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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca ne serait pas "mission accomplie", car les conditions que la Russie a essayé d'imposer à l'Ukraine dans les négociations jusqu'à début avril incluaient non seulement le Donbass, mais encore la démilitarisation et l'engagement de neutralité. Un cessez-le-feu après la conquête du Donbass, voire même sans en avoir conquis la totalité, ne satisferaient pas à ces conditions présentées à l'époque comme "minimales". Et que Moscou a étendu depuis, voir Kherson qui paraît-il ne reviendra "jamais" à l'Ukraine (ce n'est pas Poutine qui l'a dit donc il est encore possible qu'il revienne dessus, mais c'est quand même semi-officiel car dit par le gouverneur proconsul russe local) Sans doute, Poutine pourrait décider d'un tel cessez-le-feu. Juste, ça ne paraît pas très probable. Je n'imagine guère de changement ni dans le soutien militaire à l'Ukraine ni dans les mesures de guerre économique en effet : - Le soutien militaire comme tu dis c'est essentiellement Washington, et de leur point de vue ranàfout' si la guerre est arrêtée et/ou si seuls les Ukrainiens sont à l'offensive, c'est de toute façon une occasion en or d'affaiblir le principal allié de leur adversaire principal - La guerre économique c'est l'UE avant tout puisque avant la guerre le commerce russe avec l'Europe c'était 10 x celui avec l'Amérique. Mais les sanctions économiques sont présentées avec des arguments moraux, qui ne se prêtent pas aux demi-mesures ni à la nuance. Sauf à ce que la Russie se retire complètement d'Ukraine - Crimée comprise - et paie des réparations, vu l'ambiance, celui qui propose de diminuer les sanctions n'est pas juste en train de se tromper, c'est un lâche / salopard / profasciste (cocher les mentions inutiles) Si Poutine décidait "On n'avance plus, on se met sur la défensive et on construit des fortifications", le danger pour l'Ukraine... c'est qu'ils passeraient sans doute à l'offensive. En tout cas ils le voudraient, il serait facile de les comprendre. Or ils n'ont pas forcément tant de moyens pour ça, et l'offensive risquerait de leur coûterait cher. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est-à-dire que ce Zelenski-là... est russe -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Mais ça, ce n'est pas nouveau. Les bolcheviques sont toujours dans le camp du bien. Ça fait partie de leur définition. Du moins à leurs propres yeux. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
De ce point de vue, l'Ukraine en a davantage sous le coude puisque son économie est complètement en capilotade donc il doit y avoir beaucoup de ressources disponibles (chômage forcé), et évidemment la nécessité de se défendre n'est pas difficile à justifier politiquement. Ca reste vrai du moins tant que l'économie en capilotade n'a pas trop d'effets paralysants sur l'armée... Zelenski continue de demander un soutien économique massif, qu'il recevra sans doute. Le problème, c'est si la Russie cible ses attaques spécifiquement pour faire s'écrouler l'économie, au-delà du blocus naval déjà débilitant, visant les chemins de fer, voire les centrales électriques ou la distribution du courant. La formation a dû commencer très rapidement après le début de l'invasion, dans l'ouest de l'Ukraine. Si 3 mois de formation est une la durée pour qu'un combattant ait une chance minimale de contribuer vraiment, voire éventuellement survivre, l'armée ukrainienne devrait commencer à voir de premières troupes nouvelles d'ici quelques semaines ou début de l'été (mais est-ce que 3 mois est le bon chiffre ?) Le problème sera plus pour les spécialistes. Et les techniciens aptes à entretenir le matériel. L'équipement pourrait rester un point noir pour les Ukrainiens, malgré l'aide occidentale. Antichars portatifs oui ils en reçoivent en nombre, mais des chars et des obusiers... pas tant que ça en fait. Sauf erreur, les Polonais leur envoient 200 chars ce qui est à la fois beaucoup en soi, et peu si les Russes en ont perdu 700 en moins de trois mois. Les Américains leur envoient 100 obusiers, là aussi à la fois beaucoup et peu. Plus la question de consommation des munitions comme tu dis. Elle doit aussi se poser du côté russe évidemment. Mais il est possible qu'ils aient de gros stocks (du moins s'ils les ont vraiment entretenus ?) -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Ouais ! Plus les trajectoires précises des Rafale et de leurs AASM le 5 juillet 2020 à Al Watiya. Pour le service documentaire -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Si les Russes tiennent ce nouvel objectif - "Si" - le Su-75 sera tout de même opérationnel avant le F-35, dont la version Block 4 ("pleinement opérationnelle alors là oui c'est promis si si") est maintenant prévue pour 2029 Bien sûr, le "Si" en question est plutôt maousse costaud ... Chasse au Kilo ? Le suivi des SM russes, sans doute est-ce que les Etats-Unis s'en donneraient à cœur joie oui. Mais la chasse suppose aussi un tir. Les Ukrainiens n'ont pas à ma connaissance de véritables moyens ASM, ou est-ce que j'oublie quelque chose ? Ce risque est déjà réalisé par la Turquie, dont les Atmaca qui entrent en service portent à 200 / 250 km. La Roumanie va elle acquérir des batteries côtières NSM. La Mer Noire n'est déjà largement plus une zone tranquille pour la VMF. En ce qui concerne l'Ukraine, reste à savoir si elle conservera à l'avenir un accès à la mer... la Russie semble avoir son idée à ce sujet, l'Ukraine en a une autre, et ça se décidera sur le champ de bataille !!! Donc les Chinois aussi s'intéressent au pétrole ? Tout le monde veut en acheter, ou quoi ? Donc en fait le pétrole proposé à la vente sur le marché mondial trouvera toujours preneur ??? Ca c'est une énorme surprise, que personne n'aurait pu voir venir. Et ça remet en cause la stratégie occidentale de guerre économique par embargo pétrolier contre la Russie - ce qu'évidemment les stratèges n'auraient jamais pu imaginer. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
On parle d'une situation - hypothétique - très transitoire, l'état final étant une dilution d'un facteur 5 000. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Et là... quoi ? C'est une question sérieuse. Imaginons par exemple que la concentration de sulfate soit le double de l'ordinaire, ce qui signifie que la solution de sulfure d'hydrogène ne s'est répandue encore que dans environ 1 / 5000ème de la mer d'Azov (et ça ne durera pas longtemps cette situation !) Il se passe quoi, si la concentration de sulfate est le double de la normale ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Hmmm... la mer d'Azov a une superficie de 37 600 km² et une profondeur moyenne de 13 mètres. Soit un volume d'environ 500 km3, donc une masse de 500 milliards de tonnes d'eau. Si "des dizaines de milliers de tonnes de solution" sont déversée dans la mer d'Azov, et en supposant que la dilution des eaux dans la mer Noire soit très lente par comparaison, la concentration dans l'eau de la solution déversée sera de l'ordre de 10-7 soit une partie pour dix millions. Cette solution de "sulfure d'hydrogène" réagit avec l'eau pour donner l'ion sulfate SO42-. La masse molaire de cet ion est de 96 g/mole, à comparer avec celle de l'eau 18 g/mole. Avec une concentration de 10-7 en termes de moles on parlerait donc d'une concentration massique de l'ordre de 96/18 x 10-7, soit environ 0,00053 gramme de sulfate par litre d'eau. Une eau de mer de salinité typique contient déjà 2,7 gramme de sulfate par litre d'eau. ==>Bref, pratiquement aucune différence Next ! -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
"Donne moi ta montre, je te donnerai l'heure" ? Non... Je vais plutôt te la vendre -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Incroyable... L'homme qui a décidé l'invasion... la critique vertement en public ! Avant de se reprendre et de corriger son lapsus - Oups ! -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon, Erdogan c'en était un... Mais y en a d'autres ! Le président va demander à son ambassadeur de voter contre la candidature de la Finlande et de la Suède à l'OTAN Le président de quel pays, demanderez-vous, n'est-ce pas ? Eh bien disons que c'est un pays européen très bien. Voire même très très très bien : ils ont pris des Rafale (d'occaze) ! Bon, cela dit, ce problème est en trompe-l'oeil, puisque le premier ministre dit que si on va approuver l'entrée de la Suède et de la Finlande, et que l'ambassadeur près de l'OTAN a déjà dit que le président il s'en <censuré> c'est au premier ministre qu'il obéit. Le président Zoran Milanovic a déclaré mercredi qu'il donnerait instruction au représentant permanent de la Croatie auprès de l'OTAN, l'ambassadeur Mario Nobilo, de voter contre l'admission de la Finlande et de la Suède dans l'Alliance tant que la loi électorale en Bosnie-Herzégovine n'aura pas été modifiée. (...) Toutefois, le ministère des affaires étrangères a déclaré la semaine dernière que, si cela devait se produire, M. Nobilo suivrait les instructions du ministère, et non celles du président. (...) "Si je dois être blâmé, je suis prêt (à cela). Je l'ai déjà dit, les Croates de Bosnie sont plus importants pour moi que toute la frontière russo-finlandaise", a insisté M. Milanovic dans sa diatribe de mercredi, citant la Turquie, qui a exprimé son opposition à l'adhésion des deux pays nordiques à l'Alliance, comme un exemple de pays "montrant comment se battre pour les intérêts nationaux." Ah non, mais impressionné, je suis Et même lui ! Bon, tout cela ne répond pas à la question essentielle, bien sûr. ==>Qu'est-ce que la France pourrait exiger - EXIGER - comme contreparties à notre vote pour l'entrée de Finlande et Suède dans l'OTAN ? Deux idées : - Une commande de 1 000 Rafale par l'USAF - Remplacement de l'accord AUKUS par AFRUS, ça sera finalement 8 Barracuda pour l'Australie système de combat inclus - mais les US peuvent fournir la peinture, on n'est pas chiens. Et on signe l'accord à Formigny... quoi, vous n'aimez pas ? Bon, Yorktown alors. Je rappelle que Erdogan est un exemple de "comment se battre pour les intérêts nationaux" ! -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
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[ANNONCE] Disparition de la publicité
Alexis a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Annonces importantes
Excellente idée ! La pub était une plaie Fait pour ce qui me concerne. -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, mais dans ce cas tout aussi logiquement les Américains... Si, si ! Nos petits camarades européens l'ont compris. On a beau dire et répéter que maiiiis non qu'est-ce que vous allez chercher il n'est ab-so-lu-ment pas question de faire sans eux, vous pensez bien, que bien sûr que non quand nous serons indépendants ils ne concluront pas "Super, vous n'avez ENFIN plus besoin de nous ! Bon, allez, à la revoyure !"... Nos petits camarades ne nous croient pas. C'est qu'ils ne sont pas tout à fait naïfs, faut pas croire. Du moins pas envers nous, c'est plutôt les Américains qu'ils croient peut être un peu les yeux fermés, mais c'est une autre histoire. Du coup, le pilier européen de l'OTAN, c'est non et ça restera non. Jusqu'à ce que bien sûr quelque futur émule de Trump utilise le siège éjectable. Mais ça ne dépend pas de nous. J'imagine que nos camarades nordiques perçoivent d'une part une organisation en état de coma dépassé, d'autre part un pays voisin un peu inquiétant genre "Nuit des morts vivants" Je ne sais pas comment on dit "Merde, on préfère quand même le comateux" en finnois, mais... Quant aux Suédois, ils sont en train de chercher la notice Ikéa pour le bordel -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca commence. Erdogan bloque l'ouverture de pourparlers pour l'entrée de Finlande et Suède dans l'OTAN La Turquie a bloqué la résolution préliminaire de l'OTAN concernant le traitement des demandes de la Finlande et de la Suède de rejoindre l'alliance militaire, remettant en question les espoirs d'une adhésion rapide des deux nations nordiques. Les ambassadeurs de l'OTAN se sont réunis mercredi dans le but d'ouvrir les négociations d'adhésion le jour même où la Finlande et la Suède soumettraient leurs fonctions, mais l'opposition d'Ankara a empêché tout vote, selon une personne ayant des informations directes sur la question. Ce report fait douter que l'OTAN soit en mesure d'approuver la première étape des fonctions de la Finlande et de la Suède en une ou deux semaines, comme l'a indiqué le secrétaire général Jens Stoltenberg. Il met en outre le feu aux poudres après plusieurs jours d'intense diplomatie entre les États-Unis, la Turquie, la Finlande et la Suède sur ce problème. (...) S'exprimant devant le parlement mercredi, le président turc Recep Tayyip Erdoğan s'en est pris aux alliés occidentaux qui ne respectent pas la "sensibilité" d'Ankara en matière de terrorisme et a accusé les tout nouveaux candidats à l'OTAN de refuser d'extrader 30 personnes accusées de frais liés au terrorisme dans son pays. "Nous avons demandé 30 terroristes. Ils ont dit : 'nous ne les donnons pas'", a-t-il mentionné dans un discours au parlement. "Vous ne voulez pas livrer les terroristes mais vous voulez rejoindre l'Otan. Nous ne pouvons pas dire oui à une organisation de sécurité qui est dépourvue de sécurité." Alors, les terroristes combattants de la liberté militants kurdes... vous les livrez, ou vous renoncez à l'OTAN ? Oh le beau, le superbe potentiel d'embrouille ! -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne trouve pas ces arguments très convaincants : Israël est un grand garçon qui n'a besoin ni de la Turquie ni d'autres pays de la région pour assurer son avenir, l'article 42.7 du traité de l'UE n'a pas d'importance car appliquée par personne sauf la France voir la réaction à la tentative turque d'intimider militairement la Grèce en 2020... L'importance de la Turquie découle à mon sens avant tout de ce fait que la géographie est ce qu'elle est et ne changera pas. Notamment, le pays qui contrôle l'entrée de la mer Noire restera la Turquie. Erdogan cherche à faire le matamore sur la scène internationale, c'est son style ce n'est pas nouveau. Ca n'est pas nécessairement très efficace... pas nouveau non plus Cela dit, si on reprend la liste des exigences de la Turquie, l'une s'adresse à Helsinki et Stockholm la répression du PKK, toutes les autres s'adressent à Washington. Bref, Paris est comme qui dirait... bien tranquille. Certains pays pourraient même en venir à mieux comprendre rétrospectivement les "légers" éclats de voix, et les déplacements de chasseurs et de navires de guerre, qui ont été nécessaires en 2020 en Méditerranée orientale. Où est le popcorn, déjà ? -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Du côté de Deauville, on se tâte, OTAN ou pas ? Après la Catalogne, Deauville proclame son indépendance avec Paris -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Euh, je dois retirer une partie de ce que j'ai écrit ... J'avais l'impression à lire le texte de Khodarionok du 3 février d'avoir à faire à une personne non seulement réaliste mais aussi décente "Un conflit armé avec l'Ukraine n'est actuellement fondamentalement pas dans l'intérêt national de la Russie. Par conséquent, il est préférable que certains experts russes surexcités oublient leurs fantasmes de haine". Mais ça c'était il y a trois mois Il demeure réaliste, oui. Mais ce qu'il propose... Le 28 avril - Un expert militaire a exhorté la Russie à abandonner l'humanisme dans l'opération spéciale « La guerre prend une tournure extrêmement dangereuse pour notre pays. Nous devons partir du fait que le danger pour notre pays est exceptionnellement grand et que nous n'avons pas utilisé toutes les possibilités dont nous disposons. Mais reporter cela et être guidé par des objectifs humanistes n'est plus pertinent » Le 16 mai - Un expert militaire a comparé le travail de l'armée russe aux actions d'un boa constrictor Selon lui, l'armée russe broie lentement mais sûrement la défense de la partie ukrainienne, épuisant ses ressources, notamment en détruisant l'équipement et la main-d'œuvre de l'ennemi. "Les actions de nos troupes me rappellent les actions d'un boa constrictor. A chaque souffle de l'ennemi, les anneaux du boa constrictor se compriment de plus en plus. Nous sommes en droit de compter sur des succès majeurs pour nos troupes. Nos troupes avancent. Nous attendons tous des résultats positifs », a déclaré Khodarenok. Je ne sais pas évaluer le réalisme de la comparaison "boa constrictor". Ca dépend de l'évaluation des pertes ukrainiennes en hommes entraînés et matériel, comparées à celles de l'armée russe, et des capacités respectives de reconstituer ces pertes avec matos et personnel entraîné. Mais l'idée que l'urgence serait d' "abandonner l'humanisme" ! Khodarionok n'est pas en train de travailler à influencer dans un sens de modération comme je l'ai trop vite conclu. Il pèse dans le sens de l'escalade du conflit. Et il fournit en prime time une évaluation réaliste de la situation tactique et stratégique de la Russie... pour défendre la nécessité d'aller plus loin et plus fort. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Mikhaïl Khodarionok n'en est pas à sa première intervention dans les médias russes en ce sens. Il y a quelques jours, toujours dans une émission de débat, il avait aussi parlé avec un ton tout à fait différent de la surexcitation irréaliste qui domine les médias russes. Sachant que les chaînes russes sont totalement sous contrôle de l'Etat, je me demande comment interpréter le fait qu'une telle personne soit tout à coup mise en position de pouvoir s'exprimer ? Hypothèse optimiste : c'est la préparation d'un virage propagandesque dans un sens modéré. Hypothèse pessimiste : ça ne veut rien dire de spécial, sinon qu'il faut bien un contradicteur parce que sinon ça se verra trop que tout est contrôlé. Concernant ce journaliste, qui contrairement à la plupart des autres a une expérience dans l'armée et sait de quoi il parle, je trouve cet article assez remarquable qu'il a écrit le 3 février pour mettre en garde contre l'irréalisme de ceux qui prétendaient alors pouvoir vaincre l'Ukraine "en quelques heures" Prédictions de politologues sanguinaires À propos des faucons enthousiastes et des coucous précipités (...) Affirmer que personne en Ukraine ne défendra le régime signifie, en pratique, une ignorance complète de la situation militaro-politique et de l'humeur des larges masses populaires de l'État voisin (...) En un mot, la campagne de libération de 2022, sur le modèle et à l'image de 1939, ne réussira en rien. (...) Bien sûr, le MOU infligera de lourdes pertes à un ennemi potentiel. Mais s'attendre à écraser les forces armées de tout un État d'un seul coup de ce genre signifie faire preuve d'un optimisme tout simplement débridé au cours de la planification et de la conduite des opérations de combat (...) les réserves d'armes prometteuses et de haute précision dans les forces armées RF ne sont pas de nature illimitée. Les missiles hypersoniques de type Zircon ne sont pas encore en service. Et le nombre de missiles Kalibr (missiles de croisière lancés par la mer), Kinzhals, Kh-101 (missiles de croisière lancés par air) et Iskander se compte au mieux en centaines (dizaines dans le cas des Kinzhals). Cet arsenal n'est absolument pas suffisant pour anéantir un État de la taille de la France et de plus de 40 millions d'habitants de la surface de la Terre (...) On oublie un peu que les formations armées de l'opposition afghane lors du conflit de 1979-1989 ne disposaient pas d'un seul avion et pas d'un seul hélicoptère de combat. Et la guerre dans ce pays a duré jusqu'à 10 ans. Les combattants tchétchènes n'avaient pas non plus un seul avion. Et la lutte contre eux a duré plusieurs années et a coûté beaucoup de sang et de victimes aux forces fédérales. Et les forces armées ukrainiennes ont encore une sorte d'avion de combat. Ainsi que des moyens de défense aérienne. Soit dit en passant, les équipages ukrainiens des forces de missiles anti-aériens (en aucun cas géorgiens) ont considérablement pincé l'armée de l'air russe lors du conflit de 2008. Après le premier jour des hostilités, la direction de l'armée de l'air russe était franchement sous le choc des pertes subies. Et vous ne devriez pas l'oublier. (...) Si jusqu'en 2014, les Forces armées ukrainiennes étaient un fragment de l'armée soviétique, au cours des sept dernières années, une armée qualitativement différente a été créée en Ukraine, sur une base idéologique complètement différente et en grande partie sur les normes de l'OTAN. Et des armes et des équipements très modernes sont fournis et continuent d'être fournis à l'Ukraine par de nombreux pays de l'Alliance de l'Atlantique Nord. (L'armée ukrainienne) ne peut pas non plus être prise à la légère. À cet égard, il faut toujours se souvenir du testament d'Alexandre Suvorov: "Ne méprise jamais ton ennemi, ne le considère pas comme plus stupide et plus faible que toi." (...) Il ne fait aucun doute que les États-Unis et les pays de l'Alliance de l'Atlantique Nord vont entamer une sorte de réincarnation du prêt-bail, sur le modèle de la Seconde Guerre mondiale, il n'y a aucun doute. (...) Il convient également de rappeler que le puissant NKVD stalinien et l'armée soviétique de plusieurs millions ont combattu la clandestinité nationaliste dans l'ouest de l'Ukraine pendant plus de 10 ans. Et maintenant, il existe une option selon laquelle l'ensemble de l'Ukraine peut facilement entrer dans les partisans. (...) Les experts sont convaincus que l'environnement urbain aide les défenseurs, ralentit le mouvement des attaquants, permet de placer un nombre record de combattants par unité de surface et compense le retard des forces et des technologies. Et en Ukraine, il y a plus qu'assez de grandes villes, y compris celles d'un million d'habitants. Ainsi, l'armée russe, au cours d'une guerre hypothétique avec l'Ukraine, pourrait rencontrer bien plus que Stalingrad et Grozny. (...) En général, il n'y aura pas de blitzkrieg ukrainien. (...) Et enfin, la chose la plus importante. Un conflit armé avec l'Ukraine n'est actuellement fondamentalement pas dans l'intérêt national de la Russie. Par conséquent, il est préférable que certains experts russes surexcités oublient leurs fantasmes de haine. Et afin d'éviter de nouvelles pertes de réputation, ne vous en souvenez plus jamais. Eh bien, il avait compris beaucoup de choses en effet ! Davantage que les allumés de la victoire en quelques heures ce qui n'est pas difficile, mais bien davantage aussi que la majorité / la quasi-totalité des analystes occidentaux qui s'attendaient à une victoire russe rapide. Chapeau ! Bon sinon, il est né en 1954, deux ans après Poutine donc, il aura 70 ans en 2024, lors des prochaines élections présidentielles. Un âge qui conviendrait tout à fait, dans l'éventualité où... "Je dis ça, je dis rien" -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Ne pas oublier le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, le Mexique... Plus on est de fous ! Plaisanterie mise à part, à imaginer prolonger la liste indéfiniment, on risque d'oublier un "petit détail" sur ce qu'est en réalité l'OTAN. L'OTAN est essentiellement la garantie par les Etats-Unis de la survie et de la sécurité des pays qui y sont abonnés. Sans doute, il y a des exceptions, telles France et Angleterre pour cause de défense basée sur une dissuasion nucléaire (autonome pour l'un de ces pays), ou encore bientôt la Finlande qui organise sa défense depuis des décennies sans l'hypothèse d'un deus ex machina venant les sauver, et je ne vois pas pourquoi Helsinki changerait ce point. Mais la règle générale et la raison d'être de l'OTAN est celle-là. Or, je ne suis pas certain que l'enthousiasme soit sans partage aux Etats-Unis à l'idée d'augmenter le nombre de leurs dépendants. Et imaginer une OTAN qui s'étend encore et toujours... c'est entre autres choses imaginer une Amérique qui continue à étendre ses engagements encore et toujours. Peut-être que les Américains seront d'accord ? A voir. Se rappeler aussi que les Etats-Unis ont un régime démocratique. Tous les quatre ans, y a un vilain risque que le gouvernement change. Eventuellement les orientations de politique étrangère aussi, on ne peut pas trop l'exclure. Tu veux dire... Jésus ? Ca c'est pas bien, Boule ! On n'est pas censés parler de religion en dehors d'un fil unique dans la partie Détente. Il faut l'unanimité oui. Et Ankara peut bloquer l'accession d'Helsinki et Stockholm si elle le décide. J'imaginerais plutôt que Erdogan fait monter les enchères afin de "vendre" son accord en échange d'avantages sérieux (ventes d'armes, répression du PKK dans les pays de l'UE, ou autre chose) Mais qui sait ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Il y a là une erreur de traduction, dont je ne connais pas l'initiateur mais dont la responsabilité m'apparaît partagée. ==>Morawiecki ne parle pas du monde russe, mais de l'idéologie "Monde russe" Naturellement, les médias russes internes ont tous fait la même "erreur". C'est qu'elle les arrange... "Le chef d'Etat polonais veut détruire le monde russe ! Et vous n'avez pas encore compris qu'ils sont tous nazis à l'Ouest ?" Naturellement, Morawiecki a une part de responsabilité. Dans une époque dangereuse comme celle-ci, il aurait peut-être fallu faire un effort de clarté ? C'était si difficile, de trouver une expression sans ambiguïté pour désigner l'idéologie de Poutine ? Je ne sais pas moi, "néo-impériale", par exemple ? Voici un article en polonais, plus proche de la source Il ne suffit pas de soutenir l'Ukraine dans la lutte, mais nous devons extirper l'idéologie derrière l'attaque russe, car elle est aussi dangereuse que le nazisme et le communisme, affirme le Premier ministre Mateusz Morawiecki (...) Il souligne que Poutine n'est ni Hitler ni Staline, mais qu'il est plus dangereux qu'eux, car il a non seulement des armes plus meurtrières, mais aussi de nouveaux médias à portée de main pour diffuser sa propagande (...) L'idéologie de Poutine de Russki Mir est l'équivalent du communisme et du nazisme du XXe siècle. C'est l'idéologie par laquelle la Russie justifie les droits et privilèges imaginaires de son pays. C'est aussi la base de l'histoire de la "mission historique spéciale" (...) +Russkij Mir+ est un cancer qui non seulement consume la majorité de la société russe, mais est une maladie mortelle menace pour l'ensemble de l'Europe. Par conséquent, il ne suffit pas de soutenir l'Ukraine dans sa lutte militaire avec la Russie. Nous devons complètement éradiquer cette nouvelle idéologie monstrueuse (...) Il souligne que, tout comme l'Allemagne était autrefois soumise à la dénazification, aujourd'hui la seule chance pour la Russie et le monde civilisé est la "dépoutinisation" Parfois je me dis que ce serait mieux que la Pologne ait une dissuasion nucléaire, parce que ça aiderait les gouvernants polonais à contrôler leurs nerfs. Parfois - par exemple quand je lis ce genre de texte - je me dis que c'est une excellente chose que les dirigeants polonais n'aient pas d'armes nucléaires Je comprends que la Pologne a eu une histoire très douloureuse les deux derniers siècles, il est dans l'ordre des choses que les Polonais soient portés à craindre et détester la Russie - et ont-ils fait davantage que suspendre ces sentiments envers l'Allemagne ? Mais Morawiecki est, ou devrait être, un homme d'Etat. Censé maîtriser sa parole, son expression, et réfléchir un peu avant de parler ! -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Bonne idée. Mais y en a encore. Et DeepL ist dein Freund / è tuo amico / твой друг / はあなたの味方です Il y a eu beaucoup de débats, et de distorsions, sur la position de la France sur l'Ukraine et la Russie ces derniers temps. Si les inquiétudes sont légitimes compte tenu de la gravité de la situation, de nombreux arguments que j'ai entendus sont à côté de la plaque. Un fil pour démystifier certaines idées fausses : 1/ " La France pousse l'Ukraine au compromis " : cette polémique est partie d'une interview donnée par le président Zelensky à la presse italienne. Une citation du dirigeant ukrainien a été rapportée de manière trompeuse, donnant la fausse impression que le président Macron l'a incité à céder des territoires. Ceci est entièrement faux. La transcription de l'itw montre clairement que le président Zelensky ne parlait pas explicitement du président français. Plus important encore, le président Macron a toujours été cristallin sur le fait que c'est aux Ukrainiens de décider des termes de leurs négociations avec les Russes. Voir par exemple son discours devant le Parlement européen : "En tant qu'Européens, nous œuvrons pour la préservation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. C'est à l'Ukraine de définir les conditions des négociations avec la Russie." 2/ " Le président Macron devrait arrêter d'appeler Poutine " : le président français est souvent critiqué pour sa diplomatie téléphonique avec Moscou. Mais on oublie souvent que le président Zelensky lui-même demande de préserver ce canal de communication car Poutine refuse de lui parler. D'ailleurs, chaque appel a été étroitement coordonné avec le président Zelensky. Le président français n'a jamais discuté avec Poutine sans l'accord du président Zelensky. Cet effort diplomatique a été salué par le président finlandais qui est également en contact avec Poutine. 2/ "La France veut préserver la Russie" : cette critique s'appuie sur l'appel du président Macron au Parlement européen à "ne céder à la tentation ni de l'humiliation ni de l'esprit de revanche." Cela a déclenché un débat très intéressant sur la notion d'"humiliation" et ce que l'Histoire nous en dit. Je ne m'étendrai pas sur le sujet mais je tiens à souligner que la France ne cherche pas à "accommoder" le régime russe dans l'espoir de trouver une solution diplomatique à la guerre. Paris a joué un rôle moteur dans les efforts internationaux pour enquêter et poursuivre les éventuels crimes de guerre commis par les militaires russes, pour imposer un coût économique massif à l'économie et aux oligarques russes et pour isoler la Russie sur la scène mondiale. 3/ " La France ne fait pas sa juste part pour aider l'Ukraine " : depuis le début de l'invasion, la France a livré des armes à l'Ukraine, notamment de l'artillerie à longue portée (obusiers automoteurs Caesar), et a formé des soldats ukrainiens sur son sol. Cette critique passe également à côté d'une vision plus large : €2 milliards d'aide militaire UE à l'Ukraine à travers la facilité de paix européenne. La France est non seulement l'un des plus grands contributeurs à la FPE, mais a également été un grand promoteur de sa création en premier lieu. La France apporte également un soutien humanitaire et une aide financière importante (2 milliards d'euros) à l'Ukraine. 4/ " La France est contre l'adhésion de l'Ukraine à l'UE " : Là encore, le président Macron a été très clair : la France est favorable à ce que l'on donne " rapidement " le statut de candidat à l'Ukraine. Mais, il a également souligné une donnée fondamentale : les négociations d'adhésion peuvent être longues (des années, voire des décennies). C'est pourquoi, la France est favorable à ce que l'intégration de l'Ukraine à l'UE commence *en parallèle* (et non en remplacement) du processus d'adhésion, par le biais d'une " communauté politique ". Des étapes importantes sont déjà préparées, notamment sur l'accès au marché européen. 5/ " Le rêve français d'autonomie stratégique européenne est désormais mort " : la guerre en Ukraine a rajeuni l'OTAN et sa mission de défense collective. La France a depuis longtemps reconnu cette réalité et a récemment décidé d'augmenter substantiellement sa contribution au dispositif militaire de l'OTAN. La France n'a jamais essayé de nier, ou de miner, la contribution essentielle de l'OTAN à notre sécurité collective. Au contraire, la France milite de manière pragmatique en faveur de responsabilités européennes accrues, en utilisant tous les outils disponibles (UE, OTAN, coopérations bilatérales ou multilatérales). C'est dans l'intérêt de l'OTAN et des Etats-Unis. Loin de rendre cette ambition obsolète, la guerre en Ukraine a souligné l'urgence pour les Européens d'intensifier significativement leurs efforts et de prendre une plus grande part du fardeau. 6/ " La France donne la priorité à son partenariat avec l'Allemagne " : la relation franco-allemande est critique pour Paris et Berlin mais est loin d'être exclusive. La France a au contraire tenté ces dernières années de diversifier ses partenariats stratégiques à travers l'Europe. La France a notamment augmenté son engagement avec les PECO depuis le début de la guerre, sous différents formats : le format Weimar (France-Allemagne-Pologne), France + pays baltes, France + pays B9. Et la France déploie des navires/troupes/avions pour assurer la sécurité de ces pays. Je m'arrête là. En ces temps difficiles, il est normal d'être exigeant les uns envers les autres. Mais beaucoup de critiques adressées à la France sont ancrées dans des idées préconçues, et ne reflètent pas la réalité des positions et des actions de la France. [Fin] -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce sont les mesures de guerre économique qui pèsent oui, davantage que la guerre militaire. Du moins sur la plupart des matières premières. Cela dit, une bonne nouvelle tout de même, il semble que les exportations de blé de la Russie continuent, même à rythme plus élevé qu'auparavant Les expéditions de blé de la Russie en avril sont en passe de tripler sur l'année et sont bien supérieures à la moyenne des cinq dernières années, d'après les données sur les embarquements et le commerce mondial. Malgré les sanctions et le refus de certains établissements financiers et assureurs de faciliter les paiements pour les exportations russes, les embarquements de blé meunier dans les ports russes totalisent jusqu'à présent 3,15 millions de tonnes pour le mois d'avril, dont 35 navires qui devraient être chargés d'un total de 456 800 tonnes dans le courant du mois. Cela représente plus du triple des 801 900 tonnes expédiées en avril 2021 et 23 % de plus que la moyenne des cinq dernières années pour les exportations d'avril. Les sanctions occidentales n'ont donc pas frappé, ou alors pas réussi à frapper, les exportations russes de blé. Or, celles-ci sont deux fois plus grandes que les exportations ukrainiennes, leur interruption aurait été particulièrement grave pour la situation alimentaire mondiale. Reste tout de même que les exportations ukrainiennes de blé seront très très réduites cette année, à la fois pour raison logistique - blocus des ports ukrainiens de la Mer Noire - et pour raison... agricole. Parce que les semis de printemps, dans les conditions actuelles, c'est pas simple ! Normalement, l’Ukraine exporte de 4 à 5 millions de tonnes de céréales par mois, mais à ce jour, ce volume a baissé presque de dix fois. En 2022, étant donné qu’au moins un tiers des zones agricoles du pays ne seront pas ensemencées, l’Ukraine ne devrait produire qu’environ 63 millions de tonnes de céréales et d’oléagineux, ce qui aura un impact significatif sur le marché alimentaire mondial C'est là que l'arrêt de la guerre pourrait aider. Plus la levée du blocus russe, bien sûr. Oui, c'est exactement cela. La décision de guerre économique contre la Russie a fait d'un problème européen un problème mondial. La perspective de levée des sanctions, personnellement je n'y crois pas à terme moindrement prévisible : - Elles sont vues du côté occidental comme une question morale davantage que pragmatique. Il s'agirait de ne pas payer à Poutine l'armée avec laquelle il massacre les Ukrainiens, et après la guerre on dira ne pas payer l'armée avec laquelle Poutine attaquera encore. Plutôt que d'utiliser un instrument puissant de manière souple et dans les deux sens (le bâton, mais aussi la carotte) - Maintenant qu'elles sont engagées, les lever contre autre chose qu'une victoire totale ou quasi apparaîtrait comme une capitulation devant l'agresseur - Du côté russe on n'est à l'évidence absolument pas en reste. Les sanctions montreraient l'agression généralisée de l'Occident envers la Russie, contre laquelle notre bon président n'aurait eu d'autre choix que de prendre les devants le 24 février. Faire des concessions autre que de surface contre leur levée apparaîtrait comme une capitulation devant l'agresseur Bien sûr, rien ne dure éternellement. Mais comme je ne vois aucun scénario politiquement un peu probable qui permette d'en sortir à moyen terme, j'ai tendance à penser qu'elles sont avec nous pour (très) longtemps. Si on en croit leur réputation en matière de corruption, les deux font la paire. L'Ukraine et la Russie... Des T-72, c'est une bonne blague Des Switchblades et autres Javelins... ça pourrait être moins drôle Quand a t on dit clairement cela ? Qui est d'ailleurs "On" l'UE, les EU, autre ? C'est une vraie question, je ne suis pas au courant de ça mais j'ai peut-être manqué un truc ? -
Et si on passe en <mode ironie OFF> On peut remarquer que parmi ces 44 pays qui vont se réunir au Salvador pour discuter du bitcoin il n'y a aucune grande puissance, ni même aucun pays développé. Il est vrai que les bénéfices que Bukele le président du Salvador met en avant pour son pays, c'est-à-dire bancarisation des non-détenteurs de comptes bancaires et transferts de fonds des émigrés vers le pays d'origine à frais négligeables comparés à la concurrence (par exemple Western Union) ne sont pas de nature à intéresser les pays développés, dont la population bénéficie de comptes bancaires et n'a pas émigré vers des pays riches pour nourrir leur famille restée au pays. Et noter qu'il reste encore à voir : - L'ampleur de ce mouvement, c'est-à-dire les pays qui ont et vont non pas seulement discuter, mais agir. Panama pourrait effectivement être le troisième pays, après Salvador et Centrafrique... et ensuite, jusqu'où ? - L'efficacité des contre-feux. Le Salvador a résisté aux pressions américaines et du FMI visant à lui faire abandonner son projet, le Centrafrique quant à lui commence à subir une forte pression de ses voisins partageant avec lui le franc CFA - L'adoption par la population. Les Salvadoriens sont (encore ?) peu nombreux à utiliser Chivo, le portefeuille Bitcoin fourni par leur gouvernment, voir cette enquête documentée de février dernier