : un coup de pouce au développement technologique national et la mise en place d'un réseau de défense maritime performant.

Diverses menaces sont prises en compte dans les scénarios militaires à l'étude. L'exemple cité par les experts est celui des Houthis : si une milice non étatique est capable de frapper aussi profondément, nous devons être prêts à faire face à une montée en puissance (et donc à des attaques étatiques). Ces discussions sont en cours au sein de la Marine depuis un certain temps, au moins depuis 2020, date du lancement des premières études de faisabilité sur les nouveaux croiseurs, et certainement depuis 2022, date du début du développement proprement dit du projet.

Les délais ont déjà pris près de trois ans de retard, et la confirmation officielle devra attendre le 18 février : date butoir pour le lancement de la procédure, dotée d’un budget de près de 2,7 milliards d’euros. Ce chiffre n’est pas exagéré, compte tenu des innovations apportées à ce nouveau navire et par rapport aux flottes développées par des pays alliés, comme les États-Unis. Les détails seront alors finalisés, notamment le périmètre contractuel, les étapes industrielles et les livraisons à venir. Toutefois, le document de planification pluriannuel de la défense de cette année met déjà en lumière trois investissements importants : 53,34 millions d’euros pour 2025, 164,38 millions d’euros pour 2026 et 305,83 millions d’euros en 2027.

Le calendrier de construction de navires de cette envergure est encore en cours de finalisation. Toutes les variables devront être prises en compte une fois le contrat signé. Et même le chiffre, qui avoisine les trois milliards, pourrait être trompeur. Il s'agit assurément d'un investissement conséquent, mais les ressources déployées pour doter la Marine de deux croiseurs de classe DDX doivent être replacées dans leur contexte. Les spécialistes du secteur comparent ces chiffres à ceux du Cavour, navire amiral de la flotte, entré en service en 2009 malgré une construction débutée en 2001. Le temps technique requis est aussi important que le coût : 1,3 milliard d'euros pour la coque seule, sans compter la composante aérienne embarquée. Ces chiffres sont à prendre en compte avant de s'inquiéter de l'investissement du ministère italien de la Défense.

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Ces deux croiseurs ultramodernes, désignés DDX, remplaceront les deux destroyers de classe Amiral – le Durand de la Penne et le Mimbelli, lancés il y a plus de trente ans – et renforceront ainsi la flotte de la Marine. Surtout, une part importante du système de défense italien sera impliquée dans leur construction. Les navires seront équipés d'un système de lancement de missiles : environ 80 cellules de lancement vertical pour missiles air-sol et sol-air. L'armement devrait comprendre des missiles antiaériens et antimissiles ASTER 15/30 et ASTER 30 Block 1 NT. Comme l'explique le magazine italien de défense (RID), le navire embarquera des missiles antinavires lourds capables d'attaquer des cibles terrestres, ainsi que des missiles de croisière pouvant frapper des cibles sous-marines profondes. Des systèmes laser et des armes à énergie dirigée seront également disponibles, de même que des systèmes antidrones similaires à ceux des frégates FREMM. L'intercepteur anti-hypersonique Aquila de MBDA devrait également être intégré, sous réserve de l'avancement de son développement.

Cette technologie de pointe, développée par des entreprises italiennes innovantes, permettra à la Marine de disposer de deux navires performants. Avec ces deux destroyers lance-missiles d'assaut (DDX), l'Italie, qui a pour mission et opportunité une présence maritime et dépend des approvisionnements stratégiques extérieurs, renforcera sa flotte. Sans oublier les systèmes de lutte contre les menaces, des drones aux missiles balistiques, grâce à des capteurs avancés, permettant de couvrir un spectre de menaces encore plus large. Il s'agit d'un progrès qualitatif que le ministère de la Défense juge indispensable. Si les nombreux dossiers qui s'accumulent sur les bureaux des officiers ne suffisent pas, les milliards que l'Italie est prête à investir dans le développement des deux nouveaux destroyers en sont la preuve.

Merci beaucoup pour les infos !

Tu as des liens vers d'autres articles qui en parleraient ?

 

L'article semble beaucoup discuter du prix, mais je ne le trouve pas si élevé que ça si on parle bien de 3 milliards € pour les deux navires. Surtout si cela inclus toute l'électronique (je me doute que cela n'inclut pas les missiles ni les hélicoptères).

Quand on voit qu'on est autour de 800 millions pour une frégate de premier rang Aster-30 compatible (FREMM ou FDI), avoir un destroyer (presque croiseur) deux ou trois fois plus lourd pour deux fois le prix, ça reste cohérent en matière de €/tonne.

Le 21/01/2026 à 22:27, gianks a dit :

Extraits de forums… 13 500 à 15 000 tonnes, 80 lanceurs verticaux + 8 Teseo MkII, canon de 127 mm supprimé…, 3 canons de 76 mm, 5 canons de 30 mm, radar en bande S

Bon, par contre, c'est un navire qui colle très bien avec les besoins italiens (une forteresse capable de tenir un siège en Adriatique ou en Méditerranée) mais ça me conforte dans l'idée que ce n'est pas forcément fait pour nous.

Quitte à avoir 15.000 tonnes de déplacement, je préfère les avoir sur 3 x FDI (96 VLS + 24 Exocet = 120 lanceurs sur 3 flotteurs). Probablement un peu plus cher au total, mais pour notre usage expéditionnaire, c'est plus cohérent.
Et si on parle en budget, pour 1,5 milliard, je préfère toujours 2 FDI (80 lanceurs sur deux coques vs 88 lanceurs sur une seule) à un seul DD(X).

 

Chaque point de vue a ses avantages et ses inconvénients, et au moins les Italiens ont l'intelligence de ne pas sacrifier leur flotte de frégates pour construire leurs DD(X)

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2 hours ago, PolluxDeltaSeven said:

Quitte à avoir 15.000 tonnes de déplacement, je préfère les avoir sur 3 x FDI (96 VLS + 24 Exocet = 120 lanceurs sur 3 flotteurs). Probablement un peu plus cher au total, mais pour notre usage expéditionnaire, c'est plus cohérent.

De nos jours, on pourrait aussi utiliser des drones porteurs pour les VLS. À moins que les 15k tonnes ne soient nécessaires pour caser la suite radar qu'ils mettent là dessus.

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7 minutes ago, mehari said:

De nos jours, on pourrait aussi utiliser des drones porteurs pour les VLS. À moins que les 15k tonnes ne soient nécessaires pour caser la suite radar qu'ils mettent là dessus.

Y'a un souci pas anodin avec ca, c'est la taille du hangar et du portique. Typiquement, il rentre pas dans le classique d'une FREMM ou FDI

Comparaison perso sur drone de taille approchante un CB90

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47 minutes ago, Asgard said:

Y'a un souci pas anodin avec ca, c'est la taille du hangar et du portique. Typiquement, il rentre pas dans le classique d'une FREMM ou FDI

Comparaison perso sur drone de taille approchante un CB90

Quand je parle de drone porteur, je ne parle pas d'un petit truc pouvant être embarqué dans un navire porteur mais de quelque chose du calibre au moins du MSS envisagé par les néerlandais.

https://en.wikipedia.org/wiki/Multifunctional_Support_Ship

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50 minutes ago, mehari said:

Quand je parle de drone porteur, je ne parle pas d'un petit truc pouvant être embarqué dans un navire porteur mais de quelque chose du calibre au moins du MSS envisagé par les néerlandais.

https://en.wikipedia.org/wiki/Multifunctional_Support_Ship

Ah ! Dans ce cas, quid de l'endurance ? de la tenue à la mer ? du prix !

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Il y a 16 heures, Asgard a dit :

Ah ! Dans ce cas, quid de l'endurance ? de la tenue à la mer ? du prix !

Encore une fois, tout dépend du besoin et de l'utilisateur.

Si tu joues "à domicile", en Mer du Nord pour les Hollandais, en Mer du Japon pour le Japon ou la Corée par exemple, en MEDOR pour l'Italie/Grèce/Turquie, tu peux te contenter de drones avec une autonomie et une tenue à la mer relativement réduite.
Si le but c'est de déployer ton drone dans un autre océan pendant des mois, comme peuvent le faire la Marine nationale ou la Royal Navy, il faut peut-être envisager soit plus gros, soit au contraire un truc assez compact pour être embarqué dans un radier de PHA ou se substituer à la drome d'une frégate. (Mais dans ce cas là, effectivement, la capacité embarquée c'est plutôt Mistral et MMP que MICA et Exocet, c'est sûr)

 

 

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40 minutes ago, PolluxDeltaSeven said:

Si tu joues "à domicile", en Mer du Nord pour les Hollandais, en Mer du Japon pour le Japon ou la Corée par exemple, en MEDOR pour l'Italie/Grèce/Turquie, tu peux te contenter de drones avec une autonomie et une tenue à la mer relativement réduite.

Je ne sais pas à quel point les Néerlandais jouent à domicile. Sauf si le domicile en question est l'Atlantique Nord. Ceci dit, dans ce cas-ci, je pense que les MSS sont avant tout une expérimentation de la KonM.

Pour de plus gros machins, on a l'exemple du LUSV envisagé aux US.

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Il y a 3 heures, mehari a dit :

Je ne sais pas à quel point les Néerlandais jouent à domicile. Sauf si le domicile en question est l'Atlantique Nord. Ceci dit, dans ce cas-ci, je pense que les MSS sont avant tout une expérimentation de la KonM.

Pour de plus gros machins, on a l'exemple du LUSV envisagé aux US.

Je considère que c'est à domicile oui, dans le sens où ils peuvent être autonomes avec des bases de part et d'autre du lac en question (certes, un gros lac).

Quand tu commences à te déployer jusqu'au large du Japon ou de Tahiti pendant plusieurs mois, on joue déjà dans une autre catégorie (à moins de prépositionner des USV de ce type un peu partout dans nos DOM-TOM... Ça se fera peut-être un jour, mais on ne sera plus alors sur des USV d'accompagnement, mais sur de vrais bâtiments autonomes)

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Il y a 23 heures, Asgard a dit :

Ah ! Dans ce cas, quid de l'endurance ? de la tenue à la mer ? du prix !

Le MSS c'est dérivé d'un navire habité existant de Damen, qui revendique 3100nm à 27 noeuds et de la nav hauturière y compris arctique

https://medialibrary.damen.com/m/53ec42738445451e/original/product-sheet-search-and-rescue-fcs-5009-sar.pdf

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16 hours ago, Asgard said:

"sea area 4" veut dire quoi ?

Le seul truc que j'ai pu trouver, c'est les zones maritimes pour GMDSS mais elles sont notées "A[1-4]" plutôt que simplement "[1-4]". En gros, elles sont définies comme suit:

  • Sea Area A1: à portée de communication VHF d'installations côtières
  • Sea Area A2: à portée de communication MF d'installations côtières
  • Sea Area A3: au sein de la zone couverte par les satellites
  • Sea Area A4: hors des zones A1, A2 et A3

Normalement, A1 donne un rayon de 30-40 nmi, A2 donne un rayon de 100 nmi (à l'exclusion de A1) et A3 dépend de la couverture satellitaire disponible (à l'exclusion de A1 et A2). Si la couverture est fournie par Inmarsat, c'est limité aux latitudes 76°N - 76°S. Si c'est Iridium, c'est l'ensemble du globe.

Sea Area 4 pourrait être une manière indirecte de dire que le FCS 5009 est capable de naviguer en zone polaire.

Ça ou ils se sont plantés et ils voulaient dire "Sea State 4".

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