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Tout ce qui a été posté par LetMePickThat

  1. Le SAMP/T qui a été livré l'a forcément été au dernier standard logiciel et matériel, qui date de 2021. Pour les NASAMS, j'imagine qu'il y a des mises à jour également. J'avais été assez impressionné de la qualité des interfaces du NASAMS 2 présenté à Telemark 2022. Il n'y a pas que le missile. Le TRML-4D est un radar robuste, assez performant, et la conduite de tir est - de ce qu'on en dit - très bien pensée niveau IHM et habitabilité.
  2. La Thaïlande sort sa batterie VL MICA pour s'opposer au Cambodge.
  3. Le système a démontré d'excellentes performances en Ukraine, c'est récompensé par ce flot de commandes.
  4. Singapour n'a pas acheté l'ARABEL, le système prend ses informations de conduite de tir depuis le maillage de radars américains installés sur les hauteurs de la ville (des FPS-117, possiblement replacés par des TPY-4 dans un futur plus ou moins proche). Ils n'ont pas non plus le module d'engagement, vu qu'ils n'ont pas de contraintes de mobilité "système". Les consoles de tir sont bunkerisées, et la LRM passe par des antennes dédiées montées sur des camions spécifiques qu'on voit sur certaines photos. Le système n'utilise pas non plus les mêmes radios que les versions francaise et italienne, d'où le mat différent sur le lanceur. https://www.defensenews.com/land/2018/03/29/singapore-confirms-delivery-of-aster-30-missile-with-video-post/ Le contrat portait sur 200 missiles et deux systèmes, mais on n'a pas le détail de la composition desdits systèmes au-delà du fait qu'il n'y a pas d'ARABEL et de ME. A vue de nez, mais c'est une estimation personnelle basée sur rien de tangible, j'imagine qu'ils ont une trentaines de MLT, peut-être quinze MRT, trois ou quatre véhicules LRM.
  5. APOD : Air Port of Debarkation, SPOD: Sea Port of Debarkation. Je n'ai jamais vu l'acronyme ZAD dans ce contexte, même les documents français parlent d'APOD/SPOD. En revanche, PIV est du bon franco-français bien de chez nous, c'est un Point d'Importance Vitale. C'est du français car interministériel, et employé par les gendarmes, la police, les pompiers, les préfectures, etc. Pour tous les acronymes OTANiens, il y a l'AAP-15: Disponible ici au téléchargement
  6. Remarque générale. La LPM prévoit 8 systèmes SAMP/T NG. Il y a la possibilité d'en commander jusqu'à 12. On prévoit aussi d'avoir du VL MICA, possiblement du RapidFire, mais rien d'autre pour l'instant.
  7. Il y a des concepts exploratoires, et ça marche très, très mal pour des avions aujourd'hui en environnement opérationnel à moyenne ou longue portée. Les signaux qui peuvent être utilisés ne sont pas pléthore, la précision est médiocre (et ne permet pas le guidage d'intercepteurs). On peut parfois trouver dans l'environnement EM externe une perturbation quand on sait où chercher parce qu'un autre système a détecté un avion, mais on est à des années-lumière de pouvoir dire qu'il y a un avion en se basant sur ces perturbations. En revanche, le passif marche plutôt pas trop mal pour les drones en milieu urbain, vu la densité du champs EM en ville et le fait que les antennes sont globalement fixes. Ca marche aussi à la marge pour de la très courte portée contre avions dans un milieu EM bien connu (par exemple, la solution Twinvis est intéressante à proximité d'un terrain aéro, et des expérimentations sont en cours pour en doter l'IRIS-T pour de la pré-alerte courte portée. Pour comparer, on avait très probablement une meilleure précision de suivi sur les B-2 avec Nostradamus en 1999 qu'avec de la poursuite passive aujourd'hui. Les méthodes anti furtivité, on en connait déjà quelques une qui fonctionnent, à commencer par les radars HF, VHF et UHF (à la marge).
  8. Avant 2022, tout le monde se fichait du sol-air. Maintenant, on s'aperçoit qu'on ne peut rien faire sans car nos beaux Rafale et nos belles FREMM sont inutiles sans pistes et sans jetées. Même parmi les passionnés de défense, qui ont généralement une vision moins contrainte budgétairement et politiquement que les responsables, le sol-air a été un beau trou noir. Par exemple, le fil Rafale sur Air Défense, c'est 57 000 réponses depuis 16 ans (3500 réponses par an). Le fil SCAF, c'est 9200 réponses en quatre (2300 réponses par an), et le fil SAMP/T, SAMP/T NG et autres sol-air moyenne longue portée, c'est 2900 réponses en vingt ans (290 messages par an), et je suis prêt à parier que la majorité de ces messages date d'après le début de l'invasion russe en Ukraine. Bref, les gens qui se réveillent aujourd'hui, qu'ils soient politiques, militaires ou simples quidams, se fichaient complètement du sol-air depuis des décennies avant que 2022 n'arrive. Aujourd'hui, on s'aperçoit que l'utilisation de toutes nos capacités militaires sans exception est contrainte par notre aptitude à ne pas ramasser continuellement des missiles adverses sur nos installations, mais c'est un peu tard. Même les armées montées sur le modèle soviétique largement centré sur le sol-air comme l'AFU ou les FAFR galèrent à se protéger efficacement, alors qu'elles ont des densités de systèmes et une expertise à tous les échelons qu'on ne peut qu'envier. Même constat pour Israël, qui tire la langue alors qu'ils ont en stock huit ou dix fois le nombre de systèmes dont nous disposons. Les contextes ne sont pas comparables, évidemment, mais dans une hypothèse de haute intensité où l'ennemi n'hésitera pas à tirer du conventionnel sur nos villes (sauce Kiev, on le rappelle), ça fera bizarre avec nos huit (allez, soyons optimistes, douze) systèmes moyenne portée. C'est dans le panel de missions, c'est ce qu'on appelle la protection APOD/SPOD et des PIV.
  9. Non, c'est beaucoup plus prosaïque que ça. Les EDSA sont placés sur les BAVN pour empêcher des frappes (conventionnelles ou pas) sur les composants de notre propre force nucléaire aéroportée. Les trois BAVN disposent à ce titre de leur EDSA, plus un supplémentaire à Mont-de-Marsan pour les expérimentations du CEAM. Les sections dédiées à la protection des BAVN ne feraient pas autre chose pendant un conflit, elles seraient sanctuarisées pour cette mission seule avec leur complément de munitions (sachant qu'une BAVN est aussi une BA, protéger les FAS revient à protéger l'outil de combat conventionnel aussi). Le corps de bataille n'a pas le droit à la totalité (ni même la majorité) des sections sol-air de l'AAE. Oui, parce que le format est bancal. Vu les missions, il faudrait une quinzaine de sections minimum, pas huit. Au vu des difficultés à aligner les moyens, la protection du volet nucléaire et la création de zones sécurisées depuis lesquelles les FAS peuvent mettre en œuvre le raid nucléaire est la mission prioritaire du sol-air AAE.
  10. Trois systèmes complets ! L'AN/MPQ-53/65 ne couvre lui aussi que de 90° à 120° selon les modes de veille. Le LTAMDS corrige partiellement ce problème, mais est absolument hors de prix et traverse actuellement des problèmes de développement.
  11. Le SEAD ne cible effectivement pas les MANPADS. SEADer/DEADer les systemes mobiles tactiques (SA-8/15/22) est déjà un enfer. Et, pour SEADer/DEADer, il faut savoir que la menace est dans le coin et disposer d'un armement adéquat. C'est rarement le cas pour du MANPADS. On peut SEADer avec de l'ARM. C'est d'ailleurs souvent ce qui est fait pour les COMAO, avec un package SEAD qui force les systèmes à couper les radars pour se protéger, sans forcément chercher à détruire les SAM derrière. Pour l'USAF, c'est le rôle du F-16CJ, qui est un porteur ARM décrit comme "optimized for the suppression of enemy air defenses (SEAD) and destruction of enemy air defenses (DEAD)". On peut aussi DEADer avec autre chose que de l'ARM, comme par exemple des armements saturants (SDB, SPEAR, SmartCruiser - d'où l'existence du SPEAR EW), du missile de croisière furtif (JASSM, SCALP), voir des missiles air-sol ou des bombes propulsées classiques (AASM, AGM-130). On a des exemples de missions DEAD réelles menées à l'APKWS, et la doctrine SEAD OTAN pour les systèmes les plus lourds prévoit même l'emploi d'artillerie et de frappes de missiles balistiques tactiques pour occuper les systèmes et/ou les forcer à bouger (voir à ce sujet l'AJP 3.3 - Allied Joint Doctrine for Air and Space Operations, et le CIEA 3.4.6 SEAD). Les derniers travaux parlent même de SEAD (y compris létale) à base de cyberattaques et d'armes à effet dirigé. La principale différence entre le SEAD et le DEAD n'est pas matérielle mais d'objectif. Une mission SEAD est souvent un enabler pour une COMAO ou un package qui ne vise pas spécifiquement une capacité sol-air, là ou une mission DEAD a pour but unique de casser les SAM adverses. Une SEAD se joue pour permettre à une autre mission de s'accomplir, alors que le DEAD est la mission. Évidemment, si le SEAD tape les systèmes, c'est encore mieux, mais ce n'est pas obligatoire. Doctrinalement parlant, la DEAD est une sous-variante de la SEAD. Dans les années 1980, oui. Ça fait longtemps que les SAM n'allument plus sous menace ARM, et qu'on tire sur piste externe. Les Serbes faisaient déjà ça il y a 30 ans avec des systèmes non-équipés de liaisons de donnée, et la coalition n'a jamais réussi à les neutraliser. D'où la doctrine qui prévoit des effecteurs anti-radar classiques couplés avec des moyens qui ne nécessitent pas d'émission ennemie pour le guidage, l'IADS devant alors faire un choix entre allumer et manger des ARM, ou ne pas allumer et manger des ATACMS ou des Tomahawk. On ne SEAD pas des systemes IR mobiles. En tout cas, pas avec les moyens cinétiques et EM conventionnels. La seule SEAD qu'on peut envisager contre les MANPADS, c'est la SEAD étendue, qui vise les lignes logistiques arrières, la production industrielle, etc.
  12. L'arbitrage de ce qui appartient ou pas au volet dissuasion est bel et bien tranché, il y a de la doctrine kilométrique sur le sujet. Les EDSA sont placés spécifiquement sur les BAVN, et sont un prérequis à l'existence même d'une capacité nucléaire sur une base (ce qui a des implications marrantes pour Luxeuil, d'ailleurs). A l'inverse, les EP sont présents sur toutes les bases et ne font pas partie du volet dissuasion. La raison à cela est relativement simple: un ennemi qui s'inquiète d'une éventuelle frappe nucléaire française sur son sol peut monter rapidement un raid contre lequel le sol-air est la seule protection (Kh-22/32, Zirkon dans un futur proche, Kh-47M2...). Évidemment l'option commando est aussi possible, mais ça demande plus de temps et de préparation, et c'est plus compliqué à mettre en oeuvre. Et, de toute façon, les EP sont là, BAVN ou pas. Dans ce cas, un autre argument: le SAMP/T est moins cher que le Patriot, et basculer sur des systèmes étrangers ne permettrait pas du tout de densifier la capacité. Le moins coûteux aujourd'hui reste de poursuivre avec le SAMP/T NG, qui permet d'offrir non seulement un prix par batterie neuve plus faible qu'un système Patriot PAC-3 de capacité équivalente, mais également de moderniser nos batteries SAMP/T actuelles pour un coût encore plus faible. Il n'y a aucune raison, capacitaire ou budgétaire, d'aller chercher du Patriot, du David's Sling, ou l'un ou l'autre de la poignée de systèmes de performance comparable. Pour donner des chiffres: la Suisse a payé 2,2 milliards de dollars pour cinq FCU, cinq groupes lanceurs et 70 PAC-2. Elle a ensuite payé 700 millions pour 72 PAC-3 MSE et du spare pour ses batteries. En comparaison, la totalité du programme SAMP/T depuis 1995, c'est 3,3 milliards d'euros, qui couvrent les phases 1, 2 et 3, donc de la R&D jusqu'à la livraison des huit systèmes français et des cinq systèmes italiens. Évidemment, il faut aussi prendre en compte le fait que les développements consentis au titre du programme SAMP/T ont permis d'économiser sur les autres programmes FSAF (PAAMS CdG, Horizon, FREMM, FDI) du fait d'une plus grosse ventilation des frais communs, et que le SAMP/T a également rapporté de l'argent sur le marché international avec la vente de deux batteries SAMP/T hybridées et 200 missiles à Singapour pour 650 millions d'euros.
  13. Donc, parce que la MN est vulnérable à des pressions US, l'AAE doit faire les mêmes choix et s'exposer aussi ? Ce n'est pas parce qu'il existe des failles dans le tissu industriel de certains volets de la dissuasion que cela doit servir d'exemple. Nous ne sommes pas dans une course au moins-disant. S'il y a des choix à faire sur l'abandon de certaines capacités - ce dont je suis aussi convaincu - il y a bien plus logique à couper que tout ce qui touche de près ou de loin à la dissuasion. Surtout que le sol-air n'est pas un gros poste de dépense rapporté aux coûts de dotation d'autres équipements. Si la DSA française est aujourd'hui échantillonaire dans toutes les armées...c'est qu'elle a déjà fait les frais d'un choix capacitaire douteux, pas qu'elle est inabordable (et vu les prix du Patriot sur les AO internationaux, on n'est pas prêts d'économiser en se tournant vers ce système au détriment du SAMP/T NG).
  14. À ceci près que nous étions en capacité de maintenir à peu près correctement le 707, que les systèmes dédiés à la mission nucléaire sur les deux plateformes sont franco-français, et que le ravitailleur est désormais français. La différence entre le sol-air et les enablers aéros, c'est que si demain les US ne veulent pas nous accorder une FMS pour se refaire un stock de PAC-3 MSE pour nos Patriot flambants neufs, on l'a dans l'os. Le sol-air nécessite structurellement des échanges logistiques lourds entre l'utilisateur et l'industriel pour maintenir une capacité opérationnelle, là où un avion en inventaire est disponible, surtout s'il est basé sur une plateforme civile. https://www.defensenews.com/global/europe/2025/07/17/us-diverts-patriot-systems-from-switzerland-to-ukraine/ Pour être complet, il existera dans le futur une chaine de production PAC-2 en Europe. Hâte de voir passer des demandes de budget pour l'achat de GEM+ allemands pour armer les systèmes qui couvrent les BAVN. Pas certain que ce soit ce que le politique entende quand il parle de dimension européenne de la dissuasion française.
  15. ...reste à savoir si on répondra à une salve de dix ou vingt IRBM conventionnels avec 300 kilotonnes d'ASMP. J'ai mon avis sur la question. La DSA de l'AAE est une composante de la dissuasion et, à ce titre, ne peut reposer sur une solution technique étrangère.
  16. Et cette différence de philosophie se traduit directement par des ambitions capacitaires différentes. Le GCAP, c'est un avion. Le SCAF, c'est un ensemble de systèmes. Et je suis certain que les personnels militaires anglais sont bien conscients du delta entre les deux programmes, et du fait que la justification du GCAP est industrielle avant d'être opérationnelle.
  17. Ça dépend, à quel point veux-tu être en mesure de taper les IADS complexes chinois ou russes futurs basés sur des versions améliorées du S-400/500, appuyées par des CAP de Su-35/J-1X (voir Su-57 ou J-20 ou si tu n'as pas de chance)? Les américains mettent aujourd'hui en oeuvre l'AARGM-ER de 300km de portée, et travaillent sur des armements SEAD/DEAD portant encore plus loin.
  18. Je ne pense pas que commander des stocks soit utile en soi si on n'augmente pas en parallèle la capacité de production. Si on commande 1000 missiles aujourd'hui, on monopolise juste la chaîne pour trois ans au détriment des autres livraisons (nationales et autres). En plus de ça, commander autant de missiles pose des questions très pragmatiques de durée de vie (il faudrait les tirer avant une date butoire, ou les renvoyer pour retrofit chez l'industriel ce qui mobiliserait...des capacités de production), et il faudrait trouver physiquement l'endroit où les mettre (les dépôts de munitions ne sont pas agrandissables à l'infini).
  19. Toujours pour tracer des parallèles, RTX vise une production de 650 PAC-3 MSE en 2026, et les différents industriels fabricant le PAC-2 ont pour objectif commun une production totale de PAC-2 GEM+ de 110 missiles par mois à partir de mi-2027. Autrement dit, à partir de 2027, les missiles du Patriot, qui ne sont pas employés sur des navires et peuvent être intégralement alloués à des batteries sol-iar, seront produits à environ 1850 exemplaires par an. La production aujourd'hui est de 500 MSE par an, 240 GEM+ aux Etats-Unis, et MBDA Allemagne devrait commencer à livrer les premiers GEM+ des 1000 commandés à COMLOG JV en septembre 2026.
  20. Et ça, c'est sans compter les recharges, et en prenant en compte des sections à quatre lanceurs. Sur le format actuel, il faut rajouter 2x MLT par section, soit 80 missiles par an pour les recharges "terrain" de cinq sections, et il y a en plus du stock temps long dans les différents dépôts de munitions. Cinq sections à quatre MLT et deux MRT, c'est 240 missiles sans réserve de temps long. Si on prend des sections format italien, qui me semble plus crédible à l'export, c'est six MLT et trois MRT, soit 360 missiles hors réserves temps long. Après, il faut rajouter les besoins de recomplément pour tirs opérationnels (Mer Rouge) et d'exercices nationaux (Île du Levant, Biscarosse) ou étrangers (tous les clients Aster tirent pour s'entrainer et ont besoin de renouveler leurs stocks). C'est une décision politique, ce n'est pas aux militaires de fixer les jalons programmatiques et les budgets. Pour ce qui est des moyens, ils sont certes en train d'augmenter mais le gros de la dépense ne se fait pas sur le sol-air. Le programme NG actuel prévoit huit sections financées, avec une option non-exercée pour quatre de plus. C'est globalement le chiffre qui était prévu au début des années 2000 pour le programme SAMP/T, chiffre qui était insuffisant. Pour comparer, les inventaires ukrainiens au debut de la guerre étaient d'environ 200 FCU S-300PS/PT/V, épaulées par environ 300 lanceurs. Il faut rajouter à ça quelques 150 TELAR SA-11 répartis dans une cinquantaine de batteries. Malgré ça, l'Ukraine a ramassé niveau frappes aériennes. Les allemands ont ensuite donné 16 batteries IRIS-T entre 2024 et 2025 (~30 lanceurs SLM, ~10 lanceurs SLS), le reste des alliés a donné 8 batteries Patriot (~36 lanceurs) et 12 NASAMS (~30 lanceurs) les italiens et les Français deux batteries SAMP/T (~10 lanceurs)... Et malgré ça les Ukrainiens sont encore courts. A côté, 12 sections SAMP/T NG, c'est 48 lanceurs. 8 sections, 32 lanceurs.
  21. Si tu me trouves six ou sept milliards d'euros pour financer une 15aine de batteries françaises (plus les italiens), je serai le premier à défendre ton idée de seconde chaine de production. Vu les commandes actuelles...
  22. Douze. Six pour le 402e Régiment d'Artillerie, en remplacement du HAWK, et six pour l'Armée de l'Air (qui n'a pas eu le temps de finir les travaux organisationnels). Coupes budgétaires oblige, on est passé à huit systèmes dans l'Armée de l'Air.
  23. Je vois ton commentaire sur le Rafale, il faut bien voir que les deux situations ne sont pas comparables. Le Rafale, c'est des centaines d'exemplaires poussées par un fort soutien politique à l'export, au moins trois modernisations majeures depuis son entrée en service conduisant à des retours en usine et des commandes supplémentaires, et un budget colossal. Le SAMP/T, c'est 13 exemplaires en tout et pour tout (plus le système hybride Singapourien), un soutien politique à la marge quand on se souvient que ce produit existe en catalogue, une seule modernisation partielle depuis l'entrée en service et un budget de l'ordre de 3 milliards d'euros répartis sur trente ans. Et, là où il y avait le 2000-5F et le 2000D, le sol-air de l'Armée de l'Air n'avait rien sur le segment du SAMP/T: il n'y avait pas de matériel à "faire durer" en attendant des livraisons étalées.
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