C’est un message populaire. rogue0 Posté(e) jeudi à 23:21 C’est un message populaire. Share Posté(e) jeudi à 23:21 (modifié) Il y a 1 heure, Ciders a dit : Qui rachète les bons américains ? <mode Professeur Tournesol ON> Tu veux dire qu'on peut aussi vendre les mauvais américains ? Pour une fois, le capitalisme a du bon <désolé, j'ai pas pu résister > Modifié jeudi à 23:25 par rogue0 1 6 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Rivelo Posté(e) vendredi à 08:22 Share Posté(e) vendredi à 08:22 14 hours ago, Shorr kan said: Le PIX est un système de transaction (la tuyauterie). L'Euro numérique serait une Monnaie Numérique de Banque Centrale (MNBC). (le "liquide" qui circule dans la tuyauterie, quelle qu'elle soit). Et pour cause ! l'Euro numérique donnerait l'accès à de la monnaie de banque centrale dont les banques commerciales avaient jusque là l'exclusivité, aux néo-banques qui pourraient dès lors rivaliser sur le segments des crédits et offrir une palette de services financiers bien plus complète. Parce que le "sale petit secret" du secteur bancaire est que le publique à le plus souvent affaire qu'à de la monnaie privée émise sous forme scripturale par les banques de second rang. La monnaie centrale n'étant accessible qu'à ces dernières, ou le publique par l'intermédiaire des pièces/billets mais qui ne représentes pas grand chose de la masse monétaire totale en circulation. Tiens, on en parlait, un article sur ce sujet pas mal fait à titre de référence : https://www.usine-digitale.fr/souverainete/vers-un-airbus-des-systemes-de-paiement-face-a-mastercard-et-visa-comment-leurope-tente-de-reprendre-la-main-avec-wero-et-leuro-numerique.ZSP65QC7LRDDHEZSZTL6AIH7XY.html 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Wallaby Posté(e) vendredi à 10:59 C’est un message populaire. Share Posté(e) vendredi à 10:59 https://www.economist.com/europe/2026/01/22/europes-five-stages-of-grief-for-the-transatlantic-alliance Les cinq étapes du deuil européen pour l'alliance transatlantique Du déni à la négociation, puis à l'acceptation que le monde a changé En 2025, avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, la question était de savoir si l'Europe pouvait se défendre sans l'Amérique, une perspective effrayante compte tenu des ambitions de la Russie sur le continent. Aujourd'hui, en 2026, une question autrefois hérétique préoccupe les Européens : que devront-ils faire un jour pour se défendre contre l'Amérique ? En juillet, l'UE a signé un accord commercial déséquilibré avec les États-Unis, acceptant de payer des droits de douane sans en imposer à son tour. Pour de nombreux Européens, cela ressemblait davantage à une capitulation qu'à une négociation. Ce qui a peut-être été le plus déprimant pour beaucoup d'Européens, c'est de réaliser que les Français avaient eu raison depuis le début. Depuis Charles de Gaulle, leurs présidents ont dénoncé la dépendance vis-à-vis des États-Unis. Emmanuel Macron a déclaré la « mort cérébrale » de l'OTAN en 2019. La plupart des Européens ont ricané plutôt que de prendre cela au sérieux. 10 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. mudrets Posté(e) vendredi à 11:15 C’est un message populaire. Share Posté(e) vendredi à 11:15 il y a 14 minutes, Wallaby a dit : Ce qui a peut-être été le plus déprimant pour beaucoup d'Européens, c'est de réaliser que les Français avaient eu raison depuis le début. Depuis Charles de Gaulle, leurs présidents ont dénoncé la dépendance vis-à-vis des États-Unis. Emmanuel Macron a déclaré la « mort cérébrale » de l'OTAN en 2019. La plupart des Européens ont ricané plutôt que de prendre cela au sérieux. + 1000000000000000000000000000000000000000000000000000 4 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) vendredi à 14:28 Share Posté(e) vendredi à 14:28 Il y a 3 heures, Wallaby a dit : Ce qui a peut-être été le plus déprimant pour beaucoup d'Européens, c'est de réaliser que les Français avaient eu raison depuis le début. Depuis Charles de Gaulle, leurs présidents ont dénoncé la dépendance vis-à-vis des États-Unis. Emmanuel Macron a déclaré la « mort cérébrale » de l'OTAN en 2019. La plupart des Européens ont ricané plutôt que de prendre cela au sérieux. Enfin ça même des français le redecouvrent. N'empêche, je crois que ça dit quelque chose sur notre système d'éducation et la nature des réflexions qu'il produit. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) samedi à 05:27 Auteur Share Posté(e) samedi à 05:27 (modifié) Il est marrant cet article. Il met le focus sur la vente de dollar mais il sous entend que tout ce qui est en dollar commence à être vendu. Plus seulement les réserves bancaire et les obligations mais aussi les actions, les cryptos pour acheter des supports comme les matières premières et pas seulement les matières précieuses... Plus intéressant encore la marche arrière de Trump sur le Groenland n'a pas vraiment arrêté cette fuite. Il faut dire que le mouvement entamé par la Chine il y a quelques années se répercute même sur des pays comme la Pologne. Prenons l'exemple du F-35. Forcément pour les payer la Pologne s'est approvisionné en dollar et s'est couverte principalement contre une hausse de ce dollar. Mais là un mouvement de baisse important sur le long terme se profile. Il y a même des craintes de dévaluation. Forcément la Pologne a tout intérêt à vendre ses dollars quitte à les racheter quand le mouvement commencera à se calmer. Mais çà n'est pas si simple (bah oui on parle du F-35). En fait on sait que le prix du f-35 n'est pas fixé à la signature du contrat. La seule chose que les polonais peuvent faire, c'est une estimation au doigt mouillé du prix qu'ils vont payer et se couvrir. Pas de chance avec la baisse du dollar les importations de matières premières aux US vont être beaucoup plus chère donc le prix du f-35 ne baissera pas dans des proportions aussi importante que le dollar lui-même ... sauf si il est fabriqué ailleurs. Et oh surprise on a appris cette semaine que l'Italie allait recevoir une charge de fabrication bien plus importante. On a donc un paradoxe. A cause du prix non déterminé à l'avance du F-35 sa production est externalisée hors US pour éviter les effets de bord d'une dévaluation du dollar. Malheureusement la zone euros n'est toujours pas prête à recevoir tout ce flux. Le marché n'est pas suffisamment liquide. La magnifique diplomatie US à l'oeuvre. Les américains se croyaient seuls au monde et découvrent leur dépendance mais c'est trop tard le mal est fait. NB : l'article provient de la CITY ... https://uk.finance.yahoo.com/news/gold-prices-oil-pound-commodities-trump-greenland-tariff-093726791.html Gold se dirige vers la meilleure semaine depuis 2008 alors que les menaces de Trump au Groenland frappent le dollar Chris Price Ven. 23 janvier 2026 à 19h16 CET 3 min de lecture L'imprévisibilité de Donald Trump éloigne les investisseurs du dollar américain - Denis Balibouse/Reuters L'or était en passe de connaître sa meilleure semaine depuis 2008 après que la tirade tarifaire de Donald Trump au Groenland ait déclenché une ruée vers le métal précieux. Le lingot a augmenté de 8 % au cours des cinq dernières séances de négociation pour atteindre près de 5 000 $ (£3 673) l'once – sa meilleure performance depuis le plus fort de la crise financière il y a près de deux décennies. L’argent a également dépassé pour la première fois les 100 dollars l’once. Les investisseurs mondiaux vendent des actions et achètent de l’or parce que cela est considéré comme un “refuge sûr” investissement en période de turbulences car il est moins sujet à des fluctuations brutales des prix. Les politiques de M. Trump se sont révélées être une aubaine pour les lingots l'or ayant établi de nombreux records au cours de sa présidence. Il était inférieur à 3 000 $ en avril et il n’a dépassé les 4 000 $ que pour la première fois en octobre. Jane Foley, analyste chez Rabobank, a averti que “l'imprévisibilité pure et simple” du président américain poussait les investisseurs à s'éloigner du dollar et à se tourner vers la sécurité de l'or. Le dollar a connu sa pire semaine face à ses principaux pairs depuis juin après M. Trump tarifs menacés sur huit pays européens dont la Grande-Bretagne samedi dernier. Les marchés boursiers mondiaux ont chuté après qu'il a exigé ce week-end un accord pour céder “le contrôle total” du Groenland aux États-Unis. Les actions ont rebondi après que M. Trump a exclu toute action militaire et annoncé une accord avec l'OTAN mercredi – mais l'or a continué sa poussée et le dollar a langui. La livre sterling a enregistré sa meilleure performance hebdomadaire face à la monnaie américaine depuis août, en hausse de 1,3 %. Nicolas Bickel, d'Edmond de Rothschild, a déclaré que le principal moteur de l'or était la “dédollarisation” des banques centrales mondiales – qui transfèrent plutôt leurs réserves vers les lingots, en particulier sur les marchés émergents. La banque centrale polonaise a récemment augmenté l’objectif de sa part dans les réserves d’or de 20 à 30 %. “Incertitude et niveaux de stress continuera à rester élevé sous la présidence Trump et compte tenu de la partition géopolitique du monde”, a déclaré M. Bickel – qui a ajouté qu'Edmond de Rothschild, la banque privée suisse, avait augmenté la quantité d'or qu'elle détenait dans ses portefeuilles de 5 à environ 6 à 7 %. “La poursuite par les banques centrales de la diversification de leurs réserves loin du dollar américain en privilégiant l’or est clairement une tendance à long terme.” Shaniel Ramjee, de Pictet Asset Management, a déclaré que l'opinion générale du groupe d'investissement “est que la diversification des réserves des banques centrales mondiales se poursuit”. L’or a connu l’année dernière sa meilleure performance annuelle depuis 1979 et il est déjà en hausse d’environ 15 % en 2026. La valeur de l’argent a également doublé depuis octobre. Le platine a également atteint un nouveau record historique. Neil Welsh, responsable des métaux chez Britannia Global Markets, a déclaré que le vol vers la sécurité cette semaine se répercutait même “sur” sur les métaux industriels, le cuivre grimpant vers 13 000 dollars la tonne. Pendant ce temps, le dollar a également été secoué par préoccupations concernant l'indépendance future de la Réserve fédérale américaine après les attaques contre Jerome Powell, le président. Cela a alimenté ce qu’on appelle le “commerce d’avilissement”, dans lequel les investisseurs vendent des devises et achètent des actifs durs comme l’or pour atténuer le risque que les banques centrales impriment de la monnaie pour couvrir la dette et les dépenses publiques excessives. Une telle mesure diminue le pouvoir d’achat d’une monnaie. M. Trump demande depuis longtemps à M. Powell de baisser les taux d’intérêt et le remplacera par un nouveau président lorsque son mandat prendra fin en mai. Robin Brooks, ancien économiste en chef de l'IIF, a déclaré que le dollar atteignait de nouveaux plus bas par rapport aux devises des marchés émergents cette année : “C'est le signal à surveiller. La dépréciation du dollar a commencé.” L'or se négociait à 4 985 dollars l'once vendredi soir. Modifié samedi à 05:48 par herciv 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) samedi à 06:12 Auteur Share Posté(e) samedi à 06:12 Pour résumé. En gros on va vers une dévaluation du dollar. Difficile de savoir quand. Pour l'instant l'euro est à 1,18 dollars. Son plus haut historique est à 1,5 dollars. On en est encore loin. Les américains ont encore un peu de temps pour rester cacher derrière leur petit doigt. Mais il y a autre chose de plus important. Le dollar cesse dès maintenant et définitivement d'être LA valeur refuge mais c'est encore la monnaie de référence, celle contre laquelle tout est mesuré. Les américains n'ont pas encore touché le fond. Si personne ne veut acheter du dollar, personne ne voudra non plus de la dette. Les américains seront seul à se financer jusqu'à ce qu'ils dévaluent et qu'ils arrivent à nouveau à instiller la confiance à leur partenaire. D'ici là pop-corn. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Nicks Posté(e) samedi à 10:23 Share Posté(e) samedi à 10:23 Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle véhiculé par ce constat. Indéniablement, la dédollarisation est une bonne nouvelle. Encore faut-il en faire quelque chose, notamment en revenant vers une réelle régulation des marchés financiers, afin de remettre en place des leviers politiques pour les états (impossible en l'état actuel des traités européens). En revanche, la dévaluation du dollar ne serait pas spécialement une bonne chose pour nous et en particulier pour la France qui souffre déjà depuis l'origine de la surévaluation de la monnaie unique. Cela ne va pas aider à freiner les délocalisations dans cette maison grand-ouverte qu'est l'UE. Quant à la dette américaine, ne pas oublier que s'il prenait à Trump l'envie de faire un défaut, ne serait-ce que partiel, on s'apercevrait que le dollar est toujours notre problème (la dédollarisation en étant encore à l'état embryonnaire) Conclusion : si l'Ue n'était pas ce qu'elle est, où si la France était encore souveraine, il y aurait un petit espoir de mieux. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) samedi à 10:53 Auteur Share Posté(e) samedi à 10:53 Réorientation stratégique des US vers l'Amerique du Sud et une très mauvais nouvelle pour Taïwan qui n'est même pas cité. Défense : les Etats-Unis vont réduire le soutien à leurs alliés européens et revoient leurs priorités https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/defense-les-etats-unis-vont-reduire-le-soutien-a-leurs-allies-europeens-et-revoient-leurs-priorites-2211676 Le Pentagone a dévoilé une nouvelle stratégie de défense, recentrée sur la sécurité intérieure et la dissuasion face à la Chine. Le soutien aux alliés européens sera réduit, tandis que l'Amérique latine devient une priorité. Le Pentagone revoit sa stratégie en priorisant la sécurité intérieure et la dissuasion face à la Chine, marquant une rupture avec sa politique passée. (REUTERS) Par Les Echos Publié le 24 janv. 2026 à 09:47Mis à jour le 24 janv. 2026 à 09:51 Un soutien « plus limité » à ses alliés européens. Le Pentagone a présenté vendredi la nouvelle stratégie de défense de l'armée américaine. Priorité est désormais donnée à la sécurité intérieure et à la dissuasion vis-à-vis de la Chine. Une véritable rupture avec la politique passée du Pentagone. « Tandis que les forces américaines se concentrent sur la défense de leur territoire et de la région indo-pacifique, nos alliés et partenaires assumeront la responsabilité de leur propre défense », peut-on ainsi lire. Le soutien des forces américaines restera « essentiel mais plus limité », ajoute le Pentagone. La publication de cette stratégie de défense intervient après une semaine de crise inédite entre Washington et ses alliés de l'Otan concernant le Groenland. L'Amérique latine comme principale préoccupation L'Amérique latine est, par ailleurs, placée au premier rang des priorités américaines. Le Pentagone « rétablira la domination militaire des Etats-Unis au sein du continent américain. Nous l'utiliserons pour protéger notre patrie et notre accès aux zones clés de la région », peut-on lire dans le document. DECRYPTAGE - Une nouvelle « doctrine Monroe » plus agressive : comment Trump cherche à soumettre le Venezuela et le sous-continent américain Le président américain avait d'ailleurs justifié l'opération de capture de son homologue vénézuélien Nicolas Maduro par la nécessité de restaurer la suprématie incontestée des Etats-Unis sur l'ensemble des Amériques. Le signal pourrait inspirer la Chine et la Russie, ennemis traditionnels des Etats-Unis, à l'égard desquels le ton devient plus modéré. « Relations respectueuses » avec Pékin La précédente stratégie de défense nationale, publiée sous la présidence du démocrate Joe Biden, décrivait la Chine comme le défi le plus important pour Washington, et affirmait que la Russie représentait une « menace grave ». Le nouveau document préconise, lui, des « relations respectueuses » avec Pékin, sans faire aucune mention de Taïwan, allié des Etats-Unis, que la Chine revendique comme son territoire. Le texte appelle ainsi à une « dissuasion par la force, et non par la confrontation ». Il décrit aussi la menace russe comme « persistante mais gérable », affectant ainsi plusieurs membres de l'Otan. Sécurité intérieure Des sujets auparavant considérés comme des enjeux de sécurité intérieure - comme la drogue ou l'immigration - sont érigés au rang de priorités. Le Pentagone « donnera la priorité aux efforts visant à fermer nos frontières, à repousser toute forme d'invasion et à expulser les étrangers en situation irrégulière », peut-on lire dans le document de 2026. Joe Biden s'était, lui, concentré sur la Chine et la Russie, affirmant qu'elles représentaient « des défis plus dangereux pour la sécurité et la sûreté intérieure » que toute menace terroriste. La « Stratégie de défense nationale 2026 » ne fait également aucune mention des dangers liés au changement climatique, que l'administration Biden avait identifiés comme une « menace émergente ». Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) samedi à 11:15 Share Posté(e) samedi à 11:15 (modifié) Le 21/01/2026 à 15:29, Wallaby a dit : Pour les États-Unis l'Europe est une colonie chargée d'absorber les productions américaines, comme l'Inde était obligée d'absorber les productions britanniques. Ou encore c'est une terre « d'extraction de tributs » pour reprendre le langage de Stacie Goddard et Abraham Newman : https://forum.air-defense.net/topic/20791-politique-%C3%A9trang%C3%A8re-des-usa/page/39/#comment-1867584 https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/02/17/sophia-besch-et-tara-varma-chercheuses-l-agenda-maga-vise-a-transformer-l-europe-en-un-marche-vassalise_6551072_3232.html (17 février 2025) « L’agenda MAGA vise à transformer l’Europe en un marché vassalisé » Et donc, comme pour le cas de l'Inde, il faut craindre la désindustrialisation : https://en.wikipedia.org/wiki/Economy_of_India_under_the_British_Raj Certains commentateurs affirment que l'influence britannique a eu un effet négatif et que la Grande-Bretagne a mené une politique de désindustrialisation en Inde au profit des exportateurs britanniques, ce qui a rendu les Indiens relativement plus pauvres qu'avant la domination britannique.[1] D'autres soutiennent que l'influence britannique sur l'Inde a été globalement neutre ou positive, et que la baisse de la part de l'Inde dans le PIB mondial était due à d'autres facteurs, tels que les nouvelles technologies de production de masse ou les conflits ethniques internes. [1] https://www.bbc.com/news/world-asia-india-33618621 (22 juillet 2015) Au début du XVIIIe siècle, la part de l'Inde dans l'économie mondiale était de 23 %, soit autant que celle de toute l'Europe réunie. Lorsque les Britanniques ont quitté l'Inde, cette part était tombée à moins de 4 %. La raison était simple : l'Inde était gouvernée au profit de la Grande-Bretagne. L'essor de la Grande-Bretagne pendant 200 ans a été financé par ses exactions en Inde. À la fin du XIXe siècle, l'Inde était la plus grande vache à lait de la Grande-Bretagne, le plus grand acheteur mondial des exportations britanniques et la source d'emplois très bien rémunérés pour les fonctionnaires britanniques, tout cela aux dépens de l'Inde. Nous avons littéralement payé notre propre oppression. Modifié samedi à 11:38 par Wallaby 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) samedi à 11:50 Share Posté(e) samedi à 11:50 (modifié) Je rappelle ce que disait David Baverez : Le 11/05/2025 à 18:55, Wallaby a dit : https://www.lenouvelespritpublic.fr/podcasts/2049 (11 mai 2025) Autour du livre Bienvenue en économie de guerre ! de David Baverez, mai 2024. 7:55 Béatrice Gibelin : Vous dites que l'Europe est dans une Yéménisation. Vous faites référence, si j’ai bien compris, à la rivalité indirecte entre l’Arabie Saoudite et l’Iran sur le théâtre yéménite. David Baverez : Je vis à Hong Kong, que je considère comme la « Vienne » de cette seconde guerre froide. J’y observe ce que j’appelle la « Chinamérique » — la convergence d’intérêts entre la Chine et les États-Unis — qui, jusqu’à très récemment, coopéraient tacitement pour piller l’Europe. Ce tandem a commencé à se fissurer depuis le retour en force de Donald Trump. Mais avant cela, je voyais deux grandes puissances s’entendre : la Chine, d’un côté, qui pille la Russie, un pays représentant 2 % du PNB mondial. Elle le fait en s’appropriant des hydrocarbures quasiment gratuitement, puisque les paiements se font en renminbi, une monnaie non convertible. La Russie est donc contrainte d’acheter des biens chinois de mauvaise qualité, que la Chine ne pourrait exporter ailleurs. Ça, en Europe de l’Ouest, on le comprend assez bien, et ça nous rassure presque. 10:16 David Baverez : Ce qu'on ne voit pas c'est qu'il y a le plus grand transfert de valeur jamais réalisé d'Europe vers les États-Unis, avant même l'intervention de Donald Trump. À travers l'énergie, le gaz, ce qu'on appelle le gaz naturel liquéfié, qu'on achète 5 à 10 fois le prix qu'on payait à Poutine historiquement. [inaudible]. À travers la défense, 75% des armes qui ont été déployées en Ukraine ont été d'origine américaine. À travers les logiciels et notamment les logiciels de l'intelligence [artificielle ?]. On est sans doute en train de découvrir qu'il y a plus de 200 milliards de dollars que se font les GAFA en Europe, qui ne retournent jamais aux États-Unis donc qui n'apparaissent nulle part dans les chiffres. Et puis dernièrement les États-Unis sous Biden pouvaient financer ce qu'on a appelé l'IRA, c'est à dire un problème de subventions publiques qui accélérait la désindustrialisation de l'Europe. Et donc on ne se rend absolument pas compte à quel point l'Europe de l'Ouest se fait totalement piller par les États-Unis. Pour vous donner un exemple concret : des industriels européens inquiets ont rencontré Xi Jinping lors d’un échange privé, non médiatisé. Ils lui ont dit en substance : « bravo, Monsieur le Président, vous pillez la Russie et vous en retirez 2 % du PIB mondial. Mais les États-Unis, eux, pillent 20 % du PIB mondial. Donc, en comparaison, vous êtes perdant ». Quatre jours plus tard, ces industriels ont reçu une réponse officielle du gouvernement chinois : « Merci pour votre visite. Vous avez raison, nous ne pillons pas encore assez l’Europe de l’Ouest ». C’est notre plus grand problème : nous ne voyons pas ce qui se joue. Les Chinois me demandent chaque jour : « pourquoi les Européens sont-ils aussi naïfs ? » Donc, quand je parle de « yéménisation », ce n’est pas une analogie avec les Houthis ou le conflit au Yémen en tant que tel. C’est une règle stratégique : lorsque deux grandes puissances s’affrontent, elles le font par procuration, ailleurs, jamais directement. Pour comprendre cette dynamique, il faut prendre un peu de recul historique. Entre 1980 et 2020, que s’est-il passé dans la répartition mondiale du PIB ? En 1980, les États-Unis représentaient 25 % du PIB mondial. En 2020, ils sont toujours à 25 %. Autrement dit, 3 à 4 % de la population mondiale continue de concentrer un quart des richesses. Pendant ce temps, la Chine est passée de 2 à 18 %, soit un gain de 16 points. Ces 16 points ont été pris à l’Europe — qui est passée de 28 à 18 % — pour 10 points, et au Japon — qui est passé de 10 à 5 % — pour 5 points. Donc, du point de vue américain, si rien ne change, la Chine continuera de croître en siphonnant l’Europe et le Japon. Elle atteindra bientôt, voire dépassera, les États-Unis. Alors, la conclusion logique pour les États-Unis, c’est qu’ils doivent, eux aussi, piller l’Europe et le Japon pour ne pas perdre leur position dominante. La question est : allons-nous enfin réagir ? Modifié samedi à 11:53 par Wallaby 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 15 heures Auteur Share Posté(e) il y a 15 heures (modifié) L'once d'Or a pris quasiment 100 dollars cette nuit et est a 5070 dollars. Une telle variation reflète le nombre de gros acteurs actifs sur ce marché qui se multiplie et compte tenu de l'heure plutôt des asiatiques.. Jusqu'à maitenant il y avait quelques banques centrales actives en plus de la banque chinoise. Par exemple la Pologne. Mais là on sent que le nombre grandi. https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/marches-en-asie-l-or-pulverise-la-barre-des-5000-dollars-ce7e5bdad081f026 Modifié il y a 15 heures par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 14 heures Auteur Share Posté(e) il y a 14 heures (modifié) Pour suivre les heures et malheurs du dollar je vous invite à suivre l'index DXY. il mesure ce que vaut le dollar par rapport a un panier de devises. En 60 ans il n'est jamais descendu en dessous de 60 dollars. Pour l'instant il est a 97 dollars après avoir evolué pendant un an entre 98 et 100 dollars. https://fr.tradingview.com/symbols/TVC-DXY/?timeframe=ALL Modifié il y a 14 heures par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 8 heures Auteur Share Posté(e) il y a 8 heures (modifié) Dans le match ue vs us voici grok représentant de X vs dsa. Le sujet n'est pas que numérique. Il s'agit bien de dérégulation totale vs régulation centralisatrice. https://www.latribune.fr/article/tech/intelligence-artificielle/2242302267487614/deepfakes-sur-x-bruxelles-lance-une-offensive-eclair-contre-l-ia-d-elon-musk Deepfakes sur X : Bruxelles lance une offensive éclair contre l’IA d’Elon Musk La Commission européenne a ouvert ce lundi 26 janvier 2026 une nouvelle enquête visant X, ciblant les images dénudées de mineurs et de femmes générées par l’IA Grok. Bruxelles entend vérifier si le réseau social d’Elon Musk a violé le Digital Services Act (DSA) en monétisant des contenus portant atteinte à la protection de l’enfance. La Tribune Publié le 26/01/26 à 12:48 Grok aurait produit près de 190 images sexualisées par minute sur une période de 11 jours, déclenchant une offensive de la Commission européenne au titre du Digital Services Act. Reuters Partager L’Europe durcit le ton face à la prolifération des contenus illégaux générés par l’intelligence artificielle. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, a annoncé que l’exécutif européen ne tolérera pas les « comportements insensés » des plateformes, citant explicitement les fausses images dénudées de femmes et d’enfants générées par Grok, l'IA de X/Twitter. À LIRE AUSSI « Grok est devenu un influenceur » : les dérapages de l'IA de Musk révèlent son étrange statut Cette offensive réglementaire marque une nouvelle étape dans le bras de fer entre Bruxelles et Elon Musk, alors que l’UE refuse de déléguer le consentement et la protection des citoyens à des géants de la tech accusés de privilégier le commerce au détriment de la sécurité. La mécanique industrielle des deepfakes de Grok Au cœur de l’investigation se trouve une fonctionnalité d’édition « en un clic » intégrée à Grok. Cet outil permet de transformer des photos réelles de mineurs ou de femmes en images sexualisées. L’ampleur du phénomène, documentée par des organismes indépendants, est vertigineuse. Selon le Center for Countering Digital Hate (CCDH), Grok a généré environ 3 millions d’images sexualisées en l’espace de seulement onze jours. Ce rythme industriel équivaut à 190 images produites chaque minute. À LIRE AUSSI Donald Trump dérégule et entame sa purge contre les IA « woke » Les données publiées par l’organisation AI Forensics corroborent ce constat alarmant. Sur un échantillon de 20 000 images analysées, plus de la moitié représentaient des personnes en tenue minimale. Dans le détail, 81 % des sujets étaient des femmes et 2 % présentaient les traits de mineurs. Face à cette dérive, Bruxelles avait déjà ordonné début janvier à X de conserver l’intégralité de ses documents internes et données relatifs à Grok jusqu’à la fin de l’année 2026. Un arsenal législatif pour contraindre le réseau social L’enquête lancée ce lundi s’inscrit dans le cadre du Digital Services Act (DSA). En tant que « très grande plateforme en ligne » (VLOP) revendiquant plus de 45 millions d’utilisateurs actifs dans l’UE, X est soumis aux obligations les plus strictes de la législation européenne. Le réseau doit non seulement mettre en place un système de signalement efficace, mais aussi réaliser des évaluations de risques systémiques concernant les violences sexistes et la protection des mineurs. À LIRE AUSSI Inde : X contraint de supprimer des milliers de contenus après le scandale des images générées par Grok La Commission européenne a parallèlement décidé d’étendre le périmètre d’une première enquête ouverte en décembre 2023. Cette procédure initiale avait déjà abouti à une amende de 120 millions d’euros infligée le mois dernier pour des manquements liés à la transparence publicitaire et à la manipulation d’informations. Avec cette nouvelle procédure, X s’expose à des sanctions financières bien plus lourdes, pouvant atteindre 6 % de son chiffre d’affaires annuel mondial en cas de violations substantielles. Des réponses techniques jugées insuffisantes par les régulateurs Sous la pression croissante de l’UE et d’autres États comme le Royaume-Uni ou la France, X a tenté d’éteindre l’incendie. La plateforme a annoncé mi-janvier un bridage de son outil d’IA dans les juridictions où la création de tels contenus est illégale, bloquant par exemple l’édition d’images de personnes réelles en bikini. Toutefois, des analyses récentes montrent que Grok continue de produire une proportion élevée d’images à caractère sexuel, remettant en cause l’efficacité de ces garde-fous auto-imposés. À LIRE AUSSI Violations du DSA : « La Commission européenne doit frapper fort contre X » Le régulateur européen dispose désormais de pouvoirs d’audit étendus. Il peut exiger l’accès aux logs techniques, aux décisions de modération et aux tests de sécurité de l’IA. Si X refuse de coopérer ou fournit des réponses trompeuses, des amendes de procédure s’élevant à 1 % du chiffre d’affaires mondial peuvent être déclenchées, complétées par des astreintes journalières pouvant atteindre 5 % des revenus quotidiens de l’entreprise. Un conflit géopolitique sur fond de régulation technologique L’affaire Grok dépasse le simple cadre de la sécurité en ligne pour devenir un point de friction diplomatique majeur entre Bruxelles et Washington. Le président américain Donald Trump accuse régulièrement l’Union européenne d’utiliser le DSA pour cibler les champions technologiques des États-Unis. En représailles, son administration a déjà sanctionné l’ancien commissaire Thierry Breton et quatre autres personnalités européennes engagées dans la lutte contre la désinformation. À LIRE AUSSI Thierry Breton : « L'Europe va devenir le meilleur endroit au monde pour faire de l'intelligence artificielle » Cette nouvelle procédure contre le réseau d’Elon Musk risque de ranimer les tensions transatlantiques, à peine apaisées après les frictions liées aux velléités américaines sur le Groenland. Pour l’Europe, l’enjeu est de créer un précédent : démontrer que les IA génératives intégrées aux réseaux sociaux ne peuvent s’affranchir des règles de dignité humaine. En dernier recours, si les manquements persistent, le DSA autorise la Commission à restreindre l’accès à la plateforme, voire à suspendre temporairement le service sur le territoire européen Modifié il y a 8 heures par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 7 heures Auteur Share Posté(e) il y a 7 heures (modifié) Ca c'est beaucoup moins rigolo. D'apparence çà peut paraître bien parce que ca va rendre les produit chinois plus cher. Mais en fait il s'agit bien d'installer une nouvelle monnaie de référence. Ce qui ferait 3 monnaies en concurrence pour capter les droits à s'endetter et à échanger. C'est une très mauvaise nouvelle pour toute les autres monnaies et surtout dettes nationales dans des monnaies qui ne seront pas l'une des trois. Là tout de suite il est clair qu'on va assister à la naissance de multiples monnaies supra-nationale avec comme terrain de jeux l'Amérique du Sud, le moyen-orient et l'extrème-Orient. Il va falloir que l'Europe regarde de très très près les pays du Maghreb. A vue de nez dans une vingtaine d'année une grosse partie des monnaies nationales auront disparu. Croyez-moi cette réorientation chinoise vient de loin. Elle a été réfléchie et les cours de l'or sont là pour le rappeler. Le dollars va maintenant être challenger par deux zones dont chacune fera tout pour garder ses propres investisseurs. https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/pour-lannee-du-cheval-de-feu-la-chine-prete-a-lacher-du-lest-sur-le-yuan-2211880 Pour l'année du cheval de feu, la Chine prête à lâcher du lest sur le yuan Pékin s'accommode d'une remontée de sa monnaie, qui reste encore très sous-évaluée. La dédollarisation et l'internationalisation de la devise de la Chine pourraient inaugurer une nouvelle ère, loin des dévaluations compétitives qui lui ont permis d'engranger des excédents record. Xi Jinping lors de la 32e réunion de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique, le 31 octobre 2025, à Gyeongju en Corée du Sud. (Photo Chine Nouvelle/Sipa) Publié le 26 janv. 2026 à 15:21 Dans la numérologie chinoise, le chiffre 7 est neutre alors que 6 est porte-bonheur et le 8 associé à la prospérité. A 7 renminbis par dollar, le taux de change officiel de la deuxième puissance économique mondiale a connu un frémissement. La Banque populaire de Chine (PBOC) a établi son fixing (niveau de référence) juste en dessous de ce niveau à 6,9929, une première depuis deux ans et huit mois. Lundi, le dollar s'établit à 6,96 renminbis. La PBOC entérine ainsi le renforcement du yuan et semble indiquer au marché qu'elle va désormais l'accompagner et non pas s'y opposer. Sur le marché des changes hors de Chine, non contrôlé et encadré par sa banque centrale, le dollar est sous la barre des 7 renminbis depuis un mois. Il vaut 6,96 renminbis. Favoriser l'internationalisation Le bonheur est dans l'appréciation, plus dans la dépréciation. Mais que ce soit à la hausse ou à la baisse, la Chine veut conserver la maîtrise du rythme d'évolution et du niveau de sa monnaie pour favoriser son internationalisation. Une monnaie de réserve ne doit pas être trop volatile pour garantir son succès, fondé sur la confiance. « La politique de 'l'Amérique d'abord' de l'administration américaine a alimenté la demande de diversification hors du dollar ; un renminbi stable, voire fort, est crucial pour renforcer la confiance, réduire la perception d'un risque de dévaluation et accroître l'attractivité du yuan en tant que monnaie mondiale. La résilience des exportations devrait atténuer toute inquiétude politique quant à une hausse du renminbi », remarquent les stratèges de Deutsche Bank. La Chine va rémunérer les comptes en yuans électroniques pour accélérer leur adoption En 2025, le yuan n'a progressé que de 4,5 % par rapport au dollar, alors que l'euro a bondi de 14 % par rapport au billet vert. La main invisible de la Chine pour limiter la hausse de sa monnaie a joué pour préserver la compétitivité. Elle a permis au pays d'enregistrer un excédent commercial record en 2025 et un bond de 5,5 % de ses exportations. 25 % de sous-évaluation « Le niveau 7 yuans par dollar ne constitue ni un niveau fixe, ni un plancher psychologique infranchissable si les autorités chinoises sont sérieuses quant au découplage de leur monnaie par rapport à l'influence du dollar », indique la banque HSBC. Une appréciation progressive de la devise s'inscrit dans le cadre de la politique intérieure chinoise axée sur la modernisation industrielle, l'autonomie technologique, le rééquilibrage de la croissance (des exportations vers la demande intérieure). « Des événements clés tels que le congrès de l'Assemblée nationale populaire [le Parlement chinois, NDLR] en mars et peut-être la visite de Trump en Chine pourraient conduire à une accélération de l'appréciation du renminbi », poursuit la banque britannique. Le Japon menace de lancer une nouvelle « guerre du yen » Elle anticipe que le dollar baissera vers 6,90 renminbis d'ici à l'été. Goldman Sachs, qui partage cette prévision, chiffre à 25 % la sous-évaluation de la devise chinoise, qui a donc une grande marge de rebond. Elle a été longtemps maintenue artificiellement basse par Pékin. « Le yuan est fortement sous-évalué depuis de nombreuses années. Ces interventions sont 'invisibles' car la Chine a cessé d'utiliser sa banque centrale à cette fin, préférant vraisemblablement les banques d'Etat, dont les actions sont difficiles à surveiller par les observateurs extérieurs », constate Robin Brooks, économiste au think tank de la Brookings Institution. Menace de la vente de Treasuries Depuis la crise du Covid, la Chine a eu moins besoin de faire baisser le yuan pour gagner en compétitivité à l'étranger. La flexibilité est passée dans le camp de ses entreprises qui ont baissé leurs prix pour maintenir leurs parts de marché face à une demande mondiale moins forte. Pékin n'est pas pour autant définitivement sorti de la guerre des changes, la course aux dévaluations compétitives. Le conflit, commencé dans les années 2000, est une longue guerre froide monétaire, avec son lot d'accalmie, de bluff et d'escarmouches. Il peut basculer des changes vers la dette. La Chine peut d'autant plus suggérer la menace de la vente d'obligations du Trésor américain (Treasuries) que son chantage est plus conforme à son intérêt que par le passé. Ces ventes feraient remonter le yuan par rapport au dollar. Un effet qu'elle voulait éviter à tout prix quand elle pratiquait des dévaluations compétitives, plus ou moins affichées. Elle souhaite attirer davantage d'investisseurs étrangers pour acheter les obligations et actions chinoises. Une monnaie plus forte est un argument de plus pour les faire revenir dans la compétition mondiale de la dédollarisation pour attirer les déçus ou opposants de Trump. Nessim Aït-Kacimi Modifié il y a 7 heures par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 6 heures Auteur Share Posté(e) il y a 6 heures Ah enfin un peu de clarté. Les fonds hollandais réduisent aussi leur exposition à la dette US. Les obligations d'état US prennent chère dans cette article et même l'état US. On apprend que l'allégement se fait depuis plusieurs mois (année) au profit des dettes en euros. https://www.ipe.com/analysis/dutch-pension-funds-reduce-dollar-bond-holdings/10134804.article Les fonds de pension néerlandais réduisent leurs avoirs en obligations en dollars. ParTjibbe Hoekstra 26 janvier 2026 Les fonds de pension néerlandais ont réduit leurs avoirs en bons du Trésor américain et autres obligations libellées en dollars, en raison de la volatilité accrue du dollar et du rôle décroissant de la dette publique américaine dans les stratégies d'investissement axées sur le passif (LDI). Le vendeur le plus important a été ABP, le plus grand fonds de pension des Pays-Bas, dont la valeur s'élève à 538 milliards d'euros. Fin mars 2025, ABP détenait 29 milliards d'euros en bons du Trésor américain. Fin juin, ce montant était tombé à 24 milliards d'euros, et fin septembre, ses avoirs en obligations d'État américaines avaient chuté à 18,6 milliards d'euros, soit 3,6 % de son actif total. Cette baisse ne peut être attribuée aux fluctuations du marché. Le rendement des obligations d'État américaines à 10 ans était légèrement inférieur fin septembre à celui de mars, ce qui implique une hausse des prix des bons du Trésor sur la période. ABP couvre également intégralement le risque de change sur son portefeuille d'obligations du gouvernement américain, ce qui signifie que la faiblesse du dollar n'a pas eu d'incidence directe sur les valorisations. Déménagement en Europe Selon un aperçu des investissements publié sur le site web d'ABP, les obligations d'État américaines ont été remplacées par la dette publique néerlandaise, allemande et belge. Fin septembre 2025, le fonds de pension de la fonction publique avait investi 99 milliards d'euros en obligations d'État européennes, soit plus de 7 milliards d'euros de plus qu'à fin juin. Malgré cette réduction, ABP détient toujours plus de bons du Trésor américain que tous les autres fonds de pension néerlandais réunis. La plupart des fonds de pension évitent complètement cette classe d'actifs. Le fonds de pension du secteur de la santé PFZW investit moins de 20 millions d'euros en obligations d'État, tandis que le fonds de pension du secteur de la construction Bpf Bouw a vendu ses avoirs en obligations d'État américaines en 2023 après avoir conclu, suite à une étude LDI, que les obligations d'État n'étaient plus adaptées à la couverture des passifs et du risque de taux d'intérêt. volatilité du dollar Un porte-parole d'ABP a refusé de commenter les raisons de cette réduction de l'exposition. Cependant, les obligations en dollars sont devenues moins efficaces comme instruments de couverture des taux d'intérêt, affirme Sandor Steverink du cabinet de conseil WTW. Les données du régulateur néerlandais DNB montrent que les fonds de pension ont réduit leur exposition globale aux actifs en dollars, même si les marchés boursiers américains ont progressé. « La politique de taux d’intérêt aux États-Unis pourrait diverger davantage à l’avenir en raison des préoccupations concernant l’indépendance de la politique de la banque centrale américaine, qui a jusqu’à présent été raisonnablement alignée sur celle de la BCE [Banque centrale européenne] », a déclaré Steverink. Il souligne également une nette augmentation de la volatilité du dollar. « La probabilité d'une forte appréciation du dollar par rapport à l'euro a augmenté, et les effets de cette situation se font sentir sur le marché des options. Cela accroît les besoins de liquidités pour la couverture de change. Ces liquidités ne peuvent alors plus être utilisées pour la couverture des taux d'intérêt. » Les fonds de pension qui n'ont pas encore adopté le nouveau système de retraite à cotisations définies, comme ABP, ont besoin de liquidités supplémentaires pour renforcer leurs couvertures de taux d'intérêt. Cela pourrait les inciter à réduire leur exposition aux obligations en dollars. Les données de l'autorité de régulation néerlandaise DNB montrent que les fonds de pension ont réduit leur exposition globale aux actifs en dollars, même si les marchés boursiers américains ont progressé. Fin septembre de l'année dernière, les fonds de pension néerlandais détenaient 551 milliards d'euros d'investissements libellés en dollars, contre 648 milliards d'euros fin 2021. Sur la même période, les investissements libellés en euros sont passés de 752 milliards d'euros à 902 milliards d'euros. Ce changement est probablement lié à une allocation plus faible aux obligations en dollars, tandis que la hausse des marchés boursiers américains a dopé la valeur des portefeuilles d'actions. Considérations ESG Des facteurs politiques et réglementaires peuvent également influencer les décisions d'allocation, explique Mathias Neidert du cabinet de conseil bfinance. « Certains clients de fonds de pension européens ont décidé d'investir moins aux États-Unis et davantage en Europe en raison de préoccupations liées à leurs politiques ESG. Ils craignent que les entreprises américaines ne soient contraintes de cesser de fournir certaines données ESG. » Son collègue Toby Goodworth ajoute qu'au moins un client d'un fonds de pension a exclu les obligations du gouvernement américain parce que les États-Unis ont quitté l'Accord de Paris et se sont retirés de plusieurs autres traités internationaux. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) il y a 6 heures Share Posté(e) il y a 6 heures Le probleme pour les fond monétaire c'est le risque de change, comme DT veut massivement dévaluer le dollar pour faciliter l'exportation ... à par les fond hedgé les autres sont assez exposé. C'est un peu le meme souci avec les tracker sur valeur en dollar comme le SP500 ... le SP500 monte mais comme le dollar baisse au final en euro tu ne récupère que des miettes. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 6 heures Auteur Share Posté(e) il y a 6 heures il y a 20 minutes, g4lly a dit : Le probleme pour les fond monétaire c'est le risque de change, comme DT veut massivement dévaluer le dollar pour faciliter l'exportation ... à par les fond hedgé les autres sont assez exposé. C'est un peu le meme souci avec les tracker sur valeur en dollar comme le SP500 ... le SP500 monte mais comme le dollar baisse au final en euro tu ne récupère que des miettes. Oui et j'ai l'impression que les grands fonds sont retenus de vendre pour laisser les fonds moyens et les petits agir. Les chinois vont agir sans se cacher maintenant et en plus Trump est totalement à contre-temps avec sa politique de dévaluation. Elle ne servira à rien si Chine et Europe monte des barrières douanière ou réglementaires comme la DSA. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 5 heures Auteur Share Posté(e) il y a 5 heures J'en connais un qui va "EXPLOSER" de bonheur. Sugar Daddy en pleine scéance ... Rutte de l'OTAN : Ceux qui pensent que l'Europe peut se défendre sans les États-Unis devraient "continuer à rêver". Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 5 heures Auteur Share Posté(e) il y a 5 heures (modifié) L'Europe envisage enfin le monde selon une géopolitique qui ne passe pas par les US : https://www.lesechos.fr/monde/europe/leurope-et-linde-sur-le-point-de-signer-un-accord-commercial-tres-politique-2211925 L'Europe et l'Inde sur le point de signer un accord commercial très politique Ursula von der Leyen et Narendra Modi doivent signer mardi un accord commercial pour ouvrir aux produits européens un marché de 1,5 milliard de consommateurs. Le traité se double d'un partenariat de sécurité et de défense. Par Karl De Meyer, Clément Perruche Publié le 26 janv. 2026 à 17:05 Le président du Conseil européen Antonio Costa et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen étaient, lundi 26 janvier à New Delhi, les invités d'honneur des célébrations de la Fête de la République indienne. Une marque de considération de la part du Premier ministre Narendra Modi, avant la tenue du 16e sommet UE-Inde, ce mardi, qui doit prendre une dimension stratégique. Alors que les relations internationales connaissent une reconfiguration tectonique depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l'Union européenne et l'Inde veulent afficher le resserrement de leurs liens avec un accord commercial et un partenariat de sécurité et de défense. Développer les échanges L'UE et l'Inde, qui pèsent ensemble un quart de la population et un quart du PIB mondial, veulent développer leurs échanges. En 2024, le commerce bilatéral de biens a atteint 120 milliards d'euros, déjà en hausse de près de 90 % sur les dix dernières années. Les échanges de services totalisaient 60 milliards d'euros. « L'Inde ne représente aujourd'hui que 2,5 % du commerce de marchandises de l'UE, contre 15 % pour la Chine, nous voyons là un énorme potentiel à exploiter », déclarait vendredi un haut gradé de la Commission. L'Inde devrait devenir cette année la quatrième économie mondiale et ravir à l'Allemagne la troisième place d'ici 2030. Baisse des surtaxes indiennes « L'Union européenne va bénéficier du niveau d'accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé », a déclaré Ursula von der Leyen dimanche. De quoi résorber le déficit commercial, qui s'est creusé pour l'UE depuis 2022 à 20 milliards d'euros, du fait des importations de produits raffinés indiens issus du pétrole russe. Pour la présidente de la Commission, ce nouvel accord permet de démontrer que l'UE reste attractive, contrairement à ce que Donald Trump affirme. Il s'inscrit dans le cadre de la stratégie de diversification décidée en réaction aux velléités coercitives des Etats-Unis et de la Chine. L'UE, après vingt ans de tractations traversées par de longues plages sans progrès, devrait obtenir une réduction très significative des droits de douane indiens sur ses voitures haut de gamme. Des avancées qui intéressent au premier chef l'industrie automobile allemande. La France devrait, elle, se réjouir d'un meilleur accès pour ses vins et spiritueux. Après le psychodrame de l'accord Mercosur, le deal indien devrait poser moins de problèmes politiques car il ne concernera pas les filières agricoles sensibles. Négociations de dernière minute Ce n'est pas non plus une promenade de santé. Historiquement protectionnistes, les Indiens réclament en retour des aménagements sur l'impact de la taxe carbone aux frontières de l'UE pour leurs exportations d'acier, ainsi que sur les normes de sécurité et de qualité dans les secteurs pharmaceutique et automobile. Les négociations n'étaient pas terminées vendredi et se sont prolongées pendant le week-end. Lundi, les détails de l'accord n'étaient toujours pas connus. L'accord commercial doit s'accompagner d'un partenariat de défense et de sécurité, qui vise à balayer toutes les menaces qui pèsent sur la région Indo-pacifique. Les Européens ont décidé de fermer les yeux sur la proximité de New Delhi avec la Russie, son fournisseur historique de matériel militaire. « L'Inde a la politique étrangère qu'elle a, nous nous concentrons sur les alignements que nous identifions avec elle », justifie une source européenne. Parmi ces alignements : une méfiance désormais commune à l'égard de la Chine. « Pour l'Inde, il est fondamental de ne pas dépendre de la Chine pour ce qui est des investissements, de l'accès à certaines technologies ou pour bâtir son industrie manufacturière. D'où l'intérêt de collaborer avec l'Europe », affirme Garima Mohan, experte des relations Inde-UE au German Marshall Fund. Entre le retrait des Etats-Unis et l'affirmation croissante de la Chine, l'Inde peut représenter un juste milieu pour l'Europe grâce à sa taille, son alignement sur de nombreuses questions, sa fiabilité et son caractère démocratique. Dinakar peri, expert à la fondation Carnegie C'est là un point commun avec Bruxelles : depuis que la Commission européenne a désigné la Chine comme un « rival systémique » en 2019, l'Union européenne cherche elle aussi à « dérisquer » vis-à-vis de Pékin. « Depuis 2019, Européens et Indiens partagent la même ambition : réduire les risques vis-à-vis de la Chine », souligne Sylvia Malinbaum, chercheuse à l'Institut français des relations internationales (Ifri). L'effet Trump Jusqu'ici, cet antagonisme vis-à-vis de la Chine n'avait pas suffi pour que Bruxelles et Delhi mettent leurs différends de côté afin de parvenir à un accord commercial. Mais le retour de Trump à la Maison-Blanche a changé la donne. « Trump et ses surtaxes ont fourni l'impulsion supplémentaire nécessaire à la conclusion de l'accord », estime Garima Mohan. Il y a, côté européen comme indien, péril en la demeure. L'UE, pour la première fois de son histoire, est confrontée à la possible disparition de sa « relation spéciale » avec les Etats-Unis. L'accord « semble être une réponse aux nouvelles tensions dans les relations transatlantiques », écrit dans une note Dinakar Peri, expert à la Fondation Carnegie. « Entre le retrait des Etats-Unis et l'affirmation croissante de la Chine, l'Inde peut représenter un juste milieu pour l'Europe grâce à sa taille, son alignement sur de nombreuses questions, sa fiabilité et son caractère démocratique. » Pour l'Inde aussi, il y avait urgence. Delhi ne peut plus se fier aux Etats-Unis de Trump et l'Europe est la seule autre puissance à pouvoir lui fournir les technologies dont elle a besoin. L'accord commercial donnera de l'air aux secteurs indiens qui souffrent à cause des droits de douane de 50 % imposés par Trump. « Depuis 10 ans, les décideurs indiens investissent dans un rapprochement avec l'Europe. Leurs efforts se voient enfin récompensés », souligne Garima Mohan. Modifié il y a 5 heures par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 4 heures Auteur Share Posté(e) il y a 4 heures (modifié) Cette vidéo m'a fasciné du début à la fin. Je ne sais pas si c'est la journaliste qui a fait ce texte mais il est ultra-dense. Si elle parle pour la BITD US alors les américains sont très inquiets du programme SAFE et des centaines de milliard qu'il permet d'allouer à toute la défense européenne mais pas à la BITD US (quasiment 900 milliard d'euros en 5 ans). Mais elle ratent le problème de la dette elle-même et du nombre d'acheteur de la dette US qu'ils vont perdre avec les montants annoncés. Modifié il y a 4 heures par herciv 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alberas Posté(e) il y a 2 heures Share Posté(e) il y a 2 heures Il y a 1 heure, herciv a dit : Cette vidéo m'a fasciné du début à la fin. Je ne sais pas si c'est la journaliste qui a fait ce texte mais il est ultra-dense. Si elle parle pour la BITD US alors les américains sont très inquiets du programme SAFE et des centaines de milliard qu'il permet d'allouer à toute la défense européenne mais pas à la BITD US (quasiment 900 milliard d'euros en 5 ans). Mais elle ratent le problème de la dette elle-même et du nombre d'acheteur de la dette US qu'ils vont perdre avec les montants annoncés. Pour moi, ça ressemble à un texte généré par IA sur la base de questions bien ciblées, et lu par un bot avec un accent CNN. Le message est simple,répété plusieurs fois "L'Europe se libère de sa dépendance à la BITD US et cela va avoir des conséquences désastreuses pour l'économie US, ses emplois, ses alliances et sa suprématie mondiale. Le MAGA va entrainer un isolement des USA. Merci Trump!" Bonjour lacampagne des mid terms. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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