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Tout ce qui a été posté par Wallaby
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Guerre Russie-Ukraine, quel dénouement ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est parce que les compétiteurs sont au même niveau qu'eux. -
Guerre Russie-Ukraine, quel dénouement ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Staline était compétent au sens où il a gravi tous les échelons avant de devenir numéro 1, et si les hiérarques au-dessus de lui l'ont gardé et promu, c'est parce qu'il était compétent. Un tyran n'est pas un roi fainéant. Rester au pouvoir à vie, c'est un métier. Les incompétents sont éliminés par plus compétents qu'eux. Un peu comme un chef de gang. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Je trouve qu'au contraire, avec le Qatargate, le parlement européen est tout à fait préparé à accueillir en son sein de nombreux nouveaux membres en provenance de pays qui sont bas dans la liste de Transparency International. J'y vois une forme de continuité, et non "un gros choc". -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est pas comme si on n'avait pas déjà eu Janez Jansa. Beaucoup de cris pour la forme avant. Pendant, rien. Vraisemblablement la présidence de Janez Jansa s'est passée normalement. -
Guerre Russie-Ukraine, quel dénouement ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Il ne faut pas confondre "bon, bienveillant", avec "compétent". Staline était compétent. -
Guerre Russie-Ukraine, quel dénouement ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
De la Démocratie en Amérique est une analyse et une critique de la société américaine. Alexis de Tocqueville est un aristocrate libéral. Il casse du sucre sur le dos de l'égalitarisme américain, présageant que tout cela va tourner au vinaigre, sous la forme de tyrannie de la majorité. On retrouve un peu les critiques d'Aristote contre la démocratie. C'est donc largement un contre-exemple à ne pas suivre ! https://www.letemps.ch/opinions/mefaits-pervers-legalitarisme (15 janvier 2017) Dans sa Démocratie en Amérique publiée en deux volumes en 1835 et 1840, l’aristocrate normand tente de défendre les valeurs de la liberté, continuellement menacées, dans un système démocratique, par l’avancée foudroyante de l’égalité. Pour lui, la pente naturelle de la démocratie incline inexorablement vers cette dernière alors que la liberté, nécessaire pour en bloquer les conséquences abrasives, exige toujours des efforts. Les pages tocquevilliennes sur les pièges que tend l’égalité sont célèbres. Pour Tocqueville, l’individu démocratique, aspirant à cette sacro-sainte égalité érigée en finalité de l’action politique, à un certain moment, non seulement ne supporte plus l’inégalité, mais la moindre différence devient elle-même une offense à la norme sociale. Même si l’égalité semble réalisée, l’apparence d’une inégalité injurie en quelque sorte la conscience collective. https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-portalis-2015-1-page-125.htm Dans ce type de société, l’homme démocratique souffre d’individualisme, un « sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis » La chose publique n’a ainsi plus l’écho qu’elle détenait dans son sens antique. Ainsi, pour Tocqueville, « l’aristocratie avait fait de tous les citoyens une longue chaîne qui remontait du paysan au roi ; la démocratie brise la chaîne et met chaque anneau à part » . L’homo democraticus n’est ainsi plus lié par nécessité à un groupe de personnes, à un cercle, à une cellule dont il ne pourrait sortir de la membrane. L’homme choisit les liens qu’il décide de créer. Et parce qu’il les choisit, il peut les défaire aussi aisément. Le principe du consentement dans l’établissement des relations sociales implique alors de facto la fragilité du lien. Dans la société démocratique, l’individu croit au fondement de la rationalité. Ainsi, il souhaite soumettre tous les éléments de la vie sociale à son doute cartésien. Mais, une telle démarche étant irréalisable, il s’en remet à une autorité légitime pour saisir ce qui est vrai. Précédemment, cette autorité était notamment incarnée par l’Église. Néanmoins, ne saurait remplir ce rôle dans les sociétés démocratiques tout type d’entité instituant une relation verticale – car contraire à l’égalité – et non fondée sur la rationalité. L’individu démocratique se retourne alors vers la majorité, unique autorité légitime à ses yeux. De ce fait, l’individu perd sa liberté d’esprit, son indépendance d’opinion, et les idées se font rapidement communes. Enfin, la troisième grande conséquence du mouvement d’égalisation des conditions réside dans le risque de l’avènement du despotisme démocratique. Tocqueville présente ce danger dans un chapitre intitulé Quelle espèce de despotisme les nations démocratiques ont à craindre du second tome, chapitre majeur de son ouvrage. Tocqueville précise que « ce n’est donc jamais qu’avec effort que ces hommes s’arrachent à leurs affaires particulières pour s’occuper des affaires communes ; leur pente naturelle est d’en abandonner le soin au seul représentant visible et permanent des intérêts collectifs, qui est l’État ». L’État est « absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir ». -
Guerre Russie-Ukraine, quel dénouement ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Selon la constitution ukrainienne, la Crimée est une République autonome et non un oblast. -
Pologne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/05/31/en-pologne-le-gouvernement-s-apprete-a-donner-le-coup-de-grace-a-la-democratie_6175501_3232.html La nouvelle commission aura d’énormes pouvoirs. Elle pourra déclarer qu’une personne a agi sous l’influence de la Russie contre les intérêts de la Pologne et lui imposer des sanctions pouvant aller jusqu’à l’interdiction d’exercer des fonctions publiques pendant dix ans. Toutefois, il n’existe aucune définition précise de ce qui constitue un tel comportement criminel. La commission disposera donc d’un pouvoir discrétionnaire illimité pour désigner certaines personnes comme agents russes, sans possibilité de faire appel de ses verdicts. En outre, des personnes pourraient être sanctionnées pour des actes passés qui ne constituaient pas une infraction à l’époque. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est les Est-Européens qui ont décidé de court-circuiter Paris et Berlin, pas l'inverse. L'occasion de se parler et de se consulter, elle a été détruite par la décision des Est-Européens de se rallier aux Américains sans constituer une position européenne commune. C'est les Est-Européens qui sont fautifs, et Chirac a eu raison de les blâmer. -
[Kosovo]
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lemonde.fr/international/article/2023/05/31/au-kosovo-des-centaines-de-protestataires-serbes-a-nouveau-rassembles-face-a-la-force-de-l-otan_6175563_3210.html Les Serbes ont boycotté les élections municipales d’avril dans ces localités, par défiance envers Pristina, ce qui a abouti à l’élection de maires albanais avec une participation de moins de 3,5 %. Leur intronisation, la semaine dernière, par le gouvernement kosovar a mis le feu aux poudres. Les Etats-Unis, alliés historiques du Kosovo, dont ils ont défendu l’indépendance, ont mis en cause la responsabilité du premier ministre kosovar, Albin Kurti, dans la crise. Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a déclaré que sa décision sur l’intronisation des maires avait « fortement et inutilement aggravé les tensions ». Washington a également exclu le Kosovo d’un programme d’exercices militaires multinational, sa première sanction contre Pristina. Les Etats-Unis menacent aussi, de manière inédite, de mettre fin au soutien diplomatique en faveur de la reconnaissance internationale du territoire des Balkans, reconnu pour l’heure par une centaine de pays. De son côté, Emmanuel Macron a dénoncé la « responsabilité » des autorités kosovares dans l’aggravation de la situation. « Très clairement, il y a une responsabilité des autorités kosovares dans la situation actuelle et un non-respect d’un accord qui était pourtant important et qui avait été scellé il y a juste quelques semaines », a dit M. Macron lors d’une conférence de presse commune avec la présidente de la République slovaque, Zuzana Caputova. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Cela dit je pense que Macron a tort de désavouer Chirac. Si l'Europe de l'Est avait écouté la France et l'Allemagne plutôt que les Etats-Unis ou elle-même, on n'en serait pas là aujourd'hui. C'est fondamentalement Chirac qui avait raison. Le tort causé aux Irakiens par la complicité Est-Européenne au crime de guerre d'agression américain en Irak est immense. En légitimant l'idée de guerre préventive ils ont eux-mêmes fourni à Poutine son argument pour envahir l'Ukraine. En désavouant Chirac la France perd sa stature internationale. -
Relations et Rivalité Chine / Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce gazouillis rend hommage à l'image originale, à savoir celle-ci : https://zh.wikipedia.org/wiki/時局圖 La carte de la situation actuelle, également connue sous le nom de carte complète de la situation actuelle et de situation en Asie de l'Est, est une bande dessinée des événements actuels de l'histoire moderne de la Chine. L'auteur a dessiné cette image pour avertir la nation que la Chine était sur le point d'être divisée par les grandes puissances. On pense généralement que l'auteur de la carte est Xie Jiantai (1872-1939), membre du Xing Zhong Hui. Il existe trois versions différentes de l'auteur de l'inscription : premièrement, un inconnu cantonais[1] ; deuxièmement, l'auteur Xie Jiantai lui-même[2] ; et troisièmement, Huang Zunxian (1848-1905)[3][4], un politicien Qing décédé. La "Carte de la situation actuelle" a été publiée pour la première fois en juillet 1898 dans le journal de Hong Kong Fu Jen Wen She She Kan[5] et a été reproduite en 1903 dans le journal de Shanghai "Alerte aux affaires Russes", édité par Cai Yuanpei, mais la caricature a été rebaptisée "Carte de la partition de la Chine". -
Japon
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
20 juin 2022. Robot de patrouille dans un centre commercial. Les mêmes sont installés à l'aéroport de Narita. Essentiellement il repère les objets et les comportement suspects et donne l'alerte à des intervenants humains. Il recharge sa batterie sur un poste fixe à l'entrée du magasin où il accueille les clients tout en surveillant. -
Japon
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
31 janvier 2023. Démonstration de robots de distribution de repas. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.afr.com/policy/foreign-affairs/henry-kissinger-explains-how-to-avoid-world-war-iii-20230518-p5d9eu Kissinger dit qu'il veut que la Russie abandonne autant que possible le territoire qu'elle a conquis en 2014, mais la réalité est que dans tout cessez-le-feu, la Russie conservera probablement au moins Sébastopol (la plus grande ville de Crimée et la principale base navale de la Russie sur la mer Noire). Un tel règlement, dans lequel la Russie perd certains acquis mais en conserve d'autres, pourrait laisser une Russie et une Ukraine insatisfaites. Selon lui, il s'agit là d'une recette pour une confrontation future. "Ce que les Européens sont en train de dire est, à mon avis, follement dangereux", déclare-t-il. Car les Européens disent : "Nous ne voulons pas qu'ils fassent partie de l'OTAN parce qu'ils sont trop risqués. C'est pourquoi nous allons les armer au maximum et leur donner les armes les plus avancées". Sa conclusion est sans appel : "nous avons armé l'Ukraine au point qu'elle sera le pays le mieux armé et le moins expérimenté stratégiquement en Europe". L'établissement d'une paix durable en Europe exige de l'Occident qu'il fasse deux sauts d'imagination. Le premier consiste à faire adhérer l'Ukraine à l'OTAN, afin de l'endiguer et de la protéger. Le second est que l'Europe opère un rapprochement avec la Russie, afin de créer une frontière orientale stable. Selon Kissinger, les Chinois sont entrés dans la diplomatie sur l'Ukraine comme une expression de leur intérêt national. Bien qu'ils refusent de cautionner la destruction de la Russie, ils reconnaissent que l'Ukraine doit rester un pays indépendant et ils ont mis en garde contre l'utilisation d'armes nucléaires. Ils pourraient même accepter le désir de l'Ukraine d'adhérer à l'OTAN. "La Chine agit de la sorte, en partie parce qu'elle ne veut pas entrer en conflit avec les États-Unis", explique-t-il. "Elle crée son propre ordre mondial, dans la mesure où elle le peut". -
Relations et Rivalité Chine / Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.afr.com/policy/foreign-affairs/henry-kissinger-explains-how-to-avoid-world-war-iii-20230518-p5d9eu Kissinger estime que l'entente forgée entre Nixon et Mao a été renversée après seulement 50 de ces 100 ans par Donald Trump. Il voulait gonfler son image de dur en arrachant des concessions à la Chine sur le commerce. Sur le plan politique, l'administration Biden a suivi l'exemple de Trump, mais avec une rhétorique libérale. Kissinger n'aurait pas choisi cette voie en ce qui concerne Taïwan, car une guerre à l'ukrainienne détruirait l'île et dévasterait l'économie mondiale. La guerre pourrait également faire reculer la Chine sur le plan intérieur, et la plus grande crainte de ses dirigeants reste les bouleversements à l'intérieur du pays. Jamais fan des bureaucraties politiques, Kissinger souhaiterait voir un petit groupe de conseillers, ayant facilement accès les uns aux autres, travailler ensemble de manière tacite. Aucune des deux parties ne changerait fondamentalement sa position sur Taïwan, mais l'Amérique ferait attention à la manière dont elle déploie ses forces et essaierait de ne pas alimenter le soupçon qu'elle soutient l'indépendance de l'île. Kissinger s'appuie sur un thème présent dans sa pensée depuis le tout début. "Dans toute diplomatie de la stabilité, il doit y avoir un élément du monde du XIXe siècle", dit-il. "Et le monde du XIXe siècle était fondé sur la proposition que l'existence des États qui le contestaient n'était pas en cause. Certains Américains pensent qu'une Chine vaincue deviendrait démocratique et pacifique. Pourtant, même si Kissinger préférerait que la Chine devienne une démocratie, il ne voit aucun précédent en ce sens. Plus vraisemblablement, l'effondrement du régime communiste conduirait à une guerre civile qui se durcirait en conflit idéologique et ne ferait qu'accroître l'instabilité mondiale. "Il n'est pas dans notre intérêt de conduire la Chine à la dissolution", déclare-t-il. -
Le Brésil, le géant de l'Amérique du Sud
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.jean-jaures.org/publication/lula-et-le-sens-du-retour-au-monde-du-bresil/ (11 avril 2023) Le Brésil a perdu ces dernières années le « nord » de ses ambitions extérieures, régionales, sud-américaines et globales. Michel Temer, président intérimaire contesté (2016-2018), a été internationalement absent. Jair Bolsonaro, chef de l’État brésilien de 2019 à 2022, a détricoté les principaux acquis de ses prédécesseurs Luis Inacio Lula da Silva et Dilma Rousseff, et même, de manière plus lointaine, Fernando Henrique Cardoso (1994-2002). Nombreuses sont les nations qui, sur la base de ce passé, sont venues assister à l’investiture de Lula comme président du Brésil, le 1er janvier 2023. Ainsi, 65 délégations ont assisté à l’événement, dont 18 chefs d’État – quatre Africains, une Centraméricaine, neuf Sud-Américains, un Asiatique, trois Européens1 –, 10 Premiers ministres et vice-présidents2, et 8 présidents de Parlement. Soit, au total, 19 délégations de plus qu’en 2019, mais 45 de moins qu’en 2003. En effet, pendant la période 2003-2016, entre l’entrée en fonction présidentielle de Lula et la destitution inconstitutionnelle de Dilma Rousseff, le Brésil avait pour la première fois de son histoire donné un contenu à son potentiel de puissance émergente. Il suffit ici de rappeler quelques événements et initiatives ayant marqué leur temps : participation déterminante à la création d’institutions multilatérales – groupe IBAS (Inde-Brésil-Afrique du sud), G20 de l’OMC, UNASUL (Union des nations sud-américaines) –, partie prenante du groupe BRICS, du G4 (Allemagne-Brésil-Inde-Japon), de la CELAC (Communauté des pays d’Amérique latine et de la Caraïbe), du G20, invention des forums UNASUL/Ligue arabe et UNASUL/Afrique subsaharienne, et encore la proposition avec la Turquie d’une médiation sur le nucléaire iranien. Le Brésil a impulsé la reconnaissance de l’État palestinien par la quasi-totalité des pays sud-américains. Il a été l’initiateur, après les interventions des « Occidentaux » en Libye, d’une interprétation contrôlée du droit d’ingérence et de la responsabilité de protéger4. Cet activisme, effectivement de haut niveau, avait été récompensé par la « communauté internationale » : deux diplomates brésiliens avaient en effet été portés à la tête de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) et de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). La direction d’une opération de paix des Nations unies (la MINUSTAH, Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti) avait été pour la première fois confiée à un Latino-Américain, un Brésilien en l’occurrence. [Sous Temer et Boslonaro], aligné, le Brésil a suivi le mouvement suggéré par la Maison-Blanche, visant à fragmenter les concertations entre Latino- et Sud-Américains. Le Brésil a ainsi participé à l’isolement du Venezuela, entrant dans le groupe dit de Lima en 2017, il a présenté une demande d’adhésion à l’OCDE et il s’est retiré de la CELAC et de l’UNASUL. Les forums articulant un dialogue avec les pays africains et les pays arabes ont perdu leur nécessité. Des ambassades ont été fermées. Les contributions au système des Nations unies n’ont plus été honorées. Lula a pu obtenir les moyens financiers lui permettant de bonifier le programme social, la « Bourse familles », et de recréer l’organisme en charge des personnes mal ou sous-alimentées, le Consea (Conseil national de sécurité alimentaire et nutritionnelle), supprimé dès 2019 par Jair Bolsonaro. Les privatisations ont été suspendues, en particulier celle d’Electrobras. Il a payé les arriérés dus par le Brésil aux Nations unies. Le Brésil a retrouvé la CELAC, abandonnée en janvier 2019. Il a repris une place active au sein de l’OPAS (Organisation panaméricaine de la santé) et a mis à jour ses engagements internationaux. Il est à nouveau engagé par l’accord de Marrakech, le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », abandonné par son prédécesseur. Il a en revanche décidé de quitter le consensus de Genève de 2020, limitant le droit à l’interruption de grossesse. Il s’est associé au Compromis de Santiago de 2020 et à la Déclaration de Panama de 2022, instruments régionaux renforçant l’égalité de genre. La quasi-totalité des Latino-Américains a condamné par exemple l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et pratiquement tous se sont refusés à sanctionner Moscou. Pourtant, il n’y a pas eu de concertation entre les uns et les autres. Replacer le Brésil au centre du concert régional et international est bien l’objectif affiché et recherché. Lula a proposé d’accueillir, en 2025, la COP30, à Belem do Para. Ces gestes ont effectivement été salués par les « Occidentaux » – les gouvernements d’Europe du Nord et des États-Unis. L’Allemagne et la Norvège ont annoncé dès janvier 2023 leur participation financière au Fonds Amazonie, le président Biden a dépêché son ambassadeur chargé des questions environnementales à Brasilia, et la France soutient la tenue à Belem de la COP30. Pas question, comme suggéré en 2019 par le président français, de déléguer au G7 la gestion de l’Amazonie. L’Amazonie relève du Brésil et des États parties du traité OTCA (Organisation du traité de coopération amazonienne) [dont la France n'est pas membre NDLR]. le président français a, au salon de l’agriculture le 25 février 2023, évoqué de nouveaux préalables environnementaux, qui selon lui interdisent la ratification en l’état du traité [de libre échange UE-Mercosur]. Le Brésil n’a effectivement pas remis en question la place commerciale, économique et politique centrale occupée par les secteurs agro-exportateurs, principaux responsables des dégradations environnementales et de la déforestation. Attaquer spectaculairement les chercheurs d’or était plus aisé. Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, était présent à la prise de fonction de Lula le 1er janvier 2023. Le chancelier Olaf Scholz a effectué une visite au Brésil le 30 du même mois. L’Allemagne, a-t-il annoncé, soutiendra à Bruxelles les 17 et 18 juillet au troisième sommet UE/CELAC la nécessité d’une rapide ratification du traité avec le Mercosur. Ce message a été renouvelé par le vice-chancelier Robert Habeck à Belo Horizonte, le 11 mars 2023. [le Brésil] soutiendra la candidature argentine comme membre du groupe BRICS. Lula, avant d’effectuer une visite d’État à Buenos Aires le 23 janvier 2023, a cosigné avec son homologue argentin un article de presse actant la relance d’une alliance stratégique entre les deux pays. Les deux présidents ont annoncé un projet de monnaie commune et la construction d’un gazoduc. Ils ont également signé une déclaration conjointe de 82 points, une lettre d’intention sur les industries de défense, un protocole de coopération en matière de santé, un programme de coopération entre les ministères de la Science et de la Technologie, un mémorandum entre les ministères de l’Économie, et un accord de coopération bilatérale sur l’Antarctique. Mais ces annonces pourront-elles se concrétiser ? -
Thaïlande
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://thediplomat.com/2023/05/how-thailands-move-forward-party-painted-bangkok-orange/ (30 mai 2023) L'objectif de décentralisation du MFP le met en porte-à-faux avec la bureaucratie thaïlandaise traditionnelle, son objectif de démonopolisation le met en porte-à-faux avec les puissants magnats qui ont bénéficié de liens avec cette bureaucratie, et son objectif de démilitarisation le met en porte-à-faux avec l'institution qui gouverne la Thaïlande, directement ou indirectement, depuis le coup d'État militaire de 2014 et qui a exercé une influence considérable sur la politique et l'économie du pays pendant la plus grande partie du siècle dernier. La volonté du parti d'ouvrir un débat sur les lois de lèse-majesté du royaume menace également de contrarier les royalistes et peut-être même le palais lui-même. Phuket, comme la plupart des régions du sud de la Thaïlande, a toujours voté pour des partis conservateurs et militaires. Pourtant, cette année, le MFP a balayé les sièges de la circonscription de l'île. Move Forward a également réussi à remporter un nombre important de sièges dans le nord de la Thaïlande, bastion des partis thaksinites depuis 2001. Cependant, la victoire de Move Forward dans 32 des 33 sièges de Bangkok pourrait bien être la surprise la plus importante de l'élection. L'importance de ce résultat à Bangkok réside dans le fait que, pour le meilleur ou pour le pire, les gouvernements thaïlandais des deux dernières décennies ont survécu lorsque Bangkok les a soutenus et sont tombés lorsque Bangkok s'y est opposé, que ce soit électoralement ou dans la rue. Fait remarquable, après 15 ans de penchant pour les partis conservateurs et pro-militaires, Bangkok ne compte actuellement aucune circonscription électorale représentée par l'une ou l'autre de ces forces. Le seul siège que Future Forward n'a pas réussi à remporter lors des dernières élections est revenu à Pheu Thai. Il est à noter que les victoires du MFP ont été remportées non seulement dans la classe ouvrière de Thonburi, mais aussi dans les quartiers les plus aisés de la ville. -
https://www.cbo.gov/publication/57975 (27 juillet 2022) Selon les projections du CBO, la population américaine passe de 335 millions d'habitants en 2022 à 369 millions d'habitants en 2052. La croissance démographique est de plus en plus alimentée par l'immigration nette, qui représente le seul accroissement de la population à partir de 2043.
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https://www.washingtonpost.com/national-security/2023/05/19/fbi-digital-surveillance-misuse-jan6-blm/ Le FBI a abusé d'un puissant outil de surveillance numérique plus de 278 000 fois, notamment à l'encontre de victimes de crimes, de suspects de l'émeute du 6 janvier, de personnes arrêtées lors des manifestations qui ont suivi le meurtre de George Floyd par la police en 2020 et, dans un cas, de 19 000 donateurs d'un candidat au Congrès, selon un document judiciaire récemment révélé.
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Nord Stream : https://www.lefigaro.fr/international/nord-stream-de-nouvelles-pistes-menent-a-l-ukraine-selon-la-presse-allemande-20230527 Un des passagers du voilier, doté d'un passeport roumain, «s'est révélé être un ressortissant ukrainien», qui «aurait servi dans le passé dans une unité d'infanterie». Tous ces indices «concordent avec les estimations de plusieurs services de renseignement, selon lesquelles les auteurs seraient à chercher en Ukraine», résume le Spiegel. «On se demande désormais si l'acte a pu être exécuté par un commando incontrôlé ou par les services secrets ukrainiens et dans quelle mesure certains éléments de l'appareil gouvernemental ukrainien étaient au courant», conclut-il. -
La technologie contre la démocratie ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Sujet connexe : les armes autonomes : http://www.air-defense.net/forum/topic/20687-armes-autonomes/?do=findComment&comment=1633992 -
https://www.cnbc.com/2021/12/22/un-talks-to-ban-slaughterbots-collapsed-heres-why-that-matters.html Quoi qu'en pensent certains, des "slaughterbots" sont déjà utilisés sur le champ de bataille aujourd'hui. En Libye, des drones Kargu fabriqués par la société turque STM ont été utilisés dans la guerre civile, selon un rapport de l'ONU publié en mars [2021]. https://reason.com/2021/06/01/autonomous-slaughterbot-drones-reportedly-attack-libyans-using-facial-recognition-tech/ Plus précisément, le rapport note que les convois et les troupes en retraite associés à l'homme fort libyen Khalifa Haftar "ont ensuite été pris en chasse et engagés à distance par les drones de combat ou les systèmes d'armes autonomes létaux tels que le STM Kargu-2 et d'autres munitions à l'arrêt". Le rapport ajoute que "les systèmes d'armes autonomes létaux ont été programmés pour attaquer des cibles sans nécessiter de connexion de données entre l'opérateur et la munition : il s'agit en fait d'une véritable capacité de "tirer, oublier et trouver"". En d'autres termes, une fois lancés, les drones étaient programmés pour agir sans autre intervention humaine afin d'identifier et d'attaquer des cibles spécifiques. Dans le journal turc Hurriyet, le PDG de STM, Murat Ikinci, a fait remarquer que les drones kamikazes de son entreprise "sont tous dotés d'une intelligence artificielle et de systèmes de reconnaissance faciale". Pesant moins de 70 kilogrammes chacun, ils ont une portée de 15 kilomètres et peuvent rester en l'air pendant 30 minutes avec des explosifs. En outre, les drones Kargu peuvent fonctionner comme un essaim coordonné de 30 unités qui ne peut être arrêté par les systèmes de défense aérienne avancés. En réponse au nouveau rapport de l'ONU, le cofondateur du Future of Life Institute et physicien au Massachusetts Institute of Technology, Max Tegmark, a tweeté : "La prolifération des robots tueurs a commencé. Il n'est pas dans l'intérêt de l'humanité que des #slaughterbots bon marché soient produits en masse et largement accessibles à tous ceux qui ont une dent contre qui que ce soit. Il est grand temps que les dirigeants du monde entier prennent position."
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Le ministre de la défense n'a nullement été inquiété après qu'il ait justifié les manipulations sur les prix des oeufs. Donc l'Ukraine est un pays qui a une grande tolérance pour ce genre de rationalisation. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Lundi : https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/attaque-de-drones-sur-kiev-visiblement-les-russes-n-ont-plus-beaucoup-de-missiles-estime-michel-goya_VN-202305290237.html Attaque de drones sur Kiev: "Visiblement, les Russes n'ont plus beaucoup de missiles", estime Michel Goya Mardi : https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-la-russie-tire-un-barrage-de-missiles-sur-kiev-en-pleine-journee-20230529 Moscou a procédé lundi à des tirs nourris de missiles sur la capitale ukrainienne, provoquant la panique chez des habitants. Un site militaire a également été frappé dans l'ouest du pays durant la nuit. Je ne suis pas professeur à l'école de guerre, mais comme ça je dirais "visiblement, les Russes ont encore beaucoup de missiles", voire même "visiblement, les Russes n'ont plus beaucoup de drones".