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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. http://www.30giorni.it/articoli_id_9665_l4.htm (octobre 2005) Giulio Andreotti recense le livre « De l’URSS à la Russie » d'Evgueni Primakov Parmi les gouvernements qui firent des efforts très sérieux pour faire renoncer le dictateur irakien à son entreprise, celui de l’Union soviétique fut au premier rang et Primakov alla personnellement à plusieurs reprises, en tant qu’envoyé du président Gorbatchev, essayer d’obtenir le retour en Irak des troupes d’invasion. Mais venons-en au dernier livre d’Evgueni Primakov dont nous fêtons aujourd’hui la traduction italienne publiée sous ce titre emblématique: Dall’URSS alla Russia (De l’URSS à la Russie). Son père a été fusillé en 1937; sa mère était médecin dans une usine et lui a enseigné la fierté et, dans les limites du possible, une certaine autonomie. Il rappelle sa grande popularité parmi les ouvrières de son usine et évoque l’austérité de leur vie dans la seule pièce qui leur était attribuée dans des appartements où cohabitaient plusieurs familles (la même chose se reproduira lorsque, très jeune, il se mariera). Pendant ses études universitaires – il choisit les Langues orientales – il croise des jeunes gens destinés à de grands avenirs, dont Nehru et Tito. Il rencontrera ce dernier à plusieurs reprises, plus tard, après l’expulsion de Tito du Cominform. Il devient journaliste à la Pravda et rédacteur radiophonique; c’est à ce dernier titre qu’il suit Khrouchtchev en Albanie et rapporte les intéressants commentaires de son chef au culte de Staline, que les Albanais conservaient intact. À son tour Khrouchtchev scandalise les camarades albanais en exprimant ses condoléances pour la mort, qui a eu lieu dans durant ce séjour, de John Foster Dulles. Chroniqueur politique, il suit de près les événements importants comme le coup d’État en Syrie, les développements de la politique égyptienne de Nasser, les rapports difficiles entre Bagdad et les Kurdes. Certaines allusions au parti Baath nous aident à comprendre le développement de nombreuses situations. Mais il fait aussi dans d’autres régions des expériences singulières parmi lesquelles des entretiens au Soudan avec Nemeiri qui avait pour programme d’imposer au sud chrétien et animiste de son pays la législation islamiste. Il y a dans ce livre des descriptions fort intéressantes des contacts que l’auteur eut avec Arafat (dans ses entretiens avec lui, il insista sur le fait que c’était une erreur d’accorder une valeur positive à l’épopée koweitienne de Saddam Hussein), avec le pauvre Sadate, avec de hauts représentants saoudiens et avec les rois de Jordanie et du Maroc. Les rapports entre Primakov et Gorbatchev – comme c’est inévitable entre deux personnalités motivées et dures – n’ont pas toujours été faciles. Au contraire. Un nombre important de pages décrivent leurs rencontres et leurs conflits, mais des conflits qui naissaient toujours de considérations peu banales. Je crois que la vocation orientaliste de Primakov lui a donné un atout supplémentaire. La description de l’investiture de Primakov, décidée par Eltsine le 5 janvier 1996, comme ministre des Affaires étrangères est suggestive. Je ne peux certes pas personnellement, en m’appuyant sur une seule rencontre avec Eltsine, même si elle dura quelques heures, porter sur lui un jugement compétent. Il est sûr que je fus déçu par cette rencontre dont j’ai gardé une impression désastreuse. Peut-être les Russes furent-ils punis en la personne d’Eltsine pour avoir accepté (mais que pouvaient-ils faire?) les longues années de la dictature. Quoiqu’il en soit, notre auteur écrit que, face à des insistances si pressantes, il ne put qu’accepter. Il eut à affronter le problème de l’expansion de l’OTAN. À ce que dit le livre, quelque temps auparavant (1990), Gorbatchev avait avancé l’idée de troquer le retrait de l’Allemagne fédérale de l’OTAN contre le retrait des troupes soviétiques d’Allemagne de l’Est. Mais l’idée – en vérité bizarre – en resta là et n’eut pas de suite. Les développements, qui aboutirent plus tard à la déclaration conjointe Poutine-Bush du 24 mai 2002 sur la réduction des armes stratégiques sont bien analysés. Suit une description intéressante des contacts de Primakov avec la peu facile Mme Albright que Primakov – et cela me surprend – qualifie d’ «incisive, déterminée, intelligente et (surtout) fascinante». À la fin de ce chapitre, Primakov retourne sur les contacts qu’il a eus à plusieurs reprises avec Solana et qualifie le rapport Russie-OTAN de garantie de la paix à travers un compromis constructif et solide. Le 12 septembre 1998, Eltsine promut – si l’on peut s’exprimer ainsi – Primakov à la fonction de chef de gouvernement, dans un moment de grande difficulté avec la Douma, laquelle accepta le nouveau candidat par un nombre de voix dépassant le pourcentage nécessaire. La situation générale de l’économie et de tout le reste suscitait un peu partout l’inquiétude. Le moratoire des paiements aux possesseurs de titres d’État fut un désastre et mit en cause la validité de l’action de ceux que l’on appelait les pseudo-libéraux. Primakov illustre le plan qu’il mit au point pour assainir de façon effective l’économie. Mais il se consacra aussi à d’autres secteurs, faisant preuve d’une bonne intuition et d’une grande sagesse. Quant à la crise de la Tchétchénie (qui n’est toujours pas endiguée), ce fut un coup terrible qui est décrit avec une grande efficacité dans ces pages. Ce que ne fit pas la crise tchétchène, ce fut – au dire de Primakov – le Fonds monétaire et, plus généralement, ce que l’on pensa être un changement de la politique américaine à l’égard de la Russie qui l’effectua. Changement de la part de ceux qui estimaient là-bas qu’il fallait laisser la Russie mijoter dans son jus et de ceux qui blâmaient la corruption et la tentative des oligarques de s’emparer du pouvoir. Je transcris une page importante de notre livre, entre autres parce qu’elle traite d’un sujet d’une certaine actualité. La voici: « L’élection du président Mohammad Khatami en 1998 avait montré que la grande majorité de l’électorat refusait une organisation strictement islamique de l’État et de la société. Cela avait représenté un pas en avant. Un autre pas était constitué par le fait que Qom, le centre religieux de l’Iran, semblait refuser l’idée d’exporter la révolution islamique de l’ayatollah Khomeiny (...) Je me suis entretenu en de nombreuses occasions avec Madeleine Albright de la situation de l’Iran en essayant de la convaincre que les dures méthodes par lesquelles on tentait de faire de l’Iran un pays exilé de la communauté mondiale ne faisaient qu’empirer les choses et avaient le résultat inverse de celui qui était poursuivi ». Primakov conclut le chapitre par cette phrase mélancolique avec laquelle je termine cette présentation, vous laissant lire par vous-mêmes, si cela vous tente, le chapitre sur les rapports entre Primakov et la complexe “Famille du Président”: «J’espère», écrit Primakov, «que j’ai réussi comme premier ministre à laisser un héritage positif à ceux qui ont continué avec succès à tenter de mettre fin aux attaques aériennes et qui ont ensuite travaillé à la stabilisation de la situation au Kosovo. Malheureusement, au moment où j’écris, le Kosovo n’as pas encore trouvé la solution qui assure la tranquillité et la sécurité à tous». Nous ne sommes pas en mesure ce soir de dire le contraire. https://www.liberation.fr/planete/1996/01/10/evgueni-primakov-nouveau-chef-de-la-diplomatie-russe_160489/ Considéré comme un homme de la vieille garde soviétique, sa nomination par Eltsine à la place de Kozyrev, bête noire des nationalistes et des communistes, qui le jugeaient trop pro-occidental, témoigne de la volonté du président de marquer un virage, au moins symbolique, dans la conduite de la politique extérieure. Spécialiste du Proche-Orient, né à Kiev, docteur en économie et académicien, Primakov fut l'un des piliers du «système Gorbatchev», et avait été pressenti plusieurs fois, au début des années 90, comme un successeur de Chevardnadze aux Affaires étrangères. Lui qui n'avait adhéré au parti qu'à 30 ans, intègre en 1986 le «groupe d'experts» chargé des relations publiques de Gorbatchev. https://www.liberation.fr/planete/2015/06/26/evgueni-primakov-disparition-d-un-des-derniers-dinosaures-sovietiques_1337832/ Après avoir approuvé l’annexion de la Crimée, il finit par encourager la Russie de reconnaître que le Donbass, la province disputée de l’est de l’Ukraine, a pour vocation de rester en Ukraine. https://nsarchive.gwu.edu/briefing-book/russia-programs/2018-03-16/nato-expansion-what-yeltsin-heard Document 25 : Extraits de la note d'Evgeny Primakov à Gennady Seleznev, " Supports de documentation sur la question de l'OTAN à utiliser dans les conversations et les déclarations publiques ", 31 janvier 1997 Evgeny Primakov, désormais ministre des Affaires étrangères, prépare cette note pour le président de la Douma avant l'annonce officielle de la première phase d'expansion de l'OTAN au sommet de Madrid [de juillet 1997]. La note commence par énoncer la position "invariablement négative" de la Russie à l'égard de l'expansion de l'OTAN, en particulier de l'extension de l'infrastructure militaire de l'OTAN à l'Est. Il souligne que l'expansion de l'OTAN n'est pas perçue pour l'instant comme une menace militaire, mais comme "l'établissement de nouvelles lignes de démarcation en Europe", ce qui conduira inévitablement à "un glissement vers une nouvelle confrontation, à l'ébranlement de la confiance entre la Russie et les États occidentaux". Il n'est pas d'accord avec la justification de l'expansion et fait référence aux assurances données aux dirigeants soviétiques et russes en 1990-1991 que l'OTAN ne s'étendrait pas "d'un pouce vers l'Est". Primakov conclut de manière assez énergique : "Nous parlons d'une décision dont les conséquences définiront la configuration européenne pour des décennies à venir. Les hommes politiques qui sont au pouvoir aujourd'hui en porteront la responsabilité historique [pour cela]." https://en.wikipedia.org/wiki/Yevgeny_Primakov Eltsine a renvoyé Primakov le 12 mai 1999, ostensiblement à cause de la lenteur de l'économie russe. De nombreux analystes ont estimé que le renvoi de Primakov reflétait la crainte d'Eltsine de perdre le pouvoir au profit d'une personne plus compétente et plus populaire, bien que des sources proches d'Eltsine aient déclaré à l'époque que le président considérait que Primakov était trop proche du Parti communiste Primakov lui-même aurait eu de bonnes chances d'être candidat à la présidence. Evgueni Primakov avait refusé de renvoyer des ministres communistes alors que le Parti communiste menait le processus de préparation d'une procédure de destitution contre le président, qui n'a pas abouti. Finalement, Eltsine a démissionné à la fin de l'année et son dernier Premier ministre, Vladimir Poutine, lui a succédé. La destitution de Primakov est extrêmement impopulaire auprès de la population russe : selon un sondage, 81 % de la population n'approuve pas la décision, et même parmi les partisans du parti libéral pro-occidental Iabloko, 84 % n'approuvèrent pas la destitution.
  2. Concernant la perception d'une complicité de Poutine avec les crimes de Staline, elle est difficilement compatible avec son hommage à Soljenitsyne (qu'on lui reproche par ailleurs parce que Soljenitsyne serait trop "nationaliste" aux yeux de certains) :
  3. Organisons aussi un référendum chez les citoyens de Bruxelles. Faisons y gagner le "non", et Strasbourg récupère la totalité des institutions européennes.
  4. C'est un peu avant la fin, puisque c'est Gorbatchev qui rétablit la vérité sur Katyn : https://de.wikipedia.org/wiki/Massaker_von_Katyn#Sowjetunion Avec le soutien de Gorbatchev, le chef du parti soviétique favorable aux réformes, la commission bilatérale d'historiens a été créée en mai 1987. Durant l'été 1987, plusieurs courriers d'Europe occidentale ont appelé Gorbatchev à faire la lumière sur le massacre. Son conseiller en politique étrangère, Anatoli Tcherniaev, lui conseilla de faire rechercher les dossiers de Katyn dans les archives soviétiques et de "tout mettre au clair, au moins pour nous-mêmes". Gorbatchev ne réagit pas[206]. Le 22 mars 1989, le ministre soviétique des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze, le conseiller de Gorbatchev Valentin Falin et le président du KGB Vladimir Kryutschkov proposèrent au Comité central de désigner les véritables auteurs du massacre "afin de clore le débat". Car le danger grandit que la population polonaise demande également des informations sur les autres personnes assassinées, sur lesquelles on leur a jusqu'à présent refusé toute information. Un rapport interne établi à cet effet mentionnait 12.000 officiers polonais assassinés, dont seule une partie avait été tuée à Katyn. https://de.wikipedia.org/wiki/Massaker_von_Katyn#Folgen_seit_1990 Début 1990, Jaruzelski a exigé du gouvernement soviétique qu'il reconnaisse publiquement la vérité sur Katyn. Dans le cas contraire, il ne préparerait pas davantage sa visite d'État prévue pour avril. Le 23 février, Falin a informé Gorbatchev des documents découverts par les trois historiens et de leur intention de les publier à l'été 1990. Il a considéré ces découvertes comme des preuves et a proposé de les annoncer et de les expliquer officiellement lors du prochain 50e anniversaire du massacre : Les recherches dans les archives ont révélé que l'assassinat des officiers polonais était l'œuvre du NKVD, de Beria et de Merkulow. Cela permettrait de causer le moins de dommages possible. Gorbatchev informa Jaruzelski. Mais fin février, le Politburo interdit aux trois historiens de publier leurs découvertes[213]. Natalia Lebedeva voulait publier son article La tragédie de Katyn dans l'hebdomadaire Moskovskiye Novosti. Le membre du Politburo Alexandre Yakovlev accepta d'être interviewé. Le 25 mars, elle y révéla que le NKVD était l'auteur du crime. Le Comité central envisagea donc de lui interdire toute autre publication et l'accès aux archives d'État, mais il y renonça[215]. Le 13 avril 1990, Gorbatchev remit à son invité d'État Jaruzelski deux dossiers contenant les listes de transport du NKVD depuis les camps spéciaux et fit déclarer l'agence de presse TASS : Les documents d'archives récemment découverts laissaient penser que Beria, Merkulow et leurs subordonnés étaient responsables des "atrocités commises dans la forêt de Katyn". "La partie soviétique exprime ses plus sincères condoléances pour la tragédie de Katyn et déclare qu'elle constitue l'un des crimes les plus graves du stalinisme"[216]. En octobre, Gorbatchev présenta ses excuses au peuple polonais et remit d'autres documents sur Katyn[217]. En novembre, il chargea la justice soviétique, le KGB et le ministère de l'Intérieur de rassembler des documents d'archives sur tous les prisonniers de guerre polonais sur le sol soviétique depuis 1939 et de lui rapporter les résultats. N'oublions pas que ces crimes soviétiques avaient été couverts par les Occidentaux (à l'exclusion des Polonais eux-mêmes, complètement isolés sur cette question) : https://de.wikipedia.org/wiki/Massaker_von_Katyn#Großbritannien Depuis le 13 avril 1943, Owen O'Malley, l'ambassadeur britannique auprès du gouvernement polonais en exil, a recueilli des informations sur Katyn. Le 24 mai 1943, il envoya son rapport au ministre des Affaires étrangères Anthony Eden. La culpabilité soviétique était presque indiscutable, la passer sous silence pourrait saper la référence de l'Occident aux valeurs morales. L'Angleterre aurait utilisé sa bonne réputation pour dissimuler le massacre, un peu comme les assassins l'avaient fait pour les tombes avec des conifères[157]. Le gouvernement britannique tenta d'étouffer tout rapport de fond sur Katyn et passa sous silence le rapport O'Malley, car sa conduite de la guerre dépendait de la coalition avec Staline. Churchill écrivit à Staline qu'il voulait essayer d'empêcher les polémiques antisoviétiques de la presse polonaise en Grande-Bretagne[158]. Il serait inutile de "se rassembler maladivement autour de tombes vieilles de trois ans à Katyn". Seule l'alliance avec Staline offrirait la sécurité à la Pologne. En février 1944, Churchill demanda à O'Malley de prendre position sur le rapport Burdenko. Celui-ci y voyait des indices encore plus forts d'une culpabilité soviétique, mais était désormais favorable, comme Churchill, à passer le crime sous silence malgré les réserves morales. C'est ce qu'il aurait également conseillé au gouvernement polonais en exil. Le 6 mai 1943, le United States Office of War Information (OWI) a mis en garde contre les informations "très douteuses" des Allemands sur Katyn, parmi lesquelles il comptait le rapport médical. Les commentaires de la presse ont critiqué la demande polonaise du CICR en la qualifiant de stupidité et d'initiative inopportune. Seuls quelques rapports discutaient de la question des coupables et supposaient alors le plus souvent qu'il s'agissait d'Allemands ; cette hypothèse était un devoir pour tous les citoyens américains loyaux. En revanche, le journaliste William Lindsay White a indiqué dans son best-seller Report on the Russians (mars 1945) que les vêtements d'hiver des victimes contredisaient la date supposée de leur mort, à savoir l'été 1941. Il est également inexplicable, selon lui, que l'Union soviétique n'ait pas pu trouver l'endroit où se trouvaient les prisonniers avant l'invasion allemande (22 juin 1941) et qu'elle n'ait pas fait savoir par la suite que les Allemands les avaient capturés en 1941[166]. L'écho médiatique à ce sujet fut négatif, la plupart des citoyens américains souhaitant rapatrier rapidement leurs propres soldats et ne voulant pas d'un nouveau conflit avec l'Union soviétique. White fut également attaqué par des représentants du gouvernement et par le National Council of Soviet-American Friendship.
  5. En tant que district fédéral européen, cela devrait être soumis à un vote du parlement européen (réformé de façon à être démocratique suivant le principe 1 homme = 1 voix). Par exemple comment vont faire les agriculteurs pour venir manifester en tracteur contre la politique agricole commune ?
  6. https://news.sky.com/story/man-beaten-to-death-for-attempting-sacrilegious-act-in-golden-temple-12499641 & https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/un-homme-battu-a-mort-en-inde-pour-avoir-tente-de-profaner-un-temple-sikh_2164673.html (19 décembre 2021) La télévision NDTV rapporte que l'homme a essayé d'attraper une épée posée devant le Guru Granth Sahib, livre saint sikh, avant d'être arrêté par des fidèles puis battu à mort. Le ministre en chef du Pendjab, Charanjut Singh Channi, a condamné "l'acte extrêmement regrettable et odieux" de cet homme dans une série de tweets émis depuis son bureau samedi soir. Par contre le lynchage de l'homme n'a pas l'air de sembler aux politiciens très regrettable ou très odieux. https://www.bbc.com/news/world-asia-india-59803771 (27 décembre 2021) Le gouvernement indien a refusé de renouveler la licence de financement étranger d'une organisation caritative fondée par Mère Teresa. Les partisans de la ligne dure hindoue accusent depuis longtemps cette organisation caritative d'utiliser ses programmes pour convertir les gens au christianisme. Le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi a cherché à restreindre le financement étranger des organisations caritatives et autres ONG basées en Inde. L'année dernière, des restrictions ont conduit au gel de comptes bancaires appartenant à Greenpeace et Amnesty International. Les autorités ont cherché à sévir contre les campagnes présumées de conversion des hindous au christianisme et à l'islam. Plusieurs États gouvernés par le BJP ont récemment adopté, ou envisagent d'adopter, des lois interdisant la conversion religieuse pour le mariage.
  7. Si on en croit les statistiques d'hospitalisation, la France est dans un état bien pire à celui de l'Angleterre (sans l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord) : https://www.telegraph.co.uk/news/2021/12/27/far-fewer-people-hospital-covid-christmas-despite-cases-three/ Les chiffres les plus récents des admissions quotidiennes à Londres montrent une forte baisse, de 390 le 23 décembre à 278 le 25 décembre, puis une hausse à 365 le jour de Noël. En Angleterre, les admissions ont également diminué, passant de 1 252 à 1 020 pendant la même période, avant de remonter légèrement à 1 281 le 25 décembre. Les données hospitalières montrent que 8 474 patients Covid étaient hospitalisés le 27 décembre, contre 19 277 le même jour l'année dernière. https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/27/covid-19-ce-qu-il-faut-retenir-des-annonces-de-jean-castex-et-olivier-veran_6107449_3244.html Lundi, plus de 1 600 nouvelles admissions à l’hôpital ont été enregistrées, portant à près de 17 000 le nombre de personnes hospitalisées en raison du Covid-19, selon les données de Santé publique France. Alors que les chiffres de contamination sont à peu près égaux : https://www.telegraph.co.uk/news/2021/12/27/far-fewer-people-hospital-covid-christmas-despite-cases-three/ Les dernières données montrent que les cas de coronavirus signalés sont passés de 103 000 à 98 000 en Angleterre lundi. https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/27/covid-19-ce-qu-il-faut-retenir-des-annonces-de-jean-castex-et-olivier-veran_6107449_3244.html En France, le nombre de contaminations a dépassé samedi le seuil symbolique de 100 000 cas en vingt-quatre heures, un chiffre encore jamais atteint.
  8. Le regard qu'on porte sur l'histoire évolue, si possible, espérons-le, en bien, en mieux. Donc pisser sur la statue d'un tyran, c'est faire œuvre de santé mentale. On peut réprimer la dégradation d'un bien public, mais sans présumer de la valeur morale que représente l'épisode historique symbolisé par la statue. Donc c'est le morceau de bronze ou de marbre qu'on protège en tant que matériau, mais pas le symbole qui peut être très négatif, et que les citoyens ont le droit de penser négatif (c'est la liberté de pensée et de conscience). Donc fabriquer sa propre statue, pisser dessus chez soi, puis mettre les images sur twitter ou sur tiktok ou tout ce que vous voulez devrait être entièrement libre.
  9. Une vieille tradition, puisque déjà, la soeur de Nietzche... https://fr.wikipedia.org/wiki/Elisabeth_Förster-Nietzsche ...en 1885, au grand désespoir de son frère (...) épouse un agitateur d'extrême droite, antisémite et ancien professeur, Bernhard Förster. Le couple souhaite fonder une colonie de pure race aryenne au Paraguay du nom de Nueva Germania qui verra le jour grâce à l’immigration d’une dizaine de familles allemandes. Mais l’échec de l’implantation de la colonie conduira son mari à se suicider le 3 juin 1889, à 46 ans, dans sa chambre d'hôtel, à San Bernardino (Paraguay)
  10. https://www.lemoneinformatique.fr/actualites/lire-droits-de-l-homme-bafoues-au-xinjiang-intel-retropedale-et-s-excuse-85236.html (27 décembre 2021) Après avoir adressé une lettre à ses fournisseurs pour ne pas recourir à de la main d'oeuvre ou à des produits fabriqués dans la région du Xinjiang en Chine où les Ouïghours sont persécutés, Intel fait marche arrière. Le fondeur américain a censuré la version initiale de sa missive et présenté ses excuses auprès de ses partenaires et clients chinois. Intel croyait sans doute bien faire en se mettant au diapason de la récente décision de Joe Biden pour lutter contre l'importation de produits issus de régions où les Ouïghours sont persécutés. Le Uyghur Forced Labor Prevention Act, signé le 23 décembre 2021 par le président américain, prévoit en effet d'interdire à toute société américaine d'importer des produits en provenance de la région du Xinjiang en Chine.
  11. La production allemande, en lui demandant de passer à des techniques plus bio et agroécologiques, donc plus chères, qui devront être payées par le consommateurs : - - - -
  12. https://www.rtl.de/cms/bundeslandwirtschaftsminister-cem-oezdemir-deutschland-ist-zu-dick-lebensmittelpreise-sollen-steigen-4890002.html (27 décembre 2021) Le nouveau ministre fédéral de l'Agriculture, Cem Özdemir, déplore dans une interview que trop de personnes en Allemagne se nourrissent mal et sont par conséquent trop grosses. Il veut changer cela, notamment en augmentant le prix des denrées alimentaires. "Il ne doit plus y avoir de prix cassés pour les denrées alimentaires, ils mènent les exploitations agricoles à la ruine, empêchent un meilleur bien-être des animaux, favorisent l'extinction des espèces et nuisent au climat. Je veux changer cela", a déclaré le politicien des Verts.
  13. https://journals.openedition.org/etudesafricaines/20697 (2017) Cet article analyse les enjeux politiques et sociaux de l'envoi de Maliennes en URSS grâce à des bourses attribuées par le Comité des femmes soviétiques. Entre 1961 et 1991, une centaine de Maliennes a bénéficié de ces financements. Ce chiffre peut paraître minime, mais il témoigne de l'importance accordée par les organisations féministes officielles de ces deux États à la formation féminine et au rôle qui leur était assigné dans la construction nationale. En croisant l'analyse des archives soviétiques et maliennes, il s'agit de saisir la portée de la coopération avec l'URSS dans les combats menés par les femmes maliennes pour transformer les rapports de genre, en montrant l'imbrication du politique et du personnel dans la construction de ces échanges. Chères femmes soviétiques, cela fait longtemps que je souhaitais vous écrire une lettre, mais, malheureusement, j'ai honte de vous écrire que je ne travaille pas. Dieu merci, mon mari a trouvé du travail. [...] Nous parlons russe entre nous. Je ne veux pas oublier la langue russe, la langue de la paix, la langue de Lénine. [...] Votre pays me manque. La télé, les dessins animés Khrousha, Karkoucha [...], les artistes, Alla Pougacheva, Sofia Rotaru, Yuri Antonov et plein d'autres choses... Au revoir, bonnes gens. Cette lettre nostalgique et chargée de symboles adressée au Comité des femmes soviétiques (cfs) en 1987, a été rédigée en russe par une ancienne élève malienne de l'Institut pédagogique d'État de Smolensk. Sa tonalité témoigne des espoirs déçus lors du retour au pays, mais aussi de l'emprise que continuait d'exercer le pays « de Lénine » sur les imaginaires d'une Africaine, à l'heure où le modèle soviétique s'effondrait. Au-delà des statistiques évoquant la part infime de femmes parties étudier en urss, cette lettre rend compte des liens personnels et affectifs noués entre les femmes de ces deux pays, pendant près de trois décennies de coopération éducative soviéto-africaine. À l'indépendance du Mali le 22 septembre 1960, la question de la formation de cadres africains constitua un enjeu crucial. Le pays ne disposait d'aucun établissement supérieur sur son territoire et l'éclatement de la Fédération du Mali avait brutalement interrompu la coopération éducative avec le Sénégal, seul pays de la sous-région à disposer d'une université. La France demeurait le principal lieu de formation des futurs cadres du Mali, au grand désarroi des dirigeants maliens qui aspiraient à une « décolonisation des esprits » des élites et avaient fait le choix du développement par le socialisme et du non-alignement. Au même moment, cependant, une nouvelle opportunité se dessinait à l'Est, lorsque l'État soviétique décida de s'engager dans une politique volontariste de coopération éducative avec les pays africains nouvellement indépendants. C'est dans un second temps, après l'indépendance, qu'un rapprochement officiel s'opéra à l'occasion d'un cycle d'études pour les femmes africaines organisé à Addis Abeba par les Nations Unies en décembre 1960. Le rapport effectué par la déléguée française Marie-Hélène Lefaucheux donne un aperçu des enjeux diplomatiques à l'œuvre dans ce type de rencontres internationales : la France tentait de maintenir des relations privilégiées avec ses anciennes colonies ; l'URSS invoquait l'anticolonialisme et la « solidarité africaine » pour nouer des liens avec les déléguées africaines ; Si l'URSS faisait office de modèle pour certaines Maliennes, il demeure néanmoins délicat de cerner avec précision le degré d'adhésion qui se cachait derrière la phraséologie révolutionnaire et anticolonialiste. Des militantes comme Aoua Keita se sont toutefois radicalisées au contact des Soviétiques. Ses discours se sont teintés, au fil du temps, d'un anti-impérialisme de plus en plus affirmé provoquant parfois de vives tensions avec ses homologues françaises. Elle s'affronta par exemple à son amie Andrée Doré-Audibert, connue pour avoir dirigé le premier service social du Soudan dans les années 1950 et avoir ainsi été une actrice de la « mission civilisatrice » française. Lorsque celle-ci revint au Mali dix ans plus tard pour effectuer une tournée pour le compte de l'assistante française en 1967, l'accueil ne fut pas aussi enthousiaste qu'elle l'espérait. Alors que la Française invoquait son attachement profond et ancien à ce pays, Aoua Keita la suspectait de visées impérialistes et de vouloir « semer le trouble dans nos rangs ». En URSS, comme dans le Mali des années 1960, l'idéologie familialiste primait. Si l'émancipation des femmes par le travail salarié était envisagée pour une minorité de cadres féminins, la contribution des femmes à la construction nationale passait essentiellement par la maternité et l'éducation (Rillon 2013 : 58-71). La coopération était ainsi principalement dirigée vers la formation de bonnes mères socialistes et la protection de la santé maternelle et infantile, comme en témoignent deux projets hautement symboliques auxquels contribuèrent les femmes soviétiques en 1967. Le CFS apporta son aide matérielle au « concours du plus beau bébé », un événement annuel initié par Andrée Doré-Audibert à l'époque coloniale tardive et réintroduit par le gouvernement de Modibo Keita en 1964 à l'occasion de la Journée de la femme africaine. On ne sait que peu de choses à propos de ces femmes, mis à part qu'elles ont été les premières femmes médecins du Mali, une profession jusqu'alors réservée aux hommes. Tel est le cas de Diaka Diawara, institutrice de formation, qui s'installa à Moscou en 1962 (probablement avec son mari) et y obtint un doctorat de médecine en 1969. Elle retourna en urss en 1979 pour se spécialiser en chirurgie gynécologique et en néonatalogie. Au lendemain du coup d'État qui renversa en 1966 le président ghanéen Kwamé N'Krumah, Modibo Keita radicalisa sa ligne politique craignant qu'un épisode similaire se produise dans son pays. S'inspirant de la révolution culturelle chinoise, il s'appuya sur les organisations de jeunesse et syndicales pour lancer le 22 août 1967 une « révolution active » qui visait à purger l'appareil d'État de ses cadres dits « modérés » ou « conservateurs ». Le ministre de l'Éducation nationale du Mali fit suspendre le départ des étudiantes pour l'URSS, accusant les Soviétiques et les Maliennes d'agir sans son aval36. Si la situation se débloqua pour deux étudiantes, le coup d'État militaire qui renversa le régime de Modibo Keita le 19 novembre 1968 accentua encore le désordre dans la coopération maliano-soviétique. Dans un contexte de concurrence avec la France, qui offrait essentiellement des bourses universitaires, le diplôme soviétique du secondaire spécialisé n'était pas valorisé. Nombre d'entre eux/elles cherchaient, par conséquent, à poursuivre leurs études au niveau du supérieur, provoquant un allongement de plusieurs années de leur séjour en Union soviétique contre l'avis de leurs États respectifs qui souhaitaient bénéficier rapidement des services de leurs nouveaux cadres. Au-delà du type de formation, s'assurer une clientèle au sein des élites nationales africaines constituait un autre aspect important aux yeux des Soviétiques. Plusieurs auteurs ont souligné à quel point le travail d'éducation idéologique ne porta que rarement ses fruits, et ce dès les prémisses de la coopération éducative (Demintseva & Krylova 2015). Sous le Mali socialiste, les dirigeants maliens imposaient aux étudiant.e.s envoyé.e.s en urss de suivre les cours alors facultatifs de théorie marxiste-léniniste (Katsakioris 2015 : 205) et des militantes comme Aoua Keita propageaient les idéaux communistes. Or, l'arrivée du régime militaire mit un frein à la diffusion de l'idéologie soviétique. Pour les filles qui intégraient des filières techniques et professionnelles, la formation politique n'était pas prévue dans les programmes. C'est donc par d'autres canaux que l'URSS chercha à susciter l'adhésion : voyages, soins (séjours dans des stations balnéaires ou thermales, examens médicaux) et petits cadeaux étaient autant de façons d'étendre l'influence soviétique auprès des cadres de l'UNFM, qui devint la branche féminine du parti unique au Mali à partir de 1980. Les liens de parenté entre les candidates et les militantes actives de l'UNFM jouaient un rôle non négligeable dans le processus de sélection des boursières. D'autres enfin surent se saisir des enjeux géopolitiques et jouer de la concurrence entre l'urss et la Chine populaire (qui avait accru sa coopération avec le Mali dès le milieu des années 1960) pour appuyer leurs doléances personnelles. En 1984, Aminata Soumaré, secrétaire à l'extérieur de l'UNFM, menaça d'envoyer sa fille étudier en Chine si l'URSS l'obligeait à rentrer au Mali à la fin de sa formation comme le préconisaient les accords. L'argument fit mouche et la jeune femme fut autorisée à prolonger ses études en Union soviétique. Cette vision « patrimoniale » des bourses du CFS était implicitement partagée par les Soviétiques61 qui cherchaient à se rapprocher des Maliennes dites « influentes » ; un terme régulièrement employé dans la correspondance. C'est aussi à ce titre qu'ils proposaient des bourses « de maladie » aux dirigeantes de l'organisation féministe. Chaque année, une ou deux d'entre elles se rendaient pour un séjour de plusieurs semaines dans une des stations balnéaires ou thermales de l'URSS. La trajectoire de Nana Kadidia Diarra est caractéristique des possibilités d'ascension offertes par le diplôme soviétique (Ba Konaré 1993 : 190). Fille de commerçants de Djenné, la jeune femme partit en URSS après avoir obtenu son baccalauréat en 1966 ; elle obtint son diplôme d'État de docteure en médecine en 1972. De retour au Mali la même année, elle exerça à l'hôpital de Bamako avant de prendre la tête de différentes structures médicales de la capitale dans les années 1980. Au lendemain de la révolution de 1991, [Fatoumata Siré] créa l'Association pour la promotion et la défense des droits des femmes (apdf) qui articulait les combats syndicaux à des revendications plus larges en faveur des femmes : droit foncier, lutte contre les violences conjugales et l'excision, etc. La trajectoire militante de Fatoumata Siré entre ainsi en résonance avec le débat sur le rapport des élites africaines formées en URSS au marxisme. Rien dans son parcours ni dans ses discours ne reflète une quelconque proximité idéologique avec le communisme, contrairement aux militantes formées en France.
  14. C'est la vieille posture de l'Union Soviétique qui elle aussi n'avait pas de passé colonial en Afrique et pouvait se présenter comme le "gentil". https://www.franceculture.fr/emissions/l-esprit-public/la-politique-d-emmanuel-macron-au-sahel (19 décembre 2021) 56:01 Hubert Védrine : C'est très important de rappeler les liens de plusieurs de ces pays africains avec l'URSS puis la Russie. On pourrait rappeler la Guinée, même si ce n'est pas notre sujet d'aujourd'hui, on a rappelé Modibo Keita. C'est très important. Donc c'est plutôt, en effet, un retour. Et la Russie n'a pas disparu, contrairement à ce qu'avaient cru les Américains après la fin de l'URSS. Moi je ne pense pas que la priorité de la politique étrangère française en Afrique dans les années qui viennent, doive être de lutter contre l'influence russe. Il faut en tenir compte pour repenser la manière dont on est présent en dehors des aspects militaires, mais cela ne peut pas être l'objectif unique. Cela ne peut pas devenir une obsession centrale.
  15. Cela dit j'ai du mal à comprendre comment cette association s'est mise en situation de dépendre de dons de l'étranger ? N'aurait-il pas été plus prudent de leur part de limiter leur action à ce qu'ils peuvent faire avec un budget strictement limité à des dons de donateurs russes ?
  16. La France n'a rien réintroduit. Même durant la période de l'Azawad, les grandes villes du Nord restaient gérées par une bureaucratie, qui s'était mise à collaborer sous les ordres du pouvoir Azawadien, pour une bonne partie, et quelques défections, il est vrai. Mais la continuité bureaucratique s'est maintenue pour l'essentiel. C'est comme si on disait que "Les Américains ont réintroduit une administration en France" en 1944. Alors qu'il s'agit surtout d'un changement d'allégeance.
  17. https://www.bbc.com/russian/news-59743209 (24 décembre 2021) L'article sur la réhabilitation du nazisme (354.1 du code pénal) a été durci en avril 2021, peu après le procès d'Alexei Navalny pour diffamation envers le vétéran de la Seconde Guerre mondiale Ignat Artemenko. Elle prévoit notamment la responsabilité en cas d'"humiliation de l'honneur et de la dignité d'un ancien combattant" dans les médias ou sur Internet. La veille, on a appris que des agents du département de Smolensk du FSB ont arrêté Alexei Chervyakov, un résident de Safonovo. Le département régional du Comité d'enquête de la Fédération de Russie a déclaré qu'une affaire relevant de la partie 4 de l'article 354.1 du Code pénal de la Fédération de Russie (le même article que celui contre Yufeirov) avait été ouverte. Selon l'enquête, le suspect "dans l'une des communautés Internet" a diffusé des informations "exprimant un manque de respect évident envers la société" sur les jours de gloire militaire de la Russie liés à la défense de la patrie et des informations humiliant l'honneur et la dignité de l'un des vétérans. Cela a été découvert "sur la base des résultats de la surveillance des médias". La raison de la détention était les commentaires de Chervyakov sur un post de réseau social dans le groupe "overhearing Smolensk", qui faisait référence au fait que des graffitis avec le portrait d'un vétéran artilleur vont apparaître sur la façade d'une école à Smolensk, rapporte "Kommersant". Selon le journal, M. Chervyakov s'est impoliment interrogé sur l'utilité d'une telle image pour l'école, puis, dans le cadre d'une dispute avec d'autres utilisateurs, a "grossièrement modifié" les mots "héros" et "vétéran" (il a également critiqué le gouvernement russe et exprimé l'opinion que le "culte de la guerre" dans le pays est nuisible).
  18. C'est un peu l'affaire du chevalier de la Barre. Et ne respire pas franchement la modernité.
  19. https://www.midilibre.fr/2021/12/25/variant-omicron-la-protection-generee-par-la-3e-dose-en-chute-au-bout-de-10-semaines-vers-une-4e-injection-10012781.php Pour un schéma trois doses de vaccin Pfizer, la protection atteint 70 % et chute à 45 % dix semaines après la 3eme injection. Pour ceux qui ont reçu deux doses de Pfizer avant une 3eme dose de Moderna, l'efficacité culmine à 70-75 % pendant 9 semaines avant, elle aussi, de baisser. Pour ceux qui ont reçu deux doses d'AstraZeneca, l'immunité tombe que ce soit avec un "booster" Pfizer (de 60 à 35 %) ou un "booster" Moderna (de 60 à 45 %). Des informations confirmées par le P.-D.G. de BioNTech, qui a conçu le vaccin avec Pfizer : "Même les triples vaccinés sont susceptibles de transmettre la Covid-19. Il y aura une perte d'efficacité contre Omicron avec le temps... Nous sommes loin des 95 % d'efficacité que nous avions obtenus contre le virus initial", renchérit-il auprès de Futura Sciences. Le Midi Libre, reprend les infos de l'Indépendant, qui lui-même se base sur : https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1043807/technical-briefing-33.pdf Parmi ceux qui ont reçu un AstraZeneca, l'efficacité du vaccin était d'environ 60% 2 à 4 semaines après un rappel Pfizer ou Moderna, puis tombait à 35 % avec un rappel Pfizer et à 45 % avec un rappel Moderna, 10 semaines après le rappel. Parmi ceux qui ont reçu un traitement primaire Pfizer, l'efficacité du vaccin était d'environ 70 % après un rappel Pfizer, puis chutait à 45 % après 10 semaines ou plus, et est restée autour de 70 à 75% après un rappel Moderna jusqu'à 9 semaines après le rappel. Ces résultats doivent être interprétés avec prudence en raison du faible nombre de cas et des biais possibles liés aux populations les plus exposées à Omicron (notamment les voyageurs et leurs contacts proches) qui ne peuvent être entièrement pris en compte.
  20. @Ciders Pour l'essentiel, oui. Par exemple la ville de Gao. Par exemple ce podcast : « Nous étions un mouvement pour la désobéissance civile. Le [inaudible] de Gao a utilisé les forces de sécurité et de défense contre nous les enseignants ». « Le dir CAP de Bourem a accepté de faire une convocation à l'un de nos camarades à Bourem. Il a répondu à l'appel. Il a été mis en garde à vue, après il a été relâché ». On peut contester la méthode. On peut contester cette façon de réprimer un mouvement de grève d'enseignants, mais cela confirme l'existence d'une administration malienne qui n'est pas fantômatique.
  21. @Ciders si la junte veut arguer de la récupération de sa souveraineté nationale Il me parait plus bénéfique pour la junte de poser en victime du néocolonialisme français, donc de laisser les Français s'embourber au Nord. @Ciders A moins bien sur qu'il ne soit acté que le "gouvernement" n'ait décidé d'abandonner toute la partie nord du pays. Le Nord n'est pas abandonné. Il est administré par le Mali, sécurisé par la France et la MINUSMA.
  22. @Ciders Pourquoi Wagner devrait-il aller au Nord, au contact avec les Touareg ?
  23. https://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/interview_mali/265257-le-ministre-des-affaires-etrangeres-de-la-federation-de-russie-s.html (14 décembre 2021) Le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, se prononce sur la situation au Mali et en Libye dans l’interview, accordée à la chaîne de télévision égyptienne TeN TV Nous aidons le G5 Sahel. Ils forment actuellement des forces conjointes, qui sont en cours de mise en place. Au niveau bilatéral, nous fournissons aux pays de cette région les armements nécessaires permettant de renforcer leur capacité d'éradiquer la menace terroriste. Nous entraînons régulièrement les militaires de ces pays en Fédération de Russie, dans les établissements de notre ministère de la Défense, nous formons des casques bleus et des policiers. À l'heure actuelle, le Conseil de sécurité des Nations unies songe à faire participer l'Onu au soutien matériel des forces conjointes du G5 Sahel. Nos collègues occidentaux ne sont pas très enthousiastes à ce sujet. Question: Les déclarations du commandement des forces armées américaines expriment constamment des mises en garde contre toute présence militaire de la Russie dans les pays d'Afrique. Que pensez-vous de ces déclarations? Sergueï Lavrov: C'est une réflexion impériale, une absence du moindre respect envers d'autres pays qui est inhérente aux États-Unis et à la manière dont ils agissent dans le monde non seulement envers la Russie, mais aussi la Chine et d'autres États qu'ils qualifient d’adversaires et de rivaux. Ils parlent et traitent de la même manière leurs alliés. Comment a été réglé le problème de la vente de sous-marins nucléaires à l'Australie? Ils ont décidé et ils ont fait. À chaque occasion, la France déclare que la Russie "n'ose pas" apporter une aide militaire à un pays comme le Mali. Alors que le gouvernement malien a officiellement tout expliqué de manière assez détaillée. Le Premier ministre a exprimé à l'Assemblée générale des Nations unies ses préoccupations vis-à-vis du fait que face à la menace terroriste qui ne diminue pas, et grandit, le gouvernement français a décidé de réduire la mission Barkhane. En particulier, deux bases ont déjà été fermées dans le Nord du pays, où la situation est la plus grave, et une troisième sera fermée d'ici la fin de l'année. Bien évidemment, dans ces conditions, les autorités maliennes doivent chercher une compensation à cette démarche française. Avec le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, nous avons récemment parlé à nos homologues français au format "2+2". Nous les avons appelés à exclure les doubles standards dans la lutte contre le terrorisme. Si nous voulons tous aider l'Afrique, il faut le faire en unissant nos efforts et non par des tentatives de "jalonner" sa zone de responsabilité, "marquer" le territoire concerné sans laisser y entrer tous les autres. C'est une réflexion du XIXe siècle, même pas du dernier.
  24. https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211224-communiqué-sur-wagner-au-mali-première-réaction-des-autorités-de-la-transition Les autorités ont dans un communiqué lu à la télévision national vivement démenti les « allégations de quelques partenaires » sur la présence de la société russe Wagner. https://www.liberation.fr/international/europe/le-mali-dement-tout-deploiement-de-mercenaires-du-groupe-russe-wagner-20211225_ZHX6F6SUT5HCNG6766TJADGPTE/ Le déploiement de mercenaires russes constitue jusqu’à présent une ligne rouge pour Paris. « On constate aujourd’hui sur place des rotations aériennes répétées avec des avions de transport militaire appartenant à l’armée russe, des installations sur l’aéroport de Bamako permettant l’accueil d’un chiffre significatif de mercenaires, des visites fréquentes de cadres de Wagner à Bamako et des activités de géologues russes connus pour leur proximité avec Wagner », avait indiqué une source gouvernementale française. https://www.lejdd.fr/International/Afrique/mali-la-junte-peut-elle-resister-a-la-pression-internationale-4084621 (25 décembre 2021) D'ailleurs, Paris ne brandit plus la menace d'un départ des soldats de Barkhane en cas de déploiement des mercenaires russes. Pour organiser des élections le 27 février, il [Goïta] a en effet jusqu'au 27 décembre pour signer un décret présidentiel portant convocation du collège électoral.
  25. Surprise, surprise, les journalistes du Monde avec l'AFP titrent "les talibans interdisent aux femmes de voyager seules" au lieu de "les talibans autorisent les femmes à voyager seules jusqu'à 72 km" comme on aurait pu s'y attendre : https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/26/afghanistan-les-talibans-imposent-de-nouvelles-restrictions-aux-droits-des-femmes_6107334_3210.html Et ils ajoutent "ils ont imposé diverses restrictions aux femmes et aux filles, en dépit de promesses initiales selon lesquelles leur régime serait moins strict que durant leur premier règne (1996-2001)", au lieu de "conformément aux promesses initiales selon...". https://www.trtworld.com/asia/taliban-rules-out-trips-for-afghan-women-unless-escorted-by-male-relative-53024 Les droits des femmes avaient été sévèrement limités lors du précédent passage des talibans au pouvoir. Elles étaient alors obligées de porter la burqa qui couvre tout, ne pouvaient sortir de chez elles qu'avec un chaperon masculin et étaient interdites de travail et d'éducation. Et France 24, toujours à la pointe de la véracité factuelle, surenchérit d'un : "Aucun voyage pour les femmes afghanes, sauf si elles sont escortées par un parent masculin" : https://www.france24.com/en/live-news/20211226-no-trips-for-afghan-women-unless-escorted-by-male-relative-taliban
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