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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. N'exagérons rien. Par la puissance économique, la Russie certes est non seulement derrière l'Allemagne, mais derrière Inde, France, Royaume-Uni comme Italie. Mais en termes militaires, la puissance russe est et reste largement supérieure à l'indienne - penser SNA, missiles de croisière, bombardiers intercontinentaux - et même largement affaiblie par la guerre en Ukraine - qui lui aura aussi fait gagner une expérience certaine - elle restera clairement au-dessus de l'actuelle puissance militaire française, ou britannique, a fortiori allemande. Bien sûr, en cas de réarmement massif en France - genre au-delà de 3% du PIB pendant deux décennies - cela pourrait changer. Mais je ne vois pas qui serait prêt à l'envisager. Lorsque la RSS du Kazakhstan est devenue indépendante de l'Union soviétique en 1991, sa capitale était Almaty la plus grande ville, qui se trouve dans l'extrême sud. Quand le président du Kazakhstan Nazarbaïev, en fonction de 1984 à 2019 (déjà du temps de l'URSS !), a décidé en 1998 de déplacer la capitale à Akmola dans le nord du pays (l'ancienne Tselinograd, rebaptisée Astana et plus récemment Nour-Soultan)... les députés ont cru à une blague ! Cependant Nazarbaïev avait ses raisons. Et il se murmure que s'il a voulu que la capitale soit située en pleine zone ethniquement russe, c'était avant tout une décision stratégique pour consolider l'unité du Kazakhstan à long terme. Y compris pour face à tout éventuel irrédentisme. Je ne sais plus qui disait que les étrangers ont toujours eu beaucoup de mal à évaluer la puissance militaire de la Russie. Tantôt ils l'estiment plus haute que la réalité, et sont surpris par ses ratages (guerre russo-japonaise 1904-05, début de la guerre d'Hiver 1939-40, effondrement militaire de l'été 1941 qui vaut le français de l'année précédente, début de la guerre d'Ukraine 2022-xx) Tantôt ils l'estiment trop bas, et elle surprend par ses succès (au-delà de l'exemple évident de la seconde guerre mondiale victoires de Moscou décembre 1941, Stalingrad janvier 1943, on peut citer par exemple le retournement de la guerre civile syrienne en 2015 obtenu avec 5 000 militaires seulement) ==>Je me garderais bien de tirer des conclusions trop fortes et trop définitives des erreurs et des mécomptes russes au début de leur invasion de l'Ukraine
  2. Comme l'a dit Patrick plus haut, je ne crois pas que ce genre de comportement "passerait" en France. Si l'ambassadeur ukrainien en France se comportait de la sorte, la partie raisonnable et modérée de moi-même voudrait que l'ambassadeur soit renvoyé à Kiev avec la trace de la semelle de Macron sur le fond de son pantalon. Quant à ma partie émotionnelle (qui n'aurait pas le dessus, bien sûr)... elle se demanderait quelles armes la France pourrait donner à la Russie ! C'est absolument essentiel pour arrêter la guerre. Il faut comprendre que dès qu'il apprendra que l'Ukraine est rentrée dans l'UE, Poutine se roulera par terre de désespoir et ordonnera le retrait précipité des troupes russes de tout le territoire ukrainien y compris la Crimée, avant d'aller faire amende honorable à Rome auprès du Pape. C'est dire si c'est urgent. C'est pour ça que Olaf Scholz prend garde à bien fermer les portes à la Chancellerie, et surtout pas de courants d'air ! Mais les néofascistes (bandéristes) font 2% aux élections. Si nous étions en 2021, je serais d'accord pour dire que le gouvernement ukrainien n'avait pas les fesses propres. Même s'il fallait déjà remarquer à l'époque que le nouveau président élu en 2019 l'avait été avec comme programme d'arriver à la paix dans le Donbass et de lutter contre la corruption - tout sauf les objectifs d'un peuple qui serait possédé par le nationalisme. Et le fait que Zelensky ait déçu ensuite, sur l'un comme sur l'autre objectif - juste avant l'invasion, il n'était guère populaire - n'empêche pas que ce que voulaient la majorité des Ukrainiens avant l'invasion, c'était précisément ça. Cependant nous sommes en 2022. La violence principale, en dimension actuelle, sans parler de la possibilité que ça s'aggrave encore, c'est celle de l'invasion et du projet de russification forcée par la violence mené par Moscou.
  3. J'avoue que je ne comprends pas trop ces nombreux échanges au sujet de la désirabilité - ou non - que la Russie s'effondre dans le chaos et/ou soit disloquée entre plusieurs voisins, mouvements indépendantistes, terroristes et autres Il y a des raisons pour imaginer que ce serait un objectif réaliste de politique étrangère, et personne ne m'en a parlé ? Sinon, j'en ai d'autres : ==> En cas de nouvelle guerre de Sécession aux Etats-Unis à coups d'armes nucléaires, quid des retombées au Canada et au Mexique ? ==> Si la France partage ses armes nucléaires avec l'Allemagne, qui élit un nouvel Hitler, lequel lance un M-51 sur Israël, qu'est-ce qu'on fait ? ==> Si la dénatalité en Chine décide Pékin à mettre en service des I.A. de remplacement qui se révoltent contre les hommes et commencent à tirer au nucléaire sur tout le monde, quelles conséquences sur le réchauffement climatique ? Je veux dire, si l'objectif est de discuter des scénarios de politique fiction à dormir debout ...
  4. Voici la manière dont les médias russes peuvent décrire la réaction des autorités de leur pays à la décision de la Lituanie La Russie a lancé un ultimatum à la Lituanie concernant le blocus des transports de Kaliningrad Bien sûr, il s'agit de médias contrôlés par l'Etat. Et bien sûr il s'agit en partie de montrer à la population qu'on ne se laisse pas faire. N'empêche que la caractéristique d'un ultimatum est d'intimer à la partie adverse l'ordre d'adopter un certain comportement, faute de quoi une menace sera mise en œuvre. Quant aux les paroles officielles (communiqué du MAE russe) sont effectivement dures Nous avons indiqué que nous considérons les mesures provocatrices de la partie lituanienne, qui violent les obligations juridiques internationales de la Lituanie, principalement la déclaration conjointe de la Fédération de Russie et de l'Union européenne sur le transit entre la région de Kaliningrad et le reste du territoire de la Fédération de Russie de 2002, comme ouvertement hostiles. À cet égard, il a été déclaré que si, dans un avenir proche, le transit de marchandises entre la région de Kaliningrad et le reste du territoire de la Fédération de Russie via la Lituanie n'est pas entièrement rétabli, la Russie se réserve le droit de prendre des mesures pour protéger ses intérêts nationaux. Et le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov a qualifié la décision des autorités lituaniennes d'illégale et sans précédent. Selon lui, cette situation nécessite une analyse approfondie, qui sera menée dans les prochains jours, après quoi des mesures de rétorsion seront prises. Décryptons : on va riposter, mais on ne sait pas encore comment. Il est vrai que la Russie peut être embarrassée pour définir la riposte, étant donné qu’elle ne peut plus utiliser « l’arme » du gaz, la Lituanie s’en étant affranchie grâce au gazoduc GIPL [Gas Interconnection Poland-Lithuania] Enfin, je suppose qu'ils arriveront bien à trouver quelque chose... on peut leur faire confiance pour ça ... Ce qui m'interpelle dans cette histoire, c'est que c'est la Lituanie qui se charge d'emm..... les Russes. Qu'il soit de bonne politique, et conforme à la règle qu'on ne fait de bonne politique internationale qu'à partir d'un rapport de force, d'emm..... la Russie vu qu'il faut bien reconnaître qu'elle emm... pas mal ses voisins de l'Ouest, je peux le comprendre. Qu'établir ce rapport de force n'exclue d'ailleurs aucunement d'échanger ensuite avec Moscou les bons procédés suivant un principe on ne peut plus classique, cela va de soi. Oui, mais ce qui me dérange un peu - et me dérangerait carrément beaucoup si j'étais lituanien - c'est de mettre "Lituanie" et "rapport de force avec la Russie" dans la même phrase Oui bien sûr, la Lituanie est une partie de l'Occident. Et l'OTAN la protège. Et cette protection est Sûre, et encore Eternelle. Enfin, disons plus réalistiquement que comme ce sont les Etats-Unis qui assurent l'essentiel de cette protection, elle peut apparaître plutôt - disons "raisonnablement" - sûre pour encore deux ans et demi. Ce qui est quand même un peu plus court que l'Eternité. Si c'était la France qui se trouvait à la place de la Lituanie, je n'aurais pas d'objection fondamentale à prendre une décision qui emm.... la Russie comme c'est pas permis. Après tout, il y a en permanence deux sous-marins au fond de l'eau, chacun avec 16 missiles, dont un seul suffirait à transformer la partie centrale de Moscou en chaleur et lumière. Donc bon, il y aurait un intérêt partagé par les deux parties à ce que d'éventuels échanges de piques - même très emm..dantes - s'arrêtent assez rapidement. Mais la Lituanie... n'a pas à ma connaissance deux sous-marins de ce type au fond de la Baltique ? Elle se repose donc entièrement sur la bonne volonté de Washington à continuer à la faire bénéficier de sa protection. Bonne volonté dont la stabilité dans le temps... est sujette à caution. ==>Je serais à la place des Lituaniens, je rajouterais encore une bonne couche de "on va pas trop mettre tonton Vlad de mauvaise humeur" à la protection existante. Juste à tout hasard, et à titre de précaution supplémentaire Et si vraiment la Commission européenne se faisait très insistante, appliquez les sanctions allez-y enfin, je répondrais que je suis tout à fait prêt à héberger des soldats d'un pays de l'UE - tiens, au hasard, la France - pour qu'ils appliquent eux-mêmes le blocage d'une bonne partie des communications terrestres russes avec Kaliningrad.
  5. Je pense qu'on ne s'est pas compris. Je disais justement que comparer Churchill et Hitler est absurde
  6. Euh, il y a peut-être une légère exagération On recense semble-t-il une dizaine de rues et avenues Stepan Bandera. Lors de la campagne présidentielle ukrainienne en 2019, on avait demandé au candidat Zelensky sa position sur Bandera. Il avait choisi un positionnement prudent (déjà bien appris le métier de politicien) : Pour clarifier s'il devrait y avoir des avenues pour Stepan Bandera, le candidat à la présidentielle a noté que Stepan Bandera est un héros pour certains Ukrainiens, et donc c'est "normal et cool". "C'est l'une de ces personnes qui ont défendu la liberté de l'Ukraine", a ajouté Zelensky. En même temps, il n'aime pas que tant de rues portent le même nom. (...) Volodymyr Zelenskyy estime que nous ne devons pas oublier de nommer ceux qui sont maintenant des héros et unissent le pays. Par exemple, il a suggéré de donner aux rues le nom du footballeur Andriy Shevchenko. Transcrivons dans un contexte français : On demande au candidat à la présidence Salomon Cohen sa position sur Joseph Darnand et faut-il donner son nom à des avenues. Cohen répond que comme certains Français considèrent Darnand comme un héros, alors c'est "normal et cool", après tout il a "défendu la liberté de la France". Quand même... nan juste une petite demande comme ça en passant... simple suggestion attendez oh là là c'est juste ça... Mais on pourrait pas plutôt mettre une avenue Zineddine Zidane à la place ? - Le fait qu'un candidat juif, qui devait plus tard la veille de l'invasion par la Russie rappeler que des millions d'Ukrainiens sont morts soit civils assassinés par les Nazis, soit soldats tombés dans l'Armée soviétique et qu'ils n'ont rien à voir avec le nazisme, et c'est la vérité pure et simple sur ce que faisaient les Ukrainiens pendant la guerre, loin des fascistes collaborateurs et exterminateurs comme Bandera, bref un candidat qui avait évidemment "le coeur au bon endroit", ait du se contenter d'une simple suggestion "Juste, on pourrait mettre un peu moins de matériel néofascite les gars... euh si ça ne vous dérange pas trop ?" montre bien que les néofascistes existent en Ukraine. Et qu'une campagne électorale impose de... prendre certaines précautions - Le fait qu'il y ait dix voies portant le nom du chef fasciste collaborateur du génocide des juifs et décideur du génocide des Polonais de Volhynie - c'est-à-dire beaucoup, beaucoup, beaucoup moins que de voies De Gaulle en France - doit aussi être noté. C'est évidemment dix de trop... mais ce n'est que dix. Ainsi que le fait que les partis néofascistes reçoivent 2% des voix aux élections ukrainiennes. C'est évidemment plus qu'en France où ce pourcentage est 0%... mais ce n'est que 2%. Ainsi que le fait que l'unité Azov représente 2% des soldats de l'armée ukrainienne. C'est évidemment trop pour une unité issue d'une milice néofasciste, fondée par un homme proposant que l'Ukraine prenne la tête des peuples blancs pour lutter contre les sous-hommes que dominent les sémites, unité où les néofascistes sont censés avoir été "noyés" dans les nouvelles recrues "ordinaires" (à moins bien sûr qu'ils ne leur aient enseigné la "bonne" doctrine ?) ... mais ce n'est que 2%. Désolé, mais c'est tout simplement complètement faux. Autant dire que Darnand ou Laval n'avaient rien de monstrueux. Et que Hitler n'était au fond pas pire que Churchill. Là, oui ! La crise de 2022 - l'invasion - n'a effectivement rien à voir avec les néofascistes ukrainiens, qui ne servent que de prétexte à Poutine, et sont une menace contenue par les autres Ukrainiens - dont l'écrasante majorité (98%) n'est pas néofasciste. - Les bandéristes ont collaboré avec les Nazis allemands qui en zone slave massacraient jusqu'à 1/4 des civils des territoires occupés (c'était le pourcentage en Biélorussie, et en Ukraine à peine moins), dépassant en férocité même les Communistes en mode "dékoulakisation" type staliniens années 1930 ou maoïstes années 1950 - Si on lit les récits sur la Shoah, on voit les Nazis être secondés par des "Hiwis", abbréviation allemande de "volontaires pour aider", qui sont souvent ukrainiens. Traduisons : ces Ukrainiens-là ne sont pas représentatifs de leur peuple. Ils en sont la lie, de même que les volontaires de la division Charlemagne étaient la lie du peuple français. Ces Ukrainiens là sont les bandéristes. - Ce sont eux aussi qui ont décidé d'eux-mêmes un génocide supplémentaire, sans que les hitlériens le leur aient même suggéré, celui des Polonais de Volhynie, avec 100 000 civils tués hommes, femmes, enfants, simplement parce que Polonais. Non, Bandera n'a absolument pas aidé l'identité ukrainienne à survivre à la guerre ! Ce sont les Ukrainiens combattant dans l'armée soviétique qui ont décidé la survie de leur peuple, de même que l'ensemble des peuples soviétiques, de même que l'ensemble des peuples alliés ! Rappelons que le peuple ukrainien, en tant que peuple slave donc constitué de "sous-hommes", était promis en définitive au même sort que le peuple juif dans la conception nazie du monde - simplement un peu plus tard que les Juifs qui avaient du point de vue des hitlériens le statut de cible prioritaire... ==>Le fait qu'un certain nombre d'Ukrainiens soient assez mal informés, ou hallucinés, pour identifier un tel homme à un héros, ne doit pas conduire les étrangers que nous sommes à faire la même erreur, qui est insultante au plus haut point pour le peuple ukrainien
  7. Bien sûr que les munitions sont essentielles. Bien sûr que des HIMARS sans roquettes ne serviraient à rien, et qu'un lanceur HIMARS bien approvisionné en vaudra plusieurs mal approvisionnés. Seulement voilà, je n'ai trouvé aucune donnée sur le nombre de roquettes que les Etats-Unis prévoient de livrer avec les HIMARS. Ils n'ont communiqué que sur le nombre de "4", et on parle maintenant d'une possibilité de "4" supplémentaires. As-tu trouvé mieux (c'est une vraie question, pas de la rhétorique ) ? La seule chose que j'ai trouvée, c'est ce genre de citation s'agissant du paquet d'aide que les Etats-Unis ont annoncé le 15 juin L'aide américaine comprendra deux lanceurs Harpoon et un nombre non spécifié de roquettes GMLRS (Guided Multiple Launch Rocket System) pour les systèmes HIMARS (High Mobility Artillery Rocket Systems) M142 déjà engagés, a annoncé à Bruxelles le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin. Quant aux britanniques, qui annoncent des lance-roquettes M270 Le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, a également déclaré qu'en plus des M270, le pays fournirait des munitions M31A1 à l'échelle pour soutenir l'effort de guerre. A l'échelle ("at scale") c'est-à-dire en rapport avec le nombre de lance-roquettes livré. Ce qui paraît raisonnable. Il me paraît personnellement raisonnable de penser que les Américains aussi livreront un nombre de roquettes en rapport avec le nombre de lance-roquettes livré. Et ce n'est de toute façon que sur ce dernier nombre qu'ils communiquent.
  8. Absolument, de même qu'une hirondelle ne fait pas le printemps, un témoignage de ce genre ne fait pas un effondrement militaire. Le scénario de l'effondrement ukrainien est là. Mais aussi celui où l'Ukraine passe le cap difficile qu'elle traverse à l'évidence. Il me semble que Macron a raison de parier sur la résilience ukrainienne. Le pari est lourd, parce que c'est 1/4 de toute la partie la plus avancée de l'artillerie française qui est mis en jeu, mais il est probablement juste. C'est le moment quand même de se redire et de bien se remettre en face du fait que nous avons laissé les stocks d'armement français décliner jusqu'à des totaux très bas. Pas pour chercher qui de Pierre, Paul ou Jacques est le plus responsable. Mais pour prendre la résolution de réparer la situation, et le faire rapidement Les premiers HIMARS devraient arriver en Ukraine à la fin juin. Le Pentagone envisage de doubler le nombre déjà prévu, la décision n'a pas encore été prise. Bon cela dit, "doubler" dans ce cas signifie passer le nombre de 4 à 8... Les Etats-Unis en ont 400 dans leurs forces. Si cette décision est prise, ils auront fourni 2% de leur artillerie la plus avancée. ==>La France en est à 24% Le pays autrefois célébré comme arsenal de la démocratie peut certainement faire (beaucoup) mieux. S'il le décide.
  9. Un fil intéressant sur les conséquences à prévoir de la guerre Russie-Ukraine sur la manière de faire la guerre et des conclusions à en tirer, et à appliquer sur les appareils militaires occidentaux Voilà maintenant 115 jours que la Russie a envahi l'Ukraine. Aujourd'hui, une analyse de la manière dont cette guerre a remis l'accent sur la capacité industrielle à soutenir des opérations militaires au 21ème siècle (1/25) Je mettrais l'accent en particulier sur les tweets 11 et 12 : Toute stratégie visant à accroître la capacité des forces militaires à combattre à grande échelle et à haute intensité pendant plus de quelques jours nécessite une augmentation de la capacité à construire un grand nombre de systèmes d'armes modernes complexes. Faire cela pour les équipements terrestres est difficile. Les chars et les camions, l'artillerie et les hélicoptères sont chers et sont actuellement produits en nombre limité. Le problème est amplifié pour les navires et les avions qui sont produits lentement dans un nombre limité de chantiers navals et d'usines. Il est possible que des solutions créatives à ce grave problème soient inventées. A titre initial, et comme mesure conservatoire pour au moins limiter les conséquences du problème, je pense qu'il faudrait définir une règle comme quoi lorsque il est déterminé que la structure de forces maintenue par le pays a besoin de N systèmes (chars, blindés, avions, artillerie, hélicoptères, navires...), le pays en fasse fabriquer 1,5 x N, voire je dirais 2 x N. Cela aurait un coût, mais en fait limité : - La moitié des dépenses totales de défense sont constituées du total salaires + pensions. Le matériel ne représente qu'une partie du reste - La majorité des dépenses de matériel sont en réalité des dépenses d'emploi de ce matériel : MCO, carburants, etc. Or les exemplaires supplémentaires seraient maintenus en stock sans être utilisés, ou bien une fois par an pour vérifier que ça marche toujours, donc les dépenses d'emploi seraient en fait négligeables, se limitant essentiellement au coût du stockage - Le matériel supplémentaire serait acheté au coût marginal, seulement le coût de production, puisque les dépenses de R&D auraient déjà été payées - Pour l'industriel, produire 2 x N exemplaires permettrait dans certains cas de changer les procédés et d'économiser y compris sur le coût de production unitaire Ajoutons que ce genre de mesures aiderait à maintenir ouvertes les chaînes de production - on a l'air bien c.. d'avoir fermé la chaîne du Leclerc, l'un des meilleurs chars au monde sinon le tout meilleur, mais on ne sait plus en faire ! - parce qu'il faudrait plus de temps pour produire ces exemplaires supplémentaires. Or une chaine de production existante c'est quand même plus pratique que de devoir reconstruire la chaîne de zéro ! Rappelons pour exemple que lorsque la France a progressivement réduit le nombre de FREMM produites des 17 initiales à finalement 8... le coût total a à peine baissé ! Les séries réduites, ça coûte horriblement cher à l'unité. Doubler une série, ça n'augmente pas beaucoup le coût total. La mesure conservatoire équivalente concernant le personnel est évidemment l'augmentation de la réserve opérationnelle. Ce qui suppose bien sûr d'attirer, de fidéliser, et de former continûment les réservistes à bon niveau, tout en leur facilitant l'adaptation de leur emploi principal à des périodes de 4 ou 6 semaines par an consacrées à l'entraînement. Des solutions pourraient certainement être trouvées pour peu qu'on y réfléchisse un peu et qu'on le veuille vraiment.
  10. C'est très vrai. L'une des raisons pour lesquelles l'Allemagne a besoin de beaucoup de gaz n'a rien à voir avec l'énergie... mais avec son rôle dans l'industrie chimique allemande. L'industrie chimique française... euh, changeons de sujet Absolument. ... C'est d'ailleurs ce qu'on a fait. Et à raison. Mais voici le problème, en lançant une guerre d'invasion avec objectif d'expansion nationaliste contre un pays voisin, en commençant à le dévaster, en y tuant des dizaines de milliers de personnes - et ce n'est pas fini - Vladimir Poutine a fichu par terre sans raison les relations économiques entre la Russie et l'Europe de l'ouest. Contrairement aux mensonges que ses propagandistes répètent, il n'y était absolument pas obligé, même en prenant comme base l'expression la plus froide des intérêts stratégiques russes : - L'Ukraine ne présentait aucun risque d'être intégrée à l'OTAN à terme moindrement prévisible - Les attaques ukrainiennes contre les populations séparatistes du Donbass d'une part étaient un problème d'ampleur très limitée - en pratique Kiev tuait peu. D'autre part si Poutine s'était vraiment donné pour objectif d'y mettre fin, il lui aurait été facile de simplement reconnaître RPD et RPL dans leurs frontières existantes, d'y déployer ouvertement des troupes russes y compris artillerie longue portée, et de répondre à tout obus tombant sur ces populations par un missile de croisière sur les bases militaires ukrainiennes. Naturellement ça aurait couiné dans les chancelleries anglosaxonnes et en Pologne, naturellement de grands chevaux auraient été montés, mais... c'est tout. Le problème c'est que le gouvernement russe a déchiré lui-même la relation économique mutuellement profitable qu'il avait avec l'Europe de l'ouest. Que fait-on après ça ? Je ne sais pas. La Russie restera évidemment toujours au même endroit. Les besoins énergétiques des Européens resteront. L'Arabie saoudite est un régime à faire passer les nationalistes russes pour des humanistes. Les Etats-Unis continueront à s'occuper de leurs intérêts de puissance hégémonique qui entend le rester. Mais une partie de l'Ukraine restera occupée (et russifiée de force) après la guerre - voire qui sait toute l'Ukraine. Et ce n'est probablement pas demain que la Russie se donnera un meilleur régime. Sans compter que cette guerre est encore loin d'être terminée, que le risque qu'elle s'étende géographiquement n'a d'ailleurs pas disparu... Formuler une politique européenne, une politique russe, une politique énergétique dans ces conditions... c'est un chantier. Et il faudra encore y travailler longtemps, à mon sens
  11. Aucune analyse ici, juste des témoignages "à hauteur d'homme" recueillis auprès de volontaires ukrainiens blessés au combat. Âges respectifs : 36 et 60 ans. "Une balle m'a traversé la joue" le coût humain de la défense de l'Ukraine
  12. La phrase se prête à interprétation, mais elle n'est pas nécessairement bizarre. Les forces ukrainiennes dans le Donbass sont soumises à une bataille d'attrition contre un ennemi possédant des moyens matériels au bas mot un ordre de grandeur plus grand, qui provoque des pertes sévères et continues dans les rangs de leurs unités a priori les plus expérimentées. En termes de km² gagnés, l'avance des forces russes peut sembler minime voire ridicule. En termes de destruction du potentiel militaire ukrainien, ce n'est pas du tout la même chose. Or cela pourrait bien être leur véritable objectif - comme passage obligé et étape initiale à la prise de contrôle territoriale. C'est d'ailleurs un peu la définition d'une guerre d'attrition. Il est tout à fait possible que la formation de nouvelles unités du côté ukrainien ne soit pas assez rapide en nombre et/ou en qualité pour éviter l'épuisement de leurs forces. Il est tout à fait possible que le problème d'épuisement de munitions au calibre soviétique, ne laissant de vraiment utilisable que les pièces d'artillerie occidentales, joint au trop faible nombre de ces pièces et disponibles trop tard, rende l'armée ukrainienne incapable de continuer la résistance à l'offensive russe dans un avenir proche. ==>Bref, le scénario d'effondrement des forces ukrainiennes dans les semaines à venir peut se réaliser. Le service de renseignement allemand BND le craignait déjà début juin paraît-il, ce qui contribuerait à expliquer les réticences de Berlin à livrer des armes lourdes rapidement. Le Bundesnachrichtendienst (BND), l'agence allemande de renseignement extérieur, craint que la résistance ukrainienne ne soit même brisée au cours des quatre à cinq prochaines semaines. Ce scénario n'est évidemment pas le seul ! La consommation délirante de munitions par l'armée russe pourrait les amener à la nécessité de réduire "trop tôt" leur pression, la formation en nombre et qualité de nouvelles unités pourrait être suffisamment rapide du côté ukrainien pour combler les pertes, l'acceptation de sacrifices lourds parmi les unités les moins formées afin de ralentir les Russes dans les zones urbaines tout en préservant le plus gros du coeur des forces les mieux formées pourrait gagner suffisamment de temps pour les Ukrainiens. ==>ll est tout à fait possible aussi que l'armée ukrainienne évite l'effondrement, et parvienne à "plier pour ne pas rompre". Mais même dans ce cas... les semaines à venir devraient être très dures. Les dirigeants européens, et encore plus américain, ont sans doute une meilleure vision des réalités du terrain, parce qu'ils ont un bien meilleur renseignement que les seules sources ouvertes.
  13. Ouais, enfin faire appliquer le contrôle des visas aux détenteurs de passeports russes à l'entrée sur le territoire ukrainien, c'est plutôt sportif surtout depuis le 24 février ... ==>OK, OK, je sors !
  14. Une excellente initiative, c'est celle de l'Armée de Terre qui pratique de premières expérimentations dans la SDDAT la Section Développement Durable de l'Armée de Terre Bertrand Usclat dirige cette unité expérimentale. visant une guerre propre et écologique. Sa devise : "Une guerre propre, c'est une guerre où le trou est dans l'ennemi plutôt que dans la couche d'ozone"
  15. Ah nan mais vous êtes durs Les traducteurs automatiques ont leurs limites. Faut penser à tous les contributeurs qui en ont besoin. Patrick a déjà répondu sur ce point. Quant au sistership le Yakafokon, c'est une déformation de "Il n'y a qu'à, il faut qu'on". Moquerie adressée à des gens qui supposent qu'énoncer un objectif suffit à définir les moyens de le réaliser, et pour commencer à assurer qu'il serait réalisable...
  16. Il n'y a aucun problème à être un agent d'influence. Je le dis tout à fait sérieusement. Ce à quoi il faut prendre garde, c'est à toujours être agent d'influence du pays dont on est persuadé que ses intérêts recouvrent, sur le domaine en question, ceux de la France. Y compris si ça suppose de changer d'employeur en cours de route C'est ainsi que Charles de Gaulle a été successivement agent britannique à partir de 1940, agent du KGB à partir de 1944 (voir le programme du CNR), agent américain à l'époque du RPF. En 1962 il émargeait au FLN algérien ainsi qu'à la CIA, en 1963 au BND allemand, en 1964 c'était un agent de Mao, et en 1966 il était réengagé au KGB Je ne vois personnellement aucune erreur majeure dans ce parcours. Une chose qu'il est essentiel de garder à l'esprit - et non @cracou je ne pense pas qu'à toi... mais je pense notamment à toi, certes - c'est que nous autres citoyens ordinaires, nous sommes probablement plus susceptibles d'erreur que des personnages de dimension historique comme le général de Gaulle. Et que les erreurs sont beaucoup plus communes que les traîtrises. Donc moi je veux bien m'engueuler comme du poisson pourri avec des Français qui ont une autre analyse des intérêts du pays que la mienne, mais je ne vois strictement aucune raison d'accuser qui que ce soit de déloyauté. J'apprécie aussi qu'on me rende cette politesse. Quant à Pierre de Gaulle, je le vois comme une illustration de l'adage : la première génération construit, la seconde maintient, la troisième dilapidé. Le fils, l'amiral Philippe de Gaulle, était un homme très digne, remarquable à sa manière. Tout en étant loin de la dimension du paternel. Les petit-fils... sont de braves couillons comme vous et moi. Rien de plus. En l'occurrence, un brave couillon qui dit des c...ries. Un traître ? Allons donc !
  17. De Gaulle me semble effectivement avoir marié d'une part un certain nombre de principes, en petit nombre mais intangibles, et d'autre part un très grand pragmatisme, avec sa base une volonté indéfectible d'accepter les réalités et d'abord de les regarder en face - le Général était tout sauf un homme qui se paye de mots et qui s'accroche à quelque chose trop longtemps. "L'ONU - ce machin", "Il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri en répétant Europe, Europe", "La Russie boira le communisme comme le buvard boit l'encre", "L'Angleterre est une île, la France le cap d'un continent, l'Amérique un autre monde", mettre le point final à l'empire colonial alors que "j'ai été élevé dans la religion de l'Empire", proposer une alliance de préférence à l'Allemagne après l'avoir combattue, faire autre chose quand l'Allemagne refuse cette alliance (préambule du Bundestag au traité de l'Elysée en 1963)... Faire de la Russie un partenaire de choix pour la France et pour les autres Européens, afin de refermer définitivement la parenthèse 1914-xxxx des guerres chaudes et froides européennes et de stabiliser le continent, est-ce une bonne stratégie ? Oui ! Simplement... elle n'est pas d'actualité. Elle était encore tout à fait possible en 2015, elle l'était encore plus difficilement en 2019 quand Macron a essayé de la relancer. Elle ne l'est plus du tout aujourd'hui. Bien sûr, il ne faut pas insulter l'avenir. Cette stratégie sera peut-être possible dans vingt ans, ou dans cinquante - quand les conditions auront changé, d'une manière ou d'une autre. Mais d'un autre côté c'est en 2022 que nous vivons. Pas à une autre époque. S'accrocher à une stratégie qui n'est plus d'actualité, s'accrocher au vieux monde alors qu'il est en train de mourir, ce n'est pas une erreur qu'a fait Charles de Gaulle, il me semble. ==>S'accrocher à la stratégie "Russie partenaire des autres pays européens pour stabiliser le continent" serait faire précisément cette erreur-là. Une planche Ouija ? Moi, c'est les tables tournantes Et ça marche pour de bon, faut pas croire ! Simplement, on a parfois des surprises, parce que les morts sont assez nombreux, et parfois on veut parler à l'un mais c'est un autre qui s'impose. L'autre jour, on était en train avec quelques amis d'essayer de demander au général de Gaulle son avis sur la guerre actuelle. Mais y avait de la friture sur la ligne... De Gaulle et Eisenhower étaient en train de partager un bourbon et de s'amuser à dire du mal de Roosevelt, ce qui parait-il est plus intéressant que de nous parler, bref impossible de le joindre. Arrive un autre qui voulait bien, lui. Donc je lui demande, et en allemand parce qu'il ne parlait que ça. Mais ça a été difficile d'obtenir une réaction cohérente. Parce que dès que j'ai parlé de la guerre russo-ukrainienne, il a commencé à hurler de rire, il n'arrivait pas à s'arrêter, c'était assez remarquable, jamais vu quelqu'un rire comme ça (en plus, son rire était assez malaisant ...) En somme, ce sujet le fait rire comme c'est pas permis On a fini par comprendre qu'il était un peu chagrin vu que son grand projet (un truc de mille ans parait-il) avait raté à cause avant tout de l'Union soviétique. Donc quand une partie de l'ancienne Union soviétique en attaque une autre sous prétexte qu'elle serait dirigée par ses partisans à lui, et que beaucoup de descendants de ceux qui lui ont fait rater son coup meurent, des deux côtés... eh bien cet esprit-là, il n'en peut plus à force de rire. Je me demande bien qui c'était ?
  18. Un ordre de grandeur, c'est un facteur 10 Deux ordres de grandeur, c'est un facteur 100. Je ne suis pas d'accord pour parler d'un ou deux cents ordres de grandeur ... Mais je crois qu'on dit en fait la même chose
  19. Le grand Français qu'était son grand-père savait reconnaître une agression quand il en voyait une. Son souci, que dire sa passion de l'indépendance et de la grandeur de la France ne l'ont jamais conduit à dire n'importe quoi. A titre d'exemple, lors de la crise des missiles de Cuba en 1962, Charles de Gaulle soutient immédiatement et sans aucune réserve les Etats-Unis. C'est qu'il y a un moment pour être indépendant, par exemple quand il faut défendre son bout de gras face à un allié certes précieux mais qui vous marchera facilement sur les pieds, tant il est puissant. Et un moment... où c'est tout autre chose qui se passe. Voici des extraits des paroles de Pierre de Gaulle « Je viens ici affirmer haut et fort qu’il est de l’intérêt de la France d’entretenir de bonnes relations avec la Russie et dire que nous devons travailler ensemble afin de contribuer à l’unité et à la sécurité de notre continent, ainsi qu’à l’équilibre, au progrès et la paix du monde entier » Tout à fait d'accord. On peut d'ailleurs le dire de toute Nation étrangère. Seul problème : pour ça il faut être deux. Et en face, en ce moment, ils ne sont pas trop sur cette optique... « l’Occident a laissé Zelensky, ses oligarques et les groupes militaires néo-nazis s’enfermer dans une spirale guerrière » Description partiale et partielle, mais pas sans rapport avec la réalité... de ce qui se passait jusqu'en 2021. Ce qui se passe depuis cette année est exactement dans l'autre sens. Aussi, c'est un ou deux ordres de grandeur plus destructeur et meurtrier... « Que veulent les Américains sinon provoquer un nouvel affrontement Est-Ouest dont le seul but est d’affaiblir et de diviser l’Europe pour imposer leurs directives, leur économie et leur système ? par exemple interrogé. Les Américains sont un pays et un peuple certes maléfique, mais aussi très, très, très adroit et puissant. Ils ont réussi à placer un homme à eux au Kremlin, où tout le monde le prend pour le tsar légitime, et voilà que maintenant Bill Harley - l'agent dont la légende est "Vladimir Poutine" - vient de déclencher une guerre contre le pays voisin, pour servir les noirs desseins de son employeur la CIA ! Je me demande si ce genre de discours n'est pas paradoxalement agréable à nos contributeurs américains comme @Stark_Contrast Parce que s'il faut en croire ce genre d'idées, les Etats-Unis ne sont pas un pays subissant diverses crises, problèmes, gouverné par des gens à la compétence pas tout à fait éclatante et généralement loin d'être au mieux de sa forme. Non, c'est une force quasi-irrésistible de surhommes à l'intelligence redoutable complotant et manipulant avec adresse toutes les nations qu'ils transforment en simples pantins ! Malgré l'aspect "maléfique", c'est une vision qui n'est peut-être pas sans agréments ?
  20. Ce n'est pas ça que je trouve malaisant. Ils pourraient se rouler une pelle que ça ne me dérangerait pas - à la différence de leurs épouses respectives, certes C'est l'impression de fausseté évidente dans l'attitude du président de la République. Une attitude sérieuse et réservée serait beaucoup plus convenable.
  21. J'ai parlé de comm' ? L'un de ces deux dirigeants a pour métier d'origine la comm'. Il a commencé comme humoriste. C'est peut être pour cela qu'il semble sur cette photo avoir quelques doutes sur l'opération de comm' dont il est témoin. Un peu comme s'il trouvait ça un peu forcé. Pas assez pro, en fait.
  22. Intéressant, quoique à bien y regarder... La vraie déclaration ne veut pas dire grand chose. Voire n'a guère d'importance. Sauf bien sûr en ces temps où la communication a tant d'importance - au point de souvent tenter de suppléer à un manque de substance Voici la dépêche Reuters à l'origine "Nous sommes pour une victoire intégrale avec rétablissement de l'intégrité territoriale sur tous les territoires conquis par les Russes, y compris la Crimée", a déclaré la source diplomatique Donc la France est "pour" une victoire intégrale de l'Ukraine, y compris reconquête de la Crimée. Selon une source diplomatique. Pas une déclaration officielle d'un porte parole, hein. C'est du off. Surtout : on attendait quoi d'autre au juste ? Qu'on demande à un diplomate français si la France souhaite l'intégrité territoriale de l'Ukraine, et qu'il réponde "Ah nan, 80-85% c'est tout, enfin faut voir ça se discute" ? La France est "pour", bien évidemment. De même qu'elle est "pour" un État palestinien indépendant et le contrôle de Jérusalem par l'ONU, et pour la même raison : c'est le droit international ! De même dans un autre genre que la Russie est certainement "pour" l'intégrité territoriale de la Serbie, Kosovo compris, et pour les mêmes raisons. Comment pourrait elle être "contre" ? Bien sûr ça ne veut absolument pas dire que France ni Russie vont faire des efforts pour Crimée, Jérusalem ni Kosovo Ça ne veut pas davantage dire que ces déclarations ont quelque poids que ce soit ni quelque influence sur la réalité Ni que les pays concernés y tiennent pour une quelconque partie de leur stratégie... ... Sauf naturellement leur stratégie de communication ! Il me semble personnellement cependant que le sort de l'Ukraine ne sera pas décidé par une stratégie de comm' Et que c'est un sujet un peu trop sérieux pour être confié à des pubards
  23. Pas chez nos voisins. C'est plutôt au centre de l'Europe, et encore pas tout le monde. Ce que je dis simplement c'est que la relation n'est pas directe - il y a beaucoup d'autres choses qui jouent. Comme la géographie, l'enjeu relatif pour les uns et pour les autres (lié lui-même à la géographie), l'efficacité de la transformation de la puissance économique brute en puissance militaire brute, l'efficacité de la stratégie opérationnelle / diplomatique d'utilisation de cette puissance militaire brute... Pour ne parler que de la géographie, si la France était à la place de la Pologne - ou si la Pologne avait la puissance militaire de la France - je pense que nos troupes seraient déjà à Lviv, si ce n'est à Kiev, et le stationnement de Rafale+ASMPA en Ukraine serait au minimum envisagé.
  24. Dans le cas de la France, le président de la République par intérim en attendant les élections serait le président du Sénat. Oui, c'est Gégé qui s'y collerait. Heureusement, c'est un spécialiste de la sécurité, apte à réaliser les choses les plus difficiles. ... Même sans tenir compte de l'évident aspect humain, il y a toutes les raisons de souhaiter bonne santé à Macron !
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