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[Rafale]


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4. Disponibilité : l’engagement industriel porte sur la flotte, et les chantiers “tirent” la moyenne

Un point majeur, souvent mal compris, est explicité : la disponibilité contractualisée est au global de flotte (pas avion par avion) et inclut les indisponibilités liées aux chantiers (modernisation, réparations, corrosion, etc.). Chaque avion a bien une disponibilité “propre”, mais le contrat engage l’industriel sur une valeur moyenne sur l’ensemble.

Le parc est hétérogène : certains avions ont plus vieilli, subi plus d’aléas, ou sont “en meilleure forme”. Les industriels doivent s’organiser : on encadre, par exemple, une indisponibilité maximale simultanée liée à un type de chantier (1, 2 ou 3 avions sur 100), puis on négocie des calendriers, en cohérence avec les besoins de l’utilisateur.

L’idée clef est celle d’un dialogue permanent DMAé–forces–industrie pour minimiser l’impact des chantiers, tout en maintenant l’activité.

5. Modernisation continue : standards F4 et chantiers longs, gérés par optimisation

La modernisation est décrite comme structurelle : F4.1, puis F4.2, puis F4.2 bloc 2+ ; à plus longue échéance, discussions sur F4.3 / bloc 3 et sur la tranche 5T portant F5. Pour F4.1, le point marquant est la durée : on parle d’un chantier de l’ordre de plusieurs mois, avec un ordre de grandeur donné à cinq mois par avion (de mémoire, indiqué comme tel), ce qui implique nécessairement une transformation progressive sur plusieurs années.

Le texte insiste sur deux mécanismes :

  • l’intention initiale (standard surtout logiciel) peut se charger au fil du temps par opportunités (viseur de casque, modifications verrière/pastilles, etc.) ;
  • l’optimisation se fait par chantiers couplés (rétrofit + visites de maintenance) pour éviter l’empilement séquentiel des immobilisations.

L’hétérogénéité “capteurs/équipements” est assumée comme richesse mais aussi charge : OSF ancienne génération vs OSF NG, PESA vs AESA, évolutions SPECTRA, DDM, TALIOS, navigation, interopérabilité. Il n’y a pas un “Rafale monolithique” : il y a un parc à configurations multiples, dont l’interopérabilité et le soutien doivent être garantis.

La philosophie est résumée : un avion qui n’évolue plus est souvent un avion en fin de vie. Le Rafale, conçu dans les années 80, mis en service dans les années 2000, est pensé pour durer ; donc il doit évoluer, ce qui impose des chantiers. Le coût d’une rénovation (même immobilisante) reste, selon eux, bien inférieur à une acquisition neuve : c’est une rationalité de cycle de vie.

6. Format réduit, efficacité élevée, projection “rustique” : une cohérence système

Les chiffres de parc sont rappelés à grands traits : environ ~100+ Rafale côté Armée de l’air et de l’espace, 41 côté Marine, soit moins de 150 appareils (hors Mirage 2000). La thèse avancée est que l’efficacité multirôle et la capacité à tenir les exercices intensifs (partir tôt, rentrer tard, faire “toutes les missions”) permettent un format plus réduit que chez certains homologues.

La projection est décrite comme un marqueur : capacité à projeter trois Rafale, avec un A400M et un MRTT, rapidement et loin, avec une emprise limitée. Cette rusticité se comprend ici au sens “déployable sans lourdeur”, et non au sens “technologiquement simple”.

En arrière-plan, l’industrie est explicitement reconnue comme composante de la réussite (Dassault, Safran, Thales), avec une relation structurée par des incitations contractuelles : on n’est pas dans un monde idéal, mais dans un monde piloté.

Modifié par Picdelamirand-oil
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7. Imprévus et accidents : réparer, arbitrer, et gérer le “potentiel d’heures”

Un cas d’incident lourd (collision, dommages structuraux) sert à décrire la mécanique : sécurisation, compte-rendu technique, dialogue DMAé–DGA–industrie, chiffrage et plan de réparation (expertise technique), proposition technico-financière, négociation, lancement chantier, puis retour sous cadre de navigabilité (autorités impliquées citées : autorité technique, DGA, autorité d’emploi, DSAé).

Deux idées structurantes :

la réparation lourde prend du temps (bureau d’études, chantier), mais le processus est cadré ;

l’impact sur les heures de vol se traite par gestion de flotte : la flotte est un réservoir d’heures. À partir d’une cible de 250 h/an en moyenne, on peut ponctuellement “tirer” certains appareils plus (sur 1–3 ans) et compenser ensuite en réduisant leur activité, en faisant tourner la charge sur d’autres avions (logique déjà vue lors de rétrofits ciblés, notamment Marine).

Le directeur formule une image : ce n’est pas chaque avion qui fait exactement 250 h/an, mais sur dix ans, la moyenne est tenue par discipline de gestion du potentiel, car il faut amener la flotte jusqu’à l’arrivée d’un successeur.

8. Outils d’interface : les pôles de conduite de soutien (PCS)

Les PCS sont présentés comme une interface locale, pratique, qui permet un dialogue direct forces–industrie–DMAé, en particulier quand surviennent des événements impromptus : accidents, faits techniques graves (gravité 1), questions de navigabilité, décisions de mise en quarantaine, arbitrages de risques.

Le PCS sert aussi de mécanisme de transparence sur les contraintes industrielles (ex. tension supply chain) et sur les besoins opérationnels (ex. surcroît d’activité), afin que chacun puisse anticiper et proposer des solutions.

9. “Avions sous cocon” : logique passée, contexte présent différent

Le texte indique qu’au milieu des années 2010, il a pu être pertinent de mettre certains Rafale “sous cocon” (régénération de potentiel), en partie parce que tous les avions n’étaient pas alors au même niveau d’équipement (ex. AESA) et parce que la structure de flotte (Mirage 2000 encore nombreux) offrait des marges.

Aujourd’hui, le diagnostic est net :

  • le socle minimum de standard est élevé (F3R généralisé ; anciens F2/F3.2 disparus “par le haut”) ;
  • la question n’est plus “faut-il utiliser tel Rafale ?” mais “on n’en a pas assez” ;
  • il n’existe pas de “stock” de Rafale : pas de parc dormant ;

la flotte est au pourcent près : « chaque pourcent de disponibilité est un combat », et les marges sont très faibles ; perdre un nombre significatif d’avions en combat deviendrait immédiatement un sujet.

Le parc hétérogène (capteurs et définitions) est reconnu comme richesse et comme charge.

Modifié par Picdelamirand-oil
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il y a 45 minutes, Picdelamirand-oil a dit :

1. Point de départ : la disponibilité n’est pas un “bonus”, c’est la condition d’existence opérationnelle

L’exercice Saphir (février 2024) sert ici de révélateur : autour de Mont-de-Marsan, une activité intense est recherchée non pas pour “faire du spectacle”, mais pour éprouver la capacité à tenir un rythme : viser 20 avions disponibles, chacun capable d’enchaîner plusieurs missions par jour, sur cinq jours, pour aboutir à près de 200 sorties. L’objet réel est une montée en puissance “haute intensité”, où la valeur d’un système d’armes se mesure autant à son efficacité tactique qu’à sa capacité à rester en ligne.

Dans cet esprit, l’argument central est formulé sans ambiguïté : le meilleur avion du monde est inutile s’il ne vole pas quand il faut. Or, les avions modernes se complexifient : la disponibilité devient une gageure, et elle dépend moins de slogans que d’une architecture de soutien, conçue, contractualisée, pilotée et ajustée en permanence.

Le Rafale se singularise, y compris via des retours étrangers (Inde, Grèce) évoquant jusqu’à 90% de disponibilité technique. La question devient donc : qu’est-ce qui, dans la conception initiale et dans l’organisation du soutien, rend ces niveaux atteignables, et que signifient-ils réellement ?

2. Rôle de la DMAé : la “maîtrise d’ouvrage” du soutien en service

La DMAé se définit, dans un vocabulaire de programme, comme une maîtrise d’ouvrage : elle passe les contrats nécessaires pour permettre aux forces de voler, et organise l’écosystème industriel (ingénieurs, techniciens, ouvriers) au service de la disponibilité.

L’ordre de grandeur financier est donné au niveau interarmées (Armée de l’air et de l’espace, Marine, ALAT) : environ 4 milliards d’euros de paiements (horizon 2025) pour plus de 45 flottes et environ 1200 aéronefs. Le périmètre est clarifié : il s’agit de soutien et maintenance (pas le carburant), avec aussi des petites évolutions et de l’innovation “de soutien”. Les grands standards d’armement (développement/production/livraison) restent de la responsabilité de la DGA ; la DMAé intervient principalement dans la phase d’utilisation.

Cette séparation des rôles est essentielle : elle structure l’interface entre trajectoires capacitaires, trajectoires d’activité, et réalité industrielle.

3. Comment se fabrique un objectif annuel de disponibilité : du politique à l’exécution

Le schéma est présenté comme une chaîne :

  • Intention politique (livres blancs)
  • Budgets et trajectoires (LPM) : trajectoires capacitaires et trajectoires d’activité
  • Déclinaison annuelle : discussion/négociation DMAé–armées pour traduire missions, exercices, aléas, conjoncture en objectifs d’activité et donc en objectifs de disponibilité.

L’exemple-type donné : un parc de 100 Rafale et un besoin opérationnel de 60 appareils en ligne, avec une activité moyenne cible (exemple illustratif) de 250 h/an. La disponibilité n’est pas un chiffre isolé : c’est une variable de pilotage pour livrer des heures de vol utiles, réparties selon formation, montée en puissance, préparation opérationnelle, projection.

La discussion n’est pas ponctuelle : elle est annuelle puis suivie en exécution, avec ajustements.

t'es un trésor, Pic'

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Il y a 1 heure, Bechar06 a dit :

Très intéressants ces 14 §  je suppose de la retranscription de l'interview 

Oui. Et aussi très instructif dans le sens où conception, développement, réalisation, performances, MCO et disponibilté sont parties d'un même système.

On parle beaucoup d'un savoir-faire français en termes d'avion de combat à propos de la position de DA pour la conception du NGF, mais on en voit ici l'illustration et la justification.

Ces articles mériteraient traduction et diffusion partout où le Rafale est en dotation ou en compétition (+ quelques notes pour expliquer les sigles)

Ce serait aussi très intéressant de pouvoir comparer les éléments principaux de disponibilité, si on les a, des autres avions comme Eurofighter, Gripen, F16.

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Il y a 4 heures, Alberas a dit :

On parle beaucoup d'un savoir-faire français en termes d'avion

Il se trouve que travaillant années 98 ou 99 sur un système intégré vedette, je fus en relation avec DA qui était très intéressé des l époque de récupérer du savoir-faire autour des SGDT gestion des donnés techniques et en aval la maintenance du Rafale... Tout cela pour dire que l intégration chez DA et ses clients pour la MCO fut très tôt une préoccupation... 

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Le 08/02/2026 à 13:43, Picdelamirand-oil a dit :

7. Imprévus et accidents : réparer, arbitrer, et gérer le “potentiel d’heures”

Un cas d’incident lourd (collision, dommages structuraux) sert à décrire la mécanique : sécurisation, compte-rendu technique, dialogue DMAé–DGA–industrie, chiffrage et plan de réparation (expertise technique), proposition technico-financière, négociation, lancement chantier, puis retour sous cadre de navigabilité (autorités impliquées citées : autorité technique, DGA, autorité d’emploi, DSAé).

Deux idées structurantes :

la réparation lourde prend du temps (bureau d’études, chantier), mais le processus est cadré ;

l’impact sur les heures de vol se traite par gestion de flotte : la flotte est un réservoir d’heures. À partir d’une cible de 250 h/an en moyenne, on peut ponctuellement “tirer” certains appareils plus (sur 1–3 ans) et compenser ensuite en réduisant leur activité, en faisant tourner la charge sur d’autres avions (logique déjà vue lors de rétrofits ciblés, notamment Marine).

Le directeur formule une image : ce n’est pas chaque avion qui fait exactement 250 h/an, mais sur dix ans, la moyenne est tenue par discipline de gestion du potentiel, car il faut amener la flotte jusqu’à l’arrivée d’un successeur.

La dessus, je pense que la DGA n’a pas assez pris en compte la possibilité de revendre les avions d’occasions. 

Des F-4 avec leur potentiel fortement entamé resteraient très pertinent pour la plupart des marchés exports ou les 9000 heures de potentiel sont clairement inutiles. Dans le cas du Pérou, il serait intéressant de savoir combien d’heures de vols ont fait leurs Mirage 2000 en 40 ans. Leurs vendre des Rafale avec un potentiel presque doublé par rapport à celui-ci des 2000 me paraît inutile, on arrivera à plus d’un siècle de service...

Il faudrait voir les Retex croates et grecs, mais les occasions avec "seulement" 3 à 5 000 heures de potentiel restant seraient suffisantes pour la plupart des marchés exports.

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4 hours ago, ARPA said:

La dessus, je pense que la DGA n’a pas assez pris en compte la possibilité de revendre les avions d’occasions. 

Des F-4 avec leur potentiel fortement entamé resteraient très pertinent pour la plupart des marchés exports ou les 9000 heures de potentiel sont clairement inutiles. Dans le cas du Pérou, il serait intéressant de savoir combien d’heures de vols ont fait leurs Mirage 2000 en 40 ans. Leurs vendre des Rafale avec un potentiel presque doublé par rapport à celui-ci des 2000 me paraît inutile, on arrivera à plus d’un siècle de service...

Il faudrait voir les Retex croates et grecs, mais les occasions avec "seulement" 3 à 5 000 heures de potentiel restant seraient suffisantes pour la plupart des marchés exports.

Oui, c'est la méthode BMW. C'est eux qui ont initié le truc même si tout le monde s'y est mis après. On vend une bagnole neuve avec un leasing de 3 à 4 ans et un km limité. Puis quand le leasing arrive à expiration, celui qui a la voiture peut repartir avec la dernière BM en date toute neuve pour un nouveau leasing.
Et BM revend la BM qui a 3-4 ans pour le prix d'une Clio neuve ce qui lui permet de concurrencer les voitures moyenne gamme avec une offre qu'il n'a pas à son catalogue (et certains clients préfèrent un BM qui a 3-4 ans à une Clio neuve)

On pourrait faire pareil avec des Rafale vendu pour le prix d'un Gripen ou F16, voir J-10, et l'AAE aurait toujours des avions up-to-date avec les derniers "raffinements" de machine à tuer au top.

Modifié par c-eleven
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Il y a 5 heures, c-eleven a dit :

On pourrait faire pareil avec des Rafale vendu pour le prix d'un Gripen ou F16, voir J-10, et l'AAE aurait toujours des avions up-to-date avec les derniers "raffinements" de machine à tuer au top.

Actuellement, un Rafale neuf ou un Rafale de 2005 sortant d’un chantier de modernisation F4 aurait le même niveau technologique avec les mêmes "raffinements". 

Je me demande juste la valeur d’un Rafale F4 avec 50% de potentiel. Et il est peut-être aussi compliqué de connaître le potentiel exact d’un avion. Il y a quelques années, les Rafale ont gagné 20% de potentiel, cela modifie la valeur de l’occasion. 

 

En plus, on commence à avoir beaucoup de Rafale assez ancien. Si on envisage des livraisons pour 2030 (presque le même délai que pour des neufs, ça nous permettra de recevoir de quoi les remplacer) on peut fournir des dizaines de Rafale avec leur potentiel déjà bien entamé. Bon, il y a le défaut que le Rafale n’a pas le don d'ubiquité, je crois que l’AAE pourrait préférer en avoir plus donc n’est pas forcément pour l'idée d'échanger 10 Rafale avec 4 000 heures de potentiel restant contre 5 ou 6 avec 8 000 heures de potentiel. 

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(je pose ça là):

Rafale : un intérimaire de Dassault, câbleur sur l'avion, soupçonné d'espionnage avec des lunettes-caméra
Un intérimaire de Dassault, employé sur la chaine d'assemblage des Rafale dans l'usine de Cergy, a été placé en garde à vue hier après avoir été surpris avec des lunettes qui filment.

 

Spoiler

https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/info-rtl-rafale-un-interimaire-de-dassault-cableur-sur-l-avion-soupconne-d-espionnage-avec-des-lunettes-camera-7900599916

Rafale : un intérimaire de Dassault, câbleur sur l'avion, soupçonné d'espionnage avec des lunettes-caméra
Un intérimaire de Dassault, employé sur la chaine d'assemblage des Rafale dans l'usine de Cergy, a été placé en garde à vue hier après avoir été surpris avec des lunettes qui filment.

Thomas Prouteau
publié le 11/02/2026 à 11:36

Les soupçons qui pèsent depuis mardi 10 février sur un employé intérimaire de la nouvelle usine de Dassault à Cergy (Val d'Oise) sont potentiellement très graves. "Atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation". Autrement dit, espionnage pour un État étranger. Cet homme de 19 ans, né en France, a été placé en garde à vue hier mardi vers 19 heures par le Service interrégional de police judiciaire d'après les informations de RTL confirmées de source concordantes.

Ce sont les lunettes de l'ouvrier monteur-câbleur sur les chaînes de montage du fleuron de l'armée de l'air qui ont attiré les soupçons. Des lunettes "qui filment" selon une source policière. D'abord entendu sur le site de Dassault, l'employé a été emmenée pour audition au commissariat de Cergy-Pontoise.

https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/info-rtl-rafale-un-interimaire-de-dassault-cableur-sur-l-avion-soupconne-d-espionnage-avec-des-lunettes-camera-7900599916

 

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Pour respecter son modèle d'armée 2035, la France doit encore commander 50 Rafale environ

https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/83473322754458/pour-respecter-son-modele-darmee-2035-la-france-doit-encore-commander-40-rafale-environ

Pour parvenir puis se maintenir à un format de son aviation de chasse de 225 Rafale (185 pour l'armée de l'air et 40 pour la marine nationale) à l'horizon de 2035, le ministère des Armées devra acquérir 50 Rafale environ (environ 40 pour l'armée de l'air et une douzaine pour la marine).

Michel CABIROL Publié le 12/02/26 à 06:00

En attendant l'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) adoptée avant le 14 juillet, les documents budgétaires pour 2026 indiquent une cible d'acquisition de 288 Rafale (dont cinq pour la DGA) au total. Un chiffre qui à première vue peut être déroutant au regard de la cible opérationnelle de 225 Rafale prévue pour l'armée de l'air (185) et la marine nationale (40) dans le cadre du Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale de 2013. La LPM 2024-2030 prévoit un parc Rafale (Air et Marine) de 178 appareils à fin 2030 et de 225 à fin 2035. Soit une cible atteinte avec dix ans de retard par rapport aux objectifs du livre blanc, pourtant rédigé dans le monde d'avant... Fin 2025, les appareils livrés aux armées s'élevaient à 189 appareils depuis le début du programme (140 pour l'armée de l'air, 45 pour la Marine nationale et quatre pour la DGA auxquels il faut retrancher les appareils cédés et perdus).

Comment s'explique cette cible d'achat, qui va bien au-delà du modèle d'armée défini en 2013 ? Tout d'abord, le ministère des Armées a vendu d'occasion 24 Rafale en 2021 prélevés dans la flotte de l’armée de l'air au profit de la Grèce (12 avions) puis de la Croatie (12). Puis, il a racheté à Dassault Aviation 12 appareils en janvier 2021 pour compenser les Rafale cédés à la Grèce, puis en décembre 2023, 12 autres Rafale supplémentaires (Croatie) en même temps que la tranche 5 (30 appareils). A cela s'ajoute deux autres Rafale qui vont être commandés en 2026 et vont remplacer les appareils perdus en août 2024 à la suite d'une collision aérienne. Ces deux appareils seront-ils retirés ou pas d'une future commande qui n'est pas encore passée (tranche 7) ? C'est une question encore en débat, selon nos informations.

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Il y a 15 heures, Picdelamirand-oil a dit :

Pour respecter son modèle d'armée 2035, la France doit encore commander 50 Rafale environ

https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/83473322754458/pour-respecter-son-modele-darmee-2035-la-france-doit-encore-commander-40-rafale-environ

Pour parvenir puis se maintenir à un format de son aviation de chasse de 225 Rafale (185 pour l'armée de l'air et 40 pour la marine nationale) à l'horizon de 2035, le ministère des Armées devra acquérir 50 Rafale environ (environ 40 pour l'armée de l'air et une douzaine pour la marine).

Michel CABIROL Publié le 12/02/26 à 06:00

En attendant l'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) adoptée avant le 14 juillet, les documents budgétaires pour 2026 indiquent une cible d'acquisition de 288 Rafale (dont cinq pour la DGA) au total. Un chiffre qui à première vue peut être déroutant au regard de la cible opérationnelle de 225 Rafale prévue pour l'armée de l'air (185) et la marine nationale (40) dans le cadre du Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale de 2013. La LPM 2024-2030 prévoit un parc Rafale (Air et Marine) de 178 appareils à fin 2030 et de 225 à fin 2035. Soit une cible atteinte avec dix ans de retard par rapport aux objectifs du livre blanc, pourtant rédigé dans le monde d'avant... Fin 2025, les appareils livrés aux armées s'élevaient à 189 appareils depuis le début du programme (140 pour l'armée de l'air, 45 pour la Marine nationale et quatre pour la DGA auxquels il faut retrancher les appareils cédés et perdus).

Comment s'explique cette cible d'achat, qui va bien au-delà du modèle d'armée défini en 2013 ? Tout d'abord, le ministère des Armées a vendu d'occasion 24 Rafale en 2021 prélevés dans la flotte de l’armée de l'air au profit de la Grèce (12 avions) puis de la Croatie (12). Puis, il a racheté à Dassault Aviation 12 appareils en janvier 2021 pour compenser les Rafale cédés à la Grèce, puis en décembre 2023, 12 autres Rafale supplémentaires (Croatie) en même temps que la tranche 5 (30 appareils). A cela s'ajoute deux autres Rafale qui vont être commandés en 2026 et vont remplacer les appareils perdus en août 2024 à la suite d'une collision aérienne. Ces deux appareils seront-ils retirés ou pas d'une future commande qui n'est pas encore passée (tranche 7) ? C'est une question encore en débat, selon nos informations.

En même temps, le Rafale restera le seul chasseur dispo en prod pour les 15 prochaines années. Du coup, la montée en capacité sera basé sur lui mais avec un duo de l'UCAS qui révolutionnera le combat aérien de la prochaine décennie.

Donc si on capte bien,

-Tranche 5(+5T+) avec 42 Rafale (+2 AAE) (F4.2/3) entre 2027-31

-Tranche 6 avec ~45 Rafale (F5.1/2) + ?? UCAS entre 2032/3-37?

-Tranche 7 avec ~50 Rafale (F5.2/3/...) entre 2038?-204?

Modifié par Ronfly
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il y a 45 minutes, Ronfly a dit :

En même temps, le Rafale restera le seul chasseur dispo en prod pour les 15 prochaines années. Du coup, la montée en capacité sera basé sur lui mais avec un duo de l'UCAS qui révolutionnera le combat aérien de la prochaine décennie.

Donc si on capte bien,

-Tranche 5 avec 42 Rafale (F4.2/3) entre 2027-31

-Tranche 6 avec ~45 Rafale (F5.1/2) + ?? UCAS entre 2032/3-37?

-Tranche 7 avec ~50 Rafale (F5.2/3/...) entre 2038?-204?

D’après le message précèdent, entre la T5 et la T6, il y aura une 7ème commande française de 2 Rafale. Livrés probablement en 2031.

Si on veut arriver à 225 Rafale en ligne en 2035, il faudrait se faire livrer 17 Rafale pas encore commandé entre 2031-2035. 

Pour les 288 Rafale "brut", cela veut dire qu’il reste 54 Rafale à commander. Avec les 2 de 2026 (T5' ?) ça peut juste faire une T6 de 52 Rafale. 

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