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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. C'est une possibilité, oui. Ou alors, c'est un élément d'une politique de terreur. Je préfère le premier scénario. Mais je n'exclus pas le second. De toute façon, du point de vue des blessés, des familles touchées...
  2. "Seul, pendant que ton meilleur copain drague ton ancienne fiancée" - seulement si tu as répondu "Non" à la question précédente
  3. Moi je le verrais plutôt comme le vieil oncle qui pendant les mariages se charge de raconter les histoires drôles et de bien faire rire la salle ... Et du point de vue chinois, je peux aisément imaginer que BRICS c'est : "la Chine et ses vassaux partenaires" De même que du point de vue américain, G7 et OTAN c'est : "l'Amérique et ses v... pardon, partenaires" A noter que les Indiens sont peut-être les plus rétifs à ce genre de vision dans l'équipe "BRICS"... de même que la France dans l'équipe "G7/NATO" est peut-être le pays le plus rétif à cette vision. Même si dans un cas comme dans l'autre, on pourrait rajouter "pas tout à fait le seul" L'Inde est à coup sûr un pays avec lequel nous devrions continuer à développer les relations. Et le Brésil et l'Afrique du Sud aussi, hein ! Et tous les autres... du moment qu'ils sont sur la même optique, que l'on peut résumer comme au choix "Hmmmoui je suis dans l'équipe NATO / l'équipe BRICS, mais bof c'est diplomatique mon cœur n'y est pas vraiment", ou bien plus ouvert "Ah nan NATO / BRICS c'est pas pour moi merci" Et oui, ça fait du monde On ne le fera pas avec la Russie. Et pourtant on y était prêt ! Dommage... surtout pour eux. Leur président a choisi d'être un vassal chinois, pourvu que ça lui assure l'Ukraine. Voilà. Et tant pis.
  4. L'expression "coalition anti-occidentale" est utilisée par le commentateur russe. Pas sûr que Xi, Modi ni les autres l'auraient reprises à leur compte si Poutine l'avait utilisée devant eux
  5. C'est Vladimir Poutine qui porte un toast Le président russe Vladimir Poutine, s'exprimant lors du sommet des BRICS, a porté un toast avec une nouvelle tasse souvenir (...) Il a déclaré que l'autorité des BRICS sur la scène mondiale ne cesse de croître. Sur ces mots, le chef de la Fédération de Russie a soulevé une tasse en porcelaine offerte par la partie chinoise. Son geste a été suivi par d'autres participants au sommet, les dirigeants de la Chine, de l'Inde, du Brésil et de l'Afrique du Sud. C'était le 23 juin. La vidéo est là Autour de la table, il y a plus de 41% de la population mondiale et 25% de l'économie mondiale.
  6. Exactement. De petites économies pendant les années de paix apparemment indéfinie, et d'insouciance - on laisse certaines chaînes de production fermer (Leclerc), on réduit d'autres à la portion congrue avec très peu de gens possédant les compétences spécialisées nécessaires ce qui empêche de remonter en cadence rapidement. Il est vrai que maintenir des bassins de compétence un peu plus grands, conserver telle chaîne ouverte avec une faible production (même s'il y aurait pu aussi y avoir des contrats exports supplémentaires), cela aurait coûté quelque chose. Assez peu. Un jour on tombe de l'armoire, parce que la séquence de 77 ans sans guerre de conquête à grande échelle (*), exceptionnelle à la fois dans le temps l'Histoire longue de l'Europe, et dans l'espace car l'Europe est la seule région du Monde à en avoir bénéficié... a pris fin. Parce que nous sommes, que cela plaise ou non, de retour dans l'Histoire de l'Europe au sens classique du terme. Nous ne sommes pas de retour dans la première moitié du XXème siècle avec ses guerres mondiales catastrophiques - enfin il semble qu'on ait une bonne chance de continuer à l'éviter. Mais nous sommes bien de retour aux XIXème, XVIIIème, XVIIème, XVIème siècles... Et oui, la question de la paix, de la guerre, de l'équilibre et de l'agression sera avec nous... de manière indéfinie à vue humaine. L'Europe a bénéficié d'une période exceptionnelle, que pouvaient nous envier tous les Asiatiques, Moyen-Orientaux et Africains. ==>C'est fini Et on découvre que le pays se retrouve Gros Jean comme devant, avec des forces armées certes bien entraînées et à l'équipement de qualité, mais petite, et surtout à laquelle on ne peut créer des réserves et de la "profondeur" rapidement. Certes la France est très loin d'être l'Etat européen le plus mal loti, elle n'est même pas très loin de la position du borgne au milieu des aveugles... mais elle reste borgne. (*) Bien sûr, il y a eu des guerres en Europe entre 1945 et 2021, Yougoslavie, Moldavie, Irlande du Nord, Pays basque espagnol, Kosovo, Chypre, Crimée, Donbass... il ne s'agit pas de le nier. Mais aucune n'avait la dimension de l'invasion de l'Ukraine Peu avant la phase de montée des tensions - vers la fin 2021 de mémoire - la Russie a rendu public l'ensemble des échanges et négociations ayant mené aux accords Minsk 1 et Minsk 2, au grand dam à la fois de Berlin et de Paris. Diplomatiquement, c'est l'équivalent d'une gifle. Et surtout cela compromet la volonté des parties de négocier à l'avenir avec la liberté de parole que confère la confidentialité. La France ne fait ici que rendre à la Russie la monnaie de sa pièce. Et à signaler que oui nous avons bien pris en compte les nouvelles règles des négociations avec Moscou : tout échange peut être publié à tout moment si l'une des parties en a la fantaisie. On peut avoir une discussion savante pour soupeser l'influence de tel ou tel facteur. Et loin de moi de prétendre que la question n'est pas intéressante. Mais la conclusion globale est déjà claire : - Les restrictions au commerce d'énergies fossiles causées par les sanctions occidentales depuis fin février sont une composante lourde, pour les raisons que tu as citées. Ceci est particulièrement vrai pour l'Europe - L'inflation mondiale était déjà en train d'augmenter très fortement, c'était par exemple évident aux Etats-Unis (7% même avant le début de l'invasion), ceci du fait des troubles sur les chaînes logistiques mondiales provoqués par la phase Covid intense 2020-21, plus les restrictions persistantes à l'activité en Chine à ce jour, causées aussi par le Covid, plus l'impression énorme d'argent décidée à partir de 2020 à un rythme plus intense encore que sur la période 2009-2019, plus les effondrements de bourses mondiales résultant des doutes sur les profits futurs du fait du Covid (si bien que l'argent imprimé qui ne va pas dans la Bourse... doit bien aller ailleurs) Les deux séries de facteurs ont un poids important. Et je ne dis pas ça seulement parce que je suis Normand ... Même ça est un avantage plus théorique que pratique. A court terme, l'inflation qui bat des records générationnels pousse les Banques centrales à augmenter leurs taux. Même si elles le font dans de bien moindres proportions que l'augmentation de l'inflation, il en résulte un alourdissement considérable du service de la dette (le montant qu'il faut dépenser pour la faire rouler dans l'avenir), d'où des déficits qui s'aggravent à la fois pour acteurs publics et privés. On peut compter que à terme le poids de la dette diminue... mais à court / moyen terme, c'est le service de la dette qui augmente. Et à long terme comme disait Keynes "nous sommes tous morts" La "finlandisation" a des inconvénients, surtout si on la compare à des situations géopolitiques enviables, par exemple être protégé par deux océans et une dissuasion nucléaire - comme les Etats-Unis - ou être entouré de pays alliés et avoir une dissuasion nucléaire - comme la France - ou être entouré d'alliés et bénéficier d'une promesse de soutien de la superpuissance - comme l'Allemagne. ==>Seulement voilà, quelle situation géopolitique réellement atteignable pourrait être préférable à la finlandisation pour l'Ukraine ? Ceux qui proposent autre chose que la finlandisation de l'Ukraine omettent souvent de préciser quelle est leur solution. Ou alors ils en proposent une qui n'a aucune chance dans le monde réel, comme "L'Ukraine dans l'OTAN !", alors que l'OTAN c'est essentiellement "L'Amérique s'engage à vous protéger" et que Washington a dit, redit et répété que s'engager à protéger l'Ukraine c'est NON, NON et NON. Cela dit, cette discussion "Finlandisation oui ou non" n'est aujourd'hui que théorique, ou bien historique sous forme d'uchronie. La question présente est de savoir : - Si l'Ukraine, même avec le meilleur soutien occidental imaginable (par exemple, tous les pays de l'OTAN lui donnent 24% de leur meilleure artillerie, comme l'a fait la France... oui, c'est à vous que je parle M'sieur le Président Joe), a une chance de repousser l'armée russe hors de son territoire (*) - Ou si du moins le meilleur soutien imaginable, plus beaucoup de courage et de sacrifices, plus un peu de chance, pourrait permettre qu'il reste du moins un pays indépendant appelé "Ukraine" à la fin de cette guerre, même s'il est plus petit qu'avant (**) - Ou si à l'issue d'une guerre qui sera encore sanglante et longue, l'Ukraine se retrouvera dans la position de la Pologne en 1831, et que l'on ne puisse que dire "L'ordre règne à Kiev" (*) Non (**) Peut-être, et ça vaudrait la peine de faire des efforts pour ça. Ca justifie à mon sens que la France sacrifie temporairement un quart de sa meilleure artillerie - si ça peut contribuer, et il semble que oui
  7. Eh bien parce qu'il mange des pains au chocolat, alors qu'il faut évidemment manger des chocolatines, voyons ! Là, d'accord. J'ai une préférence personnelle pour l'art apolitique, mais je sais que d'autres accordent une valeur à l'art à dimension politique. Dans ce cas cependant, le seul art valable est celui qui gratte, qui va à contre-courant et interpelle. Une statue de Poutine à cheval sur un char miniature aurait une véritable valeur d'art politique... si l'artiste était russe et le jardin public à Moscou. Comme ce n'est pas le cas, l' "artiste" flattant le sens du poil et le sentiment commun... n'en est pas un.
  8. Sauf à ce que cette photo soit un pur montage, ce pauvre homme est effectivement bien à plaindre
  9. Voici Generation Cancellation (Génération Annulation), chanson du groupe d'electro-rave russe Little Big, populaire en Russie. C'est en anglais. De toute façon les paroles ne sont pas le plus important - plutôt le clip, et ça se passe de commentaires il me semble...
  10. Merci. Il semble donc que Moscou ait vraiment l'option d'emm..der sérieusement la Lituanie ainsi que les autres pays Baltes en rendant plus difficile et coûteux leurs transports, de manière symétrique à l'emm..dement qu'elle subit à Kaliningrad. Je pense que c'est paradoxalement une bonne nouvelle, car il ne devrait du coup pas y avoir de tentation à Moscou d'augmenter les enchères et de changer de registre. Il faut probablement s'attendre à ce que les trois pays Baltes demandent une compensation financière au reste de l'UE. Ce serait juste, puisque c'est eux qui s'occupent d'emm..der les Russes pour nous, et en subiront des conséquences.
  11. Merci. Je me baffe de n'avoir pas pensé à faire la vérification moi-même... alors que j'insiste à longueur de post sur la nécessité de ne pas prendre comme argent comptant les affirmations des divers experts (qui souvent sont en fait des "experts") ...
  12. Article intéressant dans Vedomosti sur la situation avec la Lituanie et Kaliningrad, et description d'une possible riposte économique de la Russie envers la Lituanie sans aucun élément militaire Les autorités russes discutent d'une réponse à la Lituanie concernant l'interdiction du transit d'un certain nombre de marchandises par son territoire sous prétexte de mettre en œuvre les sanctions de l'Union européenne (UE). Cela a été annoncé aux journalistes dans l'après-midi du 22 juin par le secrétaire de presse du président russe Dmitri Peskov. Le 21 juin, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolai Patrushev, a déclaré que le peuple lituanien ressentirait sérieusement les conséquences de ces mesures. La réponse de la Russie aux restrictions de transit par Kaliningrad comporte trois étapes - à mesure que la situation s'aggrave, il s'agira de mesures économiques, politiques et militaires, explique Alexander Nosovich, un expert du groupe de réflexion Valdai. Très probablement, la réponse principale sera une restriction symétrique du transit vers la Lituanie. Le transport entre les États baltes et l'UE, y compris la Pologne, avec laquelle la Lituanie a une frontière, passe également par le rail via l'enclave russe. Au point de contrôle "Chernyakhovsk", il y a un point pour changer le gabarit de celui européen (la région de Kaliningrad l'a en commun avec les pays baltes - 1520 mm), dit Nosovich. Si la Russie interdit le transit par Kaliningrad, la Lituanie subira des pertes économiques. Une option proportionnelle peut être choisie, adéquate à la moitié de la nomenclature de transit interdite par la Lituanie. Dans ce cas, tout d'abord, le transit des engrais peut être suspendu, ainsi que des produits pétroliers du continent européen. Malgré le fait que la Lituanie ait formellement renoncé aux produits pétroliers russes, sa raffinerie de Mazeikiai (à temps partiel le plus gros contribuable du pays) fonctionne avec des matières premières livrées de Pologne via la région de Kaliningrad, rappelle Nosovich. (reste de l'article accessible seulement aux abonnés) J'espère que c'est ce genre de tactique de pression que choisira Moscou, plutôt qu'une action militaro-technique. Il me semble que c'est de loin le plus probable - puisque ce genre de pression économique semble effectivement possible Sinon, un rappel intéressant par Le Parisien Fallait-il automatiquement appliquer les sanctions à l’enclave de Klaningrad ? En mai, le vice-ministre lituanien des affaires étrangères, Mantas Adomenas, déclarait pourtant au Monde que ce transit était « protégé par les traités internationaux, et exclu de toutes sanctions ». « L’aspect purement technocratique l’a emporté, mais l’impact géostratégique sur les Russes n’a pas suffisamment été pris en compte, déplore le politologue Patrick Martin-Genier, spécialiste des questions européennes. Cette mesure peu utile pourrait provoquer un incident très rapidement. » Serait-ce une technocratie obtuse qui aurait frappé, comme le suppose ce politologue ?
  13. Je signale sur le même sujet l'avertissement très clair du sénateur Vladimir Djabarov, de la commission des Affaires étrangères du sénat de Russie, lorsque l'éventualité d'un blocus de Kaliningrad avait été évoquée début avril La Russie peut briser le blocus de Kaliningrad si l'Occident s'y met - mise en garde d'un sénateur "Je pense que pour l'instant, c'est un jeu, on teste les eaux <...>. En cas de blocus, comme ils le disent, l'Union soviétique sait comment briser les blocus, nous (la Russie en tant que successeur de l'Union soviétique - TASS) avons une vaste expérience", a déclaré le sénateur. "S'ils veulent aller jusqu'à nous faire briser ce blocus pour sauver la vie de notre peuple, qui vit là-bas, nous pouvons le faire", a déclaré M. Dzhabarov dans une interview vidéo au centre de presse de Parlamentskaya Gazeta (journal parlementaire). Il a toutefois exprimé l'espoir que l'Occident "aura assez de cervelle pour opter contre cela". On pourra évidemment jouer la carte du purisme. "Il n'y a pas de véritable blocus, en effet nous bloquons seulement 50% des marchandises !" ou bien "Mais ils peuvent toujours passer par la mer !" Cependant, je ne vois pas Moscou l'entendre de cette oreille, et de fait ils utilisent déjà le mot "blocus". Tout ce qu'on peut dire, c'est que l'avertissement n'a pas été entendu. Etait-ce "que de la gueule" ?
  14. Voic un document utile pour apprécier les conséquences de cette décision de la Commission européenne, précisant à la Lituanie que oui il faut bloquer les marchandises circulant entre la province de Kaliningrad et le reste de la Russie et qui auraient été interdites d'importation si leur destination finale avait été sur le territoire de l'UE (ce qui n'est évidemment pas le cas), décision que Vilnius applique obligeamment. Il s'agit de la Déclaration conjointe sur l'élargissement de l'UE et les relations entre l'UE et la Russie qui date de 2004, où l'on peut notamment lire nous confirmons que, sur la base de l'article 12 de l'APC et de l'article V du GATT, nous veillerons à la mise en œuvre effective du principe de la liberté de transit des marchandises, y compris de l'énergie, entre la région de Kaliningrad et le reste de la Russie. En particulier, nous confirmons que ce transit sera libre, que les marchandises en transit ne feront pas l'objet de retards ou de restrictions inutiles, qu'elles seront exemptées de droits de douane et de droits de transit ou d'autres frais liés au transit, à l'exception des frais de transport ou des frais correspondant aux frais administratifs résultant du transit ou aux coûts des services rendus, et que ces marchandises en transit, à destination ou en provenance de la région de Kaliningrad, bénéficieront d'un traitement non moins favorable que celui qui leur aurait été accordé si elles avaient été transportées sans transiter par le territoire de l'UE, conformément aux conditions générales applicables à tous les échanges de marchandises entre l'UE et la Russie nous notons que, sur la base de l'article 19 de l'APC, des interdictions ou des restrictions ne peuvent être imposées à des marchandises en transit que si elles sont justifiées, entre autres, par des raisons d'ordre public, de protection de la santé et de la vie des personnes ou de protection de la propriété intellectuelle, industrielle et commerciale. Nous notons également que ces interdictions ou restrictions ne doivent cependant constituer ni un moyen de discrimination arbitraire, ni une restriction déguisée au transit, dans les limites des compétences conférées à la Communauté A noter que l'APC, accord de partenariat et de coopération entre Russie et Union européenne, est toujours en vigueur. En somme, et sous réserve qu'un juriste, utilisant des inscriptions en petits caractères écrites quelque part, parvienne à démontrer le contraire, il semble bien que l'UE en ordonnant le blocage d'une bonne partie du transit de marchandises entre Kaliningrad et le reste de la Russie, et la Lituanie en s'exécutant, viole des engagements existants. Est-ce important, puisqu'après tout ce n'est que des Russes qu'il s'agit ? Non et oui. - Non, puisqu'après tout la Russie a violé la première certains engagements, par exemple celui de ne pas attaquer l'Ukraine, et que sur le plan de la morale pure elle est bien mal placée pour reprocher à d'autres de violer leurs engagements à eux. - Oui, parce que le viol des engagements - et pas sur un petit sujet, ni sur un sujet sans importance aux yeux de Moscou - a tendance ou du moins risque de mener à certains types de relations. Par exemple le type de relations qui existe aujourd'hui entre la Russie et l'Ukraine. Ce n'est pas qu'il y mène certainement - mais le risque en est ouvert. - Oui encore, parce que la Russie va sans doute chercher une riposte à la hauteur de la gêne et de l'humiliation qu'elle subit. La solution la plus simple, qui serait privilégiée si c'était possible, est sans doute de leur couper le gaz - et ça leur fera les pieds ! Seulement voilà, Vilnius s'est rendu indépendant du gaz russe... plus possible de riposter de cette manière-là. D'où mon questionnement. Les autorités russes ont précisé dès le 21 juin que les mesures qui seront prises auront "un impact négatif grave sur la population lituanienne". Soit. Seulement voilà, gêner économiquement la Lituanie ne semble guère envisageable, voire c'est complètement bloqué. ==>Alors qu'est-ce que Moscou peut faire au juste ? Il y a deux pensées dans mon esprit : - Bien sûr la Russie ne va pas envahir l'Ukraine et tenter d'en prendre le contrôle. Le traité de l'OTAN est en vigueur, le président américain a dit être décidé à en appliquer rigoureusement l'article 5 sur la défense collective, et d'ailleurs même les Russes nationalistes ne sont pas intéressés par les pays baltes - ce sont les Slaves qu'ils veulent "rassembler" - Mais, sachant que la Russie va forcément faire quelque chose, et pas une simple bouderie genre rappel d'un ambassadeur, qu'est-ce qu'elle peut faire au juste sinon quelque chose de militaire ? ==>J'aimerais bien me rassurer en trouvant un type de riposte à la fois sérieux et totalement non agressif - si des gens non initiés peuvent le trouver, alors les dirigeants russes le trouveront aussi sans doute. Je n'en ai pas trouvé. Quelqu'un a une idée ? Ce qui serait grave voire "fou" - mais peut-être pas suffisamment pour que Poutine l'écarte d'emblée - ce serait non pas une invasion en bonne et due forme à laquelle je ne crois personnellement pas, mais un acte d'agression caractérisé, cependant inférieur à l'invasion pure et simple. A visée d'intimidation. Les possibilités sont nombreuses, par exemple l'attaque d'une infrastructure majeure comme le port de Klaipėda ou la principale centrale électrique du pays à Elektrėnai, de manière éventuellement limitée (coup de semonce) voire avec déni en utilisant des drones - sur le modèle de l'attaque iranienne de 2019 sur une infrastructure pétrolière majeure en Arabie saoudite à Abqaïq. Et bien d'autres. ==>Le calcul serait qu'une attaque de nature militaire, mais laissant l'option de faire semblant de croire qu'elle serait en-dessous du seuil et ne semblant pas être destinée à se répéter, ne devrait pas être suffisante pour que le président Biden sorte de sa réticence à faire la guerre à la Russie Il serait évidemment nettement plus prudent pour Moscou de "laisser couler". Mais ça ne semble pas être leur humeur en ce moment. Sauf, encore une fois, s'il est possible de trouver une riposte seulement économique ? Je pense qu'un très mauvais signe dans cette situation serait que Moscou s'adresse à Washington pour qu'il résolve le problème. Car ce serait un message sans équivoque sur le thème "Votre dépendant cause un problème qui pourrait spiraler hors de contrôle, merci de maintenir de l'ordre parmi vos vassaux". Et ce genre de message serait une indication d'une possible réaction militaro-technique - c'est le terme consacré
  15. Je mets un lien vers cet extrait intéressant de propagande interne russe, que j'ai placé sur le fil Russie mais qui aurait tout aussi bien pu être ici
  16. Une petite note d'ambiance / de propagande / de mentalité, c'est cette vidéo publiée par Rogozine le PDG de Roskosmos - qui s'occupe des lanceurs spatiaux... et accessoirement des missiles balistiques - où il récite sur fond d'images militaires un poème qui fait allusion à un film célèbre : "Brat 2" Voici le texte original de ce poème et une tentative de traduction (pas de tomates pourries, please !) J'ai découvert que j'ai Une grande famille Et un chemin et une forêt Chaque oreille dans le champ La rivière, le ciel bleu Tout cela est ma maison Voilà ma Patrie, Moi j'aime tous les êtres sous le ciel ! Le sens originel du poème est à l'évidence l'amour et la fraternité avec chaque être dans le monde, et le Monde entier reconnu comme patrie. Ce poème est cependant récité vers la fin du film Brat 2 ("Le Frère" 2), thriller criminel où le héros va jusqu'en Amérique pour redresser un tort - il y sortira d'un enfer une jeune femme qui s'y est perdu. Le film se termine bien, c'est-à-dire qu'ils reviennent tous deux dans la Patrie - la Russie bien évidemment, non le monde entier. Plus précisément, le héros le récite en s'introduisant dans le repère des méchants à New York. Où il réalise un véritable massacre. Ces méchants sont, bien évidemment, tous des Américains. Dans l'histoire, les Russes du mauvais côté sont essentiellement des gens qui se sont perdus aux lumières de l'Amérique. "Moi j'aime tous les êtres sous le ciel !" en prend un autre sens, bien particulier... Voici le lien Youtube, qui ne peut être collé sur un autre site Quant à Rogozine, il récite sur fond d'images de l'armée russe. Et il est bien clair que par forêt et rivière, nous sommes invités à entendre : ceux de la seule Russie, la Patrie dont il est question. Le vers final "Moi j'aime tous les êtres sous le ciel !" est récité... sur fond d'essai de lancement de balistique intercontinental ... Et la devise finale "Сила в правде" c'est-à-dire La Force est dans la Vérité est elle aussi reprise du film Brat 2. Car lorsque le héros se tient l'arme à la main devant le chef des méchants, qui se décompose littéralement de peur et ne conserve aucune dignité, il lui tient ce discours Dis-moi, l'Américain, qu'est-ce que la force ? L'argent ? Mon frère dit que c'est l'argent. Tu as beaucoup d'argent, et alors... ? Je pense que la force est dans la vérité. Celui qui a la vérité est le plus fort. Tu as trompé quelqu'un, gagné de l'argent, et quoi, tu es devenu plus fort ? Non ! Parce que la vérité n'est pas avec toi ! Et celui que tu as trompé, il a la vérité derrière lui. Donc il est plus fort. Oui ?! Ce passage est ultra-connu en Russie. Là bien sûr, il faut que le Français dise un mot. Ou le Belge, l'Allemand, le Kenyan - en tout cas un type qui n'est pas directement impliqué dans cette petite dispute entre Russes et Américains - à moins bien sûr que ce ne soit plutôt une fantasmagorie russe sur une vision de l'Amérique pas nécessairement conforme à la réalité. Et il va forcément remarquer que certes, le héros du film a raison de dire que l'argent que le méchant a volé par tromperie ne lui sert plus à rien. Mais que ce n'est pas tellement à cause d'un truc appelé "Vérité". Plutôt d'un truc comme "Pistolet chargé dans la main du gentil" (qu'est-ce qu'il peut être cynique, ce Français !) Comme le Français est cynique - et qu'il a plus ou moins suivi ce qui se passe depuis février - il pourra aussi émettre quelques doutes sur l'idée que le gouvernement russe serait toujours du côté de la Vérité. Quant à l'idée d'aller sauver les Russes qui se sont perdus aux lumières de l'Amérique - laquelle contrôlerait entièrement l'Ukraine - il pourra aussi remarquer que Marioupol comme Severodonetsk sont des villes du Donbass, qu'il n'en reste plus grand chose de fonctionnel, que d'ailleurs tous les cadavres n'ont pas encore été retirés des décombres, et que ça fait un peu désordre s'il s'agit de sauver des gens. C'est dire s'il est cynique, ce Français !
  17. Nouveau rappel du fait que si l'ambiance sur AD est plutôt type "vestiaire masculin" c'est bien parce que l'aimable assistance rassemble 99,9% d'hommes et <0,1% de femmes. Nan, parce que ce genre de remarques ne serait pas faite si une oreille féminine était à portée ! Certes, quand les bornes sont franchies il n'y a plus de limites, mais... Moi j'aimerais bien que ces deux-là en restent aux enfantillages - «Boris Nemtsov Plaza» pour l'ambassade de Russie à Washington ? Attends, j'vais t'en donner de la «place de la République populaire de Donetsk» pour ton ambassade à Moscou ! Parce que si seules ces bornes là sont franchies, eh bien je peux encore m'en accommoder. Plus, j'suis pas sûr
  18. Le problème dont tu parles est avant tout médiatique. Lorsque Madeleine Albright a disparu, je n'ai pas vu en tête des articles qui l'évoquaient le moindre rappel de ses plus belles citations, comme "A quoi sert votre belle armée, si on ne peut pas l'utiliser ?" (dit à Colin Powell) ou "La mort de 500 000 enfants irakiens [ du fait de l'embargo maintenu par les Etats-Unis ] ça valait la peine" Lorsque Colin Powell a disparu, il y a eu à peine quelques allusions gênées au fait qu'il avait agité certaines fioles à l'ONU. Il aurait été plus juste d'écrire "Ce criminel / Cette criminelle est mort(e). Dieu ait son âme" Plus court, aussi, que les habituels panégyriques
  19. Le secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie Nicolai Patrouchev confirme que la riposte à la restriction, décidée par Vilnius sur impulsion de Bruxelles, des transports vers Kaliningrad passant par la Lituanie ne tardera pas, et qu'elle sera lourde "Le dernier exemple en date est le blocus par la Lituanie , à la suggestion des pays occidentaux, en violation des normes et principes du droit international, du transit par son territoire vers la région de Kaliningrad d'un grand groupe de marchandises (...) Des mesures appropriées sont en cours d'élaboration dans un format interministériel et seront prises dans un proche avenir. Leurs conséquences auront un impact négatif grave sur la population lituanienne" Je ne sais pas ce que sera exactement cette riposte. Mais si l'impact s'avère effectivement "grave" comme l'affirme Patrouchev, il sera toujours possible d'expliquer aux Lituaniens qu'ils peuvent être rassurés, la décision de Bruxelles et Vilnius est la bonne puisqu'elle aide grandement les Ukrainiens. En effet la suspension de la moitié du trafic entre Kaliningrad et le reste de la Russie gênera énormément Moscou pour poursuivre son invasion.
  20. N'exagérons rien. Par la puissance économique, la Russie certes est non seulement derrière l'Allemagne, mais derrière Inde, France, Royaume-Uni comme Italie. Mais en termes militaires, la puissance russe est et reste largement supérieure à l'indienne - penser SNA, missiles de croisière, bombardiers intercontinentaux - et même largement affaiblie par la guerre en Ukraine - qui lui aura aussi fait gagner une expérience certaine - elle restera clairement au-dessus de l'actuelle puissance militaire française, ou britannique, a fortiori allemande. Bien sûr, en cas de réarmement massif en France - genre au-delà de 3% du PIB pendant deux décennies - cela pourrait changer. Mais je ne vois pas qui serait prêt à l'envisager. Lorsque la RSS du Kazakhstan est devenue indépendante de l'Union soviétique en 1991, sa capitale était Almaty la plus grande ville, qui se trouve dans l'extrême sud. Quand le président du Kazakhstan Nazarbaïev, en fonction de 1984 à 2019 (déjà du temps de l'URSS !), a décidé en 1998 de déplacer la capitale à Akmola dans le nord du pays (l'ancienne Tselinograd, rebaptisée Astana et plus récemment Nour-Soultan)... les députés ont cru à une blague ! Cependant Nazarbaïev avait ses raisons. Et il se murmure que s'il a voulu que la capitale soit située en pleine zone ethniquement russe, c'était avant tout une décision stratégique pour consolider l'unité du Kazakhstan à long terme. Y compris pour face à tout éventuel irrédentisme. Je ne sais plus qui disait que les étrangers ont toujours eu beaucoup de mal à évaluer la puissance militaire de la Russie. Tantôt ils l'estiment plus haute que la réalité, et sont surpris par ses ratages (guerre russo-japonaise 1904-05, début de la guerre d'Hiver 1939-40, effondrement militaire de l'été 1941 qui vaut le français de l'année précédente, début de la guerre d'Ukraine 2022-xx) Tantôt ils l'estiment trop bas, et elle surprend par ses succès (au-delà de l'exemple évident de la seconde guerre mondiale victoires de Moscou décembre 1941, Stalingrad janvier 1943, on peut citer par exemple le retournement de la guerre civile syrienne en 2015 obtenu avec 5 000 militaires seulement) ==>Je me garderais bien de tirer des conclusions trop fortes et trop définitives des erreurs et des mécomptes russes au début de leur invasion de l'Ukraine
  21. Comme l'a dit Patrick plus haut, je ne crois pas que ce genre de comportement "passerait" en France. Si l'ambassadeur ukrainien en France se comportait de la sorte, la partie raisonnable et modérée de moi-même voudrait que l'ambassadeur soit renvoyé à Kiev avec la trace de la semelle de Macron sur le fond de son pantalon. Quant à ma partie émotionnelle (qui n'aurait pas le dessus, bien sûr)... elle se demanderait quelles armes la France pourrait donner à la Russie ! C'est absolument essentiel pour arrêter la guerre. Il faut comprendre que dès qu'il apprendra que l'Ukraine est rentrée dans l'UE, Poutine se roulera par terre de désespoir et ordonnera le retrait précipité des troupes russes de tout le territoire ukrainien y compris la Crimée, avant d'aller faire amende honorable à Rome auprès du Pape. C'est dire si c'est urgent. C'est pour ça que Olaf Scholz prend garde à bien fermer les portes à la Chancellerie, et surtout pas de courants d'air ! Mais les néofascistes (bandéristes) font 2% aux élections. Si nous étions en 2021, je serais d'accord pour dire que le gouvernement ukrainien n'avait pas les fesses propres. Même s'il fallait déjà remarquer à l'époque que le nouveau président élu en 2019 l'avait été avec comme programme d'arriver à la paix dans le Donbass et de lutter contre la corruption - tout sauf les objectifs d'un peuple qui serait possédé par le nationalisme. Et le fait que Zelensky ait déçu ensuite, sur l'un comme sur l'autre objectif - juste avant l'invasion, il n'était guère populaire - n'empêche pas que ce que voulaient la majorité des Ukrainiens avant l'invasion, c'était précisément ça. Cependant nous sommes en 2022. La violence principale, en dimension actuelle, sans parler de la possibilité que ça s'aggrave encore, c'est celle de l'invasion et du projet de russification forcée par la violence mené par Moscou.
  22. J'avoue que je ne comprends pas trop ces nombreux échanges au sujet de la désirabilité - ou non - que la Russie s'effondre dans le chaos et/ou soit disloquée entre plusieurs voisins, mouvements indépendantistes, terroristes et autres Il y a des raisons pour imaginer que ce serait un objectif réaliste de politique étrangère, et personne ne m'en a parlé ? Sinon, j'en ai d'autres : ==> En cas de nouvelle guerre de Sécession aux Etats-Unis à coups d'armes nucléaires, quid des retombées au Canada et au Mexique ? ==> Si la France partage ses armes nucléaires avec l'Allemagne, qui élit un nouvel Hitler, lequel lance un M-51 sur Israël, qu'est-ce qu'on fait ? ==> Si la dénatalité en Chine décide Pékin à mettre en service des I.A. de remplacement qui se révoltent contre les hommes et commencent à tirer au nucléaire sur tout le monde, quelles conséquences sur le réchauffement climatique ? Je veux dire, si l'objectif est de discuter des scénarios de politique fiction à dormir debout ...
  23. Voici la manière dont les médias russes peuvent décrire la réaction des autorités de leur pays à la décision de la Lituanie La Russie a lancé un ultimatum à la Lituanie concernant le blocus des transports de Kaliningrad Bien sûr, il s'agit de médias contrôlés par l'Etat. Et bien sûr il s'agit en partie de montrer à la population qu'on ne se laisse pas faire. N'empêche que la caractéristique d'un ultimatum est d'intimer à la partie adverse l'ordre d'adopter un certain comportement, faute de quoi une menace sera mise en œuvre. Quant aux les paroles officielles (communiqué du MAE russe) sont effectivement dures Nous avons indiqué que nous considérons les mesures provocatrices de la partie lituanienne, qui violent les obligations juridiques internationales de la Lituanie, principalement la déclaration conjointe de la Fédération de Russie et de l'Union européenne sur le transit entre la région de Kaliningrad et le reste du territoire de la Fédération de Russie de 2002, comme ouvertement hostiles. À cet égard, il a été déclaré que si, dans un avenir proche, le transit de marchandises entre la région de Kaliningrad et le reste du territoire de la Fédération de Russie via la Lituanie n'est pas entièrement rétabli, la Russie se réserve le droit de prendre des mesures pour protéger ses intérêts nationaux. Et le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov a qualifié la décision des autorités lituaniennes d'illégale et sans précédent. Selon lui, cette situation nécessite une analyse approfondie, qui sera menée dans les prochains jours, après quoi des mesures de rétorsion seront prises. Décryptons : on va riposter, mais on ne sait pas encore comment. Il est vrai que la Russie peut être embarrassée pour définir la riposte, étant donné qu’elle ne peut plus utiliser « l’arme » du gaz, la Lituanie s’en étant affranchie grâce au gazoduc GIPL [Gas Interconnection Poland-Lithuania] Enfin, je suppose qu'ils arriveront bien à trouver quelque chose... on peut leur faire confiance pour ça ... Ce qui m'interpelle dans cette histoire, c'est que c'est la Lituanie qui se charge d'emm..... les Russes. Qu'il soit de bonne politique, et conforme à la règle qu'on ne fait de bonne politique internationale qu'à partir d'un rapport de force, d'emm..... la Russie vu qu'il faut bien reconnaître qu'elle emm... pas mal ses voisins de l'Ouest, je peux le comprendre. Qu'établir ce rapport de force n'exclue d'ailleurs aucunement d'échanger ensuite avec Moscou les bons procédés suivant un principe on ne peut plus classique, cela va de soi. Oui, mais ce qui me dérange un peu - et me dérangerait carrément beaucoup si j'étais lituanien - c'est de mettre "Lituanie" et "rapport de force avec la Russie" dans la même phrase Oui bien sûr, la Lituanie est une partie de l'Occident. Et l'OTAN la protège. Et cette protection est Sûre, et encore Eternelle. Enfin, disons plus réalistiquement que comme ce sont les Etats-Unis qui assurent l'essentiel de cette protection, elle peut apparaître plutôt - disons "raisonnablement" - sûre pour encore deux ans et demi. Ce qui est quand même un peu plus court que l'Eternité. Si c'était la France qui se trouvait à la place de la Lituanie, je n'aurais pas d'objection fondamentale à prendre une décision qui emm.... la Russie comme c'est pas permis. Après tout, il y a en permanence deux sous-marins au fond de l'eau, chacun avec 16 missiles, dont un seul suffirait à transformer la partie centrale de Moscou en chaleur et lumière. Donc bon, il y aurait un intérêt partagé par les deux parties à ce que d'éventuels échanges de piques - même très emm..dantes - s'arrêtent assez rapidement. Mais la Lituanie... n'a pas à ma connaissance deux sous-marins de ce type au fond de la Baltique ? Elle se repose donc entièrement sur la bonne volonté de Washington à continuer à la faire bénéficier de sa protection. Bonne volonté dont la stabilité dans le temps... est sujette à caution. ==>Je serais à la place des Lituaniens, je rajouterais encore une bonne couche de "on va pas trop mettre tonton Vlad de mauvaise humeur" à la protection existante. Juste à tout hasard, et à titre de précaution supplémentaire Et si vraiment la Commission européenne se faisait très insistante, appliquez les sanctions allez-y enfin, je répondrais que je suis tout à fait prêt à héberger des soldats d'un pays de l'UE - tiens, au hasard, la France - pour qu'ils appliquent eux-mêmes le blocage d'une bonne partie des communications terrestres russes avec Kaliningrad.
  24. Je pense qu'on ne s'est pas compris. Je disais justement que comparer Churchill et Hitler est absurde
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