-
Compteur de contenus
12 739 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
112
Tout ce qui a été posté par DEFA550
-
C'est une façon élégante d'expliquer un manque d'anticipation. Ce n'est pas la chute du mur de Berlin qui a créé le problème Tornado qu'ils ont aujourd'hui. Gouverner, c'est prévoir.
-
Ils ont acheté un appareil qui fait tourner leurs usines. Sauf qu'il ne répond pas totalement à leurs besoins, que ça leur a coûté un bras et que les évolutions coûtent le bras qui reste. Pendant ce temps, chez les gaulois, l'appareil acheté fait tourner les usines et répond aux besoins sans coûter plus cher que prévu. Alors je ne sais pas s'il y a de l'arrogance ou l'idée d'être indispensable chez ces gaulois, mais il est évident que les autres ont pêché par excès de confiance pour finalement étaler au grand jour leurs incompétences. Ils se retrouvent aujourd'hui toujours au même point : en retrait derrière un voisin trop encombrant parce qu'il montre l'ampleur du désastre. Bref, ravale ton orgueil. Il est vraiment mal placé.
-
Je ne juge pas, je n'ai pas les éléments pour ça, mais j'ai l'impression que cette photo cherche à me faire avaler une couleuvre. Les propulseurs explosés, ça me dérange. Ne pas voir quelques débris, en dehors de la partie arrière (présentée comme telle), ça me dérange. L'absence de charge militaire pour le R73 alors qu'on l'a (apparemment) pour le R77, ça me dérange. Les sous-ensemble séparés proprement alors que le reste du missile est vaporisé, ça me dérange. Par comparaison, les deux autres missiles complets et quasiment intacts, ça me dérange.
-
Ils disent que ça vient de l'épave, ce qui n'est pas tout à fait pareil. En réalité on ne sait pas d'où viennent tous ces morceaux, ni s'ils sont correctement appairés, ni si les trucs tordus et noircis sont ce qu'ils prétendent être. Le puzzle des deux missiles de droite ne me satisfait pas.
-
Avec un égo aussi démesuré, je comprends mieux les relents xénophobes...
-
Rien de spécial là-dedans, et s'il parle de ça il oublie juste un truc : ça ne marche plus quand le missile n'est plus accroché à l'avion.
-
Même pas en rêve. Pas vraiment. Pour moi les deux missiles incomplets ont en partie cramé avec l'épave. Un fonctionnement normal (tir) n'explique pas pourquoi l'enveloppe du propulseur est fondue/explosée, ni pourquoi l'autodirecteur est en si bon état (séparation propre). Les morceaux à peu près intacts ont probablement été arrachés à l'impact, et ce qui est resté accroché à l'épave a brûlé.
-
Ce sont des "macro-sujets", des concepts généraux, bref ça ratisse très large. Par exemple la furtivité peut très bien être une réponse partielle au deuxième point (Lethality)
-
Ce n'est pas un problème de supercroisière, c'est un problème de fanboys. Tout le monde veut sa petite exclusivité et ajoute donc des critères dans la définition de base, qui est et reste la capacité à voler en supersonique sans la PC. On se pose la question pour le F-35 parce qu'au bout d'un moment plus ou moins long, et sans rien changer, il se retrouverait en transsonique puis rapidement subsonique, ce qui lui conférerait uniquement une capacité de supercroisière transitoire, juste parce qu'il a pris assez d'élan pour tenir quelques minutes. Les autres, ça peut durer tant qu'il y a du pétrole à bord.
-
Il faudrait déjà savoir si c'était vraiment un atterrissage d'urgence sur la piste la plus proche, ou simplement une mission écourtée. La tendance du quidam moyen étant de qualifier "atterrissage d'urgence" tout atterrissage anticipé, je ne suis pas disposé à accepter aveuglément la première hypothèse.
-
Oui. Ca ne fait que 4 ans, sur un avion qui subit quand même beaucoup de changements, et le nombre ne remplace pas l'expérience du vieillissement. Donc ils en ont encore pour quelques années de déverminage, d'autant qu'on parle de la flotte du Japon et pas de la flotte globale (l'expérience ne se transmet pas) avant d'avoir un truc à peu près correct, c'est à dire conforme à ce qui est vécu sur d'autres appareils.
-
D'ailleurs c'est pas un frouze qui a sorti ce fil de la léthargie dans laquelle il était plongé depuis 9 jours.
-
J'ai bien compris, mais la portée stratégique s'obtient avec des pré-positionnement et/ou des ravitailleurs. Ca n'entre pas dans la "définition" du nom de l'objet. Le rayon d'action sans ravitaillement est un paramètre de conception lié à son utilisation, telle qu'envisagée, pas une caractéristique distinctive de l'objet lui-même. Tu pourrais éventuellement parler de bombardier stratégique à long rayon d'action pour cibler ceux qui ont une large autonomie, mais c'est tout.
-
Oui. Je suis français, en France, sur un forum français où on parle en français. J'essaye donc, pour communiquer avec mes pairs, d'employer les mots justes et la nomenclature ad-hoc. Je ne cherche pas à déborder sur les doctrines, les missions, les usages ni a définir les choses autrement que pour ce qu'elles sont, et non ce qu'elles font ou ne font pas. Un tournevis, même quand on tape dessus, ça reste un tournevis. Ca ne devient pas un burin. Et réciproquement. Ajouter des critères fonctionnels à la définition des choses, c'est s'exposer ensuite à ce genre de bêtise, et c'est pourquoi la nomenclature des choses s'attache à rester simple, précise, concise. Dans le même genre, on pourrait s'étendre sur les armes lourdes. Pour beaucoup, qui lisent les journaux, ça commence avec l'Ak-47 et autres fusils d'assaut. Pour d'autres, ça englobe les panzerfaust et dérivés. Mais la nomenclature attribue ça à des armes ... lourdes (ben oui !), montées sur affût et exploitées par au moins deux servants. Exit l'Ak-47, exit le lance-roquette, exit la notion de dégâts. Complexifier les choses simples ne sert qu'à embrouiller. D'accord, il y a le mot "stratégique", servi à toutes les sauces. Mais le point de départ est qu'il s'oppose à tactique, et que son sens profond dans tous les contextes où il est employé concerne la globalité ou l'énormité du concept décrit. Une cible stratégique est une cible dont la perte est catastrophique pour l'ennemi, dont il ne peut se passer. Une portée stratégique implique de pouvoir rallier tout point de la planète. Une action stratégique a un impact significatif sur l'ensemble du conflit. Une munition stratégique fait des dégâts colossaux en un seul coup (une munition tactique, même nucléaire, en fait moins - Seuil autour de 150 kT). Un bombardier stratégique emporte des munitions stratégiques (oui, c'est un peu simplet pour beaucoup, mais c'est seulement ça ; Une sorte de contraction de "bombardier de bombes stratégiques" pas très glamour). Après, évidemment, on va s'attacher à doter un bombardier stratégique des atouts qui permettent d'en faire usage là où on le souhaite. Mais ce sont des caractéristiques annexes attachées à une machine appelée "bombardier stratégique". Elles ne le définissent pas, elles viennent en complément.
-
Ce n'est pas une raison pour en rajouter d'autres ou en prendre une au pif. La nomenclature de ces choses là est quelque chose de très simple. Les mots sont judicieusement choisis pour refléter une particularité ou un concept simple, pas pour servir de mot chapeau qui défini des concepts à géométrie variable selon le contexte, la date et l'âge du capitaine. Mais si tu veux considérer qu'il est normal d'avoir plusieurs dialectes en français, alors soit. Mais la communication va s'arrêter là, faute de moyens de traduction. C'est pratique, pas de seuil. Hein ? Mais je t'accorde que l'époque est importante, d'ailleurs j'ai déjà dis à plusieurs reprises que le bombardier stratégique de 1940 n'existait plus depuis le 6 août 1945, parce que depuis cette date le mot "stratégique", qualifiant l'ampleur de l'action permise, a changé de dimension. Elle est même importante au point que nous n'avons plus, en France, de bombardier stratégique depuis mai 1986. Mais détrompe-toi, le mot "stratégique" est bien resté, mais c'est le mot "bombardier" qui a disparu au profit de "vecteur", parce que la munition n'est plus une bombe mais un missile. C'est ça, la concision d'une nomenclature bien faite. Mais tu peux continuer à mélanger les moyens, les façons de faire, les objectifs, la distance franchissable (avec ou sans ravitaillement, avec ou sans pré-positionnement, avec ou sans escale), le poids du bouzin, le nombre de bombes et même sa furtivité pour obtenir un savant mélange indescriptible mais néanmoins apte (apparemment) à définir les qualités minimales, bien que non quantifiables, qui distinguent un vrai bombardier stratégique d'un bombardier pseudo-stratégique. La nomenclature sur laquelle j'insiste depuis le début est visiblement trop simple. C'est sans doute la faute de ceux qui cherchent les complications.
-
Si je comprends bien ils n'ont que des cellules vides. Les compléter pour en faire des chasseurs terminés leur coûterait grosso-modo le double de ce qu'ils ont déjà investis dans ces carcasses.
-
Oui, ben tu sais ce qu'on dit, mieux vaut être seul que mal accompagné.
-
C'est le cas de tout avion de combat récent. Techniquement c'est juste un article qui brasse du vent.
-
J'en ai une... Associer la Belgique au Royaume-Uni, et rattacher tout ça aux Etats-Unis. Comme ça tout sera bien rangé et il n'y aura plus d'incompréhension, d'attentes déçues, voire de trahison.
-
Pour moi ? Parce que tu crois que j'ai inventé cette définition ? C'est me faire trop d'honneur. Donc si la distance est un argument, à partir de quelle valeur on a droit au mot "stratégique", et comment appelle-t-on un bombardier chargé d'armes stratégiques qui n'a pas les pattes assez longues ? Tactique, peut-être ? Ou rien du tout, histoire de rester dans le vague et ne pas montrer d'incohérence de principe ? Le seul problème dans cette affaire, c'est que par méconnaissance de la véritable définition l'imaginaire collectif a associé cette appellation aux gros bombardiers lourds à long rayon d'action russes et américains. Et on en revient au cas roquette guidée/missile. Maintenant si la définition de "bombardier statégique" ne te convient pas, tu peux toujours tenter "strategic bomber". Les américains ont peut-être introduit une nuance qui te conviendrait (j'en sais rien et je m'en fiche), mais niveau traduction il faudra néanmoins éviter le piège de "bombardier stratégique", à minima en ajoutant "américain". Ca veut dire que tu n'as pas suivi le développement de cette discussion.
-
C'est ce que Boeing pense, ou a minima c'est un moyen de communiquer positivement. Dans les faits il y a sans doute d'autres éléments à revoir, et il n'est pas dit non plus que la modification testée du MCAS réponde intégralement aux exigences des agences de certification, bien échaudées par deux accidents consécutifs et similaires qui les ont mis en porte-à-faux.
-
Je suis catégorique parce que c'est la définition du truc. On appelle bombardier stratégique un bombardier conçu pour emporter des armes stratégiques. Tu ne vas pas changer son nom, composé des deux mots "bombardier" et "stratégique" parce que tu y colles dedans des armes tactiques ou des tracts subversifs. Même quand il pourrit dans le désert de l'Arizona, ça reste un bombardier stratégique. Le mot "stratégique" désigne la fonction première du bordel, mais tu peux évidemment t'en servir pour autre chose (avec quelques risques). Ca le distingue des bombardiers (tout court), lesquels peuvent être aussi employés dans une mission stratégique mais n'emportent pas d'armes stratégiques. Mais peut-être faudrait-il aussi admettre, pour rester cohérent dans la démarche, qu'un chasseur n'en est plus un dès qu'on le prive de ses missiles air/air, ou qu'un avion en panne de moteur devient un planeur. Ca devient grotesque.
-
C'est la définition courante, je n'y peux rien. Le tapis de bombes est passé de mode, reste le nuke et en plus récent/moins extrême et par extension la floppée de missiles de croisière. Donc je vais la faire simple une fois pour toute et en rester là : une roquette guidée est un missile, un bombardier qui emporte des nukes est un bombardier stratégique. Et ça marche aussi dans l'autre sens : un missile est une roquette guidée, et un bombardier stratégique est conçu pour délivrer des nukes. C'est tout. La mission, l'objectif, la distance franchissable, n'ont rien à voir dans l'attribution du label.
-
Oui, il y avait une stratégie derrière tout ça, l'objectif était stratégique, mais l'action n'était pas stratégique par manque de moyens et/ou mauvais choix. Un bombardier stratégique donne un mode d'action : sa mise en oeuvre entraîne quasi-instantanément la réalisation de l'objectif stratégique visé. Ce n'est pas l'équivalent d'un sous-marin qu'on lâche dans l'Atlantique pour couler des convois. C'est le moyen de détruire les ports, les chantiers navals, les moyens de production et les regroupements de navire en seulement quelques jours, pour un résultat dévastateur et irréversible à l'échelle du conflit. Ce bombardier est dit stratégique parce qu'il emporte des munitions dites stratégiques capables en un seul coup de donner un avantage considérable et irréversible ; un avantage stratégique. C'est ça que vous n'arrivez pas à comprendre. On peut éventuellement atteindre le même objectif avec des moyens conventionnels, mais ça prend beaucoup plus de temps et c'est du coup plus aléatoire, voire au final non décisif. Quelque part c'est le problème des sous-marins allemands