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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://www.politico.com/news/2023/12/02/swing-state-muslim-leaders-biden-00129758 Des dirigeants musulmans de plusieurs États bascules [c'est à dire ceux où les Républicains et les Démocrates sont au coude-à-coude et où la bataille de l'élection présidentielle est la plus serrée] se sont rendus samedi à Dearborn, dans le Michigan, pour lancer une campagne nationale contre la réélection du président Joe Biden, en réaction à sa gestion du conflit entre Israël et le Hamas. Les organisateurs du Michigan, du Minnesota, de l'Arizona, du Wisconsin, de la Floride, de la Géorgie, du Nevada et de la Pennsylvanie ont baptisé cette campagne "AbandonBiden" et se sont engagés à faire en sorte que Joe Biden ne puisse pas faire un second mandat.
  2. https://edition.cnn.com/2023/08/04/politics/cnn-poll-ukraine/index.html La plupart des Américains s'opposent à ce que le Congrès autorise des fonds supplémentaires pour soutenir l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie, selon un nouveau sondage CNN réalisé par SSRS, alors que le public est divisé sur la question de savoir si les États-Unis ont déjà fait assez pour aider l'Ukraine. Dans l'ensemble, 55 % des personnes interrogées estiment que le Congrès américain ne devrait pas autoriser de fonds supplémentaires pour soutenir l'Ukraine, contre 45 % qui estiment que le Congrès devrait autoriser un tel financement. Les républicains estiment dans l'ensemble que le Congrès ne devrait pas autoriser de nouveaux financements (71 %) et que les États-Unis en ont fait assez pour aider l'Ukraine (59 %). Parmi les démocrates, la plupart disent le contraire : 62 % sont favorables à un financement supplémentaire et 61 % estiment que les États-Unis devraient en faire plus. Les indépendants estiment pour la plupart que les États-Unis en ont fait assez pour aider l'Ukraine (56 %) et qu'ils sont opposés à un financement supplémentaire (55 %).
  3. On s'est réconcilié avec l'ancien occupant. On a transigé. On a accepté l'autodétermination de la Sarre. Chose que l'Ukraine refuse pour la Crimée. On a créé une "communauté européenne du charbon et de l'acier". Surtout on s'est mis dans la même alliance militaire que cet ancien occupant. On n'a pas décidé de rejoindre une alliance militaire hostile à cet ancien occupant.
  4. https://www.washingtonpost.com/world/2023/12/05/ukraine-children-russia-qatar/ La Russie a accepté de libérer six autres enfants ukrainiens et de leur permettre de retrouver leur famille en Ukraine à la suite d'une médiation qatarie. La mère d'un garçon de 11 ans du groupe est une soldate ukrainienne détenue comme prisonnière de guerre en Russie, a ajouté le fonctionnaire, qui a parlé sous le couvert de l'anonymat en raison du caractère sensible de la question. Son père est décédé il y a une dizaine d'années et il vivra désormais avec une tante maternelle. Jusqu'à présent, il vivait avec des membres de sa famille dans la région de Donetsk, occupée par la Russie. L'un d'entre eux, âgé de 13 ans, était hébergé par sa grand-mère dans un village de Russie. Grâce au processus de réunification mené par le Qatar, sa mère et lui se sont retrouvés à Simferopol, une ville de Crimée occupée par la Russie. Le couple s'est ensuite rendu à Moscou et se rendra en Ukraine. Un enfant de 15 ans qui vivait avec sa grand-mère sous l'occupation russe dans la région ukrainienne de Zaporizhzhia s'est rendu à Moscou avec un accompagnateur et retrouvera sa mère à Kiev. Un enfant de 8 ans qui vivait avec sa grand-mère dans la région occupée de Louhansk, en Ukraine, a retrouvé sa mère après que le Qatar a facilité le voyage de cette dernière vers Louhansk. Des diplomates qataris ont aidé à escorter la mère et l'enfant jusqu'à Moscou, et ils vont maintenant retourner en Ukraine via la Biélorussie. Deux autres enfants, qui vivent avec leur père et leur sœur adulte en Russie, retourneront en Ukraine avec leur sœur pour retrouver leur mère.
  5. https://www.france24.com/fr/europe/20231206-volodymyr-zelensky-fait-faux-bond-à-un-congrès-divisé-sur-la-poursuite-de-l-aide-américaine-à-kiev Volodymyr Zelensky a annulé sans explication son intervention prévue mardi devant le Congrès américain, en plein débat sur le déblocage de nouveaux fonds pour soutenir l'Ukraine. Cette absence remarquée vient renforcer l'impression d'une frustration grandissante de Kiev face à l'effritement du soutien des États occidentaux depuis l'échec de la contre-offensive ukrainienne et l'éruption de la guerre entre Israël et le Hamas. Plusieurs membres du Congrès ont rapporté des cris et des hurlements lors de la réunion mardi après-midi. Les républicains ont ensuite quitté la salle en bloc. "Ils ont choisi de mettre en péril le financement de l'Ukraine et ils devront tous vivre avec ce choix lorsque Vladimir Poutine marchera sur Kiev et sur l'Europe", a fustigé le sénateur démocrate Chris Murphy. Cet effritement du soutien occidental joue clairement en faveur de la Russie, selon les analystes qui soulignent la résilience de l'économie russe ou encore sa puissance démographique lui permettant d’envisager un conflit de longue durée. https://www.bbc.com/news/world-us-canada-67585902 (6 décembre 2023) "Les États-Unis vont accuser un déficit de plus de 2 500 milliards de dollars cette année", a déclaré Matt Rosendale, député républicain du Montana, à James Coomarasamy, de BBC World Tonight, mardi. "Alors pourquoi le peuple américain devrait-il emprunter de l'argent à la Chine pour le donner à l'Ukraine ? Ce n'est pas dans notre intérêt. https://www.washingtonpost.com/politics/2023/12/05/senate-ukraine-immigration-defeat/ "Si nous disons oui à l'Ukraine, Chuck Schumer n'a aucune raison de travailler sur la frontière. C'est pourquoi cela va de pair", a déclaré le représentant Don Bacon (républicain du Nebraska), un modéré qui a déclaré que ses sondages internes montrent que la frontière est le principal sujet de préoccupation de ses électeurs. https://www.nytimes.com/2023/12/05/us/politics/ukraine-aid-zelensky-congress.html La législation visant à envoyer une aide militaire à l'Ukraine et à Israël est sur le point de s'effondrer, après qu'une réunion d'information ait dégénéré en dispute à la veille d'un vote test crucial au Sénat. Cette débâcle, qui s'est produite à la veille d'un vote test crucial au Sénat sur un projet de loi de dépenses d'urgence de 110,5 milliards de dollars, a non seulement montré clairement que la mesure échouerait, mais elle a aussi sérieusement assombri les perspectives d'un accord bipartisan à brève échéance.
  6. Shorr Kan, je te déteste, car tu viens de tuer ma croyance au fait qu'on peut voir la force de Coriolis dans les baignoires et les lavabos.
  7. J'ai cité le texte de Nikolai Karayev, citoyen russophone d'Estonie, dans Vikerkaar, traduit en anglais sur eurozine, puis en français par moi ici : http://www.air-defense.net/forum/topic/19099-pays-baltes/page/6/#comment-1663778 à Tallinn plutôt non ?
  8. Qui a cédé à qui ? Qui est-ce qui a retiré ses troupes d'Allemagne ? de Pologne ? Qui a condamné du bout des lèvres le bombardement de la Serbie ? Qui a dit amen à la destruction de la Libye par l'OTAN ?
  9. OK. Merci. Je retrouve l'histoire de la force de Coriolis ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gulf_Stream D'autre part, le courant océanique de jet, c'est-à-dire la déviation des vents par la rotation de la Terre ou force de Coriolis, apporte en hiver sur le continent, grâce aux vents d'ouest dominants, de l'air océanique beaucoup plus doux que l'air continental. Donc ce serait plus pour l'air que pour l'eau.
  10. Je t'ai demandé une référence pour ces interviews de migrants syriens. Et tu n'as pas donné de référence. En revanche je peux fournir une référence d'interview d'un migrant syrien qui dit tout le contraire : https://meduza.io/en/feature/2023/12/05/why-have-hundreds-of-refugees-decided-to-try-entering-the-e-u-through-russia (5 décembre 2023) J'ai d'abord rejoint Saint-Pétersbourg depuis Moscou. Ensuite, j'ai payé 100 dollars à un Asiatique et je l'ai accompagné jusqu'au poste frontière de Salla [dans la région de Mourmansk]. Personne ne m'a envoyé vers ce chauffeur, je l'ai trouvé moi-même. Mais à 200 kilomètres du poste frontière, des agents des services de sécurité russes nous ont arrêtés et nous ont dit que nous devions faire demi-tour parce que le poste était fermé. Les personnes qui envoient les invitations [pour les visas] sont des Arabes qui vivent ici [en Russie]. Ils profitent de la situation en Syrie. Je n'ai pas essayé d'aller en Biélorussie. Mes amis qui y sont allés m'ont dit que la situation était catastrophique, que les gens ne pouvaient pas entrer en Pologne et en Lettonie et que l'armée biélorusse les renvoyait à la frontière avec la Russie. Je ne pense pas que la Biélorussie supportera l'afflux de migrants et de réfugiés. Je connais quelqu'un qui a disparu pendant 15 jours. Croyez-le ou non, il venait d'Arabie Saoudite, s'est rendu en Lettonie et a perdu le contact. Quelqu'un l'a ensuite retrouvé dans une forêt en Biélorussie. Le problème est que les gardes-frontières lettons battent parfois les réfugiés, les électrocutent et cassent leurs téléphones [Bumaga note que la torture pratiquée par les autorités lettones a été confirmée par le rapport d'Amnesty International]. Ensuite, les réfugiés sont jetés dans la forêt en direction de la Biélorussie où ils sont perdus pendant plusieurs jours car ils n'ont pas de téléphone. On ne peut s'en sortir qu'à l'aide d'une carte. Le gouvernement biélorusse n'autorise pas les réfugiés à pénétrer dans la forêt, et la police les attrape. Mais les passeurs qui peuvent transporter les personnes à travers les forêts vers la Pologne, la Lettonie et la Lituanie sont un obstacle. En fait, c'est lorsque les gens pénètrent dans la forêt que la souffrance commence. C'est exactement la raison pour laquelle certains réfugiés se sont rendus à la frontière entre la Russie et la Finlande. Ils pensaient qu'il serait plus facile et plus sûr de demander l'asile là-bas qu'en Biélorussie.
  11. Tu remplaces le mot "Russes" par "Américains", et tu as compris la psychologie russe.
  12. https://regard-est.com/paris-fait-pression-sur-skopje-pour-garantir-le-droit-des-minorites-macedoniennes (30 novembre 2023) L’envoyé spécial français pour les Balkans occidentaux René Trokaz a récemment accordé une interview à la chaîne nord-macédonienne Sitel TV. Il y a rappelé la position du président Emmanuel Macron, favorable à l’accélération du processus d’adhésion des Balkans occidentaux à l’Union européenne, et en particulier de celle de la Macédoine du Nord. La « proposition française » consisterait à introduire des changements dans la Constitution nord-macédonienne afin de garantir les droits de plusieurs minorités, dont bulgare, mais ces amendements, qui satisferaient Sofia, ont été bloqués par le plus grand parti politique d’opposition, la formation nationaliste VMRO-DPMNE.
  13. https://regard-est.com/croatie-des-ecoliers-font-le-salut-nazi-pour-commemorer-la-bataille-de-vukovar (28 novembre 2023) Des écoliers font le salut nazi pour commémorer la bataille de Vukovar
  14. Lettonie : https://www.cairn.info/revue-le-courrier-des-pays-de-l-est-2005-6-page-42.htm Emmanuel Droit, « Les russophones entre intégration et repli identitaire », Le Courrier des pays de l'Est, vol. 1052, no. 6, 2005, pp. 42-50. La communauté russophone de Lettonie compte aujourd’hui environ 800 000 personnes, soit 35,3 % des 2,4 millions d’habitants. Elle est constituée à 80 % de Russes de souche issus de différentes vagues de migrations et à 20 % de russophones originaires d’anciennes républiques soviétiques. La communauté russe est profondément enracinée au sein de la société lettone. Dès le XVIIe siècle en effet, le groupe des « Vieux Croyants » - il s’agit d’une dissidence de l’Eglise orthodoxe russe apparue dans l’Empire des tsars après 1650 - trouve refuge en Lettonie dominée alors par les Barons baltes et la bourgeoisie marchande allemande. Durant l’entre-deux-guerres, la communauté russe gonflée par l’arrivée de ceux qui fuyaient la Révolution bolchevique représente numériquement la minorité la plus importante de la jeune république lettone avec près de 10 % de la population, mais elle n’a pas le même poids économique, politique et culturel que les Juifs et les Allemands. Les russophones de Lettonie vivent principalement dans les grands centres urbains du pays où ils constituent soit la majorité, soit une importante minorité de la population. Ils représentent ainsi 56 % de la population de Riga, la capitale (contre 36 % de Lettons) et 85 % de celle de la deuxième ville du pays, Daugavpils, située au sud-est de la Lettonie, à proximité de la frontière avec la Russie. Quant à la jeune génération, elle désire avant tout être intégrée, même si en son sein nombreux sont les mécontents de la politique gouvernementale. Cette communauté n’est pas refermée sur elle-même puisque les mariages avec des Lettons sont relativement fréquents. C’est finalement la langue et l’attachement au territoire letton, considéré comme une « petite patrie », qui unissent ces individus, qui éprouvent peut-être également un sentiment de déception. La grande majorité d’entre eux a approuvé et même soutenu la lutte que la Lettonie a menée entre 1989 et 1991 pour son indépendance, pensant que le nouvel Etat reconnaîtrait leur spécificité. Mais la conviction qu’ils ont été « trahis » et que la redéfinition de leur statut est « indifférente » à tous a cristallisé chez eux au cours des années 1990 le sentiment d’être étrangers dans leur propre pays, même si cela ne s’est jamais traduit par une opposition politique forte ou des tensions interethniques. Au cours des années 1990, les russophones de Lettonie ont eu le sentiment de « payer » pour les deux occupations soviétiques (1940-1941 puis 1945-1991). Alors qu’ils ont été autorisés, dans le cadre soviétique, à voter et présenter des candidats aux premières élections législatives libres du printemps 1990, avec le retour à l’indépendance s’affirme la volonté des élites lettones de recréer un Etat-nation homogène fondé sur un accès très restrictif à la citoyenneté. Or, cette option restauratrice, qui pourtant n’interdisait pas une réglementation plus libérale, comme celle adoptée en Lituanie, refuse la citoyenneté à plus d’un tiers des habitants de Lettonie ? essentiellement des russophones ? qui sont pratiquement devenus du jour au lendemain des « non-citoyens ». Si la législation sur la citoyenneté est correcte sur le plan juridique, elle peut être considérée comme douteuse sur le plan moral dans la mesure où la plupart des russophones ne sont pas directement et individuellement responsables de l’occupation et des crimes du régime soviétique. Le choix fait par les élites politiques lettones en faveur de ce modèle juridique restrictif peut être analysé comme ayant tout simplement pour but d’écarter les russophones de la vie politique, car elles n’ont qu’une crainte, en partie alimentée par la non-maîtrise de la langue lettone par les russophones : la dissolution, voire l’extinction, irréversible de la nation lettone. Selon elles, ce dispositif devait accélérer le départ des russophones de Lettonie et favoriser ainsi la « décolonisation » du pays [le terme « décolonisation » a été employé par les autorités], mais c’était sans compter avec l’attachement de la plupart d’entre eux à ce territoire sur lequel ils sont nés ou se sont installés durant leur enfance. Les autorités russes ont tenté de tirer profit de cette politique exclusive en offrant comme alternative aux Russes de Lettonie la citoyenneté russe en vertu d’une loi de décembre 1991. Environ 20 000 d’entre eux ont saisi cette opportunité entre 1992 et 1994. C’est peu au regard des 100 000 Russes d’Estonie qui ont fait ce choix entre 1992 et 1995. Cela peut s’expliquer en partie par le fait que la loi lettone sur le statut des apatrides de 1994 offre aux russophones non-citoyens une sécurité relative. En Lettonie, la politique d’accès à la citoyenneté évolue progressivement vers une démarche en faveur de l’intégration, essentiellement grâce aux recommandations dispensées par les organisations internationales (mission de surveillance de l’OSCE, Conseil de l’Europe, représentation du Pnud ouverte en 1994). Les pressions européennes, sous forme de rapports et de visites d’inspection, associées à la volonté de la Lettonie d’adhérer à l’Union européenne expliquent le changement de politique. Une nouvelle loi sur la citoyenneté est donc adoptée en 1998 par referendum. Au 1er juillet 2005, les russophones de Lettonie étaient 48,5 % à être citoyens lettons (environ 390 000 personnes), 3,5 % possédaient la citoyenneté russe, biélorusse ou ukrainienne et 48 % étaient encore non-citoyens (dont 75 % de Russes). L’accès à la citoyenneté ne garantit pas pour autant une intégration socio-économique : les discriminations sur le marché du travail, notamment en ce qui concerne l’emploi dans les administrations publiques, sont une réalité tenace. Si le nombre de non-citoyens russophones diminue progressivement, ceux-ci représentent encore un cinquième de la population de Lettonie. Les raisons expliquant le choix de garder ce statut sont à la fois d’ordre psychologique et pragmatique. Face à un discours officiel les excluant, les russophones ont développé au cours des années 1990 un sentiment d’humiliation et de déception eu égard aux promesses de 1989. Mais le statut de non-citoyen leur permet aussi d’obtenir facilement un visa pour se rendre en Russie, sans avoir à craindre une interdiction de revenir en Lettonie. Enfin, ils se montreraient assez réticents à apprendre le letton. La politique linguistique constitue justement un thème très sensible dans cet Etat-nation en reconstruction et en quête d’identité. [La] politique d’« endiguement » de la langue russe a suscité nombre de réactions négatives de la part de la communauté internationale qui ont conduit la Lettonie à adopter une nouvelle loi sur la langue en 1999. Cette dernière a dû être amendée en 2000 pour prendre en compte les critiques exprimées par l’OSCE et le Centre pour les droits de l’homme et les études ethniques concernant la politique linguistique dans le domaine du travail et de la justice. Récemment, le gouvernement letton a assoupli les critères linguistiques auxquels il fallait satisfaire pour être candidat aux élections législatives et municipales : la connaissance du letton n’est plus exigée. Lors du recensement de 1989,21 % des russophones déclaraient connaître le letton (contre 68,7 % des Lettons pour le russe), et en 2000, ils étaient 50 %. Cette augmentation, qui est due à la mise en place de programmes d’enseignement du letton, masque d’énormes différences régionales (essentiellement entre la capitale Riga et la province orientale de Latgale) et générationnelles. La plupart des russophones estiment que le letton est une « langue inférieure » et ne supportent pas l’idée que le russe soit considéré comme une « langue étrangère ». Parler letton n’est souvent pas nécessaire dans le domaine économique, puisque de nombreuses entreprises privées appartiennent à des russophones. Ceux-ci ont donc généralement recours à des interprètes quand ils doivent s’entretenir avec des clients ou des partenaires lettons. Le letton est mieux maîtrisé par les jeunes générations, même s’il faut nuancer l’impact des réformes du système éducatif, d’autant que, dans la sphère privée, il est concurrencé non seulement par le russe mais aussi de plus en plus par l’anglais. Avec l’entrée du pays dans l’Union européenne, la diffusion de la culture de masse anglosaxonne et le développement d’Internet, les jeunes russophones sont beaucoup plus attirés par l’anglais que par le letton. Actuellement, sur un peu plus de 1 000 établissements scolaires, les deux tiers utilisent le letton comme langue d’enseignement, 16,7 % le russe (on compte environ 150 écoles russophones en Lettonie, dont dix à Riga), 14,3 % des écoles proposent un enseignement bilingue en letton et en russe et 0,6 % dans une autre langue (polonais, ukrainien, hébreu). Une enquête conduite dans différents établissements russophones de Riga au printemps 2005 nous a offert la chance d’apprécier la mise en œuvre concrète de cette réforme et la façon dont elle était perçue par les enseignants et les élèves. Cette enquête a montré que les disciplines littéraires vecteurs de la formation de l’identité culturelle, comme l’histoire, sont enseignées en letton. Les quotas sont artificiellement respectés dans la mesure où le sport est également enseigné en letton ! En revanche, c’est le russe qui prévaut toujours pour toutes les disciplines scientifiques. Les directives du ministère letton de l’Education imposent que le letton soit utilisé pour l’apprentissage d’une langue étrangère. Mais la participation à un cours de français a montré que cette matière était enseignée en russe pour la simple raison que les explications de grammaire et de vocabulaire sont plus faciles à assimiler pour les élèves quand elles sont exprimées dans leur langue maternelle. Une large majorité d’élèves ne considèrent nullement cette réforme comme un danger pour l’identité et la culture russes. Cette attitude peut être interprétée comme un signe d’acceptation de la réforme et de volonté de s’intégrer à une société monolingue. Elle reflète surtout une attitude pragmatique : les jeunes russophones ne perçoivent pas comme antinomique le fait d’adopter la langue lettone dans la sphère publique afin de poursuivre leurs études et d’accéder à un emploi, tout en gardant leur identité russe dans la sphère privée. Confrontés à des élites politiques lettones méfiantes et soucieuses de reconstruire l’Etat-nation, les russophones de Lettonie sont sortis progressivement du « ghetto » juridique dans lequel on les avait enfermés au début des années 1990. Leur intégration a été favorisée par l’intervention d’acteurs internationaux qui ont fait pression pour améliorer la politique d’accès à la citoyenneté. A mesure que se rapprochait l’entrée du pays dans l’Union européenne, les gouvernements lettons ont évolué vers une pratique plus inclusive dans le domaine de la citoyenneté. En juin 2005, les autorités lettones ont ratifié la Convention-cadre du Conseil de l’Europe sur les minorités nationales, mais en appliquant une définition du concept de minorité nationale qui exclut les non-citoyens de Lettonie. De fait, les élites lettones continuent de se heurter aux réticences d’une grande partie des russophones, notamment dans le domaine linguistique, sans que cela ne se traduise toutefois par une radicalisation politique ou par des violences.
  15. https://www.lesechos.fr/monde/europe/legislatives-en-lettonie-les-partis-russophones-degringolent-1853286 (2 octobre 2022) « La guerre en Ukraine a marginalisé les partis dits prorusses, comme Harmonie, qui a eu une certaine importance mais n'a jamais pu faire partie d'une coalition gouvernementale », observe Cécile Bayou, chercheuse associée au CREE (Inalco) et rédactrice en chef du site Regard sur l'Est. Cette fois-ci, Harmonie, qui a déjà perdu la mairie de Riga et n'a récolté que 4,75 % des suffrages (contre 19 % en 2018), ne pourra compter aucun député au nouveau Parlement puisqu'il faut obtenir un minimum de 5 % des votes. Pas plus que l'Union russe de Lettonie, considéré comme pro-Kremlin. Seul Stabilitat! , un autre parti appuyé par une partie de la communauté russophone, a pu passer le seuil avec 6,78 % des voix. « Avec la guerre en Ukraine, la population russophone a été plus ou moins mise en demeure d'affirmer sa loyauté », constate Céline Bayou. Récemment, beaucoup de médias russes dissidents ont été accueillis à Riga, comme Meduza , les services russes de la BBC ou « Novaya Gazeta » dont le directeur de la rédaction a reçu le prix Nobel de la paix en 2021. Mais les portes sont maintenant fermées, les autorités craignant de se laisser infiltrer par des agents du Kremlin. Environ 40.000 Ukrainiens ont été accueillis depuis le début du conflit. Leur connaissance du russe facilite leur intégration. L'administration est en train de favoriser l'acception d'équivalences de diplômes, notamment dans le domaine médical. « Les Lettons sont très absorbés par la question des prestations sociales qu'ils ont peur de voir diminuer au profit d'un budget de la défense qui pourrait augmenter pour représenter 2,5 % du PIB », note Céline Bayou.
  16. Il y a aussi la lassitude des pouvoirs exceptionnels conférés au président par la loi martiale : https://www.eurotopics.net/fr/311790/ukraine-des-lezardes-dans-la-cohesion-nationale Avec la guerre, le gouvernement a créé une administration militaire des municipalité (RDA), parallèle à celle existante, et l'a placée sous son contrôle. C'est de là qu'est parti le ballet de soupçons et d'accusations entre le centre et la périphérie. (La Stampa sur le clash avec Klitschko)
  17. https://www.theguardian.com/environment/2023/dec/06/earth-on-verge-of-five-catastrophic-tipping-points-scientists-warn Cinq seuils naturels importants risquent déjà d'être franchis, selon le rapport Global Tipping Points, et trois autres pourraient être atteints dans les années 2030 si la planète se réchauffe de 1,5 °C (2,7 °F) au-dessus des températures préindustrielles. Les points de basculement à risque comprennent l'effondrement des grandes nappes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique occidental, le dégel généralisé du pergélisol, la mort des récifs coralliens dans les eaux chaudes et l'effondrement d'un courant océanique dans l'Atlantique Nord. Sur le dernier point, je suis un peu surpris, car je pensais que ça dépendait surtout de la rotation de la terre, de la force de Coriolis et ce genre de choses, et qu'il n'y avait pas de souci à se faire tant que la terre tournera sur elle-même. Les scientifiques avertissent qu'il existe de grandes incertitudes quant au moment où ces systèmes se déplaceront, mais le rapport indique que trois autres pourraient bientôt s'ajouter à la liste. Il s'agit des mangroves et des prairies marines, qui devraient disparaître dans certaines régions si les températures augmentent de 1,5 à 2 °C, et des forêts boréales, qui pourraient basculer dès 1,4 °C de réchauffement ou jusqu'à 5 °C. Le rapport sur les points de bascule examine également ce qu’il appelle des « points de bascule positifs », tels que la chute des prix des énergies renouvelables et la croissance des ventes de véhicules électriques. Il en ressort que de tels changements ne se produisent pas d’eux-mêmes, mais doivent être rendus possibles par la stimulation de l’innovation, l’élaboration des marchés, la réglementation des affaires, ainsi que l’éducation et la mobilisation du public. L’année dernière, une étude de Manjana Milkoreit, co-autrice du rapport, a mis en garde contre une utilisation abusive de l’étiquette de points de basculement sociaux en promettant des solutions qui n’existaient pas à grande échelle ou ne pouvaient pas être contrôlées.
  18. https://www.eurotopics.net/fr/311792/estonie-debat-sur-les-allocations-familiales (5 décembre 2023) En Estonie, le gouvernement libéral a évoqué son intention de réduire les allocations parentales, généreuses dans le pays. Actuellement, un des parents touche l'équivalent de son salaire en allocations jusqu'à ce que l'enfant ait un an et demi. Ce barème avait été adopté en 2003 pour relancer la natalité, en berne dans les années post-soviétiques. Aujourd'hui, avec un taux de fécondité de 1,6 enfant par femme, le pays est revenu dans la moyenne européenne. La presse du pays est divisée.
  19. https://www.theguardian.com/commentisfree/2023/dec/03/observer-view-bbc-newsnight-bad-omen-for-public-service-journalism Suite à une énième coupe budgétaire, la BBC supprime la partie journalisme d'investigation du journal de la nuit de BBC 2 [1]. Ces dernières années, Newsnight a mené de nombreuses enquêtes à fort impact que le service central d'information de la BBC n'aurait probablement pas pu aborder, comme la mauvaise gestion de l'organisation caritative Kids Company, les brimades de l'ancien président de la Chambre des communes John Bercow et les normes déplorables de la clinique d'identité sexuelle pour enfants Tavistock : des histoires qui ont été largement reprises par d'autres médias et par le reste de la BBC. En fin de compte, la commande centralisée d'informations risque d'entraîner une descente vers le journalisme du plus petit dénominateur commun, où les enquêtes difficiles n'obtiennent pas le soutien de rédacteurs en chef distants et peu enclins à prendre des risques. Elle rend la BBC plus sujette à la pensée de groupe et à la capture institutionnelle par des visions du monde non représentatives, compromettant ainsi son impartialité, laquelle est renforcée par des centres de commande multiples et concurrents, informés par des personnes aux perspectives diverses. La nature relativement marginale des économies - les investissements étant dirigés ailleurs - suggère qu'il ne s'agit pas seulement d'une réduction des coûts, mais d'un programme de centralisation plus large. Toutefois, en réduisant la capacité de la BBC à enquêter dans l'intérêt du public, ses dirigeants ne feront que rendre la société plus vulnérable aux attaques de ses détracteurs. [1] Newsnight https://www.bbc.co.uk/programmes/b006mk25
  20. https://www.eurotopics.net/fr/311790/ukraine-des-lezardes-dans-la-cohesion-nationale La Stampa (Italie, 5 décembre 2023) tacle le président ukrainien et plaide pour la voie du compromis : « Avec son fanatisme obstiné, dogmatique et excessif, Zelensky est prisonnier du mythe de la victoire totale. Selon lui, la guerre ne pourra prendre fin que si Poutine capitule. En faisant miroiter de prodigieuses contre-offensives et en dépeignant une Russie à l'agonie, il nous a convaincus qu'il n'y avait pas d'autre issue à la guerre. .... Personne n'a assez de courage politique pour lui rétorquer qu'une victoire absolue est impossible et pourrait se solder par une défaite et une boucherie sans pareille. ... De plus, Zelensky se met à voir des complots partout et à soupçonner des trahisons. Dans le même temps, il a pris conscience que la loi martiale était un excellent moyen d'éliminer les voix critiques. » Dans Ukraïnska Pravda (Ukraine, 3 décembre 2023), le journaliste Pavlo Kazarine fait part de ses inquiétudes quant au climat politique en Ukraine : « On a parfois le sentiment que le pays vit une campagne électorale officieuse. Des décisions impopulaires votées par le Parlement attendent toujours la signature du président. Des représentants du parti au pouvoir reprochent publiquement au commandant en chef des armées [Valeri Zaloujny] d'avoir des ambitions politiques. L'opposition accuse le gouvernement de refuser à ses députés des déplacement diplomatiques. Tout cela laisse conclure que les politiques ukrainiens continuent de vivre dans l'attente d'élections - bien que le président ait promis qu'il n'y en aurait pas pendant la guerre. La situation est extrêmement troublante. » Le portail 444.hu (Hongrie, 1er décembre 2023) conjecture sur les raisons qu'a pu avoir l'ex-président ukrainien Petro Porochenko, arrêté par des douaniers à la frontière, d'avoir cherché à quitter le pays : «Nous ignorons encore pour l'heure pourquoi Petro Porochenko voulait rencontrer Viktor Orbán. ... On se demande si ce nouveau chapitre dans la guerre entre Zelensky et Porochenko a une véritable importance pour l'avenir de l'Ukraine. Mais il est probable que ce déplacement contrecarré ne soit pas sans lien avec les ambitions du premier homme de l'Etat, et la menace croissante dont il pense être la cible. ... Mais quoi que Porochenko ait tenté de faire, ce n'est pas en sa personne que les Ukrainiens, fatigués par les aléas de la guerre, placeraient leurs espoirs.» Maxim Youssine, commentateur sur Radio Kommersant FM (Russie, 28 novembre 20223), relate les propos d'un ancien ami de Kyiv sur la situation en Ukraine : «'La politique revient lentement dans nos vies', a-t-il dit. 'Quand la guerre a éclaté, il n'y avait pratiquement plus de vie politique. Tout le monde a fait bloc autour du président. On avait peur de le critiquer, on ne voulait pas le fragiliser. Il était perçu comme l'incarnation du combat de la nation. Aujourd'hui, il n'y a plus cette cohésion autour de sa personne. L'opposition s'est enhardie, les gens commencent à dire haut en fort leurs doutes. Même au sein de l'équipe présidentielle, la solidarité se lézarde.' ... L'opposition, jusqu'ici caractérisée par la loyauté et la retenue, a repris du poil de la bête. Particulièrement les partisans de l'ex-président Petro Porochenko.» La disposition au compromis signalée par le porte-parole de Poutine, Dmitri Peskov, est trompeuse, estime l'ex-député et blogueur Boryslav Beressa, sur Gordonua.com (Ukraine, 5 décembre 2023) : «La Russie ne cesse de proposer des négociations. Mais des négociations selon ses conditions, lesquelles s'avèrent tout à fait inacceptables pour l'Ukraine, en plus d'être inapplicables. Elles signifieraient la fin de l'Ukraine, sa transformation en une sorte de Biélorussie sous le contrôle de Moscou. C'est pourquoi de telles annonces doivent être prises pour ce qu'elles sont : du vent. Elles ne signifie rien. ... La Russie peut promettre et signer tout ce qu'elle veut, elle bafouera ses promesses à la première occasion.» http://french.xinhuanet.com/20231206/8968a5dd52e54dad8d6d8028356814ec/c.html (5 décembre 2023) La Russie reste prête à tenir des pourparlers avec l'Ukraine, ont rapporté mardi les médias russes, citant le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. "Le président a dit à plusieurs reprises que la chose la plus importante pour nous serait d'atteindre nos objectifs (en ce qui concerne la crise ukrainienne), a dit M. Peskov cité par RTVI. "Nous préférerions y parvenir principalement par des moyens politiques et diplomatiques", a-t-il ajouté, confirmant que Moscou reste prête à organiser des discussions avec Kiev. Parallèlement, M. Peskov a dit que l'Ukraine avait précédemment interrompu le dialogue entre les deux pays, et que l'Ukraine avait "reconnu" que le Royaume-Uni lui avait donné l'ordre de le faire. Interrogé sur la possibilité de reprendre les négociations dans un pays occidental comme la Hongrie, M. Peskov a répondu qu'il s'agissait plutôt d'une possibilité théorique.
  21. Oui mais est-ce qu'il n'y a pas une part de vérité dans l'affirmation "Aujourd'hui, ils tuent le format 5+2" ?
  22. https://afriquexxi.info/En-Afrique-du-Sud-les-tiraillements-de-la-communaute-juive (4 décembre 2023) En Afrique du Sud, les tiraillements de la communauté juive Lundi 20 novembre 2023, alors que Pretoria appelait la Cour pénale internationale (CPI) à arrêter le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, l’État hébreu rappelait à Tel-Aviv son ambassadeur en poste en Afrique du Sud, Eli Belotserkovsky. Le lendemain, le Parlement sud-africain votait à une écrasante majorité en faveur de la fermeture de l’ambassade israélienne à Pretoria. Des positions dénoncées par la South African Zionist Federation (SAZF), la plus ancienne et importante organisation juive du pays. Mais cette réaction n’a pas plu à tout le monde : des juifs s’en sont publiquement désolidarisés et ont lancé un appel historique à cesser de les associer à la défense inconditionnelle d’Israël. [Ce] qui ne doit pas occulter le rôle majeur joué par des militants juifs au sein de l’ANC. Et ce jusque dans les rangs de sa branche militaire, Umkhonto we Sizwe (« le fer de lance de la nation », en zoulou), que dirigeait Joe Slovo, un descendant d’immigrés juifs lituaniens. Arrêté en 1962, Slovo quitte alors l’Afrique du Sud et supervise les activités militaires de l’ANC pendant ses vingt-sept années d’exil. En 1985, il est le premier Blanc à faire partie de la direction nationale du parti, poste qu’il cumule avec celui de chef d’état-major d’Umkhonto we Sizwe, puis celui de secrétaire général du Parti communiste sud-africain. Selon Adam Mendelsohn, professeur à l’Université de Cape Town, spécialiste des minorités religieuses en Afrique du Sud et directeur du Kaplan Centre for Jewish Studies, « l’implication des juifs dans les mouvements anti-apartheid est en grande partie un héritage de la politique radicale que les juifs ont apportée avec eux d’Europe de l’Est ». « Les juifs avaient l’esprit plus ouvert que le reste des Blancs sur les questions raciales et politiques, peut-être parce que, dans l’histoire, ils avaient eux-mêmes été victimes de préjugés », écrivait Nelson Mandela dans son autobiographie. La lutte des juifs contre l’apartheid s’est menée au-delà des cadres de l’ANC, à l’image d’Helen Suzman, figure majeure de l’opposition progressiste de 1953 à 1989. Fille d’émigrés juifs lituaniens ayant fui l’antisémitisme, Suzman a combattu avec fermeté l’engrenage raciste des lois ségrégationnistes et est demeurée la seule députée d’opposition pendant treize ans au sein du Parlement sud-africain (de 1961 à 1974). Durant cette période, c’est paradoxalement l’apartheid qui favorise l’ancrage du sionisme chez les juifs sud-africains. Cet engagement n’entre alors pas forcément en contradiction avec la lutte contre le régime raciste de Pretoria. Le 15 novembre 2023, dans une lettre ouverte publiée dans le journal sud-africain The Daily Maverick, plus de 700 juifs sud-africains, dont des personnalités publiques comme l’artiste William Kentridge ou Jonathan Berger, avocat au barreau de Johannesburg, se sont dressés contre les discours visant à essentialiser les opinions de la communauté : « Nous rejetons les tentatives d’amalgame entre les parties à ce conflit et des groupes religieux ou ethniques entiers, tout comme nous rejetons l’idée que la critique de l’État d’Israël constitue nécessairement de l’antisémitisme ». Parmi les juifs critiques d’Israël figure notamment Ronnie Kasrils, l’ancien ministre des Services de renseignements (2004-2008). Figure de la lutte anti-apartheid, Ronnie Kasrils dénonce régulièrement l’occupation israélienne dans les médias.
  23. Ce n'était pas un secret. Dans les discussions post-Maïdan où les experts américains débattaient de l'opportunité pour l'administration Obama de vendre des armes à l'Ukraine, j'ai toujours entendu dire que la Russie avait une "escalation dominance". Et si j'ai bonne mémoire, l'administration Obama avait été convaincue par ce type d'arguments et n'avait pas fourni à l'Ukraine autre chose que des bricoles peu létales. C'est l'administration Trump, sauf erreur de ma part, qui s'est lancée dans cette escalade où la fameuse "escalation dominance" appartient pourtant à la Russie. https://foreignpolicy.com/2023/07/11/obama-russia-ukraine-war-putin-2014-crimea-georgia-biden/ S'adressant à Jeffrey Goldberg de The Atlantic après l'annexion de la Crimée par la Russie et l'agression dans le Donbass, M. Obama a souligné les limites de son engagement envers l'Ukraine. Comme l'écrit Goldberg : "La théorie d'Obama est simple : L'Ukraine est au cœur des intérêts russes, mais pas des intérêts américains, de sorte que la Russie sera toujours en mesure d'y maintenir sa domination de l'escalade (escalation dominance)". M. Goldberg cite ensuite les propos d'Obama : "Le fait est que l'Ukraine, qui n'est pas un pays membre de l'OTAN, sera vulnérable à la domination militaire de la Russie, quoi que nous fassions".
  24. La formule pèche par infantilisation des Africains. Ils ont pourtant une "agency" comme on dit en anglais (autonomie de décision qui les rends auteurs de leur propre histoire, sans être des marionnettes russes) : ils sont assez grands pour nous faire partir tous seuls. Comme je ne cesse de dire, les Russes ne sont arrivés qu'après le divorce franco-africain consommé : https://www.lejdd.fr/International/choguel-kokalla-maiga-le-premier-ministre-malien-est-le-meilleur-avocat-des-putschistes-4092096 C'était fin septembre à la tribune de l'ONU. Choguel Kokalla Maïga accusait la France, qui venait d'annoncer une réduction [qui n'était pas annoncée comme une "réduction", mais comme "la fin"] de la force Barkhane, de lâcher le Mali "en plein vol".
  25. https://www.independent.co.uk/news/world/europe/ukraine-war-russia-zelensky-klitschko-b2458171.html (5 décembre 2023) Zelensky se transforme en autocrate, déclare le maire de Kiev, M. Klitschko "À un moment donné, nous ne serons plus différents de la Russie, où tout dépend des caprices d'un seul homme", affirme l'ancien champion de boxe poids lourd.
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