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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Franchement, les procès d'intention, c'est fatigant ... Cette conclusion est entièrement dépendante du niveau choisi pour "vraiment démocratique" Si on choisit seulement les "démocraties pleines", niveau 8, alors... les Etats-Unis n'en sont pas Un peu gênant si on se veut "leader du monde libre", non ? Si on choisit toutes les démocraties, y compris "imparfaites", niveau 6 donc, alors Brésil comme Argentine et Pérou, Indonésie, Thaïlande et Inde... sont des exemples de démocraties qui ne participent pas à la guerre économique contre la Russie. Et il me semble bien qu'ils ne sont guère partisans d'être instrumentés par Washington pour l'aider à maintenir son hégémonie face à la Chine - l'Inde par exemple partage certaines inquiétudes face à Pékin mais reste farouchement indépendante. Ce n'est que si on choisit exactement le chiffre 7, coupant les "démocraties imparfaites" en deux groupes... qu'on peut arriver à la conclusion que tu proposes C'est dans le post auquel tu réponds, littéralement les mots suivants, que je précise ce que j'entends par là "c'est-à-dire les pays démocratiques où les droits de l'homme sont à peu près respectés"
  2. J'ai relu ma phrase que tu cites, et je ne comprends toujours pas comment tu as pu la comprendre comme un procès en légitimité Il va de soi que le gagnant d'une élection libre et contrôlée comme les nôtres a gagné l'élection et est donc légitime. "les Français se sont séparés en deux camps le 24 avril, ceux qui disaient "Ah non c'est pas possible quand même !" et les plus nombreux qui ont dit "Nan mais l'autre serait encore pire !" me semble assez clair : j'exprimais d'une manière humoristique - c'est peut-être raté, tu as certes le droit de ne pas rire - l'idée qu'entre les deux finalistes de l'élection présidentielle, c'est davantage l'argument "qui est le moins mauvais" que "qui est le meilleur" qui a porté. Bref, que mettre ensemble les vraiment convaincus par Macron + les vraiment convaincus par Le Pen ça ne fait pas une majorité de la population. Et ce n'était qu'une remarque en passant. J'arrête là le HS
  3. Ca c'est le président de la République qui illustre de son style... inimitable ( / )... la continuation de ses tentatives correctes et nécessaires pour créer / susciter des voies de sortie autres qu'une résolution purement militaire du conflit - c'est-à-dire, soit les Ukrainiens parviennent à bouter l'envahisseur hors de leurs frontières et tout va bien (espoir !), soit les Russes parviennent à détruire l'armée ukrainienne, annexer tout ce qu'ils veulent et intimider le reste (un risque que je ne sous-estimerais certainement pas) Est-ce qu'il pourrait s'y prendre mieux, autrement, tout se discute. Mais je ne suis pas d'accord pour dire que les dirigeants français, allemand, américain etc. devraient limiter ou faire "valider" leur politique sur la guerre en Ukraine par le président ukrainien. L'écouter, oui, et ça se fait déjà plus que largement. Mais la vérité est que cette crise est déjà bien plus large que l'Ukraine, que les autres pays aussi ont des intérêts à protéger, y compris le premier de tous éviter une extension encore plus grande de cette guerre. Quant à toujours écouter Zelenski, rappelons-nous que lorsqu'il exigeait une "zone d'interdiction de survol", il exigeait en fait ni plus ni moins que la Troisième guerre mondiale. Je peux le comprendre du point de vue des intérêts de son pays, parce qu'une telle guerre serait sans doute la meilleure chance pour l'Ukraine d'émerger victorieuse, mais voilà elle ne serait pas dans les intérêts des Polonais, Allemands, Français ni de tous les autres Américains. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a dit Non au président ukrainien sur ce point. Je n'exclus absolument pas qu'il soit nécessaire de lui dire Non à nouveau à l'avenir. Je n'aime pas cette expression monde libre, "free world", qui a ses origines dans la propagande américaine. Une grande partie du monde vraiment libre - c'est-à-dire les pays démocratiques où les droits de l'homme sont à peu près respectés - ni ne s'est joint à la guerre économique occidentale contre la Russie (avec tous ses dangers pour l'économie mondiale), ni n'envisage de se laisser transformer en auxiliaire d'une campagne pour préserver la position hégémonique américaine face à la Chine. Des pays comme le Mexique, le Brésil, Israël... et la plus grande démocratie de la planète l'Inde. La France fait bien partie de ce monde libre là. Elle n'a pas à faire partie du "free world", qui est un simple faux nez de la croisade américaine pour maintenir leur contrôle sur le système international. Elle aurait d'ailleurs tout intérêt à encourager et se coordonner avec ceux de ses voisins européens qui sont prêts à se reconnaître à la fois dans la liberté et dans l'insoumission aux logiques d'empire. Merci de ta délicatesse Ne me souciant pas quant à moi de préserver les sensibilités des habitants d'un pays voisin, je peux avouer que je suis effaré. Ou plus précisément je l'étais au début... maintenant, après 5 ans, l'habitude s'installe (Comme tu le sais, les Français se sont séparés en deux camps le 24 avril, ceux qui disaient "Ah non c'est pas possible quand même !" et les plus nombreux qui ont dit "Nan mais l'autre serait encore pire !" ) Coordonnés, très probablement. Savent-ils des choses qui ne sont pas publiques sur l'état respectif des armées ukrainienne et russe dans le Donbass ?
  4. C'est possible, mais qu'aurais-tu préféré ? Qu'un modérateur demande à nos deux petits camarades de poster des photos au garde-à-vous afin de pouvoir vérifier le calibre des pièces ? ... J'suis déjà loin !
  5. Ouais, c'est pas pour dire, mais du temps de Staline les soldats n'auraient certainement pas utilisé des SIM russes à l'étranger !
  6. @collectionneur Oui, moi aussi j'ai été assez effaré par ce discours ! Je veux dire, j'ai bien le droit d'aimer tracer des pentagrammes, revêtir une peau de bouc et répandre le sang des colombes à la pleine lune, non ? Dire que je suis "sataniste" avec des arguments aussi faibles, c'est quand même un peu rapide, quoi
  7. Sinon, sur le front de la propagande interne, quelques pépites : - Voici Anatoly Kuzichev qui explique que ce contre quoi les Russes luttent, "véritablement, vous pouvez dire des satanistes, des goules, ou autre - ce sont les ténèbres" et que la seule chance pour vous et moi de rester vivant, de demeurer "c'est de vaincre" - Voici peut-être le premier des propagandistes, Vladimir Soloviev, commentant la "participation énorme" au Jour de la Victoire dans toutes les villes de Russie, "plus de 12 millions de personnes dans tout le pays". "Quel mandat pour le commandant suprême ! (...) Il est clair que si la décision est prise de passer d'une opération militaire spéciale à une turbo-opération militaire, alors nous pourrons atteindre les objectifs les plus ambitieux. Non seulement (les objectifs de l'opération militaire spéciale), mais les objectifs de la confrontation, formulés le 15 décembre, c'est-à-dire la sécurité stratégique de la Russie. Le peuple est prêt !" Il précise "Quel besoin de mobilisation ? De loi martiale ? Il y a un nombre tellement énorme de volontaires !" (précisons que les objectifs du 15 décembre, c'est le contenu des "propositions de traité" envoyées par Moscou à Washington et à l'OTAN en décembre, et rejetées comme extrêmes et provocantes. Soloviev aime à les rappeler) Voilà, voilà ... Personnellement, j'espère que le président Macron saura trouver l'oreille de Vladimir Poutine et le convaincre de limiter ses objectifs à ce qui aura été atteint lors de l'offensive actuelle et d'accepter un cessez-le-feu - mais c'est une gageure ! Comme déjà dit, je ne suis pas excessivement optimiste. Toute la préparation de propagande va dans le sens opposé. Et il n'y a pas de doute à avoir : ce que disent Soloviev, Kuzichev et les autres, ils ne le disent pas sans avoir l'imprimatur du "commandant suprême" ...
  8. Voici le communiqué du MAE russe en réponse à la confirmation de la décision d'Helsinki de chercher à intégrer l'OTAN au plus vite (...) L'objectif de l'OTAN, dont les États membres ont persuadé avec assurance la partie finlandaise que l'adhésion à l'alliance n'a pas d'alternative, est clair : poursuivre l'expansion jusqu'aux frontières de la Russie, créer un autre flanc pour la menace militaire contre notre pays. Mais pourquoi la Finlande devrait-elle transformer son territoire en une ligne de confrontation militaire avec la Fédération de Russie, tout en étant privée de sa propre autonomie de décision, c'est à l'histoire de décider. La partie russe a souligné à plusieurs reprises qu'il appartenait aux autorités et au peuple finlandais de choisir comment assurer leur sécurité nationale. Toutefois, Helsinki doit être conscient de la responsabilité et des conséquences d'une telle démarche. L'adhésion de la Finlande à l'OTAN porterait gravement atteinte aux relations bilatérales finno-russes et au maintien de la stabilité et de la sécurité dans la région nordique. La Russie sera obligée de prendre des mesures de représailles, à la fois militaro-techniques et autres, pour faire face aux menaces qui pèsent sur sa sécurité nationale. (...) Nous réagirons en fonction de la situation La note finale peut être comprise comme modérée et une ouverture vers un compromis. Réagir en fonction de la situation, ça veut dire sans doute aussi réagir modérément si par exemple la Finlande n'accueille aucune base de l'OTAN sur son territoire ? Perso, c'est ce genre de position "modérée" dans l'OTAN que je chercherais si j'étais finlandais. Une base américaine en Finlande ça ne semble pas une très bonne idée. A voir ce que les principaux intéressés en pensent.
  9. Déjà fait Abri installé et approvisionné au fond de mon jardin. Le Ciel t'entende ! Poutine pourrait il est vrai probablement défendre l'occupation la "libération" des oblasts de Kherson, Zaporijia, Donetsk, Louhansk et d'une partie de celui de Kharkiv comme un succès important. Suffisant pour justifier les difficultés économiques que devra surmonter la Russie ? Suffisant pour satisfaire l'idée qu'il se fait de la Russie et de la prétendue menace que ferait poser une "anti-Russie" suscitée par l'Occident ? Là est mon doute, là est la raison pour laquelle je suis plutôt d'accord avec l'évaluation publiée par le renseignement américain comme quoi la Russie va accepter un niveau d'effort nettement supérieur, et beaucoup plus long, afin que la victoire soit beaucoup plus convaincante. « Même si les Russes ne voulaient pas de cette guerre, ils attendent de leur président une victoire militaire convaincante » Si je me trompe, tant mieux. @Falconer Merci pour ces infos, mais est-ce qu'elles n'auraient pas davantage leur place sur l'autre fil ?
  10. À lire les derniers messages j'ai un peu l'impression d'être à l'automne 1870 Et on discute des réparations que la Prusse devra payer et le Kaiser perdra t-il son trône et Bismarck va-t-il passer devant un tribunal international... (Une fois que les Prussiens auront été boutés hors du territoire français naturellement, détail mineur) C'est une ambiance plutôt sympa je trouve ! Je me demande juste où on en sera dans 6 mois ou un an... La France a fait l'équivalent avec la Grèce Bien sûr nous venions d'appuyer de manière décisive Athènes contre l'intimidation militaire d'un voisin agressif, alors que les autres regardaient ailleurs... J'imagine que Londres a fait pareil au bénéfice d'Helsinki et Stockholm. C'est juste moi qui dois l'avoir manqué À mon avis c'est là le meilleur scénario envisageable à ce stade. Je soupçonne que c'est en partie pour encourager un tel scénario que Emmanuel Macron a rappelé qu'il était nécessaire de ne pas humilier la Russie. Petit appel de phares : si vous vous arrêtez là, on pourra trouver des solutions pour ne pas trop vous mettre à l'écart à terme. Cela dit je suis personnellement pessimiste. Je pense que Poutine a décidé d'atteindre des objectifs très lointains en Ukraine, même au prix d'une guerre longue et coûteuse.
  11. La déshumanisation, c'est pas bien ? Peut-être, mais si on y réfléchit un peu, est-ce que ça ne fait pas partie du message central - même si subliminal - du Seigneur des anneaux ? Car enfin, qui sont les orques ? Ce sont des êtres humanoïdes, avec lesquels le croisement est possible, on connaît des hybrides humain-orque - il y a interfécondité. Donc ces êtres appartiennent à l'espèce humaine - c'est la définition même du terme espèce. D'un autre côté, ils sont laids et vils. Ce sont donc... des êtres humains d'autres races. Du moins aux yeux de gens qui trouvent de tels êtres humains laids, et les pensent vils. Brefs de gens qui sont un poil... c'est quoi le mot en "R" que je cherche ? Ben oui. Et le Seigneur des anneaux, même s'il parle d'un monde imaginaire voire fantasmagorique, met bien en branle des ressorts psychologiques qui dans la vie réelle sont ceux qui agissent chez les... mince, c'est quoi ce mot en "R" qui m'échappe ? Mettant en branle ces ressorts dans un cadre imaginaire, leur donne-t-il un exutoire commode voire salutaire qui les empêche de s'exprimer dans la vie réelle ? Ou... les cultive-t-il et entraîne-t-il, à l'insu même des lecteurs / spectateurs, ce qui leur permet de croître et se renforcer ? J'avoue ne pas connaître la réponse. Concernant l'utilisation par beaucoup d'Ukrainiens du mot "orque" pour désigner les soldats russes, je trouve nécessaire d'être compréhensif. Ne pas oublier que le surnom de "doryphore" a été utilisé pour les soldats allemands chez certains des envahis. Quant à l'utiliser pour des gens comme moi qui ne sont pas dans un pays ravagé par une invasion, c'est NON, personnellement. Je referme ici la parenthèse HS pour ce qui me concerne.
  12. Waouh ! On se demanderait presque si les auteurs avaient une boule de cristal Le deuxième paragraphe de l'introduction est assez hallucinant de ce point de vue Euh... non. Pas "essentiellement" la menace russe. C'est l'un des scénarios parmi d'autres, tout au plus. Parmi les autres, je citerais : guerre de l'Iran contre les monarchies sunnites du Golfe menaçant l'approvisionnement mondial en pétrole, guerre de la Turquie contre la Grèce en Thrace. Et il y a encore les scénarios auxquels on ne pense pas, les surprises stratégiques complètes, qui par définition ne se prévoient pas, mais contre lesquels il faut quand même garder un matelas de forces minimal - et celui de la France est déjà minimaliste. Impensable ? Oui, tout autant qu'une guerre russe visant le contrôle complet du territoire ukrainien l'était en 2021 ! Je pense que livrer à l'Ukraine des quantités significatives de matériel lourd performant - et à l'usage duquel la formation n'est pas trop longue - comme les canons Caesar, peut-être les AMX10 RCR, serait possible si... nous avions prévu de longue date une "réserve" de matériel, typiquement 25-30% supplémentaire par rapport aux matériels en ligne, destinée à compenser des pertes dans le cas d'une guerre longue, à coût maîtrisé s'agissant de matériel seul (pas de personnel lié, y a déjà les réservistes) et qui reste essentiellement dans des dépôts sans besoin d'entretien. Seulement voilà, nous n'avons pas adopté de logique de ce genre. Ca pourrait être une bonne idée parmi les "leçons" à tirer de ces événements. Mais pour l'instant, on ne peut pas Si on parle d'économie, il faut bien garder en tête les ordres de grandeur. L'économie russe, c'est 10 x l'ukrainienne... L'économie ukrainienne, avant la guerre, c'était la même dimension que celle de la Hongrie. Nettement moins que la grecque. Beaucoup moins que la roumaine. La guerre va à la fois handicaper l'économie russe - nécessité de remplacer beaucoup de produits d'origine occidentale par des équivalents chinois, indiens ou autres, de réorienter des flux d'énergie fossile vers de nouvelles destinations - et la favoriser - cours beaucoup plus élevés des matières premières, monnaie solide grâce à son lien avec elles. Même si elle s'arrêtait demain, la guerre est déjà une grande catastrophe pour l'économie ukrainienne. Moyens de production et de transport détruits, stock de logements en partie perdu, victimes et leurs familles démunies, population émigrée et qui ne reviendra pas... Donc le facteur x 10, il risque d'augmenter à court / moyen terme. Et il faudra probablement beaucoup de temps à l'Ukraine pour retrouver le niveau de l'économie hongroise ... Je suis personnellement partisan d'une aide à la reconstruction pour l'Ukraine lorsque la guerre sera terminée. A court / moyen terme, le sujet ne sera pas de faire des affaires en Ukraine, mais plutôt de les aider ! Emmanuel Macron y a d'ailleurs fait allusion dans son discours tant critiqué au parlement européen. Bien évidemment, cette aide devra être financée par tous les Européens, pas par les seuls Français. Et tout aussi évidemment, elle doit être conditionnelle à des commandes à l'économie européenne... pas chez les Américains ni les Chinois ! Si l'objectif était de fournir une démonstration concrète et efficace de capacité proprement européenne - plutôt que OTAN - de prendre une position de force en Europe de l'Est et d'en imposer à la Russie - sur un sujet relativement second vis-à-vis de l'Ukraine tout de même, vu les rapports de force réels... ==>Je proposerais plutôt un déploiement militaire de réassurance en Moldavie Faire de la réassurance dans ce pays hors de l'OTAN comme de l'UE aurait plusieurs avantages : - Limiter concrètement les zones et régions potentiellement menacées par l'agression russe, en protégeant un pays certes petit (<~ 3 millions d'habitants) mais pas négligeable, et qui semble bien être un objectif potentiel, une "cerise sur le gâteau" visée par Moscou une fois que - dans de nombreux mois au plus tôt - la zone d'Odessa et de Mykolaïv serait totalement sous contrôle - Aider de manière indirecte mais significative l'Ukraine en bloquant un moyen pour la Russie d'attaquer Odessa par l'ouest, une fois le contrôle de la Moldavie potentiellement établi. Attaquer Odessa ? Nan, c'est que par l'est, désolé Vladimir Vladimirovitch - Surprendre de manière vraisemblablement désagréable Poutine, en appliquant contre lui la stratégie de "piéton imprudent" dont il a été friand en Syrie, et lui rappeler ainsi qu'en Europe de l'ouest on ne veut certes pas pousser la Russie à l'escalade, plutôt l'aider à trouver une voie de sortie, mais "en même temps" (oui, le PR pourrait le placer encore une fois, ça lui fera plaisir ) faut faire un peu gaffe parce qu'on sait mordre aussi. Ceci sans prendre de risque réel, car la Moldavie n'est certainement pour lui que la "cerise sur le gâteau" - ce genre de choses n'est pas à risquer en Ukraine, même pour les Américains - Définir une limite claire dans le cas - très négatif, mais enfin c'est un scénario possible à 6 / 18 mois - où l'Ukraine serait au final totalement écrasée et occupée par Moscou, avec "rééducation" des "Russes" vivant là et convaincus par la vile propagande occidentale qu'ils seraient des Ukrainiens, et séparation de long terme de l' "Europe" et du "Monde russe". Dans ce scénario certes cauchemardesque pour Kiev, il serait essentiel que le tracé du nouveau rideau de fer soit bien défini, de façon à limiter les risques de dérive - Démontrer enfin de façon claire et immanquable que la France / l'Europe de l'ouest peut agir militairement, y compris en Europe de l'est. Appuyant l'idée que si les Européens s'y mettaient vraiment - plutôt que les seuls Français, les autres s'en remettant à Oncle-Sam-qui-nous-sauvera-toujours - eh bien ils pourraient vraiment assurer leur sécurité eux-mêmes, ce n'est pas un fantasme néo-gaulliste ! Et limitant les risques de panique générale en cas de sortie de Washington de l'OTAN en 2025 ou 2029 suite à la victoire d'un émule de Trump qui serait plus déterminé que l'original Tout ceci présuppose évidemment que Chisinau soit intéressé. Je n'en sais rien, mais je vais partir de la supposition que oui. Comment : - Au minimum, un déploiement français en Moldavie (2 à 3 GTIA ?) avec création d'une base permanente et un détachement aérien, peut-être sur place peut-être en Roumanie, avec 4 / 6 Rafale - Au mieux, si le chancelier Scholz est intéressé, un déploiement conjoint franco-allemand, 1 à 2 régiments allemands s'ajoutant aux forces françaises ainsi qu'un détachement d'Eurofighter. Dans ce cas, Paris devrait également prévoir un déploiement de 4 / 6 Rafale en Allemagne... avec leurs ASMPA, oui C'est ce que je peux proposer de mieux en matière de politique "audacieuse-mais-réaliste", visant à renforcer le respect que Poutine éprouve déjà pour la France en même temps qu'à tenter d'accélérer (un peu) l'Histoire vers une autonomie stratégique européenne - et on sait que les guerres peuvent être une occasion pour cela Oui. Et assez possiblement, à délai pas forcément si lointain, une leçon assez terrible. Pour rebondir sur un autre sujet - mais pas HS du tout sur ce fil ! - je me souviens d'une remarque de Poutine lors d'un long discours télévisé le 16 mars Il est clair que ces développements tirent un trait sur la domination mondiale des pays occidentaux, tant sur le plan politique qu'économique. En outre, ils remettent en question le modèle économique qui a été imposé aux pays en développement, voire au monde entier, au cours des dernières décennies. Ceci après avoir détaillé Je le répète, aujourd'hui, c'est la planète entière qui doit payer le prix des ambitions de l'Occident, de ses tentatives de maintenir par tous les moyens sa domination insaisissable. L'imposition de sanctions est une suite logique, une expression concentrée de la politique irresponsable et à courte vue des gouvernements et des banques centrales des États-Unis et des pays de l'UE. Ce sont eux qui, ces dernières années, ont déclenché de leurs propres mains une spirale d'inflation mondiale, leurs actions ont conduit à une augmentation de la pauvreté et des inégalités dans le monde, à de nouveaux flux de réfugiés dans le monde. Cela soulève la question suivante : qui est maintenant responsable des millions de morts de faim dans les pays les plus pauvres du monde en raison des pénuries alimentaires croissantes ? Une fois de plus, l'ensemble de l'économie et du commerce mondiaux, la crédibilité du dollar américain en tant que principale monnaie de réserve, ont reçu un sérieux coup. Ainsi, l'action illégitime de geler une partie des réserves en devises de la Banque de Russie tire un trait sur la fiabilité des actifs dits de première classe. En fait, tant les États-Unis que l'UE ont manqué à leurs obligations envers la Russie. Tout le monde sait maintenant que les réserves financières peuvent tout simplement être volées. Et, voyant cela, de nombreux pays pourraient commencer - je suis sûr que cela se produira - à convertir leur épargne papier et numérique en réserves réelles sous forme de matières premières, de terres, de nourriture, d'or, d'autres actifs réels dans un avenir proche, ce qui ne fera qu'accroître le déficit sur ces marchés. Je n'imagine personnellement guère que Poutine ait pu vraiment prévoir et accepter d'avance la réaction très dure de l'Amérique et de l'Europe avec le blocage des réserves de la banque centrale russe et l'interdiction de SWIFT à de nombreuses banques. Je pense plutôt qu'il "se rattrape aux branches" en laissant penser que les Etats-Unis en choisissant de mettre en danger le statut du dollar pour blesser l'économie russe seraient tombés dans une sorte de piège. Reste que devant la prédiction de Poutine "ces développements tirent un trait sur la domination mondiale des pays occidentaux" ... je pratique pour ma part la suspension du jugement Il se pourrait que Poutine ait raison sur ce point. Ou pas. En tout cas, la question se pose effectivement. Ah, Aznavour ! Souvenir ému
  13. C'est une confirmation de ce qui était attendu, et c'est logique aussi. - Les objectifs annoncés par la Russie ont été clairement élargis depuis l'interruption des négociations début avril - on annonce que Kherson ne reviendra pas sous souveraineté ukrainienne, on parle même de prendre le contrôle de toute la côte ukrainienne. - Or la plupart des observateurs s'accordent à dire que les forces actuellement déployées par la Russie - professionnelles d'active - sont insuffisantes pour atteindre ces objectifs contre des forces ukrainiennes plus grandes - il y a eu mobilisation partielle du côté ukrainien - de mieux en mieux équipées et très bien renseignées. ==>Donc Poutine va devoir durcir et augmenter l'effort russe, en vue d'une guerre de longue durée. Quand, comment... cela reste à voir. Peut-être la question est-elle justement de savoir quel parti la situation exige de prendre ? Nous prenons bien un parti tranché ! Puisque nous accueillons les réfugiés ukrainiens, nous soutenons l'effort de guerre de l'Ukraine et nous participons à la guerre économique contre la Russie. Mais faut-il être tout aussi tranché en ce qui concerne des formes de guerre économique qui auront des contrecoups encore plus forts sur nous, comme un embargo sur le gaz ? Faut-il être tranché au point de refuser de communiquer avec le président russe ? Faut-il être tranché au point de refuser d'avance, ou de laisser croire qu'on refuse d'avance de reprendre des relations avec la Russie lorsque la guerre sera terminée ? Au point d'annoncer ou de laisser croire qu'on vise la destruction de l'armée russe, ou un changement de régime ? On n'est pas obligé d'être d'accord. On peut aussi remarquer qu'être tranché à ce point est dans l'intérêt bien compris de certains pays, comme les Etats-Unis - exportateurs de gaz de schiste et très intéressés par un affaiblissement permanent du principal allié de la superpuissance concurrente qui occupe toutes leurs pensées. Ou comme l'Ukraine, qui n'a vraiment rien à perdre évidemment... Je ne crois pas que ce soit dans l'intérêt bien compris de la France. Inspiré à l'évidence de Clemenceau « La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires. » A noter cependant que pour conserver la structure de la citation, il faudrait plutôt dire : La géopolitique est une chose trop grave pour la confier à des géopoliticiens Je ne suis pas d'accord, et surtout, surtout je pense que Biden et al ne sont pas d'accord du tout. Dans l'article du Figaro sur le renseignement américain rapporté par Robert : «Nous continuons de penser que le président Poutine n'ordonnera l'usage de l'arme nucléaire que s'il perçoit une menace existentielle pour l'État ou le régime russe», a-t-elle noté. Le président russe pourrait néanmoins y recourir «s'il pense qu'il perd la guerre en Ukraine et que l'Otan est soit en train d'intervenir, soit se prépare à intervenir», a-t-elle précisé L'avertissement lancé par Poutine dans son discours d'entrée en guerre le 24 février, et répété plusieurs fois depuis, a été compris "cinq sur cinq" à Washington et autres capitales. Biden n'a aucune envie d'intervenir en Ukraine. Macron et Johnson, encore moins. Et les autres, encore beaucoup moins ! Nul ne sait ce qui se passera sur le terrain. Mais si la Russie continue bien sur le long terme à augmenter ses efforts et durcir sa campagne pour atteindre tous les objectifs - désormais étendus ! - en Ukraine, comme le publie le renseignement américain... alors la boucherie est très loin d'être terrminée Et il va falloir s'habituer à cette réalité que nous ne pouvons pas l'empêcher. Tout ce que nous pouvons faire, c'est aider les Ukrainiens à faire payer aux Russes le prix fort pour cela. C'est déjà ce que font les Américains, à grande échelle, et nous appuyons avec des moyens plus limités.
  14. Je ne vois pas le rapport avec les questions autour du droit européen et l'acceptation ou non de sa supériorité sur le droit national. Il n'existe aucune règle de droit européen qui imposerait par exemple de cesser d'acheter du gaz russe, ou de livrer X chars ou Y obusiers à l'Ukraine. Et les décisions prises par le Conseil européen le sont à l'unanimité des membres c'est-à-dire des pays membres de l'UE. - Sommes-nous en 1938, c'est-à-dire devant un agresseur qui après avoir attaqué un premier pays en attaquera d'autres parce que son objectif est la conquête du continent européen, comme le Troisième Reich agressant la Tchécoslovaquie ? France et Royaume-Uni ont choisi de ne pas réagir militairement, et la suite a prouvé que c'était une erreur. - Sommes-nous au contraire en 1914, c'est-à-dire devant un agresseur visant à soumettre un pays donné, sans objectif de conquête du continent, comme l'Autriche-Hongrie agressant la Serbie ? La Russie a choisi de réagir militairement (mobilisation pour faire pression sur Vienne), et la suite a prouvé que c'était une erreur. - Ou encore sommes-nous dans une situation sans précédent ni parallèle exact ? ==>Toutes les situations d'agression ne sont pas les Sudètes 1938. Tous les agresseurs ne sont pas Adolf Hitler. Je ne crois pas qu'il se soit calmé. Poutine a mis en garde dès le 24 février, et continue à le faire régulièrement, contre une riposte nucléaire en cas d'implication militaire occidentale en Ukraine. Et il continue à dire - il l'a redit ce matin - que l'Occident fait la guerre à la Russie, pour raison de propagande intérieure. La "taille de la baffe" est clairement limitée par l'arsenal nucléaire russe - c'est pourquoi Biden a dit très tôt qu'il n'était pas question que les Américains fassent la guerre en Ukraine - ainsi que par l'importance pour l'économie des matières premières exportées par la Russie - c'est pourquoi l'Allemagne ainsi que l'Italie et d'autres continuent à refuser de cesser d'acheter du gaz russe. Cela dit, j'imagine que Poutine comprendrait des baffes. C'est juste que les Américano-Européens ne sont pas en position de lui en donner une suffisamment massive. Erdogan, lui, son pays est assez peu puissant pour qu'on puisse lui filer des baffes si besoin est. C'est plus commode, oui ...
  15. Cette citation est remarquable « Nous ne faisons tout simplement pas tout ce que l’un ou l’autre nous demande », a-t-il martelé dans une rare allocution télévisée à l’occasion des commémorations de la fin de la seconde guerre mondiale. « Car j’ai juré dans mon serment de prise de fonctions d’éviter tout dommage au peuple allemand. » « Cela implique de protéger notre pays et nos alliés des dangers » Beaucoup d'hommes de média, d'experts de citernes à pensées et de politiciens au pouvoir et aux responsabilités limitées (députés par exemple) poussent aux mesures les plus radicales de lutte économique et de livraisons d'armes dans une espèce de décharge émotive pour les intérêts de l'Ukraine qu'ils prennent pour un concours d'affichage de vertu. Ils le font d'ailleurs d'autant plus volontiers qu'ils n'ont justement guère de responsabilité - sinon peut-être un "ministère de la parole" ? Parmi les dirigeants, on trouve souvent - pas toujours, voir du côté de Varsovie par exemple ... - beaucoup plus de prudence et des têtes plus froides et réalistes. C'est que la responsabilité est sur leurs épaules, justement ! Mais le chancelier allemand me semble être le premier à rappeler dans des termes aussi clairs que les devoirs de sa charge l'engagent premièrement vis-à-vis de son pays, deuxièmement envers ses alliés, et troisièmement... eh bien il n'y a pas de troisièmement. Et que son travail ne consiste pas simplement à suivre tout ce qu'un dirigeant étranger voudrait, ni même les foucades de tels hommes de média ou politiciens irréfléchis. Certaines choses devraient aller de soi. Parfois, ça va mieux en le disant. ==>On attend en général des hommes d'Etat qu'ils soient réalistes et prudents. Celui-là semble l'être
  16. Que peuvent ils faire ? L'entrée en guerre aux côtés de l'Ukraine est théoriquement possible, mais vu le rappel continu depuis fin février par Moscou qu'il s'agirait d'une ligne rouge à dimension nucléaire, j'ai beaucoup de mal à y croire. Renforcer le soutien en armes - comment ? Les armes qui ne sont pas transférées sont celles que l'Ukraine ne peut pas utiliser sans formation très longue, typiquement F-16 et autres, les autres l'Occident transfère déjà. Renforcer la guerre économique ne semble possible qu'avec un embargo sur le gaz, avec conséquences quelque part entre désastreuses et brisantes pour l'industrie européenne notamment allemande. Ça c'est possible oui, mais ça ne fera pas s'effondrer l'économie russe vu l'augmentation très forte des prix des matières premières par ailleurs. La Russie vendra moins mais pour très cher. ==>Ai-je manqué quelque chose ?
  17. Encore un cas où le panneau "Achtung ironie" a été négligé ! Je le mets là pour référence ultérieure
  18. Amusant, mais on parle de nombreux incidents dans un court laps de temps, y compris sur des installations un poil plus importantes qu'un commissariat dans la cambrousse. Et des oppositions au régime de Vladimir, il s'en est exprimé en effet un temps - le temps de les attraper - mais pas des violentes jusqu'ici. Bien sûr ça pourrait commencer un jour, mais... peut être pas par des actions aussi efficaces et aussi nombreuses, si ? Je n'affirme pas que des pays occidentaux y participent forcément, peut être que le SBU est vraiment très efficace ? Mais c'est au moins une possibilité.
  19. La BTS ukrainienne a bon dos. Ça commence à faire beaucoup, tout ça. Il est pensable que quelqu'un d'un peu plus puissant que l'Ukraine ait commencé à agir en sous-main. Il est peut-être même pensable que certaines infrastructures civiles aux Etats Unis commencent à rencontrer certains problèmes ? D'ailleurs nous aussi on a besoin de relancer la recherche et l'investissement, non ? Je veux dire, si les Américains sur ce coup ont oublié d'être c..., alors ce sera notre faute si nous on l'est. Non ? C'est une guerre. Il y a la guerre militaire de la Russie contre l'Ukraine, à laquelle nous ne sommes pas cobelligérants. Et il y a la guerre économique de l'Occident contre la Russie, à laquelle nous participons pleinement. Nous l'avons même validé démocratiquement (58% de oui au second tour) Ben oui, la guerre ça coûte. Moins aux EU qu'à la France, moins à la France qu'à l'Allemagne... Mais de toute façon ça coûte. C'est à l'évidence leur stratégie depuis des décennies, et l'establishment politico-stratégique américain est aux anges, bien sûr. Cela dit, je ne crois pas à l'existence d'un piège, avec un appât. Depuis fin 2021, c'est du côté russe que ça s'excite tout seul. Pour Washington, c'est plutôt une belle occasion d'appliquer la maxime de Napoléon : "Quand l'ennemi commet une erreur, surtout ne l'interrompez pas" Je sympathise avec leur attitude, mais ces gens sont très en retard. La Russie a déjà clarifié en mars quelles étaient ses conditions minimales pour la paix (dures, et déjà beaucoup plus que simplement neutralité + statut spécial du Donbass), et l'Ukraine les a refusées. Début avril, le négociateur russe en concluait que ça se réglerait sur le terrain. Depuis, et comme Poutine l'avait laissé entendre déjà en mars, la Russie a durci encore ses conditions (Kherson, et on évoque toute la côte de la Mer noire) Les armes vont donc continuer à parler, jusqu'à ce qu'un des côtés mette les pouces, ou éventuellement soit totalement écrasé. Ceci pendant de nombreux mois. Au minimum. Je ne vois pas que la diplomatie puisse parvenir à arrêter la guerre, à ce stade. Ce serait déjà bien si elle pouvait aider à ce que la guerre ne s'étende pas à d'autres pays.
  20. A Moscou, on prépare la célébration. Il paraît que ce genre de posters apparaît sur les murs. Bon au moins ils sont au goût du jour : la parité est respectée ...
  21. Ah, ça fait du bien ! Tant de commentateurs, anciens dirigeants, spécialistes et autres citerne-penseurs font des propositions qui sous l'apparence de la raison sont profondément dangereuses et déraisonnables... enfin un texte qui défend la prudence et le bon sens Ca vient du Wall Street Journal. Les États-Unis doivent montrer qu'ils peuvent gagner une guerre nucléaire (...) La réalité est que si les États-Unis ne se préparent pas à gagner une guerre nucléaire, ils risquent de la perdre (...) Une attaque nucléaire placerait l'Ukraine devant le même choix que le Japon en 1945 : se rendre ou être anéanti. (...) L'utilisation de l'arme nucléaire nécessiterait une réponse de l'OTAN. Mais une réponse nucléaire pourrait déclencher des représailles, entraînant la Russie et l'OTAN dans l'escalade vers une confrontation nucléaire plus large. (...) Mais l'Amérique et ses alliés peuvent prendre des mesures contre l'arsenal nucléaire de la Russie qui sapent la position russe à des niveaux d'escalade plus élevés. (...) Plus important encore, si la Russie utilisait une arme nucléaire, les États-Unis pourraient utiliser leur puissance navale pour traquer et détruire un sous-marin nucléaire russe équipé de missiles balistiques, l'épine dorsale de la capacité russe de deuxième frappe. (...) La capacité à gagner est la clé. En armant des navires de surface avec des armes nucléaires tactiques et en attaquant un sous-marin équipé de missiles nucléaires, réduisant ainsi la capacité russe de deuxième frappe, les États-Unis sapent la capacité de la Russie à mener une guerre nucléaire. (...) M. Poutine ne pourrait plus déclencher son arsenal nucléaire en toute impunité. Au lieu de cela, il devrait envisager la possibilité que l'OTAN décapite le Kremlin, en subissant des pertes, certes, mais en le décapitant quand même. M. le Président, je ne dis pas qu'on ne se ferait pas décoiffer. Mais je dis... pas plus de dix à vingt millions de morts, au maximum. Euh... ça dépend des pauses.
  22. Moi, comme conséquence, je vois surtout une hirondelle qui cherche des terrains pour nidifier plus au nord ... Comment dit on Drang nach Norden dans la langue des hirondelles ?
  23. Je pense que l'origine est l'idée défendue par Varsovie à mi-mars d'une mission de "maintien de la paix" de l'OTAN en Ukraine. Armée bien évidemment. Et tout aussi évidemment refusée notamment par Washington et Berlin ("Nein") Ainsi que quelques jours plus tard par Zelenski. Visiblement la propagande russe en fait encore ses choux gras. Si c'était seulement avec ogive conventionnelle, ça ne pourrait pas effrayer grand monde. Poutine dans son allocution du 24 février menaçait de conséquences "comme vous n'en avez pas connu dans votre Histoire". Ça ne peut pas être une simple tête explosive de 500kg ou une tonne. La Russie a une doctrine consistant à "escalader pour désescalader". Une éventuelle frappe nucléaire ne toucherait le territoire d'aucun État nucléaire. Une éventuelle riposte américaine de même, à supposer qu'elle soit nucléaire, ne toucherait pas le territoire russe. Naturellement, cela resterait extrêmement dangereux, car cette théorie n'a jamais été testée ! C'est bien pourquoi Poutine en parlait seulement en riposte à une "menace stratégique inacceptable" Et le message est qu'une action militaire occidentale en Ukraine serait une telle menace. ... Peut être est-ce qu'il bluffe ? On ne le saura pas, parce que personne n'est prêt à tenter l'expérience. États Unis et OTAN fourniront toutes les armes qu'ils peuvent, mais n'iront pas sûr le terrain. Je pense plutôt qu'ils sont très loin du désespoir, et très près de décréter une mobilisation partielle pour faire face à la guerre que l'OTAN mène contre la Russie en Ukraine (enfin c'est ce que dira la propagande, d'ailleurs ça a commencé) et à la longue lutte qui sera nécessaire pour la contrer. Peut être à l'occasion du 9 mai ? Guerre qui durera encore de nombreux mois voire plus d'un an, qui sera menée avec encore moins de considération pour les pertes civiles, et que la Russie remportera. A ce stade, je n'excluerais même plus l'occupation de la totalité de l'Ukraine, avec stalinisation du régime et russification comme il y a autrefois eu soviétisation de pays comme RDA ou autres. Et la Moldavie comme cerise sur le gâteau. J'ai l'impression que Poutine a fait son choix, qui est de gagner cette guerre "quoi qu'il en coûte" Désolé si je casse l'ambiance.
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