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Teenytoon

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Tout ce qui a été posté par Teenytoon

  1. Teenytoon

    [Tigre]

    Moi je pense toujours qu’il n’y a pas que des incompétents à la tête de nos armées et de l’ALAT. Et je continue à dire que le package comprend peut-être bien plus que la transformation de chaque appareil. Stock de pièce, MCO sur x années, que sais-je...
  2. Teenytoon

    [Tigre]

    Ok, ben pour moi dans l'acronyme CAS, le C veut dire Close et si mon anglais n'est pas trop rouillé, Close veut dire rapproché. Le jour où un drone fera une passe canon à basse altitude ou un show of force pour faire décrocher des insurgés, vous me réveillez ? Merci
  3. Teenytoon

    [Tigre]

    Mme Toon est bien élevée, elle ne parle jamais la bouche pleine, tu appelleras donc plus tard Je ne vois pas ce que vient faire le drone là-dedans. Ils sont capables de faire du CAS ?
  4. Teenytoon

    [Tigre]

    Ben à combattre au plus près des troupes au sol comme au sahel ou à faire de l'air-sol chirurgical comme en Lybie. Tu vas pas relancer le débat HDC vs Avion de CAS ? Quand aux chiffres avancés, c'est pas faute de rabâcher à longueur de sujets que diviser le montant d'un contrat par un nombre d'appareil ne veut strictement rien dire. Bref, va gratter à la porte de Mme Hirondelle, ça te fera du bien
  5. Si c'est du Rafale dont tu parles faut prévoit la cure de désintox
  6. Ah non c'est surtout pour tenir à jour le tableau de production du Rafale
  7. Vaudrait mieux pour la plume, parce que y'a pas de muscles. J'ai commencé par un bulletin d'info pour le centre équestre y'a dix ans et là ils m'ont désigné volontaire pour des articles dans la lettre d'info interne du service. Entretemps, je me colle régulièrement des articles pour un site spécialisé sur les différents concours complets de la (grande) région. Tout est dit, ça fait longtemps que l'urgence n'est plus le cœur de métier, le social a pris le dessus.
  8. Teenytoon

    L'Inde

    Faudrait : 1. ne pas lui avoir rentré son train 1/10 de seconde après avoir quitté le tremplin 2. ne pas avoir choisi un avion de l'armée de l'air 3. effectivement choisir une version légèrement moins chargée
  9. @Phacochère oui c'est toujours le même problème ici.
  10. C'est vrai tu as parfaitement raison, j'étais un peu dans l'exagération. D'ailleurs je trouve que mon métier dans lequel on se lance généralement par humanisme, fini par rendre légèrement misanthrope. C'est exactement ça. Tout est tracé, mais il n'y a pas une fonction logicielle qui t'affiche une alerte lorsqu'un numéro à appelé X fois dans les 10 derniers jours, c'est simplement que ces gens là t'appellent réellement plusieurs fois par jour. Donc à force tu les connais. On avait une petite vieille qui nous appelait pour connaitre l'heure parce qu'elle n'avait pas de montre et qu'elle devait prendre ses médicaments à heure fixe. Au début tu lui donnes gentiment l'heure. Au bout de six mois tu lui demandes de se faire offrir une montre... plus ou moins gentiment quand il est 3h48 du matin ou que tu as 4 appels en attente derrière elle à 17h24. Et pour les winners qui sont identifiés depuis longtemps, oui leur numéro de téléphone s'affiche avec une consigne associé type "attention appel récurrent".
  11. J'ai répondu ici pour arrêter le hors sujet : http://www.air-defense.net/forum/topic/26311-centres-dappels-durgence-cta-codis-crra-corg-cic/
  12. Un petit post pour parler interservice rouge/blanc/bleu et leurs centres d'appels : D'abord posons les choses côté secours à personne : SAMU Service d'Aide Médicale Urgente = Service d'un hôpital ayant en charge l'assistance pré-hospitalière et l'orientation des patients vers le service de soins le plus adapté. Il comporte un centre d'appel répondant au 15, le CRRA Centre de Réception et de Régulation des Appels et des SMUR Service Mobile d'Urgence et de Réanimation, ambulances du SAMU armées par un médecin urgentiste, un infirmier urgentiste et un ambulancier. Équipés de tout le raffinement en matière de médecine d'urgence, ils peuvent pratiquer tous les actes médicaux requis sur les lieux mêmes d'une intervention. SDIS Service Départemental d'Incendie et de Secours = Établissement public à caractère administratif ayant en charge la distribution des secours Sapeurs-pompiers et la prévention/prévision des risques de sécurité civile. Il comporte un centre d'appel répondant au 18/112 le CTA/CODIS Centre de Traitement de l'Alerte / Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours et pour le secours à personne des VSAV Véhicule de Secours et d'Assistance aux Victimes, ambulances rouges armées par trois sapeurs-pompiers (secouristes uniquement, ni médecin, ni infirmier) et des VSM Véhicule de Secours Médical armé par un infirmier de sapeurs-pompiers ou plus rarement par un médecin sapeurs-pompiers. Le VSAV est armé avec tout le matériel nécessaire à la prise en charge secouriste et avec des lots médicaux supplémentaires permettant à un médecin de passage ou envoyé en renfort de pratiquer les gestes médicaux de base. Le VSM est lui équipé comme un SMUR léger, avec un infirmier travaillant sous protocole médical par délégation du médecin chef du SDIS. Il peut réaliser des actes médicaux dans ce cadre. Sociétés privées d'ambulancier = Société à statut juridique privée ayant pour objet le transport sanitaire de patients depuis un domicile ou lieu protégé jusqu'à un établissement de santé (pas nécessairement des urgences). Elles emploient des ambulances privées blanches, armées par deux agents, dont un seulement est obligé de détenir un Certificat de Capacité d'Ambulancier. L'équipement n'est pas prévu pour effectuer une réanimation, leur coeur de métier n'est pas le secours d'urgence sur le terrain mais le transport sanitaire d'un domicile à un hôpital/clinique/cabinet médical. ***************************************************************************************** Pour faire TRÈS simple (des mesures locales pouvant faire varier ce schéma) : 1. Appel classé comme urgence VITALE (mettant en jeu à très court terme la vie de la personne) au vu des éléments décrits par l'appelant. 1.1 Cas général : Appel reçu au 15, le SAMU engage par le biais du CRRA un SMUR pour la prise en charge médicale technique et demande au SDIS l'engagement d'un VSAV en prompt secours. Appel reçu au 18/112, le SDIS engage par le biais du CTA/CODIS un VSAV pour la prise en charge secouriste en prompt secours et demande au SAMU l'engagement d'un SMUR en renfort médical. + 1.2 Cas particulier, lieu très proche du SAMU (agglo avec CHU par exemple) : Le SAMU engage par le biais du CRRA 15 un SMUR pour la prise en charge médicale technique et peut en rester là, l'intervention d'un VSAV ne présentant pas de plus-value puisque le SMUR arrivera avant ou en même temps que le VSAV. 1.3 Cas particulier, carence de moyens SMUR (aucun SMUR disponible) : Le SAMU demande via le CRRA 15 au CTA-CODIS l'engagement d'un VSAV en prompt secours et d'un infirmier sapeurs-pompiers agissant sous protocole délégué d'un médecin de sapeurs-pompiers. + 2. Appel classé comme urgence NON VITALE (ne mettant pas en jeu à très court terme la vie de la personne) au vu des éléments décrits par l'appelant. 2.1 Milieu NON protégé (voie publique, établissements recevant du public...) : Engagement d'un VSAV afin de minorer le temps d'attente de la personne exposée à un milieu non protégé (pluie, chaleur, regards, etc...). L'engagement se fait par le CTA-CODIS après régulation médicale par le SAMU. 2.2 Milieu protégé (domicile, entreprise, cabinet médical, bureau, etc...) : Engagement par le SAMU via le CRRA 15 d'une ambulance privée avec un délai d'intervention maximum d'une heure. Côté forces de l'ordre c'est beaucoup plus simple, c'est géographique avec une répartition par commune. En gros : 1. Hyper urbain = CIC (Centre d'Information et de Commandement) de la Police Nationale, répondant au 17. 2. Moyennement urbain et/ou rural = CORG (Centre Opérationnel et de Renseignement de la Gendarmerie) de la Gendarmerie Nationale, répondant au 17. Maintenant que ceci est posé, imports de plusieurs posts partant en hors-sujet dans le fil Covid 19 (page 558). Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin, mauvaise pioche. Ce que personne n'a compris, journalistes (de m....) en premiers, c'est que l'appel est transféré au SAMU 67 par les pompiers du Bas-Rhin qui l'ont reçu au départ : A 4 secondes dans l'enregistrement on entend le répondeur qui dit "accueil SAMU du CTA, ne quittez pas, le permanencier du SAMU 67 va vous répondre" CTA = Centre de Traitement des Alertes... des sapeurs-pompiers, le 18 et le 112. C'est donc une ligne dédiée entre le CTA (18/112) du SDIS 67 et le CRRA (15) du SAMU 67. Si ça avait été un appel direct d'un particulier au CRRA 15, le répondeur aurait dit "SAMU 67 bonjour, merci de préparer votre nom, votre adresse et le motif de votre appel, ne quittez pas, nous allons vous répondre" CRRA = Centre de Réception et de Régulation des Appels... du samu, le 15. A 24" dans l'enregistrement on entend très clairement l'échange des deux opératrices qui commencent comme ça Le SAMU... Ouais le CTA pour un nouveau dossier T'as été voir un médecin ? ... Moi ? Oui Mmm non ! Haha, je te charrie, dis moi, donne moi le numéro de téléphone... Non mais la dame que j'ai au bout du fil, blablabla, etc... Tout ce que j'ai mis en rouge, c'est l'opératrice du CTA, donc une pompier(e) qui le dit. Tout ce que j'ai mis en bleu c'est l'opératrice du SAMU qui le dit, qui elle va commettre une faute. L'appel a donc été reçu sur le 18 ou le 112, traité par une opératrice pompier et identifié, à juste titre, comme n'étant pas un cas de prompt secours permettant le déclenchement d'une ambulance pompier (= VSAV) SANS régulation médicale au titre de la convention 15/18 (voir ci-dessous). Après... L'opératrice du SAMU, n'a pas fait réguler l'appel par le médecin régulateur du SAMU et c'est là son unique faute (hormis le manque de courtoisie à l'égard de la personne, j'y reviendrais). Je ne suis pas certain que le médecin aurait, lui, détecté une urgence vitale, mais ça, c'est la glorieuse incertitude de la régulation médicale par téléphone. Seulement l'opératrice du SAMU n'avait pas à prendre sur elle de dire à la patiente d'appeler directement SOS médecin. Partout en France il y a des conventions 15/18 qui disent en substance que si une des trois fonctions vitales n'est pas atteinte (Conscience, ventilation, circulation), c'est régulation OBLIGATOIRE par le samu AVANT tout départ de secours quel qu'il soit (pompier, samu, ambulance privée, sos médecin...). Il y a des amendements à ces conventions qui disent elles aussi en substance, que si la victime n'est pas dans un endroit protégé (= elle est sur la voie publique), alors l'intervention des pompiers est POSSIBLE sans régulation médicale PREALABLE s'il est jugé au 18 que le cas de la personne peut s'aggraver du fait de son exposition sur la voie publique (froid, chaleur, pluie, agression...). Elle n'a pas donné lieu à une intervention des pompiers, parce que du coup elle était chez elle (= milieu protégé) et que dans l'énoncé de ses symptômes, il n'y a ni inconscience (= pas d'atteinte de la 1° fonction vitale), ni difficulté respiratoire (= pas d'atteinte de la 2° fonction vitale), ni difficulté circulatoire (= pas d'atteinte de la 3° fonction vitale). Accessoirement, il faut savoir que des personnes comme ça, on en a régulièrement qui saturent les centres d'appels principalement 15 et 18/112, mais aussi 17 des fois et cette histoire a du arriver des dizaines de fois en France, ça aurait largement pu m'arriver durant mes 2 périodes d'affectation en centre d'appel. Quand la même personne t'appelle plusieurs fois par jour tous les jours pendant des semaines, je dis bien plusieurs fois par jour, tous les jours pendant des semaines, tu finis par ne plus prendre au sérieux ce qu'elle te dit. Sauf qu'un jour, ben c'est sérieux. Ce jour là elle meure. D'habitude, personne n'en entends parler. Et un jour, un blogger pense tenir un scoop, ne prend pas la peine de recouper les infos, d'enquêter, de prendre l'avis des services concernés et met en ligne un enregistrement sans aucun élément de contexte. Et BFMTV tombe dessus. C'est le scandale médiatique pendant 15 jours. Sauf que d'après l'autopsie, cette dame à Strasbourg s'est auto-médicamentée avec des doses mortelles de paracétamol et n'aurai pas pu être sauvée. L'opératrice du SAMU a sauté parce que pour arranger la sauce, elle a demandé à la patiente d'appeler directement SOS médecin au lieu de rajouter un appel de plus dans la file d'attente interminable (jusqu'à +45 min d'attente, testé pour vous) de son médecin régulateur. On l'a tous fait un jour, pour essayer de désengorger la saturation des centres d'appels, ce jour là fallait pas. Est-ce que c'est ce que j'ai dis ? Non. J'ai dis que l'opératrice du SAMU a commis une faute en ne mettant pas Naomi dans la file d'attente du médecin régulateur. Mais que cette faute est induite par une volonté, louable à l'origine, de désengorger les files d'attente des appels au SAMU. Parce que dans la majorité des départements, il y a UN médecin régulateur qui doit classifier TOUS les appels. Donc non, tu n'as pas qu'à crever en étant tout seul chez toi. Maintenant, d'après des sources officieuses, parce que ça ne sera jamais dit officiellement, elle faisait partie de ces gens qui appelle régulièrement le 15 ou le 18 pour tout et n'importe quoi. Donc dans ce cadre là, oui, quand tu fais "chier" tout le mode pour rien de manière régulière, effectivement, le jour où il y a un problème, on ne te prend pas au sérieux. Mais ça, y'a un moment, faut assumer. Dans ces cas-là, il est vraisemblable que les personnes n'auraient pas appelé le 15 ou le 18 plusieurs fois pour rien dans les jours/semaines précédentes et auraient été prises au sérieux. Es-tu au courant que des secours ont été envoyés chez Naomi ? La plainte provient du fait qu'il y ait eu une heure de retard selon la famille entre le premier appel et l'envoi des secours. Sauf que dans la vraie vie, on n'envoie pas une ambulance en urgence à chaque personne qui se plaint de maux de ventre. Pourquoi ? Parce que pour la partie que je connais, on a, au mieux, 20 ambulances de secours d'urgence (= pompiers et samu) pour une agglomération de 500.000 habitants, la plupart du temps, c'est plutôt une 15aine. Si tu envoies une ambulance sur chaque personne appelant pour des maux de ventre en période hivernale, tu écluses tes 15 ambulances sur des gastro en moins d'une heure et tu n'as plus personne à envoyer pour l'arrêt cardiaque réel, l'accident du travail grave, l'accident de circulation avec incarcéré, etc... Les secours ne sont pas extensibles et recruter des fonctionnaires n'est ni populaire, ni incité par le gouvernement (pénalités si tu augmentes le nombre de fonctionnaire au delà de 1,5% par an même si c'est justifié). Pour te rassurer sur le fait d'envoyer quelqu'un vérifier dans le doute, 9 interventions sur 10 des ambulances de pompier ne sont pas justifiées par une urgence vitale. Conclusion, où que ce soit dans le monde, il n'est pas prudent de s'automédicamenter avec des doses mortelles irréparables (même en envoyant un SMUR dès le premier appel, Naomi serait morte quand même), encore plus quand tu appelles les secours pour rien régulièrement ... Mais sinon, oui, il n'est pas prudent de faire un malaise grave avec des symptômes de règles douloureuses banales tout seul chez soit, en France comme ailleurs. Tu crois quoi ? Qu'à travers un téléphone on peut faire un examen médical aussi poussé qu'aux urgences ? On n'est pas dans un film, c'est la vraie vie, moi quand je ne vais vraiment pas bien, si on ne me prend pas au sérieux au téléphone, je me fait emmener aux urgences par un proche. Ils étaient où tous les proches qui s'insurgent du délai d'une heure pour envoyer des secours ? Elle était identifiée comme dépressive, donc sa famille devait bien savoir qu'elle n'allait pas bien, ce n'était pas la première fois que les secours intervenaient chez elle. Pourquoi n'a-t-elle pas appelé quelqu'un de sa famille pour la conduire aux urgences ? Tous les pompiers pros des grandes villes avec de la misère sociale connaissent par cœur ces situations, y'a du monde pour parler au micro de BFMTV, mais auparavant quand t'es sur place et que tu demandes à la famille de venir s'occuper de sa fille/mère/soeur/cousine, tout le monde est soudain occupé 24h/24, du coup tu transportes aux urgences pour rien, juste parce que toute la famille s'en carre et tu satures les services d'urgence des hôpitaux avec des gens qui n'ont rien à y faire. Et après, une fois sur... je ne sais pas combien, en repassant plus tard, l'infirmière des urgences m'a dit "putain, la femme de la rue XXX que vous avez emmené ce matin, en fait elle est partie en réa dans l'après-midi c'était des symptômes bénins d'un truc grave". Le matin même, j'ai hésité à la transporter, lors de mon bilan au téléphone avec le médecin régulateur du SAMU il a aussi hésité à me la faire transporter et ça c'est terminé par un "bah, les urgences sont pas encombrées ce matin, transporte la". Je suis passé à rien d'être en une de BFMTV Désolé, mais ça c'est la vraie vie de tous les professionnels des urgences, ce n'est pas une science exacte. Je plussoie tout ce que tu dis, hormis l'histoire de l'autorisation du préfet pour changer de département qui est du flan, une excuse qu'on t'a servi, même il y a 11 ans. On fait ce qu'on veut avec nos véhicules en intervention, il n'y a pas besoin d'une autorisation du préfet et heureusement, toutes les ambulances pompiers du nord du département chez nous transportent au CHU de la métropole du département voisin, bien plus proche pour eux que les autres CH de chez nous. Je ne suis pas préfet et j'ai déjà autorisé depuis le CODIS une ambulance de chez nous à transporter dans un autre département bien plus loin que son CH de référence habituel, parce que la pathologie nécessitait un transport rapide vers ce département, plus adapté. Mais c'est vrai que la règle de base c'est que les pompiers transportent aux urgences du CH le plus proche pour une prise en charge médicale la plus rapide possible. S'il faut faire un transfert inter-hospitalier (TIH) pour emmener le patient dans un établissement plus spécialisé, ce n'est plus de notre ressort. Idem en dernier recours, tout se discute, j'ai eu fait des TIH pour arranger la sauce, faut pas être borné.
  13. Je plussoie tout ce que tu dis, hormis l'histoire de l'autorisation du préfet pour changer de département qui est du flanc, une excuse qu'on t'a servi, même il y a 11 ans. On fait ce qu'on veut avec nos véhicules en intervention, il n'y a pas besoin d'une autorisation du préfet et heureusement, toutes les ambulances pompiers du nord du département chez nous transportent au CHU de la métropole du département voisin bien plus proche que les autres CH de chez nous. Je ne suis pas préfet et j'ai déjà autorisé depuis le centre d'appel une ambulance de chez nous à transporter dans un autre département bien plus loin que son CH de référence habituel, parce que la pathologie nécessitait un transport rapide vers ce département, plus adapté.
  14. La forme est TOTALEMENT inappropriée et en contradiction avec TOUTES les procédures qu'on apprend durant les 4 semaines de formation dévolues uniquement à la prise d'appel, lorsqu’un pompier est affecté au centre de traitement de l'alerte. Mais c'est malheureusement une dérive professionnelle sur des agents en poste depuis très longtemps. Chez nous ils font entre 3 et 5 ans et après retournent sur le terrain pour la plupart. Mais c'est possible parce qu'ils ne sont pas que opérateur téléphonique, ils sont pompiers à la base. Une permanencière du SAMU n'a pas d'autres possibilités que de répondre au téléphone du SAMU. Elle n'est ni infirmière, ni ambulancière, ni médecin pour pouvoir la renvoyer sur le terrain. J'ai clairement dû recadrer plusieurs fois des opérateurs chez nous qui prenaient cette voie là par lassitude des cas soc' ou des gens qui te prennent vraiment pour un con au téléphone. Le problème est que tout est enregistré sur toutes les lignes téléphoniques des centres d'appel. Mais si tu mettais un enregistreur dans les ambulances/camion de pompier/voiture de police sur le terrain, tu ne serais pas déçu par ce qui s'y dit. De la même manière qu'enregistrer les conversations de deux opérateurs sur une ligne de production en l'absence du chef d'atelier, ne correspond pas toujours à l'image de marque de l'entreprise. Sauf que là, ce sont des secours et qu'ils sont enregistrés. Mauvaise pioche, mais il y a malheureusement autant de garagistes mal-aimable que de pompiers ou d'hospitaliers mal-aimables. Et pour tout te dire, il m'est arrivé de me faire jeter (verbalement) d'un appartement par le mari de la "victime" qui jouait un peu trop ouvertement la blessée grave, alors qu'elle voulait juste qu'on l'emmène à l'hôpital pour se faire retirer des points. J'ai commencé à jouer le même jeu qu'elle de foutage de gueule, alors que clairement ce n'était pas approprié, même si elle n'avait rien, médicalement parlant. Je n'aurai pas dû. Maintenant à la douzième ambulance de la journée où le cas le plus grave avait dû être un ongle incarné, tu finis par saturer. C'est pas bien, faut pas, mais tu n'es pas une machine, tu restes un humain.
  15. Mais sinon, oui, il n'est pas prudent de faire un malaise grave avec des symptômes de règles douloureuses banales tout seul chez soit, en France comme ailleurs. Tu crois quoi ? Qu'à travers un téléphone on peut faire un examen médical aussi poussé qu'aux urgences ? On n'est pas dans un film, c'est la vraie vie, moi quand je ne vais vraiment pas bien, si on ne me prend pas au sérieux au téléphone, je me fait emmener aux urgences par un proche. Ils étaient où tous les proches qui s'insurgent du délai d'une heure pour envoyer des secours ? Elle était identifiée comme dépressive, donc sa famille devait bien savoir qu'elle n'allait pas bien, ce n'était pas la première fois que les secours intervenaient chez elle. Pourquoi n'a-t-elle pas appelé quelqu'un de sa famille pour la conduire aux urgences ? Tous les pompiers pros des grandes villes avec de la misère sociale connaissent par cœur ces situations, y'a du monde pour parler au micro de BFMTV, mais auparavant quand t'es sur place et que tu demandes à la famille de venir s'occuper de sa fille/mère/soeur/cousine, tout le monde est soudain occupé 24h/24, du coup tu transportes aux urgences pour rien, juste parce que toute la famille s'en carre et tu satures les services d'urgence des hôpitaux avec des gens qui n'ont rien à y faire. Et après, une fois sur... je ne sais pas combien, en repassant plus tard, l'infirmière des urgences m'a dit "putain, la femme de la rue XXX que vous avez emmené ce matin, en fait elle est partie en réa dans l'après-midi c'était des symptômes bénins d'un truc grave". Le matin même, j'ai hésité à la transporter, lors de mon bilan au téléphone avec le médecin régulateur du SAMU il a aussi hésité à me la faire transporter et ça c'est terminé par un "bah, les urgences sont pas encombrées ce matin, transporte la". Je suis passé à rien d'être en une de BFMTV Désolé, mais ça c'est la vraie vie de tous les professionnels des urgences, ce n'est pas une science exacte.
  16. Est-ce que c'est ce que j'ai dis ? Non. J'ai dis que l'opératrice du SAMU a commis une faute en ne mettant pas Naomi dans la file d'attente du médecin régulateur. Mais que cette faute est induite par une volonté, louable à l'origine, de désengorger les files d'attente des appels au SAMU. Parce que dans la majorité des départements, il y a UN médecin régulateur qui doit classifier TOUS les appels. Donc non, tu n'as pas qu'à crever en étant tout seul chez toi. Maintenant, d'après des sources officieuses, parce que ça ne sera jamais dit officiellement, elle faisait partie de ces gens qui appelle régulièrement le 15 ou le 18 pour tout et n'importe quoi. Donc dans ce cadre là, oui, quand tu fais "chier" tout le mode pour rien de manière régulière, effectivement, le jour où il y a un problème, on ne te prend pas au sérieux. Mais ça, y'a un moment, faut assumer. Dans ces cas-là, il est vraisemblable que les personnes n'auraient pas appelé le 15 ou le 18 plusieurs fois pour rien dans les jours/semaines précédentes et auraient été prises au sérieux. Es-tu au courant que des secours ont été envoyés chez Naomi ? La plainte provient du fait qu'il y ait eu une heure de retard selon la famille entre le premier appel et l'envoi des secours. Sauf que dans la vraie vie, on n'envoie pas une ambulance en urgence à chaque personne qui se plaint de maux de ventre. Pourquoi ? Parce que pour la partie que je connais, on a, au mieux, 20 ambulances de secours d'urgence (= pompiers et samu) pour une agglomération de 500.000 habitants, la plupart du temps, c'est plutôt une 15aine. Si tu envoies une ambulance sur chaque personne appelant pour des maux de ventre en période hivernale, tu écluses tes 15 ambulances sur des gastro en moins d'une heure et tu n'as plus personne à envoyer pour l'arrêt cardiaque réel, l'accident du travail grave, l'accident de circulation avec incarcéré, etc... Les secours ne sont pas extensibles et recruter des fonctionnaires n'est ni populaire, ni incité par le gouvernement (pénalités si tu augmentes le nombre de fonctionnaire au delà de 1,5% par an même si c'est justifié). Pour te rassurer sur le fait d'envoyer quelqu'un vérifier dans le doute, 9 interventions sur 10 des ambulances de pompier ne sont pas justifiées par une urgence vitale. Conclusion, où que ce soit dans le monde, il n'est pas prudent de s'automédicamenter avec des doses mortelles irréparables (même en envoyant un SMUR dès le premier appel, Naomi serait morte quand même), encore plus quand tu appelles les secours pour rien régulièrement ...
  17. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin, mauvaise pioche. Ce que personne n'a compris, journalistes (de m....) en premiers, c'est que l'appel est transféré au SAMU 67 par les pompiers du Bas-Rhin qui l'ont reçu au départ : A 4 secondes dans l'enregistrement on entend le répondeur qui dit "accueil SAMU du CTA, ne quittez pas, le permanencier du SAMU 67 va vous répondre" CTA = Centre de Traitement de l'Alerte... des sapeurs-pompiers, le 18 et le 112. C'est donc une ligne dédiée entre le CTA (18/112) du SDIS 67 et le CRRA (15) du SAMU 67. Si ça avait été un appel direct d'un particulier au CRRA 15, le répondeur aurait dit "SAMU 67 bonjour, merci de préparer votre nom, votre adresse et le motif de votre appel, ne quittez pas, nous allons vous répondre" CRRA = Centre de Réception et de Régulation des Appels... du samu, le 15. A 24" dans l'enregistrement on entend très clairement l'échange des deux opératrices qui commence comme ça Le SAMU... Ouais le CTA pour un nouveau dossier T'as été voir un médecin ? ... Moi ? Oui Mmm non ! Haha, je te charrie, dis moi, donne moi le numéro de téléphone... Non mais la dame que j'ai au bout du fil, blablabla, etc... Tout ce que j'ai mis en rouge, c'est l'opératrice du CTA, donc une pompier(e) qui le dit. Tout ce que j'ai mis en bleu c'est l'opératrice du SAMU qui le dit, qui elle va commettre une faute. L'appel a donc été reçu sur le 18 ou le 112, traité par une opératrice pompier et identifié, à juste titre, comme n'étant pas un cas de prompt secours permettant le déclenchement d'une ambulance pompier (= VSAV) SANS régulation médicale au titre de la convention 15/18 (voir ci-dessous). Après... L'opératrice du SAMU, n'a pas fait réguler l'appel par le médecin régulateur du SAMU et c'est là son unique faute (hormis le manque de courtoisie à l'égard de la personne, j'y reviendrais). Je ne suis pas certain que le médecin aurait, lui, détecté une urgence vitale, mais ça, c'est la glorieuse incertitude de la régulation médicale par téléphone. Seulement l'opératrice du SAMU n'avait pas à prendre sur elle de dire à la patiente d'appeler directement SOS médecin. Partout en France il y a des conventions 15/18 qui disent en substance que si une des trois fonctions vitales n'est pas atteinte (Conscience, ventilation, circulation), c'est régulation OBLIGATOIRE par le samu AVANT tout départ de secours quel qu'il soit (pompier, samu, ambulance privée, sos médecin...). Il y a des amendements à ces conventions qui disent elles aussi en substance, que si la victime n'est pas dans un endroit protégé (= elle est sur la voie publique), alors l'intervention des pompiers est POSSIBLE sans régulation médicale PREALABLE s'il est jugé au 18 que le cas de la personne peut s'aggraver du fait de son exposition sur la voie publique (froid, chaleur, pluie, agression...). Elle n'a pas donné lieu à une intervention des pompiers, parce que du coup elle était chez elle (= milieu protégé) et que dans l'énoncé de ses symptômes, il n'y a ni inconscience (= pas d'atteinte de la 1° fonction vitale), ni difficulté respiratoire (= pas d'atteinte de la 2° fonction vitale), ni difficulté circulatoire (= pas d'atteinte de la 3° fonction vitale). Accessoirement, il faut savoir que des personnes comme ça, on en a régulièrement qui saturent les centres d'appels principalement 15 et 18/112, mais aussi 17 des fois et cette histoire a du arriver des dizaines de fois en France, ça aurait largement pu m'arriver durant mes 2 périodes d'affectation en centre d'appel. Quand la même personne t'appelle plusieurs fois par jour tous les jours pendant des semaines, je dis bien plusieurs fois par jour, tous les jours pendant des semaines, tu finis par ne plus prendre au sérieux ce qu'elle te dit. Sauf qu'un jour, ben c'est sérieux. Ce jour là elle meure. D'habitude, personne n'en entends parler. Et un jour, un blogger pense tenir un scoop, ne prend pas la peine de recouper les infos, d'enquêter, de prendre l'avis des services concernés et met en ligne un enregistrement sans aucun élément de contexte. Et BFMTV tombe dessus. C'est le scandale médiatique pendant 15 jours. Sauf que d'après l'autopsie, cette dame à Strasbourg s'est auto-médicamentée avec des doses mortelles de paracétamol et n'aurai pas pu être sauvée. L'opératrice du SAMU a sauté parce que pour arranger la sauce, elle a demandé à la patiente d'appeler directement SOS médecin au lieu de rajouter un appel de plus dans la file d'attente interminable (jusqu'à +45 min d'attente, testé pour vous) de son médecin régulateur. On l'a tous fait un jour, pour essayer de désengorger la saturation des centres d'appels, ce jour là fallait pas.
  18. Ok, merci. Du coup pour les histoires de livraisons de Rafale indiens qui restaient en France pour former les pilotes indiens, bah c'était pas complètement livrés en fait
  19. Teenytoon

    L'Inde

    4000 km d'Avord (seule base des awacs français). Déploiement du PAN CDG à une distance > 4000 km à vol d'oiseau : Héraklès 2001/2002 (océan indien) Agapanthe 2004 / 2006 / 2007 / 2010-2011 (océan indien) Bois belleau 2013-2014 (océan indien et golfe arabo-persique) Arromanches 2015 / 2016 / 2017 (océan indien et golfe arabo-persique) Clémenceau 2019 / 2021 (mer rouge, océan indien, golfe arabo-persique, golfe du Bengale, Singapour) https://www.irsem.fr/data/files/irsem/documents/document/file/2687/CB_3053.pdf Accessoirement tous les territoires ultra-marins français sont à une distance > 4000 km. Ca peut, notamment en élément précurseur avant l'arrivée d'une BAP de l'armée de l'air comme en Jordanie. Le GAN c'est 1000 km / 24h partout où la navigation le permet sans demander d'autorisation à qui que ce soit. Ca ne change pas le besoin d'un AEW comme les Hawkeye. Chaque GAN doit être autonome, on ne va pas demander à un GAN US de nous envoyer ses Hawkeye pour couvrir notre GAN. L'AAE française a 4 AWACS. Si elle doit assurer la couverture du GAN, c'est minimum 2 AWACS pour se relayer au dessus du théâtre d'opération du GAN, voir 3. Avec les périodes d'entretien, de formation, etc... c'est quasiment 100 % de la flotte AWACS qui serait dédiée au GAN. Les deux armées employant des avions de combat n'ont pas les mêmes capacités, pas les mêmes avantages, pas les mêmes inconvénients. Bref, pas le même usage : L'aéronavale, format très compact, une trentaine de chasseurs maxi avec trois avions de guet sur une base flottante libre d'aller où bon lui semble, bien au delà de 4000 km de la France ou de ses bases. L'armée de l'air, la cavalerie avec tous ses appuis, nombreuse, robuste, capable d'élongations immenses mais limitées dans le temps, à moins de négociations pour utiliser des bases aériennes étrangères et donc soumis à changement d'avis des autorités étrangères.
  20. Entre le tweet ci-dessus et celui ci-dessous, (photos du même Phénix 044 embarquant des personnels et faisant du ravitaillement) doit-on comprendre qu'un Phénix peut faire en même temps du transport de passagers ET du ravitaillement en vol ? Question subsidiaire : Dans ce cas peut-on demander, en acquittant le prix du siège, à voyage sur Air Phénix pour assister en direct au ravitaillement d'une paire de Rafale en bout d'aile ?
  21. Ok. Donc pour toi, les avions ne sont pas nécessairement livrés beaucoup en avance du vol de convoyage ? Ou a tout le moins on n'en sait rien, alors que le vol de convoyage en Grèce par des pilotes grecs acte forcément la livraison ? En résumé, on ne connait pas la date de livraison, mais ils seront forcément considérés comme livrés pour être emmené en Grèce.
  22. Teenytoon

    Luftwaffe

    Hyper intéressant rétrospectivement ! Merci
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