collectionneur Posté(e) le 17 novembre 2025 Share Posté(e) le 17 novembre 2025 Si Pékin, Pyongyang et Moscou ont la Bombe, pourquoi pas Tokyo, Seoul et Taipei ? Soupir. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
christophe 38 Posté(e) le 17 novembre 2025 Share Posté(e) le 17 novembre 2025 Il y a 2 heures, collectionneur a dit : Si Pékin, Pyongyang et Moscou ont la Bombe, pourquoi pas Tokyo, Seoul et Taipei ? Soupir. surtout que les trois derniers sont alliés des USA et, à titre personnel, je ne suis pas du tout sur que les americains se mouilleraient pour eux 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) le 17 novembre 2025 Share Posté(e) le 17 novembre 2025 Il y a 7 heures, collectionneur a dit : Si Pékin, Pyongyang et Moscou ont la Bombe, pourquoi pas Tokyo, Seoul et Taipei ? Soupir. Parce que les USA ont une peur bleu de la prolifération ... c'est leur plus grande crainte. La capacité de nuisance de Corée du Nord pourtant puissance nucléaire très modeste avec ses missiles un peu boiteux et ses tetes nucléaires pas vraiment miniature est déjà un gros souci. Alors si d'autre pays deviennent des concurrents nucléaire - parce qu'il ne faut pas se leurrer tout état nucléaire est un ennemi potentiel vu des USA - les systèmes de défense ABM redeviennent obsolete - il sont essentiellement conçu géographiquement, barrière vis à vis de tel ou tel zone, déplacer la zone de menace potentiel en ajoutant des acteurs nucléaire c'est contourner le dispositif -. En gros une autonomie de dissuasion pour Taiwan, le Japon et la Corée de Sud c'est beaucoup de complication pour pour les USA, puisque ca permet à ces trois là d'entamer des arrangement d'égal à égal directement avec la Chine et donc potentiellement des accords commerciaux, diplomatique, militaires etc. L'empire ne peut fonctionner que si les suzerain sont dépendant du centre, meme dans un empire un peu lache. L'autonomie stratégique lié à une dissuasion crédible - et donc tout azimut - c'est la fin de l'empire d'une certaine façon. D'autant dans le contexte de pays qui comptent énormément dans l'économie mondiale. --- Concernant le Japon c'est une évidence qu'ils sont au seuil nucléaire. Aussi bien au niveau d'une bombe, que des différent élément permettant à la projeté. Missile de croisiere supersonique, missile balistique, sous-marin etc. Concernant la Corée, coté industrie nucléaire il pourrait bien être proche du seuil. Coté vecteur ca reste moins évident mais pour combien de temps. A chaque salon Séoul mets la pression sur ses soutiens en affichant de maquette de porte avion de sous marin lanceur d'engin etc. En gros on estime que Tokyo est à 12 mois d'une solution nucléaire crédible - un vecteur et une bombe capable d'exploer au dessus de la Chine - s'ils décident de lancer le programme. Pour la Corée c'est plus imprévisible ... d'un coté ils ont du retard sur le balistique, et moins de solution de lancement - le Japon est un grand pays qui peut facilement cacher des TEL dans des cavernes par exemple -, d'un autre ils peuvent considéré cela comme essentiel à leur survie et donc pousser le projet aussi fort que possible, d'autant que leur lien étroit avec les industriels US peuvent leur permettre de bénéficier de transfert de techno accélérant les développement. Pour Taiwan je ne sais pas ... au niveau de la technologie nucléaire ils pourraient avoir les moyens, mais doctrinalement ca semble compliqué. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) le 18 novembre 2025 Share Posté(e) le 18 novembre 2025 Il y a 19 heures, g4lly a dit : Pour la Corée c'est plus imprévisible ... d'un coté ils ont du retard sur le balistique, et moins de solution de lancement La Corée du Sud devrait se réunifier avec le Nord. Comme ça elle aurait la bombe atomique qui lui manque, et la main d'oeuvre qui lui fait défaut en conséquence du déclin de la natalité. Le 08/09/2025 à 01:04, Wallaby a dit : Hyun Jin Moon, le fils du fondateur de la secte Moon, propose la réunification comme solution aux problèmes de l'économie sud-coréenne, en proie à un déclin démographique et aux tarifs douaniers trumpiens. L'article est publié le 2 septembre, jour d'anniversaire des 80 ans de la capitulation japonaise qui est en même temps celui des 80 ans de l'indépendance coréenne. https://www.koreaherald.com/article/10566150 (2 septembre 2025) Au lieu de parvenir à l'unification, la péninsule coréenne a été divisée le long du 38e parallèle par les États-Unis et l'Union soviétique. Ce qui avait commencé comme des zones d'occupation temporaires s'est transformé en nations distinctes dans un contexte de tensions croissantes liées à la guerre froide. La République de Corée a été créée dans le sud le 15 août 1948, suivie quelques semaines plus tard par la République populaire démocratique de Corée sous le régime de Kim Il-sung dans le nord. Cette division a été imposée par une intervention étrangère, mettant fin à la vision du mouvement indépendantiste et réduisant les Coréens à l'état de pions dans la compétition entre les grandes puissances. Le défi le plus critique est l'effondrement démographique. Avec un taux de natalité de 0,7, le plus bas au monde, la population active et l'avenir du pays sont en déclin rapide. Si des facteurs économiques contribuent à cette crise, la cause profonde réside dans la montée du matérialisme et l'érosion des valeurs traditionnelles, qui ont fondamentalement modifié les attitudes envers le mariage et la famille. Le deuxième défi est la structure des chaebols. Autrefois moteur de l'industrialisation, ces conglomérats étouffent aujourd'hui l'innovation et concentrent le pouvoir économique entre les mains d'une poignée d'individus. Les quatre principaux chaebols représentent 40 % du produit intérieur brut, tout en n'employant qu'une petite fraction de la main-d'œuvre. Troisièmement, la forte dépendance de la Corée du Sud à l'égard des exportations, qui représentent 44 % du PIB, soit bien plus que le Japon ou la Chine, rend l'économie extrêmement vulnérable aux chocs mondiaux. Cette vulnérabilité est particulièrement aiguë dans un contexte d'escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Le rétrécissement du marché intérieur dû au déclin démographique ne fait qu'accentuer cette fragilité. La Corée du Sud se trouve aujourd'hui à un tournant décisif. Sans une vision nationale fédératrice, la stagnation semble inévitable. C'est précisément là que le Rêve Coréen offre une nouvelle voie à suivre. Le Rêve Coréen envisage une réunification qui combinerait la technologie de pointe, les capitaux et les infrastructures de la Corée du Sud avec les ressources naturelles abondantes, la population plus jeune et la position géographique stratégique de la Corée du Nord, qui relie la Chine et la Russie. Cela permettrait d'élargir considérablement le marché intérieur, de stimuler divers secteurs, de la construction aux services, et de garantir l'accès aux minéraux rares indispensables au progrès technologique futur. Plus important encore, cela permettrait de réunir des millions de familles séparées et de tourner enfin la page douloureuse du colonialisme et de la division due à la guerre froide. La Corée du Nord connaît également des changements importants. La récente décision de Kim Jong-un de retirer la réunification des objectifs nationaux déclarés du régime représente un changement sans précédent. Cela revient en fait à reconnaître le manque de vision et de légitimité du régime. Ce vide ouvre de nouvelles possibilités de changement. Le 80e anniversaire de la libération n'est pas seulement une commémoration, c'est un appel à l'action. En embrassant le Rêve Coréen, nous pouvons achever le travail inachevé du mouvement d'indépendance, panser les blessures de la division nationale et créer une nouvelle Corée qui allie harmonieusement ses riches traditions et ses aspirations modernes. https://en.wikipedia.org/wiki/Hyun_Jin_Moon En 2014, Moon a écrit le livre Le Rêve Coréen : une vision pour une Corée unifiée.[8] Ce livre appelle à un engagement plus important du public dans la question de la réunification, notamment sous l'impulsion des organisations de la société civile sud-coréenne travaillant en partenariat avec le gouvernement.[9][10][11] Il a exhorté le gouvernement sud-coréen à faire de la réunification son programme national afin de guider l'opinion mondiale, en particulier compte tenu de l'intérêt accru suscité par les menaces nucléaires croissantes de la Corée du Nord.[12] Korean Culture and Arts Publications a désigné Le Rêve Coréen : une vision pour une Corée unifiée comme « Livre de l'année » 2014 dans la catégorie société.[16] Une version anglaise préfacée par Edwin Feulner, fondateur de la Heritage Foundation, a été publiée en décembre 2016.[17] [18] Ce livre a été inclus dans la liste de lecture professionnelle 2018 de l'Agence de renseignement de la défense américaine dans la catégorie « Analyse mondiale ».[19][20] Moon a fondé en 2012 Action for Korea United, une alliance qui regroupe actuellement plus de 800 groupes civiques coréens. [21] En 2015, la coalition a lancé le comité One Korea Global Campaign afin de rallier le soutien mondial en faveur de la réunification coréenne par le biais de la culture populaire, en particulier la K-pop.[22] À cette fin, elle a organisé deux concerts « One K » à Séoul, en Corée, et à Manille, aux Philippines, auxquels ont participé des artistes de renom.[23][24] La famille Moon œuvre depuis trois générations en faveur de la réunification coréenne. Le grand-oncle de Hyun Jin était un membre éminent du mouvement anticolonialiste coréen et a contribué à la rédaction de la Déclaration d'indépendance coréenne. Son père, Sun Myung Moon, fondateur de l'Église de l'Unification, a été à l'avant-garde du dialogue avec la Corée du Nord dès 1991[50]. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) le 18 novembre 2025 Share Posté(e) le 18 novembre 2025 à l’instant, Wallaby a dit : La Corée du Sud devrait se réunifier avec le Nord. Comme ça elle aurait la bombe atomique qui lui manque, et la main d'oeuvre qui lui fait défaut en conséquence du déclin de la natalité. La Corée du Nord est peu peuplée et sa population est dans un état sanitaire préoccupant. Pour la faire simple et sale, il va falloir les nourrir et les soigner avant de leur trouver un emploi. Sans parler des années de psychanalyse et d'adaptation à une société ordinaire, là où les Allemands de l'Est étaient similaires aux Allemands de l'Ouest sur l'essentiel. Quant aux gens de Moon... eh bien. On dirait que le tropisme avec Pyongyang continue. Il faut dire qu'il y a de quoi faire pas mal d'adeptes au Nord. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) le 18 novembre 2025 Share Posté(e) le 18 novembre 2025 https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20251118-les-tensions-diplomatiques-entre-le-japon-et-la-chine-prennent-de-l-ampleur Près de 491 000 billets d'avion pour le Japon ont été annulés depuis le samedi 15 novembre, soit un tiers des réservations chinoises qui disparaît en quelques heures. Les compagnies chinoises offrent désormais des remboursements gratuits, et plusieurs transporteurs – dont Sichuan et Spring Airlines – ont déjà supprimé certains vols ou gelé des liaisons pour les mois à venir. Mais l’impact dépasse largement le secteur aérien. Après les propos jugés « provocateurs » de la Première ministre japonaise sur Taïwan, Pékin a durci le ton. Résultat : les sorties de plusieurs films japonais sont repoussées, et des productions comme Demon Slayer ont vu leur box-office s’effondrer en quelques jours. https://www.franceinfo.fr/culture/cinema/films-animation/le-nouveau-film-d-animation-japonais-de-la-franchise-demon-slayer-bat-un-record-au-box-office-mondial_7623944.html (18 novembre 2025) Le nouveau film d'animation japonais de la franchise "Demon Slayer" bat un record au box office mondial Au pays du Soleil-Levant où l'animation est reine, mais aussi en Amérique du Nord et en Chine, "La Forteresse infinie" explose tous les compteurs. Sorti dans l'archipel nippon en juillet, en Amérique du Nord en septembre et vendredi en Chine, le film a attiré 89,17 millions de spectateurs hors Japon, ont indiqué lundi Aniplex et Toho. Adapté d'un manga de Koyoharu Gotouge, publié entre 2016 et 2020 dans le magazine Weekly Shonen Jump, le film suit l'adolescent "pourfendeur de démons" Tanjiro Kamado et ses compagnons dans leur quête de sauver le monde de ces créatures. Au Japon, il reste en deuxième position en termes de recettes en salle derrière le précédent opus de Demon Slayer, Le train de l'infini, immense succès pendant la pandémie de covid-19, qui avait détrôné Le Voyage de Chihiro (2001), du Studio Ghibli, de la plus haute marche du podium. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) le 19 novembre 2025 Share Posté(e) le 19 novembre 2025 https://www.asahi.com/ajw/articles/16168020 (19 novembre 2025) La Chine a informé le Japon qu'elle allait suspendre ses importations de fruits de mer japonais. https://www.asahi.com/ajw/articles/16167599 (19 novembre 2025) La Chine a annoncé que le Premier ministre Li Qiang ne s'entretiendrait pas avec Takaichi lors du sommet du G20 qui se tiendra ce week-end en Afrique du Sud. Mais selon des sources gouvernementales japonaises, Tokyo étudie la possibilité d'un bref échange entre les deux dirigeants. Le PLD manque désormais de personnalités influentes, telles que les anciens secrétaires généraux Toshihiro Nikai et Hiroshi Moriyama, qui accordaient la priorité aux relations avec la Chine. Le PLD n'est également plus partenaire de coalition avec le Komeito, qui entretient des liens étroits avec la Chine. Un haut responsable du ministère des Affaires étrangères a déclaré : « Nous avons marché sur la queue du tigre avec la question de Taïwan. C'est probablement un moment où rien de ce que nous ferons ne fonctionnera. » Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) le 19 novembre 2025 Share Posté(e) le 19 novembre 2025 https://www.asahi.com/ajw/articles/16168044 L'ancien Premier ministre Shigeru Ishiba n'est pas satisfait du revirement complet de la politique rizicole mis en place par son successeur, Sanae Takaichi, et son cabinet, qui vise à réduire la production pour répondre à la demande au lieu de l'augmenter. Dans une interview accordée au quotidien Asahi Shimbun le 18 novembre, M. Ishiba a exposé sa longue opposition à la politique gouvernementale consistant à subventionner les riziculteurs afin de réguler la production. En tant que Premier ministre, M. Ishiba avait cherché à changer de cap et à permettre aux riziculteurs d'augmenter leur production afin de maîtriser les prix. Son administration avait également mis en œuvre la libération des stocks de riz du gouvernement comme autre moyen de limiter la flambée des prix du riz qui frappait durement les consommateurs. Mais Mme Takaichi, qui a pris ses fonctions en octobre, a nommé Norikazu Suzuki au poste de ministre de l'Agriculture, et celui-ci a inversé la tendance en déclarant que la production serait maintenue à des niveaux correspondant à la demande. Il s'agissait là d'un slogan courant dans la politique menée de longue date par le Parti libéral démocrate pour satisfaire son électorat de riziculteurs. M. Suzuki envisage désormais également la distribution de bons d'achat de riz aux consommateurs afin de faire face à la flambée des prix. M. Ishiba a déclaré que cela signifierait un doublement des dépenses publiques consacrées au riz, l'un des programmes étant destiné aux riziculteurs qui limitent leur production et l'autre aux consommateurs. « Je ne comprends pas la logique qui sous-tend cette proposition », a déclaré M. Ishiba. En tant que Premier ministre, Ishiba a préconisé que le prix du riz soit maintenu en dessous de 4 000 yens (26 dollars) pour un sac de 5 kg. En comparaison, Suzuki a déclaré que le gouvernement ne devrait pas s'impliquer dans la fixation du prix du riz, soulignant que le prix des vêtements est déterminé par l'offre et la demande sur le marché. Ishiba a déclaré qu'il était inutile de comparer le riz, aliment de base de l'alimentation japonaise, aux vêtements. Ishiba a révélé qu'il doutait depuis longtemps de la politique du PLD visant à réglementer la production de riz par le biais de subventions aux agriculteurs. Il a déclaré qu'il n'était pas juste de dépenser d'énormes sommes provenant des contribuables pour maintenir le prix du riz à un certain niveau. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) le 23 novembre 2025 Share Posté(e) le 23 novembre 2025 https://www.lefigaro.fr/international/meurtre-de-l-ex-premier-ministre-japonais-shinzo-abe-le-juge-et-l-assassin-martyr-20251122 Ce 13 novembre, jour de la septième audience, le procès de Tetsuya Yamagami, l’assassin de l’ex-premier ministre Shinzo Abe, commence vraiment. À la demande de la défense, sa mère a accepté de témoigner - mais à visage couvert. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) le 26 novembre 2025 Share Posté(e) le 26 novembre 2025 (modifié) https://www.asahi.com/ajw/articles/16182711 (26 novembre 2025) La star ukrainienne Aonishiki promue au rang d'ozeki Aonishiki est arrivé au Japon en avril 2022, peu après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Il a fait son entrée dans le monde du sumo lors du Grand Tournoi d'automne 2023 et il ne lui a fallu que 14 tournois pour atteindre le rang d'ozeki. Il s'agit du record le plus rapide pour ceux qui ont débuté dans la plus basse division jonokuchi, depuis 1958, date à laquelle le calendrier actuel de six tournois par an a été mis en place. Aonishiki devient le neuvième ozeki de l'ère Reiwa, qui a débuté en 2019. Il rejoint Kotozakura, 28 ans, seul autre ozeki actuellement classé. https://www.asahi.com/ajw/articles/16182808 (26 novembre 2025) En réponse, Mme Takaichi n'a pas abordé directement la question de la responsabilité des propos tenus à la Diète le 7 novembre, affirmant qu'elle n'avait fait que répondre à une question. Elle a toutefois déclaré : « L'auteur de la question a limité le sujet à une éventualité concernant Taïwan et a même mentionné le blocus des voies maritimes. Je ne voulais pas entrer dans les détails, mais si je me contentais de répéter sans cesse les réponses précédentes du gouvernement, le Comité budgétaire risquait d'être bloqué. Comme on m'a demandé des exemples précis, j'ai voulu répondre sincèrement. » Elle a ajouté : « J'ai répondu dans le cadre de la question qui m'était posée, mais la position unifiée du gouvernement a été décidée hier par le Cabinet et énoncée comme telle, ni plus, ni moins. » Concernant Taïwan, Mme Takaichi a déclaré : « Nous entretenons des relations non gouvernementales au niveau opérationnel. Ayant renoncé à tous nos droits et revendications en vertu du traité de San Francisco, nous ne sommes pas en mesure de reconnaître le statut juridique de Taïwan. » Ensuite, Tetsuo Saito, chef du parti d'opposition Komeito, a interrogé Mme Takaichi sur son point de vue concernant les « trois principes non nucléaires », qui interdisent la possession et la production d'armes nucléaires au Japon, y compris leur présence sur le sol japonais. Mme Takaichi a déclaré : « En tant que politique, nous les respectons », précisant qu'elle suivait la position traditionnelle du gouvernement. Concernant la révision accélérée des trois documents liés à la sécurité, y compris la stratégie de sécurité nationale prévue pour l'année prochaine, Mme Takaichi a déclaré : « Il n'est pas vrai que j'ai explicitement demandé une révision des trois principes non nucléaires. » Le 11 novembre, lors de la réunion de la commission budgétaire de la Chambre basse, Mme Takaichi avait évité de répondre clairement à la question de savoir si la phrase « respecter les trois principes non nucléaires » serait conservée, déclarant : « Je ne suis pas en mesure de me prononcer à ce stade. » https://www.sankei.com/article/20251126-Y4ACCGWTBZM6VAOJN3IRRGKX5A/ (26 novembre 2025) « Largement insuffisant » : la Chine réagit vivement à la réponse du gouvernement japonais et demande à nouveau à la Première ministre Takaichi de retirer ses propos. Lors d'une conférence de presse tenue le 26, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a réagi avec véhémence à la décision du gouvernement japonais d'adopter une réponse écrite affirmant que celui-ci « maintenait pleinement » sa position traditionnelle concernant les critères de reconnaissance d'une situation de crise existentielle, en réponse à la déclaration de la Première ministre Sanae Takaichi devant la Diète au sujet d'une éventuelle crise à Taïwan. Il a réitéré la demande traditionnelle adressée au Japon de « retirer dès que possible cette déclaration erronée ». Mme Mao a critiqué la réponse du gouvernement japonais, affirmant que « le Japon n'avait toujours pas exprimé de regrets et avait tenu des propos absurdes sur la question de Taiwan, s'ingérant ainsi dans les affaires intérieures de la Chine ». Il a souligné que « la manière dont la question de Taiwan sera résolue et l'unité nationale réalisée relève entièrement des affaires intérieures de la Chine » et que « le Japon n'a pas le droit de s'y immiscer ou de s'y ingérer ». Modifié le 26 novembre 2025 par Wallaby Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) le 27 novembre 2025 Share Posté(e) le 27 novembre 2025 https://responsiblestatecraft.org/japan-china-taiwan/ (26 novembre 2025) Le 7 novembre, la Première ministre Sanae Takaichi a déclaré qu'une attaque chinoise contre Taïwan pourrait sans aucun doute constituer « une situation menaçant la survie du Japon », laissant ainsi entendre que Tokyo pourrait réagir en déployant ses Forces d'autodéfense. Cette déclaration a déclenché la pire crise dans les relations sino-japonaises depuis plus d'une décennie, car elle reflétait une transformation dans le discours sur la politique de sécurité du Japon, sa posture de défense et la coopération entre les États-Unis et le Japon en matière de défense ces dernières années. Pour comprendre cette transformation, il faut analyser le contexte ainsi que le contenu des propos tenus par Mme Takaichi au Parlement. La controverse porte sur l'application à Taïwan de la loi japonaise sur les « situations menaçant la survie ». Approuvée par la Diète japonaise en septembre 2015, cette législation a permis au Japon d'exercer dans une mesure très limitée son droit de légitime défense collective, même si le Japon lui-même n'était pas directement attaqué. Cette loi impose trois conditions strictes : (1) une attaque contre un pays étranger avec lequel le Japon entretient des relations étroites menace la survie du Japon et représente un danger manifeste susceptible de porter atteinte de manière fondamentale au droit du peuple à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur ; (2) il n'existe aucun autre moyen approprié pour repousser l'attaque, assurer la survie du Japon et protéger son peuple ; et (3) l'usage de la force doit être limité au minimum nécessaire. Lors des délibérations de la Diète le 14 septembre 2015, le gouvernement a expliqué que, contrairement à la notion générale de légitime défense collective en droit international, les Forces d'autodéfense, conformément à l'article 88 de la loi sur les Forces d'autodéfense, seraient limitées à la défense du Japon et ne seraient pas impliquées dans l'usage de la force à l'étranger pour combattre dans un autre pays, y compris celui victime de l'attaque. Le gouvernement Abe de l'époque a évité toute mention d'un scénario d'urgence à Taïwan. En fait, l'opinion courante était que, puisque le Japon ne reconnaissait pas Taïwan comme un pays souverain, conformément au communiqué de normalisation des relations sino-japonaises de 1972, une attaque armée chinoise contre Taïwan ne constituerait pas en soi une « situation menaçant la survie » du Japon. La plupart des experts japonais en matière de sécurité estimaient qu'une attaque chinoise contre un pays allié comme les États-Unis dans le contexte d'un scénario taïwanais serait nécessaire. Lorsqu'il était Premier ministre, Shinzō Abe veillait à ne pas provoquer la Chine en mentionnant l'implication militaire du Japon dans une éventualité concernant Taïwan. Mais après sa retraite, il a commencé à soutenir plus ouvertement Taïwan. En décembre 2021, lors d'une intervention en ligne à un événement organisé par un groupe de réflexion taïwanais, M. Abe a déclaré : « Une éventualité concernant Taïwan est une éventualité pour le Japon. En d'autres termes, c'est aussi une éventualité pour l'alliance nippo-américaine. » Puis, lors d'une émission de télévision japonaise en février 2022, Abe a appelé les États-Unis à abandonner leur ambiguïté stratégique concernant la défense de Taïwan. Tout en réaffirmant que « toute situation d'urgence à Taïwan est une situation d'urgence pour le Japon », Abe a déclaré que l'établissement d'une supériorité aérienne et maritime chinoise autour de Taïwan « affecterait les eaux territoriales du Japon, ou du moins notre zone économique exclusive ». Lors d'une réunion du Parti libéral démocrate au pouvoir en juillet 2021, le vice-Premier ministre de l'époque, Tarō Asō, a déclaré que le Japon et les États-Unis « devraient défendre Taïwan » en cas d'invasion par la Chine et que les « graves problèmes » rencontrés par Taïwan pourraient « menacer la survie du Japon ». Lors d'une visite à Taïwan en août 2023, M. Asō, alors vice-président du PLD, a déclaré : « Je pense que le moment est venu pour le Japon, Taïwan, les États-Unis et d'autres pays partageant les mêmes idées de se préparer à mettre en œuvre une dissuasion très forte. C'est la détermination de se battre. » Et en septembre 2025, lors d'une réunion à Tokyo avec des législateurs taïwanais, M. Asō a déclaré que « Taïwan est un pays qui partage les valeurs fondamentales du Japon ». La Chine a protesté contre la déclaration de M. Asō en insistant sur le fait que « Taïwan est une province de la Chine, et non un pays ». Avant de devenir Premier ministre, Takaichi faisait écho à Abe et Asō. Lors de sa première candidature à la présidence du PLD en septembre 2021, elle avait affirmé qu'une crise à Taïwan constituerait une menace pour le Japon et que le déploiement des Forces d'autodéfense serait très probable. Lors de sa deuxième candidature à la présidence du PLD en septembre 2024, Takaichi a suggéré qu'un blocus maritime chinois sur Taïwan pourrait être qualifié de « crise menaçant l'existence de la nation ». De plus, Abe et Asō ont joué un rôle majeur dans le parcours de Takaichi vers le poste de Premier ministre. Abe a soutenu Takaichi lors de la course à la présidence du PLD en septembre 2021. Le soutien de la faction Asō a été déterminant pour la victoire de Takaichi en octobre 2025. Les experts japonais en matière de défense affirment aujourd'hui ouvertement que le contrôle de Taïwan par la Chine pourrait constituer une menace existentielle pour le Japon. Le Japon a déployé de nouvelles capacités de défense dans sa région sud-ouest (notamment le déploiement récemment annoncé de missiles sur l'île de Yonaguni, près de Taïwan), et les États-Unis et le Japon renforcent leur planification militaire, leur coordination et leurs exercices conjoints afin de répondre plus efficacement à une crise à Taïwan. De plus, en mars 2025, l'ancien chef d'état-major interarmées des Forces d'autodéfense japonaises a été nommé conseiller du cabinet taïwanais, ce qui suggère que Taïwan cherche à renforcer sa coopération avec le Japon en matière de sécurité. Du point de vue des États-Unis et du Japon, ces développements visent à dissuader la Chine d'utiliser la force contre Taïwan à un moment où Pékin accroît sa pression économique et militaire sur Taipei. Mais du point de vue de la Chine, le Japon et les États-Unis s'ingèrent dans une question interne chinoise, encouragent les forces indépendantistes taïwanaises et entravent la possibilité d'une réunification pacifique de Taïwan avec la Chine. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akilius G. Posté(e) le 27 novembre 2025 Share Posté(e) le 27 novembre 2025 il y a 15 minutes, Wallaby a dit : Le 7 novembre, la Première ministre Sanae Takaichi a déclaré qu'une attaque chinoise contre Taïwan pourrait sans aucun doute constituer « une situation menaçant la survie du Japon », laissant ainsi entendre que Tokyo pourrait réagir en déployant ses Forces d'autodéfense. les japonais ont manifestement un problème avec leur constitution. Se placer dans une situation où le Japon entrerait en guerre contre la Chine par un jeu d'alliances est un chose, dire qu'une guerre Chine Taiwan menace la survie du Japon relève du mensonge.. sauf bien sur à vouloir se faire la Chine aux cotés d'un allié inconstant que je ne citerai pas Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ksimodo Posté(e) le 27 novembre 2025 Share Posté(e) le 27 novembre 2025 il y a 5 minutes, Akilius G. a dit : dire qu'une guerre Chine Taiwan menace la survie du Japon relève du mensonge.. Il paraitrait qu'une certaine guerre entre l'Ukraine et la Russie serait une menace de survie pour l'UE.........c'est à peu prés la même chose. Chacun à son ogre voisin doté d'un appétit insatiable qui 'il convient de stopper au plus tôt ( aprés, entre les discours et les actes, évidemment.....). Dans tous les cas, un peu de politique extérieure pour fuir l'intérieur, c'est largement pratiqué. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) le 8 décembre 2025 Share Posté(e) le 8 décembre 2025 https://www.asahi.com/ajw/articles/16207870 (8 décembre 2025) L'économie japonaise s'est contractée à un rythme annuel de 2,3 % entre juillet et septembre, a annoncé lundi le gouvernement, les exportations ayant souffert de l'impact des droits de douane imposés par le président américain Donald Trump et les investissements publics ayant diminué. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) le 8 décembre 2025 Share Posté(e) le 8 décembre 2025 https://www.asahi.com/ajw/articles/16177909 (24 novembre 2025) Quatorze ans et huit mois après l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, il semble désormais probable que Tokyo Electric Power Co. reprenne l'exploitation d'une de ses centrales pour la première fois depuis cette triple fusion. Le gouverneur de Niigata, Hideyo Hanazumi, a annoncé le 21 novembre qu'il avait décidé d'autoriser la reprise des activités de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa. Il avait déclaré que l'un des facteurs qu'il prendrait en considération pour prendre sa décision serait l'opinion du public de Niigata. L'un des résultats de ce sondage était qu'environ 60 % des personnes interrogées ne pensaient pas que les conditions nécessaires à la reprise des activités étaient réunies. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) le 8 décembre 2025 Share Posté(e) le 8 décembre 2025 https://www.asahi.com/ajw/articles/16205680 Les pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), également connue sous le nom de Traité de Washington, ont rejeté le 5 décembre une proposition de l'Union européenne et d'autres pays visant à réglementer le commerce international de toutes les espèces d'anguilles. Lorsque la convention a voté, les anguilles européennes étaient déjà soumises à des réglementations commerciales, et le Japon se préparait à la possibilité que sa propre espèce d'anguilles soit soumise à des restrictions similaires. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) mercredi à 18:34 Share Posté(e) mercredi à 18:34 https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20230901-centenaire-du-séisme-de-la-plaine-du-kanto-les-étrangers-des-pogroms-oubliés-des-hommages-au-japon (1er septembre 2023) Centenaire du séisme de la plaine du Kanto: les étrangers des pogroms oubliés des hommages au Japon Le Japon s'est figé, ce vendredi (1er septembre 2023) à 11h58, heure locale, au moment précis où, il y a 100 ans, le 1er septembre 1923, il subissait la plus grave catastrophe naturelle de son histoire : un séisme de magnitude 7,9 suivi d'un tsunami de 12 mètres de haut, qui dévastèrent Tokyo et son immense banlieue, faisant 105 000 morts. La commémoration de cette tragédie a été très incomplète. Les autorités n'ont en effet pas jugé bon de rendre hommage à la mémoire de milliers d'immigrés qui ont été massacrés dans la foulée du séisme, victimes de pogroms. « J'étais bébé à l'époque, donc j'ai très peu de souvenirs des événements, confie le second immigré. En revanche, jamais je n'oublierai le visage rieur de mon grand frère. Il a été battu à mort par des policiers, qui n'ont jamais été jugés. Il était né et avait toujours vécu au Japon, n'avait jamais fait de mal à personne... Mais après le séisme, le simple fait d'être Coréen faisait de vous un suspect. » Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) mercredi à 18:45 Share Posté(e) mercredi à 18:45 (modifié) Le 23/11/2025 à 17:36, Wallaby a dit : https://www.lefigaro.fr/international/meurtre-de-l-ex-premier-ministre-japonais-shinzo-abe-le-juge-et-l-assassin-martyr-20251122 Ce 13 novembre, jour de la septième audience, le procès de Tetsuya Yamagami, l’assassin de l’ex-premier ministre Shinzo Abe, commence vraiment. À la demande de la défense, sa mère a accepté de témoigner - mais à visage couvert. https://www.asahi.com/ajw/articles/16299194 (21 janvier 2026) Le 21 janvier, le tribunal de district de Nara a condamné Tetsuya Yamagami à la prison à perpétuité pour le meurtre de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe. Le tribunal, ne montrant aucune clémence envers cet homme de 45 ans qui a avoué avoir tué Abe avec une arme artisanale en juillet 2022, s'est rangé à l'argumentation du ministère public selon laquelle cette attaque constituait « un incident grave sans précédent dans l'histoire de l'après-guerre ». La défense de Yamagami avait fait valoir qu'il devrait être condamné à « 20 ans de prison au maximum », compte tenu du contexte dans lequel s'est déroulée la fusillade. Un élément clé du procès a été l'éducation du prévenu par une mère qui faisait d'importants dons à l'ancienne Église de l'Unification, désormais officiellement appelée Fédération pour la paix mondiale et l'unification. Yamagami a déclaré que ces dons avaient ruiné sa famille et détruit sa vie. Il a expliqué avoir pris Abe pour cible en raison de ses liens étroits avec l'organisation. « Le jugement a reconnu que l'influence de l'Église de l'Unification sur la famille était une cause indirecte (de l'incident), mais a accepté l'argument du ministère public selon lequel elle n'était pas directement liée à celui-ci », a déclaré l'équipe de défense de Yamagami lors d'une conférence de presse après le jugement. « Naturellement, nous devons envisager de faire appel. » Le procès devant jury populaire a débuté en octobre dernier. Douze personnes, dont la mère et la sœur cadette de Yamagami ainsi que des policiers, ont été convoquées pour témoigner. L'accusé lui-même a été interrogé à cinq reprises. Le jugement a souligné que Yamagami en était venu à nourrir de la colère envers l'ancienne Église de l'Unification parce que les dons de plusieurs dizaines de millions de yens effectués par sa mère avaient plongé la famille dans des difficultés financières. Le tribunal a également reconnu que Yamagami avait été profondément choqué par le suicide de son frère aîné en 2015. Yamagami a commencé à fabriquer une arme à feu dans l'intention d'attaquer un responsable de l'Église en visite au Japon. Mais il a finalement eu l'idée de tirer sur Abe, une personnalité influente liée à l'Église, selon le verdict. La Fédération des familles pour la paix mondiale et l'unification a refusé de commenter cette décision judiciaire. En 2023 [?] [2025], le tribunal de district de Tokyo a ordonné la dissolution de l'église à la suite d'une enquête gouvernementale sur ses pratiques financières douteuses, notamment la collecte de dons auprès de ses fidèles. L'enquête a mis en évidence les effets néfastes des activités de l'église sur les enfants des fidèles. Eito Suzuki, un journaliste qui suit les affaires impliquant l'église, a déclaré que la peine infligée à Yamagami était « trop sévère ». « Cette affaire s'est produite dans un contexte où une victime du problème social connu sous le nom de « fidèles religieux de deuxième génération » a été privée de sa place dans la société », a déclaré M. Suzuki. Il a ajouté : « C'est une peine qui ne permet pas à une personne qui a été ainsi privée de sa place dans la société de réintégrer celle-ci. Est-il juste de lui faire porter tout ce poids à lui seul ? » Modifié mercredi à 23:14 par Wallaby Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) mercredi à 19:06 Share Posté(e) mercredi à 19:06 https://www.challenges.fr/monde/legislatives-anticipees-au-japon-pourquoi-la-premiere-ministre-joue-son-avenir-politique_637396 La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a annoncé, lundi 19 janvier, la convocation d’élections législatives anticipées le 8 février prochain pour s’assurer une majorité à la chambre basse du Parlement. Une décision qui inquiète les milieux financiers, alors que ses promesses dégraderaient encore les comptes du pays. https://www.bbc.com/news/articles/c1dk0x0v6pdo Mais son parti est en retard dans les sondages et cette décision est risquée. Il s'agit de la deuxième élection générale au Japon en deux ans et elle permettra de tester l'intérêt des électeurs pour ses projets visant à stimuler les dépenses publiques, alors que le coût de la vie est au cœur de leurs préoccupations. Élue Première ministre par les législateurs le 21 octobre, Takaichi cherche désormais à obtenir un mandat populaire à la Chambre des représentants, la chambre la plus puissante du Japon. En décembre, son cabinet a approuvé un budget record de neuf mille milliards de yens (57 milliards de dollars ; 43 milliards de livres sterling) pour la défense. Cette décision intervient dans un contexte d'inquiétude croissante vis-à-vis de la Chine, Tokyo qualifiant les activités militaires de son voisin dans la région de « plus grand défi stratégique ». Les sondages d'opinion montrent que, si le PLD reste globalement impopulaire auprès des Japonais, Takaichi et son gouvernement affichent des taux d'approbation compris entre 60 et 80 %. C'est cette popularité qui, selon Mme Takaichi, pourrait aider le PLD à obtenir la « majorité absolue » au Parlement et à faire adopter plus facilement des politiques plus audacieuses, a déclaré le Dr Seijiro Takeshita, professeur de gestion à l'université de Shizuoka, au podcast Asia Specific de BBC World Service. La direction du PLD est fragile, et Takaichi est le quatrième Premier ministre du pays en cinq ans. Les mandats de ses prédécesseurs ont été écourtés par la baisse de popularité et des scandales. Son prédécesseur immédiat, Shigeru Ishiba, avait également annoncé des élections anticipées peu après son entrée en fonction, ce qui a conduit à l'un des pires résultats jamais enregistrés par le PLD et a coûté au parti sa majorité à la Chambre des représentants. Un autre défi se profile sous la forme d'une nouvelle opposition consolidée, l'Alliance réformiste centriste, formée la semaine dernière par le plus grand parti d'opposition du Japon, le Parti constitutionnel démocratique du Japon, et le parti Komeito, ancien partenaire de coalition du PLD. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) mercredi à 19:22 Share Posté(e) mercredi à 19:22 Sanae Takaichi sera-t-elle la "Liz Truss" japonaise ? https://www.asahi.com/ajw/articles/16298108 (21 janvier 2026) La Première ministre Sanae Takaichi a convoqué lundi des élections anticipées et mène campagne sur un programme de relance visant à relancer l'inflation et la croissance après des décennies de stagnation. Mais elle a lancé sa campagne - faisant écho à ses adversaires - en promettant de suspendre pendant deux ans la taxe sur les denrées alimentaires, et les marchés obligataires ont réagi négativement à l'incertitude quant à la manière dont le vainqueur des élections pourrait financer le manque à gagner estimé à 5 000 milliards de yens (32 milliards de dollars) sur les recettes annuelles. Selon les courtiers, il n'y avait aucun acheteur, et les rendements à 20, 30 et 40 ans ont donc atteint des niveaux records, dans une déroute qui rappelle l'effondrement des gilts britanniques en 2022 et qui constitue un avertissement pour la confiance des marchés dans le bilan du Japon. « Les marchés assimilent l'idée que tous les partis politiques japonais sont engagés dans une course pour promettre les dépenses les plus élevées », a déclaré Ales Koutny, responsable des taux internationaux chez Vanguard à Londres. « Comme nous l'avons vu au Royaume-Uni, les marchés finissent par en avoir assez et commencent à exiger des coûts de financement beaucoup plus élevés. » https://www.telegraph.co.uk/business/2025/11/21/japan-risks-own-liz-truss-moment-britain-should-take-note/ Le Japon risque de connaître son propre « moment Liz Truss » et la Grande-Bretagne devrait en prendre bonne note Bien que Takaichi professe son admiration pour Margaret Thatcher, elle a accédé au poste de Premier ministre en promettant d'assouplir la politique budgétaire. Son programme annoncé vendredi comprend l'augmentation des seuils d'imposition sur le revenu, la réduction des taxes sur l'essence, l'augmentation des subventions pour les factures d'énergie des ménages et l'extension des aides pour les dépenses courantes. Elle injecte également des fonds dans la construction navale, les semi-conducteurs et les projets spatiaux, ainsi que dans les soins de santé, la défense et la préparation aux catastrophes. Cela pourrait contribuer à éviter un ralentissement des exportations provoqué par les droits de douane imposés par Donald Trump au Japon ou par la réaction agressive de la Chine face à la déclaration de soutien de Takaichi à Taïwan ce mois-ci. L'économie a reculé de 0,4 % au troisième trimestre. La baisse des exportations en est en partie responsable, mais les consommateurs, durement touchés par la hausse des coûts, ont également réduit leurs dépenses. Mme Takaichi espère que son plan de relance stimulera la consommation et l'économie. Mais cela pourrait également déclencher une flambée de l'inflation. Vendredi, le bureau japonais des statistiques a annoncé que l'inflation avait repris en octobre, atteignant 3 %. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) mercredi à 23:24 Share Posté(e) mercredi à 23:24 https://www.lefigaro.fr/international/japon-verdict-attendu-mercredi-pour-l-assassin-presume-de-l-ex-premier-ministre-shinzo-abe-20260121 L'enquête a révélé des liens étroits entre l'Église de l'Unification et plusieurs élus du Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste) au pouvoir au Japon, entraînant à l'époque la démission de quatre ministres. Une enquête interne du PLD avait montré en septembre 2022 que la moitié de ses 379 élus d'alors au Parlement avaient des relations avec la «secte Moon». En avril 2025, un tribunal a ordonné la dissolution de la branche japonaise de l'organisation, évoquant des «dommages sans précédent» causés à la société nippone. https://eastasiaforum.org/2025/05/03/the-unification-church-dissolution-and-japans-evolving-religious-governance/ En mars 2025, le tribunal de district de Tokyo a ordonné la dissolution de la Fédération des familles pour la paix mondiale et l'unification (anciennement l'Église de l'unification) après des décennies de controverses autour de ses pratiques commerciales et de ses « ventes spirituelles ». Bien que l'Église ait fait appel de cette décision et puisse continuer à fonctionner sous une autre forme, ce jugement soulève des questions plus larges sur les limites de la liberté religieuse au Japon. Cette décision est le dernier rebondissement en date d'un conflit qui oppose depuis plusieurs décennies l'Église et d'anciens membres privés de leurs droits, conflit qui a été largement médiatisé au Japon après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en 2022. L'Église de l'Unification est présente au Japon depuis la fin des années 1950. Pendant la majeure partie de cette période, elle a entretenu des relations de travail avec des politiciens conservateurs, en particulier au sein du Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir. Le fondateur de l'Église, Sun Myung Moon, était farouchement anticommuniste et la vision antagoniste de l'Église à l'égard des groupes politiques de gauche a survécu à la fin de la guerre froide. C'est sur cette base que s'est fondée la collaboration de l'Église avec les législateurs du PLD. En vertu de l'article 20 de la Constitution japonaise de 1947, il est interdit aux fonctionnaires de mener des « activités religieuses », mais rien n'empêche les organisations religieuses de s'engager en politique, à condition qu'elles n'« exercent aucune autorité politique ». En échange de leur bonne volonté, l'Église de l'Unification a soutenu les législateurs conservateurs pendant les campagnes électorales, notamment en leur fournissant un nombre important de bénévoles. C'est ce partenariat de plusieurs décennies qui a été révélé au grand jour après l'assassinat d'Abe et qui a contraint le Premier ministre de l'époque, Fumio Kishida, à distancier publiquement le PLD de l'Église. Dans le même temps, l'opinion publique a pris conscience des diverses accusations de mauvaises pratiques visant l'Église de l'Unification et ses filiales, en particulier ses pratiques commerciales et ses « ventes spirituelles ». Bien que les controverses autour de ces pratiques remontent aux années 1980, ce n'est qu'après l'assassinat d'Abe que la pression publique a contraint le gouvernement à envisager des poursuites judiciaires contre l'Église. La plainte visant à dissoudre l'Église de l'Unification a été déposée par le ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, qui enregistre les organisations religieuses actives à l'échelle nationale. Contrairement aux affaires Aum Shinrikyo et Myokakuji, cette action en justice a été intentée en vertu du Code civil japonais. Bien que cela place cette affaire dans la même catégorie que l'affaire Dainichizan Hokekyoji, c'est la première fois qu'un organisme public engage une procédure de dissolution d'une organisation religieuse sans poursuivre pénalement ses responsables. L'Église peut toujours transférer ses actifs à une société amie et poursuivre ses activités comme avant. À la suite de cette décision, les représentants légaux de l'Église ont promis de faire appel devant la Haute Cour de Tokyo. Il est donc trop tôt pour conclure quel sera l'effet de cette décision à long terme. Mais les liens historiques entre l'Église de l'Unification et les législateurs conservateurs continueront probablement à troubler la direction du PLD dans un avenir prévisible. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Benoitleg Posté(e) mercredi à 23:50 Share Posté(e) mercredi à 23:50 Le 17/11/2025 à 23:11, g4lly a dit : Parce que les USA ont une peur bleu de la prolifération ... c'est leur plus grande crainte. La capacité de nuisance de Corée du Nord pourtant puissance nucléaire très modeste avec ses missiles un peu boiteux et ses tetes nucléaires pas vraiment miniature est déjà un gros souci. Alors si d'autre pays deviennent des concurrents nucléaire - parce qu'il ne faut pas se leurrer tout état nucléaire est un ennemi potentiel vu des USA - les systèmes de défense ABM redeviennent obsolete - il sont essentiellement conçu géographiquement, barrière vis à vis de tel ou tel zone, déplacer la zone de menace potentiel en ajoutant des acteurs nucléaire c'est contourner le dispositif -. En gros une autonomie de dissuasion pour Taiwan, le Japon et la Corée de Sud c'est beaucoup de complication pour pour les USA, puisque ca permet à ces trois là d'entamer des arrangement d'égal à égal directement avec la Chine et donc potentiellement des accords commerciaux, diplomatique, militaires etc. L'empire ne peut fonctionner que si les suzerain sont dépendant du centre, meme dans un empire un peu lache. L'autonomie stratégique lié à une dissuasion crédible - et donc tout azimut - c'est la fin de l'empire d'une certaine façon. D'autant dans le contexte de pays qui comptent énormément dans l'économie mondiale. --- Concernant le Japon c'est une évidence qu'ils sont au seuil nucléaire. Aussi bien au niveau d'une bombe, que des différent élément permettant à la projeté. Missile de croisiere supersonique, missile balistique, sous-marin etc. Concernant la Corée, coté industrie nucléaire il pourrait bien être proche du seuil. Coté vecteur ca reste moins évident mais pour combien de temps. A chaque salon Séoul mets la pression sur ses soutiens en affichant de maquette de porte avion de sous marin lanceur d'engin etc. En gros on estime que Tokyo est à 12 mois d'une solution nucléaire crédible - un vecteur et une bombe capable d'exploer au dessus de la Chine - s'ils décident de lancer le programme. Pour la Corée c'est plus imprévisible ... d'un coté ils ont du retard sur le balistique, et moins de solution de lancement - le Japon est un grand pays qui peut facilement cacher des TEL dans des cavernes par exemple -, d'un autre ils peuvent considéré cela comme essentiel à leur survie et donc pousser le projet aussi fort que possible, d'autant que leur lien étroit avec les industriels US peuvent leur permettre de bénéficier de transfert de techno accélérant les développement. Pour Taiwan je ne sais pas ... au niveau de la technologie nucléaire ils pourraient avoir les moyens, mais doctrinalement ca semble compliqué. En retard sur les missiles ? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 21 heures Share Posté(e) il y a 21 heures Kashiwazaki-Kariwa : https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/01/22/au-japon-le-redemarrage-de-la-plus-grande-centrale-nucleaire-du-monde-suspendu-quelques-heures-apres-le-debut-du-processus_6663626_3244.html « une alarme du système de surveillance liée aux barres de contrôle s’est déclenchée pendant les procédures de démarrage du réacteur » Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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