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Il y a 2 heures, collectionneur a dit :

Si Pékin, Pyongyang et Moscou ont la Bombe, pourquoi pas Tokyo, Seoul et Taipei ? Soupir.

surtout que les trois derniers sont alliés des USA et, à titre personnel, je ne suis pas du tout sur que les americains se mouilleraient pour eux

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Il y a 7 heures, collectionneur a dit :

Si Pékin, Pyongyang et Moscou ont la Bombe, pourquoi pas Tokyo, Seoul et Taipei ? Soupir.

Parce que les USA ont une peur bleu de la prolifération ... c'est leur plus grande crainte. La capacité de nuisance de Corée du Nord pourtant puissance nucléaire très modeste avec ses missiles un peu boiteux et ses tetes nucléaires pas vraiment miniature est déjà un gros souci. Alors si d'autre pays deviennent des concurrents nucléaire - parce qu'il ne faut pas se leurrer tout état nucléaire est un ennemi potentiel vu des USA - les systèmes de défense ABM redeviennent obsolete - il sont essentiellement conçu géographiquement, barrière vis à vis de tel ou tel zone, déplacer la zone de menace potentiel en ajoutant des acteurs nucléaire c'est contourner le dispositif -.

En gros une autonomie de dissuasion pour Taiwan, le Japon et la Corée de Sud c'est beaucoup de complication pour pour les USA, puisque ca permet à ces trois là d'entamer des arrangement d'égal à égal directement avec la Chine et donc potentiellement des accords commerciaux, diplomatique, militaires etc.

L'empire ne peut fonctionner que si les suzerain sont dépendant du centre, meme dans un empire un peu lache.

L'autonomie stratégique lié à une dissuasion crédible - et donc tout azimut - c'est la fin de l'empire d'une certaine façon. D'autant dans le contexte de pays qui comptent énormément dans l'économie mondiale.

---

Concernant le Japon c'est une évidence qu'ils sont au seuil nucléaire. Aussi bien au niveau d'une bombe, que des différent élément permettant à la projeté. Missile de croisiere supersonique, missile balistique, sous-marin etc.

Concernant la Corée, coté industrie nucléaire il pourrait bien être proche du seuil. Coté vecteur ca reste moins évident mais pour combien de temps. A chaque salon Séoul mets la pression sur ses soutiens en affichant de maquette de porte avion de sous marin lanceur d'engin etc.

En gros on estime que Tokyo est à 12 mois d'une solution nucléaire crédible - un vecteur et une bombe capable d'exploer au dessus de la Chine -  s'ils décident de lancer le programme.

Pour la Corée c'est plus imprévisible ... d'un coté ils ont du retard sur le balistique, et moins de solution de lancement - le Japon est un grand pays qui peut facilement cacher des TEL dans des cavernes par exemple -, d'un autre ils peuvent considéré cela comme essentiel à leur survie et donc pousser le projet aussi fort que possible, d'autant que leur lien étroit avec les industriels US peuvent leur permettre de bénéficier de transfert de techno accélérant les développement.

Pour Taiwan je ne sais pas ... au niveau de la technologie nucléaire ils pourraient avoir les moyens, mais doctrinalement ca semble compliqué.

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Il y a 19 heures, g4lly a dit :

Pour la Corée c'est plus imprévisible ... d'un coté ils ont du retard sur le balistique, et moins de solution de lancement

La Corée du Sud devrait se réunifier avec le Nord. Comme ça elle aurait la bombe atomique qui lui manque, et la main d'oeuvre qui lui fait défaut en conséquence du déclin de la natalité.

Le 08/09/2025 à 01:04, Wallaby a dit :

Hyun Jin Moon, le fils du fondateur de la secte Moon, propose la réunification comme solution aux problèmes de l'économie sud-coréenne, en proie à un déclin démographique et aux tarifs douaniers trumpiens. 

L'article est publié le 2 septembre, jour d'anniversaire des 80 ans de la capitulation japonaise qui est en même temps celui des 80 ans de l'indépendance coréenne.

https://www.koreaherald.com/article/10566150 (2 septembre 2025)

Au lieu de parvenir à l'unification, la péninsule coréenne a été divisée le long du 38e parallèle par les États-Unis et l'Union soviétique. Ce qui avait commencé comme des zones d'occupation temporaires s'est transformé en nations distinctes dans un contexte de tensions croissantes liées à la guerre froide. La République de Corée a été créée dans le sud le 15 août 1948, suivie quelques semaines plus tard par la République populaire démocratique de Corée sous le régime de Kim Il-sung dans le nord. Cette division a été imposée par une intervention étrangère, mettant fin à la vision du mouvement indépendantiste et réduisant les Coréens à l'état de pions dans la compétition entre les grandes puissances.

Le défi le plus critique est l'effondrement démographique. Avec un taux de natalité de 0,7, le plus bas au monde, la population active et l'avenir du pays sont en déclin rapide. Si des facteurs économiques contribuent à cette crise, la cause profonde réside dans la montée du matérialisme et l'érosion des valeurs traditionnelles, qui ont fondamentalement modifié les attitudes envers le mariage et la famille.

Le deuxième défi est la structure des chaebols. Autrefois moteur de l'industrialisation, ces conglomérats étouffent aujourd'hui l'innovation et concentrent le pouvoir économique entre les mains d'une poignée d'individus. Les quatre principaux chaebols représentent 40 % du produit intérieur brut, tout en n'employant qu'une petite fraction de la main-d'œuvre.

Troisièmement, la forte dépendance de la Corée du Sud à l'égard des exportations, qui représentent 44 % du PIB, soit bien plus que le Japon ou la Chine, rend l'économie extrêmement vulnérable aux chocs mondiaux. Cette vulnérabilité est particulièrement aiguë dans un contexte d'escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Le rétrécissement du marché intérieur dû au déclin démographique ne fait qu'accentuer cette fragilité.

La Corée du Sud se trouve aujourd'hui à un tournant décisif. Sans une vision nationale fédératrice, la stagnation semble inévitable. C'est précisément là que le Rêve Coréen offre une nouvelle voie à suivre.

Le Rêve Coréen envisage une réunification qui combinerait la technologie de pointe, les capitaux et les infrastructures de la Corée du Sud avec les ressources naturelles abondantes, la population plus jeune et la position géographique stratégique de la Corée du Nord, qui relie la Chine et la Russie.

Cela permettrait d'élargir considérablement le marché intérieur, de stimuler divers secteurs, de la construction aux services, et de garantir l'accès aux minéraux rares indispensables au progrès technologique futur. Plus important encore, cela permettrait de réunir des millions de familles séparées et de tourner enfin la page douloureuse du colonialisme et de la division due à la guerre froide.

La Corée du Nord connaît également des changements importants. La récente décision de Kim Jong-un de retirer la réunification des objectifs nationaux déclarés du régime représente un changement sans précédent. Cela revient en fait à reconnaître le manque de vision et de légitimité du régime. Ce vide ouvre de nouvelles possibilités de changement.

Le 80e anniversaire de la libération n'est pas seulement une commémoration, c'est un appel à l'action. En embrassant le Rêve Coréen, nous pouvons achever le travail inachevé du mouvement d'indépendance, panser les blessures de la division nationale et créer une nouvelle Corée qui allie harmonieusement ses riches traditions et ses aspirations modernes.

https://en.wikipedia.org/wiki/Hyun_Jin_Moon

En 2014, Moon a écrit le livre Le Rêve Coréen : une vision pour une Corée unifiée.[8] Ce livre appelle à un engagement plus important du public dans la question de la réunification, notamment sous l'impulsion des organisations de la société civile sud-coréenne travaillant en partenariat avec le gouvernement.[9][10][11] Il a exhorté le gouvernement sud-coréen à faire de la réunification son programme national afin de guider l'opinion mondiale, en particulier compte tenu de l'intérêt accru suscité par les menaces nucléaires croissantes de la Corée du Nord.[12]

Korean Culture and Arts Publications a désigné Le Rêve Coréen : une vision pour une Corée unifiée comme « Livre de l'année » 2014 dans la catégorie société.[16] Une version anglaise préfacée par Edwin Feulner, fondateur de la Heritage Foundation, a été publiée en décembre 2016.[17] [18] Ce livre a été inclus dans la liste de lecture professionnelle 2018 de l'Agence de renseignement de la défense américaine dans la catégorie « Analyse mondiale ».[19][20]

Moon a fondé en 2012 Action for Korea United, une alliance qui regroupe actuellement plus de 800 groupes civiques coréens. [21] En 2015, la coalition a lancé le comité One Korea Global Campaign afin de rallier le soutien mondial en faveur de la réunification coréenne par le biais de la culture populaire, en particulier la K-pop.[22] À cette fin, elle a organisé deux concerts « One K » à Séoul, en Corée, et à Manille, aux Philippines, auxquels ont participé des artistes de renom.[23][24]

La famille Moon œuvre depuis trois générations en faveur de la réunification coréenne. Le grand-oncle de Hyun Jin était un membre éminent du mouvement anticolonialiste coréen et a contribué à la rédaction de la Déclaration d'indépendance coréenne. Son père, Sun Myung Moon, fondateur de l'Église de l'Unification, a été à l'avant-garde du dialogue avec la Corée du Nord dès 1991[50].

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à l’instant, Wallaby a dit :

 

La Corée du Sud devrait se réunifier avec le Nord. Comme ça elle aurait la bombe atomique qui lui manque, et la main d'oeuvre qui lui fait défaut en conséquence du déclin de la natalité.

La Corée du Nord est peu peuplée et sa population est dans un état sanitaire préoccupant. Pour la faire simple et sale, il va falloir les nourrir et les soigner avant de leur trouver un emploi. Sans parler des années de psychanalyse et d'adaptation à une société ordinaire, là où les Allemands de l'Est étaient similaires aux Allemands de l'Ouest sur l'essentiel.

Quant aux gens de Moon... eh bien. On dirait que le tropisme avec Pyongyang continue. Il faut dire qu'il y a de quoi faire pas mal d'adeptes au Nord.

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https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20251118-les-tensions-diplomatiques-entre-le-japon-et-la-chine-prennent-de-l-ampleur

Près de 491 000 billets d'avion pour le Japon ont été annulés depuis le samedi 15 novembre, soit un tiers des réservations chinoises qui disparaît en quelques heures.

Les compagnies chinoises offrent désormais des remboursements gratuits, et plusieurs transporteurs – dont Sichuan et Spring Airlines – ont déjà supprimé certains vols ou gelé des liaisons pour les mois à venir. Mais l’impact dépasse largement le secteur aérien. Après les propos jugés « provocateurs » de la Première ministre japonaise sur Taïwan, Pékin a durci le ton. Résultat : les sorties de plusieurs films japonais sont repoussées, et des productions comme Demon Slayer ont vu leur box-office s’effondrer en quelques jours.

https://www.franceinfo.fr/culture/cinema/films-animation/le-nouveau-film-d-animation-japonais-de-la-franchise-demon-slayer-bat-un-record-au-box-office-mondial_7623944.html (18 novembre 2025)

Le nouveau film d'animation japonais de la franchise "Demon Slayer" bat un record au box office mondial

Au pays du Soleil-Levant où l'animation est reine, mais aussi en Amérique du Nord et en Chine, "La Forteresse infinie" explose tous les compteurs.

Sorti dans l'archipel nippon en juillet, en Amérique du Nord en septembre et vendredi en Chine, le film a attiré 89,17 millions de spectateurs hors Japon, ont indiqué lundi Aniplex et Toho. Adapté d'un manga de Koyoharu Gotouge, publié entre 2016 et 2020 dans le magazine Weekly Shonen Jump, le film suit l'adolescent "pourfendeur de démons" Tanjiro Kamado et ses compagnons dans leur quête de sauver le monde de ces créatures.

Au Japon, il reste en deuxième position en termes de recettes en salle derrière le précédent opus de Demon Slayer, Le train de l'infini, immense succès pendant la pandémie de covid-19, qui avait détrôné Le Voyage de Chihiro (2001), du Studio Ghibli, de la plus haute marche du podium.

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https://www.asahi.com/ajw/articles/16168020 (19 novembre 2025)

La Chine a informé le Japon qu'elle allait suspendre ses importations de fruits de mer japonais.

https://www.asahi.com/ajw/articles/16167599 (19 novembre 2025)

La Chine a annoncé que le Premier ministre Li Qiang ne s'entretiendrait pas avec Takaichi lors du sommet du G20 qui se tiendra ce week-end en Afrique du Sud.

Mais selon des sources gouvernementales japonaises, Tokyo étudie la possibilité d'un bref échange entre les deux dirigeants.

Le PLD manque désormais de personnalités influentes, telles que les anciens secrétaires généraux Toshihiro Nikai et Hiroshi Moriyama, qui accordaient la priorité aux relations avec la Chine.

Le PLD n'est également plus partenaire de coalition avec le Komeito, qui entretient des liens étroits avec la Chine.

Un haut responsable du ministère des Affaires étrangères a déclaré : « Nous avons marché sur la queue du tigre avec la question de Taïwan. C'est probablement un moment où rien de ce que nous ferons ne fonctionnera. »

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https://www.asahi.com/ajw/articles/16168044

L'ancien Premier ministre Shigeru Ishiba n'est pas satisfait du revirement complet de la politique rizicole mis en place par son successeur, Sanae Takaichi, et son cabinet, qui vise à réduire la production pour répondre à la demande au lieu de l'augmenter.

Dans une interview accordée au quotidien Asahi Shimbun le 18 novembre, M. Ishiba a exposé sa longue opposition à la politique gouvernementale consistant à subventionner les riziculteurs afin de réguler la production.

En tant que Premier ministre, M. Ishiba avait cherché à changer de cap et à permettre aux riziculteurs d'augmenter leur production afin de maîtriser les prix.

Son administration avait également mis en œuvre la libération des stocks de riz du gouvernement comme autre moyen de limiter la flambée des prix du riz qui frappait durement les consommateurs.

Mais Mme Takaichi, qui a pris ses fonctions en octobre, a nommé Norikazu Suzuki au poste de ministre de l'Agriculture, et celui-ci a inversé la tendance en déclarant que la production serait maintenue à des niveaux correspondant à la demande.

Il s'agissait là d'un slogan courant dans la politique menée de longue date par le Parti libéral démocrate pour satisfaire son électorat de riziculteurs.

M. Suzuki envisage désormais également la distribution de bons d'achat de riz aux consommateurs afin de faire face à la flambée des prix.

M. Ishiba a déclaré que cela signifierait un doublement des dépenses publiques consacrées au riz, l'un des programmes étant destiné aux riziculteurs qui limitent leur production et l'autre aux consommateurs.

« Je ne comprends pas la logique qui sous-tend cette proposition », a déclaré M. Ishiba.

En tant que Premier ministre, Ishiba a préconisé que le prix du riz soit maintenu en dessous de 4 000 yens (26 dollars) pour un sac de 5 kg.

En comparaison, Suzuki a déclaré que le gouvernement ne devrait pas s'impliquer dans la fixation du prix du riz, soulignant que le prix des vêtements est déterminé par l'offre et la demande sur le marché.

Ishiba a déclaré qu'il était inutile de comparer le riz, aliment de base de l'alimentation japonaise, aux vêtements.

Ishiba a révélé qu'il doutait depuis longtemps de la politique du PLD visant à réglementer la production de riz par le biais de subventions aux agriculteurs.

Il a déclaré qu'il n'était pas juste de dépenser d'énormes sommes provenant des contribuables pour maintenir le prix du riz à un certain niveau.

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https://www.lefigaro.fr/international/meurtre-de-l-ex-premier-ministre-japonais-shinzo-abe-le-juge-et-l-assassin-martyr-20251122

Ce 13 novembre, jour de la septième audience, le procès de Tetsuya Yamagami, l’assassin de l’ex-premier ministre Shinzo Abe, commence vraiment. À la demande de la défense, sa mère a accepté de témoigner - mais à visage couvert.

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https://www.asahi.com/ajw/articles/16182711 (26 novembre 2025)

La star ukrainienne Aonishiki promue au rang d'ozeki

Aonishiki est arrivé au Japon en avril 2022, peu après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Il a fait son entrée dans le monde du sumo lors du Grand Tournoi d'automne 2023 et il ne lui a fallu que 14 tournois pour atteindre le rang d'ozeki.

Il s'agit du record le plus rapide pour ceux qui ont débuté dans la plus basse division jonokuchi, depuis 1958, date à laquelle le calendrier actuel de six tournois par an a été mis en place.

Aonishiki devient le neuvième ozeki de l'ère Reiwa, qui a débuté en 2019. Il rejoint Kotozakura, 28 ans, seul autre ozeki actuellement classé.

https://www.asahi.com/ajw/articles/16182808 (26 novembre 2025)

En réponse, Mme Takaichi n'a pas abordé directement la question de la responsabilité des propos tenus à la Diète le 7 novembre, affirmant qu'elle n'avait fait que répondre à une question. 

Elle a toutefois déclaré : « L'auteur de la question a limité le sujet à une éventualité concernant Taïwan et a même mentionné le blocus des voies maritimes. Je ne voulais pas entrer dans les détails, mais si je me contentais de répéter sans cesse les réponses précédentes du gouvernement, le Comité budgétaire risquait d'être bloqué. Comme on m'a demandé des exemples précis, j'ai voulu répondre sincèrement. »

Elle a ajouté : « J'ai répondu dans le cadre de la question qui m'était posée, mais la position unifiée du gouvernement a été décidée hier par le Cabinet et énoncée comme telle, ni plus, ni moins. »

Concernant Taïwan, Mme Takaichi a déclaré : « Nous entretenons des relations non gouvernementales au niveau opérationnel. Ayant renoncé à tous nos droits et revendications en vertu du traité de San Francisco, nous ne sommes pas en mesure de reconnaître le statut juridique de Taïwan. »

Ensuite, Tetsuo Saito, chef du parti d'opposition Komeito, a interrogé Mme Takaichi sur son point de vue concernant les « trois principes non nucléaires », qui interdisent la possession et la production d'armes nucléaires au Japon, y compris leur présence sur le sol japonais.

Mme Takaichi a déclaré : « En tant que politique, nous les respectons », précisant qu'elle suivait la position traditionnelle du gouvernement.

Concernant la révision accélérée des trois documents liés à la sécurité, y compris la stratégie de sécurité nationale prévue pour l'année prochaine, Mme Takaichi a déclaré : « Il n'est pas vrai que j'ai explicitement demandé une révision des trois principes non nucléaires. »

Le 11 novembre, lors de la réunion de la commission budgétaire de la Chambre basse, Mme Takaichi avait évité de répondre clairement à la question de savoir si la phrase « respecter les trois principes non nucléaires » serait conservée, déclarant : « Je ne suis pas en mesure de me prononcer à ce stade. »

https://www.sankei.com/article/20251126-Y4ACCGWTBZM6VAOJN3IRRGKX5A/ (26 novembre 2025)

« Largement insuffisant » : la Chine réagit vivement à la réponse du gouvernement japonais et demande à nouveau à la Première ministre Takaichi de retirer ses propos.

Lors d'une conférence de presse tenue le 26, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a réagi avec véhémence à la décision du gouvernement japonais d'adopter une réponse écrite affirmant que celui-ci « maintenait pleinement » sa position traditionnelle concernant les critères de reconnaissance d'une situation de crise existentielle, en réponse à la déclaration de la Première ministre Sanae Takaichi devant la Diète au sujet d'une éventuelle crise à Taïwan. Il a réitéré la demande traditionnelle adressée au Japon de « retirer dès que possible cette déclaration erronée ».

Mme Mao a critiqué la réponse du gouvernement japonais, affirmant que « le Japon n'avait toujours pas exprimé de regrets et avait tenu des propos absurdes sur la question de Taiwan, s'ingérant ainsi dans les affaires intérieures de la Chine ». Il a souligné que « la manière dont la question de Taiwan sera résolue et l'unité nationale réalisée relève entièrement des affaires intérieures de la Chine » et que « le Japon n'a pas le droit de s'y immiscer ou de s'y ingérer ».

Modifié par Wallaby
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https://responsiblestatecraft.org/japan-china-taiwan/ (26 novembre 2025)

Le 7 novembre, la Première ministre Sanae Takaichi a déclaré qu'une attaque chinoise contre Taïwan pourrait sans aucun doute constituer « une situation menaçant la survie du Japon », laissant ainsi entendre que Tokyo pourrait réagir en déployant ses Forces d'autodéfense.

Cette déclaration a déclenché la pire crise dans les relations sino-japonaises depuis plus d'une décennie, car elle reflétait une transformation dans le discours sur la politique de sécurité du Japon, sa posture de défense et la coopération entre les États-Unis et le Japon en matière de défense ces dernières années. Pour comprendre cette transformation, il faut analyser le contexte ainsi que le contenu des propos tenus par Mme Takaichi au Parlement.

La controverse porte sur l'application à Taïwan de la loi japonaise sur les « situations menaçant la survie ».

Approuvée par la Diète japonaise en septembre 2015, cette législation a permis au Japon d'exercer dans une mesure très limitée son droit de légitime défense collective, même si le Japon lui-même n'était pas directement attaqué.

Cette loi impose trois conditions strictes : (1) une attaque contre un pays étranger avec lequel le Japon entretient des relations étroites menace la survie du Japon et représente un danger manifeste susceptible de porter atteinte de manière fondamentale au droit du peuple à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur ; (2) il n'existe aucun autre moyen approprié pour repousser l'attaque, assurer la survie du Japon et protéger son peuple ; et (3) l'usage de la force doit être limité au minimum nécessaire.

Lors des délibérations de la Diète le 14 septembre 2015, le gouvernement a expliqué que, contrairement à la notion générale de légitime défense collective en droit international, les Forces d'autodéfense, conformément à l'article 88 de la loi sur les Forces d'autodéfense, seraient limitées à la défense du Japon et ne seraient pas impliquées dans l'usage de la force à l'étranger pour combattre dans un autre pays, y compris celui victime de l'attaque.

Le gouvernement Abe de l'époque a évité toute mention d'un scénario d'urgence à Taïwan. En fait, l'opinion courante était que, puisque le Japon ne reconnaissait pas Taïwan comme un pays souverain, conformément au communiqué de normalisation des relations sino-japonaises de 1972, une attaque armée chinoise contre Taïwan ne constituerait pas en soi une « situation menaçant la survie » du Japon. La plupart des experts japonais en matière de sécurité estimaient qu'une attaque chinoise contre un pays allié comme les États-Unis dans le contexte d'un scénario taïwanais serait nécessaire.

Lorsqu'il était Premier ministre, Shinzō Abe veillait à ne pas provoquer la Chine en mentionnant l'implication militaire du Japon dans une éventualité concernant Taïwan. Mais après sa retraite, il a commencé à soutenir plus ouvertement Taïwan. En décembre 2021, lors d'une intervention en ligne à un événement organisé par un groupe de réflexion taïwanais, M. Abe a déclaré : « Une éventualité concernant Taïwan est une éventualité pour le Japon. En d'autres termes, c'est aussi une éventualité pour l'alliance nippo-américaine. »

Puis, lors d'une émission de télévision japonaise en février 2022, Abe a appelé les États-Unis à abandonner leur ambiguïté stratégique concernant la défense de Taïwan. Tout en réaffirmant que « toute situation d'urgence à Taïwan est une situation d'urgence pour le Japon », Abe a déclaré que l'établissement d'une supériorité aérienne et maritime chinoise autour de Taïwan « affecterait les eaux territoriales du Japon, ou du moins notre zone économique exclusive ».

Lors d'une réunion du Parti libéral démocrate au pouvoir en juillet 2021, le vice-Premier ministre de l'époque, Tarō Asō, a déclaré que le Japon et les États-Unis « devraient défendre Taïwan » en cas d'invasion par la Chine et que les « graves problèmes » rencontrés par Taïwan pourraient « menacer la survie du Japon ».

Lors d'une visite à Taïwan en août 2023, M. Asō, alors vice-président du PLD, a déclaré : « Je pense que le moment est venu pour le Japon, Taïwan, les États-Unis et d'autres pays partageant les mêmes idées de se préparer à mettre en œuvre une dissuasion très forte. C'est la détermination de se battre. »

Et en septembre 2025, lors d'une réunion à Tokyo avec des législateurs taïwanais, M. Asō a déclaré que « Taïwan est un pays qui partage les valeurs fondamentales du Japon ». La Chine a protesté contre la déclaration de M. Asō en insistant sur le fait que « Taïwan est une province de la Chine, et non un pays ».

Avant de devenir Premier ministre, Takaichi faisait écho à Abe et Asō. Lors de sa première candidature à la présidence du PLD en septembre 2021, elle avait affirmé qu'une crise à Taïwan constituerait une menace pour le Japon et que le déploiement des Forces d'autodéfense serait très probable. Lors de sa deuxième candidature à la présidence du PLD en septembre 2024, Takaichi a suggéré qu'un blocus maritime chinois sur Taïwan pourrait être qualifié de « crise menaçant l'existence de la nation ».

De plus, Abe et Asō ont joué un rôle majeur dans le parcours de Takaichi vers le poste de Premier ministre. Abe a soutenu Takaichi lors de la course à la présidence du PLD en septembre 2021. Le soutien de la faction Asō a été déterminant pour la victoire de Takaichi en octobre 2025.

Les experts japonais en matière de défense affirment aujourd'hui ouvertement que le contrôle de Taïwan par la Chine pourrait constituer une menace existentielle pour le Japon. Le Japon a déployé de nouvelles capacités de défense dans sa région sud-ouest (notamment le déploiement récemment annoncé de missiles sur l'île de Yonaguni, près de Taïwan), et les États-Unis et le Japon renforcent leur planification militaire, leur coordination et leurs exercices conjoints afin de répondre plus efficacement à une crise à Taïwan. De plus, en mars 2025, l'ancien chef d'état-major interarmées des Forces d'autodéfense japonaises a été nommé conseiller du cabinet taïwanais, ce qui suggère que Taïwan cherche à renforcer sa coopération avec le Japon en matière de sécurité.

Du point de vue des États-Unis et du Japon, ces développements visent à dissuader la Chine d'utiliser la force contre Taïwan à un moment où Pékin accroît sa pression économique et militaire sur Taipei. Mais du point de vue de la Chine, le Japon et les États-Unis s'ingèrent dans une question interne chinoise, encouragent les forces indépendantistes taïwanaises et entravent la possibilité d'une réunification pacifique de Taïwan avec la Chine.

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il y a 15 minutes, Wallaby a dit :

Le 7 novembre, la Première ministre Sanae Takaichi a déclaré qu'une attaque chinoise contre Taïwan pourrait sans aucun doute constituer « une situation menaçant la survie du Japon », laissant ainsi entendre que Tokyo pourrait réagir en déployant ses Forces d'autodéfense.

les japonais ont manifestement un problème avec leur constitution.

Se placer dans une situation où le Japon entrerait en guerre contre la Chine par un jeu d'alliances est un chose, dire qu'une guerre Chine Taiwan menace la survie du Japon relève du mensonge.. sauf bien sur à vouloir se faire la Chine aux cotés d'un allié inconstant que je ne citerai pas

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il y a 5 minutes, Akilius G. a dit :

dire qu'une guerre Chine Taiwan menace la survie du Japon relève du mensonge.. 

Il paraitrait qu'une certaine guerre entre l'Ukraine et la Russie serait une menace de survie pour l'UE.........c'est à peu prés la même chose. Chacun à son ogre voisin doté d'un appétit insatiable qui 'il convient de stopper au plus tôt ( aprés, entre les discours et les actes, évidemment.....). 

Dans tous les cas, un peu de politique extérieure pour fuir l'intérieur, c'est largement pratiqué. 

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