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[Iran]


Messages recommandés

il y a 39 minutes, Shorr kan a dit :

Les américains ont un atout très puissant à faire valoir : la levé des sanctions. 

Bof. On parle de Trump "l'accord précédent a été rédigé par Obama donc caca, je casse tout et je passe sur les sanctions". 

il y a 40 minutes, Shorr kan a dit :

Le nucléaire ? Peut être accepteront-ils un démantèlement partiel de leur filière d'enrichissement moyennant des investissement américains dans le nucléaire civile. De toute les façons, ce serait une faible concession, sachant que l'Iran est déjà de fait, un pays seuil. C'est mon meilleur paris.

C'est le seul atout du régime. Y toucher serait leur ruine.

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il y a une heure, rendbo a dit :

Pour qu'il y ait accord, il faut que la parole signée puisse être constante et respectée. Or Trump 1 et 2 sont des champions de la volte face et du respect des accords en fonction des humeurs. Comment engager dans ce cas des actions contraignantes si on n'est pas sûr que la contre partie soit là ? Pour rappel ce sont les USA qui sont sortis de l'accords alors que l'Iran le respectait, et ont imposé aux autres toutous de les suivre avec le retour des sanctions sinon gros bâton (tout aussi menaçant que de dire "le Groenland sera à nous" mais plus facilement avalable).

L'autonomie civile est l'objectif de l'Iran, le seuil nucléaire pkoi pas, le développement d'armes d'armes de destruction massive indiscriminantes interdit. Mais l'Occident n'est jamais à une contradiction près.

Je suis bien d' accord sur le fait que v est difficile pour l iran de faire confiance aux États-Unis (Indépendamment des travers du régime), même en faisant des efforts. Il faudrait par conséquent un mécanisme lent et progressif afin que chaque partie constate des progrès réguliers a chaque étape. La confiance reviendrait progressivement.

Tout le contraire de l Art du deal trumpien.

Ce dernier est donc contraint a la surenchère ou à l' énorme rabais

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Il y a 6 heures, Akilius G. a dit :

Je suis bien d' accord sur le fait que v est difficile pour l iran de faire confiance aux États-Unis (Indépendamment des travers du régime), même en faisant des efforts. Il faudrait par conséquent un mécanisme lent et progressif afin que chaque partie constate des progrès réguliers a chaque étape. La confiance reviendrait progressivement.

Tout le contraire de l Art du deal trumpien.

Ce dernier est donc contraint a la surenchère ou à l' énorme rabais

Cet accord pourrait aussi facilement être une forme de manipulation de la partie iranienne. Offrir une victoire symbolique sans fondement contraignant, en attendant et en gagnant deux ans.

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Il y a 1 heure, loki a dit :

 

il y a 42 minutes, loki a dit :

https://www.timesofisrael.com/liveblog-february-04-2026/

Finalement une rencontre est prévue pour vendredi à Oman.

 

Olala, je sens que ça va être une vraie telenovélas ...

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Il y a 1 heure, Shorr kan a dit :

Je crois qu'il est temps de refaire mon stock de PQ :ph34r:.

et la moutarde, la moutarde!

Plus sérieusement, j'avais prévu d'aller passer quelques jours en Egypte dans les prochaines semaines, et ces évènements refroidissent mon envie. Même si le pays reste à l'écart, on n'est pas à l'abri d'une limitation du transport aérien, voire d'un loupé sur un avion civil.

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Il y a 2 heures, loki a dit :

Finalement une rencontre est prévue pour vendredi à Oman.

je n'aimerai pas être un diplomate : le cahier des charges semble impossible.

Chaque participant est convaincu que l'autre a tellement à perdre qu'il devra finalement plier. Mais cela ne donne pas de porte de sortie, de terrain d'entente.

Il devrait donc y avoir des opérations militaires, mais là aussi cela ne laisse pas transparaitre de porte de sortie évidente :

- même si les frappes américaines sont plutôt limitées, le régime iranien est tellement sous tension qu'il doit marquer les esprits et frapper fort ;

- les américains et israéliens vont donc frapper plus fort en retour, etc...

- au bout d'un moment, c'est l'inconnu...

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https://responsiblestatecraft.org/trump-war-iran/ (3 février 2026)

Paul Pillar

Changer les justifications d'une guerre n'est jamais bon signe, et cela suggère fortement que la guerre en question n'était pas justifiée.

Pendant la guerre du Vietnam, la principale justification publique consistant à sauver le Sud-Vietnam du communisme a été remplacée dans l'esprit des bellicistes — en particulier après avoir perdu tout espoir de remporter la victoire au Vietnam — par la conviction que les États-Unis devaient continuer à se battre pour préserver leur crédibilité. Pendant la guerre en Irak, lorsque l'argument pré-guerre du président George W. Bush concernant les armes de destruction massive s'est effondré, il s'est tourné vers une justification centrée sur l'apport de la liberté et de la démocratie en Irak.

Aujourd'hui, alors que le président Donald Trump menace de lancer une nouvelle attaque armée contre l'Iran dans un contexte de renforcement des forces américaines dans la région, les rédacteurs du Washington Post décrivent avec justesse la justification d'une telle attaque comme étant « en flux » et, dans la version en ligne du même article, posent la question suivante : « quelle est la mission ? »

Une question connexe concernant la dernière menace d'attaque contre l'Iran est la suivante : « pourquoi maintenant ? » Le point de départ qui a incité Trump à aborder le sujet au cours du mois dernier a été la manifestation de masse en Iran qui a débuté dans le Grand Bazar de Téhéran fin décembre et s'est rapidement étendue à toutes les villes iraniennes au cours des deux semaines suivantes. Trump a exhorté les Iraniens à « continuer de manifester » et leur a promis que « l'aide était en route ». Cette rhétorique a suscité des attentes généralisées, notamment en Iran, quant à une action militaire imminente des États-Unis.

Une telle action ne s'est pas concrétisée, et la raison valable de cette absence d'action est peut-être la difficulté d'identifier des cibles militaires qui seraient plus susceptibles d'aider les manifestants que de leur nuire. Si un régime abat des citoyens innocents dans la rue, aucune puissance militaire extérieure ne peut concevoir de cible qui permettrait de distinguer les tireurs des innocents dans cette rue.

La répression brutale menée par le régime iranien pour étouffer les manifestations a plusieurs implications. L'une d'elles est le sentiment de trahison parmi les Iraniens que Trump a encouragés à risquer leur vie en manifestant sans leur apporter l'aide qui était censée être « en route ».

L'autre implication est que, sans protestation continue, le lien entre toute action militaire américaine et un changement politique favorable en Iran est encore plus ténu qu'il ne l'aurait été il y a un mois. Les Iraniens, comme les Américains ou toute autre nationalité, peuvent faire la distinction entre leurs griefs nationaux et l'agression extérieure. Une nouvelle attaque surprise de la part d'Israël ou des États-Unis risquerait d'aider politiquement le régime iranien en lui permettant de faire appel au sentiment patriotique et nationaliste. Les déclarations de leaders réformistes éminents tels que l'ancien Premier ministre Mir-Hossein Mousavi et l'ancien président du Parlement Mehdi Karroubi appellent simultanément à un changement constitutionnel radical et rejettent explicitement toute intervention étrangère, y compris militaire.

Une autre opinion est que, le régime iranien étant au moins aussi faible qu'il l'a été pendant des années, une attaque armée extérieure pourrait constituer une pression supplémentaire suffisante pour précipiter son effondrement. Mais l'idée que la République islamique est à deux doigts de tomber a déjà été exprimée à maintes reprises, notamment lors des précédentes vagues de protestations.

De plus, le mot clé est « effondrement », avec tout ce que cela implique en termes d'incertitude quant à la suite des événements. Le secrétaire d'État Marco Rubio a semblé reconnaître cette incertitude lorsqu'on lui a demandé, lors d'une audience au Sénat la semaine dernière, ce qui se passerait si le régime iranien venait à tomber. Il a répondu : « C'est une question ouverte. » L'opposition iranienne manque d'un leadership et d'une structure unifiés prêts à prendre le pouvoir, comparables au mouvement dirigé par l'ayatollah Ruhollah Khomeini qui a renversé le shah en 1979.

La décapitation du régime visant à renverser l'actuel guide suprême Ali Khamenei aurait encore moins de chances de déboucher sur un régime favorable aux souhaits des États-Unis que le renversement du président Nicolás Maduro au Venezuela. Un régime successeur plus probable en Iran serait une sorte de dictature militaire dominée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Le changement de régime en Iran est un cas classique où il faut faire attention à ce que l'on souhaite.

Trump est resté vague quant aux conditions que l'Iran devrait accepter pour éviter d'être attaqué, mais trois questions semblent être en jeu. La première est l'exigence que l'Iran mette fin à tout enrichissement d'uranium. Or, l'Iran n'enrichit pas d'uranium actuellement et ne semble pas avoir procédé à des enrichissements depuis les attaques israéliennes et américaines de juin dernier. Si cette question devait influencer la décision des États-Unis d'attaquer ou non l'Iran, cela signifierait que la guerre ou la paix dépendraient d'une exigence qui n'a aucune incidence pratique, du moins à court terme.

Un engagement formel de l'Iran à renoncer définitivement à l'enrichissement pourrait avoir une valeur à long terme, mais l'histoire montre qu'il n'est pas réaliste d'attendre un tel engagement. De plus, accorder de l'importance à un tel engagement revient à admettre tacitement que l'Iran respecte mieux ses obligations en la matière que les États-Unis, étant donné que Trump a renié un accord nucléaire antérieur alors que l'Iran en respectait les termes.

Une deuxième question concerne la limitation de la portée et du nombre de missiles balistiques iraniens. Il existe de solides arguments en faveur d'un accord régional limitant les missiles au Moyen-Orient, mais ni l'administration Trump ni personne d'autre n'a expliqué pourquoi l'Iran devrait être soumis à de telles restrictions alors que personne d'autre dans la région ne l'est, ni pourquoi il faudrait s'attendre à ce que les décideurs politiques iraniens acceptent un traitement aussi disparate. L'Iran considère sa capacité balistique comme un moyen de dissuasion essentiel contre les missiles et autres capacités d'attaque aérienne de ses adversaires. Téhéran a utilisé ses missiles comme moyen de dissuasion en réponse à des attaques, comme lorsqu'il a riposté à l'assassinat par les États-Unis du célèbre chef du CGRI Qasem Soleimani en 2020 et à l'attaque aérienne non provoquée d'Israël contre l'Iran en juin dernier.

Le gouvernement israélien aimerait bien sûr voir la capacité de riposte de l'Iran paralysée. Cela permettrait à Israël, l'État du Moyen-Orient qui a déclenché plus de guerres et attaqué plus d'États que tout autre pays de la région, de se livrer plus librement à des opérations offensives sans avoir à se soucier de l'ampleur des représailles que l'Iran a menées l'année dernière. Ces opérations pourraient inclure des attaques qui, comme celle de juin, entraîneraient les États-Unis dans le conflit. Ce type de liberté d'action israélienne n'est pas dans l'intérêt des États-Unis.

La troisième exigence américaine rapportée est que l'Iran cesse tout soutien aux groupes de la région qu'il considère comme ses alliés, notamment les Houthis au Yémen, le Hezbollah au Liban et le Hamas en Palestine. Bien que ces groupes soient habituellement qualifiés de « proxys » (mandataires), ils sont en réalité des acteurs distincts avec leurs propres agendas, comme l'illustre le fait que les Houthis ont agi contre l'avis de l'Iran en s'emparant de la capitale yéménite, Sanaa.

Comme pour l'enrichissement d'uranium, le soutien iranien à ces groupes est un « problème » qui est en train d'être résolu sans nouveaux engagements de la part de l'Iran. Les graves difficultés économiques de l'Iran, associées aux demandes populaires au sein du pays visant à consacrer les ressources limitées à des programmes nationaux plutôt qu'à des initiatives étrangères, rendent déjà difficile pour l'Iran de maintenir son soutien à ses alliés régionaux.

Aucune de ces questions, prise individuellement ou collectivement, ne constitue un casus belli. La réponse à la question « pourquoi maintenant ? » réside moins dans ces questions que dans la politique intérieure, notamment dans la volonté de détourner l'attention des troubles politiques et de pouvoir revendiquer une réussite concernant l'Iran qui soit plus importante ou plus significative que celle obtenue par un prédécesseur.

La diplomatie avec l'Iran permettrait d'obtenir des résultats tangibles qui répondent non seulement à ces besoins de politique intérieure, mais aussi aux intérêts nationaux des États-Unis.

Une diplomatie réaliste n'impliquerait pas la capitulation de l'Iran devant une longue liste d'exigences américaines, mais plutôt une approche progressive qui pourrait commencer par un accord nucléaire actualisé, susceptible de renforcer la confiance des deux parties pour parvenir à un accord sur d'autres questions.

Les menaces belliqueuses de l'administration Trump ne renforcent pas cette confiance, mais ont plutôt l'effet inverse.

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